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[RP*]Retour aux sources ! Enfin ...

Clotaire_ac
[hrp : * le rp se déroule le jeudi 9 août 1460 et le rp est très fermé ^^]


    Cela faisait une petite semaine, voir deux semaines que j’avais mis les pieds en Franche-Comté. Je devais retrouver une personne qui était, d’après une amie, ma petite sœur. Cela allait être une tâche extrêmement difficile, vu que le seul souvenir que je pouvais garder de ma «petite sœur» était la couleur de ses yeux. C’est peu, je le reconnais sans hésitation, mais comment pouvais-je faire autrement ? Je n’avais plus aucun souvenir de mon passé. Non loin de Dôle, je cherchais un moyen de trouver une certaine Elisabeth. Par moment, j’avais envie de prendre mes jambes à mon cou et fuir, loin de tout. Peut-être rejoindre cette amie qui m’avait aidé ? Ou faire autre chose, peu importe, pourvu que je puisse fuir ce moment où je retrouverais «Elisabeth».

    Je me souvins de mon réveil, quelque part en Provence. Je me souvins des personnes qui m’avaient aidé à me rétablir, à guérir. Je m’étais promis de ne pas les oublier, de garder leur nom dans un coin de ma tête, en espérant ne pas oublier, à nouveau. Je partis donc de la capitale de la Provence pour une raison quelconque. On ne part jamais pour une raison quelconque, mais grâce à ce voyage, je pus rencontrer une personne absolument formidable qui m’a appris que je n’étais pas si seul que cela… que j’avais une famille quelque part. Je partis avec elle. J’en profitais pour découvrir d’autres paysages mais aussi, j’en apprenais un peu plus sur «ma» famille.

    Quand je mis les pieds en Savoie, j’eus le cœur un peu serré de savoir que j’étais non loin du but mais que je quittais aussi une amie qui m’avait grandement aidé. Je continuais donc mon voyage, en solitaire que j’étais, jusqu’à la Franche-Comté. Quand j’eus réussi à mettre les pieds dans ce comté silencieux, je décidais de rester dans cette capitale mystérieuse. Etait-elle ici ? Avait-elle quitté le pays ? Toutes sortes de questions se bousculaient dans ma tête, j’eus cru que j’allais devenir fou ! Etais-je vraiment si près du but ? Je n’en avais vraiment aucune idée, j’avais peur. Et si j’allais être déçu ? Et si …

    STOP !! Je devais arrêter et vite ! Je sortis de l’auberge, bien décidé à aller me changer les idées et surtout, j’allais essayer d’oublier, pendant quelques heures, toutes ses questions qui m’empêchaient de dormir la nuit. C’est donc en fin de journée que je commençais ma balade qui était plus du tourisme qu’autre chose… Etrangement, il y avait beaucoup de monde ce jour-là, surtout au marché !

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Elisabeth_courden, incarné par Clotaire_ac
[hrp : Post publié à la demande de la JD Elisabeth]


Elle était proche, du grand départ. Ohh que oui, elle avait hâte de quitter cet endroit qui commençait à devenir étouffant, pour la blondinette ! Elle était à Dôle, depuis une journée, avec son Hubert chéri d’amour de Page-Escuyer, sa suivante-camériste et encore un ou deux domestiques qu’elle emmenait avec elle, pour son déménagement. Elle avait préparé une escorte, d’ailleurs, la rencontre avec la meneuse était … particulièrement étrange !! Tellement étrange qu’elle avait fini par sortir sa dague. Résultat : un cocard à son pauvre œil droit ainsi qu’une mini-cicatrice qui s’était dessinée au coin de ce même œil. Mais son adversaire ne s’en était pas sortie indemne, loin de là !! Élisabeth lui avait laissé une belle cicatrice à son épaule, chose qu’elle pouvait cacher facilement, d’après les dires de l’adversaire. D’ailleurs, cette dernière s’était bien moquée, de l’œil de la blondinette.

D’un côté, la Belette Balafrée s’était dit : «
Je l’aurai, cette garce !! » Comme on peut le constater, il n’est jamais bon d’énerver ou de mettre en colère la blondasse : vous pourriez y laisser vos plumes… vraiment ! C’est donc enfermée dans sa chambre d’auberge qu’elle écrivit des lettres .. de nombreuses lettres, à vrai dire. Hubert entra dans la chambre sans frapper, ce qui provoqua chez la blondinette un froncement de sourcils et une mauvaise humeur assurée :

Fais comme chez toi, vas-y !! C’est vrai qu’ici, on entre et on sort comme dans un moulin !

Nooon mais, dame Élisabeth… votre camériste de remplacement … et ben… elle s’est cassée la cheville.

Rhaaa !!! ‘Manquait plus que ça, tiens ! Comment cela est arrivé ?

Elle n’a pas voulu me le dire… son explication –qui est totalement idiote, je vous l’accorde- c’est qu’elle essayait de ranger je ne sais quoi et je ne sais où, debout sur un tabouret qui n’était vraiment pas stable sur ses pieds. Il a cassé et CRAC .. BOUM !! Cheville cassée.

Ce n’est pas une vraie raison, ça !

C’est ce que je vous dis, dame Élisabeth. En plus, je la soupçonne de vous voler et de vous trahir.

C’est ridicule !!

Pas si ridicule que cela quand on sait que cela fait plusieurs semaines que vous cherchez la bague de votre défunte mère…

Il sortit de sa poche la fameuse bague. Devenant plus pâle que d’habitude, il venait de prouver qu’il avait raison. Garce ! Bâtarde ! Elle allait crever pour avoir fait cela !!

Hubert .. pends-la maintenant!!

Dame Élisabeth … nous avons un autre problème …

QUOI ENCORE ?!

Euh… nous n’avons plus aucune corde… je suis absolument navré…


RHHAA !!! Mais ce n’est pas vrai !! Mais c’est pas VRAII !!!

« Et bien si ! Malheureusement, c’est vrai !! Il faut toujours tout faire soi-même pour être satisfait du résultat ! » Même si elle avait quelque doute sur cette phrase, elle se leva, attrapa une lourde bourse et entraîna Hubert avec elle, tout en prenant soin de fermer à clef la porte de sa chambre. Tous deux à l’extérieur de l’auberge, la chaleur se faisait étouffante, elle aussi. Ce qui valut un bougonnement venant de la balafrée. Bizarrement, ce jour-là, il y avait du monde ; voulaient-ils tous assister à la pendaison d’une voleuse ? Bref, ne nous égarons plus !! Ils arrivèrent sur le marché ; trop de monde !! Il y avait trop de monde pour la blondinette. Dans d’autre circonstance, cela ne l’aurait pas dérangé mais elle ne cessait de jonglée entre les bonnes et mauvaises nouvelles. Ce qui pimentait énormément son humeur.

Arrivés devant l’échoppe où se trouvaient les cordes, les yeux de la blondinette atterrirent sur une échoppe d’un boucher. Du pâté !! Il avait sans aucun doute du pâté en vente !! Cela fait – pour elle ! – une éternité qu’elle n’avait pas mangé cette bonne terrine de campagne. Rien de meilleur que cela ! Surtout que, depuis quelques semaines, la blondinette ne se nourrissait qu’avec l’air du temps… C’est-à-dire, rien du tout ! Sortant de sa bourse une poignée d’écus, elle les donna à Hubert et lui dit avant de partir vers cette échoppe qui lui faisait de l’œil depuis son arrivée :


Achète des cordes avec cette somme et rejoins-moi après ! Je vais juste là !

Avant que son tour n’arrive, une grande silhouette masculine se trouvait devant-elle. Attendre sagement son tour et patienter.. en attendant que le client se mette d’accord sur son choix !

EDIT / { Hérisson} le vert est réservé à la censure.


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Clotaire_ac
    Marcher, marcher et encore marcher. Mettre un pied devant l’autre et ne pas cesser de recommencer. Evidemment, c’est une balade ! En plus, le marché était noir de monde, je me demandais si c’était tous les jours ainsi ou si c’était seulement occasionnel. Même s’il y avait du monde au marché, il était assez facile de se frayer un chemin. Sauf que soudain, une personne me poussa un peu trop violemment et je me retrouvais, les bras étalés – pour me rattraper – sur le comptoir d’une échoppe. Ne m’attendant pas attirer l’attention du vendeur, ce dernier m’apostropha en riant :

    Alors mon p’tit gars, on n’a un peu trop bu à la taverne d’à côté, hein ?

    Je me surpris en sentant mes yeux s’ouvrirent pour faire des yeux de hibou – certes, je vous l’avoue, il faut être super fort pour faire cela - et je répondis, d’un ton où l’on pouvait sentir que j’étais vexé d’être traité d’alcolo :

    Mais… mais bien sûr que non! On m’a poussé et …


    T’inquiètes pas mon bonhomme, ça arrive, t’sais !

    Mais puisque j’vous dis que j’ai pas touché à une chope!!

    Bon bon, t’énerve pas, p’tit gars. C’sert à rien d’s’énerver, t’sais ! Bon allez, j’bon cœur et j’va t’offrir une bonne grôsse tranche d’jambon qui sort tout droit d’ma cave!! T’m’en diras des nouvelles!!

    Mes sourcils se haussèrent, qu’est-ce qui lui prenait, à cet homme, de m’offrir du jambon pour se faire pardonner? Il n’avait rien à se faire pardonné. Et puis, après tout, pourquoi pas!? Je me relevais dignement, ajustant ma chemise correctement et regarda à l’intérieur de l’échoppe pour voir ce qu’il y avait au juste sur les étagères. Je pus entrevoir des petits pots de pâté bien garni. Plissant les yeux comme pour mieux voir et faire comme si je réfléchissais, je pris enfin une décision :

    Choisissez pour moi, après tout. Je ne sais ce que vous avez dans votre échoppe…


    Ben mon pôv’ pépère, s’tu prends tes décisions comme ça, t’arriveras pas à grimper là-haut, sur l’échelle! Pis, dépêchons-nous, y’a une charmante donzelle derrière toi!

    Je ne pris même pas la peine de me retourner, après tout, cette «charmante personne» peut faire comme tout le monde : attendre son tour! Un soupir exaspéré s’échappa de mes lèvres ; quelle était la prochaine tuile qui me tombera sur la tête? Quand le boucher eut fini de choisir et de me remettre le pot de pâté entre les mains, je reculais d’un pas et sentit un autre pied sous le mien. Malheureusement pour la pauvre victime, je m’appuyais de tout mon poids dessus. Confus, je me retournais vers la dite victime et lui adressais un sourire d’excuse, tout ce qu’il y avait de charmeur :

    Veuillez m’excuser, je ne vous avais pas vu mais je ne pensais pas que vous seriez si près…

    J’essayais de me faire pardonner sauf qu’en regardant mon interlocutrice, je pus constater qu’elle était blonde … aux yeux verts. Je continuais de fixer ses yeux, tout en cherchant où j’avais pu voir ces prunelles vertes.

    Je… crois que … On se connait?

    Tenant mon pot de pâté dans ma main droite, non seulement je ne savais pas que j’avais encore un pas à faire avant d’arriver au «but» mais en plus de cela, j’étais loin de m’imaginer ce qui allait m’arriver…

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Elisabeth_courden, incarné par Clotaire_ac
[hrp : Post publié à la demande de la JD Elisabeth]


Alors que la blondinette pensait à la bonne odeur mais surtout, au bon goût que pouvait avoir la terrine de campagne, elle ne faisait pas attention à la personne devant elle … jusqu’à ce que cette personne lui écrabouille son pauvre pied. Souvent, il ne fallait pas grand-chose pour mettre la blonde en colère et malheureusement pour cette personne, Élisabeth allait s’énerver .. un peu ! Mais la pauvre, elle n’allait pouvoir se défouler sur son nouveau souffre-douleur que ce dernier lui adressa un sourire … charmeur, peut-être mais son visage lui rappelait quelqu'un …

Veuillez m’excuser, je ne vous avais pas vu mais […]

La suite n’intéressait que trop peu Élisabeth qui chercha, au fond de sa mémoire, à qui cet homme pouvait bien ressembler. Elle ne devait pas être la seule à chercher puisqu’elle entendit une bribe de la deuxième phrase :

[…] On se connait?

« Cherche Médor, cherche !! » Oui non, tu n’es pas un chien !! Mais pour chercher, c’est plus facile à dire qu’à faire. Elle avait l’impression de connaître cet imbécile depuis longtemps, comme si… Ses yeux ! Ses yeux étaient d’un bleu … comme sa défunte mère, ce qui la troubla un peu. Ce visage et cette carrure … cela lui rappela légèrement son défunt père qui, lui, était blond aux yeux bleus-verts. L’émotion l’envahit. Et si c’était … Lui ? Non ! OUI !! Peut-être… raahh !! Mais comment pouvait-on se dire que cette personne était la personne que l’on attendait depuis tellement longtemps alors que l’on a que trop peu d’indices… Elle posa son regard brillant dans celui de son interlocuteur et lui demanda, la voix – légèrement ! - tremblante d’émotion :

Bou… boiter ! Est-ce que.. vous boitez ?

N’attendant pas qu’on lui réponde, elle vit le pot de pâté qui lui gâchait la vue. Elle arracha donc le pot des mains du jeune homme en face d’elle, le posa autoritairement –enfin, presque !- sur le comptoir de l’échoppe et chercha ce qu’elle voulait trouver sur SA main. Et elle le trouva ; la cicatrice ! Cette fameuse cicatrice qui a valut tous les hurlements du monde. Les larmes aux yeux, elle se souvint quand son frère avait hurlé : « PAPAAAA !! ÉLISA VEUT ME COUPER LA MAIN !! ». Ils étaient en pleine bataille avec une épée ; c’était plus un jeu qu’un entraînement. Or, la petite fille qu’elle était à cette époque ne voulait pas couper la main de ce grand frère qu'elle aimait tant. Ce qui avait provoqué l’hilarité du père et de la fille…

Elle posa à nouveau son regard vert dans celui du jeune homme. Est-ce vraiment lui ? Un peu violemment, elle tira le col de la chemise rouge du jeune brun, trouvant, à nouveau ce qu’elle cherchait : la médaille que leur père avait fait faire. Ses initiales étaient bien dessus. Toutes ses coïncidences devenaient de plus en plus étranges… Est-ce vraiment lui ? Lâchant la médaille qui pendait sur SON torse, elle souleva la chemise. Elle trouva une cicatrice sur le bas du côté gauche de son abdomen, une vilaine chute qui avait laissée des souvenirs … Elle releva la tête, lâchant la chemise. Peu importe les protestations qu’il pourrait faire, elle le regarda intensément, se mordant de rage sa lèvre inférieure. Et là, ce qui devait arriver arriva : de toutes ses forces, elle décolla une grosse gifle à son frère. Sa main lui brûlait, la piquait ; elle devenait rouge. La joue de son frère devait faire mal … D’un ton sec, elle lui dit :


Et là, Clotaire ? Tu me reconnais, moi, ta SŒUR, Élisabeth ?! Ou je dois te donner une autre gifle ?

Sa colère laissa place à la tristesse : et si tout cela était encore un mauvais rêve ? « Ne pas craquer .. Ne pas craquer .. ne pas craquer … Oh et puis !! Pleure un bon coup !! Cela te soulagera ! » Le cœur qui bat très rapidement, les lèvres tremblantes, cette fois-ci, elle n’arriva plus à se retenir et passa ses bras autour du cou de Clotaire, posant sa tête sur son torse et éclata en sanglots, pour de bon. Hubert, pris au dépourvu, regarda sa maîtresse pleurer… C’était bien la première fois qu’il la voyait pleurer ainsi. Il déglutit et regarda Clotaire, genre : « On serait mieux ailleurs. » Il lui fit signe de le suivre ; il voulait emmener sa maîtresse dans la chambre de cette dernière…

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Clotaire_ac
    La jeune blondinette me regardait intensément, je me demandais bien pourquoi elle me regardait ainsi. Elle semblait me connaître, cela ne faisait aucun doute, mais elle cherchait et plus elle cherchait, plus je m’inquiétais. Etais-je un brigand ? Un évadé d’une prison ? Un esclave ? Un domestique en fuite ? Ses yeux me rappelaient quelqu’un, à moi aussi, mais j’étais vraiment incapable d’identifier cette personne. Après un moment d’attente, elle me demanda d’une voix tremblante:

    Bou… boiter ! Est-ce que.. vous boitez ?

    D’un côté, j’aurai tellement voulu qu’elle connaisse elle-même la réponse mais je voulais quand même lui répondre, par respect et politesse:

    Oui, je boite, demoise…

    J’avais à peine fini ma phrase que la jeune blondinette m’arracha le pot des mains. J’avais envie de la sermonner, ne serait-ce pour lui dire que ce qu’elle venait de faire était incorrect… enfin, je crois. Elle posa autoritairement le pot sur le comptoir de l’échoppe, je m’autorisais un rapide regard vers le boucher qui observait avec attention cette scène. Et je m’aperçus vite qu’il n’était pas le seul à regarder, de près comme de loin, la scène que nous vivions. Fort heureusement, je n’étais pas d’un caractère timide – du moins, je le croyais et je le crois toujours - donc, aucune rougeur ne s’était peint sur mes joues… mais qu’est-ce qu’il me prend de dire cela?! Je suis loin d’être une femme, et je peux encore le prouver! Hem hum… pardonnez-moi, je m’égare. La jeune femme regarda avec attention ma main droite. Qu’avait-elle de si importante, ma main? Je la laissais faire, après tout, n’étais-je point à la recherche de mon passé?

    Quand elle eut finie de regarder ma main, elle posa son regard – très - vert sur moi. Violemment, elle tira le col de ma chemise. Que voulait-elle, au juste? Pourquoi laissait-elle planer le silence alors qu’elle pourrait parler, ne serait-ce dire quelques mots! Elle sortit la médaille que je cachais précieusement sous ma chemise. Elle l’examina avec beaucoup d’attention. J’avais envie de lui demander ce qu’elle cherchait au juste, pourquoi faisait-elle cela? Soudain, je compris quel sentiment je ressentais à ce moment-là: de l’incompréhension… Tirer sur mon col ne lui suffisait pas, elle souleva ma chemise. Cette fois-ci, je ne pus me retenir de m’énerver un peu:


    M’enfin demoiselle, pourriez-vous me dire ce qu’il vous prend ?

    La blondinette devait se contre-ficher de ma question car elle me regarda en se mordant la lèvre. Je pouvais lire, dans ses yeux, qu’elle était en colère. Mes yeux bleus azurs l’observèrent avec attention. Je ne m’attendais absolument pas à ce que j’allais vivre; je reçus une énooorme gifle. Cette gifle fut, sans aucun doute, un remède car, non seulement je ne m’y attendais pas, loin de là mais en plus, une bribe de souvenir revint. Puis une deuxième, et d’autres encore… J’apportais ma main sur ma pauvre joue qui était meurtrie, elle me brûlait et me faisait horriblement mal. En un éclair, tous les doux moments – comme les mauvais - se rappelèrent à ma mémoire. Ceux que j’avais vécu avec ma famille, mes parents, le peu de temps que j’avais pu passer avec Camille mais surtout, tous mes souvenirs étaient principalement centrés sur ma petite sœur: Elisabeth. J’allais lui demander: « Mais enfin, Elisa, pourquoi tu m’as giflé? » mais aucun son ne put sortir de ma bouche. Encore moins quand je vis ma sœur me prendre dans ses bras et se mettre à pleurer. Le cœur serré, lourd de remords et de regrets, je resserrais mon étreinte, trop heureux de retrouver ma sœur. J’aurai tellement voulu la retrouver autrement…

    Lisa… je suis tellement désolé…

    Soudain, un homme qui semblait connaître ma petite sœur regarda avec étonnement et tristesse ma blondinette de sœur. Soudain, il me fit signe de le suivre. S’il le fallait, je me battrais avec lui, si c’était un voleur, mais pour l’instant, je devais prendre soin d’Elisabeth qui ne semblait pas en état de faire quoi que ce soit. Ceci était mon impression, j’entrainais donc Elisabeth avec moi, jusqu’à une auberge. Nous montâmes dans une chambre, entre temps, le jeune homme s’était présenté comme étant le page de ma sœur, qu’il se nommait Hubert. Je hochais la tête pour lui signifier que j’avais compris puis, entrant dans la chambre, avant de refermer la porte, Hubert m’annonça que nous étions dans la chambre d’Elisabeth. Je l’installais donc dans un fauteuil, prit de l’eau que je versais dans un verre puis me rapprochais de la blondinette en lui tendant le verre d’eau. Agenouillé aux pieds de ma sœur, j’attendis qu’elle ait bu l’eau pour poser le verre au sol, je pris ses mains pour les serrer dans les miennes. J’avais déjà pardonné ma petite sœur pour sa gifle, c’était tout à fait compréhensible et je n’avais rien à redire. Je repris aussi doucement que je le pus :

    Lisa… pardonne-moi ma jolie Lisa. Si tu savais comme je m’en veux… Te sens-tu mieux?

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Elisabeth_courden, incarné par Clotaire_ac
[hrp : Post publié à la demande de la JD Elisabeth]


Comment ça, pas en état de faire quoi que ce soit ? Et l’émotion, hein ? Ca compte pour de la banane ? Hum… non, pardon, mauvais exemple ! Encore inconnu !! Alors : ça compte pour du beurre ? Bref ! Revenons à nos deux frangins. Clotaire emmena la Balafrée jusqu’à l’auberge où elle habitait avant de partir. Partir en dehors de la Lotharingie. Elle avait tout préparé, absolument tout. Ses malles, ses domestiques, des lettres et des lettres – je radote, je sais ! Quand ils arrivèrent devant la porte de la chambre, Élisabeth aperçut – quoi que sa vue était encore un peu flou à cause des larmes - Hubert qui était, depuis le début, avec elle. La porte se referma, en quelques minutes, elle s’était retrouvée assise dans le fauteuil de la chambre. Pendant que Clotaire prit la carafe d’eau pour remplir un verre, la blondinette étouffa un bâillement puis, d’un revers de la main, essuya les perles salées qui avaient coulées le long de ses joues.

Quand il revint auprès d’elle en lui tendant le verre, elle fut tenter de prendre le verre pour l’arroser mais machinalement, elle porta le verre à ses lèvres et but d’un trait tout le liquide. Elle lui rendit le verre et regarda le vide. Elle sentit les mains de son frère prendre les siennes. Comment le repoussait ? Ou du moins, non, elle ne pouvait le repousser. D’un côté, elle était en colère contre lui. En colère parce qu’il n’avait tenu sa promesse ; en colère parce qu’il ne l’avait pas reconnu avant qu’elle ne le gifle, en colère parce qu’il était de retour, quasiment neuf ans après la dure séparation. Toute sa famille le croyait mort ! Et elle, pauvre malheureuse, persévérait en disant aux membres de sa famille que Clotaire était toujours vivant, aux risques de passer pour une folle.

De l’autre côté, elle était heureuse. Heureuse de le revoir enfin ; heureuse de le prendre à nouveau dans ses bras. Heureuse de le sentir auprès d’elle. Heureuse et en colère, tout simplement. Elle n’arrivait pas à séparer ces deux sentiments qui se faisaient de plus en plus fort. Tout doucement, la voix de Clotaire se fit entendre :


Lisa… pardonne-moi ma jolie Lisa. Si tu savais comme je m’en veux… Te sens-tu mieux?

Lisa… cela faisait tellement longtemps qu’elle n’avait entendu une personne l’appelait ainsi. Quoi que… pas si longtemps que cela mais quand on l’appelait ainsi, cela lui rappelait tant sa famille, son frère, son enfance et ses parents… Ses parents qu’on lui avait arrachés sauvagement. Elle posa son regard vert qui devenait légèrement gris – signe qu’elle était de mauvaise humeur ou en colère - elle répondit, d’un ton légèrement sec :

Si je vais mieux ? Je viens de retrouver mon idiot de frère qui ne tient pas ses promesses ! Et tu me demandes de te pardonner ? Je ne sais pas comment je vais te pardonner car tu m’as … fait trop de mal !

Retirant ses mains des siennes, elle se leva et à quelques pas de la porte, elle se tourna pour dévisager son frère.

Je ne sais pas comment te pardonner … encore moins si j’y arriverai !

Ca, c’est fait…! Le silence s’installa, étrangement. La blondinette essayait, combattait avec son envie de pleurer à nouveau, étouffa un sanglot, presque. La blondasse, qui se voulait bien plus forte, d’habitude, se laissait aller… Fort étonnant, d’ailleurs, quand on la connaissait suffisamment bien ! Sans aucun doute, Clotaire l’aurait remarqué, du moins, la Balafrée voulait qu’il remarque son mal-être. Se redressant, droite comme un I, elle darda ses prunelles vertes dans le regard azur de son frère. Elle reprit enfin la parole :

Tu es devenu muet, d’un coup ? C’est étonnant, dis-donc. Parce que, d’après notre amie en commun : Maywenn, tu aurais une langue plutôt bien pendue !

Au fait, elle disait cela mais elle n’était pas sûre. Il fallait bien qu’elle dise quelque chose pour le secouer, l’imbécile !

J’aimerai, quand même, savoir ce qui t’a empêché de venir me chercher, dans le couvent auvergnat où j’étais recluse car, oui, j’espère que tu as une bonne excuse ! Tu as surtout intérêt à me raconter ce que tu as fait ces huit dernières années !

S’approchant de son lit, elle toisa son frère, pour mieux observer sa métamorphose. Il avait un peu changé mais ressemblait beaucoup à leurs parents. La dernière fois qu’elle l’avait vu, il avait un léger duvet. Elle se souvint qu’elle se moquait régulièrement de cela car, à cette époque, elle trouvait cela « hideux » – c’est toujours hideux, d’après elle mais allez chercher une personne qui adore les duvets, hein ? - Il se vexait à chaque fois et il suffisait d’un tendre baiser sur la joue de son grand frère pour que ce dernier lui pardonne … encore !

Bien, commençons par moi car après tout, tu l’as toujours dit : « Honneur aux femmes » !

A l’extérieur, elle en voulait énormément à son frère. Elle était folle de rage mais à l’intérieur, elle commençait doucement à lui pardonner…

Alors, commençons là où tu t’es arrêté : j’ai vécu en Auvergne cinq ans de plus. J’aurai laaaaaargement préféré vivre chez nos Grands-Parents mais va savoir pourquoi, je n’ai pas pu. Régulièrement, j’allais chez eux car s’ils m’avaient laissé au couvent sans une visite, ou sans sortie, tu peux me croire, je ne serai plus de ce monde, aujourd’hui ! Continuons ! Ensuite, je suis partie en Champagne. C’est la Mère-Supérieure qui me l’a conseillé et j’ai suivi son conseil. Je suis entrée au service de sa cousine. Une merveilleuse femme qu’on a tué trois ans après mon entrée. Ensuite, arrivée ici, en Lotharingie, j’ai failli mourir plusieurs fois ! Ohh, ne t’inquiètes pas, je vais bien, vraiment très bien ! Ohh ! Et puis, j’ai fait la rencontre d’une personne que nous connaissons tous les deux, il y a … pfffffiiiiou ! De nombreux mois, à présent ! Je devrai l’appeler ici mais attendons encore un peu… Qu’as-tu fait pendant tout ce temps ?! Et puis, installe-toi ailleurs que devant ma table, j’en ai besoin ! Oui là, tout de suite !! MAINTENANT !!

Fort heureusement, Clotaire se poussa in extremis pour éviter de se faire pousser par la turbulente blondeur. Elle prit un parchemin, trempa le bout de sa plume puis, avant de laisser la plume effleurait le parchemin, elle regarda son frère puis, lâcha avant d’écrire :

Je sais écouter et parler en même temps. Parle maintenant !!

Citation:
A Camille Courden,
Ma petite sœur,

Camille !

Dans deux à trois jours, je dois partir de Dôle pour mon déménagement mais cela, tu le sais déjà. Je te laisse une journée et demie – ou une journée tout court ! - pour rappliquer dare-dare à Dôle car il se trouve que j’ai retrouvé une chose –ou plutôt, quelqu’un- qui m’est extrêmement précieux, presque autant que toi, et je refuse de la perdre à nouveau. Je ne peux l’emporter avec moi, dans l’une de mes malles, jusqu’à Orléans ; il pourrirait, crèverai et baverai sur mes robes, en cours de route !

Je répète, je te laisse une journée pour faire quarante lieues –parce que je suppose que tu te trouves à Épinal !

Et dépêche-toi car franchement, j’ai autre chose à faire qu’attendre que tu daignes me voir avant mon départ !

Avec tout mon amour, mon affection et ma tendresse,

    D’Élisabeth Courden,
    Ta grande sœur,
    Dame de Mesnay



    Lettre pilée, cachetée et accrochée sur son hibou, Affreux, puis la Balafrée regarda son volatile prendre son envol … tout en écoutant son grand frère.
    _________________
    Clotaire_ac
      Je lui avais à peine demandé si elle se sentait mieux, de me pardonner qu’elle me répondit, d’un ton sec ; ce qui me blessa:

      Si je vais mieux ? Je viens de retrouver mon idiot de frère qui ne tient pas ses promesses ! Et tu me demandes de te pardonner ? Je ne sais pas comment je vais te pardonner car tu m’as… fait trop de mal !

      Une boule vint s’installer dans ma gorge. Je sentais une dispute pointait son nez … Lisa se leva pour aller vers la porte. Allait-elle me virer de sa chambre ? Non, pas maintenant, pas de suite. Je l’avais à peine retrouvé… elle n’avait pas le droit de me virer! A quelques pas de la porte, j’allais me résigner quand elle se tourna pour me dévisager ; qu’allait-elle encore me faire? ou dire?

      Je ne sais pas comment te pardonner… encore moins si j’y arriverai !

      Pendant que le silence s’installait –ce qui était légèrement insupportable- je cherchais un mot qui me correspondrait à cet instant-là… Blessé! J’étais blessé par ce qu’elle venait de me dire. Le chemin du pardon allait être terriblement long, je le sentais. Je voulais lui répondre mais je ne le pus. Croisant les bras, je la fixais. Elle ressemblait énormément à notre mère. Notre défunte mère qu’on nous avait arraché alors qu’on n’était encore que des enfants… Elle reprit de plus belle:

      Tu es devenu muet, d’un coup ? C’est étonnant, dis-donc. Parce que, d’après notre amie en commun : Maywenn, tu aurais une langue plutôt bien pendue !

      Maywenn… cette sympathique jeune fille… avait-elle dit cela? Je ne se souvenais pas d’avoir parlé énormément au point d’avoir marqué cette amie… A moins, bien sûr, que je n’étais encore soûl. J’avais les sourcils froncés et j’allais lui répondre quand ma petite Belette renchérit:

      J’aimerai, quand même, savoir ce qui t’a empêché de venir me chercher, dans le couvent auvergnat où j’étais recluse car, oui, j’espère que tu as une bonne excuse ! Tu as surtout intérêt à me raconter ce que tu as fait ces huit dernières années !

      A quoi bon parler puisque Lisa parlait déjà pour deux? Je soupirais, exaspéré, gardant toujours mes bras croisés. Je m’asseyais sur le bord de la table de la chambre. Je n’attendis pas vraiment longtemps avant qu’elle ne reprenne la parole:

      Bien, commençons par moi car après tout, tu l’as toujours dit : « Honneur aux femmes » !
      Alors, commençons là où tu t’es arrêté : j’ai vécu en Auvergne cinq ans de plus. J’aurai laaaaaargement préféré vivre chez nos Grands-Parents mais va savoir pourquoi, je n’ai pas pu. Régulièrement, j’allais chez eux car s’ils m’avaient laissé au couvent sans une visite, ou sans sortie, tu peux me croire, je ne serai plus de ce monde, aujourd’hui ! Continuons ! Ensuite, je suis partie en Champagne. C’est la Mère-Supérieure qui me l’a conseillé et j’ai suivi son conseil. Je suis entrée au service de sa cousine. Une merveilleuse femme qu’on a tué trois ans après mon entrée. Ensuite, arrivée ici, en Lotharingie, j’ai failli mourir plusieurs fois ! Ohh, ne t’inquiètes pas, je vais bien, vraiment très bien ! Ohh ! Et puis, j’ai fait la rencontre d’une personne que nous connaissons tous les deux, il y a … pfffffiiiiou ! De nombreux mois, à présent ! Je devrai l’appeler ici mais attendons encore un peu… Qu’as-tu fait pendant tout ce temps ?!


      J’allais enfin ouvrir la bouche, pour lui dire qu’il était temps que je puisse émettre un son, que si elle voulait vraiment des réponses, il fallait qu’elle me laisse y répondre moi-même… j’eus juste le temps de sauter d’un bond pour me pousser d’où j’étais…

      Et puis, installe-toi ailleurs que devant ma table, j’en ai besoin ! Oui là, tout de suite !! MAINTENANT !!

      Comme c’est agréable… vraiment ! Tout à l’heure, j’étais blessé mais à cet instant, j’étais en colère de voir comment ma sœur me parlait, après toutes ses années d’absence où je n’ai pu revenir bien plus tôt. Elle m’avertit qu’elle « savait écouter et parler en même temps qu’écrire quelque chose » tout en m’ordonnant, bien sûr de parler. Je ne voulais pas savoir à qui elle écrivait, ça m’importait que trop peu. A mon tour, d’être piquant!

      Ecoute Elisabeth, j’aimerai que tu cesses de me parler ainsi car de un, je ne suis pas ton chien mais ton frère ! Et de deux, je sais que tu m’en veux à un point, je n’arrive pas encore à me l’imaginer mais bordel, Lisa, ce n’est pas une raison de m’aboyer dessus!!!

      Je soupirais comme un bœuf. Oui, d’accord, je l’avoue, ce n’est pas une superbe référence mais c’est ainsi à point c’est tout ! Je croisais à nouveau les bras. Je me collais dos au mur et tournais ma tête pour la regarder, la contempler. Un long moment auparavant, j’avais vu que ma sœur avait une petite cicatrice sur sa joue droite. Qu’avait-elle fait? Elle se leva, tenant dans sa main une lettre qui était destinait à je ne sais qui puis, restant devant la fenêtre, je me dis qu’il était temps de reprendre la parole :

      Avant de partir de l’Auvergne, j’ai appris la mort de … nos parents. Je suis retourné à la maison. Je t’épargne ça. Je sais que tu veux des explications, Lise mais s’il te plaît, je recouvre à peine la mémoire. Je me souviens d’un peu de tout mais laisse-moi le temps de les remettre dans le bon ordre…

      Je respirais un bon coup avant de reprendre:

      Je me souviens qu’après être parti de l’Auvergne, j’ai traversé des villages… sans m’arrêter. La mort de nos parents m’a rongé, petit à petit… je ne sais pourquoi je suis parti dans le Nord…

      Je n’aimais pas les mensonges mais je ne pouvais faire autrement… je ne pouvais tout lui dire d’un coup, ce serait peut-être trop dur d’encaisser tout au même moment. Je me promis qu’un jour, je lui expliquerais ce que j’avais fait mes huit dernières années…

      Je me suis arrêté pendant plus d’une année, dans un comté ou duché, je ne m’en souviens pas…

      Je n’avais aucune envie de plonger dans un récit qui, d’une façon ou d’une autre, serait tellement long qu’on serait obligé de s’enfermer dans une pièce, pendant plus d’une journée, à étaler nos huit dernières années en détails… Or, nous n’en étions pas là et je repris, un peu plus calme :

      Je te promets, Lise, qu’un jour, on parlera longuement de ce que nous avons vécu… séparément. Seulement, je pense que nous avons… suffisamment souffert pour ne pas en rajouter une couche.

      Je partais vers la porte, pour voir où se trouvait… euh… le page de ma sœur. J’ouvris la porte et le découvris, je ne refermais pas complètement la porte et dit à voix basse :

      - Pourrais-je vous demander un service ?

      - Bien sûr, messer!
      - Allez dans l’autre auberge à quelques pas du marché. Je vais prendre une chambre ici. Je serai beaucoup plus proche d’Elisabeth. Payez ma note, dis-je en lui tendant une petite bourse.
      - Ce sera fait, messer.
      - Merci Albert!
      - Non, messer. Je ne m’appelle pas Albert…
      - Pardon Philibert!
      - Non messer. Je m’appelle Hubert…!
      - Ohh… désolé!

      Je refermais la porte au nez du page puis, je me dirigeais silencieusement vers ma sœur pour passer mes bras autour de son cou. Non, je ne l’étranglais pas, je posais mes mains sur les épaules et ma tête sur celle de ma petite belette. Je déposais un tendre baiser dans sa chevelure dorée avant de reprendre ma pose puis, je lui dis :

      Je sais que tu me pardonneras, Lisa. J’attendrai le temps qu’il faudra pour obtenir ton pardon mais je ne désespérerai pas… je sais que je l’aurai. Nous sommes maintenant réunis, je ne veux plus te quitter, Lisa. Je ne veux plus avoir l’impression de te perdre… Tu m’as tellement manqué…

      Ceci était vrai… j’espérais sincèrement que c’était réciproque… même si au fond de moi, je savais que j’avais un peu raison.

    _________________
    Krysteline
    [Epinal...]

    Une journée qui commençait par les rayons de soleil était en principe une bonne journée. Réveillée depuis peu, la Camille se rendit a la fenêtre de son chez soi et les ouvrit. Heureuse de respirer le bon air d'Epinal.
    Quand tout a coup, un hibou se posa sur le rebord de la fenêtre, la flamboyante prit tellement peur qu'elle en tomba a la renverse.
    L'animal la regarda tout en penchant la tête sur le coté, comme pour se moquer d'elle.
    C'est en se relevant furieuse qu'elle reconnue Affreux, oui, c’était bien lui.
    L'Hibou de sa chère sœur blonde.
    Elle le connaissait assez bien pour l'avoir embarquer avec elle durant...piouuuu quelques semaines.


    Affreux, tu peut pas faire attention quand tu te pose?!
    Tu m'a fichue une peur bleue!


    Une lettre attira le regard de Camille, une lettre accrochée a la patte d'Affreux.

    Ah je comprends mieux ta venue, ma chère sœur.
    Il est bien temps de me donner des nouvelles.


    Détachant la lettre et la lit tout en fronçant les sourcils au fur et a mesure de la lecture.
    Non mais elle se prenait pour qui la blondeur même de sa sœur?!
    Une journée pour faire autant de lieux? Il lui aurai fallu un cheval volant pour faire cette distance.

    Qu'avait elle trouver qui allait baver dans ses valises si elle le prenait?
    C'etait quoi encore de cette histoire?
    Portant son regard furieux sur Affreux, la rousse lui causa comme si il lui aurai répondue. Parfois la blondeur de sa sœur prenait de l'ampleur sur elle.


    Non mais elle se prend pour qui la blonde?!
    Une journée?!
    Elle va voir si je vais me daigner pour elle??!!!
    ET toi tu bouge pas j'ai un courrier a la lui faire a la blonde!


    Prenant un lettre et une plume bien taillée, tandis que Affreux se demander se qu'elle raconter, non mais je vous jure parfois.
    Enfin bref, Camille s'installa sur le rebord du lit, lettre poser sur la table qu'elle rapprocha d'une main et se mise a écrire a sa chère sœur.


    Citation:
    A Elisabeth Courden
    A ma blondasse de soeur
    A ma grande sœur

    Ma belette!

    Non mais t'es pas un peu folle dans ta tête de blonde?
    Une journée pour arrivée a Dole!
    Et oui, je suis a Épinal, tu le sais bien!
    Tu veux que je me ramène dare-dare? Et bien tu attendra le temps que je fasse la route.
    Hyzone ne vole pas je te signale.

    Qu'a tu donc trouver qui est aussi important que moi? Un prétendant?
    Le povre!

    Bref, je prend la route et j'arriverai quand j'arriverai!

    Avec tout mon amour et toute ma tendresse et un pied au fesses.

    Ton petit chat
    Ta petite sœur chérie
    Camille Courden


    Lettre pliée et accrochée a la patte de l'Affreux et le fit prendre son envol vers la destination Dole.
    Secouant la tête, cela n’étonner pas Camille de la part de sa sœur, Elisa, un sourire aux coin des lèvres de la rousse pensant a la tête de celle ci quand elle lira la lettre.
    Bref, il était temps de prendre la route pour aller la rejoindre.

    Vêtements de rechange, quelques denrées pour la route, le tout dans sa besace et une lettre a son aimé pour pas qu'il s’inquiète.

    Sortant de chez elle, enfin de chez eux, enfin de chez Liam et chez elle, enfin vous avez compris quoi de leur nid d'amour.
    Donc sortant de chez eux, Camille prit la direction de l’écurie, ou se trouver Hector, son page.

    Hector, prépare moi Hyzone de suite.
    Bah reste pas planter là DEPECHEE TOI!!!!


    Une fois qu'Hector avait préparer Hyzone, pied dans l’étrier et la rousse en selle.

    Hector, surtout dit bien a Liam que je suis partit a Dole pour ma blonde de soeur!.

    Claquant ses talons sur les flancs de son étalon, la rousse partit au galop direction Dole.

    [Sur la place de Dole]


    Après un certain temps de galop, sur les chemins, Camille arriva avec son destrier qui était plus qu’épuisé d'avoir galoper tout le long de la route.
    Une caresse sur l'encolure d'Hyzone pour le féliciter et lui dire qu'il allait pouvoir se reposer.
    Un regard pour chercher sa sœur.En plus elle jouer a cache cache.

    Quand soudain, Camille mit pied a terre et aperçu au loin le page de sa soeur, Hubert.
    Prenant les rennes par une main et fessant avancer Hyzone, Camille partit dans sa direction.
    Il etait plutot pressé l'Hubert.


    Hubert!
    Oh Demoiselle Courden...
    Oui, oui c'est bien moi, bon tu me dit ou est ma chère blonde de sœur?!
    Et vite je suis fatiguée et j'aimerai qu'elle m'explique ce déplacement!

    Bien sur...elle se trouve ..dans l'auberge juste là.
    A l’étage...deuxième porte a droite.


    Regardant dans la direction que Hubert lui indiqua, Camille lui confie Hyzone.

    Prend soin de lui, il a fait long route, sinon je tu aura a faire a moi.

    M'attendant pas la réponse du page, Camille se rendit donc a l'endroit indiqué.
    "TOCTOC TOC"

    _________________
    Elisabeth_courden
    Le grand frère s’énerve ? Attention, cachez-vous tous ! Quand Clotaire eut fini de « sermonner » la blondinette, il soupira et contempla ‘‘discrètement’’ Élisabeth. S’il y avait bien une chose que la Balafrée ne supportait pas quand elle était de mauvais poil, c’est qu’on la scrute, qu’on l’observe comme si c’était une petite bête sans défense. Après un petit moment ‘‘d’observation’’, Clotaire se décida enfin à tout lui raconter … du moins, la Balafrée le croyait. Non, elle s’était complètement trompée ! Il allait seulement lui dire ce qu’il avait fait après son départ de l’Auvergne :

    […]j’ai appris la mort de … nos parents.

    Non, sans rire ? Attends ! Moi, je l’ai appris au couvent ! Je ne me faisais pas déjà assez de soucis pour ta petite personne. Tsss.. imbécile ! Et ensuite, attention ; il lui sortit l’excuse totalement banale :

    Je sais que tu veux des explications, Lise mais s’il te plaît, je recouvre à peine la mémoire.

    C’est bien fait ! Il ne fallait pas mettre tes pieds n’importe où, crétin !

    Je me souviens d’un peu de tout mais laisse-moi le temps de les remettre dans le bon ordre…

    Bah voyons… le jour où tu retrouveras mi-ra-cu-leu-se-ment la mémoire, ce sera le jour de la Saint-Glinglin, c’est ça ? La Belette n’écouta pas la suite. Toujours à la fenêtre de sa chambre, elle se mit à penser : « comment va réagir Clotaire en apprenant et surtout, en voyant que Camille n’est pas ‘‘morte’’, comme le disait la famille. » « Comment va réagir Camille en voyant son frère aîné ? » Elle n’en savait strictement rien. Elle était, encore une fois, perdue dans ses questions qui ne trouvaient pas toujours de réponses. Toujours est-il que, elle sortit assez rapidement de ses pensées pour entendre son frère lui dire :

    Je te promets, Lise, qu’un jour, on parlera longuement de ce que nous avons vécu… séparément. Seulement, je pense que nous avons… suffisamment souffert pour ne pas en rajouter une couche.

    Promesse, promesse … tiens tes promesses avant de les dire, Clotaire… Élisabeth l’entendit partir vers la porte. Ca y est ! Il s’en va, à nouveau. Elle soupira, exaspérée. Elle n’entendit pas, elle, qui avait l’ouïe fine, que son frère ne partait pas mais demandait seulement un service à son page, Hubert chéri-chou. Posant ses mains sur le bord de la fenêtre, elle contempla le paysage dolois. Rien de bien extraordinaire… ou peut-être était-ce l’habitude de le voir, régulièrement ? Elle n’entendit pas son frère revenir à elle, elle se sentit pas non plus sa présence derrière elle. Elle ne le sentit seulement que quand il passa ses bras autour de ses épaules.

    Ses mains quittèrent le bord de la fenêtre pour s’agripper aux bras de son frère, comme pour le retenir, d’essayer de ne pas le perdre, encore une fois. Elle sentit le bisou qu’il avait déposé sur son crâne blond. Il reprit, doucement :


    Je sais que tu me pardonneras, Lisa. J’attendrai le temps qu’il faudra pour obtenir ton pardon mais je ne désespérerai pas… je sais que je l’aurai.

    La Balafrée se mordit un peu les lèvres ; il avait un peu raison… mais pour l’instant, elle ne lui répondrait pas, pas pour l’instant…

    Nous sommes maintenant réunis, je ne veux plus te quitter, Lisa. Je ne veux plus avoir l’impression de te perdre…

    La gorge serrée, il eut droit, comme réponse, un simple hochement de tête. Puis, un sourire se dessina sur ses lèvres, quand elle l’entendit lui dire « Tu m’as tellement manqué… ». Elle se retourna, regarda sur frère et déposa une tendre bise sur le bout de son nez après lui avoir répondu :

    Toi aussi, tu m’as terriblement manqué ! J’ai bien cru que tu ne reviendrais jamais…

    Puis, elle le prit dans ses bras, prête à s’attacher les mains pour ne plus perdre, encore une fois, son grand frère qu’elle aimait tant, l’un des seuls souvenirs d’enfance qu’elle gardait précieusement, comme un grand trésor, dans sa mémoire.

      [ Une à deux journée(s) plus tard ]


    Pendant quelques heures, c’est-à-dire, une journée et demie, la blondinette avait pu profiter de la présence de son frère. Aucun des deux n’avait parlé de ce qu’ils avaient vécu séparément, au grand désespoir de la Belette. Le lendemain de leurs ‘‘retrouvailles’’, Élisabeth reçut une lettre. En fait, depuis quelques jours, elle envoyait des lettres à droite à gauche et ne savait plus à qui elle avait écrit, qui lui répondait. Elle brisa le scel puis lut rapidement le contenu de la lettre. Ce qui provoqua la curiosité de son frère :

    Qui t’écrit, ma chère sœur ? *

    « Comment te dire ? C’est ta sœur qui m’écrit… non, pas moi ! Je ne suis pas assez stupide pour m’écrire à moi-même mais ton autre sœur, Camille. Tu t’en souviens, au moins ? » S’apercevant qu’elle prenait beaucoup trop de temps à répondre, elle répliqua rapidement :

    C’est .. un ami qui euh … s’excuse deeeeee… de m’avoir menti !

    Rharff… ouai ! Drôle de bruit mais j’fais ce que je veux, d’abord ! Na ! Bref, tu me crois ou pas mais tu n’auras que cela comme réponse ! Elle lui sourit et reprit :

    S’il croit que je vais lui donner une deuxième chance, il se trompe royalement !

    La réponse que lui avait envoyée sa sœur, Camille, ne la satisfaisait pas vraiment. Elle aurait largement préféré une autre réponse !

    Et si tu allais dans le verger ? Tu peux prendre un de mes domestiques – tous mais pas Hubert ! – pour t’aider. Je crois que cueillir te redonnera un peu de couleur car mon pauvre chou aujourd’hui, je trouve que tu as une mine affreuse ! Tu es bien pâle ! Aurais-tu mal digéré quelque chose ? Enfin, bref ! Sors prendre l’air, Clochou !

    Pas le temps de le laisser répondre, elle reprit tout en se levant :

    Excuse-moi, comme je te l’ai dit tout à l’heure, je déménage et j’aimerai que tout soit prêt pour demain, le grand départ !

    Elle déposa une tendre bise sur la joue puis, se dirigea vers la porte de la chambre. Une fois dans le couloir du premier étage de l’auberge, elle vit Hubert s’approcher d’elle. Elle fit quelques pas avec lui, tout en se dirigeant vers sa chambre.

    Ma sœur devrait arriver très bientôt. Dès qu’elle pose pied à Dôle, tu vas vers elle, tu lui dis ou se trouve ma chambre et tu emmèneras son cheval à l’écurie. Pas un mot à Clotaire, compris ?!

    Bien entendu, Chancelière… non pardon, dame Élisabeth.

    Un sourire se dessina sur son visage.

    Même après ma démission, tu arrives encore à m’appeler ainsi ? Bon allez, dépêche-toi, Hubert !

    Puis le page partit, aussi rapidement qu’il était venu. Quand elle se retrouva dans sa chambre, la blondinette s’installa sur le fauteuil. Elle n’avait que peu de patience, la blondinette mais hélas, elle devait attendre que sa sœur daigne venir vers elle. Elle plongea, en douceur, dans ses pensées … quand quelqu’un frappa à la porte. Elle se leva, se dirigea d’un pas décidé vers la porte et découvrit sa sœur. Avant de l’embrasser, Camille eut pour salut :

    Ah bah enfin ! Non seulement, tu aimes te faire désirer mais en plus, je n’ai pas le temps de t’attendre ! J’ai autre chose à faire !!

    La Balafrée laissa entrer sa petite sœur, referma la porte puis, les mains sur les hanches, elle fit face à sa sœur :

    Tu ne devineras jamais qui j’ai retrouvé !

    Laissant sa sœur cogitée, elle alla vers la table pour ranger des papiers, silencieusement. Après les papiers, ce fut quelque bijou puis, elle se décida enfin à reprendre :

    Clotaire est revenu…

    Pas le temps d’en dire plus, on frappa à la porte, encore !

    Changement de bannière entre temps... impossible de changer pour les autres posts ! ^^
    *Phrase écrite avec l'accord du JD Clotaire

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