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[RP] Faubourgs de Rome - Le Lion de Juda

*Sanctus*
Sanctus amena ses compagnons vers le fond de la salle principale. Il leur montra la trappe et l'anneau de fer qui y était encastré. Il souleva non sans effort. La poussière se répandit rapidement tout autour d'eux ainsi qu'un courant d'air froid. On devinait un escalier s'enfonçant dans l'obscurité.

Voilà ! C'est là-dessous que nous allons l'installer. Mais buvez et mangez un peu. Je vais aller ranger la charrette dans la remise sur le côté.
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Préfet du Prétoire du Lion de Juda.
De son vrai nom Cromwell, dict Sanctus pour les intimes, dit عبد الواحد

zarathoustra
Zarathoustra pressait le pas malgré sa fatigue. Il avait été mis en retard par ces deux gueuses qu’il avait tenté de ramener sur le chemin de la foi, et qui s’étaient jouées de lui. Quel naïf. Ensuite, il s’était arrêté pour glaner sans succès quelques renseignements pour l’épopée qu’il tentait de rédiger.

Maintenant, il était à Rome, dans les faubourgs. Il s’enrhumait dans l’aube grisonnante et pluvieuse, et parcourait le pavé défoncé jonché d’ordures et de résidus de pot de chambre. L’air fétide qui flottait le rassurait quant à la capacité pour la curetaille de venir fourrer par ici son nez délicat.

Il tourna un moment dans les ruelles étroites. Le plan de Sanctus était assez précis mais le scribe avait un sens de l’orientation approximatif. Il évita de demander son chemin à la seule personne qu’il a croisée, dont l’apparence soulevait sa méfiance. Au détour d’un porche, il sentit une odeur qui lui était familière : il aurait juré que de l’herbe à pipe se consumait dans les parages. Ca semblait sortir de cette vieille bâtisse, dont le crépis s’effritait. Il s’approchait et il lui semblait entendre quelques voix

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*Sanctus*
Sanctus avait eu quelques peines à faire entrer la carriole dans la grange. Les deux bourriques qui la tiraient avaient un long moment joué des sabots et des dents, refusant d'avancer. Il avait dû se montrer très persuasif et le picotin d'avoine suffit amplement à régler le problème. Il les avait dételé, pansé, avait soulevé la lourde bâche qui dissimulait le chargement. Des pièces de bois de tailles diverses qui sentaient bon la résine étaient attachées et disposées dans un ordre qui semblait savamment pensé. Ce serait pour plus tard.
Il ressortit, regarda le ciel encombré de nuages, se disant que non loin de là, les gras cardinaux et les pingres évêques recevraient la même pluie que lui. Il haussa les épaules, sortit sa pipe, l'alluma et tira quelques bouffées. Il cligna des yeux, referma les lourdes portes, puis se dirigea lentement, perdu dans ses pensées, vers l'entrée de la maison d'où il entendait les voix de ses compagnons.

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Préfet du Prétoire du Lion de Juda.
De son vrai nom Cromwell, dict Sanctus pour les intimes, dit عبد الواحد

zarathoustra
Zarathoustra reconnut l'homme, et il n'était pas fâché de mettre là un point final à son difficile voyage. Malgré tout, il était passablement excité par les projets dont il avait eu vent, mais n'en voulait rien montrer.

C'est donc d'un ton badin qu'il salua Sanctus, qui se dirigeait vers l'entrée de la bâtisse. Celui-ci paraissait rêveur, son esprit était sans doute gros de projets à venir, ou peut-être un souvenir entêtant...


Salve!

Il éspérait pouvoir enfin se mettre au sec, (La pluie frisait ses moustaches et il n'aimait pas, ça le faisait éternuer) poser son arrière-train (Il avait les jambes en compote et les pieds tout mouillés) et satisfaire sa curiosité.
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*Sanctus*
Sanctus était en train de songer à la recette du boeuf bourguignon. Il sursauta quand il entendit le mot généralement employé par les sicaires lorsqu'ils se rencontrent. Il se retourna et reconnut difficilement Zarathoustra, tant il était trempé.

Mon nouveau frère ! Sois le bienvenu ! Entre te mettre à l'abri. Nous ne serons pas trop de cinq pour décharger. J'espère que tu aimes le vin d'Italie.
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Préfet du Prétoire du Lion de Juda.
De son vrai nom Cromwell, dict Sanctus pour les intimes, dit عبد الواحد

zarathoustra
Sans plus attendre, Zarathoustra s'enfonça dans la chaleur de la pièce, où les ténèbres du jour naissant étaient balancées par la vigueur de l'âtre vif qui crépitait dans la cheminée. Il observa les environs et trouvait que la pénombre qui régnait était de bonne augure, la flamme de la Parole que le Lion répandrait n'en serait que plus éclatante.

Il aperçut les trois sicaires déjà arrivés, et qui semblaient tout aussi fourbus.

Il reconnaissait l'homme dont la carrure pouvait faire des éclipses dignes des Saintes Ecritures, mais le contre-jour ne lui permettait pas de distinguer les deux autres.


Salve, mes frères. Je n'aurai jamais pensé vous voir réunis ici à Rome, sinon pour y guerroyer. Qui penserait que le Lion est déjà là, sous le nez de la hyène apostolique?

Zarathoustra était enthousiaste. Il les salua tous, puis enleva ses chausses et mit ses pieds fumants devant le feu salvateur. Cependant, il avait vu une large bouteille scellée d'osier et avait fait le rapport avec le vin italique dont lui avait parlé Sanctus. Il se servit dans une écuelle grossière qu'il avait l'habitude de trimballer, et pendant que le feu réchauffait ses arpions et le breuvage son esprit engourdi, il observait les environs
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acar
Reparti visiter son frère Neocor, en les faubourgs de la saincte ville, il arpenta le chemin, qui l'emmena devers le lieu ou, queslques temps auparavant, un coupeur de bourses avaist jailli contre lui, tel sarrassin, cimeterre en main.

La charreste n'estait plus, point de mousvement... Il marcha plus lenstement pour estudier le porche en son desdans, mais rien il ne voyaist.

La rue avaist prist vie et dans la presse environnanste, il ne reconnust poinct d'hommes, qu'il avaist croisé, cette nuitée...

Il reprist son chemin, mais se mist à sourire au faict qu'à un mosment, il les reverraienst, nul doute en cela, vu que son chemin habistuel estait icelieu... Il n'estait pas pressé et s'ensfonca dans les grandes rues.

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Le Pio
Chauffer ses pieds devant un bon feu après avoir battu la campagne sous une épaisse, dense, et à la fois fine pluis collante qui s'imiscait partout, même au plus profond des coûtures serrées du cuir et de la chair était un délice. Quand cette situation déjà heureuse était accompagnée d'un petit vin de Provence, elle devenait utopique, mais quand en plus des amis arrivent pour vous aider à vous battre, à ce moment là, l'on peut véritablement parler d'instants de félicité. Qui ne durent qu'un temps, puisque la bouteille finie, il faudra bien se relever, chausser ses bottes flasques et suintantes de boue liquide et se remettre à travail. Travail tout de même particulier et honorable, ou gratifiant, puisqu'il pouvait marquer les prémiçes de la mort de l'arbre qui faisait tant d'ombre à la réforme. Ou pas ...

- Salve, mes frères. Je n'aurai jamais pensé vous voir réunis ici à Rome, sinon pour y guerroyer. Qui penserait que le Lion est déjà là, sous le nez de la hyène apostolique?

Le Pio tourna la tête pour répondre, et pour que le feu qui ronflait tranquillement dans le foyer éclaire sa face si connue de trop de personnes encore vivantes.
- Bientôt, ils le sauront, bientôt, nous derons nous cacher, et ils viendront frapper de leurs fers nos portes de bois vieillies par le temps, mais sous la pierre, sous la terre, nous continuerons à injecter le poison, l'encre ...

Encore un peu de vin ?

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Reître du Lion de Juda.
*Sanctus*
Le sicaire sortit son lourd manteau ruisselant, son chapeau. Il regarda le bout de sa pipe. Le tabac était mouillé et inutilisable. Déçu, il la déposa près du feu qui brûlait dans l'âtre, sur la même chaise où le chat Platon se dorait le poil.

Mes frères, la carriole est à sa place. Je pense que nul ne nous a vu. Nous allons décharger sous peu, le temps de reprendre des forces. Vous savez qu'il nous faut une couverture pour pratiquer notre activité en toute quiétude. Je crois que Zarathoustra a une idée à ce sujet, bien meilleure à mon avis que celle de Petit Frère qui consistait à ouvrir un magasin de fleurs.
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Préfet du Prétoire du Lion de Juda.
De son vrai nom Cromwell, dict Sanctus pour les intimes, dit عبد الواحد

zarathoustra
Le vin clairet et le feu vigoureux avaient plongé Zarathoustra dans une torpeur rêveuse. Il regardait par la fenêtre passer lentement une cariolle bringueballante et grossièrement bâchée. Par un petit jour, on pouvait voir quelques lépreux dont les gémissements couvraient à peine le hannonement du curé qui ouvrait la sinistre procession en débitant des prières en mauvais latin. Il songea qu'il y avait sûrement une ladrerie dans les environs, comme toujours dans les quartiers insalubres ou innondables de toutes les grandes villes.

Les paroles du Pio le sortirent de ses relexions. Il accepta volontiers une autre lampée de vin clairet. Il but une rasade et les paroles qu'il entendait.


...et ils viendront frapper de leurs fers nos portes de bois vieillies par le temps...le poison, l'encre...

Sanctus arriva, qui aborda le problème de leur activité de façade.

J'ai entendu que les usurpateurs exerçaient leur charité -Il fit les gros yeux en prononçant le mot charité- en faisant travailler des lépreux dans de sombres fabriques de cierges. Ces beaux cierges blancs qui vont ensuiffer leurs rideaux de velour. Je pense que nous pourrions aménager l'endroit pour ressembler à une telle fabrique. Quelques pains de cire, et quelques... accessoires qu'on trouve dans de tels lieux. Et si quelque barrique ensoutanée, ou autre, vient s'enquérir de nos activités, nous autres pourrions facilement nous grimer en lépreux, à l'aide de quelques bandelettes judicieusement disposées...

Au fur et à mesure qu'il parlait, il se rendait compte que cette idée était encore à paufiner
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Le Pio
Chacun se réchauffait comme il pouvait, et tous les appellés à combattre la racine du mal étaient réunis, à moins que le nouveau propriétaire de la froide maison ait omis quelques détails d'importance somme toute modique. Vint ensuite la question de la présence de tant de personnes en une seul demeure, une sorte de couverture, en somme. Le nouvel arrivant proposait de se faire charité et de fabriquer des cierges à l'aide de pain de cire et de lépreux, ces mêmes lépreux qui semblaient fondre sous la pluie dense des faubourgs romains, et dont la chair qui mourrait sur eux-mêmes allait rejoindre le pourriture de la boue qui noyait lentement la ville basse, loin des palais et de ceux qui décidaient de la vie ou de la mort des hérétiques, et des bons croyants.

- Le besoin de couverture est, certes, bien présent, mais j'aurais plutôt pensé, sans y avoir bien réfléci, à une sorte de petite auberge, qui accueillerait les pélerins. En ce moment, nous ne devrions pas avoir trop de clientèle, et quand viendra le moment d'assumer ce choix possible, il y a bien quelques chambres à l'étage que nous pourrions aménager en un dortoir. Une marmite de soupe, deux ou trois fûts de bière ou de vin, quelques cierges, une petite dizaine de lits, la prière du soir pour ces hérétiques, et personne ne devrait poser trop de question concernant le reste.

Il s'approcha du feu, et se cala contre le mur qui chauffait depuis le matin, esperant ainsi récauffer un peu et sécher ses habits trempés.
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Reître du Lion de Juda.
*Sanctus*
Sanctus écoutait la conversion tout en allant rajouter une bûche dans le feu. Il pensait que les propositions de chacun présentaient des avantages et des inconvénients. Mais l'idée de l'auberge semblait la meilleure.

Mes frères, l'auberge me paraît une excellente idée. Reste à lui trouver un nom. Nous ferons venir du vin de Bourgogne et une barrique de Sauternes, histoire de faire découvrir aux Romains les douceurs de la terre de France. De la bière peut-être ? Il me semble que certains des nôtres ont intercepté un de ces moines de Tastevin qui dénoncent à corps et à cris le clergé romain sans véritablement agir, mais qui produisent en parallèle une excellente bière. N'avons-nous pas deux ou trois tonneaux confisqués par l'impôt léonin ?
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Préfet du Prétoire du Lion de Juda.
De son vrai nom Cromwell, dict Sanctus pour les intimes, dit عبد الواحد

zarathoustra
Une auberge... voilà qui ferait l'affaire. La pluie semblait avoir cessé et un rai de lumière vint placer sous les meilleures auspices leur projet qui prenait forme.

En effet, une auberge permet de mieux diffuser notre poison, car nous aurons plus de visite. Avec un peu de chance, nous recevrons quelques orthodoxes perdus, ennuyés par la griserie monotone de la vie de clerc et les sombres intrigues romaines. Alors nous saurons, autour de quelque sain breuvage, lui montrer les lumières de la vraie foi, ou celles de la mort.

Quant au nom, l'originalité de nous attirerait que suspicions, autant se contenter d'une banalité comme "le repos du pélerin" ou quelque chose comme ça.


Zarathoustra pensait aussi que le choix de l'auberge était plus risqué, mais il se dit que ça ne faisait que les rapprocher du Jardin des Délices. Et les paroles de Sanctus le rappelèrent aux jouissances terrestres qui en sont un avant-goût.
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*Sanctus*
Sanctus écouta les propos du sicaire. Le nom évoqué, le "repos du pèlerin", lui semblait aussi original que "chevaliers francs". Mais peut-être Zarathoustra avait-il raison.

Les autres ? Que pensez-vous du nom proposé par notre frère ? Vous voyez mieux ? Je pensais pour ma part à quelque chose de plus accrocheur comme le "croque mitre" ou le "bouffe curé".
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Préfet du Prétoire du Lion de Juda.
De son vrai nom Cromwell, dict Sanctus pour les intimes, dit عبد الواحد

Le Pio
L'idée semblait avoir fait son chemin et il ne semblait paraître aberrant à personne de se cacher derrière une auberge pour commettre l'ignoble aux yeux de Rome. Et se cacher sous l'auberge était un idée tellement séduisante qu'il paraissait aussi difficile de lui résister qu'aux béants bras d'une callipyge fleur de pavé. L'amusement était tellement promettaur dans les deux cas ... restait à lui trouver un nom, à cette sympathique maison d'accueil.
- Un peu trop évident à mon sens, et ces noms nous rendraient coutumiers des contrôles de la maréchaussée. Non, j'aurais plutôt pensé à un nom comme "Au roy Lévan". Quelques oriflammes, deux ou trois blasons et écus, un portrait, et le décor est celui d'une bonne auberge. Suffirait de pouvoir amménager un peu une pièce d'en haut en dortoir, et le poison pourra couler et se répandre en toute quiétude.
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Reître du Lion de Juda.
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