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Info:
La fugue d'Elfry, quand elle a 12 ans et que sa soeur l'oublie tout le temps.

[RP] Une fiole ébréchée qui fuit !

Elfry
[La fugue d'Elfry durera environ 10 jours, elle fugue le 6 juin donc elle devrait être retrouvée ou revenir vers le 15 - 16 juin. Ce rp est ouvert à tous avec grand plaisir !]


{Le 6 juin 1460, à l'hôtel des sirènes à Epinal.}

Le soleil vint caresser une jolie tête toute ébouriffée et aussitôt deux yeux s'ouvrirent. Hésitante, la petite fêlée se glissa au sol et alla entrouvrir la porte, elle écouta attentivement. Pas de bousculade, pas d'ordres assénés, pas de Didil empressée...
Elle qui avait pensé que ce matin on la tirerait de force de son lit, qu'on l'accoutrerait de sa plus jolie robe pour la trainer à la cérémonie de son horrible frère, elle était désappointée... Elle ne comprendrait décidément jamais les grands !
Oui elle avait dit qu'elle ne s'approcherait pas de Beren, ce méchant frère qui voulait la vendre ou l'enfermer dans un couvent, et qu'il pouvait bien allait se faire pendre qu'elle s'en moquait. Mais elle n'avait pas imaginé qu'on lui obéirait et puis elle se réjouissait tout de même de revoir son tonton Clad et ses genoux si confortables.

Pour en avoir le coeur net, elle se risqua jusqu'aux cuisines. En chemin, elle avait remarqué à travers les persiennes qu'aucun carrosse n'attendait dehors.
Elle s'adressa au commis des cuisines qu'elle aimait tant taquiner... Mais cette fois, sa voix exprimait presque de la colère.


Où est ma soeur ? Répond vite où je dis aux fantômes de venir te hanter cette nuit !

Le pauvre commis s'empressa d'obéir : Elle est pa'ti, mamzelle ! Chez vot'frere pour sa noblesse là !

La petite fêlée se laissa tomber sur un banc, Didil l'avait oubliée, pour la seconde fois cette semaine... D'abord au couronnement du Duc de Lorraine, Noa de Valfrey, le fiancé de Didil et futur beau-frère d'Elfry, du coup.
Une fois admettons, mais deux fois... Pourtant ils avaient promis Didil et Noa que cela ne changerait rien pour elle et qu'ils s'occuperaient toujours d'elle, même mariés ! Cela commençait bien !

Didil aussi l'abandonnait comme son frère avant elle, comme sa maman et comme son papa.
Sous les yeux inquiets des domestiques, Elfry resta là prostrée pendant de longues minutes, ce qui n'était guère usuel de la plus jeune des fioles.
Ils n'osèrent pas l'importuner.
Subitement la petiote se redressa et fila dans sa chambre. Elle se mit à trier ses affaires et à enfourner certaines dans plusieurs besaces de cuir.
Quelques minutes plus tard elle sortait en trombe de l'hôtel si particuliers, se dirigeant vers l'écurie. Elle revint puis retourna à l'écurie, deux fois, à chaque fois chargée d'un nouveau sac.
Anxieux, les domestiques regardèrent Elfry s'engager dans la rue, au galop, sur sa magnifique jument. Ils hésitèrent et se concertèrent. Elfry bénéficiait d'une certaine liberté de mouvement mais ils sentaient que ce n'était pas comme d'habitude. Devaient-ils faire prévenir mam'zelle Idril qui avait prévenu qu'elle serait absente plusieurs jours ?

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Idril_de_sparte
[le 7 juin 1460, à Epinal, après une nuit blanche et des heures de recherches]

Idril était désemparée, elle avait arpenté Epinal dans tous les sens sans le moindre résultat. Les yeux rougit et bouffit de trop pleurer, elle se résigna à afficher un avis de recherche.
Les idées confuses, l'esprit embrouillé, elle avait tenté de faire au plus simple et précis.




L'affiche en place, la brunette eu du mal à quitter la place, craignant qu'un passant sache où se trouvait son trésor de petite soeur.
Le coeur gros elle finit pourtant pas retourner dans cette demeure bien vide sans Elfry.

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Elfry
{Sur la route, puis au Manoir de Clémery, Chez Elendra d'Acoma, le 6 juin au soir.}

Deux fois... C'était la seconde fois que sa grande soeur l'oubliait, l'abandonnait...
Son monde s'écroulait autour d'elle, son monde qui s’accrochait à sa soeur, à son amour, sa constante attention, sa grande soeur qui était toute sa famille désormais.
Elfry avait craqué, c'était trop, elle avait pris quelques bagages, et au galop avait quitté l'hôtel des sirènes, son bonheur broyé. Dragonne avait ressenti le désarroi de sa cavalière, elle avait offert toute sa puissance pour que le vent sifflant chasse les sombres pensées d'Elfry, que l'ivresse de la vitesse la gagne.

A force de galoper, sans but, toutes les deux finirent par s'épuiser. Elfry mena Dragonne par la bride vers un ruisseau, elle la laissa prendre un peu de repos, tandis qu'elle se coinçait contre un arbre, pour s'apitoyer sur elle-même. Le contact rugueux de l'écorce lui fit du bien, elle posa ses mains sur le tronc de l'arbre centenaire, puis son front, cherchant à se ressourcer.
Ses idées s'éclaircirent, et elle prit conscience de la précarité de sa situation : fuguer certes, mais il lui fallait un point de chute. Elle ne pouvait pas se perdre dans les bois, c'était bien trop dangereux.

Elle réfléchit, où pourrait-elle chercher refuge ?
Et l'évidence se fit : chez son amie ! Elle savait où résider Elendra. Elle songea que sa maman aussi venait de s'envoler et qu'elles pourraient se consoler mutuellement.

Dragonne la mena d'un bon pas à bon port.
Elfry sauta au sol, et tenant toujours la bride d'une main, martela la porte avec la poignée forgée.

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Elendra
Ici à la maison, c'était un peu silence depuis quelques jours...

Même que moi je sors même plus de la maison et je reste dans ma chambre et je fais pas grand chose, mais j'ai pas l'impression que je passe plein de temps à rien faire... Moi j'attend... Il parait que je vais revoir maman bientôt, parce qu'on va lui faire des derniers adieux.

Mais moi j'ai peur... Parce que Elfry a dit que les mamans quand elles s'envolent, leur corps il s'envole pas et ça c'est bizarre... Parce que on dirait que maman fait dodo, mais elle se réveille jamais même si je la secoue ou que je cri ou que je lui parle. Et ça ça me fait de la peine, parce que ma maman elle m'écoute plus... Mais moi je vais continuer à lui parler! Toujours! Et tant pis si elle m'entend pas!

D'ailleurs, j'étais couchée, par terre sur le planché, les jambes en l'air, appuyées contre le mur et je parlais.


J'ai écris au recteur moi il y a un moment et il m'a dit que j'étais acceptée au Collège de Saint-Louis de France en France. Et ça va commencer à la mi-juin et il va m'envoyer une invitation officielle que moi j'attend encore...

Et aussi...


Je m'arrête alors, relève un peu la tête.

J'avais entendu du bruit! À la porte!

Peut-être que c'était maman qui revenait?! Parce qu'elle faisait juste dormir beaucoup?!

Alors je me lève et je cours vers la porte, l'ouvrant aussitôt!

Mais c'est pas maman... C'est Elfry... J'affiche alors une petite mine un peu déçue, pas parce que j'aime pas Elfry, mais parce que je m'attendais un peu à voir maman...


Coucou...

Je lui souris faiblement. Elfry elle sait c'est où que ça fait mal quand une maman s'envole, alors je pense que c'est pas grave et que elle sera pas fâchée si je saute pas de joie aujourd'hui. Je sais plus trop quoi dire alors je reste un peu silencieuse. Elfry va bien m'expliquer pourquoi elle vient me visiter...
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Elfry
Elle voit son amie qui lui ouvre la porte et son coeur se serre encore plus.

Coucou Elendra. Je suis désolée de te déranger, mais j'ai besoin de ton aide. Tu pourrais m'héberger ? Et surtout ne dire à personne que je suis chez toi ?

Elfry était gênée de demander cela à son amie, surtout dans la situation dans laquelle elle se trouvait.

Je ne souhaite pas t'ennuyer, si ce n'est pas possible, je comprendrai ! Je peux faire quelque chose pour toi ?


Elle avait ajouté ces derniers mots d'une toute petite voix.

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Elendra
Je reste silencieuse et j'écoute Elfry.

Habituellement, je l'aurais déjà bombardée de question, commenté sa robe et lui aurait raconté la moitié de ma journée et/ou lui aurait expliqué que j'allais justement lui écrire ou aller la voir bientôt pour telle, telle raison. Or aujourd'hui je n'avais pas de question à lui poser et je n'avais pas vraiment eu de raison de sortir de chez moi.

Je l'écoute néanmoins avec attention, malgré mon silence inhabituel.


Coucou Elendra. Je suis désolée de te déranger, mais j'ai besoin de ton aide.

Elle ne me dérangeait pas... En fait, je ne faisais rien, ou presque...

Tu pourrais m'héberger ?

Pourquoi pas. Je hoche donc la tête, ne me posant pas plus de questions que ça, et ne lui en posant pas plus que ça non plus. L'intérêt de tout savoir s'était visiblement envolée avec ma maman.

Et surtout ne dire à personne que je suis chez toi ?

Je hoche la tête de nouveau. Ça fais des jours (je ne sais même plus combien) que je ne sors plus, même pas pour acheter une miche de pain, ni même pour trouver de la confiture de mirabelle. Je vide tranquillement le garde manger, redoutant le jour où je vais devoir sortir pour le renflouer.

Je referme la porte derrière mon amie, qui trouvera sans doute son séjour ici, long... Dans tout ce silence qui pèse sur ma maison, habituellement si mouvementée! D'ailleurs, si j'avais été Elfry, ce n'est pas ici que je serais venue demander l'asile. Mais bon...

Je ne souhaite pas t'ennuyer, si ce n'est pas possible, je comprendrai ! Je peux faire quelque chose pour toi ?

Je la regarde un moment, respire tranquillement.


J'ai faim, un peu... Je crois...

Elle doit bien avoir quelque chose dans son sac. Mais si elle a rien, c'est pas grave, j'ai pas si faim que ça. C'est juste parce que j'avais pas trop d'autre idée. Et puis c'est elle qui vient me demander un service, pas le contraire. Et Elfry des fois, elle a des pâtes de fruits et nous on en a jamais ici, donc...
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Elfry
{Le bonheur c'est simple... comme une pâte de fruit, enfin presque...}

Elfry se tortille ses petites mains, faute de savoir quoi en faire.
Elle voudrait serrer Elendra très fort, elle voudrait la consoler, trouver des mots magiques, avoir le pouvoir de faire revenir Lavania...
Elle se souvient que rien ne pouvait la consoler, aucun mot n'avait le pouvoir de la soulager, aucune marque de tendresse ne pouvait refermer la blessure dans son coeur, quand maman est partie au paradis solaire.
Alors, elle ne fait rien, elle ose à peine parler, elle tortille juste ses mains.

Elle entre quand Elendra l'y autorise d'un signe de tête, elle regarde la porte qui se referme.


J'ai faim, un peu... Je crois...

La petite fêlée s'empresse de sortir de sa besace sa réserve de pâtes de fruits à la mirabelle. Elle tend la boite à son amie, trop heureuse de pouvoir se rendre un tout petit peu utile.

J'ai des pâtes de fruits. Je peux aussi aller chercher des fruits, du fromage, du pain, des pâtisseries si tu veux. Tout ce que tu veux.

Elle ajoute après une longue hésitation, cherchant à formuler sa question de la manière la moins cruelle possible, sans y arriver pour autant.

Ton papa est là ? Tu as de la compagnie avec toi ? Quelqu'un qui veille sur toi ?
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Elendra
Je savais bien! Je savais bien que Elfry aurait des pâtes de fruits! Elle en a tout le temps. Je fais donc un petit sourire et m'assoie sur le sol, comme ça, dans l'entrée. Après tout, qu'est-ce que ça change de s'asseoir ici ou ailleurs? J'invite d'ailleurs mon amie à me joindre.

Assis-toi si tu veux...

Et je prend une pâte de fruits, et puis deux, et puis trois. À la quatrième, je souris. Y a rien de mieux pour mon bedon! Sauf peut-être de la confiture de mirabelle (j'en raffoooole!).

Merci. Ça va, j'ai pas besoin de rien d'autres, mais si tu veux rester quelques jours, il va falloir aller chercher autre chose par contre...

Je lui souris, contente finalement qu'elle soit venu me tenir compagnie (si c'était vraiment ce qu'elle était venue faire ici, car à bien y penser, je n'en avais aucune idée!).

Puis, elle s'informa de ma compagnie, si je puis le dire ainsi, qui effaça un tantinet mon sourire pour reprendre un air sérieux. La réponse n'est pas nécessairement joyeuse, néanmoins Elfry est mon amie et je lui répond donc la vérité.


Je sais pas trop en fait... Parce que mon papa il aime pas beaucoup venir ici... Il...

Je la regarde un instant, puis fixe le mur un instant en clignant des yeux, parce que je veux pas que Elfry me voit pleurer encore.

Il venait ici pour faire plaisir à maman je pense... Alors je pense... qu'il habite à Epinal avec Ike, Prunille, Marie-Erika et Azur...

Mais... moi, j'aime mieux ici... Parce que...


Ma voix se brise un petit peu et elle veut plus que je parle. Même que mes yeux ils veulent plus que je vois non plus. Alors je les essuie avec le revers de ma main et je racle ma gorge.

Ben parce que... toutes les choses de maman elles sont ici...

Je baisse les yeux et je reste silencieuse un moment, pendant que mes yeux me brouillent la vue, encore. Et je prend une grande respiration et je demande finalement sans regarder Elfry.

Pourquoi tu veux habiter ici en fait?

Je cligne des yeux et relève la tête pour regarder mon amie, m'empressant de prendre une pâte de fruits, pour me changer un petit peu les idées.
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Elfry
Elfry comprend immédiatement pourquoi Elendra préférait rester ici parmi les affaires de sa maman, elle adorait elle aussi passer son temps dans la bibliothèque ou dans le laboratoire secret de papa. Et elle allait souvent fouiller dans les malles des affaires de maman, à l'insu d'Idril quand elles vivaient encore au Manoir.

Elle déguste une pâte de fruit aussi, écoutant son amie.
Et quand son amie la questionne sur sa présence, elle rétorque :


Je n'ai plus vraiment d'endroit où aller. Au manoir des fioles, il y a Beren. Et Idril ne veut plus de moi non plus, elle m'a oubliée tout le temps cette semaine. De toute façon, elle va se marier, alors elle a surement plus envie de s'encombrer d'une petite soeur. Ce n'est pas...


Ma maman, la fin de la phrase ne passe pas le barrage de ses lèvres, juste à temps. La petite fêlée se reprend :

de sa faute. Je dois maintenant m'occuper de moi toute seule, je suis grande ! Toutes les deux, nous en sommes capable. Et ensemble c'est mieux !

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Elendra
Je hoche la tête.

Je comprend ce que Elfry dit, parce que moi aussi ma maman elle s'occupait plus de moi quand elle était ABC. Elle avait trop de travail! Et j'ai entendu dans les annonces que la soeur de Elfry elle est ça elle aussi. C'est triste... Et moi je comprend Elfry! Moi aussi d'ailleurs je me suis sauvée de chez moi quand maman elle s'occupait plus de moi! Je suis allé voir papa, parce que j'avais entendue dire qu'il était en Savoie, mais je me suis arrêté à Saint-Claude, parce que j'avais trop peur des vilains brigands!

Alors j'affiche une mine compatissante pour Elfry. Et elle a raison, on est assez grande pour s'occuper de nous deux toute seule! Et en plus, nos deux mamans, elle sont ensemble maintenant... Et peut-être qu'elles vont pouvoir nous aider, parce que moi j'ai entendu dire qu'elles peuvent veiller sur nous...


T'as raison... Tu peux rester ici autant longtemps que tu veux.

Je me lève alors et lui tend la main pour l'aider à se relever elle aussi.

Si tu veux tu peux me suivre, je vais te montrer où tu peux poser ton sac dans ma chambre et si tu veux, tu peux dormir avec moi dans mon lit, comme ça ça fait moins peur...

Je marche donc vers ma chambre, rassurée d'avoir de la compagnie ce soir! C'est que des fois, ça fait peur de dormir ici toute seule... Mais là si Elfry veut, j'aurai pas peur, je pense!

Ça va être mieux si on est nous deux, t'as raison.

Et je continue de marcher pour lui faire visiter ma chambre. En plus, c'est la première fois que Elfry va la visiter, même si elle est déjà venue à ma fête, mais on est restée dans le salon, alors.

D'habitude, j'aurais été toute énervée et j'aurais eu plein d'idée de choses qu'on aurait pu faire ce soir, mais là j'ai pas trop d'idée et je fais juste marcher en silence, laissant la chance ainsi à Elfry de parler si jamais elle a quelque chose à dire. Et ça fait changement parce que d'habitude j'empêche presque Elfry de parler!

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Elfry
Elendra la comprend et accepte de l'héberger. Elfry est soulagée et elle se réjouit de passer du temps avec son amie et de cette liberté toute neuve !

Mieux encore, Elendra lui propose de dormir avec elle dans sa chambre !! Elfry ne peut retenir un grand sourire reconnaissant, elle n'a pas peur mais dormir dans une chambre inconnue, toute seule...


Oui je veux dormir avec toi ! Merci, c'est une idée grandiose ! Nous allons pouvoir nous raconter tous nos secrets, rien que toutes les deux !

Elle suit son amie, complètement rassurée. Elfry pose ses besaces en cuir et visite la chambre d'Elendra, s'émerveillant sur ses trésors, sur ses jolies robes...
Et subitement, elle se souvient de Dragonne !! Elle a faillit l'oublier. Elle s'empresse d'aller la voir et de lui trouver un endroit où passer la nuit, confortablement et en toute sécurité. Elle s'occupe d'elle et récupère aussi les dernières affaires encore dans les sacoches de sa jument.

Une fois rassurée sur le sort de Dragonne, elle retourne rejoindre Elendra.
Elfry en profite pour raconter de nombreuses anecdotes, lui raconter ses bêtises les plus mémorables...

Elle parle tant, et encore... Un excellent moyen pour changer les idées d'Elendra, ne plus penser à Didil, resserrer les liens d'amitié, se rassurer, ne plus penser à Didil, s'endormir en douceur sans avoir peur...
D'ailleurs, alors qu'elle vient de se taire, elle constate que son amie dort déjà !
Depuis quand dort-elle ? Peu importe, elle dort, c'est le principal.

Elfry essaie d'en faire autant, le sommeil la fuit encore un peu, l'angoisse revient... un peu... Elle se met alors à compter les robes qu'elle aura plus tard et qu'elle imagine...

Demain sera un autre jour, un beau jour, à partager avec son amie.

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Idril_de_sparte
[7 juin, à Epinal]

Le soleil disparaissait à l'horizon et toujours aucune trace d'Elfry.
Idril se forçait à avaler le pâté en croute que la vieille gouvernante avait fait, mais après quelques bouchées, elle repoussa l'assiette dans un soupir. Pas moyen, cela ne passait pas.

Ne pouvant rester en place, la brunette arpenta la pièce un moment avant de prendre une nouvelle fois sa cape.

Elle avait toute la journée parcourut les rues de la ville dans tous les sens, ainsi que longé les berges de la Moselle. Le seul repos qu'elle avait prit avait été pour écrire des lettres.
Les trois destinataires se trouvant à plusieurs jours de cheval, aucune réponse ne viendrait avant la nuit mais elle espérait une chance inespérée.


Dam'zelle Idril, r'stez pô d'vant c'te porte, pis posez vo' cape, la nuit v'tombé vous v'rez rien!

Faut vous r'poser!


Philomène... Fidèle, adorable Philomène... Gouvernante depuis tellement de temps que la fratrie des Fiole la considérait de la famille...

Je n'arriverais pas à dormir Philye, je préfère attendre...

Mais quand elle avait ce regard là, il valait mieux faire ce qu'elle disait.

Sans un mot de plus, mais avec un soupir à fendre l'âme, Idril reposa sa cape et monta dans sa chambre pour se préparer à une longue nuit ou elle finira par s'endormir d'épuisement qu'au levé du jour après avoir versé bien plus de larmes qu'elle se serait sentit capable
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Guillaume1er
[7 juin, à Epinal]

Six cavaliers dans la nuit. Quatre d'entre eux sont des gens d'armes, cela se voit à leur imposante masse : quatre tas de muscles sur autant de chevaux. Ils sont bien habillés, pour des gens d'armes, probablement les gardes d'un noble. Il y a aussi un vieux avec eux. Trop vieux pour vraiment espéré défendre son maître, il doit s'agir d'un valet, intendant, confident, quelque chose comme cela. En tout cas, il est encore mieux habillé que les quatre autres. Les initiés auront reconnu les quatre H et le vieil Anslème. Les initiés ne sont que ceux qui auront donc compris que le sixième cavalier, le rouquin en uniforme, n'est autre que Son Excellence Guillaume de Sparte, Chambellan de l'Ordre des Lames.

Ils traversèrent les rues, jusqu'à la demeure cousinale. Le visage de Guillaume était fermé, grave. Il était arrivé le matin même à Luxeuil, où les avis de recherche étaient placardés. Il n'avait as laissé aux montures le temps de se reposer de la nuit de voyage, il était parti droit sur Epinal. Un coup de chance comme il n'y en a pas deux : il était justement en route pour Epinal afin d'y effectuer les premiers préparatifs du Grand Chapitre de son Ordre. Et bien les préparatifs attendraient!

Guillaume mit pied à terre et envoya ses hommes dans l'auberge la plus proche avec une seule consigne : "Soyez prêts dès l'aube." Peu de sommeil, mais il fallait faire vite et bien. Il ne laisserait pas sa cousine dans la nature. Lui, il prit le heurtoir de la porte et le fit retomber sur la porte, trois fois.


Ouvrez! Je suis Guillaume de Sparte!
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--Labonnephilomene
[7 juin, tard, à Epinal]

Une fois ma maitresse monté dans sa chambre, je peux à mon tour me laisser gagner par l'inquiétude.
La jeune maitresse seule, dehors, je n'ose imaginer ce qui peux lui arriver.

Alors que j'étais assise... pour ne pas dire vautrée sur un siège du hall d'entrée, le heurtoir de la porte se fit entendre


Guillaume1er a écrit:


Ouvrez! Je suis Guillaume de Sparte!


D'un bon, et malgré mon âge avancé, j'ouvre la porte sur le jeune roux.

Oh!! M'sire Guillaume!
'trez donc.
Dam'zelle Idril sait qu'vous êtes à 'pinal ?
J'viens d'envoyer s'coucher l'pauvr'enfant.


Le temps de me décaler pour le laisser entrer et de le débarrasser que déjà je le pousse, doucement mais sûrement, vers la cuisine.

Z'aller m'ger un m'rceau avant d'vous r'posez vous aussi !
Et pas d'discussion !


De toute façon, personne ne résiste à mon pâté en croute.

Le temps de le faire asseoir et de lui donner de quoi se restaurer, j'avais envoyé un valet préparer la chambre d'ami... et un autre s'occuper de préparer un bain, le jeune Sparte étant des plus poussiéreux.
Cassandre_louna
Le 7 dans la nuit : Retour de Cassandre

Elle revenait tout juste de FC, les pieds en éventail dans son carrosse elle avait chaud et comme elle avait fait de sa résidence principal Épinal elle décida de faire arrêter le carrosse et de finir à pied.
Elle descendit donc, pied nu, mais la nuit était noir et il y'avait personne dans les rues elle pouvait donc se permettre cette folie , et commença à marcher pour traverser la place du village. Rien n'avait changé, bon en même temps elle n'était parti que quelques jours. Ah si un changement peut-être, une affiche accroché la, sur la place, la curiosité de Cassandre la fit s'avancer pour voir et c'est la qu'elle lu, la fameuse affiche, elle cru avoir un arrêt cardiaque sur place, c'était une blague ou c'était sérieux ? elle n'en savait rien ! Enfin elle se douté que Idril ne jouerais pas de mauvais tour pareil, ce qui la fit encore plus paniquer, elle couru jusqu’à son appartement arriva essoufflé ouvrit grand la porte les cheveux en vrac et cria à ses domestiques :


Faites moi préparer ma jument et une lanterne !

Sophie, la domestique et chaperonne de la vicomtesse, descendit les escaliers et vit l'ancienne pucelle pied nus , les cheveux en pétard demander de sortir en pleins milieu de la nuit :

Mais vous comptez aller ou à cette heure ?!

Chercher Elfry

Vous rigolez il est bien trop tard, vous prendrez route demain au matin!

Non je vais la chercher maintenant !

Elle alla se changer, vêtement beaucoup moins noble : brais et bustier, prit quelques provisions la lanterne et monta sur sa jument

Je vous préviens Cassandre je vais le dire à votre mari !!

Je m'en moque il est jamais la de toute façon !

Elle talonna bella et parti en trottant et en pleine nuit en direction de ... de ou déjà ? Ben justement elle ne le savait pas , elle vagabonda donc sur sa jument se contentant de gueuler par moment :

Elfryyyyy Elfryyyyyyyyy

Il fallait avouer , elle n'était jamais sorti aussi tard la nuit, seule, cela lui faisait un peu peur... Mais elle pensa que Elfry devait avoir encore plus peur encore, dans le noir et seule !
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