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[RP ouvert] Woman versus Wild.

Gnia
Femme contre Nature.
Et, au delà du jeu de mot dans la traduction, également un clin d'oeil à l'émission Man vs. Wild.


RP ouvert à tous.
Merci de respecter la cohérence et de ne pas faire agir de perso sans consentement du joueur.
Bon jeu.



[Mâlain - Août 1460 - Je rouille.]

Nouvelle aube sur le bastion. Nouvelle journée qui s'annonce d'un ennui mortel. Nouveau jour qu'il faudra regarder mollement passer sans qu'un seul haussement de sourcil ne vienne illuminer un regard proche de celui du bovin que rien ne parvient à rendre plus intelligent.
Moissons, retraites spirituelles, torpeur et chaleur. Le véritable fléau du Royaume s'est abattu. Une paire de mois pour engranger les récoltes et se laver de ses pêchés, le reste de l'année pour mettre la terre à feu et à sang et recouvrir ses mains de carmin.

Soupir.
Nez qui se fronce.
Claquement de langue agacé.
La Saint Just se fait mortellement chier.
Et on l'a assez répété, l'on ne devrait jamais laisser une femme s'ennuyer...

Son époux s'est lancé dans une nouvelle mission effrénée, avec la fougue qui continue de le caractériser malgré les épreuves.
Son amant s'est mis en tête l'idée saugrenue qu'une retraite en monastère lui permettra de s'entretenir avec le Très Haut. Encore du chemin à faire pour réformater l'Irlandais.
La troupe s'est dispersée un peu partout, chacun vaquant à ses occupations, d'autres attendant que la Fronde s'en trouve une nouvelle.
Et la Saint Just attend.

Cette journée s'annoncerait-elle plus palpitante que les autres ?
Ce matin, elle a trouvé le courage d'écrire quelques lignes à une inquiète Ladivèze.
Si elle ne s'acclimatait point à son nouveau statut de paria du Royaume, Agnès aurait volontiers organisé une quelconque sauterie à laquelle convier qui se faisait autant chier qu'elle.
Restait l'intendance de Mâlain ou l'entrainement.

Et piaffait dans les écuries de quoi satisfaire les deux points sus nommés.
Ordre fut donné que l'on mène la bête encore farouche dans un pré récemment fauché hors de l'enceinte de Mâlain tandis que l'Infâme revêtait habits de cavalière. En approchant la cavale, elle espérait en son for intérieur qu'elle serait suffisamment rétive pour que cette opération occupe la journée.

Et Agnès fut servie.
La monture en devenir incertain n'entendait pas accepter cavalier sans rechigner, piaffer, ruer.
Enième essai, un cri de victoire s'échappe de la poitrine comtale.
Moment d'inattention, le cheval se cabre, la longe échappe des mains qui la tenaient, et la bête n'en attendait pas moins pour se faire la malle avec son fardeau en équilibre instable sur le dos.



[Plus loin - Plus tard - Tu dérouilles.]

Palpitant qui s'emballe au tempo du cheval.
Mâchoires serrées aussi fort que les mains gantées sur les rênes, que les jambes sur les flancs ruisselants.
Impossible de se laisser tomber, impossible de se laisser faire tomber.
Ne reste qu'à subir.
Les branchages qui déchirent le visage, les soubresauts de la bête endiablée, son itinéraire sans queue ni tête, sans but et sans fin, si ce n'est de se débarrasser de son encombrant colis.
Une nouvelle ruade, une de trop pour la cavalière exténuée et une rencontre abrupte avec le sol.
Avant de sombrer, la Saint Just entend un dernier hennissement qui s'éloigne, comme un écho à un cri de victoire trop vite exprimé et n'arrive même pas au bout d'une pensée qui la tenaille.
Où est-elle tombée ?

Rideau.
Nature : 1 - Saint Just : 0.

_________________
Calico
[Après Mâcon autant avoir l'air Malain]

Une paire de braies retroussés puis deux jambes batifolant dans l'eau fraîche de la rivière qui serpentait à proximité d'un bois, voilà ce qu'on pouvait voir par ce jour indolent. Le long de ce méandre, une petite brunette était installée sur la berge et gigotait ses petons dans l'eau claire, ses deux bras en appui sur l'arrière. Elle regardait les reflets d'or sur la surface de l'eau sans vraiment penser à quelque chose en particulier, si ce n'était à dérober une pince à épiler pour s'enlever les quelques poils sur ses mollets.

L'été et sa chaleur avaient terminé d'achever toute activité au sein de la fronde mais aussi partout ailleurs dans le royaume. Seuls les serfs récoltaient les moissons et prochainement passeraient aux vendanges mais Cali n'était pas serf, ni paysanne, ne possèderait pas de champs et d'ailleurs elle ne possédait que peu de chose, c'est dire si elle pouvait flâner au cour de l'onde. Elle s'ennuyait à en mourir, enfin ce n'était qu'une expression car elle ne comptait pas mourir d'ennui et encore moins mourir tout court. La sauterelle aimait bouger et l'inaction la rendait amorphe. Au départ, elle avait joué à son jeu favori c'est à dire lancer des pois chiches grillés dans la bouche des vieilles endormies sur les bancs des villages mais il ne fallait pas se leurrer, on en avait vite fait le tour et il n'y avait plus rien d'exaltant, ni même d'amusant à la longue.
Ses jets étaient lancés à la va comme j'te pousse, sans même chercher à viser les bouches édentées, visant tantôt un oeil, tantôt le nez. Même les voir brailler n'était plus attrayant.

Ses deux saphirs brillants sur la surface de l'eau restèrent plantés là, dans le vide tandis qu'un cri retentit suivi d'un hennissement. Cali releva sa frimousse en direction du bruit mais ne vit rien. Pas de cheval, ni personne.
Cruel dilemme!!!!
Devait elle se remettre ses chausses et partir en expédition ou rester près de l'eau et sa fraîcheur?

Elle décida de se lever et de remettre ses chausses pour partir vers le bruit. La curiosité était une chose tout à fait féminin. La brunette suivit le sentier qui déboucha sur une route plus importante et à peine quelques arpents plus loin, elle vit un cheval.

Viens kiki!!!!

Kiki ne semblait pas franchement coopératif et il ne broncha pas à l'appel de la brune. Elle s'avança donc vers lui pour essayer de lui attraper sa bride. Tous les gestes furent mesurés pour ne pas affoler l'animal qui soufflait par les naseaux. Déjà qu'elle n'était pas bien grande, elle se fit plus petite encore en se courbant et avec une douceur infinie, elle arriva à attraper la courroie à force de patience.
Maintenant qu'elle avait le cheval et qu'il était sellé, forcément il devait y avoir un cul posé dessus à la base. Il fallait trouver le propriétaire du cul et ce n'était pas chose aisée.
La sauterelle commença timidement par des petites "eh oh" puis de plus en plus fort.


EEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEeeeeeeeeh!!!!!! Quelqu'un est là!!!!!

Elle avançait peu à peu en inspectant les bosquets alentours.
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Gnia
Hmmm...

Une paupière s'ouvrit avec prudence, filtrant la lumière au travers des cils. Trop de luminosité et des tâches d'ombre. La Saint Just tenta un mouvement, grimaça, et abandonna l'idée d'enlever la terre qui s'était déposée sur ses lèvre à l'aide de la main. Une piètre tentative de crachat suffirait pour le moment. Rassemblant des pensées quelque peu secouées, elle voulut se relever, mais les muscles contusionnés refusaient de se laisser faire sans protester.


Aïheu... Charogne !

Elle venait enfin de se souvenir pourquoi elle en était là, voulut se relever sous le coup de sang que lui provoqua ce rappel de mésaventure, mais la tête lui tournait. Profond soupir qui la fit encore grimacer et elle se laissa retomber mollement sur le sol, bras en croix, fataliste.

Putain de merde !


Les yeux grands ouverts, elle contemplait le jeu des feuilles des arbres sur le fond de ciel lorsqu'elle entendit quelqu'un appeler. Nez froncé, elle pesait le pour et le contre, se demandant s'il était raisonnable de refuser de l'aide sous prétexte qu'elle était dans une situation ridicule. Il pouvait également être sage de se faire discret puisqu'elle ne savait pas jusqu'au l'animal l'avait transbahutée et que, hors Mâlain, tout pouvait à fortiori être ennemi.
Sauf que... Elle n'avait pas vraiment l'envie de passer la nuit là, ne sachant pas à quel point son étourdissement pouvait durer, ni si elle n'allait pas découvrir une quelconque blessure qui l'empêcherai de rentrer.


Là !


Il serait bien temps une fois le bon samaritain à proximité de juger de la conduite à tenir. Elle semblait réduite quoiqu'il en soit, puisque la nouvelle tentative de se relever se conclut sur un nouvel échec.
Retour à la position initiale, résignée.


Quelqu'un est là !
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Calico
Quel équin de merrde, il fallait bien le dire.

Puuute borgne mais tu vas t'arrêter sinon je te bouffe sur place!!!

La main sur la courroie faisait des bonds et des rebonds et lâcha même prise plusieurs fois tant le cheval remuait et se cabrait parfois. La petite sauterelle du s'y reprendre moult fois et recommencer son opération "séduction" sur le cheval qui s'éloignait pour le capturer de nouveau.
Il leurrait son monde avec son aspect de destrier alors qu'il était à mi chemin entre le mulet et le taureau. Cali ne pouvait pas le laisser gambader dans la campagne vu le prix d'un cheval sur le marché. L'inflation gambadait plus surement dans le royaume mais comment penser le contraire alors que les caisses royales se vidaient au détriment de l'achat de plusieurs caraques pour le bon plaisir d'un roy usurpateur, qui vendait la France en petit bout au ponant.

Pour la énième fois, elle réussit à choper l'animal en le regardant méchamment, le visage couvert de sueur ainsi que sa chemise. Elle tira brusquement sur la courroie bougeant ainsi le mors dans sa lancée, lui faisant voir qui était le maitre puis elle pu se concentrer de nouveau dans ses cherches, celles de trouver le cul disparu dans les taillis du coin. Elle ne trouvait rien.

Elle zieuta le sol des environs et n'y vit pas de traces de rixe. Ce n'était donc pas un brigandage, sinon il y aurait eu des marques de plusieurs sabots martelant la terre et la retournant. C'était plutôt logique dans sa pensée, personne ne pouvait rester stoïque lors d'une attaque à moins de tomber sur un demeuré congénital.
Cali continua donc sa recherche, pensant bien avoir à faire à un accident. Elémentaire mon cher Watson.

A proximité d'un petit ravin, la sauterelle cru entendre bouger. Un petit truc tout juste perceptible.
Elle s'accroupit pour voir dans le trou que formait la végétation.
Un homme aurait pu difficilement passer par là sauf si évidemment il fut projeté de son cheval.
Elle plissa ses yeux pour essayer de voir convenablement malgré le soleil puis mit une main en visière.
Des branches étaient cassées et un petit fourrée complètement aplati sur le sol, comme si on lui avait roulé dessus. On sentait bien que c'était le lieu du crime ou plutôt de l'accident.
Le cheval semblait nerveux...Tu m'étonnes. Si c'était bien ce que pensait Cali, il avait du donner une ruade assez violente pour désarçonner son cavalier et si il y avait eu action, il y aurait réaction de la part du cavalier si il n'était pas mort, mais au vu des petits bruits, il semblait vivant.

A force de regarder dans le ravin touffu, Calico aperçu une forme sombre.
Comment sortir le corps de là dedans?


Eh oooh vous êtes mort?

Question stupide on passe!!!!
Elle se leva et accrocha la bride du cheval solidement sur une branche en le regardant, flattant son poil soyeux sur son chanfrein.


Toi mon petit père tu vas dérouiller si ça bouge en bas. Moi aussi je serais nerveuse d'avoir fait une connerie pareille.

La petite sauterelle se baissa à nouveau, le museau tendu vers la silhouette. Elle estima la pente et ses options.
Son choix était plus que restreint étant seule dans les environs car c'était elle ou alors...elle.
Donc elle commença sa descente en s'agrippant aux branches et en encrant ses pieds dans le sol.


Je descends......

Quand elle fut plus à l'ombre, elle constata que le corps était celui d'une femme mais plus encore....

MAJESTEEéééé!!!!!

Son coeur fit un bond et même surement deux. Ses gestes devinrent ceux d'une névrosée, ils étaient complètement anarchiques mais elle réussi à se rendre auprès d'elle tant bien que mal avec sa souplesse légendaire.

Majestée....Je suis Cali, la sauterelle...

Elle faillit rajouter "que vous est il arrivé?" mais là, elle aurait eu deux questions stupides à son actif.

Vous avez quelque chose de cassé? Répondez moi?

Elle n'était pas morte c'était déjà une bonne chose après il y avait toujours le deuxième effet, à savoir, comment remonter la Reyne qui était peut être un peu cassée à certains endroits.
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Gnia
Un peu de soulagement dans ce monde de contusions lorsque l'inconnue qui se frayait un chemin jusqu'à elle s'annonça.

Ravie de vous voir, Cali.

Même pas cynique pour le coup.
Visiblement la sauterelle en avait chié pour arriver jusque là et que si on comptait en sus de la difficulté du terrain son gabarit que son surnom décrivait mieux que tout, elle risquait d'en chier à mort pour la sortir de là.


Cassé, j'en sais rien. Je sais juste que ma caboche semble pas apprécier du tout la position perpendiculaire par rapport au sol. Du coup, j'ai pas pu finir mon inventaire personnel avec moi-même...

Sourire en coin à l'adresse de la brunette avant que le regard ne se perde sur le mur de végétation par lequel est arrivée sa sauveuse.

J'ai l'impression que j'nous ai mis dans une sacrée merde...

Elle semble réfléchir un instant avant de proposer.

Voilà ce qu'on va tenter. Z'allez finir mon inventaire pour moi. Vous pliez doucement mes bras et mes jambes selon un angle naturel, si possible.
Si j'gueule, c'est qu'on est dedans jusqu'au cou. Sinon dès que ma tête aura finit de tourner quand je me lève, j'vais tenter de me lever, du coup. L'inventaire précédent nous évitera de fausses joies...


Quel plan pourri pour une situation encore plus pourrave...

Au fait, on est loin de Mâlain ? C'est habité dans le coin ?

Des fois qu'il faudrait aller demander de l'aide...
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Della
Du hasard qui fait parfois bien les choses. Ou pas.

Ah si Dijon avait été moins loin !
Si un des comptoirs des forges de Seignelay n'était pas à Cosne.
Alors, jamais Seignelay ne serait passée par là.
Mais ce jour-là, la Baronne allait de Dijon à Cosne avant de rentrer chez elle.
Et Mâlain et ses environs se trouvent justement sur la route Dijon-Cosne.

Seignelay, ce jour-là, c'est deux charrettes bourrées jusqu'à la gueule, chargées de vivres, de peaux, de bois et de fer, entourées de six gardes armés jusqu'aux dents qui surveillent les charrettes et une voiture au fond de laquelle une Baronne bougonne, maugréant contre cet état qui l'oblige à voyager de la sorte plutôt que cheveux au vent, sur le dos de son cheval préféré Ouragan, et dont la damoiselle de compagnie est priée de subir en silence les jérémiades de Seignelay.
Pourtant, elle a de quoi se réjouir, la Baronne. Le marché fut à son avantage et les sommes rentrées sont largement supérieures à ce qui était espéré. C'est d'ailleurs le sujet de conversation entre Baronne et Isandre à l'instant où la caravane s'arrête.


Que se passe-t-il ? Déjà, elle a froncé les sourcils, comme elle sait si bien le faire et déjà, elle a passé la tête hors du coche, histoire de s'assurer que le convoi n'est pas la proie de quelques brigands mal intentionnés. Mais non. On s'est arrêté pour rien ! Rien à l'horizon qu'un cheval seul, sur le bord de la route.
Il n'en faut pas plus pour que Della quitte la chaleur de la voiture pour s'en venir caresser l'animal qui semble nerveux.

Quelques regards aux gardes, aux différents conducteurs des charrettes et coche, quelques pas vers la droite, d'autres vers la gauche...
Quelqu'un a-t-il vu celui qui montait cet animal ?
Réponses négatives autour d'elle, les gardes sortant déjà les lames, prêts à protéger biens et gens.

Un geste d'impuissance, un petit haussement d'épaules et les mains en porte voix :
Hou hou ? Y a quelqu'un ?
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- Et vot'blason, Duchesse ?
- On s'en occupe, à la Hérauderie ! Encore un peu de patience.
Calico
C'est à ce genre de détail qu'on voyait la distinction d'une grande Dame. Même en mauvaise posture, elle avait un standing international. D'autres auraient pu pleurer ou crier ou s'affoler mais la Reyne était d'un calme olympien, analysant la situation. Certaines, le fion posé sur les fauteuils du Louvre, auraient pu en prendre de la graine quand la vulgarité se faisait art de vivre sur Paris.
Cali, quand à elle, était nettement moins calme, tel un papillon à la lueur d'une flamme. Elle s'agitait pour brasser de l'air et au final ne faisait pas grand chose.


J'ai l'impression que j'nous ai mis dans une sacrée merde...

Sans vous manquer de respect, je le pense aussi.

Elle se tourna pour voir derrière elle, comme si une troupe en avant-poste allait arriver mais que dalle, elles étaient bien seules.

Je n'ai croisé personne en venant, mais si ça peut vous remonter le moral, j'ai votre cheval.

La blessée n'avait pas terminé son inventaire corporel et la sauterelle dû s'y coller. Elle avança avec prudence ses mains sur le corps de la Reyne.
Son visage était écorché et par endroit ses habits étaient en lambeaux.


Vous avez fait une belle chute mais comme vous ne faites rien à moitié, cela ne m'étonne guère. Heureusement que la végétation a amorti un peu le vol.
Bon je commence....


Avec douceur, la brunette commença par doucement plier les bras et légèrement bouger les épaules puis se fut au tour des jambes.
Tout en faisant l'analyse méthodique, Cali réfléchi un petit instant avant de parler, se remémorant son chemin.


Mâlain n'est pas si proche mais il y a un hameau à une demi lieue d'ici environ. Ca fait une trotte, mais si on arrive à remonter, il y a toujours le cheval en espérant qu'il soit plus docile mais …..

La phrase resta en suspend quand une voix retentit. Ce devait être un ange ou peut être pas, mais elles avaient le cul bordé de nouilles.
La brunette se dressa et tourna la tête vers la voix.


Ouiiiiii on est en bas…..Y’a une blessée….

La tête pivota montrant un grand sourire.

Majesté, vous avez une bonne étoile. Attendez moi je reviens !!!

Elle se hissa hors du trou en essayant de ne pas prendre appui sur un des membres de l'accidentée et sorti sa tête des fourrés comme un clown hors de sa boite. Pensant y voir une dame seule, quelle ne fut sa surprise de voir toute une escorte. La tête regarda dans tous les sens pour se poser sur les chevilles d'une dame juste au dessus d'elle.
A peine au niveau du sol, Cali regarda la Dame qui semblait être importante au vu de son habillement et de la troupe l’accompagnant. Elle eut soudain une certaine appréhension. Qui étaient ces gens ?
Peut être leur voulaient ils du mal ? Elle n'avait pas vraiment le choix, leur arrivée était tout de même providentielle.


Ses yeux se levèrent des chevilles à la tête, et elle regarda la Dame.

Bonjour je suis Calico de la Graille Sainte Boulasse. Il y a une femme blessée en bas. Une chute de cheval sans doute. Il nous faudrait de l’aide, je ne sais pas si elle peut se relever.

Elle éluda volontairement le nom de la blessée ne sachant pas qui était cette Dame et rajouta sa "calitouch" en s'inventant un nom pompeux qui tentait de faire noble.
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Della
Habituellement, ce qu'on voyait sortir des fourrés était un lièvre ou un goupil...il arrivait aussi qu'un sanglier furieux fasse son apparition et alors là, gare aux fesses ! mais cette fois, ce fut une jeune personne, une jeune fille ou jeune femme, difficile à dire ainsi...si ce n'est que le visage plutôt fin est encadré de cheveux foncés.

Della baissa la tête, plia un peu les genoux même pour ne plus être aussi grande par rapport à Calico qui se présentait alors avec un patronyme plutôt particulier...


Ah...ben bonjour damoiselle de la Graille Sainte Boulasse...Je suis ravie de faire votre connaissance.

D'un geste qui ne se discute pas, la Baronne appela deux hommes afin qu'ils viennent aider la damoiselle à s'extirper des buissons, ce qu'ils firent avec bien entendu, toute la délicatesse dont les soldats peuvent faire preuve.
Calico fut mise sur ses jambes ! Hop là ! Cette fois, à hauteur de Baronne, la conversation put reprendre un peu plus confortablement, sous le regard inquisiteur de Della.


Une femme est blessée, là en bas, dites-vous ?
Nous l'allons sortir de là, pardi ! Est-elle gravement blessée ?


Nouveau geste, nouveaux ordres :
Descendez là- dedans et remontez la dame. Et que ça saute !
Dociles, bien matés, les gardes disparurent dans le trou d'où ils avaient fait naître la damoiselle.

Je suis Della de la Mirandole d'Amahir-Euphor. Reprit Seignelay, en personne bien éduquée qu'elle était pour qui les us primaient sur pas mal de choses.

Qui est donc la dame...dans le fossé ? Vous la connaissez ?

Et du fossé arrivaient des bruits d'escalade à l'envers, de ferraille qui tinte, des voix bourrues étouffant des jurons et...le cri de quelques mésanges dérangées par le passage des soldats.
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- Et vot'blason, Duchesse ?
- On s'en occupe, à la Hérauderie ! Encore un peu de patience.
Calico
La Cali avait des allures de fouine sous ses fourrés, seule sa tête dépassant. Notez bien que l'animal est tout mignon, oui oui.

La dame se baissa, diminuant l'espace qui les séparait. Son visage de poupée la regardait, elle n'était pas antipathique de prime abord. La sauterelle se sentit soulevée de son trou par deux gardes. Ils la soulevèrent avec une facilité déconcertante, si bien que la brunette fut levée du sol de quelques pieds. Elle faillit lâcher un "je vole" mais s'abstient.

Enfin ses deux pieds reposés sur le plancher des vaches, la jeunette tapota sur ses vêtements tout salis de terre et de petites boulettes collantes et piquantes qui semblaient à des petits oursins. Du bout des doigts elle essayait tant bien que mal de s'en enlever le plus grand nombre puis elle s'arrêta, gardant ses boulettes, évitant ainsi d'être impolie devant la dame.


Oui oui en bas....Son cheval a du faire une ruade et elle est tombée par dessus les bosquets qui ont amorti sa chute mais du coup elle est dans le ravin derrière cette végétation, ce n'est pas facile d'accès.

Cali lui ayant fait passer un examen sommaire des membres, rien ne semblaient cassés sinon elle aurait entendu gueuler, voir se serait pris une gifle sous le coup de la douleur.

Rien ne semble cassé, mais elle a des bleus et des écorchures. Elle a eu de la chance.

Elle? Oui nul doute que même si elle avait tu le nom jusqu'à présent, ils finiraient bien par voir l'identité de la blessée en la remontant. Cali espérait juste que ce ne soit des ennemis potentiels, sinon elles étaient mal barrées.

La dame ordonna qu'on aille la chercher dans les buissons. Cali suivait des yeux les hommes, comme une mère poule protégeant sa couvée. A y penser c'était surement amusant de penser que la petite brunette se prenait pour la protectrice de la grande Agnès, combattante aguerrie.
S'en suivi le reste des présentations et Cali se tourna vers la jeune femme.


Mirandole? Mirandole comme Mirandole....??? Je veux dire comme notre Duchesse?

Calico fut un peu rassurée mais resta sur ses gardes. Maintenant il n'était pas possible de faire machine arrière. Aléa jacta est.
Elle continua machinalement sur sa lancée.

La blessée est Agnès de Saint Just.

Elle termina sa phrase comme si un couperet était tombé, mettant le point d'orgue final à une suite qui pouvait être aussi calme que houleuse. Les yeux azurs de la brunette se plantèrent dans ceux de la jeune femme attendant sa réaction.
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Gnia
[Au fond du trou.]


Elle avait grimacé lorsque Calico avait vérifié le bon état de marche de la machine Saint Just. Pas de quoi s'alarmer outre mesure.
Par contre lorsqu'une voix féminine parvint, étouffée par la végétation, jusqu'à elles, Agnès se crispa légèrement. Pas le temps de signifier à Calico de marcher sur des oeufs que la sauterelle remontait déjà.
Léger haussement d'épaules. Sur ce sujet, la menue chevalière n'avait probablement pas de leçon à recevoir.
La Comtesse tenta à nouveau de se relever, se contentant d'essayer de s'asseoir et de ne pas brusquer les choses, sa caboche n'étant visiblement pas disposée à subir de nouveau un quelconque traitement violent.

Déjà des pas lourds accompagnés des bruits caractéristiques des gens d'armes se frayaient un chemin jusqu'à elle et machinalement, la main se porta à la ceinture où pendait le fourreau damasquiné d'une courte dague. Piètre défense si la Sauterelle s'était trouvée face à face avec quelques déserteurs en mal de mauvais coups.

Deux hommes finirent par émerger des fourrés, portant livrée que la Saint Just n'arrivait pas à remettre. Elle se détendit légèrement, l'éventualité d'une mort violente n'était pas pour de suite.

L'on passera les détails des difficultés que la soldatesque bien docile rencontra à sortir d'un fossé qui tenait presque du petit ravin une femme qui n'avait rien de menu mais qui au moins tenait à peu près sur ses jambes. Quoiqu'elle n'en ai pas eu beaucoup à faire usage, soulevée par une poigne masculine dès qu'un obstacle rendait difficile le passage, c'est-à-dire très souvent.

Lorsqu'enfin elle émergea sur le sentier, un rapide coup d'oeil pris la mesure de la situation. Un coche, deux charrettes, au moins une demi douzaine de gens en armes, son cheval auquel elle lança une oeillade torve et Calico visiblement pas trop aux aguets discutant avec une Dame dont le maintien et la tenue semblaient annoncer au moins une extraction de moyenne noblesse.

Echappant un instantà la vigilance de ses sauveteurs, Agnès s'assit sur un bloc de pierre qui émergeait à bon escient sur le côté du sentier et accepta avec empressement une lampée d'eau offerte d'une gourde. De la manche, elle s'essuya le visage et s'adressa enfin à la blonde qui faisait face à Calico.


Soyez remerciée pour votre aide providentielle, Donà...

Une fin de phrase en forme de question, en espérant que la dame se présente.
Etrange comme l'usage de l'occitan qu'elle n'avait jamais vraiment maitrisé venait émailler sa phrase au moment opportun.
Instinct de survie, probablement. Quoiqu'un fort accent picard venait donner une touche étrange à l'ensemble, trahissant sans peine les origines de la Saint Just.
Un regard à la dérobée, interrogateur, pour Calico avant de s'octroyer une nouvelle gorgée d'eau.

_________________
Calico
C'est là que les Athéniens s'atteignirent,
que les Perses se percèrent,
que les Satrapes s'attrapèrent,
et que les Mèdes s'... *

Mais vous l'aurez tous compris, c'était à partir de là que la sauterelle saurait si c'était un bon jour pour mourir ou pas. Que pouvait elle faire contre une escorte armée avec une Reyne toute griffée comme si elle était tombée sur une escouade de chats sauvages.
Certains aurait pu penser qu'elle aurait du frotter des orties sur le visage de la Saint Just pour la rendre méconnaissable aux yeux des gens et ainsi mentir sur son identité, certes et d'ailleurs se fut une alternative qui avait traversé le bulbe de la brunette mais ce n'était pas évident à mettre en place.


OOOh Majeste, laissez moi faire, je vais frotter deux bonnes poignées d'orties sur votre beau visage et en plus de vos commotions vous allez avoir un mal de chien sur la gueule.

Tsssss, pas crédible pour deux sous. Alors la vérité s'imposait comme la seule vraie alternative, quitte à périr.

Les gardes hissèrent la blessée hors des barbelés naturels que leur imposait la nature et bientôt elle fut sur pied, enfin plutôt assise sur une grosse pierre, à boire un petit coup offert par un garde.
Le flegme de la Saint Just était déconcertant quand on pense que Calico était un peu nerveuse sur leur devenir.
Elle ne se voyait pas vierge et si jeune enfermée à vie dans des geôles puantes infectées par des rats, ni même servir d'esclave sexuelle à un gros bedonnant puant lui aussi le rat.
Si on réfléchissait bien, la mort semblait plus douce.... mais vivre et repartir étaient encore mieux.

La sauterelle estampillée Bouillon à la vie à la mort, regarda la jeune femme qui les avait aidées. Les deux protagonistes en face d'elle ne se connaissaient visiblement pas, alors Cali prit les devant.

Dame Della de la Mirandole d'Amahir-Euphor.

Et rebelote le coup du couperet en regardant le moindre battement de cil mais cette fois ci de la blessée, qui semblait reprendre des couleurs.
La brunette l'observa pour savoir si c'était un bon signe ou un mauvais signe avec un nom pareil....La main sur le manche de son bâton, elle attendait le verdict car jamais elle ne se rendrait sans se battre....ou courir vite aussi n'était pas exclu si la reyne pouvait suivre mais elle ne la laisserait pas.




*Je ne sais pas de qui mais ce n'est pas de moi.
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Della
Un petit hochement de tête à la question concernant son nom lié ou pas à la Duchesse.
Oui, comme la Duchesse. Je suis sa fille.

La jeune Calica qui ressemblait plus maintenant à une véritable jeune fille plutôt qu'à un petit animal pointant le nez hors de son trou fixait curieusement la Baronne lorsqu'elle asséna le nom de l'accidentée. Loin de s'affoler à cette révélation, Della sourit, largement même, à l'idée de la situation plutôt saugrenue. Et c'est toujours sans plus de souci qu'elle répondit, naturellement : Oh, le Roi serait donc rentré en Bourgogne ?
Nous nous rendons bien compte que si par hasard, les mots de Seignelay étaient rapportés à des oreilles plutôt ml intentionnées, la Baronne aurait sans doute encore des retours de flammes. Mais les retours de flammes...elle s'en fout, la Baronne, pour tout dire ! Elle n'est pas à un près.

Avançant de quelques pas, revoici la Mirandole à demi-penchée sur le fossé, cherchant à observer le sauvetage de son Altesse...et voulant s'assurer que ses gardes ne maltraitent pas trop celle qui aurait du être à la place de la bretonne exilée.

Faites attention ! Doucement...mais faites donc attention, crénom ! Bande de sauvages !

La Reine était saine et sauve ! Alléluia !
Della la laissa s'asseoir et reprendre un peu haleine avant d'entamer la conversation comme on l'aurait fait dans un salon.


Je vous en prie, il n'y a rien de plus naturel que de venir en aide à son Prochain.
Souffrez-vous beaucoup ?


Un regard sur Calico qui semblait anxieuse, rien d'anormal quand on sait l'acharnement avec lequel Vonafreux tentait de faire croire que Eusaias et Gnia étaient le diable incarné, et rien n'assurait à la jeune fille que Seignelay n'était pas une menace, avec tous ses gardes...

Je suis très heureuse de vous rencontrer...ici...au milieu de cette forêt bourguignonne... Della leva les bras et embrasa d'un geste la nature qui les entourait, un peu comme prenant à témoins les arbres et les oiseaux.

Della s'assit, un peu plus loin, un peu plus bas aussi que Gnia, en l'observant, se mordant la langue pour ne pas assommer la Reyne des mille questions qui lui venaient à propos d'Eusaias, de ce qu'ils devenaient tous les deux. Car n'oublions pas que toujours à cette heure, la Baronne était encore entre deux chaises quand elle pensait à cette lettre qu'elle avait envoyée à Eusaias, pour le pousser à se présenter aux élections royales...avait-elle bien fait ? aurait-elle du, ce jour-là se casser la figure dans les escaliers ?

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- Et vot'blason, Duchesse ?
- On s'en occupe, à la Hérauderie ! Encore un peu de patience.
Gnia
Le soupir de soulagement qu'elle poussa fut-il audible lorsque Calico lui annonça le nom de leur bonne samaritaine ? Peut être bien que oui.
Toutefois, un léger hochement de chef à l'adresse de la Sauterelle accompagna la révélation, histoire d'être sûre. Terrain non miné.

Un discret sourire éclaira la tronche égratignée de l'Artésienne lorsqu'elle répondit à la Duchesse consort d'Orléans. Crénom qu'elle était heureuse tout de même d'avoir suivi le who's who du Royaume de temps à autres, en sus de ses charges héraldiques passées qui lui permettaient à peu près d'assembler quelques pièces éparses de puzzle. Car si elle avait déjà croisé Della, elle ne s'en souvenait point.


Je crois que je vais restée étourdie quelques temps, Vostre Grasce. Cette monture ne souhaite visiblement pas m'avoir pour cavalière...


Un nouveau regard mauvais pour l'Ardennais qui se tenait à présent tranquille là où Calico était parvenue à l'attacher. Puis de revenir à celle qui devait également être une petite cousine à un degré plus ou moins éloigné, en sus de quelqu'un de cher à son époux.

Je suis également fort aise de vous connaître. Et finalement, la forêt bourguignonne n'est pas un plus mauvais endroit qu'ailleurs...

La Saint Just s'adressa ensuite à sa chevalière, comme si soudain un détail lui revenait en tête.


Calico, vous voulez bien confier ce destrier aux gens de Sa Grasce ?

Elle se tourna à nouveau vers Della, plongeant un regard grave dans le sien.

Je vous en fais présent. Ce n'est pas là meilleur des dons, j'en conviens, mais je puis vous assurer que la bête est brave et bien formée. Elle vient de nos contrées du Nord et les Ardennes savent offrir bonnes et robustes cavales. Je gage simplement qu'il faudra patience et douceur pour la dompter. Deux qualités dont je ne suis pas dotées.

Tout refus étant bien évidemment exclu, l'oeil pétilla lorsqu'elle ajouta

Je ne lui avais pas encore trouvé de nom, mais je crois que... Charogne lui ira comme un gant.


Et d'esquisser un sourire en coin avant de se relever doucement, non sans échapper une nouvelle grimace provoquée par l'un de ses muscles douloureux.

Vostre Grasce, Calico et moi allons prendre congés à présent. Vous avez probablement fort à faire et nous, de la route encore.
En sus, je ne goûte point l'idée de vous mettre en une quelconque situation inconfortable plus longtemps. Vous avez déjà fait beaucoup...

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Calico
Un regard azuré semblait faire le balancier entre les deux femmes. Un tournoi de jeu de paume aurait été nettement moins enivrant. La tension de la brunette était palpable. Elle tentait de ne rien laisser paraitre mais à l'intérieur bouillonnait un coulis d'adrénaline. La main sur son bâton, prête en découdre, elle ne broncha pas, attendant de savoir si c'était du lard ou du cochon.
Bien illusoire cette gaule face à des gardes armés. Ils auraient bien vite fait de lui tailler son arme façon cure dent en trois coup d'épée.
La Reyne toujours imperturbable face à eux. Avait-elle une botte secrète ?

S'en suivirent un échange aimable si bien que les muscles de la sauterelle se détendirent et ses épaules s'affaissèrent un peu. Sa main quitta le manche du bâton pour se sentir tout à fait sereine. Il y eu même un fugace sourire sur son minois.
La mini Mirandole ne semblait pas dangereuse pour la Reyne et même au contraire semblait pleine de civilité.
La voix de la Saint-Just la fit sortir de sa torpeur, causée par son attention trop appuyée sur leur bienfaitrice. Elle semblait appréhender le couple balbuzard comme souverains naturels du Royaume, ce à quoi, Cali ne s'y attendait pas.


Heinn? Le cheval?
Ah oui oui.


Ses mains détachèrent la bride du cheval et elle tira l'animal jusqu'à la jeune femme en inclinant sa tête avec respect.

Voilà votre Grâce. Il....Charogne est à vous.
Il vous faut un dresseur de première ordre ou un bon boucher, c'est à vous de voir.


Un sourire en coin souligna sa dernière phrase alors que déjà la Reyne voulait prendre congés. Elle était amochée et elles n'avaient point de monture, Cali sourcilla. Elle ne voulait pas remplacer l'équidé avec sa Majesté sur le dos mais soit, elle exécuterait quand même sans dire mot.
Il était vrai que la mini Mirandole avait déjà pris des risques et qu'à sa place, certains en auraient profité pour couper la tête de la Saint-Just ou pour l'enfermer dans un bas cachot.


Merci pour tout. J'ai été ravie de faire votre connaissance.
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Della
Je pense essayer le dresseur, pour commencer.
Répondit Della à Calico, avec un petit clin d'oeil.

Puis, revenant à l'épouse d'Eusaias :
N'ayez crainte, vous ne me mettez pas en situation délicate et quand bien même, j'assume mes actes. Néanmoins, vous avez raison, ne tentons pas le diable qui sait déjà bien si souvent venir chercher des noises aux braves gens. Mais...Un regard vers Charogne, attaché à une charrette à présent et puis, un autre regard vers Gnia et Calico...c'est pas qu'elle voulait ennuyer Gnia mais...Je pense qu'il serait plus aisé pour vous deux de prendre l'un des chevaux de ma garde pour rentrer. Nous sommes loin de tout village et il n'y a pas que des honnêtes gens, dans le coin.

D'un geste encore, voici qu'un garde se vit privé de son cheval et monta en croupe derrière un autre après avoir amener sa monture à la patronne.

Celui-ci ne devrait pas être récalcitrant. Nous dirons qu'il s'agit d'un échange poil pour poil même si je trouve le vôtre plus racé que celui-ci.

Un sourire entendu, la rencontre improbable touchait à sa fin, Della se pencha vers Gnia à qui, elle murmura : Saluez Eusaias pour moi, je vous prie. Et soyez prudentes, toutes les deux.
Et à Calico :
Au plaisir, damoiselle Calico. Bonne route.

Là-dessus, l'ordre de se rassembler fut donné, pour reprendre la route.
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- Et vot'blason, Duchesse ?
- On s'en occupe, à la Hérauderie ! Encore un peu de patience.
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