Afficher le menu
Information and comments (0)
<<   1, 2, 3   >   >>

Info:
Unfortunately no additional information has been added for this RP.

[RP] Derrière la porte de chez ... Kiyo

Kiyo


Cela faisait déjà 3 jours qu'elle était sortie de chez les nonnes,
3 jours qu'elle avait arpenté les rues de Lourdes,
3 nuits où elle s'était réfugiée dans un abri en ruine,
elle n'avait pas trouvé la force de pousser la porte de sa demeure.

Ce soir, il faisait doux pourtant, nuit idéale pour dormir à la belle étoile,
mais pour elle était venu le temps de franchir à nouveau cette porte qu'elle avait tant redoutée.

Elle s'avança lentement, ...
Elle venait de traverser le champ qu'elle avait laissé à l'abandon,
les herbes folles avaient envahi ses cultures,
son épouvantail semblait avoir été câliné par tous les oiseaux du coin ...
Elle esquissa un petit sourire attendri en le voyant ...
Il aura été la dernière "figure au semblant humain" qu'elle aura croisée avant sa longue absence.

Elle marqua une pause devant la porte de sa maison,
elle avança doucement la main et la poussa.
Une profonde angoisse s'empara d'elle.
Elle prit une grande inspiration et entra.

Pas de doute, nul n'avait franchi cette porte depuis son départ.
Une poussière épouvantable avait élu domicile partout,
rien n'avait bougé ...
Elle craignait que des vagabonds s'y soient installés et pourquoi pas pillé ...
Mais il n'en était rien.

Elle s'attaqua au ménage de sa maison,
une façon comme une autre de se ré-approprier ces lieux.
Il faut avouer que la jeune femme n'avait jamais réussi à s'y sentir chez elle et en paix ici.
Mais tout pourrait bien changer ...
Par cette longue absence, elle espérait que les vieux démons s'effacent.

En passant la brosse sur les meubles, elle se souvint de quelques événements passés.
La lourdeur de certains meubles qui l'avait tant ralentie lors de son long voyage.
La rapidité avec laquelle son compagnon de voyage avait déchargé le chariot,
La naïveté avec laquelle elle s'est retrouvée associée à ce chargement dont il était bien content de se séparer.
Le désarroi dans lequel elle a été propulsée lorsqu'elle a compris qu'elle avait été le dindon de la farce ...

Mais au fur et à mesure que la poussière se dégageait, tout semblait s'éloigner,
Elle faisait réellement place neuve ...
Elle rêvait de soleil et de sourires ...
elle se surprenait à soudain espérer à nouveau ...

Un sourire se dessina peu à peu sur son visage,


"Ca y est, je suis chez moi, je suis de retour ...
Je vais pouvoir viiiiiivreeeeuuuu ..."
Se murmura-t-elle.

Apaisée par cette sensation de bien-être,
elle se laissa tomber dans le gros fauteuil et se laissa glisser dans les bras de morphée

_________________

Quand une Femme du Monde dit "non", ça veut dire "peut-être". Quand elle dit "peut-être", ça veut dire "oui". Quand elle dit "oui", ce n'est pas une femme du Monde.
Kiyo


Naturellement en commençant son ménage, Kiyo avait ouvert en grand les fenêtres de sa maison.
Et c'est la fraîcheur du matin qui la réveilla.

Elle ouvrit les yeux, et admira ses champs baignant dans les rayons du soleil.
Par chance, elle avait réussi à acquérir les champs jouxtant sa maison,
et aujourd'hui, malgré tout le travail qui l'attendait,
elle ressentait, face à cette étendue, une certaine sérénité.

Après s'être restaurée avec ce qu'il lui restait au fond de sa besace,
elle décida de s'atteler à la fin de son ménage ...
La maison avait été inhabitée pendant plusieurs mois,
et les malles, rapportées lors de son déménagement, n'avaient toutes pas été déballées.

Il fallait faire le tri et ne garder que ce qui conviendrait à sa nouvelle vie.
Le reste, elle l'apporterait au village ... cela pourrait peut-être faire des heureux.

Si elle avait sagement choisi de se débarrasser des biens qu'elle avait acquis lors de ses deux dernières années,
car trop empreints de souvenirs qu'elle préférait chasser,
elle ne pouvait se raisonner à se séparer de ceux qu'elle avait réussi à conserver de sa vie antérieure ...
Cet habit, fait sur-mesure, à l'occasion d'un Bal ... à Pau ...
où son prétendant avait rendu son dernier souffle avant même la première danse ...
Ces braies dans lesquelles elle se trouvait lorsque Aristote l'a appelée à lui ...
et l'a renvoyée, quelques temps plus tard, au Royaume dans la ville de Mâcon ...

Au fond de la malle, Kiyo trouva une clé.
Elle la ramassa délicatement, l'inspecta sous tous ses angles ...
Elle chercha bien loin dans sa mémoire ...
D'où pouvait bien venir cette clé ? Qu'ouvrait-elle donc ?
Tout lui semblait si loin ...
Puis un flash ...
L'image d'une Roulotte vint à elle ... La Rouline !
Un lieu magique appartenant à une grande amie ...
Qu'avait bien pu devenir cette Roulotte ?
Un sentiment de nostalgie l'envahit,
une larme commença à perler sur le bord de ses paupières.
Machinalement, elle essuya ses yeux ...
Et déposa la clé avec les souvenirs qu'elle désirait garder.

Le tri avait été, somme toute, assez rapide.
La fin du ménage aussi ...
Sa demeure n'était très grande et l'énergie de Kiyo en était rapidement venue à bout.

Il était grand temps de penser un peu à elle.
Elle choisit alors du linge propre et ses huiles vivifiantes et prit la route de la rivière pour se rafraîchir.
Elle savait qu'elle en profiterait pour laver le linge qui en avait bien besoin, lui aussi

Au retour, elle irait au Village,
Les Tavernes de Lourdes avaient retrouvé un vent de bonne humeur,
elle comptait bien l'entretenir et en profiter.

_________________

Quand une Femme du Monde dit "non", ça veut dire "peut-être". Quand elle dit "peut-être", ça veut dire "oui". Quand elle dit "oui", ce n'est pas une femme du Monde.
Kiyo


L'air de la rivière lui avait fait du bien,
la fraîcheur de l'eau en était pour quelque chose.

Cela faisait longtemps qu'elle ne s'était pas délassée dans l'eau,
et même si la température n'était pas des plus propices à la détente,
les bienfaits de l'eau semblaient être bien présents.

En se rapprochant de la panière de linge propre qu'elle avait laissée sur le bord,
Kiyo remarqua qu'une partie de son linge s'animait ...
Des petits sons accompagnaient ces mouvements ...
Elle s'avança lentement et comprit que cette agitation était due à un petit oiseau.
Il avait du choir de son nid.
Elle regarda aux alentours, et l'arbre le plus proche était quand même à plusieurs mètres.

Elle s'assit un instant, à distance respectable de la panière,
Elle n'y connaissait rien en "oiseau" et se demandait bien si un autre de ses congénères allait se soucier de son absence.
La patience de Kiyo avait des limites ...
Elle se demandait si les oiseaux n'étaient d'un fond plutôt égoïstes et individualistes,
comme certains humains d'ailleurs !

Ce petit oiseau ne semblait pas blessé et pourtant il refusait de s'envoler.

Après tout, sa maison était bien vide et une petite présence ne serait pas de trop.
Elle prit le parti de repartir, sa panière sous le bras, avec à son bord ... le petit oiseau.

En chemin, elle s'imprégnait peu à peu de cette idée ... avoir un petit compagnon !
C'est qu'il lui fallait trouver un nom ...
Toute sorte de noms lui venaient à l'esprit, mais aucun ne semblait lui convenir.
Alors elle songea au lieu où elle l'avait trouvé ... près du Gave,
Et sa panière était posée sur un rocher ...
"GaveRocher" .. ça faisait un peu long et un peu lourd pour un si petit oiseau !
Mais ... "Gaveroche" était parfait !

L'inquiétude se porta alors sur l'endroit qu'elle pourrait lui trouver,
un endroit qui soit sûr ... il était hors de question qu'un chat vienne l'attraper !
L'idée d'un petit hamac serait peut être à exploiter !

Toutes ces réflexions lui en avaient fait oublier le fait qu'elle marchait d'un pas décidé ...
Et c'est sans s'en rendre compte qu'elle se retrouva devant la porte de sa maison.

_________________

Quand une Femme du Monde dit "non", ça veut dire "peut-être". Quand elle dit "peut-être", ça veut dire "oui". Quand elle dit "oui", ce n'est pas une femme du Monde.
--Chatlemagne




Elle était rentrée la Kiyo ... et depuis son retour de chez les nonnes,
c'est bien la première fois qu'elle semblait préoccupée.
Que pouvait-elle bien trimbaler dans sa panière ?
Elle semblait la manoeuvrer avec soin, pourtant ... du linge ... ce n'est pas fragile !

ChatleMagne, qui avait élu domicile chez Kiyo à son insu depuis quelques mois,
emboîta le pas de la jeune femme et la suivit jusqu'à l'intérieur.
Il se faufila derrière un meuble, où tapi, il réussit à voir tout ce qu'elle faisait,
sans même être vu.

Des petits bruits trahirent rapidement la présence du petit oiseau ...
Le bon matou se léchait déjà les babines, et s'imaginait bien faire la belle au volatile.

C'est qu'elle y mettait une telle tendresse à s'occuper de ce pauvre oiseau,
elle lui parlait si doucement, que le chat n'arrivait pas à percevoir ce qu'elle pouvait bien lui raconter.
Et même si Kiyo n'avait jamais eu de véritables égards pour ChatleMagne,
celui ne pouvait se résoudre à lui faire de la peine en croquant sa trouvaille.

C'est avec étonnement qu'il aperçut une sorte de suspension ...
Un panier, au bout d'une ficelle descendant du plafond !
Et oui ... c'était pour l'Oiseau !
Pas folle la guêpe, en nichant son petit pensionnaire ainsi, elle était presque sûre que rien ne pourrait lui arriver.

"Pfff, même pas la possibilité de jouer un peu " pensa le chat.

Tout penaud et déçu de voir qu'il ne présentait pas autant d'intérêt que le suspendu,
le greffier préféra aller titiller les papillons dans les derniers rayons du soleil
Kiyo


"Ah ah ... je t'ai vu ChatleMagne ..
Prends garde à toi, si tu oses toucher à GaveRoche !!"


Même si ce chat savait se faire discret, il s'était trahi ...
le doux parfum de l'oiseau lui en avait certainement fait oublier sa fugacité.

"Allez mon petit GaveRoche, n'aies crainte,
ici, en hauteur, tu ne risques rien ...
et puis tu verras, ici tu seras tranquille.
Personne ne vient plus trop ici ...
Et je compte sur toi pour apporter, à cette triste maison, un peu de gaité !"


Kiyo caressa doucement l'oiseau, qui semblait se laisser faire.
Elle n'était pas bien sûre que ces gestes soient très appréciés ... alors elle n'insista pas trop.
Elle récupéra quelques miettes et les déposa près de son nouveau petit compagnon
et elle s'avança vers la porte ... heure pour elle d'aller en Taverne.

_________________

Quand une Femme du Monde dit "non", ça veut dire "peut-être". Quand elle dit "peut-être", ça veut dire "oui". Quand elle dit "oui", ce n'est pas une femme du Monde.
Kiyo


La nuit était déjà fort avancée lorsque Kiyo franchit le pas de la porte.
Elle alla s'enquérir de l'état de son nouveau pensionnaire.
Il était là, tranquille ... dans ses songes.

Elle regarda autour d'elle, la maison silencieuse,
Rien ne semblait avoir bougé,
Tout portait à croire que GaveRoche n'avait pas été dérangé par le greffier.
Cet état la rassurait, pour l'oiseau, ...

Mais, il fallait l'avouer, un fond de nostalgie pesait en elle ...
Le calme qui marquait forcément la sérénité ...
marquait aussi une profonde solitude.
L'oiseau, à lui seul, ne pourrait combler ce manque,
elle le savait, et pourtant ... elle s'efforçait d'y croire.

Il était tard, et plutôt que de ruminer un peu plus,
elle déposa quelques friandises à côté de l'oiseau
et prit le chemin de son lit ...
Ses rêves la conduiraient bien dans des aventures plus rocambolesques.

_________________

Quand une Femme du Monde dit "non", ça veut dire "peut-être". Quand elle dit "peut-être", ça veut dire "oui". Quand elle dit "oui", ce n'est pas une femme du Monde.
Kiyo


Après une bonne nuit réparatrice,
pleine de doux rêves,
c'était avec beaucoup d'entrain que la jeune Lourdaise avait pris possession de sa nouvelle échoppe.

Elle avait gardé l'esprit de celle ouverte il y a quelques printemps à Pau,
et d'ailleurs dans une vieille malle, qui avait fait presque le tour du Royaume,
elle en avait gardé quelques reliques.

Après une journée épuisante, elle était enfin fière d'afficher son enseigne.
"De la Cour ... Aux Miracles" !

Elle n'avait pas la prétention de faire des miracles, loin de là ..
Mais elle savait combien l'amour pouvait avoir valeur de miracle.
Elle espérait ainsi apporter aux Béarnais esseulés l'étincelle qui aurait pu faire défaut dans leur coeur.

Elle se souvenait de son expérience à Pau ...
Elle en gardait un bon souvenir, même si suite à une tragique disparition,
elle avait choisi, la mort dans l'âme, de fermer cette échoppe
trop marquée par un être si particulier.

De retour, c'est toute guillerette qu'elle ouvrit la porte en chantonnant ...
GaveRoche piaffait d'impatience sous le regard amusé ...
et peut être même très intéressé de ChatleMagne.
L'image était amusante et renforçait le sourire de Kiyo.

"Bon alors les amis ? ... Vous avez passé une bonne journée ?
Vous avez été sages j'espère !" ...


Elle jeta un coup d'oeil rapide dans la maison ...
Elle constata que le volatile s'était un peu lâché ...
Quelques plumes deci, delà ... et des traces beaucoup moins plaisantes

Kiyo était très surprise de constater que l'oiseau avait repris suffisamment d'énergie pour assurer son envol,
mais que malgré tout, il restait dans la maison ...

S'adressant à nouveau à ses pensionnaires :
"Et alors point de visites ? ... "

Bien sûr, elle n'attendait aucune réponse de leur part,
mais leur parler était une manière pour elle de les rendre un peu plus présents.

_________________

Quand une Femme du Monde dit "non", ça veut dire "peut-être". Quand elle dit "peut-être", ça veut dire "oui". Quand elle dit "oui", ce n'est pas une femme du Monde.
--Levagabond




Cela faisait plusieurs jours que LeVagabond marchait, il n'avait pas réussi à trouver un abri pour y passer une nuit correcte.
A l'approche la demeure de Kiyo, il eut comme une illumination .. une intuition.
Il s'arrêta sur le bord de la route, face à la maison. Il l'admira et tenta de comprendre cette irrésistible envie de s'y rendre.
Il ne connaissait pas la propriétaire de ces lieux et ne savait comment il serait reçu.
Néanmoins, il se risqua à avancer ... Il frappa pour s'annoncer.

"Il y a quelqu'un ? ..."

Pas de réponse,

"Il y a quelqu'un ? ... " Dit-il plus fort.

Il perçu quelques piaillement d'oiseau ... rien de plus
Il poussa alors la porte de la maison.
En effet, il n'y avait personne, il entra calmement, sa longue route l'avait fatigué, alors sa première idée fût d'essayer une chaise qui lui tendait son assise.
A peine assis, le chat vint se frotter à lui en ronronnant ...
Machinalement l'inconnu esquissa une caresse, mais il se reprit rapidement et préféra repousser le chat d'un revers du pied.

"Miaaaaou" ... ChatLeMagne venait de s'envoler un mètre plus loin.

La réaction du chat n'eût d'autre effet que d'agiter l'oiseau, qui à son tour, se mit à piailler et voler dans tous les sens.
Le chat tenta une vengeance sur cet envol peu orthodoxe.

LeVagabond prit peur, essaya d'échapper à cette agitation animalesque et fût pris de mouvements désordonnés ...
La peine ombre de la maison lui rendait la tâche difficile et la fuite fût semée d'embûches ...

Il finit par rejoindre la porte après avoir renversé deux chaises et projeté au sol plusieurs effets .. qui pour la plupart se brisèrent.
C'est dans un bruit inhabituel pour cette tranquille demeure que l'étranger prit la fuite.
Kiyo


Il était tard et le soleil s'était couché depuis maintenant assez longtemps
pour plonger la jeune lourdaise dans une réelle obscurité.
La clarté de la Lune l'avait accompagnée jusqu'à son logis.
Elle était fatiguée de sa journée bien remplie et heureuse de retrouver son intérieur.
Elle poussa la porte avec un certain soulagement ...
Elle allait enfin pouvoir se reposer un peu.

A tâtons, elle entra et chercha une bougie.
Elle l'alluma non sans mal, et laissa la lueur emplir peu à peu la pièce.
A mesure que la salle s'éclaira, Kiyo ouvrit de plus en plus grand ses yeux ...
C'est une maison sans dessus-dessous qu'elle découvrait.
Elle osa à peine avancer ...
C'est tout juste si elle reconnaissait son intérieur.

ChatLeMagne et GaveRoche n'auraient pas pu, à eux seuls, rendre les lieux dans cet état.
Mais d'ailleurs où étaient ils ?
Le Hamac était vide et le Chat était introuvable.

Elle chercha à comprendre ...
Mais elle fût obligée de s'y résoudre ...
Un étranger était venu en son absence et ses compagnons avaient pris la fuite.

Elle imagina le pire pour ces animaux qui animaient ses soirées,
et un sentiment d'insécurité l'envahie soudain.
Un frisson glacial lui traversa le corps, des larmes perlèrent à ses yeux ...
et dans un profond désarroi se mit à crier :

"Au SecoooOOOOOOOOOUUUUUUuuuurs ...."

Elle tomba, tremblante et en larme, assise sur le seuil de la porte.

_________________

Quand une Femme du Monde dit "non", ça veut dire "peut-être". Quand elle dit "peut-être", ça veut dire "oui". Quand elle dit "oui", ce n'est pas une femme du Monde.
Kelhyos
Il avait battu la campagne.
Un peu grincheux.
Il faut avouer.
Seize écus envolés.
Il se demandait bien ou ils étaient.
Il avait été embauché pourtant.
La femme lui paraissait honnête.
Elle avait répondu à son courrier.
Mais point d’écus.
Alors, il cherchait le malotru.
Ou pestant contre son étourderie.
Une bourse pourtant.
On la sent à sa ceinture.
Il n’avait pas de ceinture !!!
Quand soudain…


Au SecoooOOOOOOOOOUUUUUUuuuurs

Une voix en détresse.
Un appel strident.
Il leva le nez.
L’œil vif.
La pénombre.
Le soleil couchant.
Sa main en visière.
Une maison par derrière un champ
De hautes herbes.
Peu d’entretien pensa t’il.
Il traversa le pré à pas vif.
La maison se rapprochait.
Elle grossissait.
Il finit par sortir du champ.
Des herbes partout sur lui.

Là, il ralentit.
Prudence.
Il avait appris cela.
Jamais de fumée sans feu.
Un secours… une attaque… un vilain.
Ils pouvaient être encore là.
La porte ouverte.
Une masse sombre devant.
Un nœud à l’estomac.
S’il était trop tard ?
Il chercha un bâton, de quoi faire une arme.
Rien.
Lentement se rapprocher.
Des sanglots.
Une femme pensa t'il.


Je m’appelle Kelhyos…. Vous m’entendez… Je ne vous veux aucun mal... Vous êtes blessée?
Kiyo


Le silence, tout autour d'elle, semblait contenir ses sanglots,
elle pouvait entendre le froissement de l'herbe folle entre deux spasmes.
Mais elle restait pétrifiée devant chez elle.

Un bruit s'approcha alors ...
Le coeur de Kiyo se mit à battre deux fois plus vite,
Elle ne savait pas qui avait bien pu causer le chaos chez elle,
mais cette personne était certainement entrain de revenir.

A mesure que le bruit se rapprocha, sa peur s'amplifia,
elle se blottit un peu plus, sentant sa dernière heure venue.

Un silence soudain ... puis :


"Je m’appelle Kelhyos…. Vous m’entendez… Je ne vous veux aucun mal... Vous êtes blessée?"


Kelhyos ? ... Il avait dit Kelhyos ? ... Elle leva ses yeux pour confirmer sa pensée ..
A la vue de celui qu'elle avait croisée quelques heures auparavant dans son échoppe,
le désarroi laissa place au soulagement :

"Kelhyoooos ! Oh mon Dieu, quel soulagement de vous voir ici ... "

Elle tenta, tant bien que mal d'essuyer ses larmes,
elle se releva, encore tremblante de toutes ses émotions.
Montrant l'intérieur de sa maison,

"Je dois vous avouer que je me sens un peu stupide,
c'est ici chez moi ...
Et, là ... je n'ose plus y entrer "


Il fallait vraiment qu'elle se sente désarmée pour parler ainsi,
elle devait lui paraître bien idiote de lui avouer avoir peur d'entrer chez elle ...

"J'ai la sensation .. enfin non, la certitude qu'un étranger est venu ici en mon absence,
toute ma maison est sans dessus-dessous ...
c'est une impression réellement bizarre et tellement perturbante ..."


Elle baissa son regard, rivé sur ses chausses ...

"Oui, pour tout dire, j'ai peur d'entrer à nouveau ..."

_________________

Quand une Femme du Monde dit "non", ça veut dire "peut-être". Quand elle dit "peut-être", ça veut dire "oui". Quand elle dit "oui", ce n'est pas une femme du Monde.
Kelhyos
La forme bougea
Une voix qui l’interpelle.
Ou l’avait il donc entendue.
Une fin de phrase étonnante.


Et la... Je n’ose plus y entrer

Qui ne voudrait pas entrer chez soi?
Etrange tout de même.
Elle semblait le connaitre.
Il se rapprocha.
La lune les éclairant.
Le noir envahissant.
On ne devait presque plus le distinguer.
Juste une ombre immense.
Elle s’était relevée.
Il s’habituait à la luminosité.
Son visage éclairé par l’astre.
La reconnu.
Il apercevait les coulures de ses yeux.
Elle avait du avoir très peur.


Dame Kiyo ?
Pardon, je ne vous avais reconnue.
Cela va-t-il ? Vous n’avez rien ?
Permettez…


Elle continuait de parler.
Son impression.
Le passage d’un étranger.
Sa peur.
Il n’avait croisé personne.
Ni vu personne.
Il entra dans la maison.
N’attendant pas la réponse de la jeune femme.


Oui, cela me semble être bien en désordre.
La bougie c’est vous ?
Restez là, je vais vérifier s’il n’y a personne…


Il pénétra plus avant.
Quelques plumes.
Des objets brisés.
Il releva une chaise.
Puis une autre.


A priori, quelqu’un est passé…
C’est étrange, on dirait qu’il a eu peur de quelque chose.
Ou qu’il cherchait quelque chose.
Venez…


Il l’invita de la main.
La fit passer devant lui.
Il resta devant la porte.
Kiyo


Elle avait été tellement terrorisée qu'elle en avait oublié de se sortir de cet anonymat
dans lequel l'obscurité l'avait plongée.
Mais il avait fini par la reconnaître.

Et sa voix semblait soudain redoubler de bienveillance,
ce qui rassurait d'autant plus la jeune femme encore terriblement troublée.

Il prit soin de vérifier qu'il n'y avait point de danger,
elle pouvait à présent, tenter de reprendre possession des lieux.

Elle saisit fortement la main de Kelhyos.
Il ne l'avait pas tendue vers elle ...
elle ne lui montrait que la direction à prendre.
Mais l'entrée dans sa maison était une telle épreuve
qu'elle sentait ce besoin d'avoir recours un réel soutien physique.

Alors qu'elle n'était qu'à quelques centimètres de lui,
elle lui murmura :
"Etes-vous sûr qu'il n'y a personne ?"

Un frisson la traversa,
Elle avança d'un pas hésitant sans lâcher la main de Kelhyos.
Elle ne se rendait pas compte que, pour le coup, elle lui imposait de la suivre.
Ce n'était pas digne d'une jeune femme de bonne éducation
d'entrer ainsi chez elle,
avec un homme qu'elle connaissait si peu.
Cependant, la présence de cet homme était une providence.

Le désordre le plus flagrant avait été "balayé" par Kelhyos lors de sa reconnaissance,
ainsi Kiyo put découvrir son intérieur un peu moins chaotique,
le traumatisme en fût atténué d'autant.

Soulagée de ce constat, elle desserra la main de Kelhyos,
elle se rendit compte à ce moment là, de cette liberté qu'elle avait pris
et lui "rendant" délicatement sa main :

"Pardonnez-moi Kelhyos, j'ai dû vous broyer la main ..."


Le hasard avait mis cet homme sur cette route,
Les cris de la jeune femme l'en avait légèrement dévié pour le conduire jusqu'à sa maison,
A présent il était là ...
Quelques heures avant, elle avait fait sa connaissance,
ne pouvant lui proposer qu'une petite liqueur ...
A présent il était là ...

La tornade qui était passée chez elle n'avait peut être pas tout emporté sur son passage,
elle se dirigea vers les placards où elle stockait quelques vivres
et constata avec plaisir que rien n'avait bougé ...
Elle pouvait donc lui proposer un petit souper improvisé.

"Bien, je ne suis pas une grande cuisinière,
mais j'ai ici de quoi nous remettre de ces émotions ...
en attendant ... un vin chaud ? ça vous fait envie ? ..."


Son visage avait repris sa sérénité habituelle,
le calme était enfin revenu.

_________________

Quand une Femme du Monde dit "non", ça veut dire "peut-être". Quand elle dit "peut-être", ça veut dire "oui". Quand elle dit "oui", ce n'est pas une femme du Monde.
Kelhyos
Une main dans la sienne.
Une certaine force.
Cela fait bien longtemps.
Il sent la chaleur de cette main.
Il en voit une autre.
Des souvenirs remontent d’un puit.
Enterrés depuis tant de temps.
Il ne dit rien.
La laisse faire.
La rassurer tant qu’il peut.
Son corps près du sien.
Son murmure.


On est jamais sur de rien, dame.

Voix posée.
Il la suit.
Que faire d’autre de toute façon.
Elle tourne la tête de tous côtés.
Lui rend sa main.
S’excusant.


Ne vous en faites point. Elle s’en remettra.

Il retint son rire.
Sourit juste.
Bras le long du corps.
Il attend.
Dresse l’oreille au cas ou.
Elle ouvrit les placards.
Propose un souper.
Il est étonné.
Elle se remet vite pense t’il.
Son ventre gargouille.
Comme par hasard.
La mine affame son homme.
La mine prend plus qu’elle ne donne.
Puis si ça la rassure un peu de compagnie.


Oui, je veux bien.

Il reste debout.
La regarde s’affairer.
Il fait le tour de la pièce.
Regarde le mobilier.
Se déplace sans bruit.
S’approche d’elle.
La zieute faire sa mixture.


Vous vivez seule ici ? La ville n’est pas loin mais tout de même…

Sa voix est calme.
Presque douce.
Pourtant une force s’en dégage.
Une autorité aussi parfois.
Cette femme.
Seule.
Il ferme les yeux.
Respire à pleines narines.
Son esprit s’évade.
Il entend à peine les réponses.
Kiyo


Elle sentait bien qu'il était intrigué par son comportement,
c'était peut être une explication qu'il cherchait en regardant un peu partout.
Ou alors voulait-il s'assurer que l'étranger était parti ...
Puis la question fatidique ...
Elle n'avait pas envie de chercher à l'endormir avec des histoires à coucher dehors,
alors elle lui répondit sans détour.

"Oui, je vis seule ici ..."

Soudain son regard se baissa, cachant sa gène et une certaine tristesse.

"A vrai dire, je n'y ai pas emménagé seule ...
Mais, je le suis devenue à peine les derniers meubles posés.
La solitude m'a pesée ...
Lourdement ...
Pour une Lourdaise, c'était peut être normal ...
J'ai fini par trouver du réconfort chez les Nonnes ...
Et j'y suis restée longtemps ...
Et pourtant, ce n'était pas la joie !"


Elle esquissa un sourire en songeant aux farces qu'elle avait bien pu leur faire,
pour tromper son ennui.

"Et puis, le printemps,
les premiers parfums renaissants ...
j'ai eu envie de sortir et recommencer ... à vivre !"


Ses yeux avaient retrouvé leur éclat.

"Et jusqu'à ce matin, deux petits êtres vivaient ici avec moi,
mais je crains que la tornade, qui a eu lieu ici, n'ait tout emporté ..."


Elle jeta un coup d'oeil vers le hamac désespérément vide ...

Elle se reprit,
Kelhyos avait eu la gentillesse de voler à son secours,
il était là et la rassurait du mieux qu'il pouvait,
Son calme et sa douceur la réconfortaient,
et elle ne comptait pas rompre le charme de cet instant
avec un foutu greffier et un volatile sans cervelle.

Elle s'avança vers une chaise, qu'elle tira dans la direction de Kelhyos.

"Asseyez-vous Kelhyos, je vous en prie ..."


En lui tendant un verre de vin chaud, elle poursuivit,

"Et vous alors ? Parlez-moi un peu de vous ... !"

Elle s'aperçut alors qu'elle ne connaissait que très très peu de lui ...
et qu'il était grand temps d'y remédier.

_________________

Quand une Femme du Monde dit "non", ça veut dire "peut-être". Quand elle dit "peut-être", ça veut dire "oui". Quand elle dit "oui", ce n'est pas une femme du Monde.
See the RP information <<   1, 2, 3   >   >>
Copyright © JDWorks, Corbeaunoir & Elissa Ka | Update notes | Support us | 2008 - 2024
Special thanks to our amazing translators : Dunpeal (EN, PT), Eriti (IT), Azureus (FI)