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[RP sacre] Salle du Tau - Octrois royaux (privé)

Fabien74
[Palais du Tau, salle du Tau:]



Dès le Moyen-Âge, cette vaste salle d'honneur permettait de réunir le clergé sous la responsabilité du prélat. Sous l'ancien régime, l'Eglise a la responsabilité exclusive de l'enseignement.

En vertu des coutumes féodales, le roi exerce auprès de l'archevêque-duc son droit de gîte; il descend au palais avec une partie de sa suite la veille du sacre. A l'issue de la cérémonie, le festin royal se déroule dans cette salle. Installé solennellement sur un trône surélevé dominant le jubé (clôture séparant le choeur de la nef), le roi est entouré des douze pairs de France, duc et comtes ecclésiastiques, qui lui rendent hommage.

Le mobilier demandé par Montjoie avait été installé, sous l'oeil aguerri du maréchal des logis. Un siège pour le roi, un autre pour la reine, un pupitre et son siège aux côtés du souverain pour le roi d'armes et enfin, d'autres sièges de moindre facture pour les convives royaux. Les consignes du héraut avaient été suivies à la lettre et les octrois pouvaient commencer.

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Armenos
Tau, le retour si on peut dire. Second Sacre, les habitudes vont commencer à se forger, mais surtout l'expérience.

Comme pour parfaire la chose, la Garde Royale avait détachée quelques hommes du Louvre, avant le départ de Sa Majesté pour Reims.
Afin que ceux-ci arrivent avant le cortège de la Suite Royale, de reconnaitre le parcours et de pouvoir accueillir en toute sécurité le Roy et sa Famille.

Comme la coutume le veux, le Roy arrive la veille de son Sacre et déjà, une cérémonie aura lieu.

En ce sens, les Gardes Royaux, "éclaireurs" du moment, vont pouvoir investir la salle et garder son entrée.
Alors que le Maréchal des Logis officie et orchestre le ballet des valets, et autres serviteurs, pour que la salle soit prête comme il se doit. La Garde royale profitera de l’effervescence, pour l'inspecter discrètement.

Qui s'y colle ? ... Dans le mille !

Une tenue d'apparat, une hallebarde rutilante et en avant : on furète, on vérifie les portes, les fenêtres et on met son nez un peu partout, tout en esquivant les valets
Mais bien sur, non sans avoir salué du chef respectueusement, le Maréchal des Logis lors de l'entrée dans la salle.
Ingeburge
[Quelque part, on ne sait quand]


Dans un grincement d'essieu, le lourd coche armorié de la duchesse d'Auxerre s'ébranla et d'autres grincements se firent à leur tour entendre, ceux provoqués par la mise en marche des trois chariots – ni plus, ni moins – qui suivaient la voiture de ladite duchesse qui n'avait jamais eu pour habitude de voyager léger même quand il s'agissait de faire un aller-retour. Car c'était ce qu'elle s'apprêtait à faire. Privée de sacre pour cause d'interdit, elle ne se rendait à Reims, but de son périple, que pour y superviser une cérémonie et repartir aussitôt après, n'ayant rien d'autre à faire. Elle avait cru pouvoir échapper à l'expédition rémoise, du fait de cette impossibilité qu'elle avait de mettre un orteil dans quelque édifice religieux que ce fût. De ce fait, elle ne désirait pas séjourner dans une ville qui était en train de gagner plus d'habitants qu'elle ne pouvait en contenir, elle n'aimait déjà pas les centres urbains, ils en devenaient plus détestables quand ils se bondaient, pour cause de liesse nationale et populaire. Un coche et trois chariots, donc, car tout l'essentiel y était, même pour un séjour qui durerait quelques heures tout au plus. La route qui restait à avaler n'était guère longue, le cortège venait de faire halte une dernière fois avant d'atteindre Reims.



[Reims, Palais du Tau, mardi 17 avril 1460, après l'office des vêpres]


Sans d'autre désagrément que de devoir se taper les mornes paysages champenois, parfois animés par la présence de mornes bestioles champenoises et de mornes pécores champenois, la duchesse d'Auxerre et sa suite finirent par aborder Reims peu après l'office de sexte. L'on choisit de cantonner à l'auberge de la Porte de Mars, sise non loin de la porte du même nom, porte à pont-levis menant aux faubourgs et remplaçant comme point d'entrée son aînée datant de l'Antiquité romaine, point d''entrée emprunté par le train auxerrois. Les cloches de l'église Saint-Jacques et celles de la Cathédrale se mirent à tintinnabuler quand Ingeburge mit pied à terre alors que la valetaille commençait à décharger le nécessaire. La Prinzessin s'engouffra dans l'auberge et gagna la chambre réservée pour la journée.

Les vêpres étaient passées, Ingeburge les avait suivies, de sa chambre, puisqu'elle ne pouvait le faire ailleurs, priant seule. Puis, ses dévotions achevées, elle s'était placée entre les mains de ses camérières, qui pour la coiffer, qui pour la parer, qui pour la légèrement fardée et c'est vêtue de noir de pied en cap qu'elle quitta l'auberge pour le Palais du Tau où devait se tenir la cérémonie qui expliquait sa présence à Reims. Peu réjouie par la perspective, elle se laissa conduire quelques minutes en coche dans les rues de Reims, indifférente aux derniers préparatifs destinés à parer la ville de ses habits de fête. Le soleil commençait de se coucher, la nuit étendrait sous peu son règne et l'astre du jour ne se lèverait que pour darder ses rayons sur Reims, devenue centre du monde.

Le Palais du Tau. Elle connaissait fort bien l'endroit désormais aux mains, entre autres, de la Garde Royale et elle et sa petite suite constituée notamment de sa propre garde, les fameux Lombards, purent y pénétrer sans difficulté aucune. On les conduisit en Salle du Tau, là où se tiendrait la petite sauterie royale, ce qui laissait circonspect le Roi d'Armes de France qui avait demandé un petit salon. La Salle du Tau, c'était grandiose, bien trop grandiose pour le petit nombre qu'ils seraient mais pourquoi pas. Mais au moins, la solennité des lieux en confèrerait à l'événement s'il en était besoin et les symboles puissants ne seraient en fait pas de trop. La Salle du Tau, somme tout, 'était parfait. Ingeburge salua les gardes royaux ayant pris place et se dirigea vers le pupitre qui lui avait été installé à la gauche du siège réservé au roi. Ses demandes en mobilier avaient été agréées, au mot près et elle en fut soulagée, elle pourrait en toucher un mot au Maréchal des Logis s'ils devaient se rencontrer. Silencieusement, elle s'installa derrière le lutrin, déballant ses affaires. Elle passa par-dessus sa houppelande de brocart noir sa cotte d'armes de velours azur brodé sur le devant et l'arrière d'une grande fleur de lys d'or couronnée et aux manches des inscriptions « Montjoie-Saint-Denis » et « Roi d'Armes de France », puis remplaça le bandeau d'orfèvrerie retenant son long voile de mollequin noir par sa couronne de Roi d'Armes. De caducée, point, elle n'en avait toujours pas et elle ne se faisait pas à cette absence. Derrière elle, dans un coin, sa garde avait pris place.

Ne manquait plus que le roi de France et les deux principaux intéressés. Ingeburge se plongea dans l'examen des documents qu'elle avait étalés sur le plateau de son pupitre.

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Namaycush
Dax, Gascogne



Courriers se pressaient comme Namay. « Ville de Reims, Champagne, Palais du Tau. ». Mots laconiques, griffés d’une patte sans fioriture reconnue entre toutes. Le chemin se prit, éclaireur du convoi d’Alcyone qui y arriverait bien un jour ou l’autre.


Reims, Champagne, Palais du Tau, mardi 17 avril 1460.


Caracole de monts et de vaux, grand air printanier bien que frais, rendait d’humeur sereine le Gascon convié. Ses traits, certes burinés, criait de manière éclatante sur son visage cet état de fait. En entrée de cette cité grouillante de marée humaine, entrecroisée de plèbe, d’artisans, de notables et des gens de la maison royale arrivés en reconnaissance, il marqua une hésitation d’un bref instant avant de franchir les portes de la ville, puis imprima à la puissante monture de charge un mouvement d’en-avant.

Quelques gamins se moquèrent de lui, malgré les deniers qu’il leur donna, lorsqu’il s’enquit de la direction à prendre. Il se trompa quelques fois, arriva enfin, descendit de cheval.

Vêtu d’une vareuse d’officier brune boutonnée, gantelets bruns, bottes cirées, ceinturon à double crantage à l’heure où se supportaient râpière et dague sur le côté senestre, il affichait inconsciemment toute l’arrogance des officiers et nobles de rang.

Il s’annonça à la garde royale présente…



Namaycush Salmo Salar, je suis attendu !

Il remarqua le carrosse frappé des armes du Roi d’Armes, sourit doucement… et se fit guider au lieu resplendissant des lustres de la cour de France. Seuls les talons de ses bottes retentissaient dans la salle lorsqu’il y pénétra… cherchant du regard Ingeburge…évitant celui des lombards impériaux…

Adishatz !

Jambes écartées, naturellement, il se mit en position de repos…
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Gorborenne
> Un littoral, peu importe lequel...

Navire au mouillage, repos donné à l'équipage, le Géant se prélassait, goûtant aux jours fleuris d'un printemps, avec cette façon bien à lui d'appréhender le Monde d'un sourire insouciant.


Le Glabre! Carmin m'envoie te chercher... Le moment est venu...

Même l'Aveugle l'avait à peine entendu approcher, mais l'Estafette est connue pour surgir à point donné. Sans peine il reconnaît la voix, et son propriétaire au visage buriné, témoin de toutes les guerres de cet étendard dont il s'était fait l'Hermès messager. Le vieux coursier restait caractérisé par une sorte de mystère trainant comme un jour de pluie... À raison: combien d'averses que l'on ait connu, ça fera toujours une de moins que lui...

Qu'il en soit ainsi. Estafette, guide-moi à mes Frères.

Montures avait été descendues à terre le temps que l'escale s'opère. La sienne qu'il fait seller, le temps de quelques consignes à donner, à petite troupe, mais bien composée. Resteront là, quelque travaux à effectuer, un peu de couture, du bois à couper... Un temps plus long par contre à dire au-revoir à son Aimée. Un aujourd'hui qu'il a attendu, mais qu'elle a redouté...

Je t'aime, Sang de mon Sang. Certaines choses ne changeront jamais. Sois sans crainte, avant peu, je reviendrai.

De Feu, d'Amour, en flots qui ne peuvent tarir. Mais le Monde des Hommes en rappel, qu'à prix de bonheur, il faut parfois souffrir. Peut-être n'est-ce pas ainsi qu'ils auraient voulu voir les choses se passer. Mais on ne choisit pas toujours les façons d'arpenter.

>Champagne, terre de vin et de Rois,

Ci gisent enterrés plus de mauvais souvenirs que l'on ne croit... Aveugle n'y voit plus depuis longtemps, mais ne pourrait oublier ce qu'il a vu à travers ses bois et ses champs. D'autre temps, d'autres chevauchées, jusqu'à l'Oise, à la grâce de Dieu, le Diable avait été tenté... Et si peu de temps après, une épiscopale ramassée... Un Géant souriant, se laissant guider par l'Estafette, profitant au gré de la route de quelques fragrances qui le guettent. Il y a longtemps, il s'était juré, ne jamais revenir en ces régions au froid imprégné. Avoir le Monde pour maison ne l'avait empêché de toujours s'y sentir étranger.

Et depuis tout ce temps, si peu de choses, finalement qui ont changé. Cachée par la lande, quelque part, la prison de Prométhée... Jamais il ne pourrait aimer cette terre, non, même avec sa meilleur volonté. Mais pourtant aujourd'hui, étrange sourire aux lèvres, entre celui de mauvais tour et celui de la trêve...

> Reims, Palais du Tau, au dix-septième du mois d'Avril de 1460

De loin déjà, il l'avait sentie venir... la puanteur! Celle qui caractérise n'importe quelle agglomération de certaine grosseur. Reims avec tout ses fards, ses cathédrales et ses palais ne faisait exception à ce simple fait. Relents avariés d'ordures, de sueur, de crottin, de pourrissante nourriture... L'odeur s'était enflée en approchant, de même que le bruit, toujours l'accompagnant. Milliers de voix, milliers de vies, se croisent, se trainent, se chamaillent... un gros tas de fourmis...


Citoyens! Faites place!

Estafette ouvrant la route avec classe. D'ailleurs, peu coutumière... Géant, le gardait en mémoire friand de plus acerbe vocabulaire. Mais il faut le reconnaître, ce jour est un peu particulier, si même l'Estafette s'affabilise, c'est qu'il n'y a lieu d'en douter. Enfin, s'affabilise, c'est un bien grand mot, pour quelqu'un écartant la plèbe comme Moïse fendant les eaux, marée humaine, qu'ils traversent jusqu'au berges du Tau.

À un brusque frisson qui lui tressaille l'échine, l'ombre au passage de poterne le Géant devine. Un calme soudain, ne s'entendent plus que les sabot sur le pavement de la cour. S'arrêtent les montures, silence qui retombe, lourd...


Nous y sommes Gorbo La porte est à dix pas, droit devant, une douzaine de marches, et cinq pas jusqu'au portail. Gardes Royaux postés en pied et au sommet. Je ne peux aller plus loin.

Estafette qui lui murmure de quoi se repérer. même Aveugle, il a des apparences à soigner. Ne laissera jamais voir ou croire qu'il est faible de son infirmité...

Merci à toi, salue ma Nièce en rentrant au Camp.

Géant de toute la masse de sa silhouette semblant taillée dans le roc, saute à terre avec félinité de bretteur portant l'estoc. Bottes qui claquent sec, se retourne et s'avance aux Gardes Royaux, s'annonce, juste d'orgueil ce qu'il faut.

Je suis Gorborenne de Salmo Salar. Mes Frères m'attendent!
Veuillez me conduire à eux je vous prie. Inutile de me tenir le bras, marchez devant, je me guiderai à votre pas.


Peut être le garde diligent, en guide familier des lieux, est pour le coup ravi mener un invité ne s'arrêtant à chaque décoration pour y lever les yeux. Consignes, portes qui s'ouvrent de vestibule en couloir, de couloir en salle... à la résonance des pas, ici, quelque chose de royal. S'arrête un instant sur le seuil, cape de cendre qui retombe et l'enveloppe comme un écueil. Quelques ombres blanches, à l'étoffe, héritées des embruns, malmené par les orages et vents salins. Mais aux épaules, comme toujours brillent les spalières, mais refrappées nouvellement aux armes familiales, c'est de nouveaux reflets que s'y joue la lumière. Quelques écailles d'acier fumé taillée sur brigantine de cuir aussi noir qu'un encrier, sur longue tunique du même, ainsi que les braies. Traversant la pièce sonnent les bottes, du gris sans gris des routes qui se trottent. Pouces passés à ceinturon, aucune arme ne l'encombre, seule dépasse de ses épaules, l'estramaçon à garde sombre.

Salines Salutations!

Géant qui arrête son pas, à quelque d'origines de parfums. Tout près, l'Agonacienne haleine du Carmin, voilure marmoréenne, un peu plus loin. Sous le bandeau de jais lui couvrant les yeux, éternelle énigme qui s'étire, discrètement, au coin d'un sourire.
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Lekaiser
De retour d'un long voyage en mer, fructueux qui plus est, le baron avait déjà pu revendre la moitié des marchandises rares qu'il avait ramené en Périgord-Angoumois. Le cidre, produit phare de son voyage, s'arrachait à tour de bras. Aussi décida-t-il de garder quelques tonneaux pour sa consommation personnelle, & pour accueillir chaleureusement les visiteurs d'un jour. Une première moitié en sa demeure de Lalinde. La seconde en celle de Massy.
Adoncques s'en suivit un léger détour par Massy, avant de rejoindre Reims, ville sise en Champagne, & de regagner le Palais du Tau où il fut invité. Halte au moment de passer les portes, lorsqu'il arriva à hauteur des gardes.


Anthémios de Deliancourt, Baron souverain de Massy. Cousin du Roy, lâcha-t-il machinalement au moment de se présenter. A dire vrai, étant le cousin du Mirandole, il était le cousin du cousin du Roy, et par là-même des deux autres Salmo Salar qui ne manqueraient pas d'être présent. L'invitation venant du plus fougueux (intenable ?) des trois.

Le baron fut ainsi conduit à l'intérieur du palais. Salutations d'ensemble sitôt entré dans la salle du Tau.

Messires & dames, le bonjour.

Avant de parcourir du regard la salle, ne manquant pas d'apprécier à leurs justes valeurs les prouesses de l'architecte du palais champenois.
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Alcyone
[Dax]

Rouquine tranquille... voilà qui change! Du temps pour elle, pour élever son fils à l'abri de tout danger, c'était reposant. Pour l'instant, elle savourait ces moments et laisser son remuant époux s'agiter pour deux. Nul doute que cet état de quiétude et de relative insouciance prendrait fin tôt ou tard, alors elle avait pris le parti d'en profiter. D'ici peu, la route, la vie en armée, les campements, le pas des cheveaux et le cliquetis des armes lui manqueraient sans doute. Il sera temps de bouger, alors.

L'Héritier grandissait. Bien. Vite. Bien trop vite. D'ici peu, il marcherait, et les ennuis commenceraient. Déjà son regard émeraude trahissait la noblesse et l'arrogance dont il avait hérité des deux côtés. Il y avait fort à parier que le jour où il se mettrait à parler, ca sera pour provoquer, séduire, crier, défier et énerver les autres. Les chats ne font pas des chiens, surtout si les félins sont carmins.

La douce torpeur printanière prit fin lorsque son Carmin lui fit passer le message qu'elle devait bouger son (joli) cul pour rappliquer fissa à Reims. Reims, c'était pas la porte à côté, mais après tout, c'est pas tous les jours qu'on a un beauf qui monte sur le trône et qu'on est invité à une sauterie royale. Andiamo!


[Entre Sigma et Upsilon]

L'on prétend que les femmes n'ont aucun sens de l'orientation. Le couple Carmin était singulier à bien des titres, il ne respectait que ses propres règles et se foutait du reste, et entre autres originalités, il s'avérait que c'était la Rouquine qui avait une boussole intégrée, contrairement à son Epoux. Bien qu'elle le soupçonnait parfois de feindre de s'égarer, de mélanger Sud et Nord, Est et Ouest, pour mieux l'attirer sur des chemins tortueux qui menaient souvent à des destinations pleines de... surprises...
Hem. Bref! Tout cela pour dire que ce fut sans encombre particulière ni détour qu'elle arriva au Palais où se tiendraient les réjouissances. Elle se présenta à la garde qui la fit entrer et la dirigea vers la bonne salle.

Vu le rang des personnes qu'elle allait probablement croiser, Alcyone avait revêtu une robe de circonstance. Digne d'une Vicomtesse, d'un Roy et surtout de son frère. Soie sauvage noire surmontée de velours vert, rehaussé de fourrure à l'encolure et aux manches. Du renard blanc. Hors de prix, cela va de soi. Parfum discret, délicate effluve boisée. Cheveux ramassés en une sorte de chignon qui tenait plus du joyeux bazar qu'autre chose, mais qui avait le mérite de dégager sa nuque gracile, si l'on exceptait deux ou trois mèches bouclées qui retombaient négligeamment ça et là. De toute façon, nulle coiffure élaborée ne faisait long feu auprès de son Unique. L'Héritier assorti à sa mère promenait son regard déjà aiguisé tout autour de lui, apparement guère impressionné par la richesse et la beauté des lieux.

Elle repéra son époux, Gorbo a son côté. Un sourire se dessina sur ses lèvres.


- C'est ici, la petite fête de famille? Bonjour à tous!

Elle s'avança pour les rejoindre, prit place à la droite de son époux, conservant ce port altier qui lui allait comme un gant.
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Vonafred
C'est les Mains entrelacées que le Roy et sa Reyne firent entrée.
Improbable tango d'une paire d'inséparables, mines altières et pas mesuré.
La fratrie est assemblée, dans un instant il leur donnera marque indélébile de ce lien indéféctible qui toujours les unis.
Brouilles, rixes, désacords, confrontations les opposent souvent, prétextes à retrouvailles toujours des plus éclatantes...
Un pour tous et tous pour un, qui n'a point saisit l'adage n'a rien compris aux Salmos, qui leur nuit patira du fer des Salars...

Une main gantée couleur carmin invite la Reyne à prendre place...
Le Roy un tantinet engoncé s'assied.

-Mes Frères, Montjoye, nobles amis...Nous vous saluons.

Un regard bienveillant signifie au Roy D'arme que l'on peut à présent procéder.
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Leyah
    Lundi matin , le Roy, sa femme et le pt'it prince ..

Et on ne croyait pas si bien dire ..
Un jour elle lui dirait d'avoir de moins grandes jambes, un pas pour lui, trois pas pour elle, bientôt il la lèverait de terre pour qu'elle arrive a le suivre , encore que la perdre en route était sport royal préféré de sa moitié
On vous raconterait bien ce que la rouquine a dans la tête à cet instant précis, mais en fait, la dedans il n'y a rien .. le vide .. total , perturbée ? Si peu !

Un regard au Beauf number one et un sourire .. suivit d'un autre sourire au Beauf d'amour number two, bon pour celui là, ça ne servait pas à grand chose, verrait rien, mais bon .. il s'en douterait quand même.
Ce devait être une nouvelle maladie que de sourires aux aveugles ..
Un simple ..

-Bonjour
Articulé, en même temps on était pas la pour raconter la dernière pyjama party des frangins, puis la tête vide tout ça , çà n'aide pas à être plus loquace.

La rouquine posa son derrière à l'invitation de sa moitié retenant cela dit un éclat de rire, qui resta bien coincé dans sa gorge, dès lors qu'il posa son postérieur aussi.
Restait a savoir si elle allait pouvoir se retenir longtemps tiens ..

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Ingeburge
Le Roi d'Armes de France avait assisté à chacune des arrivées et ne s'était pas levé à chaque entrée. Il s'était contenté de hocher la tête en guise de salut, non sans avoir jeté un regard de réprobation aux deux futurs vassaux qui paraissaient armés. Des rappels devraient être faits et seraient effectués, en temps et en heure. Pour le moment, rien d'autre à faire que de constater et de lire avec intérêt un des cartulaires qu'il avait amenés avec lui. Si on voulait lui parler, on trouverait bien le moyen de venir et de s'adresser à lui.

Quand parut le couple royal en revanche, la duchesse d'Auxerre délaissa parchemins précieux et réflexions en rapport et se leva avec déférence avant de saluer le roi et la reine de France.

— Vos Majestés.

Puis, Vonafred ayant fait promptement savoir que l'on pouvait commencer – c'est qu'il y avait sacre le lendemain et il s'agissait de s'y montrer en forme – tout aussi diligemment son héraut contourna son pupitre, fit quelques pas et s'adressa en ces termes aux quelques personnes réunies :
— Ma dame, messires, nous sommes ici réunis pour procéder aux deux octrois voulus par Sa Très Aristotélicienne Majesté Louis Vonafred de Varenne Salmo Salar, roi de France.
Conformément aux us séculaires ayant cours dans le glorieux Royaume de France, ceux étant appelés par la volonté royale à devenir vassaux de Sa Majesté sont priés de s'avancer vers celle-ci tête nue et désarmé car l'on ne saurait se présenter à son bon et naturel suzerain comme l'on se présenterait au tout-venant.
Moi, Montjoie, Roi d'Armes de France, témoin héraldique, appellerai lesdits futurs vassaux, tour à tour, et ceux-ci seront invités à présenter leur hommage à Sa Majesté et à lui assurer tout ce que bon et loyal vassal est tenu de faire, soit fidélité, aide, service armé et conseil. En retour, Sa Majesté s'engagera à la protection, à la justice et à la subsistance, celle-ci étant matérialisée par la remise d'un fief. L'échange se conclura de manière formelle, par un baiser de paix ou une accolade, à la discrétion de Sa Majesté. Je remettrai alors les armes du fief octroyé.


Une courte pause fut marquée et elle dit finalement :
— Que s'avance maintenant Monseigneur Namaycush Salmo Salar au-devant sa Très Aristotélicienne Majesté, afin que de prêter prime hommage pour les terres de Pontoise.

L'exorde conclu, le premier hommage lancé, le Roi d'Armes de France, impavide, regagna sa place.
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Stephandra
Sortie du couple royal des appartements dicts royaux, inclinaison respectueuse de tête, la tenue de cérémonie est pas tip top pour les courbettes.

Les voilà partis en direction de la salle d'octroy...Accompagnement, escorte, balade? Peu importe la gr fait son devoir qu'il soit ou non remarqué.
Le Roy et la Reyne main dans la main pénètrent dans la pièce, suivis de ni près ni trop éloignée du capitaine de la garde et de son garde.

Salut de circonstance à Armenos déjà sur place, inclinaison de tête discrète en direction de Montjoie, accompagné d'un petit sourire franc.

Visages pas inconnus qu'elle salue; si ils lui prêtent attention, mais c'est pas le but, bref....
La jeune femme se cale aux abords de l'entrée, effectue simplement ce qu'elle a à faire, c'est à dire assurer la sécurité du lieu.
Témoin transparent de ce qui va se dérouler dans les minutes à venir.


Namaycush
Il est, fut et sera un temps écrit par les hommes d’une fratrie impossible comme incroyable, prompte à se mettre sur la figure, mais toujours unie par cette volonté caractérielle de ne jamais subir, mais écrire son destin, à tort ou à raison.

Un frangin glabre qui trouve sa route, un autre qui arrivera, un compagnon de bon sens auquel il a demandé de passer, ami qu’il apprend à connaître, une femme aimante se ravissant de l’existence pleine de surprises que lui réservait son carmin de mari. Namay, plein de contradictions, en fin de compte, se révélait heureux. Non pas par arrivisme, juste de compagnie de gens aimés.

L’improbable duo de tango que parfois Namay faisait valser, se présenta en dernier. Il fut sensible au fait que le gant soit de sa couleur. Beauf number one, il admira le fessier qu’il avait certifié cul d’enfer. Marrant cette arrogance qu’il pouvait avoir ou afficher alors qu’il se devrait d’être humble.

Il ne changerait absolument jamais, carcasse d’épaule déployée, croisa le regard de la capitaine de la garde royale, gentiment, la sachant fidèle à son poste, parfois décrié….

Puis vinrent les ordres, ceux qui claquent de voix sûre comme assurée, qui firent avancer le Carmin, Maximus d’une Augusta dont il n’avait point à chercher le regard sauf d’une encoche rieuse ou malicieuse.

Il fit tomber à terre le ceinturon porteur de lames, comme ses gantelets, s’avança tête nue comme demandé, mais frange de travers….


Namaycush Salmo Salar, soutien de la féodalité, bras armé de Sa Majesté le Roi de France, mon frère, bien que désarmé devant vous, Imperator de l’Auxerre, qu’il n’en déplaise ou plaise.

Genoux gauche à terre, celui du cœur, frappé par le poing droit, il attend.
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Armenos
Il semblait que l'assistance attendue, soit au complet.

Tout était en ordre et le couple Royal fit son entrée, accompagné de la Capitani et de Warthe.

Garde à vous de rigueur, du plus bel effet (normalement), au passage de ces Royales Majestées, tête baissée.
Après, quoi, c'est le moment de glisser un salut discret à Stephandra et Warthe, ainsi qu'un imperceptible petit signe, disant que tout était conforme, sûr.

Montjoie lance la cérémonie en elle-même et donne les directives afférantes, sur "l'appel" du Roy.

Pas d'armes, face à son Suzerain. Le premier appelé s'exécute prestement.
Ni une, ni deux, les armes sont ramassées, le plus discrètement possible et dans le silence autant que faire se peut.
J'en serait le "calice" temporaire, il ne faudrait pas que quelqu'un y trébuche ou veuille s'en saisir pour quelque folie.
Vonafred
Et l'on se lève pour recevoir serment de frère...
Point de fioritures ou ambages déplacés entre eux.
La voix raisonna, haute et claire.


-Monsieur mon frère Namaycush Salmo Salar, voulez vous estre nostre homme lige...
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Namaycush
Les yeux clairs, ils relèvent le visage, ne change pas de posture et affirme d'un voix à relents secs....

Oui je le veux !



Ainsi Vonafred et Namay scellaient leur destin, béni par la Trinité complétée du Glabre.
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