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[RP] Le Vignoble de Bellegarde en Marche

Sofja
Ce RP est ouvert à tous le monde : paysans, tailleur de pierre, maçon, compagnons, apprentis, briqueteurs, cimentiers, limonsinans, couvreur, commerçant, curieux... Plus on est et mieux ça sera.
Un vignoble peut donner du RP toute l'année car il y a toujours du travail, des fêtes, des histoires.
J'ai toujours eu envie de trouver une histoire qui puisse réunir toutes les classes sociales du moyen âge (paysans, bourgeois, noble). Mettre en place la vie réelle du moyen âge sans rentrer trop en détail pour qu'on puisse avant tous, avoir le plaisir de jouer ensemble.
Si cela vous tente, vous êtes les bienvenus


BIENVENU AU VIGNOBLE DE BELLEGARDE EN MARCHE




Les carrioles arrivèrent tôt dans la matinée sur les terres toutes fraiches de Bellegarde en Marche. Sofja ne put s’empêcher de penser à ses parents, elle espérait qu’ils étaient fiers d’elle. C’était un projet audacieux car les bénéfices de cette nouvelle culture ne se verraient que d’ici 2 ou 3 ans si tout allait bien. La vigne pouvait tomber malade mais heureusement elle s’était renseignée et avait ramené quelques remèdes avec elle.

La jeune femme était prise surtout d’excitation, il fallait tout préparer maintenant.

Pendant qu’elle était partie se faire une petite toilette et surtout se changer, Raymond s’occupait de déposer des annonces pour avoir un maximum de main d’œuvre pour planter tous ces ceps.

Pendant ce temps, les domestiques avaient entreprit d’équiper une des dépendances du domaine en dortoir pour loger tous ce nouveau monde.

Parallèlement Sofja avait envoyé une missive afin que le meilleur maçon du Limousin vienne lancer le chantier. Au fond du domaine, un vieil bâtiment existait, non loin de la future vigne. Il ne fallait plus que le restaurer et l’aménager afin qu’il puisse accueillir cuves, tonneaux, échelles, charrettes et différents outils.

Mais elle ne pouvait pas vivre cette aventure sans une personne qui lui était chère. Elle prit plume et parchemin et écrivit simplement :

Citation:
Mon tendre,

Me revoilà chez moi et avec un nouveau projet pour Bellegarde.
Retrouve moi rapidement.

Je t'aime,
Ta Sofja


C’est parti…





Edit 11 juin : Sujet déplacé de la halle de Bourganeuf vers la gargote.
A noter également que le vert est réservé à la censure.
Bon jeu !
{Graff}

_________________


--Fromont_le_dur



La nouvelle avait suivi sont court. C'est au petit matin qu'elle arriva aux oreilles des villageois d'un petit village nommé "La Gane", pas très loin de "La Courtine".

Ce jour là Formont divaguer dans le village à la recherche d'un travail. Tous les postes à la forêt de Magnat étaient pris, à la taverne ils n'avaient point besoin de qui que ce soit, même à la plus grande ferme des environs. Ça aller être encore une journée sans travail pour cet homme de vingt sept ans. Il allait devoir affronter le visage triste de sa femme qui allait se demander comme ils allaient nourrir les petits. Six enfants de 20mois à onze ans pour le plus vieux qu'ils avaient.

Il allait quitter le village, tapant dans les cailloux, la mine défaite quant on un villageois lui apprit la nouvelle.


Et ben Fromont le Dur, tu fais le mou jour d'hui ??? T'as pas entendu la nouvelle ??

Le jeune homme leva les sourcils.

De quoi t'parles ? Tous que je sais, ché qu'il y a pas travail surtout, que je vais pas encore savoir comment nourrir les p'tiots moi. Que ch'vais encore me faire gueuler par ma femme !

L'annonceur de bonne nouvelle le stoppa net car il savait que les railleries de l'homme allaient encore durer. Pas la peine qu'il se fasse plus de mal.

Mais non, y a un vignoble qui s'ouvre à Bellegarde en Marche. C'est à une quarantaine de kilomètres, vers le nord. Ils recherchent beaucoup de main d’œuvre, vas y donc avec ta famille. En plus ils nourrissent les travailleurs !

Le Fromont le Dur eut son cœur qui accéléra comme un cheval fou, c'était inespéré ça. Il fallait qu'il y aille. Il pourrait enfin nourrir sa famille correctement, peut être même que les plus grands trouveraient du travail.

C'est pa'vrai !!! Ohhhh mon gaillard, quelle bonne nouvelle !!! Faut que j'cours l'annoncer à Ermeline, qu'elle va être contente ma femme pour ses petiots.

Il se retint d'embrasser le vieu du village, partit en courant, sautant de joie. Quelques champs plus tard, Formont le Dur, poussa la porte de la maisonnette. Sa Ermeline donnait le sein au plus petit tandis que les plus jeunes jouaient à ses pieds avec des jouets en bois que leur père avait confectionné.

Ma mieeeeee, prépares les caisses on s'en va !!! Y a un vignoble qui ouvre à quelques kilomètres de là, à Bell'garde quelque chose. Ils cherchent des mains pour travailler dedans. Faut faire vite avant que les autres arrivent.

La pauvre femme mit du temps à comprendre ce que lui disait son fou de mari. Du travail, dans un vignoble... mais il savait faire ça ? Toute façon il s’appelait pas le Dur pour rien, il faisait tous, comme un roque.

Ohhh fromont qué bonne nouvelle. On va pouvoir vivre sereinement, sans se soucier de savoir comment on va manger, se chauffer l'hiver, c'est merveilleux.

Elle retira rapidement la bouche goulue de son enfant du sein même si ce dernier râler car il en avait pas eu assez. Le posa dans son panier, demanda aux enfants de réunir leurs affaires pendant qu'elle était entrain de remplir les caisses que son tendre avait sorti.
Ohhh il n'y avait pas grand chose à emporter, de la vaisselle, un meuble, une table, des chaises, une grosse marmite qu'ils avaient eu en cadeau de mariage, un miroir : seul signe de petite richesse pour cette famille.
Une fois que la carriole était chargée, sans oublier la biquette qui leur faisait le lait, ils quittèrent leur maisonnette, sans regret. C'était une habitude pour eux de voyager, il fallait bien survivre dans ce monde.

A la sortie du village, ils retrouvèrent d'autres convois qui allèrent également vers le vignoble de Bellegarde en Marche. Tandis que les hommes conduisaient, les enfants et les femmes chantèrent de toute voix : Dieus soit en cheste maison


"Dieus soit en cheste maison et biens et goie à fuison.
Nos sires Noveus nous envoie à ses amis,
Ch'est as amoureus et as courtois bien apris
Pour avoir des paresis à nohélison.
Nos sires est teus qu'ils prierait à envis.
Mais as frans honteus nous a en son lieu tramis
Qui somes de ses nouris et si enfançon.
Dieus soit en cheste maison et biens et goie à fuison."





[Edit {Graffiti} : le vert est réservé à la censure. Merci.]
Sofja
Elle avait passé la journée avec le chef maçon à chiffrer les travaux à effectuer dans les dépendances du fond afin d’aménager tous cela. Il y avait du travail mais pas autant qu’elle pensait. C’était une bonne nouvelle. De toute façon, elle avait toujours la manie d’effectuer des prévisionnels financiers toujours plus importants afin, déjà, de se faire des bonnes surprises mais aussi afin de garder une enveloppe pour les surprises de dernier moment. Notamment là, il y a avait une petite partie du toit qu’il fallait réparer suite aux fortes intempéries de cet hiver.
La journée allait se terminer ainsi lorsqu’en rentrant, elle entendit des voix au fond de la vallée. Elle continua son chemin lorsqu’un enfant du Vicomté arriva essoufflé.


Qu’y a-t-il Augustin ? Ta mère a un problème ? C’est ta sœur ?

Le petit reprit son souffle, passa sa manche sur sa bouche.


Oh non Dame Sofja, elles vont bien. C’est juste qu’il y a des gens qui arrivent, je crois que c’est pour le vignoble.

La jeune blonde afficha un grand sourire. Ca y est, la nouvelle s’était répandue, la main d’œuvre arrivait et demain, ils commenceront à travailler la terre. Elle était heureuse.

Je crois aussi mon petit Augustin. Aller vient, on va les accueillir.

Le personnel de la maison avait fini d’aménager les futures habitations. Ce n’était pas du luxe mais largement suffisant pour vivre correctement. Ils n’auraient pas froid et auraient un toit et à manger. Ce petit monde allait avoir du temps pour le mettre à leur goût.

Une fois à la hauteur de la grille, les premières charettes arrivèrent à leur hauteur. Les voyageurs s’arrêtèrent et descendirent. Un homme s’approcha d’elle et la salua.
Elle prit la parole afin de se présenter et de leur souhaiter la bienvenu.


Le bonjour à vous tous.

Je suis Sofja JAGELLON, Vicomtesse de Bellegarde en Marche et je suis heureuse de vous accueillir chez moi. Je vous suis très reconnaissante d’avoir fait le chemin pour travailler dans mon vignoble. Il y a aura du travail pour tous, hommes et femmes. Les enfants bénéficieront de l’école du Vicomté pour ceux qui le souhaitent.


C’est ainsi qu’elle exposa les conditions de travail, les revenus mais également l’impôt seigneurial qui était prélevé tous les mois car oui, l’argent ne tombait pas du ciel, cela représentait 60% de leur revenu, le reste était pour eux et rien que pour eux. De grands sourires pouvaient être lu sur les visages. Je crois que les conditions étaient acceptées à l’unanimité.

Mais elle souligna également autre chose, qui était très important à ses yeux, le respect.
Il était interdit de se faire justice soit même sur ces terres. Si il y a avait le moindre problème, ils devaient se plaindre auprès d’elle et elle ferait justice elle mesme.
Au moindre écart, la personne serait bannie du Vicomté;

Pour ceux qui acceptèrent les conditions, et c'était tous, ils signèrent en face de leur nom un parchemin que Raymond avait préparé afin de recenser les nouveaux arrivants.

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Boskdeportkar
Enfin sur Bourga ! apres tant de jours sur la route. Et tant de minutes de separation. Suffisait à present. Quoiqu'on me demande, je trouverais pretexte à ne point repartir sur la route. Et dire que je n'avais meme pas pu encore aller voir mon domaine des Billanges.
Mais l'affiche entre apercue à Limoges m'avait plus qu'intrigé. Un domaine viticole en Limousin ! Quelle bonne idée. C'etait tout Sofja. Novatrice et creatrice..
Et puis il me semble que generalement le vin trouve toujours preneur.
Et force est de constater que l'appel avait ete entendu, puisque de nombreux bras s'etaient presentés pour donner un coup de main à la creation du Domaine. La foule se pressait pour s'inscrire, car les conditions evoquées semblaient plus qu'interessantes. J'etais resté dans l'ombre d'un beau chene pour regarder la scene de pres, et entendre avec un pincement au coeur, la voix de sa Douce, inviter ces braves gens à participer aux travaux nombreux qui ne manqueraient pas.
De la bousculade, mais de la bonne humeur, de l'agitation, des sourires, de la bonne volonté. Sous de bons auspices.

J'attendis quelques temps que les travailleurs se mettent en file et attendre manifestement de signer leur engagement. Je me glissai à pas de loup pres de Sofja, gardant mon capuchon sur la tete, tout à fait semblable aux volontaires du jour.

"Vicomtesse, puis je proposer mes services à mon tour. J'ai quelques talents qui pourraient vous interesser. Et votre gentillesse vous precede.
On arrive de partout pour vous servir.
"

Je relevai la tete, et decouvrai mon visage.

"Vous feriez de moi l'homme le plus heureux du monde "
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L' époux de ma Dame de Coeur, Sofja JAGELLON
Sofja
Il y a avait toute une foule dans la cour du Vicomté. La joie pouvait se lire sur le sujet de la Vicomtesse. Alors qu'elle parlait avec une famille, un homme s'adressa a elle. S'excusant auprès des gens, elle se retourna vers lui. Son visage était caché sous sa capuche. Cela la surpris mais peut être que l'homme avait quelque chose à cacher, une vilaine cicatrice, un visage malade ou juste de la timidité.

Je vous remercie Messire, vous êtes le bienvenu à Bellegarde en Marche.

Puis l'homme leva la tête, laissant apparaitre de beaux yeux marron et un visage qu'elle reconnu très très rapidement au fur et à mesure qu'il enlevait sa capuche. Son sang ne fit qu'un tour, son cœur tapa violemment dans sa poitrine. Cela lui faisait mal mais son bonheur adoucissait sa douleur. Elle posa sa main sur sa bouche retenait un cri de joie et se jeta contre lui.

Je n'y croyais plus...

C'était les seuls mots qu'elle avait réussi à marmonner au bout de quelques secondes. Cela faisait si longtemps qu'ils ne s'étaient vu. A tel point qu'elle commençait à se poser des questions. Il ne fallait pas se le cacher mais c'était pour ça qu'elle s'était lancée dans ce projet, juste pour oublier son absence et la tristesse que cela lui procurer.
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Boskdeportkar
Pour tout badaud qui etait venu chercher du travail en ce beau domaine agricole, la scène aurait pu paraitre etrange. La belle vicomtesse se jetant dans les bras d'un nouvel arrivant, habillé presque comme un serf.

Sofja etait resplendissante, des larmes au coin des yeux, un sourire qui illuminait son visage. Elle se jeta dans mes bras. Et j'en serais presque tombé en arriere. Quel bonheur simple et si intense à la fois, apres tant de semaine de séparation.

Je murmurai à son oreille.. Oui, je suis bien là...pour toi, pour nous. Que Dieu nous garde ensemble, qu'il nous laisse un peu de repit. Je suis las d'etre sur la route...
Tu as du apprendre la nouvelle...j'eusse aimé t'en informer le premier, mais j'ai du remplir quelques devoirs dès mon anoblissement fait, et courir à Gueret puis à Tulle pour raisons militaires. Loin de Bourga, si loin de Toi.
Le devoir a parfois une certaine cruauté.
Mais laisse moi te regarder, tu es comme dans mes rêves...Essuie des larmes et montre moi ton beau sourire, celui qui me fait tant de bien.

J'ai vu ton affiche placardée à Limoges quand je suis parti sur Tulle, et je me suis empressé de revenir sur Bourga apres avoir rempli quelques missions militaires. Et bien dis moi, en voilà un beau domaine !
Raconte moi tout...si tu as un peu de temps ....

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L' époux de ma Dame de Coeur, Sofja JAGELLON
Sofja
Elle sortit son visage de son cou ou, au passage, elle se ressourça de son odeur. Elle était regonflée à bloc, que c'était bon. Son regard se posa dans le sien et ce fut plus fort qu'elle, un magnifique sourire s'afficha sur son visage. Toute la douleur de ses derniers mois venait de s'envoler, elle ne voulait que profiter de ce moment là, le bonheur.
Qu'il était beau, légèrement fatigué, les marques de ses yeux en disaient long.
Sofja posa sa main sur son visage et caressa sa joue.


Oui j'ai appris en allant au Castel, toute mes félicitations mon Seigneur de Billanges.

La Vicomtesse le salua aussi dignement que le souhaitait ce nouveau titre. Petit sourire ironique, Sofja avait retrouvé son mode "taquinerie".

Alors cela fait quoi ? Tu es allé voir ? Faudra que tu me montres.

La blonde attrapa sa main, laissant son personnel s'occuper des nouveaux arrivants. Ils partirent direction les terres ou Sofja avait commencé les travaux ainsi que les terrains allant recevoir les vignes.

Je vais te présenter au vignoble, viens avec moi.

Ils marchèrent quelques mètres, l'un contre l'autre.

A droite, on a aménagé ces dépendances faisant office de toit pour les serfs. Ils seront libres bien sur de s'installer autrement si ils le souhaitent, c'est du provisoire pour l'instant.

Le jeune couple continua encore passant quelques herbes folles.

A gauche ça sera les bâtiments ou l'on travaillera le raisin et ou l'on le stockera également pour la vente.

Encore quelques mètres à franchir, ils montèrent sur une petite colline qui offrit une magnifique vu sur plusieurs kilomètres de terre en friche.

Et voilà le vignoble de Bellegarde en Marche.

Petit sourire...

Bon y a du travail, normalement dans deux ans on devrait pouvoir récupérer la première récolte de notre vin.

Elle le regarda droit dans les yeux, levant les sourcils.


Tu crois que je suis folle ? Mais c'est de ta faute, fallait que m'occupe...

Ben oui s'était trop simple sinon, fallait bien un fautif.
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Boskdeportkar
Sa main etait si douce sur ma joue...j'eusse aimé que cet instant perdure.
Elle devait etre heureuse en cette minute, car son coté taquin resurgit aussitot. D'une belle reverence tout d'abord, devant le nouveau seigneur des Billanges, puis d'un petit ton legerement moqueur qui m'avait tant manqué.

Tu sais... pour l'instant, je remplis les devoirs qui incombent à ce nouveau statut. J'ai fait la tournée des villes de notre beau comté pour donner un coup de main militaire ou administratif.
Dès que j'ai pu me liberer, je suis revenu à Bourga, je n'ai meme pas eu le temps de bifurquer à mon retour de Limoges vers mon domaine. Je n'ai donc aucune idée de ce que je vais y trouver. Mais ce titre accordé represente bien plus que des terres...et il faudra qu'on en parle prochainement....


Sofja me prit par la main, et me guida dans le vignoble, fiere qu'elle etait de cette initiative geniale d'implanter des vignes en notre comté. Et il fallait bien dire que cela se presentait bien, des bons coteaux ensoleillés, à l'abri des gelées, une pente legere pour le drainage mais sans plus, et des batiments qui prenaient forme pour accueillir tous les bras qui allaient faire vivre ce domaine, ainsi que les pressoirs, les chais où entreposer
les barriques...
Il fallait un peu d'imagination du haut de la coline pour entrevoir le resultat final, mais l'espace etait suffisant et nul doute qu'avec de la volonté et du travail, les plants de vigne prendraient la mesure de la terre et donneraient en peu d'années un vin de qualité...

Tu n'es pas folle au contraire, le terrain est judicieusement choisi...tu sembles avoir deja du monde pour defricher toutes ces terres...c'est une tres bonne idée. Cela evitera d'aller en aquitaine ou en bourgogne pour s'approvisionner.
Tu auras grande facilité à ecouler ta production si le travail du vin à la vendange est bien realisé. Il te faudra trouver un maitre de chais avec de l'experience.
Et toi, il te faudra avoir de la patience...
Mais je crois que c'est une qualité que je t'enseigne par mes absences...

Ah, que c'est bon de te voir si eclatante, et des projets plein la tete.


Je la soulevai, la pris dans mes bras, la fis virevolter doucement sous le bonheur qui me gagnait.
Qu'elle etait belle, qu'elle m'avait manqué. Je repensai à notre baignade dans le lac où nos corps s'etaient frolés pareillement. J'avais envie de l'embrasser, peu importe qui pouvait bien nous voir.

Sais tu combien je t'aime, Sofja ? Arrete le temps si tu veux bien, et couvre moi de baisers, laisse moi gouter tes levres...laisse moi profiter de l'instant present... J'ai toujours la hantise qu'un evenement vienne nous
separer.

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L' époux de ma Dame de Coeur, Sofja JAGELLON
Sofja
Sofja était emballée à l'idée de l'accompagner dans cette nouvelle étape de sa vie.

On ira le découvrir ensemble.
Tu verras que c'est très intéressant de gérer un domaine. Puis nous avons la satisfaction aussi d'aider les gens en leur offrant une certaine qualité de vie même si je suis consciente que l'on peut toujours faire mieux.
Puis tu es libre de pouvoir faire évoluer tes terres comme tu le souhaites, de faire prospérer tous ça.
J'ai la chance d'avoir récupérer un Vicomte déjà en pleine santé, mes parents ont établi une belle confiance avec les paysans. Et je compte bien faire perdurer cela.
Toi, tu auras tout à faire, un vrai défit mais je ne m'inquiète pas, tu seras largement à la hauteur. Ton coeur est pur !


Elle buvait toutes se paroles comment si c'était un messie, toutes ses remarques, conseils lui étaient d'une grande utilité. Même si elle pouvait converser avec d'autre, c'était tout autre chose avec lui. L'idée mais le choix lui plaisait, cela la rassura encore plus.

Tu as raison mais dis moi, tu as une certaine connaissance de la vigne... J'avoue que c'était complètement l'inconnu pour moi. J'ai trouvé des manuscrits à la bibliothèque de l'université qui m'ont permis de découvrir mais ce qui m'a le plus servit, ce fut mon déplacement en Bourgogne ou j'ai rencontré un grand vignerons qui m'a donné quelques conseils et astuce mais aussi vendu ces pieds de vigne.

Arthur est déjà en train de chercher un maitre de chais et apparemment, ce n'est pas chose facile. Mais rien ne me résiste, je le trouverai mesme si je dois le déloger.


La jeune femme ne put retenir un rire.

Ahhh ça la patience, tu me l'apprends, pour sur. Moi qui est tendance à faire en sorte d'avoir tous, tout de suite. Tu me montres que ce n'est pas toujours aussi simple.
Mais je t'ai maintenant et si je dois t'enfermer dans les murs de Bellegarde pour te garder, saches que je le ferai. J'ai des geôles très agréables si tu veux les visiter...


Elle essaya de prendre sa tête de méchante mais sans grand succès puisqu'il la souleva de terre pour lui déclarer son amour.

C'était la première fois qu'il lui disait aussi clairement ses sentiments ce qui la déboussola complétement. C'était clair, elle l'aimait depuis le premier jour ou ils s'étaient croisés. Même si ses parents n'étaient pas contre cette amourette, le fait qu'ils n'étaient pas du même statut social empêcher à la jeune damoiselle d'y croire complètement. C'était un amour courtois laissant place à des échanges, des sous entendus, tout était autorisé entre eux à la seule condition de ne pas en venir au fait. Elle avait un statut qu'elle ne devait pas salir aux yeux de tous le monde.

Ils avaient cherché comment faire pour contourner les lois mais il n'y avait aucune faille, la seule solution était d'attendre que Bosk possède un titre. Et dans ce milieu là, la chose n'était pas facile. Les grands nobles gardaient au chaud leurs titres de vassal pour les amis ou les arrangement entre familles. Et comme les Bellegarde en Marche n'aimaient pas les complots et encore moins lécher aux bottes, fallait suer pour avoir.
Chose que fit soigneusement son tendre. Aujourd'hui il avait son titre qu'il avait pu acheter mais surtout valider par la Comtesse. Son dévouement pour le Comté était sans faille, il aurait été scandaleux de se le voir refuser tandis que d'autre en avait plus pour beaucoup moins...

Légèrement, non affreuse tremblante, et heureusement qu'il la tenait fermement, elle laissa son coeur parler puisque leur situation était plus claire aujourd'hui. La jeune femme posa ses lèvres sur les siennes et laissa son cœur, son corps aller à la rencontre de l'homme de sa vie, en tout bien tout honneur.

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Boskdeportkar
Oui, je ne saurais me passer de tes conseils pour gerer un domaine, car je vois que le tien est florissant. Non pas simplement par sa production, mais par l'attachement que tu donnes à rendre heureux ceux qui travaillent
pour toi. Une grande famille élargie en somme, sur laquelle tu veilles en mère poule.
C'est ce que je voudrais transmettre également. Investir sur des personnes ne consiste pas à utiliser leur force et leur souffrance, mais plutot tacher d'oeuvrer dans un but collectif pour le bien de tous.
J'ai quelques idées qui risquent de ne pas etre de bons gouts pour tous, mais offrir un peu d'education à son personnel me semble un bon depart et je ne les vois pas comme des betes de sommes.


Pour ton domaine viticole, j'ai quelques connaissances. Mais mes limites seront vite atteintes. J'ai eu l'occasion de frequenter des vignobles dans le sud de l'espagne et en italie, mais le climat etait plus propice et le raisin poussait tout seul. Il te faudra bien t'entourer mais cela, tu sais le faire amplement. Ensuite les choix des pressoirs, des barriques sont egalement importants. Mais nous n'en sommes pas encore aux premieres recoltes !

Bout de femme que tu es, esprit bien rempli, je te vois jour apres jour murir comme du bon raisin. Tu gardes l'espieglerie qui ne t'as jamais fait defaut, mais par la force des choses, les malheurs familiaux qui ne t'ont pas epargnée, te voilà maitresse de toi meme. Forte pour tout affronter... Ah si tes parents te voyaient, comme ils seraient fiers de toi.
Je souhaite que l'avenir me garde aupres de toi. Et si je m'en allais trop souvent, j'avoue que je serais curieux de voir tes geoles où tu m'enfermerais, quoiqu'il y ait meilleurs endroits pour compter fleurette.


Je me retournai pour voir le chemin parcouru jusqu'au sommet de cette petite coline qui donnait une vue imprenable sur les prochains rangs du vignoble. Je voyais au loin les hommes au travail soit pres des batiments qui prenaient forme, soit dans les champs qui n'etaient encore que jacheres abandonnées aux moutons.
Mais ce chemin parcouru dépassait de loin l'horizon de ma vision. De mon arrivée, loque humaine à Bourga il y a si longtemps, de mes rondes de nuit à defendre Bourga aupres d'une demoiselle qui sentait si bon et que je ne connaissais pas, de mes apprentissages dans notre bon village, ou à l'université de Limoges...que de chemins et d'épreuves franchis.

Et cet amour fragile comme une fleur, à peine envisageable entre deux univers si différents...J'avais eu si peur qu'il ne s'éteigne de part nos différences sociales. Je n'avais pas perdu l'espoir, mais combien de jour et d'années n'avaient ils pas fallu pour que le gouffre qui nous séparait ne se comble par tant d'amour réciproque.
Il m'etait facile d'aimer Sofja, de par sa simple personne. J'avais conscience de la difference de caste. Mais j'avais du me resoudre à ne pouvoir effacer cet amour de mon coeur. Il s'imposait à moi.
Il ne me restait plus qu'à agir en conséquences pour ôter de ma route tous les obstacles qui nous séparaient.
Sofja avait nettement plus de merite puisqu'elle m'avait choisi, simple roturier à l'epoque, et aurait pu devant tant d'adversité renoncer à nous. C'etait d'ailleurs un point qu'il me faudrait évoquer avec elle.

J'etais à present Seigneur des Billanges, la donne avait changé. L'avenir s'éclaircissait.

Sofja etait pressante d'amour, blottie dans mes bras. De ce bel amour qu'on protège, qu'on n'abime pas. Mes mains sur ses hanches fermes
en d'autres circonstances se seraient bien promenées, eussent été plus aventureuses. Il me fallut l'aide de tous les saints du ciel pour revenir à de meilleures pensées. Je luis rendis ces baisers et taquin à mon tour.

J'ai souvenir qu'un jour, dans un lac, je t'ai porté pareillement en l'air, mais tu me semblais plus légère. Est ce donc l'eau qui te portait également ou aurais tu pris quelques rondeurs, bien placées à ce que je vois.
C'est vrai que tu n'es plus une demoiselle et que femme tu es devenue ?

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L' époux de ma Dame de Coeur, Sofja JAGELLON
Sofja
Que d'émotion à chaque retrouvaille, c'était des moments uniques pour la jeune femme. De retour sur terre, elle resta proche de lui, regardant l'horizon, laissant place aux rêves. Vivement que tout se bouscule, que tout se concrétise, que la paix, le bonheur et la joie soient à la fête tous les jours.
Son tendre ne manqua pas de relever les changement physique de la damoiselle, ce qui lui arracha un grand rire.


Tu as l’œil d'un expert, va peut être falloir que je mène mon enquête !
Je dirai qu'il y a des deux. Je pense que j'arriverai également à te soulever dans l'eau mais j'avoue, que mes hanches se sont élargies. Je n'ai plus seize ans et en deux ans bien des choses ont changé.


Petit regard espiègle, elle s'écarta légèrement de lui pour mieux le constater. Elle avait eu dix huit en début d'année. Ses membres s'étaient allongés, l'harmonie des masses musculaires avaient modelé la ligne du corps, en lui donnant un aspect harmonieux et typiquement féminin. Et fallait le reconnaitre, sa gourmandise faisait défaut un peu. Ce n'était pas comme avant ou elle pouvait manger sans s'inquiéter de prendre un gramme.

Et oui mon Seigneur vous êtes passé bien à côté de choses intéressantes. C'est le prix à payer pour m'apprendre à patienter !

En s'étant décalée, elle avait pu également le regarder chose qu'elle n'avait pas encore fait sous l'effet de la surprise des retrouvailles.

Par contre toi...tu as maigri, va falloir que je te nourrisse. Une petite cure chez Chef Sofja ne te fera pas de mal sinon je vais te casser en mille morceaux.
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Boskdeportkar
Pour sûr, elle etait belle Sofja, des courbes nouvelles, des hanches dessinées, toujours ce port altier de la tete. Elle le savait et en jouait devant moi, comme une danseuse tzigane qui tenterait de vous seduire.
Je faisais pâle figure à coté, depuis le temps que j'etais sur la route.

Tu as bien raison, Sofja, les jours derniers m'ont laissé peu de repit, et j'ai bien souvent dormi où le sommeil me gagnait, sans confort et sans prendre toujours de quoi me restaurer. Un petit repos choyé par ma Douce ne serait pas un luxe. Et j'ai une faim de loup d'ailleurs...quoique je ferais peut etre mieux de commencer par un bain...pour le respect des autres.
Tu pourrais me frotter le dos, en tout bien tout honneur, tu fermerais les yeux bien sûr... et tu me raconterais ce qui s'est passé en ton domaine ou à Bourga en mon absence....

Mais je ne pense qu'à moi sur le coup, la fatigue aidante...
Tu avais peut etre d'autres obligations ? A surveiller le vignoble ou le reste de ton domaine. Dans ce cas, je patienterai...à mon tour.

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L' époux de ma Dame de Coeur, Sofja JAGELLON
Sofja
Mais bien sur, voyons comme si le temps n'avait pas été assez long sans lui, elle allait retourner à ses occupations et le laisser sur le bas côté...Et quant l'envie lui prendra, elle retournera le voir. Non mais je vous jure !

Mon intendant s'occupera à la perfection des serfs. Toute façon la journée va bientôt se terminer. Ils vont chacun s'installer, manger et demain, le travail commencera.
D'ailleurs, j'ai faim aussi !


La belle blonde attrapa la main de son tendre. Trop d'émotion pour la journée : l'arrivée des serfs, le retour de son aimé, l’excitation du vignoble. La vie était belle aujourd'hui.

Suis moi, on va rentrer et je vais m'occuper de toi. Tu ne te reconnaitras pas.


Petit sourire complice, ils prirent la direction du château.

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Boskdeportkar
Ah, en voilà une riche idée. Rentrer manger au domaine...
C'est vrai que la journée avancait, et je n'avais guere envie de rester plus encore debout . J'avais un mal dans les fessiers à force de monter tout le temps à cheval ces derniers jours.

Bon, et bien, si l'on n'a point besoin de toi sur le domaine, tu es donc toute à moi ... pour la soirée.

Pas le temps d'en dire plus que Sofja prit ma main, l'humeur festive, et m'entrainait deja dans ses pas vers sa belle Demeure.

Ne vas pas si vite ! J'ai un peu mal dans les ... jambes à force de parcourir les chemins de notre comté à cheval.

Et j'etais bien content de pouvoir admirer tout à satieté, ce beau brin de femme qu'etait devenue Sofja..Oui vraiment la nature s'etait appliquée à la couvrir de qualités fort remarquables...tant devant que derriere.
Mais je tachai de ne pas montrer où je regardais quand Sofja se retournait
pour m'exhorter à la suivre rapidement.

Tu te mettras aux fourneaux toi-même ? Oh, puis non, je te veux rien qu'à moi ce soir... on parlera autour d'une bonne boisson dans le salon ou la bibliotheque... Nous avons bien des choses à nous dire.

Sofja sentait si bon, et le vent mon complice ne se privait pas de m'apporter ce doux bonheur que de la respirer. J'etais heureux comme un adolescent.

euh...un bain peut etre pour moi à l'occasion.
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L' époux de ma Dame de Coeur, Sofja JAGELLON
Sofja
C'était d'un pas rapide, faut dire que la jeune fille marchait toujours très vite, toujours pressée, toujours impatiente. Plusieurs personnes avaient essayé de la calmer, lui disant que ce n'était pas distinguer pour une Damoiselle et blablabla... Elle calma donc le pas, essayant de suivre celui de son aimé.

Excuses moi, c'est vrai que des journées sur un dos de cheval ne facilite pas le retour sur la terre ferme.

Sofja avait envie de rire en imaginant ou le mal était exactement mais se retint afin de ne pas froisser le Sieur. Il paraissait qu'ils n'aimaient pas qu'on rigole de leur bijoux de famille.
Ils arrivèrent donc dans la cour, saluant au passage toutes les nouvelles personnes qui arrivaient. Puis leur route croisa celle d'Aicelina que Sofja stoppa.


Aicelina, peux tu aller préparer un bain pour Bosk s'il te plait. On arrive d'ici 5 petites minutes.

La vieille et fidèle servante de la famille acquiesça et s'éclipsa au domaine après avoir saluer l'homme.

"Bien sur Sofja et le bonjour Messire Boskdeportkar".

Tu vas d'abord te débarbouiller et nous descendrons à la cuisine.
Surement que mon personnel de cuisine sera fort occupé autour des marmites pour les nouveaux arrivants mais si tu as vraiment faim, je te conseille plutôt de faire appel à leur service car mes talents culinaires sont fort limités tout de même. Mise à part des gâteaux, des soupes, j'ai très peu d'expérience en ce domaine.


Lorsqu'elle était jeune, faut dire qu'après ses cours avec le précepteur, la petite Sofja allait souvent en cuisine se remplir la panse. C'était une très bonne gouteuse mais ça s'arrêtait là. Elle n'avait jamais eu de cours de cuisine, surement que cela n'était pas necessaire quant on avait du personnel donc fallait pas compter sur elle si un jour elle devait tout perdre et se retrouver à la rue.

La suite au Domaine de Bellegarde
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