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[RP] Tu es Blonde, tu es Belle*

--Pouf



On me prend parce que je suis belle. On me jette parce que je n'ai pas de cervelle
Claire Lise – Je suis Blonde

Le dix-septième jour du mois de mai mil quatre cent soixante, nous sommes à Périgueux, Capitale du Périgord-Angoumois pour ceux qui ne sauraient pas.
Il est l'heure du Pinard, rue des Truffes, le ciel est dégagé et les températures clémentes.
Et malgré ces conditions quasi-estivales, Pamela Ooffenstisten, surnommée Pouf -parce qu'un nom pareil, ce n'est pas permis- s'ennuie comme un rat mort au fond de sa chambre. Pourtant Pouf est jeune, Pouf est jolie, Pouf vit dans le luxe, Pouf a pleins d'amis mais... Pouf est Blonde. Ce n'est pas un handicap, ni même une tare et encore moins un frein à l'amour puisqu'il est bien connu que les hommes préfèrent les blondes. Et pour rajouter à son malheur, Pouf est fatiguée d'être fatiguée de se lamenter sur son sort. En résumé, Pouf est tellement oisive qu'elle va rater sa vie !


Qu'est-ce que j'peux faire, chai pas quoi faire...**

Elle est écroulée sur son lit, la tête coincée entre deux énormes oreillers et réfléchit à son avenir qui ne semble pas très brillant.

Elle ne sera vraisemblablement jamais une star de la chanson comme la très célèbre troubadour Cindy Sansmoeurs. Déjà, elle ne connait aucune bête qui fasse de la lumière. En plus, elle chante comme une casserole. N'ayant donc aucun talent pour le chant, elle se contentera de rêver un improbable duo avec l'idole des goûters, Justin Petit-beurre.
Elle ne pourra pas non plus devenir ambassadrice contre la faim dans les Royaumes et aller à la rencontre de pauvres fermiers démunis comme Pâris de l'Île Tonne, une autre icône Blonde, car elle a une peur bleue des cochons...bien qu'ils soient tous roses.

Elle ne défilera pas pour les grandes couturières, Adrienne Quart-de-Boeuf occcupe la vedette. Mais que lui reste-t-il alors ???? Devenir écrivain et faire comme Stéfano Bernadus et raconter toutes les histoires salaces de la noblesse ? Noooooooon !
Mais alors quoi ?


La fenêtre de chambre de la blonde était grande ouverte et donnait sur la place du vieux chêne. Celle-là même qui jouxtait l'immense palais comtal. Les quelques allées et venues de la salle d'audience ou du bureau du Cam ne suffisaient plus à la tirer de sa léthargie. Pourtant quelques bribes de conversations montèrent jusqu'à elle.
Il se disait bien des choses. Il se disait que c'était bien dommage qu'il n'y ait plus aucune liste d'opposition. Il se disait aussi qu'au lieu de se plaindre et de tout critiquer, il fallait créer une liste. Il se disait tout ça et bien d'autres choses encore.

Mais tous ces mots, tels des graines de conception finirent par germer dans la tête de Pamela et former une idée. La blonde se redressa dans le lit et s'écria :


Je vais faire de la politiiiiiique ! Hiiihiiiiiiii !

Aussitôt dit ! Presqu'aussitôt fait !
Pamela se hâta de fouiner dans sa collection d'Encyclopédies « Pour Les Blondes »


Le mariage pour les Blondes, nan...
Le oulaoup pour les Blondes, nan nan...
Braquer un MA pour les Blondes, nan nan nan...
Multiplier les miches pour les Blondes, bof...
Éviter d'aller miner tout en faisant croire qu'on y va régulièrement pour les Blondes, ah ? Mais nan...
Aaaaaah ! « La politique pour les Blondes » !


Pamela ouvrit son grimoire en grand sur ses genoux et commença à lire.

- - Chapitre un : Savoir passer la brosse à reluire - -
"Vous êtes Blonde, donc personne ne vous prend au sérieux.
Ne cherchez pas, vous ne convaincrez personne.
Pour vous faire accepter, il faudra vous mettre à genoux (Cf. chapitre deux)
et il vous faudra aussi user de la flatterie.
N'hésitez pas, mettez le paquet !"


Bon ! exercice pratique, Pouf, exercice pratique ! hiiii ! (Pouf se parle à elle-même)

Pouf se racle la gorge et arbore des yeux de Pikatchu.


ÔÔÔÔÔÔhhhh, si vous saviez comme j'ai trôôôôôp de respect pour votre travail. Je suis "totally" admirative de vos idées !
J'aimerai tellement vous ressembler, vous êtes un modèle pour moi !

Hiiiiiiiii
Je suis trop forte ! Rien qu'à m'entendre, je voterai pour moi, hiiiiiii


*tourne une page*

- - Chapitre deux : obtenir une charge de glandeur qu'on croit qu'il travaille en fait - -
Alors, pour ça c'est facile, il vous faudra simplement mettre en avant vos compétences, quitte à exagérer.
N'hésiter pas à simuler surtout.
Allez-y, foncez et donnez de la voix !


Pouf regarde les dessins illustrant les propos et s'en inspire pour s'entraîner


Hummmm....
hummmmmmmm
Ahhhhhhhh
Oooooohhhhh ouiiiiiiiii


[La suite de cette scène a été volontairement coupée au montage. La violence de la séquence pouvant engendrer d'énormes troubles psychologiques chez les moins de vingt-cinq ans et chez tous ceux qui n'ont jamais regardé les reportages animaliers d'Arté. Merci de votre compréhension.]

Pffouuuu qu'est-ce que je suis douée, moi alors, hiiiiiiiiii

La blonde remet tous ses attributs de blonde en place, se recoiffe et reprend la lecture de l'ouvrage.


- - Chapitre trois : Faire croire que vous avez une opinion - -
"Ohlalala, tous ces débats au conseil, vous n'y pigez que dalle
Et en plus on vous demande votre avis, que faire ?
Attendez que les autres conseillers s'expriment.
Une fois qu'une majorité se dégage, suivez-là en approuvant simplement sans développer.
Dites que vous êtes contre car vous rejoignez l'avis d'untel.
Et voilà, le tour est joué !
Vous n'y pigez toujours que dalle, mais les autres ne le savent pas !

Maintenant que vous êtes prête, il ne vous reste plus qu'à trouver onze couillons *raturé* colistiers et un nom pour votre liste.
Si en plus vous avez de l'inspiration, vous pouvez même faire un programme !
"


Le livre se referme dans un claquement sec. Elle enfila ses chausses de chez Goudcchiote, sa bourse customisée façon Valerie Damido, soit peau de taupe et perles de terre cuite rouge pétant, sa coiffe réplique identique de celle de la Dame de Fontenay et fila droit retrouver ses copines pour mettre au point la campagne.



Chanson à texte d'auteurs engagés, « Les Squatters »... ah, ah, ah!
** Pierrot le fou

_________________________
--Cindy


Nous voici propulsés dans les bas quartiers de Périgueux où vit notre héroïne des temps pas modernes.
Dans ce quartier, laissé à l'abandon par le pouvoir, se côtoient manants, vendeurs de farine, de foin, coureuses de remparts et autres danseuses du ventre.
Cindy est issue d'une famille de blonds mais comme un malheur n'arrive jamais seul, de pauvres également.
Elle se bat chaque jour afin de défendre le peuple blond. Son action passe par le vol aux bruns pour distribuer leurs richesses aux blonds. Vous l'avez donc compris, il s'agit d'un "Robin des blonds".

En ce jour de marché, la voici perchée au-dessus de l'étale du vendeur de dinde (notez que l'importance du mot dinde...).
Elle repéra rapidement une cible : un homme de grande taille s'approcha pour acheter une belle dinde. A peine avait-il remis ses écus dans la main du vendeur qu'un poids lui tomba dessus. Il s'agissait de Cindy qui lui beugla dans les oreilles :


Sus aux bruns !!!!!!! Vive les dindes libres !!!!!!!!!!!!!!!
Blondes et dindes, toutes sisters !!!!!!


Oui, elle n'est pas que Robin des blondes mais elle lutte également pour le droit des dindes !
Après avoir posé ses pieds sur le sol, elle enleva la dinde et s'enfuit en criant :


Bruns !!!! Vous n'aurez pas la Blonde et la Dinde !!!

Elle se réfugia, avec la dinde, dans son QG, une petite taverne : "La Biatch qui rote".
C'est ici qu'elle pouvait se confier à sa meilleure amie : Ofélie Vingt-Heure.


Cindy - C'est moi qui t'le dit, trop la misère dans note quartier. Sérieux, les bruns ont tous les droits. Ce soir je pense que je vais aller mettre le feu à quelques carrosses OUÉ !!
Ofélie - Han... Tu n'as pas quelque chose de moins dangereux ? Comme faire de la politique.
Cindy - Oh ! oh ! Qu'est ce kia ? Tu m'as pris pour une biatch ou quoi ? J'ai une tronche à faire de la potili... protita... ton truc là.
Ofélie - Bah tu peux essayer ? Tu sais c'est comme coucher, tu n'es pas obligé le premier soir.
Cindy - T'sais comment qu'on fait toi ?
Ofélie - Il faudrait déjà que tu changes certaines choses... Ta façon de t'habiller et de parler, par exemple.
Cindy - Quoi parler ? J'parle mal quand je t'agresse la parole ?
Ofélie - Bon... Je vais te donner un coup de nain.


Nous allons donc laisser notre héroïne ici, travaillant sur sa métamorphose...

--Eve_line




Gniiiiiiii ! Repoussant son animal de compagnie préféré en train de se frotter sur sa jambe Eve sautillait sur place toute excitée.

- Mais arrête George-Aristote! Tu vas salir ma nouvelle robe avec ta bave toute blanche...Il va vraiment falloir que je t'emmène chez le docteur des animaux.... T'as tout le temps le nez du sexe qui coule... Gnihihihihi! La blonde rit une main devant la bouche en coeur...
Mais aujourd'hui je n'ai pas le temps! Figure toi mon choupinou que mon festin se joue aujourd'hui car aujourd'hui je rencontre le conseiller du compte.Du Compte! Te rends tu compte? J'en suis toute confuse... C'est la confusioooooon... Eve sautille sur place les bras tendus devant elle, les mains façon "touche pas a mon pote" admirant ses ongles peinturlurés de couleurs vives.

- Il faut que j'me prépare mon Georginou! Attends moi ici j'en ai pour quelques minutes.

Quelques heures de maquillage plus tard Eve débarque au castel attendant d'être reçu par le conseiller du comte. Une autre femme est là, la tendance du rose bonbon se vérifiait puisque l'autre femme était habillée comme elle. Régulièrement elle souriait à cette dame qui l'observait toujours. Elle était impressionnée par la silhouette et l'allure de la jeune femme mais la trouvait quand même un tantinet vulgaire. Elle finit par tirer la langue devant tant d'insistance et la femme lui rendit son tirage de langue. Un soupir de frustration franchit ses lèvres épaisses maquillées façon charrette volée.

L'arrivée du conseiller mit fin à l'échange. Eve surexcitée sautilla sur place en gémissant.

- Bonjour monseiiiiigneuuuuuuuuur ! Faisant une révérence exagérée. Je me consterne à vos pieds! Le conseiller ouvre des yeux comme des soucoupes. Laissez moi vous baiser, les pieds!

Le conseiller rouge pivoine lorgne dans le décolleté bien rempli de la blonde tandis qu'elle se jette a ses pieds et une petite bosse apparait sous ses braies. Eve surprend le phénomène et, d'un index dans la bouche façon "élémentaire mon cher watson" assène un

- Oh mon pauvre choupinou vous vous êtes cognééééé???

Confus le conseiller ne put que balbutier un

- C'est à quel su-sujet?

Eve se redressa, pris une grande inspiration avant d'entamer son histoire.


- Alors voila... Grande inspiration. Je m'appelle Eve je suis périgourdine et surtout gourdine d'après mon papounet chéri que j'aime et que j'adore et il m'a dit de venir ici quand je serais prête pour le nid de vaurien. Alors moi vous voyez je ne sais pas du tout ce que ça veut dire mais j'ai aujourd'hui 20 ans depuis au moins 10 ans alors je pense que c'est le bon moment et que si je ne suis pas prête c'est que jsuis tout juste bonne a faire boudin d'porte. AHlalalalalalala j'avais une copine qui était boudin d'porte et c'était pas marrant pour elle et pis c'était dur de retenir les gens qui glissaient elle avait des bleus elle était toute bleue et gniiiiiii... (Pour des raisons évidentes de manque d'inspiration de l'auteur cette tirade qui dure en réalité 3h45 sera quelque peu écourtée)

- Je suis désolé mademoiselle mais il vous manque un point de réputation.

- De queuaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa?!? La blonde se sent toute furieuse d'un coup...

- Moaaaaaaaaaaaa?! Pas de réputation?!? MAis je connais touuuuuuuuuuuuuuut le monde ici! Gniiiiiii!

- Ce n'est pas ce que je voulais dire mademoiselle je...

- Suffit! Elle tend sa main vers lui. Je ne vous écoute plus espèce de frustre! Puis elle se bouche les oreilles pour ne plus l'entendre en chantonnant son morceau préféré

Papiiiiillloonn de bruyèrreeeeee sous les migrateurs...Papillon... Le conseiller las se tait. La blonde pointe un index vengeur vers lui

- Vouuuuuuuuuuouuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuus! Je reviendrais, par la grande porte et je vous flanquerais... A LA PORTEUH! Et elle quitta la salle en hurlant façon cri strident qui tue les oreilles. Moi pas de réputation... Non mais quel idiot ce type! Et toi la Pouflasque arrête de dévisager mon anatomie! Elle prend un vase et le jette sur la blonde qui l'avait dévisagé depuis le début, brisant ainsi un énorme miroir. Soudain attirée par sa main elle porte son index a sa bouche et le suçote.

Mon ongle... Jme suis cassé un ongle... Cette fois c'est décidé! Je prends le chateau et je vire ces vulgaires baquets !



--Svetlana


Dans un autre quartier de Périgueux, un peu moins mal famé, un peu plus chic, mais point trop n'en faut quand même, une donzelle s'admirait sous tous les angles possibles.

« Miroir, mon beau miroir, dis-moi qui est la plus belle en ce Comté » demanda la blonde Svetlana à son bouclier poli et brillant qu'un soit-disant secret admirateur – qui était en réalité un de ses anciens prétendants qu'elle avait jeté comme une chaussette mal lavée sous prétexte qu'il n'assurait pas financièrement – lui avait fort onéreusement offert.

« Bêêêêê » répondit d'un air enjoué la chèvre aux sabots peints en rose blottie à ses pieds.

« Sidonie ! je ne t'ai pas causé ! » répliqua sèchement la donzelle, courroucée. Ne prêtant pas plus longtemps attention à la perturbatrice, la blonde se remit à s'admirer dans l'objet réfléchissant, ce qui devait être le caractère différenciant le plus le miroir de sa propriétaire.

Vexée comme un pou, la chèvre se leva et alla par dépit mettre un coup de corne au lapin – décoré d'un admirable nœud rose attaché entre les oreilles – qui se prélassait au pied d'un panier en osier, tout concentré à se limer les dents. Pour la suite... on vous a déjà raconté l'histoire de Splatch le lapin ? Eh bien j'espère que vous la connaissez, car on vous épargnera les détails si ce n'est que dans le cas de notre époustouflante aventure, la victime ne s'appelle pas Splatch mais...


« BIBIIIIIIIIIIIIIIIIIII ! »

Voilà. C'est bien comme ça que se prénommait le lapin.

« Mon Bibiiiiiiiiiiiii ! Mon paaauuuvre Bibiiiiiiiiii ! »
Alertée par des bouts de cervelle du lapin ayant malencontreusement tâché son miroir – oui, un lapin a une cervelle, même celui d'une blonde (le lapin, pas le cerveau) – Svetlana avait découvert la scène avec horreur. La chèvre la regardait, visiblement satisfaite d'avoir attiré son attention, le museau et le front rouge du sang et des entrailles du lapin manifestement éparpillées façon puzzle. La blonde tomba à genoux, les yeux en pleurs, cherchant désespérément « Bibi », ou ce qu'il en restait.

Tout ça pour dire que la chèvre d'une blonde, c'est très susceptible. Encore plus qu'une blonde. De quoi rendre une blonde chèvre...

Une blonde, c'est aussi rancunier. Et ça peut prendre des proportions... blondesques... (ce mot n'est pas dans le dico... et alors ! Tout le monde a très bien compris ce que je voulais dire !)


« Sidoniiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiie ! T'es trop michante ! J'vais te punir ! Tiens je... je... j'vais te vendre au boucher, vilaine bête ! Je veux qu'on t'étripe, qu'on t'égorge, qu'on te zigouille, qu'on te... Toi et toutes les chèvres du mooooonnde ! Comme ça vous ne toucherez plus à mon Bibiiiiiiiiii ! Ooh... mon pauvre Bibiiiiiii d'amour chou... »

C'est comme ça que notre blonde se mit à militer pour la suppression des élevages de chèvres en Périgord. Et pour cela, il allait lui falloir s'engager en politique. Ne lui dites pas que les élevages de chèvres n'existent déjà pas dans le Comté, ça pourrait la vexer.

--Kenli


Kenli était blond, un blond un vrai, grand musclé, au brushing toujours parfait, une grande mèche qui semblait naturelle venait lui manger une partie de son front, il mettait bien une heure pour la coiffer tous les matins pour lui donner cet air si « décoiffé/coiffé », tout semblait naturel, mais rien ne l’était, pas plus les poils de ses avants bras qui eux aussi étaient brushés.

Son corps était le summum de la perfection, épaules travaillées, tablettes de chocolats, avec les huit carrés bien apparent, petit cul, tout cela résultant de trois heures de sport au quotidien.
Une heure pour choisir ses vêtements toujours une taille en dessous, pour valoriser ce corps d’Apollon, ce n’était donc qu’en début d’après midi qu’il était fin prêt à sortir pour parader et aller voir ses copines.

Car le blond n’avait que des copines et il fallait pour cela qu’elles soient aussi blondes que lui et aussi belles que lui, ainsi il pouvait parler fringue, mode, déco et surtout mec.
Car le blond, aimait avant tout les hommes, les chevaliers chevauchant leur monture et pour les regarder passer, le mieux était de glander en terrasse d’une taverne.

Il parti donc par cette belle journée, d’un pas déhanché, besace « fashion » en bandoulière rejoindre la plus branchée des tavernes, celle ou il fallait être vu.
En arrivant, il repéra que sa place Vraiment Importante et Primordiale était bien réservée pour lui, en terrasse au soleil et stratégiquement bien placée.
Une bise au serveur plus tard.
Il s’installa, dans une pose calculée, avant de prendre commande du breuvage « In » du moment, « un sex on the beach » attendant les « cops. »
--Starla_


Paris – Grand Concours de la Rosière 1460 - Janvier

Imaginez une grande bringue blonde se déhanchant de façon ostentatoire sur un podium long de vingt mètres. Une main longiligne parfaitement manucurée accrochée à la hanche, tandis que l'autre fait balancier de l'autre côté. Ben oué, sinon elle tombe ?! Essayez donc de faire tenir une Barbie debout. Si vous n'écartez pas bien les jambes et que les bras ne fond pas balancier, ça ne marche pas !

La démarche est assurée et le pas nonchalant. Pour l'occasion, elle a revêtu une robe de chez Jvaisenchier, elle est maquillée par Yvette Caillou, coiffée par Jacques Deux-Anges, et elle a trop la classe. Elle est trop belle, quoi ! Par moment, elle marque des pauses et elle met en pratique ce qu'elle a appris dans son école de Rosières tenue par le très célèbre Vas Centmecdames, nommé ainsi à cause du nombre de personnalités coatchées par lui.
Angélyque de la Mirandole, c'est lui !
Falco, encore lui !
Matpel, toujours lui !

Lors de ses arrêts,elle ourle ses lèvres fines couleur cerise afin de découvrir un sourire Colgate ultra bright


*sting !*

Généralement il y en a au moins deux qui finissent aveugles dans la salle. Il faut dire aussi qu'elle a de trééééééééès grandes dents, trèèèèèèès blanches, du coup, elles font un peu panneau solaire avant l'heure. Ce qui est dommage chez elle, c'est que le plafonnier n'est pas encore équipé en électricité. Mais où va donc toute cette énergie ? Une étude est en cours, on espère avoir les résultats avant 1520.

Ensuite, le jeter de cheveux ! Mais qu'est-ce donc ? !
Alors rassurez-vous, ce n'est pas réservé aux porteurs de moumoutes.
Il vous suffit de faire comme la grande blonde balancer votre tête à gauche, à droite ou en arrière, voir enchaîner les trois pour créer plus de mouvement, et ainsi, faire voltiger votre chevelure dorée d'un côté ou de l'autre. Exemple de jeter de cheveux à 0.39, 0.42, 1.02, 2.17, 2.22 etc.
En plus, ça la fait trop rigoler !

La jeune femme arriva au bout du podium Jean-Pitre Fauxcul l'attendait pour la questionner comme dans tous les concours de Rosières.


Bonjour Damoiselle ! Présentez-vous brièvement devant le jury.

Ahhheinnn... petit couinement de blonde entre le hiiiii et le haaaaa
Che me nomme Starla
Che suuuis 22 aaaans
Ch'aime les chatons et les lapins
Che fais de la poésssiiiee
Ch'adore les animals
Che suis contre La Peste et che déteste l'hypocrisie.


Starla se met à saluer la foule, une main sous le sein droit et l'autre s'agitant façon La reine Elizabeth.

Aaaaheinnnnn ….aheinnnnhaheinnnnn....

Merci Starla ! Des projets pour l'avenir ?

Ahheein.... ouiii, je compte me procheter dans le futur. Avant je foulais être suédoise, mais c'est décha prit...ahhhhheinnnn.


…...

Ahhheinnnn


Pourquoi vouloir devenir Rosière ?

Ahhei... euh.. pour afoir une cholie couronne, je refe d'afoir une couronne depuis toute petite.

Che foi... euh .. je vois ! Merci Starla, je vois aussi que le jury me fait signe de vous dire qu'on vous rappellera.

Aaaaheinnnnn...

Et Starla attendit qu'on la rappelle. Force est de constater que 5 mois plus tard, le concours l'avait complètement oublié et que Vas Centmecdames avait fini par la jeter de son école de Rosière. Cela en était fini de la carrière de Starla qui se trouva bien désemparée. Tout ce qu'elle voulait dans la vie, c'était une couronne pour pouvoir se la péter ! Pas compliqué quoi ! Mais comme le destin est railleur, alors qu'elle tambourinait comme une furie à la porte de l'école de Rosières.

Ouvrez-mouuuaaaaaaaaa ! Ouvrez-mouaaaaaa ! Promis ! Je ne prendrai plus un faux accent sardine-raveeeeee !!!


Le concierge s'approcha d'elle et lui délivra un conseil.

Ben, mazette avec des miches comme les vôtres, devriez épouser un comte, y vous prêtera sa couronne !

Nannnnnnnnnnnnnnnn, je veux ma couronne à mouaaaaaa snifffffffff !

Bé, cornecue, devenez comtesse en vous faisant élire !

hannn ouéééé ! Chienlie, tu vas m'donner ta couronne.. aheinnnnn !



Et c’est ainsi que Starla rejoignit sa ville natale de Périgueux et ses copines.


Librement inspiré des sketchs de Florence Foresti et des petites annonces d'Elie


__________________________
--Janine


Les Blondes c'est beau, ça sent bon, c'est doux, ça donne envie de discuter philosophie, ah, ah,ah.
Mais dans une horde de blondes, il y a toujours le contre-exemple.
Dans ce groupe-là, c'est la pauvre Janine qui s'y colle.
Elle n'est plus toute jeune, elle a mauvais goût, pue des aisselles et on peut le dire, elle est franchement moche.
Janine, c'est la copine boudin d'porte citée précédemment.
Elle n'a jamais eu de chance dans la vie, heureusement elle a ses copines blondes pour lui remonter le moral. Parce qu'une blonde c'est forcément une gentille fille que tout le monde il dit qu'elle est trop sympa... et souvent c'est vrai ! Janine arpentait les rues de Périgueux la mine triste lorsqu'elle aperçut Kenli assis à sa place réservée en train de reluquer les agents de la maréchaussée faisant leurs exercices torse nu.


Oh, C'est Kenli là-bas, je vais aller le retrouver.

Boudinée dans une robe fushia, maquillée comme Eve lui avait appris – en toute discrétion donc ah, ah- Janine s'avança vers le Blonde (notez que le e est très important) et s’assit à côté de lui. Pas trop près, il ne fallait pas effrayer les hommes qu'il disait. Et Janine de répondre souvent ... mais je ne suis pas un éprouvant ail !

Salut Kenli, comment ça vaaaoooaa ? *ramène une mèche blonde derrière son oreille où pendait une horrible breloque bon marché.*

Mooaaaooo, c'est la galèreuuuh. Je me suis encore fait jeter du concours du meilleur sosie d'Armoria. *fait une moue boudeuse et contrite*

Je ne comprends paaaoooaas. Tout le monde me dit que je lui ressemble comme deux gouttes d'eau ! Je crois qu'ils ont monté une cabane contre mooaaooo, j'vais lui foutre le feu à cette cabane mooaaooo* . Ils vont voiiiaaaaoooaaaar.


Janine tire sur sa robe qui menace à tout moment de craquer en se dandinant comme une oie sur sa chaise.

Je te le dis, l'année prochaine je tente le concours de sosie d'Enguerrand de Vaisneau. *s'approche de kenli et avec un air de confession *

Il paraît qu'on est tout les deux aussi voyant l'un que l'autre et que j'ai toutes mes chances * se redresse* Oh, oh,oh que j'ai hâte. Parce que j'en puis plus d'être boudin d'porte ! Oh la, la

*le regarde d'un air dépité *

Et toaaaoo, j'ai appris que tu t'es fait voler ta place à l'élection du sosie officiel du comte Renlie ? Ne ment pas c'est écrit dans la presse, oh, oh.

*ouvre une feuille de chou où un portrait du Comte est représenté avec en plus petit celui du sosie off*

Citation:

LE COMTE RENLIE A ENFIN UN SOSIE OFFICIEL !
On ne voit plus la différence !


Le Comte Renlie et son nouveau sosie



C'est cet Yves i Mullet qui a gagné ! Il est corse je croaaoos, J'ai vu mieux comme sosie d'Normand ! Franchement, tu lui ressembles plus, t'es pas trop déçu ? Un peu quand même j'imagine !

Bon, elles font quoooaaaa les filles ! Y paraît qu'on a réunion !


Janine a un autre défaut, c'est qu'elle parle beaucoup, beaucoup, beaucoup.

Han ! Même paaooaaas vrai !


*Florence Foresti chez Ruquier

_______________________
--Briguitte



Briguitte déambulait dans les rues de Périgueux. Un nuage de pluie la suivait au dessus de sa tête, la végétation fanait sous ses pas et sa démarche étrange donnait l'impression au badaud qu'elle flottait au dessus du sol. Son rythme évoquait le son d'une horloge comtoise, un coup d'oeil sur elle suffisait à vous déprimer pour la journée. Briguitte était ce qu'on appelle communément un croque mort, elle préférait la compagnie des morts a celle des vivants, il faut dire qu'avec les cadavres point n'est besoin de faire des efforts pour être sociable. Le dimanche et les jours de deuil elle jouait de l'orgue à l'église Saint Front, elle n'était pas tellement croyante mais c'était bien le seul moyen d'échapper a une accusation de sorcellerie. Et puis jouer de l'orgue la faisait vibrer, exprimer son désespoir dans la musique la rendait mélancolique et aussi étrange que ça puisse paraître elle aimait sa mélancolie.

Briguitte n'était pas idiote, elle savait parfaitement s'exprimer mais elle détestait parler aux gens, au quidam. Pourtant ce jour il lui fallait prendre sur elle pour se rendre au bureau des impôts où on lui réclamait une forte somme alors même qu'elle avait vendu ses terres quelques semaines auparavant.

Dans sa tête étrange au teint blanc voir plus blanc que blanc (sisi, ça existe comme pour les lessives) elle chantonnait sa chanson préférée en débarquant au bureau des impôts. Le fonctionnaire lui fait signe d'approcher et de s'asseoir, avec une extrême lenteur elle approche mais reste debout.

J'aimerais bien avoir des ciseaux avec des bouts pointus...


- Bonjour damoiselle! C'est à quel sujet?

- Mmmhmhmhhmmh elle marmonne une incompréhensible salade

- Comment?

Soupire de Briguitte... J'aimerais bien avoir des ciseaux avec des bouts pointus...

- Je suis venu pour un problème d'impôts.

- Je vois Et alors?

- Mmmhmhmhhmmh

- Comment?

Soupire de Briguitte... J'aimerais bien avoir des ciseaux avec des bouts pointus...

- On me réclame une centaine d'écus alors que je n'ai plus de terre.

- Oui mais vous êtes toujours croque mort n'est-il pas? Et ce métier ne connait pas la crise Mouhahahaha. Tout le monde connaissait Briguitte, également nommée G_Bobo, sobriquet qui lui collait à la peau.

- Mmmhmhmhhmmh

- Comment?

Soupire de Briguitte... J'aimerais bien avoir des ciseaux avec des bouts pointus...

- Peut être cependant il y'a une erreur on me réclame trop.

- Il n'y a pas d'erreur ma p'tite, le comte taxe tout le monde, y compris les croque morts, il faut faire avec. De toute façon pour contester il faut d'abord payer la somme due... (ça vous rappelle quelque chose?)

Alors que dans un énième soupire la pauvre Briguitte prend sur elle pour parler a haute et intelligible voix de son problème d'impôts le fonctionnaire qui avait le regard rivé sur la pendule la coupe dans son élan pour lui signifier qu'il est trop tard.

- Désolé damoiselle, il est 15h30 nos bureaux sont fermés.

Contre toute attente son visage au teint blanc rougeoie quelque peu, signe d'un courroux intense et elle répond.

Mais pourquoi? Pourquoi? Pourquoi donc! Fichu voleur pourquoi voulez vous m'extorquer mon argent, a moi qui ne demande rien à personne, ne vis d'aucune aide gagne ma vie honnêtement. Le fonctionnaire fait les yeux ronds tant il ne s'attendait pas a ce qu'elle hausse le ton. Et pour quelle raison? Enrichir les caisses d'un duché deja remplies? Accumuler une fortune pour le seul usage des fonctionnaires ducaux? Pour parader avec un bilan positif tandis que le peuple peine à se nourrir convenablement! l'argent engrange de l'argent avec du commerce stupide où la seule règle est d'escroquer le plus l'autre et avec ça on répare les bévues de petits gratte papiers stupides qui font s'écrouler les mines, et on paye la gourmandise et la luxure du comte et de son conseil?! et la machine est lancée... Ô vous! vulgaires rapaces des finances ducales, aux serres acérés qui taillent dans les bourses du pauvre peuple miséreux la goutte au nez et le ventre vide. Vous Cerbères d'un trésor aux profondeurs insondables égoïstes que vous êtes connaitrez un jour la vengeance du tout puissant et ce jour elle lève les bras au ciel et se cambre pour illustrer sa tirade qui touche a sa fin, ce jour vous vous prosternerez à nos pieds en réclamant le pardooooooooooooooooooon

La face rouge et la veine saillante sur sa tempe elle tremble et se contracte tant et si bien que la dernière syllabe du dernier mot de sa tirade est noyée sous un autre bruit, le bruit de son pet...

Prout!

Son visage devient cramoisi, puis bleu puis blanc de nouveau. Ses épaules s'affaissent, sa tête tombe et,dépitée, elle ajoute, devant le fonctionnaire hébété.

- Mmmhmhmhhmmh

Puis elle s'en va flottant presque sur le sol dans un nuage presque palpable de marasme...



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