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[RP] Complots & compotées

Magalona_eufrasia
[13 août]

J'avais demandé cet entretien, il y avait quelques jours déjà, alors que j'étais présente dans la salle dévolue au conseil ducal et que la blonde duchesse qu'on sortait parfois y était aussi. La situation était critique et il me fallait réagir rapidement. Le coche avait été apprêté très tôt dans la matinée, la veille de mon arrivée. Le panier avait été garni par mes soins. Et Seignelay avait été ralliée rapidement. Plus rapidement que je ne l'aurais cru.

Pour l'occasion, mais surtout parce que mon deuil touchait à sa fin, j'avais échangé ma sempiternelle robe noire pour une autre de mes robes. Elle était presque d'un autre temps, mais je n'avais pas le cœur à m'en séparer puisque le tissu était comme neuf. J'avais donc cousu un galon afin de la changer un peu. Avant ce voyage en coche, j'avais relevé une partie de mes cheveux de chaque côté de mon visage en macarons tressés et rehaussés d'un filet de fils de lin rouge alors que le reste de ma chevelure pendait dans mon dos, ramené en une tresse à cinq brins qui buttait contre mes fesses plates à chacun de mes pas. Deux rubans, du même rouge que les filets retenant mes macarons, avaient été passés dans ma tresse, rehaussant la profondeur de l'ébène de mes cheveux. Pendant le voyage, deux mèches s'étaient échappées et étaient venues encadrer mon visage, sans toutefois réussir à l'adoucir. Ce visage que j'avais regardé le matin même dans un miroir d'argent poli. Ce visage qui annonçait la couleur dès qu'on le fixait : j'étais malade. Mon teint était bien pâle pour une Languedocienne de naissance, presque cireux. Mes yeux, gouffres sans fond, étaient toujours cernés de noir. La lassitude dans laquelle mes crises m'abandonnaient ne pouvait se cacher.

Par chance, la poussière du voyage n'avait pas pénétré le coche, préservant mes vêtements, mais également me préservant de mes sempiternelles crises d'éternuements et de larmoiements. Pourtant, de larmes, il allait en être question. De drames aussi. Alors que le coche ralentissait, j'entendis le cocher m'annoncer. Une fois la voiture immobilisée, je sortis à la lumière du jour. Je fus éblouie. Levant la main pour me protéger des rayons de l'astre solaire, je posais pied à terre avant de saisir le panier qui m'avait accompagnée. Je n'avais eu aucun mal à me décider . Après tout, quoi de mieux que de fraîches compotées lorsque l'on désire comploter ?

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Isandre.watelse
Dame Della était enfermée dans son bureau quand un jeune page vint prévenir de l'arrivée d'une visiteuse.
Aussi Isandre suivit elle le page pour accueillir cette personne selon les règles et s'enquérir des motifs de sa visite.
Arrivée dans la cour, elle y découvrit un coche dont les chevaux soufflaient encore et une jeune femme lissant les plis de sa toilette après l'inconfort du voyage.
La couleur rouge de la vêture tranchait avec l'apparente distinction de la jeune personne. Dans l'esprit d'Isandre, le rouge était une couleur réservée mais elle prit garde de laisser ces a priori de côté pour aller accueillir la visiteuse.


- Dame, le bonjour.

Elle accompagna son salut d'une révérence courtoise.

- Je suis Isandre, la demoiselle de compagnie de Dame Della.

L'air frais du petit matin n'était guère propice à une discussion trop prolongée et la jeune femme ne put s'empêcher de frissonner, malgré le châle léger qui couvrait ses épaules.

- Je suppose que vous venez visiter ma Dame. Venez, suivez moi, nous allons nous mettre au chaud et je la ferai prévenir.

Puis, s'adressant à un valet, elle désigna la voiture du doigt.

- Toi, veille à ce que le cochet et les bêtes soient traités comme il se doit.

Se retournant à nouveau vers la visiteuse, elle l'invita d'un geste à monter les marches du perron pour rejoindre un petit salon où elles seraient plus à l'aise pour discuter et faire prévenir Dame Della.

- Si vous voulez bien me suivre...

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Magalona_eufrasia
Je n'avais guère pensé qu'il ferait si frisquet en cette matinée, à quelques lieues de Nevers. Et pourtant, malgré la lumière qui m'aveuglait, le soleil se montrait paresseux à réchauffer l'air ambiant. Je souhaitais alors prendre la cape doublée que j'avais apportée avec moi pour me protéger des rigueurs de la nuit bourguignonne, mais je n'en eus pas le temps. Un page, suivi d'une demoiselle de bonne figure s'avançaient déjà devant moi. Priant intérieurement pour ne pas rester ainsi offerte à la froidure, je l'accueillais avec un sourire.

Elle se présenta à moi et exécuta une révérence que je jugeais parfaite. Laissant les gens de nos maisons derrière nous, je la suivis sans hésitation alors qu'elle m'invitait à entrer. Je pris seulement le temps d'un regard que mon cocher saurait déchiffrer avant de répondre, enfin, aux questions muettes. Ma voix n'était pas si faible en cette journée, mais je pris bien garde de préserver mon souffle lors de ma montée des marches. Je ne souhaitais pas offrir une crise à mon hôtesse. Je laissais mon accent chantant, trahissant mes origines languedociennes là où mon teint paraissait bien pâle, emplir l'air d'un peu de chaleur.


Le bonjour à vous.

Quelques marches furent gravies.

Je suis Magalona Eufrasia d'Alanha, comtesse du Gévaudan.

Une ou deux autres marches encore. Nul besoin de faire la liste des terres recensées comme étant miennes, le principal était dit.

Sa Grâce est au courant de ma venue si je ne m'abuse.

Pfiou, heureusement je n'avais rien de plus à dire pour l'instant. Sans quoi j'aurais effectivement manqué de souffle. Les dernières marches furent rapidement derrière moi. J'avais hâte de gagner la tiédeur d'un intérieur que je croyais deviner chaleureux, à l'image de la femme que j'avais déjà pu rencontrer. Je ne pus réprimer un frisson avant d'entrer dans la première pièce de la maison.

J'accueillis la douce chaleur des lieux avec plaisir. Fermant les yeux un instant, je respirais pour calmer mon cœur affolé par l'exercice. Je les rouvris au moment de murmurer quelques mots dans un souffle un chouïa trop court..


Grandmercé de votre accueil demoiselle.
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Della
Les vendanges approchant, la Baronne sentait monter en elle l’excitation que cette période de l'année amenait avec elle.
Depuis son enfance, Della avait appris à grandir au milieu de la culture de la vigne, ses parents avant elle, ayant fait couler le vin de cette terre de Beaumont, la terre de ses ancêtres. Aujourd'hui Baronne de Seignelay, rien ne l'aurait empêchée de préparer les vendanges ni même d'y prendre part ! Le plaisir qu'elle ressentait alors que les grappes gorgées de soleil et de sucre glissaient entre ses doigts n'était comparable à aucun autre.

Elle était avec le premier Intendant, réglant les détails des embauches qu'il conviendrait de faire, cette année, pour l'ensemble des vignobles.

Pour les terres d'Héry, vous irez au couvent de St Germain afin de vous assurez que les religieux n'ont pas "oublié" qu'ils étaient tenus de loger les ouvriers. Rappelez-leur que c'est à ces conditions qu'ils peuvent continuer à jouir des bois et des prairies entre Héry et Seignelay.
L'Intendant acquiesça, son visage montrant la détermination dont il ferait preuve, exactement comme l'année précédente lorsque les religieux avaient fait mine de vouloir refuser de loger les ouvriers pendant les vendanges. Certes, cela leur faisait un coût mais cela leur garantissait également le foin, la paille et le bois des terres jouxtant leur couvent.

Della remercia l'Intendant, et elle le raccompagna jusqu'à la porte du bureau.

Merci. Bonne journée à vous.
Elle achevait sa phrase lorsqu'elle entendit la voix d'Isandre qui s'entretenait avec la Comtesse du Gévaudan.
Après s'être assurée que la porte du bureau était bien fermée, elle descendit à son tour l'escalier pour se tenir au rez-de-chaussée.


Le bonjour, votre Grandeur. Lança-t-elle, sur un ton chaleureux, sourire aux lèvres. Soyez la bienvenue à Seignelay. Petite inclinaison de la tête et regard reconnaissant à Isandre. Je vous remercie Isandre.
Delle entra à son tour au petit salon. Isandre avait vu juste, l'endroit était parfait pour y recevoir Magalona.
Sans être vraiment au courant des raisons de la santé fragile de la Comtesse, Della s'était aperçue à quelques reprises de difficulté que cette jeune femme éprouvait parfois pour respirer, lui rappelant une très vilaine bronchite dont elle avait souffert un hiver, en Lorraine.


Installons-nous, voulez-vous ?
La pièce n'était pas très grande, mais bien éclairée par une fenêtre donnant sur un jardin de fleurs. Les murs étaient tendus des tapisseries représentant des scènes de chasses, tapisseries qui autrefois garnissaient le bureau d'Eldwin de Volvent, feu le frère aîné de Della. Elle n'était pas particulièrement portée sur la chasse mais elle avait voulu que ces tapisseries soient là, lui rappelant Eldwin et la longue histoire de leurs terres.
Le mobilier se composait de trois fauteuils à haut dossier garnis de coussins brodés, d'un coffre qui servait tout aussi de table, d'une armoire et d'un prie-Dieu dont on aurait pu se demander ce qu'il faisait là.

Della invita la visiteuse à prendre place et malgré la curiosité qui la grignotait sur la raison de la visite de la Comtesse, elle n'en oublia pas de veiller au confort de son invitée.

Puis-je vous proposer à boire ? Nous avons un excellent vin, mais il est peut-être encore tôt pour cela et peut-être préférez-vous une eau de sureau ?
Un regard vers Isandre, à nouveau, qui veillerait au service.
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Magalona_eufrasia
Votre Grâce.

Je saluais alors la propriétaire des lieux. Ses cheveux blonds me rappelaient ma chère Eirwen. Comme elle me manquait ! Mais je n'étais pas ici pour penser. L'accueil que dame Della me réserva était chaleureux, à l'image de ce que j'avais pressenti. Suivant mon hôtesse, j'entrais enfin dans ce que les habitants appelaient le petit salon. Les tapisseries apportaient de la chaleur à ce lieu. Alors que j'en admirais les détails, je pensais à Père. Il avait toujours aimé la chasse...

Ce fut la proposition de la baronne, que l'on sortait à l'occasion comme duchesse en Orléans, pour le peu que j'en savais, qui me sortit de mes souvenirs.


[Della]Installons-nous, voulez-vous ?

A peine assise, je pus juger que le confort visible des fauteuils était réel également. Juste ce qu'il fallait de moelleux et de fermeté pour s'y sentir bien. Avisant le coffre, je me plus à constater que je n'étais pas la seule à faire double emploi des meubles. C'est alors que je réalisais que j'avais posé sur mes genoux, sans même y penser, le panier que j'avais emporté. Moment choisi par ma blonde hôtesse pour m'offrir boisson. Elle se montrait prévenante au point de m'offrir une eau de sureau que je connaissais pour ses vertus sur mes bronches. Dans un sourire qui parvint presque à éclairer mon visage fatigué, je répondis un peu gênée.

Votre eau de sureau serait parfaite. Je vous remercie.

Puisque vous avez eu la gentillesse de m'accueillir, j'ai pensé vous offrir quelques petites choses dont Mère m'a transmis le savoir-faire.


Et de tendre le panier, recouvert d'un linge de lin fin.

Ce n'est pas grand chose. Du cotignac, deux bouteilles de la poire de Pérignan dont je parlais au conseil, une bouteille d'huile d'olive de mon Languedoc natal et une du fameux sandragon de Mère. C'est une des dernières bouteilles qu'il me reste d'elle depuis qu'elle s'est retirée de la vie*. Oh et quelques compotées de poires !

Oui j'étais économe au point de refondre les bougies presque finies pour en faire de nouvelles, mais j'avais appris de ma mère la générosité quand il s'agissait des douceurs. Malgré ma frêle silhouette, j'avais toujours aimé la regarder cuisiner et goûter ses créations. Mais je n'étais pas ici pour elle. L'image des pleures de mon amie me revint en mémoire. Peut-être était-ce le moment d'entrer dans le vif du sujet ? Pourquoi cette demande, si simple pourtant, me demandait tant d'efforts ? J'exhalais un soupir aux effluves giroflées. Peut-être qu'il serait mieux d'attendre que les boissons soient apportées pour demander ce conseil. Ce service ?


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* A ce jour, Magalona ne sait toujours pas que sa mère est morte.
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Isandre.watelse
Isandre se demandait si elle devait rester ou partir, mais dans les deux cas, elle devait veiller au confort de leur hôte.
Aussi s'activa-t-elle autour du service de vaisselle disposé sur un plateau pour verser de l'eau de sureau.
Elle n'aimait pas trop cette boisson. Elle préférait la mélanger avec du vin de Bourgogne de préférence mais il était un peu tôt pour s'adonner à la boisson.

Elle porta les verres et les disposa sur une petite table. Puis elle attendit de savoir si Dame Della avait encore besoin d'elle.

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Della
Della reçut avec plaisir le présent de la visiteuse, elle leva un coin du linge qui cachait les gourmandises aux yeux curieux et d'un large sourire, elle remercia Magalona.

Grand merci à vous, votre Grandeur. Votre Mère a bien de la chance d'avoir une fille aussi prévenante que vous !
Des compotées...hmmm...un délice !


Isandre présenta les boissons et Della la remercia également d'un regard avant de la libérer, préférant la discrétion sur cette visite de la Comtesse.

Lorsque Isandre fut repartie, Della laissa quelques secondes s'écouler, le temps d'une gorgée du rafraîchissement et...posant son verre, elle arrêta son regard sur Magalona, lui laissant alors l'initiative de la suite.


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Magalona_eufrasia
Lorsque je fus remerciée par mon hôtesse je poussais un soupir de soulagement, exhalant une nouvelle fois quelques senteurs giroflées. J'étais soulagée oui que cela semble plaire. Parce que je ne savais rien des goûts de la duchesse qu'on sortait à l'occasion et qu'il m'était important de faire bonne impression.

En réalité, c'est Mère qui m'a enseigné tout ceci.

D'un mouvement léger de la tête je remerciais Isandre. Je bus une gorgée, percevant les saveurs de cette eau généreusement offerte. Puis, une fois la demoiselle partie, alors que la blonde Della posait sur moi son regard et que je posais mon verre, je me lançais.

Voilà. Ma requête va sans doute vous sembler étrange, d'autant plus que nous ne sommes point parente ni liée de quelque façon que ce soit.

Mais j'ai besoin de votre aide.


Bon, cela commençait plutôt bien. Allez, Lona, un peu de nerf ! Tu y arriveras !

L'une de mes amies, ma presque sœur Jehanne Elissa de Volpilhat est revenue en Bourgogne. Mère était la tutrice de Jehanne Elissa. Son renoncement en ma faveur lui a, en quelque sorte, fait perdre le droit de regard sur ses épousailles et j'estime qu'il est de mon devoir de m'en charger.

Je ne connais que peu de personnes, ayant choisi de prendre soin de la santé de Mère plutôt que de faire mon entrée dans le monde comme je l'aurais du. C'est donc là que je vous demande faveur. Vous êtes connue dans le Royaume. Vous êtes personne honnête et sensée pour ce que j'ai pu en juger. De fait, vous avez également vos entrées dans le monde. Et je ne crois pas avoir de meilleure interlocutrice que vous sur le sujet. Accepteriez-vous donc de m'aider dans cette entreprise qu'est la recherche d'un époux pour celle que je considère comme ma propre sœur ?


Oui, bon c'était maladroit, c'était brouillon. Ce n'était en aucun cas le discours que j'avais préparé en venant, mais au moins les choses étaient posées. Après le temps des compotées, était venu le temps de comploter, pour le bonheur d'une sœur.
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Della
Della avait un peu remué sur son siège, s'était légèrement avancée vers la Comtesse, comme pour préserver une intimité à ses paroles. Elle avait hoché la tête aussi au début de la demande, montrant par là sa compréhension de la situation. Puis, elle avait levé malgré elle, un sourcil, le gauche, celui de l'étonnement et du questionnement...qui s'était vite rabaissé lorsque les pommettes avaient pris un peu de rouge, sous les compliments...parce que être complimentée par la fille de Paula-Estèva d'Alanha, ce n'était pas rien quand même.

La demande n'était pas banale. Trouver un époux n'était pas difficile en soi, Della avait déjà dans la tête quelques noms mais...la difficulté se nichait dans le choix à effectuer car ici encore, il s'agissait d'une personne très..."bien"...que de plus, elle connaissait un peu et donc, il ne serait pas question de lui enchaîner à vie n'importe quel boulet même issu de la Noblesse ! Non, il fallait quelqu'un de...bien !

Posant le regard sur la Comtesse, Della prit encore un tout petit moment pour mettre quelques idées en place avant de répondre, sur un ton rassurant.
Ce genre d'entreprise, vous avez raison, n'est guère aisée. J'entends bien que vous êtes très liée à Jehanne Elissa, j'en suppose donc que vous la connaissez bien. Il faudra, sans curiosité déplacée, croyez-le bien, que vous acceptiez de me parler un peu d'elle. Pour ce dont je m'en souviens, elle semblait plutôt réservée et sensible.
Il sera important de trouver à votre amie, un époux qui ne la rebute pas, qui soit plaisant et de très bonne éducation.

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Magalona_eufrasia
J'étais heureuse de constater que je ne m'étais pas trompée : Della avait parfaitement compris la situation. Heureuse donc, mais aussi soulagée.

Vous avez tout à fait raison et tout à fait saisi mon propos.

Jehanne Elissa est une jeune fille réservée et sensible oui. Mais elle est également d'un naturel joyeux et heureux. Ou plutôt était... Car une maladie étrange et quatre deuils très soudains l'ont réduite presque à l'état de fantôme.
Mais je veille sur elle depuis cette maladie dont elle est enfin remise. Et j'ai bon espoir que le temps et l'attention que je lui porte lui rendent sa nature si enjouée.

Évidemment, il lui faut quelqu'un bien né. Après tout, sa famille a régné sur l'Aragon. L'idéal serait qu'il ait un très bon fond : je ne puis transiger sur son bonheur. Vous n'êtes peut-être pas sans savoir que sa mère, Marguerite de Volpilhat, a été rappelée auprès du Très Haut dans des circonstances dramatiques après un mariage que ma propre mère qualifiait de désastreux. C'est d'autant plus important que l'un des deuils soudain, sont je vous parlais, concerne celui à qui elle était fiancée : Adrian Fauconnier.


Un petit instant d'interruption alors que je faisais le tour des choses importantes en mon esprit afin de vérifier n'avoir rien oublié.

Ah... Un élément extrêmement important cependant. Cet homme doit absolument être homme de parole, et, surtout, doit accepter de renoncer à manger du lapin. Cela peut paraître étrange, mais c'est très important pour Jehanne Elissa. Toutefois, je suppose que s'engager à ne jamais en manger devant elle et, surtout, à ne jamais le lui révéler, peut suffire.
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Della
Tout en écoutant Magalona, Della passait dans sa tête, en revue, quelques noms de nobles célibataires.
Certains furent immédiatement écartés, leur caractère ne conviendrait vraiment pas. D'autres furent gardés en réserve et un nom s'imposait...en fait, deux noms s'imposaient. Tous deux bien jeunes.
Dès lors, il devenait nécessaire de connaître l'âge de Jehanne Elisa car s'il était un art dans lequel Della n’excellait pas du tout, c'était bien celui de coller un nombre de printemps sur une binette. Le temps passait si vite, les enfants grandissaient à la vitesse de l'ivraie et les gens vieillissaient comme si la mort les poursuivait.


Pour le lapin, je pense que cela ne devrait pas être un problème insurmontable. Le sieur si vraiment il est friand de cette délicieuse viande pourra toujours s'en faire préparer ailleurs que chez lui. Evident quoi.

Il est un point sur lequel j'aurais besoin de précision. Quel âge devrait avoir l'élu ? Il était bien impoli de demander l'âge d'une jeune femme, Della espérait que Magalona saississe la véritable demande qui était surtout l'âge de la future promise. Quoique finalement, connaître les goûts de la damoiselle, en matière de maturité masculine n'était pas non plus inintéressant...Un vieux noble riche et sans enfant avait toujours été, pour Della, le marié idéal !
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Magalona_eufrasia
Je réfléchis à la question en savourant ma dernière gorgée d'eau de sureau.

En vérité, je ne suis pas certaine que l'âge soit réellement un critère à prendre en compte. Après tout peu importe leur différences sur ce point tant que cet homme rend Jehanne Elissa heureuse, fait montre d'attention, prend en considération son bien-être.

Oui, je crois que c'est là le plus important. Qu'elle trouve un équilibre dans cette union. Qu'enfin, un peu de douceur lui soit accordée après les épreuves qu'elle a traversées. Tant que l'homme n'est pas sur le point de mourir,car je ne souhaite pas qu'elle traverse un nouveau deuil...

Par contre, peut-être vaut-il mieux que vous sachiez, pour vos recherches, que Jehanne Elissa est un tout petit peu plus jeune que moi. Elle a une vingtaine d'années maintenant. Après tout, ce qui n'est pas important dans un sens peut être dans l'autre. Et la jeunesse peut être un critère pour un homme cherchant épouse.


Oui j'avais à cœur le bonheur de ma sœur-amie. C'était peut-être même la principale condition que je plaçais dans cette union.
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Della
Della se caressa machinalement le menton...ne sachant elle-même si elle était satisfaite ou pas de la réponse.
Une petite moue plus tard, elle lança les pavés dans la mare.


Je vois deux partis qui pourraient convenir à la condition de votre amie.
Un des deux sera un époux rasoir mais il a une éducation comme on en côtoie rarement.
L'autre sera moins assommant, il a un caractère enjoué et une bonne répartie.
Le premier est mon suzerain, le Prince Charlemagne.
Le second est mon vassal, Arutha de Gisors-Breuil, Baron de Falaise, Seigneur de Hauterive et Héraut de Bourgogne.
Tous les deux sont majeurs, ils sont jeunes et plein d'avenir.

Voilà, les pavés lancés, il ne restait plus qu'à essuyer les éclaboussures c'est à dire, voir et écouter la réaction de Magalona.

Puis-je vous servir encore un peu d'eau de sureau, votre Grandeur ?
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Magalona_eufrasia
Je réprimais le frisson qui faillit me submerger lorsque le premier nom fut avancé. J'étais déjà liée à cette personne par une promesse presque antique. Et je ne l'imaginais pas tellement épouser ma si douce Jehanne Elissa. En revanche, le second nom m'interpelait. Pourquoi ? Parce que moi-même j'y avais déjà pensé. Mais je ne le connaissais pas assez pour proposer pareil contrat. La blonde Della, elle, en revanche, avait cette possibilité. Et puis la nature enjouée que j'avais déjà aperçue chez le héraut me plaisait. Je commençais à entrevoir un avenir radieux pour ma petite goupil.

Je vous remercie. Il paraît qu'il ne faut point abuser des bonnes choses.

Un sourire offert avant la plongée. Je mis le doigt dans l'engrenage, n'ayant aucune idée de ce qui en découlerait alors...

Je les connais tous deux. Pour les raisons que vous savez d'ailleurs.

J'avoue que Son Altesse est peut-être un brin trop intransigeante pour ma chère Jehanne Elissa. Mais c'est un excellent parti...

Arutha me semble... Comment dire ? Il est tellement plus enjoué : Je crois que sa nature est plus proche de celle de Jehanne Elissa. Et pour le peu que je le connais, je crois qu'il aurait à cœur le bonheur de son épouse. Et puis il est d'une grande famille. Comptant elle aussi des membres qui ont œuvré au sein de la grande hérauderie de France ! Et il me semble qu'ils restent proches malgré la distance les séparant... Cela pourrait être un plus pour ma trop seule Jehanne Elissa... Oui...


Il me semblait de plus en plus évident qu'Arutha était l'évidence.

Je crois que votre vassal serait parfait. C'est une excellente idée que vous avez eue là.
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Della
Et Della acquiesça car les propos que tenaient Magalona étaient en tous points en concordance avec ses propres pensées.
Le sort d'Arutha se jouait peut-être à l'instant, sans même qu'il s'en doute un seul instant, scellé par un sourire de connivence qu'offrait la Duchesse à la Comtesse.


Je connais très peu la famille d'Arutha, pour être franche.
Je connais sa soeur, Perrine, une personne très comme il faut d'ailleurs, avec qui j'ai toujours eu grand plaisir à discuter.
Il conviendrait sans doute que je lui écrive afin de lui parler de ce projet que nous avons pour son jeune frère et l'interroger sur une éventuelle alliance qui aurait déjà été scellée pour lui bien que j'en doute, il m'en aurait très certainement parlé.
Della prit un moment, le temps d'une respiration avant de reprendre, dans un sourire un peu inquiet : Oh, pourvu que nous soyons les premières sur la liste !

Ce n'était pas la première fois que Della arrangeait un mariage et elle aimait ça, elle y prenait du plaisir, s'amusait comme une folle à l'idée de ce superbe mariage que cela serait.
Posant un regard cette fois confiant sur Magalona, elle ne put s'empêcher d'ajouter :
Ils sont faits l'un pour l'autre !
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