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[RP fermé] Tribulations d'un troubadour troublé

Le_g.
Ce rp est strictement fermé. Pour les personnes qui souhaitent participer, merci de passer par mp.




Las, usé, à bout, voilà l'état du Troubadour depuis quelques jours. Il avait tout donné, sans doute trop, comme d'habitude, ne sachant pas faire dans la demi-mesure, son sang de gars du sud parlant souvent pour lui, prompt à l'emportement, mais il faisait des efforts !

L'ancien brigand, repenti, avait terminé son mandat à la mairie de Mende, il avait donné, tout ce qu'il avait dans les tripes. Sa vie privée était en lambeau, sa compagne/fiancée/femme avait mis au monde leur fils Julian, loin de lui, loin de Mende et elle était revenue, mais pas sans donner un petit coup de griffe au passage. Ce qu'elle avait fait ? Ni plus ni moins que d'aller voir le Baron Bentich, et résultat, au bout du compte, un Gaucher avec une dette envers le Boucher, une Sombre qui l'avait entraîner à bosser pour le baron... Pas qu'il était méchant le baron, plutôt homme d'honneur, et le troubadour le respectait pour ça, mais bon, pas non plus un ami, loin de là quoi.

Les relations avec ledit baron avaient toujours été... particulières. Le Gaucher l'avait rencontré à Montpellier, après avoir volé la charrette de l'intendante de l'armée, il y a quelques mois donc forcément... mais il n'y avait pas eu de plaintes, pas de procès, affaire classée sans suite. Sauf qu'il y avait une suite... l'enlèvement de la fille de Cebyss, Damoiselle Aly, et encore une fois, une rencontre entre les deux hommes, le Gaucher tenant à peine sur ses jambes, après la torture subie que la bourrelle du Languedoc lui avait administrée, face à face avec un soldat aguerri, et là encore, cherchez pas, mais pas de procès, pas de plainte, pas de suite...

Mouais, un bol de cocu le Gaucher ? A l'époque, c'est ce qu'il se disait, il ne savait pas, c'était plutôt lui qui passait d'une femme à l'autre, pour revenir à la première et repasser à la seconde, en gros, une vie de tribulation, la campagne languedocienne, la vie au grand air, c'était le bon temps...

Un contrat était arrivé, un Von Frayner, du côté de l'artois, et donc les écumeurs étaient partis en direction de l'artois pour ce p'tain de contrat... Mercenaires, ils avaient pris la route, s'étaient remplis les poches en passant ici et là... Un employeur qui n'avait rien dans les braies, contrat rempli pour le Gaucher, mais la protection, il l'a pas vue, et il a assumé son procès et les trois jours de prison qui s'en sont suivis. Limite que l'p'tain de donneur d'ordres les auraient vendus, vu les poutrages de six de ses amis, que ça ne l'aurait pas étonné. En gros, la confiance en la noblesse était au plus bas à l'époque. Donc ? Bah retour aux sources, avec à peine la moitié des effectifs au départ du nord, même pas le quart à l'arrivée en Languedoc... Une poignée voilà ce qu'il lui restait de ce putain de contrat... Le mercenaire avait décidé entre temps de changer de vie, de se ranger comme on dit dans le métier. Et ce jour de début septembre, il était là, à pêcher à pied, à manger du poisson, observant les choses autour de lui.

Ce qu'il avait fait, il le regrettait, pour la première fois, il avait vraiment des remords. Jamais il n'avait eu honte de ses actes, de ses propos, sauf depuis qu'il avait débuté en politique, en devenant maire de Mende. Il n'avait pas honte du mandat, ça non, il avait fait de son mieux, avait même trouvé ça plutôt amusant... mais il avait cette dette, la vie de son fils qu'il devait au baron, une femme pour qui il avait accepté de cotoyer de nouveau des Von Frayner... Une seule déception, celle de ne pas pouvoir se venger, oui pas très aristotélicien pour le coup, le troubadour, mais il aurait voulu tuer celui qui avait trahi sa parole, en n'honorant pas le contrat des mercenaires qu'il était venu chercher. Cela dit, il avait accepté, un pas de plus, dans cette nouvelle vie, en allant travailler dans le Castel des von frayner... Sauf qu'il n'aimait pas les méthodes, il l'avait dit, redit, le jeune Senher Enzo semblait d'accord avec lui, les méthodes n'étaient pas les siennes, jouer les lavandières, les commères de lavoir pour détruire l'honneur d'un homme, il ne voulait pas le faire. Le Blackney était parti, et d'autres étaient arrivés, une liste se montait... Certains de ses hommes avaient de la droiture, du respect, il le savait, il le sentait... Mais réflexions après réflexions, il avait fini par tout envoyer voler. Voler au sens d'un oiseau pour une fois. Ne maîtrisant pas l'art de la poudre noire qu'on faisait venir par caravane des pays lointain, il ne pouvait pas faire tout sauter.

Il en était là, ce début septembre, s'étant séparé de sa femme, à marcher sur les rives, à pêcher des coquillages, poser des lignes pour tenter d'attraper un poisson, sans barque, pas si facile, et puis ça glisse ces machins-là, ça pue quand c'est pas frais, et ça glisse entre les mains.

Le troubadour s'assoit et regarde la mer, espérant avoir de quoi manger, sinon, il s'en passera, et retournera dormir sous les pins.

Profondément blessé, meurtri dans sa fierté, il n'irait pas demander la charité, ça : JAMAIS. Il avait déjà écopé d'une balafre, et avait du laisser l'homme s'enfuir... sur ordre d'une noble... Pardonner... Il lui faudrait apprendre à pardonner, mais pour le moment, se retrouver membre de la mesnie du Baron Boucher, et avoir obéï à une nobliaute, il ne pensait pas pouvoir tomber plus bas...

Et vous savez quoi ? Bah quand on est en bas du bas de tout, il parait qu'on ne peut que remonter...

Que va-t-il faire, ou devenir, ce troubadour qui a perdu son rire, sa joie de vivre, qui ne jongle plus, n'est plus capable de rimer ?

Un peu de patience, pour le moment, il broie du noir, mange du poisson ou va à la mine... Passionnant ? Pas vraiment hein... surtout quand on a vécu milles aventures avant. En gros, il se fait chier à cent sous de l'heure.

Peut-être va-t-il remonter un groupe, qui sait... Après tout, des gens qui souhaitent vivre des aventures, il doit bien y en avoir dans les environs... A moins qu'il ne rejoigne un groupe existant, ost, maréchaussée, ou brigands ? Bah ça, faudrait être dans sa tête pour le savoir, et personne n'y est... heureusement, parce que vous ne vous y retrouveriez pas... L'est juste un peu compliqué le bonhomme, respectueux des nobles, tout en les haïssant, normal pour un gueux sans doute. Il déteste les démagogues qui parlent d'équité sociale, les gens ne sont pas égaux, et il en sait quelque chose. La parole d'un couronné a plus de poids que celle d'un gueux, la preuve, la VF qui l'avait foutu en procès alors qu'il bossait pour un VF justement, ironique non ? Et sa belle qui vénérait les VF, Son Duc et Sa Duchesse comme elle les appelait... Lui, les VF, il s'en méfiait comme de la peste, et les méthodes pour préparer la campagne ne lui avaient pas plu du tout.

Il soupire, regarde le bouchon, il semblerait que ça morde. Rapidement, il court pour tenter d'attraper le poisson, sauf que l'machin, il gigote... Le Gaucher s'en saisit à pleine main et attrape sa dague, sauf que le poisson en profite pour tenter de se faire la malle, il le plante donc, mais ça bouge encore plus, résultat de la bataille Gaucher Vs Poisson ? Bah un demi poisson dans l'eau, un demi dans la main droite, et une vague qui emporte loin une partie du repas.

Grrrrrrrrr !

Sérieux, pêcher des demi poissons ! Il n'y a qu'au Gaucher que ça peut arriver ! Il regarde le morceau, si on enlève les arrêtes, la queue, et les boyaux, ça va pas faire lourd, tant pis, il mangera mieux demain. Pour l'heure, aller au marché, acheter une barque, et la suite, on verra au prochain numéro.


08/09/1460 07:30 : Vous avez acheté à Asakura 1 barque pour 105,00 écus.

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Le_g.
Tout va bien, je vais bien, voilà ce que se répète le troubadour. Il ressort de sa réserve, avec un joli poisson, le lendemain. Enfin, un poisson entier quoi... de quoi manger pour la journée, ça n'est pas du luxe, c'est juste une denrée de base. Avec le bois qu'il a ramené de Lodève, il ne sait pas quoi faire, il regarde le joli tas, et soupire. Voyager avec ça, ce serait stupide. Déjà, ça l'alourdirait, et puis ça tenterait ceux qui le verrait.

Toujours aussi sombre, il va en ville, mais pas le droit de vendre le bois, sauf à la mairie... En soit, ça le dérange pas tant, mais vu le prix du bois sur le marché, il comprend pas trop pourquoi il pourrait pas le vendre à un prix différent. P'té, mais pourquoi ça lui pose problème ? Il y a six mois, il aurait vendu son bois sur le marché et basta ! Au pire, il aurait pris un procès, mais bon, ça n'aurait pas été le premier. Il songe à sa promesse à Arthur : pas s'en prendre au Languedoc, pas faire le mariole, mouais bah ça commence à le gaver sévère d'être "sage"...

Après un petit tour au stand de Louis, il va en taverne, certaines choses le dérange, et lui sont confirmées de sa bouche. Alors, une boule au ventre de devoir le faire, mais ne pouvant pas cautionner certaines choses, il rédige une lettre d'excuses... Il avait pris fait et cause pour son ami, sans réaliser les insultes qui avaient fusées. Ce n'est pas dans ses manières. Oui, il est étrange, ce Gaucher... Il peut jaspiner bigorne avec des personnes de sa conditions, mais il a des limites qu'il ne peut pas dépasser, et insulter un noble en fait partie, même s'il ne les aime pas, il sait sa place, le gueux. Les marques de coup de fouet sur son dos sont là pour le lui rappeler parfois.

Ensuite, il fait quoi ? Bah rien. Il a dit à son ami que certaines choses, il ne pouvait pas cautionner, et encore une fois, il se dit qu'il a fait fausse route dans cette nouvelle vie qu'il ne maîtrise vraiment pas. Songeur, il retourne près du lac pour pêcher de nouveau, humant l'air, l'odeur des pins, de la mer, le chant des oiseaux, la nature, cette vie simple, près des animaux des bois, l'appel de la forêt est fort, plus fort que jamais, retourner sur les routes, il lutte, lutte encore, mais combien de temps tiendra-t-il ?

Un nouveau tour en taverne, une rencontre, brève, avec son parrain et sa marraine, qui ont autre chose à faire que de s'occuper de lui, alors il sort par la fenêtre dès qu'il entend un glapissement, celui de son loup. Le Gaucher joue avec lui, un peu, mais le coeur n'y est pas. Il est perdu, encore une fois, et de la campagne, regarde la ville, cette vie qui l'attire, mais dont il n'a pas les clés pour s'y sentir à son aise.

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Isleen
"Si vous faites ça Je vous vire"
" Si tu parles, je te vire "

En l’espace de quoi à peine une journée, elle avait entendu le couplet deux fois, une du Grand, une de Gabrielle, à croire que la phrase du moment était celle là : "Je vous vire Isleen" Sur le moment, elle s’en était moquée complètement, puisque de toute manière, elle ne comptait absolument pas faire ce qu’elle ne devait pas faire justement, alors elle ne risquait pas d’être virée. Et puis, la nuit venant, on se couche, on ne dort pas, et on se met à réfléchir, à gamberger, et là d’un coup on se reprend les réflexions en pleine figure, et forcément on apprécie nettement moins, de pouvoir être renvoyée comme une vulgaire paire de chausses sans plus d’utilité aucune, bonne à jeter. Oui l’irlandaise à surement la fierté mal placée, mais on ne la refera pas, elle a ce besoin viscérale de savoir qu’elle a de la valeur, peut être pas une grande, mais une petite au moins, de se dire qu’elle vaut quelque chose, qu’on lui trouve des qualités, que son père a eu tort de ne pas l’aimer, de la traiter si durement, de ne jamais lui trouver une qualité, de toujours trouver à redire à ce qu’elle faisait, même lorsqu’elle ne faisait mieux que bien, mieux que les autres. Une fierté, un caractère fort, une chieuse le plus souvent, mais derrière la façade comme tout un chacun les failles, les doutes, les peurs, la solitude, et tant de choses qu’il serait bien trop long d’y mettre un nom, ou d’en décrire les symptômes.

Et c’est ainsi que le lendemain, la rouquine avait, à la première heure déposée une offre d’achat pour un champ, un petit, pas bien grand, à sa taille en fait, à l’écart de la ville, non loin d’une ancienne cavité, surement l’entrée d’une ancienne mine. Ils n’étaient pas au courant, et elle ne le leur dira pas, petit moyen pour se rassurer, comme un « virez moi , je ne suis pas sans rien dans ce pays qui n’est pas le mien, je ne suis pas sans ressource, virez moi, cette menace n’en est pas vraiment une pour moi », je n’ai peu être pas grand-chose, pas vraiment d’amis, pas vraiment de biens, mais ma vie de s’arrêtera pas si vous me virez. L’offre avait été acceptée, l’irlandaise était en chemin vers son bien, le pas presque léger, mais avec ce sentiments de n’avoir plus de place. « Vire moi Enzo, je serais à nouveau libre, vire moi j’ai payé pour mon erreur en allant te chercher dans les flammes et pourtant j’aurais pu t’y laisser, j’aurais été libre, Gabrielle n’aurait pas subit ce que tu as osé lui faire, j’aurais pu mais j’y suis allé je t’en ai sorti pour tout un tas de raisons, et étrangement malgré ça je n’en éprouve pas de regrets.. Vire moi le Grand, vire moi et réembauche moi, que cette fois ci, ce soit un choix autant pour toi que pour moi, sans la menace d’une main coupée ».

Soupire, et cailloux envoyé au loin du bout du pied, tout cela, elle ne le dira pas, à quoi bon de toute façon. On pense tellement de choses que l’on ne dit pas, on espère tellement de choses sans même parfois le savoir.

Elle l’envoi encore ce cailloux, elle le fait valdinguer le long du chemin, jusqu’à ce qu’il arrive aux pieds de Louis et d’un loup, qu’elle n’avait pas vu jusque là. Leger étonnement, l’animal ne semble pas être dangereux, tout du moins avec lui, mais il ne l’a connait pas, alors, elle s’arrête et involontairement elle l’envie. Elle veut la liberté, la vrai liberté de s’engager pour lui, pour elle, elle veut ce qu’il a lui, la liberté de choisir.


B’jour Louis.

La distance est raisonnable, elle préfère attendre avant de foncer droit dans la gueule du loup, elle a bien quelque ressemblance avec le petit chaperon rouge, de part sa taille et sa crinière feu flottant au vent telle une capeline, mais elle n’a en rien sa stupidité. Loup si tu as les crocs, commence par le bucheron, il est plus copieux !
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Le_g.
Plongé dans ses réflexions, loin, très loin de Montpellier en fait, même s'il regarde encore les lumières de la ville, l'ombre de la nuit qui arrive le rassure, comme un gamin. Il est homme de la nuit, fils du vent, il n'est rien, mais il a retrouvé cette liberté qui lui est chère. A quel prix ? Le plus fort !

Le Gaucher regarde son loup, et esquisse un sourire. Libre. Il a retrouvé, ou presque sa liberté. Il lui reste à voir le Baron Bentich. La douleur sourde d'avoir tout perdu, d'avoir perdu tout ce qui pouvait lui tenir à coeur est présente, mais finalement, c'est peut-être mieux ainsi. Il n'est pas homme à se laisser dominer facilement, les rapports n'ont jamais été clairement établi pour lui autre que : noble égal supérieur, mestre égal supérieur, gueux égal rien du tout, brigand égal encore moins que rien, si c'est possible. En fait, il est déjà passé de moins que rien à rient du tout, sacrée remontée dans l'échelle sociale non ? Et pis si vous n'êtes pas d'accord, c'est pareil. En fait, il n'avait pas l'impression d'être un moins que rien quand il était brigand, après tout, il avait mené un petit groupe, même s'ils n'avaient pas fait de grandes choses, ils avaient eu de jolis rêves, de fortune et de gloire... mais bien souvent contrariés par les maréchaux, les armées, et autres empêcheurs de brigander en paix. C'pas votre avis ? Bah c'est le sien toujours.

Mais depuis quelques temps, il était devenu sage, pour son fils, pour Sande, pour cette femme issue de famille noble, dont il ne voulait pas entacher l'honneur, il avait presque perdu le sien, oublié sa fierté, son honneur d'être libre, de n'avoir pas de maître, mais ici, en Languedoc, c'était impossible. Tous les gueux avaient un maître, ils étaient rattachés à une mesnie ou à une autre, de façon claire ou par des liens invisibles, mais ils étaient attachés. Et lui, il oscillait entre plusieurs mesnies, n'arrivant pas à choisir pour qui bosser, le destin en avait décidé pour lui, quand Sande lui avait parler de la dette pour Julian. Pas le choix.

Plus de choix. Perte de sa liberté. Perte de confiance en son jugement. Perte de confiance en lui, tout simplement. Voilà pourquoi, il était ce jour-là, en pleine réflexion dans la campagne, entre le lac, la forêt, et la cité... Au beau milieu de nulle part, lorsque une pierre vient rouler à ses pieds, et que son loup retrousse les babines pour montrer les crocs. Louis s'adresse alors à lui, en regardant la personne qui s'est approchée imprudemment.


Va Hadès.

Et le loup retourne d'où il est venu, ce loup, si fidèle, qu'il retrouvera sans nul doute dans la soirée, dans la nuit.

Le Gaucher regarde la jeune femme.


B'jòrn. Isleen je crois non ? Il n'est pas méchant, d'ailleurs, il est déjà reparti chasser.

Mouais, même pas sûr du prénom, vu qu'il ne fait pas beaucoup d'efforts en taverne certains jours, même s'il la repérée, elle lui fait penser à l'une de ses nièces, à Swan O'Connor, irlandaise, rousse, chiante, emmerdeuse, mais tellement attachante. En y songeant, il faudrait qu'il lui écrive, mais il n'ose pas. Comme quoi, il est bien brisé.





(edit pour oubli de mise en forme)
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Isleen
Pour aujourd’hui, elle ne finira donc pas dans l’estomac d’un loup et tant mieux, après être sorti des flammes de la cathédrale, ça ne l’aurait vraiment pas fait, qu’elle finisse bêtement, d’une simple bouchée, dans l’estomac du canidé apprivoisé. Parce qu’à n’en pas douté, il l’est, apprivoisé, et une relation assez forte doit même existé entre ces deux là, pour que d’un simple ordre, d’une simple autorisation, l’animal obéisse et les laissent là. La rouquine est assez intelligente pour déduire tout cela de la situation. Le regard un instant posé sur l’animal qui s’éloigne, des onyx un brin envieux : il a la liberté, l’affection d’un "être cher", surement pour qu’un lien existe entre eux, bref il a ce qu’elle n’a pas, heureux animal. "Arrête Isleen!"* Oui, il faut qu’elle arrête de broyer du noir, qu’elle arrête d’envier ceux qui ont ce qu’elle n’a pas. Elle file un mauvais coton depuis la mort de Phyl, l’instant d’avant elle enviait la liberté de choix du Gaucher, maintenant celle du loup, bientôt elle l’envierait d’avoir femme et enfant, car oui elle ne sait pas ce qui arrive dans la vie du Gaucher, alors oui là elle l’envie et s’auto vilipende de cela.

Ses onyx se reposent sur lui, comme d’habitude, elle lève les yeux pour pouvoir le regarder, il ne fait pas exception à la règle, il est beaucoup plus grand qu’elle. Elle ne le connaît pas, l’a rencontré que peu de fois en taverne, la première fut d’ailleurs assez mouvementée : pensez donc, vous entrez en taverne pour passer un bon moment et vous tombez en pleine bagarre, et pas celle des soudards au poings, non carrément à coups de lames, de couteaux, vous trouvez votre propre patron dans un assez piteuse état, elle le sauvait des flammes, et l’imbécile se retrouvait saigné par un inconnu, il y a nettement mieux pour lier connaissance. Oui sa première rencontre avec l’homme avait été particulière sanguinolente.


Oui, Isleen, tu t’souviens bien.

Esquisse d’un léger sourire, si elle se souvenait de lui, elle avait eu quelques doutes sur l’inverse, normal puisque la première fois avait été ensanglantée, et chaque fois qu’elle entrait, peu de temps après, piouf il sortait. Elle l’aurait connu un peu plus, elle se serait vraiment demandé si elle ne le faisait pas fuir, mais bon fuir devant une lilliputienne comme elle, ce n’est pas très glorieux. Et puisqu’elle ne le connait pas suffisamment pour lui ôter toute sa gloire d’homme, elle en a simplement déduit qu’il était occupé, pressé, ou que sais je encore.

Peut être pas méchant avec toi, mais avec des inconnus… J’suis prud’ente, et ça m’va très bien qu’il se remplisse la panse avec des lièvres, aucune envie d’lui servir de re’pas, il aurait pas grand-chose à s’mettre sous la dent avec moi d’façon.

Le sourire se fait malicieux, elle fait dans l’auto dérision l'irlandaise, autant que cela vienne d’elle, plutôt que d’un autre, elle prend les devant sur toutes blagues allusions ou réflexions sur sa taille, l’humour ou la hargne pour cacher les faiblesses, elle est ainsi le pimousse.

Ca m’regarde peut être pas, mais tu as fait ton choix ?

La rouquine ne s’embarrasse pas de détour pour poser la question qui l’intéresse, le Grand, Gabrielle, ont fait chacun une proposition, et elle, elle est curieuse de savoir s’il réfléchi encore ou pas. Elle le croise, il est là, autant lui poser la question, non ? En tout cas, l’irlandaise le voit comme ça. S’il lui répond tant mieux, sinon ben elle s’en moque, elle sera bien au courant un jour, il s'agit d'une simple curiosité, rien de malsain, aucune volonté d'aller répendre la nouvelle, de toute façon vu qu'elle n'a pas vraiment d'amis, en dehors de Gabrielle, elle voit pas à qui elle pourrait cancanner, si l'envie l'en prenait bien entendu, mais ça Louis ne le sait pas. Vilain défaut de la belle, en plus de quelques autres.
Alors, elle attend, ses onyx le fixant simplement avec une petite lueur de curiosité, répondra ou l'enverra-t-il balader ?


*en irlandais dans la tête de la rouquine, mais traduit pour une meilleure lecture
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Le_g.
Les yeux marrons clairs, couleur ambre se posent sur les onyx de l'irlandaise, et il esquisse un sourire, l'écoutant parler d'Hadès, son loup. Le Gaucher se tourne vers la forêt, vers là où il est parti, et hoche la tête.

Il ne mord que rarement. J'parle pas des lièvres hein, ça, il en fait son casse-croûte quotidien. Mais sinon, 'fin, à part si j'dors ou si quelqu'un s'approche d'l'endroit où j'me trouve sans y avoir été invité. Mais vrai que tu lui f'rai pas long feu.

Il regarde de nouveau son interlocutrice, un peu taquin. Il tente du moins, même si pour le moment, il n'est pas trop en forme. Le choix, oui, il y a réfléchit, mais pour le moment, il est loin d'avoir un début de solution, et sa liberté fraîchement retrouvée, il n'en a strictement rien fait pour l'heure. Que répondre à sa question ? L'envoyer bouler, il le ferait bien, mais pas son genre, il a toujours fait attention aux autres, plus qu'à lui-même bien souvent, et ça lui manque. Il traverse une période un peu égoïste, où il se sent enfin libre comme l'air, même s'il n'a plus rien du tout, plus d'avenir, plus rien.

Le choix... hum oui, 'fin non.

Clair ? Limpide ! Non ? Vous n'êtes pas d'accord ? Bah pourtant c'est on ne peut plus simple, 'fin pour qui sait le décrypter. Comment ? Qu'est-ce que vous dites ? Que tout le monde n'a pas un Gaudécodeur en magasin ? Bah ils devraient na ! Bon, il a quand même conscience qu'il vient de dire tout et son contraire, et le tout dans la même phrase. Pas mal non ? Limite que là, il pourrait passer pour un politicien ! Il esquisse un sourire ironique envers lui-même.

Pas très clair... Oui, j'y ai réfléchit, non, j'ai pas pris de décision. J'travaille pour l'Baron Bentich pour l'moment de toutes façons, je peux pas prendre un autre engagement. D'ailleurs, faudrait que je retourne à Mende...

Oui, il faudrait, mais étrangement, il n'a pas l'air pressé, ses affaires éparpillées sur ce qui lui sert de campement sommaire montrent qu'il n'est pas près de partir... Mais en même temps, vu le peu qu'il y a, en moins d'une heure de temps, il ferait place nette et personne ne saurait qu'il dormait là.

Et toi, t'bosses pour lequel ? C'fait quoi d'bosser pour des nobliaux, d'partager leur vie ? J'sais pas pourquoi, j'me dis qu'ça doit être un peu la prison nan ?
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Isleen
Elle note donc pour plus tard, pour le cas ou l’idée stupide lui viendrait un jour de vouloir l’approcher par surprise dans un but quelconque, en présence de son loup qui plus est, de se rappeler de ne surtout pas le faire, mauvaise, très mauvaise idée. Conséquence d’une telle action : on termine dans l’estomac dudit canidé = Fin stupide.
Quitte à en finir, autant que ce soit avec panache, bravoure ou éloquence, et de manière élégante, sinon ce n’est qu’une simplicité enfantine que de rejoindre son créateur, suffit de faire appel au bourreau local, un coup de hache et piouf aller direct. Mais bon, on se perd, là n’est pas le sujet, et la rouquine est loin de vouloir passer l’arme à gauche, sinon elle serait restée dans la cathédrale en flammes, d’ou sa note pour plus tard, of course !*

Il continue sur la plaisanterie liée à sa taille, elle sourit en haussant légèrement les épaules, si elle le dérange il n’en laisse rien paraitre, il est semble être plein de qualités ce Louis, surement pour ça qu’il est si demandé.

Au « oui, non » l’irlandaise hausse un sourcil étonné, un regard amusé, ça lui rappelle un normand qu’elle a croisé un jour sur les routes, avec son p’être ben qu’oui, p’être ben qu’non, sauf que là pour Le Gaucher, elle ressent plus l’hésitation du choix qu’une volonté nette de noyer le poisson pour ne pas répondre. Et puis s’il travaille déjà pour le Baron comme il dit, logique qu’il est pas prit sa décision, quoi que non, il aurait très bien pu la prendre. Bah, pas grave au final.


Sur que si t’es déjà engagé ailleurs, t’vas pas en prendre un autre . D’façon faut qu’tu prennes ton temps.

Ben oui impossible d’être partout, et puis deux seigneur à servir, pour peu qu’ils se détestent, ça en deviendrait vite galère, un bon conflit d’intérêts en perspectives et les ennuis qui vont avec, alors à moins de chercher les ennuis, on évite, et la rouquine de hocher la tête. Enzo et Gabrielle, et nul autre pour longtemps, à moins d’être virée pour de bon, ça lui suffit bien à elle.

Tu sembles t’plaire ici, si t’es toujours pas à Mende ou alors c’que tu dois y faire peu attendre....mais ça m'regarde pas.

Elle sourit un brin taquine, l’humeur joyeuse s’entretient et là, elle veut arrêter de broyer du noir, elle l’a décidé, ça sera, plus de noir, elle se rapproche, le loup n’étant plus là, aucune raison de rester à bonne distance.

Ha questions cruciales qu’il pose, elle ne le connaît pas assez pour lui refaire toute l’histoire, peut être un jour, mais en attendant, seuls Enzo, Gabrielle, Audoin et elle la connaissent, savent comment tout cela a commencé. Un sourire involontaire apparaît au souvenir de la sensation ressenti la première fois à la vue du Grand, à ce picotement si familier, qui l’a déserté en grande partie à la mort de Phyl. Oui ce sentiment, cette ivresse, cette exaltation ressentie, elle les voulait à nouveau, en attendant, elle peut bien lui répondre sur la partie qui ne la concerne pas vraiment.


J’travaille pour Enzo et Gabrielle, Seigneur de Falmignoul. – esquisse d’un sourire- c’est aussi pour ça qu’ça m’intéresse de savoir pour ta décision.

Légère pause, et choix des mots, comment définir son travail, ce qu’elle fait, ce qu’elle ressent à travailler pour eux, c’est complexe, étrange, et la situation un peu particulière pour l’exilée qu’elle est. Son regard se perd un instant au loin au souvenir de son Irlande avant de se planter à nouveau dans celui du Gaucher pour tenter avec honnêteté de lui répondre, même ne sait pas très bien, quels mots employés.

C’que ça fait de travailler pour eux ? D’abord c’est pas d’tout repos, ils sont loin d’être simple ces deux là, c’est mouvementé à la mesnie. Pas qu’ils traitent mal les personnes à leur service …

Petite pause, elle ne dira pas qu’ils s’engueulent le plus souvent pour se réconcilier dans des ébats tellement peu discrets, qu’il faut être sourd pour ne pas savoir, il découvrira tout seul, si un jour il choisit Enzo ou Gab

bref c’est pas forcément de tout repos– esquisse d’un sourire mutin – mais au moins on ne s’ennui pas. Si’non ça me fait absolument rien d’partager leur vie, c’est juste parfois étran’ge, de connaître plus que je n’voudrais de leur intimité, mais bon j’supo’sse qu’on s’y fait. Et pour c’qui est de la prison, peut être parfois, quand tu fais c’que tu ne ferrais jamais d’ordinaire si t’avais l’choix. Mais j’crois qu’on fait tous des choses parfois contre son grès, même quand on s’croit libre. J’me plains pas, j’crois que j’suis plutôt bien tombée, l’plus souvent il utilise les capacité d’chacun au mieux, même si parfois j’fais tout un tas d’truc qui n’ont rien à voir avec les miennes, de ca’pacité. ha ça elle en avait fait des choses qui n’avaient rien à voir avec sa cleptomanie, mais ça la forçait aussi à se dépasser à leur prouver qu'elle en était capable, qu'on peut compter sur elle.- j’ai une certaine liberté de faire c’que j’sais faire, et quand ils ont besoin d’moi ils me font chercher, et le reste du temps, je suis libre comme l’air.

Et oui, la rouquine avait une liberté assez grande pour une employée, elle s’en rendait compte. Nouveau sourire, cette fois ci, elle vient de réaliser, qu’il n’y a de situation parfaite, qu’elle allait se gâcher la vie de ce qu’elle n’avait pas, en oubliant ce qu’elle avait, mais bon, elle aimerait bien qu’il l’a vire pour la réembaucher, pour qu’elle est ce choix vraiment, ce choix, qu’elle n’a pas vraiment eu au départ. C’est le paradoxe, elle ne veut pas être viré comme une vulgaire paire de chausses, mais elle veut pour pouvoir être réembauché, pour pouvoir dire oui librement. C’est con.

J’sais pas si ça t’aide tout ça, les autres nobles sont sur ‘ment différents.

Hum, elle avait causé plus qu’elle ne l’avait pensé à l’origine, dommage qu’ils ne soient pas en taverne, causé autour d’un verre aurait été plus sympa, elle lui aurait offert un verre, ou inversement ou carrément les deux, le milieu de nulle part c’est sympa mais bon ça a ses limites : faudrait pas qu’il pleuve !



*bien sur !

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Le_g.
J’sais pas si ça t’aide tout ça, les autres nobles sont sur ‘ment différents.

Il l'observe et secoue la tête. Cette femme est différente, elle est particulière, il ne saurait pas dire en quoi, et pour le moment, il est troublé par trop de choses pour réussir à lire en elle.

Les nobles sont tous pareils... tous... imbus d'eux même pour leurs titres. Ils le montrent différemment, c'est tout. Certains en nous crachant en face à la gueule, au moins ils sont francs, d'autres en jouant les professeurs, en parlant à une pseudo égalité, mais rabaissant par le fait même de parler comme nous.

Il nous reste quoi, à nous autres, les gueux, si les nobles s'amusent à se comporter comme nous ? Les entendre me demander de les tutoyer en taverne certains, je peux pas. Au moins, le Senher Enzo ou le Senher Ludwig font pas semblant.


Le Gaucher attrape une flasque d'armagnac dans son baluchon, s'assoit sur l'herbe et l'invite à en faire autant.


De l'armagnac, tu veux ?


Il esquisse un sourire, la jeune femme lui faisant penser à sa nièce.

Je vais te conter une petite histoire, qui s'est passée en Armagnac
Là-bas, vers l'Ouest, pas très loin, se trouvait une jolie cité
Elle s'appelait Saint-Liziers, et y est né, une magnifique amitié
C'était un gueux, un brigand, qui se terrait, en armagnac
Ses amis et lui s'étaient amusés à Saint-Bertrand de Comminges
Mais ils n'ont pas fui la queue entre les jambes, ils sont restés
Des mécréants, des voleurs, qui n'étaient pas très prudents
Dans cette cité, ils ont parlé, discuté, rencontré des habitants
des amitiés, des fils invisibles se sont tissés avec le temps
des conversations avec une étoile qui brille au firmament
ou encore avec une jolie petite piratesse de sept ans
Les gueux y ont cru, en particulier l'un d'entre eux
Un gaucher qui a entrevu la vie des nobles de Saint-Liziers
Invité par Sa Grâce Riwen en son castel, sans envie, il y est allé
Quel idiot, quel abruti, comme s'il n'était pas qu'un gueux
Sa compagne y étant allée, il l'a suivi, et il y a été
Mais l'idiot, le gueux n'était qu'un gueux...
Est arrivé ce qui devait arriver, chacun à sa place
Un garde à l'entrée, un maréchal collé à ses basque
Les nobles ont gardé épée, lui a été désarmé
et la cérémonie d'allégeance qui se déroulait sous son nez
la hauteur des amis d'antan qui la parole ne lui ont pas adressée
ont prouvé au gueux où était sa place.
Amis couronnés en tavernes, qui ont eu honte de leur amitié.
Lui n'a pas eu honte, il ne s'est pas renié
Rebelle, idiot peut-être, il est resté tel qu'il est né.
Aucun regret, aucune rancoeur, n'en est née
les nobles ont été tel qu'il savait qu'ils se montreraient,
arrogants, niant l'amitié, supérieurs.


Il avale une gorgée de son armagnac de nouveau, songeant à cette allégeance à laquelle il avait pu assister, dans le Castel de Riri.

Les nobles sont tous les mêmes... Au fond, ils sont tous les mêmes, mais ils le montrent différemment. La seule différence est que certains ne font pas semblant d'être supérieurs, alors que d'autres mentent et se mentent à eux-même, se prétendant être comme les gueux. Mais s'ils doivent choisir entre montrer une amitié pour un gueux ou une amitié pour l'un des leurs, ne te pose jamais la question de laquelle ils montreront.

Tous font pareil, même des gens que j'ai en estime ne me montreront jamais publiquement comme leur ami ou leur connaissance. Il faut savoir rester à sa place, ou alors tout rejeter pour la liberté.

J'ai hérité d'une cuillère de bois, pas d'une cuillère en argent. Je ne suis pas de leur monde.


Il ramasse ses affaires, refait son baluchon, tout en la regardant.

Prends soin de toi, jolie rousse.
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Isleen
« Ne vous lassez pas d'écouter ; parce qu'on apprend à parler en écoutant les autres. »
de Proverbe oriental

Elle a parlé, il l’a écouté, il parle, elle écoute donc à son tour, et la tournure que prend la conversation l’étonne un peu, même si elle n’en laisse rien paraître, ou essaye du moins. Elle lui parlait caractère, comportement de nobles avec leurs employés, du moins c’est ce qu’elle pensait, et il répondait titre, noblesse, amitié entre noble et gueux. Peut être s’était-elle mal exprimée, ce ne serait la première fois, ni la dernière d’ailleurs, entre ce que l’on pense, ce que l’on dit, ce que l’autre entend, ce que l’autre comprend, ce qu’il retient au final, il y avait déjà de la perte en ligne, alors si en plus on rajoute à tout ça la traduction d’une pensée dans une autre langue, la perte de l’idée devient énorme.

Faire semblant d’être un gueux , l’idée est amusante, Enzo jouant au gueux, idée hilarante et impossible, jamais il ne lui viendrait à l’idée de ne pas être ce qu’il est, de ne pas être Enzo, seigneur de Flamigoul ou tout autre titre qu’il pourrait ou avait porté. Non, effectivement, jamais Enzo ne s’abaisserait à ça, la noblesse lui sort par tous les pores de la peau, trop conscient de ses devoirs, ses obligations, de son statut, de ce qu’il est, quand bien même son père la renié, il est resté ce qu’il était : un noble. Pour autant, imbu de lui même, de ses titres, de ce qu’il est, il n’a pas envers ses employés, la cruauté que certains nobles peuvent avoir.


Effectivement, ils ne font pas semblant. Tu sais ou tu vas au moins.

Elle s’assoit à son tour, et pourrait rectifier, compléter ses paroles, mais elle est curieuse de l’histoire qu’il veut lui conter, et hoche donc simplement la tête à sa proposition, de l’Armagnac, elle ne refuse pas. La flasque change de main, une gorgée aux lèvres de l’irlandaise avant d’être tendue à son propriétaire contant son histoire.

Les onyx de la rouquine ne quittent pas Louis, attentive à l’histoire, à ce qu’il dit, à comment il le dit, elle a toujours considéré que l’on apprenait toujours plus en se montrant attentif aux situations, et aux autres qu’en ne l’étant pas. Nulle rancœur, nul regret pour lui, elle ne dirait pas ça, une légère déception envers lui même plutôt, déception d’avoir cru, d’avoir pensé, que le/les nobles le considéraient véritablement comme un ami. Peut être se trompe-t-elle, mais c’est ce qu’elle ressent là, en écoutant la fin de l’histoire. Au moins, n’aura-t-elle jamais cette déconvenue avec Enzo, s’il s’inquiète de sa sécurité, c’est non, parce qu’elle est une amie, mais une employée, et qu’un noble s’inquiète pour elle, qu’il s’inquiète, qu’une personne s’inquiète tout simplement pour elle, s’est déjà bien suffisant, pour l’irlandaise, qui a une époque aurait donné tout pour avoir ne serait ce qu’un bout de cette inquiétude dans le regard de son père. Quand à Gabrielle, elle l’a considère comme une amie, mais les paroles du gaucher résonnent en elle, un sentiment d’inquiétude un moment, vite balayer…peut être éprouvera-t-elle cette déception, peut être pas, la vie le dira, pour le moment, ce n’est pas un souci pour l’irlandaise.

Il lui donne un conseil, dû moins si ça n’en est pas un ça y ressemble pour l’irlandaise, et le plus souvent elle les accueille mal, ne les supporte pas tout simplement parce qu’ils lui donnent l’impression de ne pas être capable. Etrangement, elle ne l’envoie pas balader, elle n’en a pas envie, mettons ça sur le coup de la lassitude, d’une certaine maturité, de Louis surement, de cette impression de solitude qui se dégage de lui d’un seul coup, une solitude qui lui rappelle la sienne.


Pour rester à sa place, Louis, il faut savoir ou elle se trouve réellement.

Remarque qui n’appelle nullement une réponse, juste une réflexion sur elle, qui peut être prise pour une remarque générale, elle ne se dévoile que peu, question d’habitude. L’irlandaise le regarde alors qu’il regroupe ses affaires, elle se lève à son tour.

Pren’d soin de toi aussi et si tu re’viens sur Montpellier, j’t’offri’rais un verre d’un alcool de mon pays.


Esquisse d’un sourire, il faudrait qu’elle s’y mette, c’était en préparation, mais il lui manquait juste l’alambic, commandé chez le forgeron.

au revoir, fheiceann tú níos déanaí donn álainn *

Un petit geste de la main, un dernier sourire, au final, elle va laisser son champ pour aujourd’hui, et plutôt titiller le forgeron et lui rappeler sa commande, et l’irlandaise de prendre le chemin de la ville en fredonnant une vieille chanson que la conversation du moment lui a rappelé.

*A plus tard beau brun.

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Le_g.
Il avait repris la route, après avoir picolé pour près d'une centaine d'écus. Autrement dit, il était bourré comme un âne quand il arriva à Nîmes. Le Gaucher, avait rallongé sa route, faire du droite gauche gauche droite au lieu du tout droit, ça aide pas... bref il a fini par y arriver, s'endormant, telle une loque, dans un fossé. Le soir venu, n'ayant toujours pas fini de décuiter, il va en taverne, faut bien tenter de manger... ce sera peine perdue. Par contre, il croise ... Sande. De conversations alcoolisées en mots, il n'a jamais su s'exprimer et dire ce qu'il avait au fond de lui qu'en rimant, alors il tente, sa muse est une bouteille d'armagnac.

J'ai rêvé d'frôler les étoiles, d'décrocher la lune...
J'ai *hips* rêvé d'tisser des voiles, d'voler vers la *hips* lune...
*hips* mais j'me suis réveillé sous une toile, les pieds marchant dans l'herbe tendre
Fini le rêve d'embrasser une étoile, sur le sol, yeux fermés m'étendre.
Elle *hips* était *hips* mon nord, *hips* j'étais son sud.
Une *hips* jolie brune *hips* accent *hips* german fort, un conteur devenu lassitude.

*hips* Un jongleur, un troubadour, un amuseur,
*hips* s'est abîmé *hips* en politique, riez les rieurs
un fou, un moins que rien, un rebelle
amoureux d'une femme *hips* enfant
Riez les rieurs
Il l'a aimé, *hips* sa femme, sa belle
*hips* Elle l'a aimé, comme *hips* savent *hips* aimer *hips* les enfants
riez les rieurs
*hips* Perdu, déstabilisé pour elle
dans un *hips* monde *hips* qui n'était pas le sien
Sans regret, aucun, ma belle
Fruit *hips* de *hips* l'amour est arrivé l'enfant
riez les rieurs
mais le loup sauvage s'est fait *hips* cruel
Il a préféré tout *hips* détruire ce rebelle
perdant même *hips* l'honneur rester tel
A *hips* vos *hips* chaînes, à vos manigances, *hips* il préfère la liberté
Même s'il doit pour cela *hips* perdre sa belle
Fou qu'il est *hips* cet idiot, ce rebelle
pour garder sa LIBERTE
celle qu'il *hips* a chanté, qu'il voulait écrire sur les murs...


Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il en tenait une bonne, Le Gaucher... Il avait composé, au pied levé, en taverne, sous l'emprise de l'alcool, pour tenter de lui dire pourquoi, puis il était reparti, 'fin quand il avait pu... parce que vu son état d'ébriété, bah ce jour-là, il n'a même pas pu manger...

...

Mende, quelques jours plus tard.

Il venait d'être nommé responsable du guet, et l'ost se permettait de lui donner des ordres. Après en avoir référé à son patron, il avait obéï aux ordres, mais pas sans râler, sinon, il ne serait plus lui. Ce jour-là, vert de rage, coincé au milieu de nulle part, et même pas pour tirer des bourses en prime, il prend sa plume pour déverser sa colère. Bah oui, il n'y a personne, personne contre qui hurler sa rage. C'est donc le velin qui prend la haine qu'il décharge.

Mais ce mot, il ne l'enverra jamais. Il le range dans sa besace... Ca sert à rien de toutes façons, alors il va faire ce qu'il s'est engagé à faire. Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il est contrarié, gare au premier qui le chatouillera un peu trop.


mot glissée au fond de la besace du Gaucher, il ne le remettra sans doute jamais à la destinataire a écrit:
Donà,

Se faire chier tout un dimanche, en pleine cambrousse, un dimanche ! C'est une chose que les gradés auraient du prendre en compte ! Je vais me morfondre et me faire chier pendant toute une journée ! Merci ! Merci de la colère que vous faites naitre en moi.

J'suis en colère contre l'armée qui fait n'importe quoi! On vient de quitter mende, on va dégarnir les défenses des villes, pour des armées à la con !

Ils sont pas assez nombreux à Montpellier ? M*rde quoi ! On avait une ville à protéger, et là, on s'fait ch*er, en pleine nature, pour aller rejoindre une armée pour une attaque qui n'aura peut-être même pas lieu, et on leur offre les villes sur un plateau.

Alors soit ! On va défendre c'te putain de capitale la plus peuplée du royaume qui s'rait pas cap' de se défendre toute seule soit-disant, et on va se faire enc*ler par derrière en perdant les autres villes.

Advienne que pourra, je suivrai les ordres, mais me demandez plus mon avis, vu ce que vous en faites.

Louis.

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Le_g.
Il se fait chier, il tourne en rond, il devient fou... L'inaction, la colère contre des décisions imbéciles. Il avait tenté d'expliquer à Arthur, à la Sénéchale, mais ils étaient restés sourds à ce qu'il pouvait leur dire. Sans doute aurait-il fallu qu'il donne des noms ou des listes, mais ça, il s'était refusé à le faire. Alors ils le prenaient pour un pion... Même Arthur le prenait pour un pion. L'état de rage dans lequel il est, est impressionnant. Contre qui rejeter la faute qu'il est là, à tourner tel un fauve dans une cage ? A lui-même, qui suit des ordres imbéciles et plus idiots que tout.

Alors il va s'entraîner, c'est ce qu'il a de mieux à faire. Il n'a jamais trop bien su se servir d'une épée... C'était plus la dague, et là, il va sans doute devoir tuer... avec une épée. Furieux, il déverse sa rage, en exécutant des taillés et des tranchés de son épée. Il a assez vu les nobliaux faire pour pouvoir les imiter, apprendre les gestes qui deviendront instinctifs. Pour le moment, il calme sa haine en taillant un arbre qui n'a rien demander à personne lui, mais qui est là où il fallait pas : sur le noeud où le gaucher se fait chier.

Après deux bonnes heures à user son énergie, méthodiquement, sa mâchoire est un peu moins crispée, mais sa haine envers les institutions toujours bien présente. oh, pas d'inquiétude, il a encore quelques jours à faire... Il tiendra la parole qu'il a donnée au Baron Bentich, même si personne comprend ce qui les relie, il s'en fout. Lui, il sait pourquoi il le fait, le reste n'a pas d'importance.

Froidement, il prend un parchemin, et couche quelques mots par écrit.


Citation:
Frère Arthur,
Le ton de cette missive te semblera froid. Il est à la hauteur de la haine que je ressens envers les décisions du Comté. Tu me connais, je ferai ce que j'ai à faire, je suivrai les ordres imbéciles. J'ai tenté de t'expliquer pourquoi il ne fallait pas faire ce que vous faites. Advienne que pourra. J'obéï. J'ai compris que je ne suis qu'un pion. Je ferai ce que j'ai à faire, mais ne me demande pas plus, surtout pas après que je me retrouve une journée entière bloquée à glander sur un noeud, sans pouvoir parler à personne en taverne ! Je hais vos décisions, j'exècre votre armée débile qui ne voit pas plus loin que le bout de son nez, mais j'obéïrai. Cette missive, comme celle à Saliva, tu la trouveras au fond de ma sacoche si tombe au combat.
Je te demande de ne pas me baptiser si je meurs, de ne pas me donner les sacrements de l'Eglise. Ton Dieu, je n'y crois plus, je préfère mourir comme j'ai vécu avant : libre.
23 septembre 1460
Louis Track

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Le_g.
Des jours qu'il trainait... Déboussolé, il avait tenté de reprendre pied, de s'investir, comme avant... à quelques détails près. La Sénéchale lui avait écrit, avait tenté de l'enrôler, il avait voulu goûter, et le plat était amer. Avec l'accord de celui pour qui il bossait en ce moment, il avait gagné Montpellier... Quatre jours pour y aller, faute d'un bon cheval fourni par l'armée, il avait pris le sien...

Dépité, parce que la campagne lui avait rappelé certaines cueillettes, lui avait donné des envies de champignons et autres vendanges, le Gaucher arrive à la Capitale. Il s'présente à l'Ost, pour aider, comme des miliers d'autres... Mais voilà, ils ne sont que des gueux, le Conseil voulait des moutons, dommage, il n'en est pas un. Il a grogné, mais n'a pas mordu. Fidèle à ses engagements, le toutou rentre à la niche.

De cette virée à Montpellier, il aura retenu une chose, les nobles font vraiment n'importe quoi, et il faut que les gueux fassent ce qu'ils disent, mais pas ce qu'ils font... En même temps, vaut mieux pas hein ! Vu comment c'était le foutoir à l'ost dans la salle d'échanges quand il est arrivé, c'était risible ! P'té, sa roulotte est mieux rangée ! Pourtant, l'est pas un maniaque du ménage, le Gaucher, mais quand même quoi... C'plus facile de trouver ses affaires quand c't'un peu rangé.

Déçu, il rentrait donc à Mende. Qu'allait-il faire de sa vie ? Il avait bien quelques idées, quelques propositions lui étaient parvenues... d'un côté comme de l'autre de la fameuse barrière... Pour le moment, il avait surtout la haine contre le Conseil Comtal.

Viré de l'ost comme un malpropre, alors qu'il avait tenté de les aider... Il a pas les manières, et il fait pas dans la dentelle, pour sûr. Alors forcément, là, il était même à deux doigts de prendre contact avec des membres de l'hydre... mais il le ferait pas... 'fin pas pour le moment. Il était toujours responsable de la sécurité de Mende, et il terminerait ce contrat. L'prochain maire de Mende devra s'trouver un autre pigeon.

Il soupire, picole, songe à Isleen, à Hida, à d'autres encore... Les femmes... Il se souvient que Déa le lui avait prédit : les femmes seront ta perte. Bah là, il est tourmenté. Pour avoir refusé de payer le prix, pour ne pas avoir accepté de céder au Senher Enzo, une p'tite rouquine qu'il aimait bien se retrouvait virée...

Un beau chantier dans sa tête, un beau bordel... on s'croirait dans une armée languedocienne... Se poser, prendre le temps de ne rien faire d'autre que de penser à lui, arrêter d'vouloir faire des choses pour les autres, ne plus les faire que pour lui... Ca s'rait pas mal ça. C'est même ce que certains lui ont conseillé, mais il sait pas faire ça.... Il a besoin d'se sentir utile, et franchement, aller à la capitale faire l'mariole, non seul'ment, c'tait pas utile, parce que faut pas s'leurrer, les brigands sont pas si débiles pour se jeter sur des armées qui les attendent, et qu'le rassemblement avait quand même fait un peu d'bruit quand l'crieur s'en était mêlé, mais en plus, il avait pas réussi à garder son calme.

Pensez pas qu'il regrette ce qu'il a dit, au contraire ! Traiter le Cap'taine et le Comte de fot-en-cul et leur dire d'aller s'faire sucer la prochaine fois qu'ils auraient besoin d'aide, dans ces termes là en prime, il les regrette pas, et même il hésiterait pas à le leur redire en face. Déplacer quarante hommes pour une armée à Lodève, qui ne sert sans doute que de diversion... non mais plus débile, tu meurs... Il avait la rage, la haine.

Alors il boit... comme un trou... pour plus de trente écus de bière... Ca s'ra au moins ça qui s'ra pas volé si on lui fait les poches, et il rentre où se trouve sa roulotte.

Des entretiens, des rendez-vous, il en a pris plusieurs pour la fin de son contrat avec le Baron Bentich... Le décompte des jours se poursuit, lentement...

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Le_g.
Plus beaucoup d'temps, il s'rait d'nouveau à Mende... En attendant, quelques p'tites mises au point s'imposaient. C'donc assis sur une souche qu'il gratte une pierre sur un parchemin pour l'effacer, avant d'écrire au fusain.

Citation:
Donà Absinthe.

J'ai une question cependant... Vous avez l'intention de continuer encore longtemps à vous attribuer le mérite de ce que les autres ont fait ?

Ce n'est pas grâce à vous que le Père Nono a agit... Et c'est lui seul qu'il faut remercier. Il a eu l'amabilité d'écouter mes propos.

Votre comportement n'est pas très propre, et des plus déplaisants à constater.

M'avez-vous entendu dire que c'était grâce à moi ? NON !!! Pour la bonne raison que c'est grâce au Père Nono et à personne d'autre !

Vous pouvez bien entendu communiquer mon courrier, je serai présent dans la salle du Conseil très rapidement.

Louis.


Hop, ça, c'est fait. Il l'envoie à la salle du Conseil Municipal de Mende, et relit pour la quinzième fois la missive de Sande...
Citation:

Louis,

le Moine est mort .

Ryx


Limite qu'il saut'rait d'joie... mais il a remarqué la goutte d'eau, et de son doigt, a tenté d'voir ce que c'était... salé... sauf qu'elle est à Alais, Sande, donc pas d'mer à côté, mais des fruits... Il fronce les sourcils, entre deux gorgées d'armagnac...

Lohen... la Guyenne... l'armée gasconne dans laquelle il était... le Cloclo... une sortie par la fenêtre... Plein de souvenirs remontent à la surface...

Il répond au dos du parchemin :


Citation:
Coucou la belle,
Je suis à Alais, essayons d'nous voir. J'suis pas loin, j'ai envie d'te serrer dans mes bras. T'restes une amie, plus même sans doute... J'sais que j't'ai fait souffrir, mais pas plus qu'lui, c'moine, qui t'considérait pas...
Sande... J'suis là. Viens m'voir.
Louis.


L'est pas très fier de lui, mais c'est tout ce qu'il peut lui mettre par écrit. Ce qu'ils ont à se dire ne regarde qu'eux.


Alais - Mende, ça va vite... Il reçoit une réponse, et furax, répond aussitôt :

Citation:
Donà, suite à votre missive j'ai en effet repris les textes. Vous vous attribuiez le mérite à la place de votre époux que Donà Auru citait dans son courrier.


Vous :
A mon souvenir, c'est Louis et Moi qui avons parlé à Monseigneur Nono, mais le résultat est le même. Nous pouvons nous réjouir de compter très prochainement, un diacre actif parmi nous.

Bentich :
Très bien, ma chère, crois tu que notre chère Auru pourra venir à cette réunion. Et oui c’était toi et Louis. Mais bon on va pas non plus jouer sur une virgule mal placée. je sais que tu es perfectionniste, et je m'en rejoui..

Vous vous attribuez un mérite qui n'est pas votre, et vous me le faites partager. J'vous ai rien d'mandé. J'ai aucun mérite, c'est le Père Nono qui a fait ce qu'il a fait, et pas l'Très-Haut, désolé. Vous pouvez reprendre mes missives, elles sont au Castel dans la salle du conseil municipal.

Mais vous en faites pas, quand je serai là, on en r'parlera ! Je saurais remettre les choses à leur place. l'est pas question qu'je m'attribue l'boulot d'un autre. Tant mieux si vous, ça vous dérange pas.

Louis.

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Ryxende_bodhran
parce que la lorraine n'a pas de frontière . la preuve, la lorraine est dans le sud !! alors, c'est pas de l'élargissement de frontière, ça ?! hein ?! ben si . et comme elle en a pas, de frontière, ben elle se croit partout chez elle . elle furète de ci de là ... fait un nombre incalculable de lieux à pieds, quand elle veut . mais met son ptit nez partout . que voulez vous, c'est comme une seconde peau . peut pas s'en empêcher .

et c'est donc, presque tout naturellement, qu'elle se retrouve ... un sourcil se fronce, observe ... marrant, ça lui rappelle quelque chose, comme une impression de déjà vu dont on a déjà expliqué les tenants et les aboutissants ailleurs .. elle se retourne, cherche un indice d'où elle est . eeetttt oui, à force de fouiner partout, on sait plus trop où on se trouve parfois . et là .... soit elle a déjà visité cet endroit, soit .... ça s'agite ferme, dans les petites cellules du cerveau ... des électrons libres, même . limite que ça s'entrechoquerait . mais ça risquerait d'imploser et ça f'rait tache .

elle s’apprête donc à faire demi tours . elle sait pas pourquoi, mais elle le sent pas , cet endroit . et comme elle a l'habitude de suivre son instinct, elle recule d'un pas, d'un autre ... mais l'instinct peut il quelque chose contre la curiosité ? ben faut croire que non . parce qu'elle s'avance à nouveau . un pas, puis un autre .. un bivouac ? un campement ? ben y a toujours des trucs et des machins à trouver . suffit de savoir fouiner . et ça, fouiner, la lorraine, ben elle sait faire . et comme toutes choses qu'elle sait faire, elle le fait bien !!

des sacs ? ooohhhh !! l'invitation à les ouvrir .... pas de sa faute, quand même, si on laisse des sacs trainer hein ?! fallait les mettre sous clés, ou sous surveillance, c'est apparemment pas le cas . donc, c'est une invitation à les ouvrir , pis c'est tout . sans bruit, sans même laisser de traces au sol, elle est pas née de la dernière pluie, non plus . elle se fait encore plus légère qu'elle n'est ... se fond dans l'ombre .. là, elle a pas trop de mal, sa longue crinière la couvrant jusqu'aux reins ... les petites mains fines défont les liens qui retiennent l'ouverture , le visage se penche au dessus et .... pouaaaahhhhhhh !!! l'odeur !!! ça la repousse immédiatement en arrière . mais c'est quoi, qu'ils ont mis là dedans ? une armée de putois ? mais elle sait bien, aussi, que les trucs les plus intéressants sont souvent planqués dans des endroits qui repousseraient tout le monde, donc ... prenant son courage à deux mains, et surtout une énorme respiration, elle se re penche au dessus du sac . ça manque de lumière, ici . elle voit rien . bon ben, aux grands maux ... elle attrape le fond du sac et le retourne .. le secoue .. et regarde tout ce qui tombe ... des vêtements .... rien que des vêtements .. elle est tombée sur le sac de linge sale !!! fallait bien que ça lui arrive un jour, hein ?! elle soulève, du bout de la botte, qu'il faudra qu'elle pense a nettoyer après, le tas au sol ... mouais, rien de bien intéressant . mais mettre les mains dans le linge sale des autres ... pas trop sont truc . ça se lave en famille, le linge sale, pas avec des étrangers . elle laisse donc le tout comme elle l'a laissé . fouiller encore ...

le regard de jais se tourne et observe un peu plus loin ... des sacoches ? ah ? pas bien grandes mais quand même .... sont fous, les gens de laisser trainer les affaires comme ça . c'est plus de l'invitation, c'est un tapis rouge, là . elle se déplace, toujours aussi silencieusement .. une petite main ouvre le rabat et l'autre plonge à l'intérieur ... des trucs et des machins entre en contact avec ses doigts ... doigts, qui se referment dessus avant de les sauver, oui oui sauver, de l'obscurité du cuir . observation de ce qui se trouve dans sa main .. et ... les sourcils se froncent .. elle connait ça . y a un truc, là, qu'elle a déjà vu .. mais où ??? pas un gros truc, non, un ptit caillou . juste un ptit caillou ... mais la couleur et la forme en sont particulières . fais marcher ta super mémoire !! c'est l'moment ... tu as déjà vu ça, mais où ??? et aussitôt dit, aussitôt la mémoire cherche . ben vi, tout chez elle est fait pour la recherche . plus loin , encore plus loin ... les souvenirs se creusent .. et soudain ...

OOHHH M*RDE !!!!!

oups, le son de sa voix la fait rentrer la tête dans les épaules . pour la discrétion, elle repassera . elle sait où elle est . ou plutôt, elle sait qui vient sur ce bivouac .... ooohh crénom de nom !! fallait qu'ça lui arrive au moins une fois, ce genre de truc !! c'est le ptit caillou qu'une petite fille d'Armagnac avait donné à son... euh .. au grand brun !!! si elle avait énormément de chance, il aurait donné son ptit caillou à quelqu'un d'autre et elle serait en train de visiter, en pleine nuit, le campement d'un étranger ... mais elle le connait. y a peu de chance . vite, remettre les ptits trésors à leur place ... remettre le rabat comme il faut ... là, il y verra que du feu .. c'est sur ...

bien sur que non, elle oublie pas qui il est . bien sur que non, qu'elle sait bien qu'il s’apercevra que quelqu'un est venu fouiller ici . mais elle veut même pas imaginer sa tête et surtout, pas être dans l'coin, lorsqu'il s'en apercevra . comment qu'il va râler, et pester, et grogner, et .... et elle sera pas là pour en subir les conséquences !!! dommage pour le premier qui lui tombera sous la main, du moment que c'est pas elle .....

elle recule, recule, recule .... et file en vitesse ... et le sac de linge sale, me direz vous ? ben c'est pas à elle de le laver !! pis c'est tout !!!!!!!


j'ai donc pris pas mal de liberté .. je m'excuse sincèrement .. mais c'est un exemple pas trop mal de fouinage chez les autres, non ?!

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Le_g.
Après avoir été à la pêche à Montpellier, histoire de passer le temps, vu qu'il n'avait rien d'autre à faire, Le Gaucher retourne à son campement, loin de tous et de tout, surtout à l'écart, pas envie de se mêler aux autres, leur fouttoir fait qu'ils s'y retrouv'ront pas dans leur bordel, mais ça, c'plus son problème.

Il hume l'air, à la manière d'Hadès, l'air est encore empli d'une fragrance qu'il n'arrive pas trop à déterminer. Une femme pour sûr ! Mais laquelle ? Nan, il se la raconte pas, il se la pète pas, il a juste une mémoire de poisson rouge... ça, c'pas nouveau.

Haussant les épaules il s'installe, et remarque le bordel sur son campement. Sur SON campement !


CHIABRENNA !!!!

Il hurle, en regardant ses affaires, les vêtements épars, même pas remis dans le sac ! Furieux, il range, vérifie qu'il ne manque rien, une petite pierre, un petit caillou, une couronne... oh, je vous vois v'nir ! Han, il vous l'avait caché hein ! bah OUI ! Il a une couronne ! Et une belle encore ! Une qu'il échangerait contre rien au monde.

Un soupire de soulagement, elle est intacte SA couronne... celle du "roy des râles", faites de brindilles, de feuilles séchées, de mousse, bref, une couronne de paille, offerte par une petite étoile licéroise.

Sa pierre précieuse !! ! Il la cherche, fouille retourne son campement et enfin, la trouve... Une pierre qui vaut si cher ! Surtout pour lui... Bon, elle ressemble à n'importe quel caillou ou presque, mais c'est la pierre licéroise de la petite Piratesse...

Ses trésors ramassés, il ferme les yeux, portant sa main sur le bijou qu'il porte au cou, un chevalière surmontée d'une colombe, et un simple anneau de fer, celui qu'il avait prévu de passer à une cérémonie, et qu'il n'a jamais porté ailleurs que sur le lacet de cuir qui lui fait une sorte de collier. Sa colère retombe, doucement, mais il reste furieux.

Qui ? Qui a osé fouiller son campement ? Pourquoi surtout ! Il n'est qu'un gueux, il n'y a rien à voler...

Crispé, il tente de se rappeler d'où il connait l'odeur humée en arrivant, il cherche à la reconnaitre, parcours son petit territoire de long en large et de large en long pour tenter de retrouver cette odeur, de la sentir une nouvelle fois... mais rien... Il n'arrive plus, elle s'est envolée, faut dire qu'il a bien remué depuis. Maussade et d'une humeur massacrante, il range ses affaires. Il supporte pas le bordel sur son campement !


P'té ! On s'croirait dans l'armée languedocienne !


Furieux, il remet ses fringues dans son baluchon, ses trésors dans leurs boîtes et lorsqu'enfin il se pose, c'est pour manger un quignon de pain rassis, oui faut pas compter sur l'armée pour nourrir ceux qui viennent aider non plus hein ! Manquerait plus que ça... Il a même du nourrir un lieut'nant... Après ça, si ça leur donne pas envie de déserter, il comprend plus, mais bon, faut pas chercher à comprendre parfois. Là, il mange, et prend un fusain pour écrire à Sande.

Citation:
Bonsoir la belle,
Je m'ennuie... et tu sais ce que ça veut dire quand je m'ennuie, Sande ? Que je vais faire une connerie sans doute.
On a visité mon campement, je retrouverai celui qui a fait ça... Heureusement qu'il a rien pris. 'fin elle... Je me souviens de cette odeur, de ce parfum, mais je sais plus à qui il est. Je la retrouverai et elle paiera ça. On vient pas impunément dans ma tanière sans que je me venge.
Dis, tu as besoin de sous pour Julian ? J'ai pas l'intention de te laisser tomber tu sais ? Et puis l'est mon fils, j'aimerais bien le revoir.
Louis


Entamant un deuxième quignon de pain, parce que oui, m'sieurs dames, un homme, ça mange, il attrape deux autres parchemins, rédige d'autres missives, et va envoyer le tout.
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