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[Rp fermé] Les macarons de l'Amour. *

Emeline.


Résumé de l'épisode précédent :

Alors qu'Enzo et Gabrielle avait comme projet de célébrer à leur façon leurs dernière journée de service dans l'armée de la ville de Carcassonne, ceux-ci ce retrouvèrent en taverne pour échanger leurs projets de soirée en tête à tête. Tout semblait idyllique et prometteur. Mais malheureusement Emeline en avait décidé autrement, apprenant que des macarons, venus tout droit de Paris, seraient présent eux-aussi, elle s'invita et brisa tout les rêves de notre duo. Enzo assumera-t-il de s'être fait rouler ? Gabrielle pourra-t-elle finir sa nuit ? Emeline mangera-t-elle des macarons ? Vous le saurez en lisant la suite des aventures : Les macarons de l'Amour.





La tierce était passée depuis longtemps et la sexte n'allait pas tarder. Pourtant Emeline était dans un état proche de l'agonie, enfant blessée, battue, seule, et sans grande chance de survie si elle ne trouvait pas rapidement une oreille attentive. Problème numéro un : qui pourrait bien écouter ses peines et lui changer quelque peu les idées sans pour autant qu'elle soit le boulet de la journée ? Ed'? Il était trop loin et elle n'avait aucune envie de ce confier à un parchemin. Gauvin? Oui sans doute, mais il n'avait pas sa pleine confiance pour l'instant. Mordric ? Un dépressif qui en écoute une autre, demain ils seront tout deux pendus à une poutre. Soupir et reniflement alors que quelques larmes furent chassées dans sa main gantée. Hey ! mais attendez ! Gabrielle !

La femme avait toujours écouté Emeline et toutes deux étaient des amies de longue date maintenant. Problème numéro deux : Gab bien que toujours disponible pour la Gamine n'était pas du matin et risquait de ronchonner énormément si elle arrivait comme une fleur derrière sa porte. Une seule solution trouver Enzo, sans doute debout, prendre les macarons promis, trouver Gabrielle et les déguster en bavant problème amoureux et méchanceté des hommes dans ce royaume. Plan parfait, exécution.

Dans un élan de courage, ou une envie subite de ne pas trop laisser le chagrin prendre toute la place de son pauvre cœur, la môme ce redressa et quitta l'auberge ou elle avait dormi. Emeline prit le chemin pour rejoindre l'endroit le plus luxueux et réputé de la ville. Pour cet établissement recevoir les plus grands notables de passage était courant. Enzo, qui aimait exposer son argent et son rang, devait séjourner pas là-bas, sa réputation en prendrait un trop grand coup si cela n'était pas le cas.

Après avoir passée de l'eau d'un abreuvoir sur son visage, elle glissa quelques mèches de ses cheveux derrière son oreille droite et se regarda dans la vitrine d'une boucherie. Pas trop mal, rien de négligé ou de catastrophique. Bon elle avait une tête affreuse et les yeux rouges, ses joues étaient humide et son nez aussi rouge que la viande exposée. Tant pis, avait-elle seulement le choix ? Non ! Quelques minutes de marche encore et elle pénétra dans l'auberge de haute noblesse, la gamine se rendit au comptoir où un homme s'y trouvait et se racla la gorge.


Enzo... Enzo Blackney, est-il encore présent ?

Devant le regard hautain de l'homme, Emeline savait de pas s'être trompée d'endroit. Mais elle ne réagit pas, le coeur n'était pas aux chipotages sur les manières et les qualités de certains services d'aubergiste. Ni sur le comment du pourquoi la politesse avait son importance dans la civilisation d'aujourd'hui. Regarde-moi de haut, après tout je suis toute petite. Sagement, elle attendit une réponse, résignée à trouver Enzo puis Gabrielle.

Un grand brun avec un homme collé au basque et un air condescendant ?

Alors lui, il pouvait être hautain, mais avait tout compris sur Enzo. Emeline ne put s'empêcher de sourire, un peu, pas trop car la vie n'avait rien de drôle, mais malgré tout assez pour que cela se constate l'espace d'un maigre instant. Approuvant d'un hochement de nez maladroit et résigné. Elle fut ravie d'entendre le numéro de la fameuse chambre aux macarons. Oui Enzo était secondaire, les macarons avant tout. Femme déprimée, femme affamée, que voulez-vous. Prenant les escaliers après avoir légèrement relevé ses jupons, elle longea les chambres voyant les numéros défiler. Un, cinq, dix, onze, douze ! C'était là, Emeline ferma les yeux et leva la main formant un poing. Pour les macarons, pour l'amour des délices rond, pour la Durée et pour tous les autres.

TOC, TOC ! Qui est-la ? Ton pire cauchemar... Mais cela je ne me l'imagine même pas.


* Toute ressemblance de titre avec une célèbre série télévisée est désirée.
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Enzo.blackney
    « La raison, c'est l'intelligence en exercice ;
    l'imagination c'est l'intelligence en érection. »

    - Victor Hugo


    - Dans une chambre d’Auberge.


« Toc ! Toc ! »

Deux coups. Deux coups qui font bouger un peu Enzo, mais pas trop. Une Gabrielle à ses côtés. Deux coups qui risquent de se répéter. Deux coups qui l'emmerdent bien, là, le Enzo. Alors il bouge un peu plus, dans un bâillement, et il s'étire un peu. Comme il le peut, c'est qu'elle est là, Elle. Dans la chambre c’est désordre. Des papiers, qui sont étalés au sol, une bouteille qui a été cassée, vide bien entendu, des verres, quelques vêtements dont la chemise d’Enzo, mais surtout ceux de Gabrielle, sont étalés partout, comme s’ils avaient été retirés précipitamment, ou simplement envoyés au sol avec désinvolture. Dans la tête du Blackney ça tambourine un peu, pas beaucoup, mais juste assez pour que ça lui prouve que sa soirée n’a pas du tout été ennuyeuse. De toute manière il n’a pas oublié et un léger sourire s’affiche sur son visage. Une main, celle libre qui n’entoure pas Gabrielle donc, vient se placer dans ses cheveux ébouriffés. Un second bâillement vient sortir de sa bouche tandis que ses yeux se fixent un moment sur le drap qui les recouvre. Tout du moins en partie. Son regard se pose finalement sur Gabrielle, tandis qu’un soupir glisse malgré lui entre ses lèvres et qu’une évidence biologique est là, bien malgré lui. Puis, faudrait pas oublier les bruits qui sont venus cogner la porte il y a plusieurs secondes déjà. Autre soupir, et Enzo bouge encore un peu, ronchonnant quelque peu. Il n’y avait qu’une seule personne pour oser le déranger à cette heure – l’était quelle heure d’ailleurs ? – et il espérait qu’il avait une très bonne raison.

Faut dire qu’Audoin était au courant, plus ou moins, qu’il ne fallait pas trop le déranger, le Enzo, d’ailleurs, fallait jamais le déranger...Mais surtout pas maintenant quoi. Ils avaient décidé de festoyer la fin de l’armée entre eux. À leurs façon. Gabrielle et lui. Macarons, Armagnac, potentiel bain, mais en tout cas certainement un lit, un mur, une table, ou peu importe en fait. Et vu l’état de la chambre, il n’y avait que très peu de doute que ce fut agréable. Tout du moins, Enzo n’avait rien à redire…Un bel échange entre cousins. Et ils avaient eu ce coup de bol monstre qu’Emeline ne vienne pas s’en mêler et réclamer les dits macarons. D’ailleurs, il ne lui en restait plus beaucoup, mais peu importe. Il lui dirait qu’ils les avaient tous mangés et qu’en échange il lui ramènerait une boîte à son premier aller/retour à Paris. Pour acheter le silence et la paix d’Emeline. D’ailleurs il s’était tellement fait avoir la veille, avec les questions de la jeune fille qui s’était invitée sans gêne. Mais finalement, endormie avant, ils avaient pu l’avoir leurs nuit tranquille. Enfin, tranquille… à deux dirons-nous, car il paraît que ce n’était pas si « tranquille que ça… », Mais peu importe. Il s’était fait rouler Enzo dans cette affaire, et même qu’elle avait reussi à le faire rougir la jeune fille ! Alors, oui il lui achèterait une boîte toussa, prendra un faux air désolé et dira des paroles tout aussi fausses, mais qui sonneront vraies aux oreilles de la gamine. Mais là, fallait bien répondre à la porte.


- « J’arrive… »

Regard qui se pose sur Gabrielle alors qu’il repousse un peu le drap. C’est contracté, apparent, ça se sent un peu coincé dans ses braies d’ailleurs, mais il va certainement pas les retirer. Il ronchonne le Blackney, Il avait passé dix jours d'armées, dix jours sans pouvoir LA toucher, ni l'embrasser, limite s’il avait pu la regarder. Et sans boire de surcroit ! Dix jours à se faire chier, à faire des tours de gardes qui n'ont rien servis, puisque la mairie avait été prise, mais qu'en plus ce qu'ils attendaient, surveillaient n'était pas venu. Et voilà que de bonne heure – selon lui – il était réveillé, et avec ça en plus ! Bien érigé, imposé bien malgré lui. Une véritable turgescence.

- « Tu te bouges un peu ? Faut que j’aille répondre paraît-il. Il a intérêt à avoir une bonne raison de venir nous déranger, lui ! »

Oui, Enzo n’a aucun doute. Ça ne peut être qu’être Audoin. Qui d’autre ça pourrait être ? Alors il pousse un peu Gabrielle, puis se décide à se relever, une main allant gratter son épaule gauche, et finalement passant dans ses cheveux. Le pas est lourd et lent, et une main se glisse sur l’excroissance qui semble être bien têtue en ce réveil brutal, tentative vaine de la taire. Un nouveau soupir, alors qu’il se retrouve devant la porte. Tant pis pour la pudeur, Audoin a déjà vu sans aucun doute. Gabrielle a-t-elle remarqué elle ? Baillant une dernière fois, torse nu, braies gonflées, main dans les cheveux, Enzo ouvre la porte…

- « Qu’est-ce qu’il y a ! Vous savez que je déteste être réveillé… »


Sauf que ce n’est pas Audoin

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© JD Alcalnn pour la citation. Création originale de JD Marin. - Début Juin : Disparition d'Enzo -
Gabrielle_blackney
[L’aventure c’est le trésor que l’on découvre à chaque matin*]

Gabrielle faisait une chose rare pour elle. Elle dormait. Insomniaque depuis toujours pensait-elle, elle ne dormait que quelques heures par nuit, et pas toujours bien. Mais là, elle dormait merveilleusement, collée contre un corps masculin qu’elle connaissait bien. Plus que collée, plaquée, encastrée presque, un miracle que lui arrive à dormir et à respirer. Mais peu importait à Gabrielle, elle dormait.

Toc, toc.

Un soupir de déplaisir. Si elle dormait peu, elle détestait par dessus tout se faire réveiller. Elle bougea mollement pour resserrer son étreinte sur le torse d’Enzo. Mais c’était fini pour sa nuit, elle le savait déjà. Surtout que le Normand s’agite. En forme d’ailleurs le grand. Très en forme. Mais on frappe. C’est quoi ces gens sans gêne qui vous réveillent aux aurores ? Enfin, pas aux aurores puisque c’est à peu près à ce moment là qu’ils ont eu du s’endormir. Gabrielle a l’impression qu’elle vient juste de fermer les yeux, c’est peut-être bien le cas. Ou pas. Mais ça n’est pas une raison pour être réveillé de cette manière. Un nouveau soupir, toujours bien calée contre Enzo et sa… son… enfin contre lui quoi.

Un baillement plus tard, elle se souvient qu’elle n’est plus sous une tente du campement militaire, mais dans un lit confortable. La nuit a été agitée. Très. Chacun sa manière de fêter la délivrance après onze jours ennuyeux à mourir, onze jours inutiles, onze jours frustrants. Et les cousins Blackney ont eu une manière plutôt plaisante de festoyer. Gabrielle sourit légèrement. Elle a une pensée fugace pour les occupants des chambres voisines. Et m*erde, si c’était l’aubergiste qui venaient les chasser suite à leurs ébats quelques peu bruyants et peu discrets de la nuit. Ils avaient pas mal bu croit-elle se rappeler, et débarrasser le bureau de ce qui s’y trouvait d’un geste de la main n’avait pas été l’idée la plus silencieuse. Ceci dit, ce bureau avait montré des ressources insoupçonnées par la suite. Enfin là n’est pas le sujet.


Tu te bouges un peu ? Faut que j’aille répondre paraît-il. Il a intérêt à avoir une bonne raison de venir nous déranger, lui !

Gabrielle regarde Enzo et lui sourit quand il la pousse pour se lever. Pendant qu’il va vers la porte, elle s’étire et baille. Elle le regarde et sourit en coin en le voyant ouvrir la porte mal réveillé. Vu son allure, il doit penser que c’est Audoin, sinon, il n’aurait jamais ouvert comme ça. Gabrielle se redresse dans le lit, complètement nue, le drap à ses pieds. Elle jette un œil dans la chambre. Pire que ce qu’elle pensait. Enfin, rien de grave non plus, juste du désordre, vestige d’une nuit un peu mouvementée.
Gabrielle soupire et se dit que si Audoin voit ça, il va encore penser qu’elle débauche son précieux maitre. En même temps, peu lui importe les sentiments du garde à son égard.
Vu l’état de la chambre, ça ne serait pas plus mal que ça ne soit pas l’aubergiste, sinon ça allait faire un drame pour pas grand chose.
Or, quand on réveillait Gabrielle, elle était d’une humeur massacrante et absolument pas patiente. Donc qui que ce fut, il avait intérêt à avoir une bonne raison, à être bref et à ne pas chercher les embrouilles.

Qu’est-ce qu’il y a ! Vous savez que je déteste être réveillé…

Aimable aussi le Enzo quand on le réveille « tôt ».
Sauf que vu sa tête, c’est pas tout à fait la personne attendue derrière cette porte.
Et m*erde !


*Jacques Brel
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Emeline.
    -Le Démon, dans ma chambre haute,
    Ce matin est venu me voir,
    Et, tâchant à me prendre en faute,
    Me dit : " Je voudrais bien savoir...- *



Lorsque la porte s'ouvrit sur une chambre devenue remplaçante de Capharnaüm, Emeline n'était pas spécialement concentrée sur ce qui ce déroulait sous son nez aquilin. Elle se rendit simplement compte que la porte de bois s'était ouverte et qu'entre celle-ci et la silhouette massive d'un homme régnait un champs de guerre : où désolation et combat acharné furent les maîtres mots de la soirée. Fronçant les sourcils, la gamine chercha à relever ses yeux rougit vers l'auteur de ce désastre pour le questionner du regard. Avait-il été attaqué ? Elle n'avait pas particulièrement d'attache avec le noblieau, le considérant sans haine ou amitié comme un être étant parfois sur le même chemin et continuant sa route sans plus de manières.

Alors la gamine quitta la vision de la chambre pour chercher les sinoples qu'elle avait déjà examinés longuement, mais en cours de route un évènement inattendu survenu et le regard triste et sombre de la môme se changea en deux billes rondes et stupéfaites. Attendez là ?! Elle regardait Enzo droit dans les yeux lorsque ses pupilles descendirent pour observer le torse nu devant-elle, la naissance de son intimité et ses braies. Car, oui c'est au niveau des braies qu'il y avait un sérieux problème, figurez vous. Les lèvres rosées parsemées de rouge sang s'écartèrent certainement pour formuler un mot, une phrase, une exclamation. Mais aucun mot ne fut prononcer et la gamine secoua ses boucles brunes.

Non seulement il était a moitié nu devant-elle, mais pour compliquer, le tout n'était pas détendu -si vous me permettez, le jeu de mot.-. Emeline n'avait pas trente-six choix et fit faire demi-tour à ses pupilles pour ce contenter de regarder les sinoples et uniquement les sinoples. Joues légèrement rouges, gêne se lisant sur son visage, elle referma la bouche d'un coup et pinça ses lèvres. Et maintenant ? Partir en courant aurait provoqué le rire du Blackney, ne rien dire pouvait durer encore un moment et répondre demandait un brin de réflexion. Restait qu'à trouver un truc à dire, d'intelligent si possible, et permettant à la petite de réclamer son dû, d'accord, mais quoi ?


Je voudrais bien savoir...

Stop ! Des voix ?! Oh au nom de Dieu ! Sans attendre elle posa ses deux mains sur les épaules de l'homme et le força à reculer dans la chambre, d'un coup de botte claquant le bois derrière elle. Soupir de soulagement avant de regarder Enzo, ne remarquant toujours pas la femme nue sur son lit, bien entendu. Il était malade lui ou quoi ? Que penseront les gens à le voir lui, fièrement dressé avec elle fièrement rouge. Crétin ! Secouant la tête, elle leva le doigt voulant lui faire une leçon lorsque le lit attira son attention.

Tiens une femme....

Retour à Enzo et son état éloquent, soupir avant de curieusement lancer un nouveau coup d'oeil aux braies. Mais bon sang ! Regard qui remonte le long de sa cicatrise et termine à nouveau sa course dans ses sinoples qu'elle zyeute de long instant, cherchant un échappatoire à ce désastre. Deux petites mains posées sur cette peau chaude et enfonçant ses ongles légèrement dans les muscles de ses épaules. N'y voyons aucun désir, aucun acte peu Aristotélicien, une peur effrayante d'être attrapée et pointée du doigt comme étant la ''Nouvelle catin du Blackney''. Elle ne pouvait se permettre ce 'luxe' et ne voulait pas le moins du monde que ce petit incident remonte aux oreilles de son père, de son fiancé ou de n'importe qui ayant le droit de l'abandonner une nouvelle fois. Alors ses mains ne bougent pas, sa tête s'abaisse pour respirer un grand coup. Cela aurait pu être comique, mais non ! Dans quelques années possiblement, mais aujourd'hui absolument pas. Ne pas baisser la tête, retour aux yeux, oui les yeux ! C'est moins... gênant ?

Tiens une femme....nue.

Oh Ventre-Dieu, il y avait une femme nue sur le lit ! Emeline refit le coup des deux gros yeux fixant à nouveau les sinoples. Oh corne de bouc, pourquoi donc cela devait-il lui arriver à elle ? Pourquoi maintenant et pourquoi Enzo avait une femme nue dans son lit d'abord ? Puis pourquoi ouvrait-il la porte pour l'inviter à entrer. Crétin, crétin ! Enfin techniquement c'était elle qui était entrée, d'accord. Mais elle n'allait pas laisser des gens convenables la voir en compagnie dénudée et excitée sans réagir. Si ? NON ! Ongles enfoncés plus encore, n'osant même plus fixer le lit, ni les braies, encore moins l'état de la chambre. Elle regardait Enzo, uniquement Enzo, les sinoples, effrayée priant pour qu'il la sorte de cet enfer. Parce que pour lui et pour elle, il n'y avait que cela à faire sortir de cette mauvaise pièce de théâtre. Courageuse, ou curieuse, intriguée ou téméraire. Emeline fini par tourner la tête à nouveau vers le lit, des jambes, une motte – de terre- ,un ventre, des collines, un cou et... La Môme du faire mal à Enzo, car ses ongles s'enfoncèrent et elle s'agrippa à lui gardant cependant une certaine distance de son corps. Rêvait-elle ?Pourtant sur le lit, se tenait bien...


Gabrielle ?!?!?!






*Charles Baudelaire / Tout entière.

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Gabrielle_blackney
[Pour vivre heureux, vivons cachés*]

Oh... F*uck! F*uck**! Finalement l’aubergiste ça n’aurait pas été plus mal, au moins pas d’explication à donner. Soyons clairs, Gabrielle se contrefiche qu’Emeline la voit toute nue, ça n’est pas une première, et elle n’est pas pudique. Non, là le souci, c’est le lieu. Elle pourrait bien être habillée que se retrouver dans le lit d’Enzo face à Emeline serait tout aussi problématique. La jeune fille n’est pas au courant de la nature de leur relation. Avec un autre, ça n’aurait eu aucune importance, Gabrielle n’est pas vertueuse et n’a jamais prétendue l’être. Mais là, il s’agit d’Enzo tout de même. Même nom, même sang. Problème.

Gabrielle regarde Emeline qui s’accroche à Enzo et qui la fixe avec de grands yeux ronds. Pour ne pas aggraver la situation, elle jette un œil rapide. Sa chemise ? Trop loin. Ses braies ? Idem. Le drap ? Elle n’a pas de moyen décent de le récupérer. Alors Gabrielle ramène ses jambes devant elle, contre sa poitrine, genoux pliés et pied collés.
Elle ne lâche pas du regard la gamine qui s’agrippe à un Enzo à moitié nu et dans une forme matinale bien naturelle après tout. Elle n’y est même pas pour quelque chose et ne pourra de toute façon pas en profiter vu l’encombrante présence de la gamine.

Bon, dire quelque chose histoire de réchauffer l’ambiance, ou de la refroidir suivant le point de vue. Le problème c’est que Gabrielle, si elle aime bien Emeline, n’est que très moyennement ravie de la voir se pointer à cette heure indue, et dans cette chambre de surcroit. Et puis qu’est-ce qu’elle foutait dans la chambre d’Enzo à s’accrocher à lui comme si sa vie en dépendait ? Et lui, il était obligée de la faire rentrer ? Il est quand même grand et musclé, non ? Il aurait pu la maintenir dehors. Gabrielle soupire en les regardant tous les deux. Elle a pas l’air con, elle, maintenant.
Elle dit quoi ? « Salut Emeline, sympa que tu sois passée et que tu me trouves à poil dans le lit de mon cousin qui b… et avec qui j’ai passé une folle nuit » ? Ou « C’est pas du tout ce que tu crois ? » ? Ou Encore « Tu vas rire, mais je crois que je me suis trompée de chambre » ? Non mais sérieusement, qu’est-ce qu’on peut dire d’intelligent dans une situation aussi délicate ?
Il va bien falloir qu’elle parle là. Et puis m*erde, après tout, c’est Emeline qui n’a rien à faire là, pas elle. Enfin, ça se défend quoi.

Oh ! Emeline... Tu t’ennuyais sans nous et tu as décidé de venir nous dire bonjour ?

Moui. Elle n'a pas pris son ton le plus aimable. Mais pas le plus agressif non plus. Neutre avec une pointe d'agacement dirons nous. C’est qu’au dernier moment, elle s’est souvenue que le fiancé d’Emeline était parti casser du brigand la veille. Elle va éviter de trop la secouer quand-même.
Gabrielle s’étire en baillant et se rappelle juste à temps qu’elle n’est pas plus couverte qu’il y a une minute et que ça serait bien d’éviter de trop bouger.

Bon, et maintenant ? On lui file des macarons pour l'occuper la gamine et elle déguerpit . C’est bien ça comme plan. Et après… Gabrielle sourit à Enzo. Après on se recouche, et on prend le temps de se réveiller correctement, on s’embrasse, on caresse les cheveux du Normand pour qu’il se rendorme, on le regarde dormir quelques minutes avec un regard amoureux qu’il ne verra jamais et qu’il ne doit pas voir, on soupire en se disant qu’il faut profiter de ce précieux moment, on enlève doucement ses bras et on quitte le lit pour aller s’habiller en silence et quitter la chambre sans bruit. C’est comme ça que les choses devraient se passer.
Gabrielle regarde Emeline et soupire. Mais une autre en a décidé autrement. A sa décharge, elle ne pouvait pas savoir. Mais n’empêche, Gabrielle ne peut s’empêcher de la fixer d’un œil sombre.
Un soupir. Encore un. Et une dernière tentative pour accélérer les choses, qu’elle sorte et que la porte se referme sur leur tranquillité.


Tu voulais quelque chose ?

*Jean-Pierre Claris de Florian
**Oh… M*erde !M*erde ! (Charles dans le film 4 mariages et un enterrement)

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Enzo.blackney
Situation désagréable. Enzo, est là devant une Emeline qui semble tout aussi choquée que lui. Ou tout du moins, un sentiment qui fait arrondir les yeux. Le Blackney lui pourrait pratiquement rougir. Même que dans un instant de panique il a presque refermé la porte sur la jeune fille. Le corps crispé, il se sent regardé, et il n’aime pas. Puis, c’est que c’est gênant ! Le jeune homme déglutit, formulant à peine un « oh » de surprise. Que faisait-elle là, et comment avait-elle bien pu trouver sa chambre ? Il allait devoir trouver une solution pour que cela n’arrive plus jamais, mais pour l’instant, il était impossible pour le jeune homme de penser correctement. Emeline rougissant, et lui, dans un état second, se détachant de l’angoisse qui le perturbe soudainement. Il devrait refermer la porte et la laisser là, en plan. L’abandonner en espérant que ce n’est qu’un cauchemar. C’est que je vous rappelle Enzo est pudique, et que la jeune femme vient de voir la forme de son anatomie dans les braies, bien gonflée, car elle n’a malheureusement aucune gêne. C’est mécanique, et il ne peut rien y faire, c’est ça le plus désagréable finalement. Et Enzo de rester silencieux, à ne rien dire, écoutant distraitement le début de paroles d’Emeline quand soudainement il sent deux mains se déposer sur ses épaules et le forcer à reculer. Il aurait pu la retenir dehors, mais il n’en fit rien. Pourquoi ? C’est qu’il ne sait pas très bien en fait. Ses muscles sont crispés, sa respiration saccadée et son cœur palpite à vive allure. La porte a été refermée, et c’est le son du claquement qui ramena le jeune homme à la scène qui se produisait. Érection. Emeline. Gabrielle. Lit. Chambre. Défection.

- « Non…! »

Ouais, bah c’est qu’il est trop tard mon gars, car elle vient déjà de remarquer la présence de quelqu’un d’autre dans la chambre. Un soupir se dégage des lèvres du Blackney. Et pis pourquoi elle avait levé le doigt vers lui ? C’est qu’il ne se sentait pas du tout à l’aise, lui, de la voir débarquer comme ça, et soudainement. Et que cette protubérance il ne l’avait pas choisit, et espérait bien ne la montrer qu’à une seule personne – et même ! Celle qui se trouvait sans son lit. Nue. Actuellement. Défection. Mais pourquoi était-il allé répondre, et comment Emeline avait trouvé auberge et chambre ? Et pourquoi était-elle là, et surtout pourquoi être venu le voir Lui ! Et c’est qu’elle redescend le regard celle-là ! S’il n’était pas toujours angoissé par l’état dans lequel il s’est mit, sans doute qu’Emeline aurait reçu une baffe. Une baffe qui aurait exprimé autant son angoisse que son désir de la voir quitter la chambre immédiatement. Léger regard vers Gabrielle. Que doit-il faire en fait ? Il n’est pas certain. Emeline doit juste quitter la chambre, maintenant, oui, voilà, avant que la situation dégénère, avant que sa respiration s’arrête et le laisse solitaire dans sa névrose et sa pudeur.


- « Je…»


Enzo. T’es vraiment un crétin. Mais ça n’est pas nouveau, alors on te pardonnera peut-être. Pourquoi était-elle rentrée, pourquoi s’était-il laissé pousser ? Pourquoi n’avait-il pas claqué la porte dès la vision d’Emeline ? Des questions qui n’auraient pas de réponse. Cette tension, il la sent, elle est palpable, et Enzo de tenter de cacher la présence de Gabrielle dans son lit, mais ça n’est guère possible. Et puis c’est qu’elle s’accroche à lui, la gamine ! Les mains du Blackney se dépose alors sur les épaules d’Emeline qui enfonce alors ses ongles dans sa peau, ce qui fit grimacer le jeune homme, et qui même s’il en avait connu des pires, n’appréciaient pas du tout la sensation. Tout se chamboule, des gouttes de sueurs perlent le front du jeune homme, des tremblements habitent ses membres, la panique s’installe et prend possession du corps et de l’esprit. Il entend plus ou moins la voix de Gabrielle, alors qu’il repousse la jeune fille, trouvant un reste de raison pour prendre sa chemise et l’envoyer à sa chère cousine, mais qui était bien plus que ça, finalement. Il déglutit, cherchant à se sortir de cette problématique qui le rendait plus nerveux, et faisait installer sur ses joues une rougeur qu’il n’avait pas encore exprimée. Putain ! Quel réveil atroce ! Et comment Gabrielle pouvait être si reposée. Ou peut-être que les apparences étaient trompeuses. De toute manière, le Blackney était égocentrique, et pensait plus à son malaise dût cette gibbosité qu’au reste…

- « Mais… qu’est-ce que tu fous là ! »

Regardant Emeline, et reculant de quelques pas, ne sachant pas du tout où se mettre. Regard vers Gabrielle de nouveau. Mais pourquoi s’était-il levé d’abord ? Il n’aurait jamais dû répondre à la porte. Dans quelle situation s’était-il fourré, et maintenant, quelles déductions allaient prendre Emeline sur la présence de Gab nue dans sa chambre alors qu’il avait le muscle bien réveillé et une chambre en désordre ! Scandale...


- « M*rde »

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© JD Alcalnn pour la citation. Création originale de JD Marin. - Début Juin : Disparition d'Enzo -
Emeline.
Son esprit était embrouillée et Emeline bien que normalement mentalement active, eu l'impression que toutes les informations ne souhaitaient par rejoindre son cerveau et ainsi faire agir son corps. Battement de cils de plus en plus fort comme pour aérer tout ce foutoirs et ainsi ne plus suffoquer. Car elle suffoquait intérieurement de cette situation désastreuse. L'air ne semblait plus prendre ses poumons et elle dû fermer les yeux pour masser ses tempes et calmer le rythme fou de son coeur. Bon sang ! Pourquoi donc étaient-ils tout les deux dans tel position ? Bien entendu Emeline imaginait bien qu'un truc louche ce tramait entre ceux deux là, mais ils ne pouvaient pas ce cacher un peu mieux ? défection quoi ! Ne sachant plus trop ou poser le regard elle décida que les vêtements du fond de la pièce étaient parfait pour cacher un éventuel malaise et connecter son esprit sur quelques choses de moins.... Déplaisant.

Bon donc c'était officiel Enzo et Gabrielle n'étaient pas que cousins et même si Emeline avait de sérieux doutes au vu des paroles de son amie, des quelques regards qu'il s'échangeaient et j'en passe et des meilleurs, elle appréciait son statut de personne extérieur pouvant ce moquer de leurs vies privés et s'en ficher éperdument de ce qu'ils étaient capable de faire loin des regards. A présent elle passait de personne extérieur à personnes intérieur et cela ne lui plaisait pas du tout ! Mais alors vraiment pas à la môme. Pliant les genoux elle ce laissa tomber sur le sol dos au mur et tendit les jambes lançant un regard aux couples mordillant ses lèvres.


Que dire....


Gabrielle fut la première à s'exprimer suivit de près par Enzo et elle les regarda dans un rire nerveux. Mais un rire réel, elle rit à gorge déployer et posa l'arrière de son crâne contre le mur. Secouant la tête elle posa une main sur son ventre, certaine qu'ils ne croirons point la vérité. Alors elle rit pendant de longue minutes ou du moins ce qui lui semblait de longue minutes et puis séchant une larme de rire, la petite secoua la tête.


Je peux me joindre à vous ?Coup d'oeil à Enzo, lui semble prêt en tout les cas et clin d'œil complice, généralement Enzo était pour Emeline : '' Le mec du fond'', mais elle ne pouvait résister à l'envie de détendre la situation. Ce tournant vers Gabrielle elle haussa les épaules et répondit :

Gen est partis. Comme-ci cela expliquait tout, comme si son amie pourrait ainsi faire le lien entre la chambre, les macarons, son projet de la réveiller et de discuter. Logiquement non, mais elle n'avait pas envie de trop en dire devant un autre homme. Les hommes c'est lâche, les hommes c'est fourbe et puis surtout les hommes veulent toujours avoir raison.

Et vous que faites-vous tout les deux ? Sauf...de l'entrainement j'entends.
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Gabrielle_blackney
[This is a man's world, this is a man's world
But it wouldn't be nothing, nothing without a woman or a girl*]


Gabrielle attrape la chemise qu’Enzo lui envoie. La sienne à lui… Enfin, c’est sa chambre, il en a d’autres s’il veut se couvrir. Parce que c’est encore ça qui cacherait le mieux ce qu’il ne veut pas dévoiler. Mais elle se doute qu’il ne doit même pas y penser, gêné qu’il est de la situation. Plus que gêné même, angoissé, paniqué. Elle l’enfile pendant qu’Emeline part d’un rire nerveux. Trop grande, trop décolletée la chemise, mais longue, au moins ça lui cache les fesses. Elle allonge les jambes devant elle et tire bien le tissu pour couvrir ce qu’elle peut. Pas vraiment pour elle, mais pour Enzo et Emeline qui ont l’air de ne pas du tout goûter au comique de la situation.

Gen est parti.

Gabrielle le savait, c’est ce qui était prévu. Mais là, elle en a confirmation.

Et vous que faites-vous tout les deux ? Sauf...de l'entrainement j'entends.

Elle regarde Emeline.

On dormait, Emeline.

Quoi d’autre ? Gabrielle ne va pas s’expliquer sur sa relation avec Enzo ici et maintenant. Et puis expliquer quoi d’abord ? Elle est peut-être un peu naïve, Emeline, mais elle est loin d’être idiote. La situation est claire. Elle a compris. Elle ne sait pas tout certes, mais bien assez. Quoique si elle connecte toutes les informations qu’elle a, elle en sait beaucoup en fait la gamine, bien trop. Mais Gabrielle a confiance, Emeline se taiera. La jeune femme soupire.

On dormait et tu nous as réveillés. Mais ça n’est pas bien grave.

Gabrielle regarde Enzo et lui fait un petit sourire. Elle ne va pas partir Emeline, elle a besoin de parler sûrement, sinon pourquoi elle serait là. Ah bah oui, tiens, pourquoi ? Non, parce qu’une personne sensée n’aurait pas l’idée d’aller confier ses malheurs à Enzo. Et qu’elle, et bien, elle n’est là que parce que… heu… Enfin, disons qu’elle est là parce que le Normand avait envie de s’amuser un peu. Mais ça n’est pas sa chambre et personne ne savait qu’elle y avait passé la nuit. Qu’est-ce qu’elle fait là alors, Emeline ? Peu importe finalement. Elle est là. Enzo aussi, debout comme un con avec les braies prêtes à exploser et elle, à moitié nue dans une couche qui lui est interdite. Il va bien falloir faire avec tout ça.
Nouveau regard à Enzo. C’est qu’elle le voit rarement au réveil, jamais même. Elle est toujours partie avant. Il est charmant comme ça avec ses cheveux en pétard, son air coincé et si peu de vêtements… Gabrielle repose ses yeux sur Emeline.


Il est parti donc… Tu veux en parler ?


Bah oui, tant qu’à être là, faisons comme si la situation était parfaitement normale et naturelle. Parlons. Et puis si elle discute avec Emeline, ça permettra peut-être à Enzo de se détendre un peu. Et ça lui permettra à elle d’oublier qu’elle lui collerait bien un baiser vassalique au cousin, qu’est-ce qu’il est beau le matin au réveil bordel !
Gabrielle enchaine sans même laisser à Emeline le temps de répondre.


Tu sais, Emeline, les hommes ne sont pas comme nous. Ils passent leur temps à fuir, avec d’autres femmes, dans la politique, dans la guerre, dans n’importe quoi… Mais je ne sais pas bien pourquoi en fait. L’ennui ? La lâcheté ? Autre chose ? Va savoir…

Gabrielle évite de regarder Enzo. Non que son petit discours lui soit adressé, mais il serait bien capable de prendre ça pour lui et de se vexer. Pourtant, il est moins lâche que beaucoup. Etre prêt à affronter son père pour elle, ça demande du courage, et un peu d’inconscience aussi. Ce qui revient au même. Elle évite cependant de se poser la question du pourquoi il ferait ça. Parce que ça ouvre la porte à des tas de questions sans réponses. Elle concentre son regard bleu sombre sur Emeline.

Il a peut-être besoin de s’éloigner pour se rendre compte qu’il tient à toi et que tu es vraiment importante. Même si ça n’est pas le meilleur moment… Mais tu sais où il est, vous vous écrirez et il reviendra.


Gabrielle sourit à Emeline. Elle n’est pas vraiment la meilleure pour donner des conseils vu sa situation. Secrêtement amoureuse d’un cousin qui ne l’aime pas. On a vu plus réussi. Gabrielle a un goût atroce pour les hommes. Mais est-ce qu’on choisit vraiment ? Elle détache ses yeux d’Emeline et regarde Enzo. Si seulement. Oui, si seulement on choisissait, ça serait tellement plus facile et moins douloureux.

*C’est un monde d’hommes, c’est un monde d’hommes
Mais il ne serait rien, rien sans une femme ou une fille
(James Brown)

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