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[RP] Chat-bit* !

Eusaias
[...on retouche pas son père et je suis perché]

Orléans.


Le nuage de poussière avait accompagnée l’armée depuis la Bourgogne. Les chevaliers de Bouillon, les cavaliers du cœur navré et la piétaille qui les accompagnait avait traversé le sud du domaine royal sans être inquiété plus que par l’armée du connétable à quelques lieux de retard. Le Balbuzard avait pu rejoindre le gros de la troupe après sa convalescence en Bourgogne.

Chrestien le destrier, le vieux frison, guidait le Bourguignon devant Orléans, alors que le cavalier mâchait les vestiges d’oignons frits qui avaient servi de premier repas. La main sèche et calleuse tira l’épée du fourreau et se pointa en l’air afin de faire stopper les armées, non loin de la capitale orléanaise mais suffisamment loin pour éviter flèche et carreau.


Pied à terre !

Regard en arrière pour le moustachu poitevin.

Volkmar, que les hommes se reposent, mais qu’ils ne relâchent pas leur attention pour autant. Tu es celui qui est désigné pour les surveiller.
Puis le regard de rapace se porta sur l’épouse.

Ma Reine, je vais m’avancer, si tu désires me suivre prévois ton écu, les flèches pourraient bien faire écho à nos voix.

Puis à Cartel et à la capitaine du Cœur Navré.

Von-araigne est derrière ses murs, nous ne passerons pas en force, mais par ruse et très bientôt. Ceci dit si nous pouvons éviter de faire couler le sang et que « celui-qui-se-veut-roi » nous tendait l’oreille et acceptait la paix qu’on lui offre généreusement, nous n’aurons plus à prévoir d’action en orléanais. Cartel, Estainoise, venez vous avec moi ? Si oui, prévoyez d’être accueillis par pics et roches.

« Joie Perçante » retrouva son fourreau alors que les éperons d’or talonnèrent l’équestre compagnon. Alors que d’un geste du menton il fit signe à un groupe de cranequiniers équipés de matelas de les accompagner. Il prit alors direction de la hauteur la plus proche possible sans se mettre en danger d’Orléans. La voix d’un homme serait assez puissante pour se faire entendre.

Au Gouverneur d’Orléans, Au Duc d’Orléans, Paix ! Soyez rassurés amis, nous n’en voulons point à vos vies. A Vonafred, ramène ton gros museau de sale rat et écoute moi bien faux-en-cul. Tu as voulu me faire la guerre et j’ai attendu, 2 mois. Tu as été lâches au point d’essayer d’avoir 10 ou 15 fois plus d’armées que moi pour venir combattre. Mieux quand tu as réussi à réunir tes armées tu t’es terré à Orléans. Haha du coup sois heureux j’ai décidé de venir à toi !

Tu as voulu placer ton sbire en Bourgogne pour la ruiner et me chasser. Ton sbire est en train de panser ses blessures depuis que je l’ai chassé. Tu nous as envoyé tes chevaliers et ton armée royale pour nous stopper, repoussés ils ont été. Tes partisans ont pénétré la Bourgogne pour y installer on ne sait qui à la tête, nous sommes donc dans ton domaine, là juste sous ton nez. Comme tu le vois, on a peur de rien, toi visiblement de tout puisque tu réclames aide des bretons, des berrichons, de l’empire, de l’église et de l'hydre.

Alors donne ordre immédiat au connétable de démonter son armée, sors ta carcasse d’Orléans afin de discuter avec moi de ce qui serait bon pour la France. C’est la dernière rencontre dite pacifique durant laquelle je suis prêt à t’écouter. Si tu n’en veux pas, prépare un peu plus d’armées car visiblement elles ne sont pas encore très opérationnelles pour me chasser. Je te laisse jusqu’à midi pour sortir et faire démonter l’armée du connétable après cela, considère tout ton domaine royal comme en danger, car comme tu le sais sans doute, je n’ai pas que des armées dans mes rangs.

Gouverneur d’Orléans, Duc d’Orléans, vous serez tous deux témoins du courage et la volonté de paix de Vonafred, ainsi que de son sens de l’honneur, ou alors vous serez témoin de sa couardise et sa volonté de sacrifier son propre domaine pour se sentir encore roi du Louvre.


Le Balbuzard avala sa salive afin de calmer sa gorge irritée par le tonnerre de sa voix rocailleuse.
_________________
Della
[Avant-veille, Orléans]

Salle des cours, Université.

La Duchesse Consort venait de s'acquitter du droit d'assister au cours de biologie donné par un éminent professeur d'Orléans. Ce serait pour elle, une façon comme une autre de s'obliger à ne plus ressasser sans cesse les mêmes idées, de chasser de ses pensées pendant quelques heures Eusaias et le roi.
Elle était en train de relire le chapitre précédent lorsque des soldats entrèrent et s'avancèrent devant elle.


Votre Grâce, vous êtes appelée dans l'armée d'Aegidia, pour suivre sa Grâce Bourguignon qui rallie l'armée.

Mais il n'en est pas question ! Je suis un cours, vous ne voyez pas ?

Ce sont les ordres, votre Grâce. Vous devez nous suivre.


Les soldats n'avaient pas l'air de rigoler. Della pensa plus sage de ne pas faire d'esclandre ici et de les suivre.
Elle salua le professeur et s'en alla.

C'est de force qu'elle fut amenée à rallier l'armée, personne ne l'informant de la suite, ne lui donnant aucun détail, pas un seul message, de personne, pas plus de son époux que du chef de l'armée ou de quiconque.
Imaginez-la furieuse et prête à faire n'importe quoi pour laver ce qu'elle considérait alors comme un affront.


Je vous ferai pendre !
Et je veux qu'on me rende mes sous, j'ai payé pour mon cours et on m'a empêchée de le suivre !
Lança-t-elle à qui voulait bien l'entendre.


[La veille, Orléans]

Elle y était toujours, embrigadée, dans l'armée. Elle n'avait pas plus reçu d'ordre, de personne, n'avait pas non plus croisé son époux. Elle avait pris le temps d'écrire quelques lettres puisque le temps était à tuer.
Les nouvelles lui arrivaient petit à petit, parfois précises, parfois vagues, de Bourgogne ou d'Orléans, d'ailleurs aussi. A chaque nouveau pigeon, son coeur battait un peu plus fort. Pensant à sa Mère Merveilleuse traînée dans la boue par un roi qui semblait sans attribut masculin, il lui arrivait de sourire, seule et elle regrettait de ne pas être à ses côtés, devant celles et ceux qui s'imaginaient pouvoir épingler la Bourgogne au tableau de chasse de Vonafreux. Sa résistance à elle serait ici, en Orléans.
Tiens, d'ailleurs, où était-il ce roi ?
Cela faisait plusieurs jours qu'il était entré dans Orléans, sans banderole, sans acclamation, comme un voleur, comme un brigand...Sans doute était-ce là une façon qu'il avait apprise en fréquentant ses nouveaux princes.
Et son époux...Duc d'Orléans, où était-il ? Pourquoi n'avait-il pas fait sonné les cors à l'arrivée du roi comme il aimait tant le faire lorsque lui-même rentrait au bercail ? Etait-il lui aussi soumis à ce pantin ?
Mais où était l'honneur dans tout ceci ?

Ce n'est que tardivement, alors que le soleil était depuis longtemps couché, que Della quitta l'armée...



[Ce jour, Orléans]

Elle se réveilla guillerette, ce matin !
Elle avait rêvé.
Rêvé qu'elle était chez elle, à Seignelay, au milieu de ses vignes, à estimer le rendement de ces rangs qui donneraient un vin délicieux.
Ce rêve lui fit du bien.

Tant et si bien qu'elle ne perdit pas son sourire lorsqu'on lui appris que les armées de Eusaias et de Estainoise étaient devant Orléans.
D'ailleurs, elle les attendait. Impatiente.
Connaissant le rapace, il ne tarderait pas à se montrer et elle savait qu'il prendrait des risques et ce malgré qu'elle l'ait supplié de ne rien en faire.

De fait...elle prenait son repas lorsqu'elle entendit rugir la voix du Bourguignon, presque sous les fenêtres de la chambre qu'elle occupait au château d'Orléans.
Elle prit le temps de terminer son morceau de fromage avant de se lever et d'aller passer la tête par la fenêtre.

Il était là, pareil à ce qu'il avait toujours été, fier et sans peur.
S'il était un homme incarnant le courage, c'était bien lui.
Oh oui, il était aussi téméraire et parfois un rien vantard mais quelle allure il avait et quelle droiture.
Ah, elle ne s'était pas trompée quand elle avait vu en lui le seul Roi possible pour la France ! Si seulement Vonafreux n'avait pas bénéficier d'un je-ne-sais-pas-trop-quoi qui avait fait basculer les votes, ce serait lui qui mènerait le Royaume vers la Gloire à l'heure actuelle au lieu de ce roi juste bon à décréter les loyalistes traitres uniquement parce qu'ils refusaient de cheminer aux côtés de brigands et d'hérétiques.

Della rit.
La situation devenait amusante.
Lequel des trois, de Vonafreux, son époux et Boubou, allait se montrer en premier ?

En attendant, elle défit le tissu qui retenait ses cheveux et l'agita à sa fenêtre en direction d'Eusaias, histoire de lui dire un petit bonjour amical.

Puis, se retournant vers Augusta :

Prenons donc les paris, Augusta !
Je parie 10 écus que Vonafreux ne sortira pas !

Oh, votre Grâce ! Ne parlez pas ainsi du roi, s'il vous entendait...

Et bien, qu'il m'entende ! Il n'est pas assez couillu pour enfoncer ma porte et venir me dire ce qu'il pense de moi !

La suivante cacha un petit rire dans son tablier.
Ah ! Tu vois...tu penses la même chose.

Fais donc porter à boire à Eusaias.

Votre Grâce...??

Allez, vite ! Envoie un enfant avec une bouteille de Bourgogne, dépêche-toi !!!!

Bien, votre Grâce.

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Keridil
[Château d'Orléans]

Avant de s'occuper du Balbuzard, le Duc d'Orléans avait un autre ennemi à assaillir. Depuis la veille, il rageait. Déjà, tout le monde était sur le pied de guerre, et la manoeuvre risquaient de s'avérer coûteuse. Pourquoi fallait-il toujours qu'un évènement incongru vienne vous emmerder ?
Tout le monde était donc sur le pied de guerre, sauf Mâdame, qui se prélassait gentiment dans ses appartements ducaux avec une chambrière que, du reste, le brun n'aimait guère : elle avait du poil au menton.
Vêtu d'une armure, épée d'Orléans au fourreau et heaume ducal dans les bras, Keridil pénétra sans ambages dans les antichambres et autres boudoirs du château jusqu'à y trouver la blonde Volvent.
Quand Della cesse d'être une Amahir pour devenir une Volvent, c'est que ça risque de chauffer pour elle.
Faisant donc voler les portes, il tonna.

Della !
Il n'est point temps d'une orgie solitaire !

A l'attention d'Augusta.

Vous là, restez-là.

Et ce faisant, il empêcha la bonne de partir ravitailler le bourguignon sans même savoir qu'il venait d'accomplir une action quasi salvatrice pour l'honneur de son épouse, laquelle fut de nouveau apostrophée.

Madame, vous joutez. Madame, vous vous battez à l'épée lors des foires de la ville. Vous avez voulu jouer au petit homme, alors debout, fi de cette robe, et dans les rangs !
Je n'ai pas une envie viscérale d'étriper qui fut un ami, croyez-moi, et s'il pouvait avoir l'amabilité de ne faire que passer, je lui en saurais gré. Toutefois, un ami fidèle ne vous attaque pas de la sorte. Cet homme n'a donc point de parole ? Et pardi, vous resteriez passive !? Ah mais que nenni ! Au pas de course, vous avez un exemple à donner à nos sujets.

Keri Keri est furax. D'abord il se fait encercler par Eusaias, et sa femme encourage la manoeuvre en désertant.
Depuis le matin, l'on lui avait demandé où était la Consort, il comptait bien la montrer à tous, et pour une fois, ce serait lui, l'homme du ménage.

Et puisqu'au dehors, l'on entendait la douce musique des armées. Il s'en fut fermer la fenêtre avec fracas, comme si, sans double vitrage, ça changeait quelque chose.

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Et si tu veux la liberté, l'égalité et la fraternité, va jouer à Tribalistan.
Della
La porte céda sous la poussée fort peu délicate du Duc.
Duc qui n'était point de bonne...Tout le monde autour l'avait remarqué.

L'épouse, bien qu'elle ait sursauté à l'entrée fracassante, sembla rester de marbre et s'assit tranquillement à sa table où elle attrapa une miette qu'elle porta à sa bouche, histoire de se donner de la contenance car en son for intérieur, elle bouillait. La tentation était si grande de hurler, elle aussi. Elle n'en ferait rien.

Son regard posé sur son Duc d'époux, elle le laissa achever sa tirade et laissa encore quelques très longues secondes avant de répondre, moqueuse :
Ce n'est pas en laissant mourir de soif un homme brave que vous vaincrez, mon époux.

Elle se leva, fit quelques pas.
Il est hors de question que je prenne les armes ne fut-ce que pour menacer Eusaias.
Voyez cet homme...
Son index pointa vers la fenêtre...vous aussi, vous savez qu'il aurait du être roi ! Il avait tout ce qu'il fallait pour mener le Royaume à quelque bel avenir. Pas comme celui-ci que vous cachez en ce château, trop pleutre qu'il est pour haranguer la foule et encourager ses sujets à le suivre, préférant écrire et écrire des annonces en signant de sa laide écriture : Louis ! Encore quelques pas et elle fut à nouveau à la fenêtre, regardant en bas...Celui-ci est vaillant et ne craint pas de risquer sa vie, il ne trahit pas et ne se moque pas des gens en rétablissant des honneurs sales et indignes !

Quittant la fenêtre, la Duchesse s'approcha de son époux et le toisant du regard : Je vais venir...je vais venir avec vous mais en robe et sans arme. Je vais venir pour accueillir mon ami.

Et passant devant le Duc, la Consort s'engouffra dans le couloir, marchant la tête haute, un peu trop peut-être, en chantonnant : Promenons-nous dans l'château, tant que l'roy s'y cache...S'il ne s'cachait plus, ce n'serait plus marrant ! Pom pom pom pompompom...
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Kalimalice
[Dans la vie faut faire des choix]

Oh elle n’avait pas renié Eusaias l’homme et l’ami mais elle avait renié le félon de la couronne comme il était maintenant baptisé. Alors depuis elle n’avait plus aucun contact avec lui .Surement qu’il comprendrait.
Maréchal de France elle était, officier royal ayant fait serment de fidélité au Roy et s’est ainsi qu’elle avait préparé l’armée d’Orléans .Bien sure elle savait bien qu’il allait arriver avec ses hommes et femmes .Elle ne voulait pas croire qu’elle allait se battre contre lui .Elle aurait aimé rentrer dans un trou de souris et ne ressortir que dans six mois .Mais non elle se devait d’être fidèle à son poste.

La nuit était passée et devant ses yeux au dessous des remparts de la ville, Ils arrivaient deux armées bien remplies.
Elle regardait le spectacle personne n’avait bougé, ni d’un côté, ni de l’autre .Comme des félins qui se jaugent avant d’attaquer.

Une voix montant dans le silence du petit matin.
Celle d’Eusaias .
Elle écouta celui qui demandait que le Roy sorte, que l’armée du connétable qui battait route vers Orléans,soit détruite .

Ni tenant plus elle quitta son poste pour s’enfoncer dans les rangs de l’armée Orléanaise aux côtés des siens

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Kali,Marie ,Liselotte de Cheroy d'Austrasie
Marechale de France
Keridil
Le poing du Duc d'Orléans vint alors s'abattre sur une tablette qui avait le malheur de se trouver au mauvais endroit au mauvais moment.
Il en voulait profondément à son épouse, tant pour son inconscience que pour sa liberté.
Certes, il avait été un fervent soutien d'Eusaias. Certes, il pensait intimement que ce dernier aurait pu être un bon Roi, et que le présent Souverain n'était qu'un adepte des bourdes, toutefois, en tant que Feudataire du Domaine Royal, il avait du se résoudre à suivre son devoir plutôt que sa préférence. Portant sur ses épaules la voix d'un peuple entier, profondément attaché au porteur de la Couronne sacré à Reims, et lui-même ayant été rappelé par son père à son devoir envers le Très Haut, passant de fait par la fidélité à l'onction royale, il avait fallu choisir par nécessité, et se ranger du côté de la raison.
C'était là une question d'honneur, et Keridil ne pouvait souffrir que son épouse mit le sien en péril pour une amitié à peine réciproque.
Il en voulait à Eusaias de ne pas être un frondeur avisé et fin, mais trop tôt déclaré et grossier.
La colère monta aux yeux de l'Amahir, qui dut se résoudre. Impassible, il avait arrêté sa décision deux jours auparavant, quand il avait laissé à la Maréchale du Domaine Royal toute latitude quant à la tenue des opérations. Il avait rendu les armes et s'était promis de se battre pour Orléans. Que son épouse ne le comprenne pas, il ne le pouvait tolérer.
Avec peine, il la doubla et l'arrêta dans son champ.

Della. Ne me hais point. Le Duc d'Orléans ne peut admettre que sa Duchesse préfère un ami, déclaré félon, à son peuple, qu'icelui met tout entier en danger.

Le coeur déchiré, il lui fallait être violent pour le bien de sa femme et pour le bien commun.

Pardon.

Puis, levant un bras.

Garde ! Faites mener la Duchesse en la Tour Est, murez les fenêtres, et cloîtrez-la avec sa suivante. Elle ne sortira que sur mon ordre.

Un haut le coeur le prit, mais il dut se contenir. Il aimait profondément sa femme, mais puisqu'elle avait placé son amour de la Bourgogne avant celui qu'elle portait à lui-même, il avait décidé de lui rendre la pareille. L'honneur de Della serait dans son absence, d'un côté du conflit comme de l'autre.
Enfin, le Duc monta dans son cabinet un instant.

Que l'on envoie un billet à Sa Majesté le Roi.
Moi, Keridil d'Amahir-Euphor, Duc d'Orléans, invoque mon devoir de Conseil et exhorte sa Majesté à la réponse claire, nette et pensée à l'appel du félon Eusaias de Blanc Combaz. Qu'il pense à son peuple. Qu'il pense au Royaume.
Si l'on me cherche, je serai auprès des soldats.

Et de partir.
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Et si tu veux la liberté, l'égalité et la fraternité, va jouer à Tribalistan.
Della
Les yeux lancèrent des éclairs et la couleur acier ne laissa aucun doute sur la colère et la rage qui grandissaient dans le coeur de la Consort.
Ainsi son époux, celui qu'elle avait choisi en toute liberté - contrairement à ce que feu son frère aurait apprécié - celui-là même qu'elle chérissait se permettait de la faire enfermer uniquement parce qu'elle était fidèle à ses amitiés ?!

Tiraillée entre trop de sentiments contradictoires, elle serra les poings et plus encore les mâchoires, laissant seulement échapper un :
Je vous hais, Kéridil d'Amahir ! qui siffla plus qu'un vent de tempête.

Un autre regard fut jeté sur les gardes qui obéirent au Duc et approchèrent de la jeune femme.
Je vous interdis de me toucher ! Lança-t-elle à celui qui faisait mine de tendre la main pour lui saisir le bras.

Vous me le paierez...votre Grâce ! Vociféra-t-elle encore alors que le Duc s'en allait.

Alors, elle suivit les gardes, jusqu'à la tour Est, Augusta sur leurs talons, elle maugréa tout le long du parcours, tantôt menaçant, tantôt promettant, tantôt jurant...Et dans sa tête déjà, mille et une solutions pour s'échapper de sa geôle...
Je veux rentrer en Bourgogne ! Je raconterai comment le Duc d'Orléans fait enfermer son épouse ! Furent les dernières paroles qu'on entendit avant que la porte se ferme sur la prisonnière.

EDIT : manquait un mot
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Leyah
    Dans le coin , kékpart par là

Ils avaient été quelque peu séparés, c'était mâââl, très mâââl, aussi la rouquine pour rattraper cette absence avait elle envoyé a son époux, deux jours avant son arrivée petite missive un brin .. spéciale.

Citation:
A Sa Majesté, Louis Vonafred de Varenne Salmo Salar, Roy de France et des Français, époux adoré, adulé, et ô combien respecté,
De Nous, Leyah de Varenne Salmo Salar Bleizhmorgan, Reyne de France Consort, vostre épouse ô combien sanctifiée



    Cher toi ,


    Attendu que la langue française permet la touche d'égoisme dans sa déclinaison du je , tu , il, nous , vous , ils
    Attendu que nous laissons soin à nostre plume d'être privilégiée par un " je décrete " passant avant " tu décrètes " tout comme cela l'est de " Nous décrétons " avant " Vous décrétez "
    Attendus que nous déclarons ce jour, être totalement capricieuse, fière de l'être et nous servir de ce principe de caprice honteux pour décréter.

    Aussi .. Nous .. décrétons ce jour du vingt mai mil quatre cent soixante, que le lendemain de cet écrit sera journée nouvellement nommée "matriarcale marquisale yoyotesque journée de non faire, je t'embrouille et je glandouille".

    En conséquence de quoi :

    Vous, Roy de France, mon époux, homme de ma vie, amour indomptable comme indompté, vostre immensissime Majesté, serez assigné a résidence pour une période minimale de quatre heures.

    Ces heures devront être mises a bien afin de

    - Vous délasser dans un bain fumant a vostre convenance.
    - Vous faire poupouner par vostre épouse et lui rendre la pareille
    - Ainsi qu'a m'aider a rédiger le guide du " comment enquiquiner son époux en cinquante leçons "


    Sachez mon amour que ce délai de quatre heures peut être parfaitement allongé si nous n'arrivions pas a finir le programme établi.
    Il va se soi que si vous arrivez déjà dénudé , vous serez affublé d'une pénalité de trois quart d'heures pour tricherie honteuse.
    Que si tricherie il y a .. j'en serai seule et unique et grandissime juge, et vous savez mon esprit tortueux, je décèlerai cela rapidement, chaque tentative de tricherie sera punie de quinze minutes supplémentaire.


Choucheniquement imbibée vôtre,
Avec tout mon Amour ,


    Leyah



Ainsi donc s'étaient retrouvé le couple Royal, pour quatre heures devenues dix, puis vingt, puis quarante, pour finir par cinquante, parce que personne n'était sans savoir que la rouquine en juge pouvait s'avérer honteusement tricheuse quand il s'agissait d'enquiquiner son cher et tendre.
Espérant ne point etre dérangée par quelconque sornette, la rouquine avait bien pensé a fermer toutes les portes a triple tour.. mais sans doute en avait elle oublié une .. car le Roy finalement fut appelé .
Rah la la .. ces hommes .. enfin surtout celui là .. le royaume avant tout ein ..

Elle se débarrassa donc de sa tenue plus que légère, et la troqua pour une autre un peu plus heuu habillée et fila voir ailleurs si autre chose pouvait l'intéresser.
Quand la catastrophe arriva


Foutre dieu !
Le cri avait été perçant, au point même de traverser la porte dites donc ... Cyprien, fidèle majordome était alors entré en trombe, parfaitement essoufflé , le vieux bonhomme avait grand peine à lever sa poitrine pour dire d'y faire entrer un peu d'air.
Le regard oblique et interloqué, la donzelle le lorgnait sourcil levé interrogatif.

Par les sanctes braies de sa Majesté, vous êtes déja au courant ?
Au courant de quoi ?
Vous avez crié
Oui et j'ai juré aussi, c'est mââââl mais ce n'est pas grave, donc au courant de quoi ?
Pourquoi diantre avez vous juré ?
Ben ... je me suis cassée un ongle .. donc au courant de quoi ?
Le Félon braille après votre époux
Han ? façon castra j'espère ?
Point du tout ...

Un long soupir et de secouer la tête
Rah la la .. il va falloir que je repasse commande a Namay pour une noisette droite en bonne et due forme dans un bocal..
Noisette ? Non noix ?
Noisette ! Les noix c'est pour ceux qui en ont Cyprien m'enfin ..


L'homme ne répondit pas, un instant il parut même songeur, la rouquine retourna au limage de cet ongle qui allait finir par griffer tout ce qui passant tant il était mal cassé quand le majordome reprit ses esprits et annonça..
Dois je sortir l'argenterie Madame ?
Un levé de tête brusque , et un regard noir
Non mais vous êtes fou !? Je ne vais pas salir MES cuillers pour un âne , Cyprien, sincèrement ou allons nous ..
Dites moi donc ce que cet homme baragouine, j'ai besoin de rire un peu ..


Le majordome s'exécuta donc, et rapporta mot pour mot le discours du Félon.
Un sourire amusé naquit sur le faciès de la rouquine

Voyez vous Cyprien ce qui est amusant avec ce genre de personne, c'est qu'ils ont l'art et la manière de retourner les choses a leur avantage... Le Roy a par deux fois tendu la main a cet hurluberlu , par deux fois il l'a mordue.. préférant sans doute maintenir un égo déplacé, allez savoir
L'ignorance, rien de vaut l'ignorance.. vous le savez comme moi Cyprien.
Ignorer la jalousie, ignorer , jusqu’à ce qu'il ne soit plus possible de le faire autrement. Il peut hurler, brailler, mourir sur place même pensant qu'il a raison, le Très Haut saura lui qui avait tord, et ça n'est certes pas mon époux.


Un index levé
Par contre, quelque chose ne va pas, a défaut d'argenterie, donnez moi donc ma plume ..
Et hop, plume arrivée a vitesse grand V et de rédiger quelques lignes


Citation:
A Vous, Namaycush Salmo Salar, Prince de Pontoise, Vicomte de l’Aubusson, Baron du Dorat, Seigneur de l’Agonac comme de Ste Anne, dict mon beauf number one
De Nous, Leyah de Varenne Salmo Salar Bleizhmorgan, Reyne de France Consort, dicte Cul d'Enfer certifiée conforme par vos soins,



    Bordel !

    Qu'ouis-je ? Qu'entends-je ? Qu'accoustiquais-je ?
    Je conçois mon cher beau frère, que l'entrée en matière est plus directe qu'un « Salutations »d'usage, mais ce fut plus fort que moi.

    A vrai dire, mes délicieuses oreilles viennent de prendre son des plus braillards, là, où elles auraient apprécié le son céleste du chant du castra sur les plaines par lune claire en accompagnement des loups.
    De ce bruit divin, qui suit le son du castra, du grognement glouton qui termine la carcasse du Corbeau et évite ainsi la pullulation des puces et autres maladies

    Mon cher beau frère .. Où diantre est passée ma commande de noisette !
    Ne savez vous point que femme s'arrondissant possède envies plutôt étranges et que bien que celles ci soient des plus suspectes, pour le bien être de tous, elles doivent être assouvies ?

    En pénalité de retard, parce que j'ai envie , et parce que c'est comme çà, je vous invite donc à trouver bocal de couleur rose, afin d'y poser cette commande un tantinet particulière, et ne me répondez point que le bocal sera difficile a trouver !

    Ma commande étant passée, je vous demande donc enfin de vos nouvelles, votre séant se porte t il bien ?

    A Galon


    Leyah .





Et te tendre ceci a Cyprien
Voila voila .. faites livrer je vous prie .. sinon ? Mon époux ? Son rhume passe t il ? Je l'ai entendu éternuer tout a l'heure .. ou peut etre était ce ..
Moue dubitative sur le facies de la rouquine
Bref passons .. heu dites ? Dudu est dans le coin ?
Il acquiesça, une brève réponse pour dire qu'il allait le faire chercher et l'homme de disparaitre aussi vite qu'on le peut quand on a tous les os qui craquent.
_________________
Calico
Que fait-on quand on est en voyage avec un balbuzard? Et bien on passe et on rapace sur les routes de France, traversant provinces et villages où l'accueil fut bon. Pas de pierre, pas de navet blette pour leur passage triomphal mais des vivats.
Les Bourguignons et autres personnes du coeur navré, étaient d'un calibre royal, surtout arrivant devant les murs d'Orléans, comme un seul homme.
Oriflammes claquant, étendards lumineusement sobres mais Ô combien magnifiques, se dressaient au pied de la muraille.
Si le froussard se calfeutrait à l'intérieur, il n'en était rien du couillu Bouillon, traversant une partie du royaume, pour venir prendre la couronne directement sur la tête du présomptueux couronné. Cela suscitait le respect de tous et pas seulement des partisans.


Il a de l'allure non?... Falco aussi dans un autre registre.

Elle avait chopé la première personne directement posée à ses côtés même si la question n'attendait pas vraiment de réponse, puisque évidente à ses yeux.
La petite sauterelle au regard aussi limpide qu'une eau cristalline, fixait le balbuzard qui criait du bas de la muraille.
"Si Paris valait bien une messe, Eusaias valait bien le Louvre" se dit -elle.
Un sourire victorieux s'afficha sur la mine de la brunette. Elle se tenait droite sur sa monture pour faire honneur aux courageuses troupes. Qu'importe si ils devaient périr, ils avaient déjà gagné. Cali chercha du regard des visages familiers parmi la cohorte de chevaliers, cavaliers ou fantassins. La sauterelle n'était pas une guerrière à proprement parlé, mais elle avait tout d'une grande malgré sa taille et ce n'était pas les géants du Nord qui diront le contraire. Sans peur et sans rep....Sans peur, elle posa sa main fièrement sur le pommeau de sa bâtarde. Si le monoburné ne rappliquait pas, les murailles d'Orléans s'effondreraient aussi sûrement que les murs de Jerico.


Tsss, il se terre comme un lapin. On a déjà semé un frère et l'autre doit être coincé aux latrines, à faire sur lui de notre arrivée.

Reprise de ses pensées verbales vers la personne à sa dextre.
_________________
Messire_godefroy
[Sur les remparts du chateau]

Sur les remparts, Godefroy scrutait l'horizon, selon les renseignements rapportés par nos espions infiltrés, deux armées menées par le félon Eusaias approchaient de la ville fortifiée d'Orléans.

Godefroy était en compagnie de Geoffrey, son fidéle ami, combattant comme lui, de faction sur les défenses de la ville.

Une petite troupe de 8 à 10 cavaliers venait de prendre position sur une hauteur face au château. Godefroy reconnu l'étendard d'Eusaias, le félon.

Le faux roi se mit à brailler en gesticulant comme s'il avait attrapé la danse de saint Guy.


Geoffrey, c'est notre invité ! muhahaha ! tu entends ce qu'il hurle, je ne comprends rien....

Ben nan Godefroy, comme toi je ne comprends rien. T'es sur que c'est du François ?

Quelle misère ! Le dépit de ne pas avoir la couronne rend les gens fous. Il ne sait pas ce qui l'attend ! Le combat est perdu d'avance pour lui ! Comment peut il s'obstiner ? Quel âne bâté !...

Mais pourquoi s'obstine-t-il si c''est perdu d'avance. Il n'y aura que morts et souffrances supplémentaires en vain. Pourquoi s'obstine-il donc ainsi ? Sait-il qu'il a perdu ?

Le saurais-tu Geoffrey ?... Le saurais-je à sa place ?...

Godefroy banda son arc en direction du braillard.



Il se ravisa.

Hors de portée...Inutile de gâcher des flèches... Attendons, ils finiront bien par approcher. D'ailleurs il faudra être très prudents. D'après nos informations, il a recruté des mercenaires de la pire espèce, des brigands sans honneur. Ils ont sans doute deja investi la ville dans les bas quartiers en entrant par la ruse.

Godefroy rit bruyamment. Il hurla en guise de réponse...

Eusaias, roi des brigands ! Approche toi un peu que je te transperce le séant !

Geoffrey fendit son visage d'un large sourire.

Oui, viens l'emplumé...
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Godefroy Amaury de Malphètes,
Dufresne
Périgord, Touraine, Alençon, Orléans... Partout où ils étaient passés, Dufresne avait été à la portée de celle qu'il s'était juré de protéger jusqu'au bout. Alternant les jours de voyages, et les rondes bénévoles, qu'il assumait pour vérifier la sécurité de leurs campements, il avait senti monter en lui progressivement ce sentiment de satisfaction implacable. Satisfaction car à chaque nouvelle qu'on lui rapportait, il se félicitait de tant d'attention. Les actes du félon se passaient de tout commentaire. Il ne voyait d'ailleurs pas l'intérêt de se perdre en pensées meurtrières. Rien n'était à ses yeux plus précieux que la volonté de sa matriarche, Leyah. Aussi lorsque Cyprien vint à lui, sur une muraille de laquelle il observait ce qui au final n'était qu'un vulgaire mauvais perdant, s'agiter et brailler comme un enfant capricieux; l'homme de paille répondit immédiatement par l'affirmative.

"Sire Dufresne, la Reyne vous fait demander.
- Très bien, je vous remercie Cyprien. Elle a eu vent du manège qui se passe ici je suppose.
- Je l'en ai informé moi même, mais il y a pire. Elle s'est cassée un ongle je crois."
Cela avait été aussi simple que ça, bien que secrètement Dufresne nourrisse une admiration teintée de crainte envers le serviteur de la marquise, qu'il trouvait foutrement parfait; il se contenta d'un sourire et d'un hochement de tête.

Se dirigeant à grand pas vers sa Reyne, il ne pût retenir un nouveau sourire. Ses pensées allaient toujours vers une mouette désormais bien loin de lui, mais ce qui le faisait sourire en l'instant présent était davantage terre à terre. D'aucun le voyaient comme un larbin, presque comme un domestique. Lui, qualifiait sa dévotion davantage comme une fidélité sans faille, supérieure d'ailleurs à celle de certains vassaux qu'il avait croisé. Et l'idée qu'il allait pouvoir le prouver le réjouissait !

Pénétrant dans la chambrée d'où elle commandait sa troupe, il inclina la tête, puis prit soin de refermer la porte.


"Bonjour Leyah, cet ongle alors ? Cyprien m'a soufflé que ce n'était pas beau à voir..." Le sourire moqueur était de rigueur... Après tout, qu'est-ce qui pouvait entacher sa bonne humeur ?
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Dufresne
Périgord, Touraine, Alençon, Orléans... Partout où ils étaient passés, Dufresne avait été à la portée de celle qu'il s'était juré de protéger jusqu'au bout. Alternant les jours de voyages, et les rondes bénévoles, qu'il assumait pour vérifier la sécurité de leurs campements, il avait senti monter en lui progressivement ce sentiment de satisfaction implacable. Satisfaction car à chaque nouvelle qu'on lui rapportait, il se félicitait de tant d'attention. Les actes du félon se passaient de tout commentaire. Il ne voyait d'ailleurs pas l'intérêt de se perdre en pensées meurtrières. Rien n'était à ses yeux plus précieux que la volonté de sa matriarche, Leyah. Aussi lorsque Cyprien vint à lui, sur une muraille de laquelle il observait ce qui au final n'était qu'un vulgaire mauvais perdant, s'agiter et brailler comme un enfant capricieux; l'homme de paille répondit immédiatement par l'affirmative.

"Sire Dufresne, la Reyne vous fait demander.
- Très bien, je vous remercie Cyprien. Elle a eu vent du manège qui se passe ici je suppose.
- Je l'en ai informé moi même, mais il y a pire. Elle s'est cassée un ongle je crois."
Cela avait été aussi simple que ça, bien que secrètement Dufresne nourrisse une admiration teintée de crainte envers le serviteur de la marquise, qu'il trouvait foutrement parfait; il se contenta d'un sourire et d'un hochement de tête.

Se dirigeant à grand pas vers sa Reyne, il ne pût retenir un nouveau sourire. Ses pensées allaient toujours vers une mouette désormais bien loin de lui, mais ce qui le faisait sourire en l'instant présent était davantage terre à terre. D'aucun le voyaient comme un larbin, presque comme un domestique. Lui, qualifiait sa dévotion davantage comme une fidélité sans faille, supérieure d'ailleurs à celle de certains vassaux qu'il avait croisé. Et l'idée qu'il allait pouvoir le prouver le réjouissait !

Pénétrant dans la chambrée d'où elle commandait sa troupe, il inclina la tête, puis prit soin de refermer la porte.


"Bonjour Leyah, cet ongle alors ? Cyprien m'a soufflé que ce n'était pas beau à voir..." Le sourire moqueur était de rigueur... Après tout, qu'est-ce qui pouvait entacher sa bonne humeur ?
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--Fariboles


On a beau dire on a beau faire, les murailles c'est plus ce que c'était. Le petit peuple au quotidien s'en fiche et ne voit que ses bêtes à nourrir, ses gosses aussi, de façon plus aléatoire vu que ça coûte et rapporte assez peu sauf si on arrive à en vendre une assez tôt... Nombre d'entre eux se faufilent, soudoient les gardes, pour sortir de la ville, la bine sur l'épaule et vont travailler leurs champs. Certains même poussent la curiosité à aller jusqu'aux autres, à ces étendards qui flottent et claquent au gré du vent, troquer quelques denrées, montrer patte blanche pour les jours prochains.

Et comme toute guerre, tout conflit qui se respecte, naissent des vocations subites. Fariboles lui, loin d'être couillu, plutôt couillon pas très instruit, se sent l'âme trouvère devant tant de déploiement de force, de métal et de muscles. Le voilà qui gueule plus qu'il ne chante, les mots de son cru... sont crus, comme les chansons à boire de taverne, et l'absence de pudibonderie de son époque.


Oyé Oyé de vos esgourdes ensaladées

Le règne de l’anguille et de la morue

Le faux roi dessalé,
Au lys écartelé,
Droit de cuissage avait donné,
Au carminé promise goûtée
Bretonne frelatée
Fausse reyne
En fleur fanée…

Pêche à la moule,
Mais ça refoule,
Tierce sous la houle
On batacule
‘tention y’recule

La famille estrugeon
Met tous ses œufs
Dans l’con breton,
Coquins, fripons
Dévergogneux
Au court bouillon.

Mais la consort
Ca la démange
de s'faire paner la tanche;
Y'a p'têt dans l'coin
ancien coquin
Pour lui damer l'conin.

S'il est breton
La vertu s'sera sauve
Et s'il est borgne
pas de guimauve,
Ou bien même chauve
tendance poisson,
Le chouchen aime les saumons
Pour la décoooooonnnnnneeeeeeuuuuuhhhh...


Ah, c'est vrai qu'un peu de poésie dans ce monde de brute, ça change tout. Et le Fariboles sourit de tous ses chicots, imaginant qu'il a esprit et verbe fin, il se voit déjà en haut de l'affiche, adulé et riche... Même qu'il passe dans les rangs, sait-on jamais...

Pour l'artiste M'sieurs Dames...
Vonafred
D'humeur joyeuse allez savoir pourquoi...Les nouvelles de la nuit sans doute.

Le déjeuner fut frugal, l'on se battrait certainement sous peu.
Le Corbeau navré en Conflans arrivait enfin.
Les mauvaises langues prétendaient qu’il avait laissé en la bataille partie de son auguste anatomie et non des moindres...

Vêtu de fer et de mailles, Joyeuses au coté, le Souverain prit place sur les remparts parmi les défenseurs de l'ost d''Orléans.
Que le Tout Puissant lui pardonne son appétence à la guerre...La guerre il la faisait depuis...des années.
Berry, Guyenne, croisades, dératisation diverses et variées...sur terre, sur mer...Par six fois capitaine, cinq fois comte du fier Périgord il devait l'admettre, charger à la tête de son armée l'avait toujours...exalté.

C'est au mur qu'il aperçu le braillard courageux mais point téméraire, c'est à distance que l'Eusaias lui déclama son lai.

Il est des hommes qui à l'heure de mourir cherchent encore à coups de poncifs la sauvegarde de leur douteuse réputation, faire honorable leur triste condition de traitre et parjure.

En tout cas on l'avait mal renseigné, le matamore débitait haut et fort
le braillard était toujours couillu...


Le Roy lui tint à peu près ce langage...
-Mon dieu que je tremble devant vostre imposante stature pauvre héro de mes fesses. Vos exploits guerriers sont à la hauteur du personnage, aussi insignifiants que votre misérable gouaille de vide gousset.

Vos grands discours de paon à l'image de vos actions sont pitoyables, même pas foutu de mener une fronde digne de ce nom. Conflans vous a mis rossée et vous osez paraitre encore ?
Personne ne vous chasse Messer Eusaias, la chasse est noble et requière adresse...Vous, on vous traque tel un malfaisant et l'on vous prendra tôt ou tard, mort ou vif.

Un sourire carnassier.
-Discuter avec vous ? mais de quoi Grand Dieu ?
Vous n'avez nulle parole et nul honneur et ne savez qu'aboyer.
N'espérez aucune grâce pour vos chiots, c''est en chien que vous et vos sbires crèverez, bouche ouverte et langue pendante, le ventre ouvert sur un tas de fumier.

Le temps de s'humecter lèvres et gosier...Un messager en livrée...

Citation:
...Moi, Keridil d'Amahir-Euphor, Duc d'Orléans, invoque mon devoir de Conseil et exhorte sa Majesté à la réponse claire, nette et pensée à l'appel du félon Eusaias de Blanc Combaz. Qu'il pense à son peuple. Qu'il pense au Royaume.
Si l'on me cherche, je serai auprès des soldats.


A la lecture une courte vision...Chevalerie, vœux sacrés, une couronne, le visage bonhomme d'un paysan, des enfants rieurs qui musent dans les champs...
-Par amitié pour le Duc d'Orléans, Je vous accorde toutefois dernière chance de vous amender et de recouvrer le peu de dignité qu'il vous reste encore. Je n'oublie point qu'un jour vous fûtes grand...
Cherchant le Duc Keridil du regard.
-Que le Duc d'Orléans m'en soit témoin...Vous entrerez ici sans armes et en repartirez sain et sauf quelle que soit l'issue de nostre...échange.
Vous voulez nous parler...Je vous attends !


Passant de Corbeau à lionne...

-qu'on m'amène écritoire, parler haut me met en appétit...

Aussitôt dit...
Citation:


    A vous ma Muse...

    Vos ambages tout comme vostre plumage sont apanages et gages de ma rage à vous savoir loin de moi.
    Ma Reyne, il n'est de mots assez forts pour vous le dire, vostre minois nous manque plus que de raison.
    Vostre assignation sera pour moi devoir.

    Sans chouchen mais bientôt sevré d'ichor...

    Louis.


Et de sourire...à la vie...Il était Roy, aymé, craint et souverain il quitterait cette terre quoi qu'il advienne...
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Eusaias
Ahaha tu as de la gueule mais point de courage, il te faut soldats royaux, ban royal et ducal, chevalerie française et les murs du château d’Orléans pour dénier me répondre. Après tu te veux lion… Un rat oui. M’enfin quand je vois que pour toi une fronde se limite à de l’action militaire, je comprends que je ne peux pas trop tant demander.

Pour ce qui est de ma parole et de mon honneur, dois-je te rappeler que tu t’étais engagé à nourrir les soldats royaux au front et que tu as préféré négocié la paix du Périgord contre leur mort ? Dois-je étaler tes autres lâchetés et trahisons ? Non hein ? T’en mourrais de honte…

Pour ce qui est de ma mort, elle sera bien après la tienne, le Très Haut me l’a confié : « Vonafred ne passera pas l’hiver ! » Cela doit être cruel de l’entendre…


Le Balbuzard haussa les épaules pour le reste. A quoi bon tergiverser sur celui qui aavait la plus grosse, quand la France entière vous nommait le « Couillu » et qu’on savait que la plus grosse était bourguigno-bouillonnaise.

Allez cesse de faire claquer tes genoux je vais venir, mais j’aurai mes armes que ça te plaise ou non et oui remercie le gouverneur et le duc d’être là, sinon je pense que pour la moitié du quart du commencement d’un mot de ta part Orléans aurait essuyé tir de bombarde.

Le bourguignon mit pied à terre et regarda ses compagnons avancés jusque là. Pendant qu’il passait une sangle autour de l’écu pour le fixer dans son dos il donna ses consignes. Mettre à feu et à sang Orléans et tous les hameaux et bourgs du coin si l’épée venait à être tirée.

On ne peut pas faire confiance à Vonafred, tout le monde le sait, ils ne savent que trahir dans ces gens là. Mais nous, nous n’avons pas peur de ces gens là, alors je vais me rendre au château et nous verrons bien à quoi il est prêt.

Sourire requin sur le faciès d’oiseau de proie alors que le bourguignon se présentait à la porte.
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