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[RP] - Aujourd’hui, nous allons travailler. Non, j'déconne !

Yolanda_isabel
Dos à la fenêtre pour que la faible lumière automnale daigne traverser l’opacité des carreaux, elle est penchée sur le carton posé sur le chevalet. Quel carton ? Une commande faite par un sien ami, le Duc de Chartres, qui se pique de maîtriser l’art de la tapisserie à la perfection, mais sans pourtant, être capable de réaliser lui-même le carton servant d’ébauche à la tapisserie, et plutôt que de débourser des écus en confiant la commande à un vulgaire cartonnier, Keridil d’Amahir-Euphor, puisque c’est lui, a demandé à Yolanda de réaliser un carton représentant sa famille dans un décor bucolique, une charmante scène familiale sur fond de fleurs, lui dominant la scène et couvant du regard, une Della aux traits souriant tenant en son sein, Clément, tous deux caressant une licorne. La licorne sera la surprise, la touche de pureté et de douceur de cette tapisserie.

Mais elle n’est pas seule dans cette chambre, car sur une des malles rehaussées de coussins, se trouve une de ses damoiselles de compagnie, affairée à ses études. En effet, voilà plusieurs jours que Yolanda lui a donnée à travailler quelques manuscrits de l’histoire du Royaume de France, privilégiant ainsi l’enseignement donné aux fillettes pendant que Jenifael travaillait en solitaire et tranquillement sur les feuillets. De temps en temps, elle redresse la tête pour s’enquérir des réactions de la jeune fille qui n’a que quelques années de moins qu’elle, pour lui demander si elle comprend tout. De temps en temps, mais le reste du temps, elle caresse le carton du fusain, prenant soin de ne pas l’abimer pour n’avoir pas à le refaire. Sur les épaules, une fourrure, car en dépit de la cheminée allumée, l’air frais s’engouffre parfois au détour d’une porte mal fermée dans ces grandes bâtisses dont les pierres laissent entrer le vent glacé qui leur vient de la côte. Sous la fourrure épaisse du dogue, les pieds potelés de Yolanda se gorgent de chaleur, et elle soupire d’aise, traçant et retraçant des traits pour marquer une feuille, une mèche.

Et brisant le silence, elle s’adresse à Jenifael, sans quitter toutefois son ouvrage.


-« Que pouvez-vous me dire sur la Fronde ? Quand a-t-elle eu lieu ? Et que reprochait-on au Roi Levan III ? Qui en étaient les principaux acteurs et qu’ont-ils gagné à cela ou pas ? »

Avalanche de questions, mais enfin, cela fait plusieurs jours qu’elle travaille sur le sujet, elle doit pouvoir lui en parler. Aucune limite n’est établie, ses Filles seront irréprochables tant sur le plan de l’éducation de base, que sur des sujets laissés aux hommes d’ordinaire. Elles ne seront pas de pauvres oiselles ignorantes de la vie, il y aura bien assez de désillusions dans leur vie de pucelles sans en plus, leur ajouter celle d’ignorer des choses que les autres savent. Les derniers détails sont tracés, et elle penche le buste en arrière pour considérer avec plus de recul l’ouvrage. Sourire de satisfaction, et l’azur se pose sur son interlocutrice dans l’attente d’une réponse.
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13 février ? 3ème Journée Nationale du 1er degré sur Internet.
Jenifael..luna
Cela faisait plusieurs semaines maintenant, qu'elle était guérie de sa maladie, plusieurs semaines qu'elle était arrivée à Château-Gontier, plusieurs semaines qu'elle arpentait les couloirs du lieu, qu'elle nouait des connaissances et en apprenait de nouvelles. Plusieurs semaines qu'elle n'avait eu de nouvelles de sa soeur ou de l'Irissarri des montagnes. En ces semaines, le temps avait drôlement changé et elle avait troqué ses robes violines pour d'autres un peu plus chaudes aux couleurs gelées, mais plus chaudes que ce que l'on aurait pu penser. Tant que la cape de fourrure sombre, qu'elle mettait chez la Baronne n'était pas sortie, c'est qu'elle n'avait pas encore suffisamment froid. Comme une relique, la petite broche d'argent en forme de violette trônée sur la robe glacée du jour, se perdant dessous la longue chaîne d'or,à laquelle était pendu maintenant uniquement le blason Castelnau-Montmiral et sa médaille de baptême. Le reste de ses trésors étaient soigneusement rangés dans ses affaires. Les mèches sauvages, brune aux reflets roux étaient rangées elles dans un simple filet noir

Cela faisait plusieurs jours qu'elle étudiait plusieurs textes, précis. Les yeux verts mêlés de marron parcourrait le texte lorsque la voix de l'adolescente blonde résonna :


« - La Fronde a était un mouvement, il s'est déroulé en fin de l'an 1456 »

Prenant une petite inspiration, marquant un temps de pause, elle répondit à la seconde question, son dos était droit et elle gardait la tête haute. La demoiselle vêtu de tons givrés continua :

« - Les choses reprochées à Lévan III furent les suivantes : avoir assassiné son père pour obtenir le pouvoir, ne jamais avoir été sacré, vivre en concubinage avec une fille de peu de vertu et de refuser de procéder aux rachats royaux promis »

La demoiselle avait fermés les yeux, durant le récit sur ses paupières elle avait presque pu voir, le texte défiler, l'ayant appris par coeur. Puis les prunelles se dévoilèrent pour continuer, sur la question la plus compliquée, elle connaissait la géographie sur le bout des doigts, savait jouer de la musique, avait une main sûre lorsqu'il s'agissait de dessiner et une mémoire précise même sur de petits détails, mais l'histoire lui donnait un peu de fil à retordre, que cela soit dans la réflexion qui s'en suivait, ou la réorganisation des choses dans son jeune esprit.

« - Lévan III fût sacré à Reims, beaucoup de frondeurs tombèrent, un Grand Maître de France fût nommée et de nouveaux Pairs »

La jeune fille,avait garder les mains sagement sur ses genoux, elle les croisa sous son menton, attendant réponse. Les olivines se posèrent dans les azurs comme pour chercher la réponse. Elle était pratiquement certaine d'avoir oublié quelque chose, d'avoir fait une erreur, laquelle ? Aucune idée ... Puis hésitante, repris :

"- Les principaux acteurs étaient ... Juliano Di Juliani l'un des créateurs du mouvement, il était Duc de Berry je crois, Volpone de Medicis également, il a été à l'origine de pas mal d'institutions royales "

Elle marqua une pause, devinez comment elle avait retenu le nom de Volpone ... Non ? Tout simplement de la manière suivante : Franc Claude Volpone de Castelmaure-Frayner. Elle mit cela dans un coin de sa tête, cela lui permettrait de s'en souvenir de nouveau.

"- Mais aussi Gomoz, Caedes,,Jarkov et Tsarine. "

L'oublie était-il comblé ? Elle aurait la réponse.
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Yolanda_isabel
Sans mot dire, elle se lève, dérangeant le gros chien dans son sommeil, lui arrachant un grognement de dépit qui réveille les chiots jusque là, sagement endormis sur la paille tressée du sol. Les bébés sont considérés un instant, pris dans leurs jeux, mais l’attention est toute tournée vers les propos tenus par la Castelnau de Montmiral. Pourtant, elle ne la coupe pas, et la laisse débiter sa leçon, gardant en tête les erreurs commises, les points peu développés et donc qu’il faudra traiter plus avant. Ses pas la mènent vers sa dame de compagnie à qui elle offre un sourire patient, la main vient repousser les assauts des chiots qui en viennent à se chamailler dans leurs jambes.

-« Paix les chiens.. »

Une mèche de cheveux bruns est entortillée avant d’être replacée derrière l’oreille de la jeune fille, les feuillets sont regroupés et retournés.

-« La Fronde a eu lieu en 1455, Jenifael, pas 56. Et Reims est tombé, ne l’oubliez pas. Reims est tombé et Levan III s’y est fait sacrer. Certains frondeurs sont morts, mais la Fronde a permis d’apporter du neuf aux institutions royales, ne laissez pas cette part de leur œuvre dans l’ombre. »

Il ne faut pas négliger cela, non. Même si cette époque est ancienne, et qu’elles ne l’ont pas connue, il ne faut surtout pas l’oublier et moins encore ces acteurs.

-« Vous me dites Gomoz, Caedes, Jarkov et Tsarine. Vous oubliez le Beau Cardinal ! Et tant qu’à ne rien oublier, rendez-leur leurs lettres de noblesses. Vous serez amenée un jour, à connaître les gens par leurs familles, leur envergure, commencez dès à présent. Gomoz de Penthièvre était l’un des fondateurs de la famille Penthièvre, Caedes autrement appelé Raffaello de la Francesca, qui n’est autre que le grand-père de ma belle-sœur Clémence, et son épouse Catherine de la Francesca, qu’on surnommait la Tsarine. Ces gens-là, ma tendre contemplative, il vous faut les connaître, pas pour leur noblesse, mais pour leur bravoure. Au même titre que ce bon duc de Beaujeu, le vieux Cardinal qui n’en est pas moins beau aux yeux de certaines en dépit de son grand âge. Ne l’oubliez pas, il est cher à mon cœur, puisqu’il prouve que la Bourgogne ne s’est pas toujours couchée pour la France. »

Férue d’histoire, puisque dotée d’une bonne mémoire, Yolanda aimerait passionner tout le monde de ces enjeux économiques et politiques passés, les présents ne l’intéressant qu’à peine. Toutefois, puisqu’on n’attrape pas des mouches avec du vinaigre..

-« Tenez, ne vous avais-je pas promis de vous amener balader avec moi un jour ? Mettez donc quelque chose de chaud, et sortons profiter de l’air tant qu’il n’est pas encore glacial ne peut que nous faire du bien. »

En vérité, elle a son idée, pourtant, elle la tait et se contente d’appeler de quelques clappements de langue les chiots. Ankou suivra, l’Ankou suit toujours la Lune.
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13 février ? 3ème Journée Nationale du 1er degré sur Internet.
Jenifael..luna
Quelques instants, les yeux se posent sur les chiens aux pieds de l'adolescente. Puis après que la mèche soit remise derrière l'oreille, la sentence tombe : Elle c'est trompée de date,elle a oublié des choses, beaucoup d'autres. La demoiselle se retrouve quelques instants dans le noir, les mains se décroisent de sous le menton et vont trouver les plis du jupon. Un dernier coup d'oeil sur les documents retournés et la voix de la blonde reprend. Elle propose une balade, comme elle l'avait dit sur le trajet, en partant de Paris.

Elle s'exécute et se retrouve vite avec quelque chose de chaud sur le dos, en plus du tissu gelé. Puis elle suit la Josselinière, sans trop broncher parce qu'elle est déçue d'elle-même. Déçue d'avoir fait autant de fautes, soudainement elle à l'impression qu'elle ratera tout, qu'elle décevra tout le monde. Elle n'a pas pour se rassurer, la médaille de baptême d'Angèle et Béatrice, pour se dire qu'elle doit persévérer pour qu'elles soient fières d'elle.

La Castelnau, suit donc dans les couloirs de Château-Gontier, jusqu'à arriver aux cuisines. D'autres couloirs, puis enfin le froid, heureusement que la Demoiselle lui a dit de se couvrir. Le froid traverse à peine ses vêtements, épais et chauds. Elles continuent leures routes vers l'entrée des écuries où règne cette odeur si particulière, propre aux chevaux. La demoiselle sourit, l'odeur est appréciée à sa juste valeur, c'est pour elle l'odeur de la liberté, l'odeur des paroles de la Josselinière.

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Yolanda_isabel
Avec un sourire en coin, elle la fait sortir de cette chambre où elles sont enfermées depuis le matin, et dans les couloirs, ce sont des aboiements à n’en plus finir alors que les chiots s’essaient à dominer le grand dogue noir. Peine perdue, et Yolanda n’en rit que plus alors qu’elle doit esquiver l’un d’eux qui vient rouler sous ses pieds. Les écuries sont rejointes et avec elles, une surprise de taille pour Jenifael, une surprise qui n’est partagée que par de rares initiés : Elle-même, le palefrenier et son fils. Sans lui demander son avis, elle a glissé son bras dans celui de la Contemplative, et elle l’entraîne à sa suite.

-« Vous m’avez dit aimer monter à cheval, alors il m’a semblé juste de mettre cela à l’épreuve. J’espère qu’elle vous plaira.. »

Et de conduire la Castelnau de Montmiral jusqu’à une stalle, non sans oublier un sourire au fils du palefrenier, occupé à réunir le fourrage de l’hiver. Et dans ladite stalle, une haquenée baie qui tourne la tête vers elles au claquement de langue de la Josselinière.

-« Je l’ai trouvé amusante quand je suis allée au marché d’Angers. Regardez-la, on dirait qu’elle a voulu se poudrer le nez. »

En effet, la jument à l’œil espiègle de porter, sur le bout du nez, une jolie tache blanche, et à l’antérieure droite, une balzane de belle taille. Un sourire ravi de la Josselinière, alors qu’elle tend la main pour flatter le chanfrein de l’animal.

-« J’ai pris une haquenée, cela va de soit, que vous monterez à l’amble, et j’ai bien demandé, elle sait y faire. Vous plaît-el.. »
-« Foutrecul.. L’père ! Viens-y voir ! »


Yolanda par le bruit alléchée, abandonne la jument du regard pour mieux se concentrer sur la scène jouée dans leur dos. Scène des plus macabres, car alors que le vieux palefrenier rejoint son fils et lâche un juron, Yolanda les a déjà rejoint pour tomber nez à nez avec un cadavre de chat portant plusieurs traces de morsures infectées et tenant en ses crocs un rat tout aussi crevé.

-« ‘stez pas là m’dame ! Z’êtes toute palotte ! J’me disais aussi que je la voyais plus cette-ci .. »

Pâle comme jamais, Yolanda de reculer. L’animal est inconnu, mais pourtant cela lui brise le cœur. La souffrance lui brise le cœur, celle des animaux plus encore. Elle tente quelques pas en arrière pour rejoindre Jenifael, la main est portée aux lèvres, quand soudain un bruit dans le coin qui la fait sursauter, et craindre un rat. Et en fait de rat, ce n’est qu’un pauvre chaton pouilleux et efflanqué qui se traîne vers elle, les chiots, intrigués, sont repoussés d’une claque bien méritée.

-« Pu.. » Pas devant Jenifael ! « Vous en avez encore beaucoup ? »

Oui, le ton est agacé, oui, elle leur en veut d’avoir des animaux en mauvaise santé chez elle, le fils du palefrenier de tenter une percée en territoire ennemi pour défendre son père.

-« C’doit êt’ un de ses p’tiots, elle en avait pas fait beaucoup c’te fois-ci.. Voulez que j’y abrège ses.. »
-« Allez crever, oui. »


Tant pis pour la pelisse, tant pis pour la robe, tant pis pour tout, les mains blanches viennent se saisir de la pauvre bête qui émet en guise de protestation un vague gémissement, la manche vient essuyer la fourrure souillée, révélant plus ou moins un pelage blanc et noir. Un sourcil haussé, elle se tourne vers Jenifael.

-« Aimez vous les chats ma chérie ? »

On sait Yolanda généreuse, fera-t-elle deux heureux ce jour-là ?
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13 février ? 3ème Journée Nationale du 1er degré sur Internet.
Jenifael..luna
La jeune fille suivie, silencieuse alors que le bras et happé, elle manque de trébuchée sous la surprise que cela lui provoque, elle était décidément bien perdue dans ses pensées. Rassurée que la Josselinière ne lui en veuille pas, elle sourit alors largement. Elle hoche doucement la tête aux dire de celle-ci, se laissant docilement conduire jusqu'à découvrir une tête chevaline poudrée. Un sourire éclaire son visage amusée et curieuse elle pose doucement la main sur la tête de l'animal écoutant la Demoiselle. La jeune Castelnau de Montmiral met quelques secondes avant de se rendre compte que la jeune élancée regarde derrière.

Voyant la scène, elle pâlit un peu comme lorsqu'elle était malade. Elle s'approche également, détail alors les deux animaux crevés. Restant un peu loin tout de même.

« - 'stez pas là m'dame ! Z'êtes toute pâlotte ! J'me disais aussi que je la voyais plus cette-ci .. »

Ses yeux se tournent vers l'homme.Puis vers la blonde. Suivant le regard elle voit la petite créature qui s'approche de l'Etoile. Puis elle se retrouve surprise d'entendre la princesse - la vrai - parler d'aller crever, avant de s'adresser à elle :

« - Aimez vous les chats ma chérie ? »

Elle observe la petite chose sale. Répond simplement sans se poser plus de questions :

« - Oui je les aimes »

La jeune fille aux cheveux ondulé ne sait toujours pas si la balade sera faite.Ses yeux se posent sur la petite chose et remarque des yeux d'un étonnant vers, plutôt jolie avec ces couleurs d'endeuillé, des couleurs qu'elle apprécie. Une petite chose qui lui rappel des souvenirs d'enfant, qui lui rappel les oies essayant de mordre l'anorexique d'Elizabelle, de la petite d'Espérance vidant les malles de sa soeur pour essayer les différentes tenues, fixant les yeux du chaton elle repense aux yeux claire du petit Nathan et à sa fragilité, c'est à lui que lui fait pensée cette petite chose.

« - Pensez-vous que nous pourrions en prendre soin ? Au moins jusqu'à qu'il soit grand ? »

Elle avait promis à son frère de le protéger, elle ne l'avait pas fait, il était mort. Un jour, lui serait-il possible de prendre soin de ceux qui l'entourent sans échouer ? Castelnau de Montmiral est-il un nom maudit ? Les vieux tourments sont comme le naturel, lorsqu'on les chassent, ils reviennent au grand galop.
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Yolanda_isabel
Comme les choses se déroulent à merveille ! Ou presque puisque la balade est repoussée à plus tard, de fait. Jenifael aime les chats et s’enquiert même de la bonne santé de celui-ci, une raison en plus d’aimer cette jeune fille un peu trop rêveuse aux goûts de certains. Yolanda a été, plus qu’à son tour rêveuse, mais elle en est revenue, pourtant, elle ne se sent pas de tirer la Castelnau de Montmiral de ses travers éthérés.

-« Pensez-vous que nous pourrions en prendre soin ? Au moins jusqu'à qu'il soit grand ? »
-« C’est ce que nous allons faire, et puisque vous aimez les chats, vous en aurez la charge. »


N’allez pas croire qu’il s’agisse d’un simple chat, c’est une responsabilité qu’elle lui donne, la tâche de rendre à ce chaton sa vigueur et son lustre, d’assumer ses besoins, comme un noble doit le faire de ses gens, mais Jenifael n’a pas de gens, elle aura donc un chat.

-« Allons lui trouver de quoi se nourrir à la cuisine. »

Linien va être ravi. Et voilà comme on plante avec classe deux domestiques, toutes obnubilées qu’elles sont de ce petit nouveau dans la maison.

-« Je suis désolée pour la promenade, nous la ferons plus tard, toujours est-il que cette haquenée vous appartient en propre demoiselle, et si l’envie vous prend d’aller la campagne, vous le pouvez, mais avec une escorte évidemment. Et il vous faudra trouver un nom à vos deux nouveaux compagnons de fait, vu que je vous attendais pour la jument. »

Evidemment ! Ce qu’elle ne fait pas toujours mais c’est elle qui décide, n’est-ce pas ? Et les cuisines sont rejointes, du regard elle cherche quelqu’un à qui s’adresser. Pas quelqu’un, Linien, c’est mieux ! Et le voilà qui est vu ! Vu et rejoint, le chaton toujours crasseux et gémissant contre elle.

-« S’lut ! R’garde c’qu’on a trouvé ! Une pauv’ p’tite bête qu’elle souffreuuuh ! Il faut absolument qu’elle mange ! »

Sitoplé ?
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13 février ? 3ème Journée Nationale du 1er degré sur Internet.
Eilinn_melani
Le cuisinier s'attelait à quelque tâche en rapport avec le diner du soir. La maitresse des lieux l'interpella alors, et il se retourna, cuillère en moins. La bête fut presentée, et Linien eut une grimace de dégout à voir la chose crasseuse envahir son sanctuaire. Il imaginait déjà les miasmes se déposer sur les tables et aliments autour, alors que Yolanda réclamait de quoi nourrir l'animal.

C'est une cuisine ici, pas un chenil !

Yolanda usa alors de son regard-qui-tue, celui qui faisait plier le cuisinier en à peine quelques secondes.
Alors Linien soupira, avant de jeter un regard meurtrier envers la bestiole vagissante qui réclamait pitance.


Du lait. Et je dois pouvoir trouver autre chose... Mais je sais pas ce que ça mange ces bêtes là !

Bah oui, à part Murphy de l'Atelier, Linien ne connaissait que peu les félins, et il se gardait bien de s'en approcher.
Jenifael..luna
Voilà que le chat est à elle,voilà que Yolanda fait un cadeau,voilà qu'elle lui offre une chance d'être responsable de quelqu'un.Très vite la balade est oubliée,le chaton devient le centre des choses.Les jeunes filles se dirigeant vers la cuisine et à la Josselinière de réclamée d'un ton ne laissant aucune chance à la cruauté,le cuisiner cède malgré un râlement ou deux.Jenifael sait quoi donner à un cheval pour lui faire plaisir,elle sait qu'il ne faut pas embêter les oies,mais n'a aucune idée de se qu'un chat mange,alors elle propose de sa voix douce,hésitante :

"- Peut-être que ça mange de la viande? Non? "

Les yeux innocent de la jeune adolescente sont braquée sur Linien,espérant qu'il réagisse,qu'il réponde.Puis les olivines chercher les azures en quêtes de réponses,des réponses que celles-ci donnent souvent.A douze ans,on en à des choses à apprendre.La boule de poile contre la blonde,les yeux suppliant sur le cuisiner,comment résister à un tel tableau?
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Yolanda_isabel
Du lait ! Rendez-vous compte ! N’eut-été ce petit chat dans ses bras que la jeune duchesse en aurait sauté de joie. Un sourire rayonnant qui s’étale sur le visage rond et le chaton est déposé avec autorité dans les mains de la contemplative Jenifael, tandis qu’elle farfouille dans la cuisine d’un air illuminé.

-« De la viande, c’est une bonne idée ! On pourrait faire une bouillie comme pour les petits faucons ! »

Puisqu’elle aime les animaux comment ne pas se douter que Yolanda aimerait la chasse, et l’idée d’une volière trottait depuis un temps dans son esprit, une volière avec des rapaces de toutes tailles, et elle s’était renseignée en ce sens. Et la voici dans ses rêveries qui attrape de-ci, de-là, une miche de pain qu’elle émiette, des œufs posés là, certainement prévus pour un autre usage, et du lard est sorti de son torchon pour être débité avec dextérité, car comment pourrait-il en être autrement de l’admiratrice de la gastronomie française. Soudain, elle revient à la réalité et le doigt se lève d’un air impérieux.

-« Et du lait ! Tu es un génie ! Je t’aime ! »

Au moins tout cela ! Et sa jatte dangereusement remplie d’une bouillie odorante, elle vient déposer un baiser sans façon sur la joue abimée du cuisinier avant de jeter un regard éloquent aux commis.

-« Du lait ! Eh oh ! »

Le lait arrive et est versé dans la petite jatte dont le contenu est mélangé avec vigueur pour éponger le liquide et les œufs avec le pain. Le tout est déposé aux pieds de Jenifael avec emphase.

-« Voilà un plat réalisé de main de maître ! Bon appétit maître greffier ! »

Pas peu fière d’elle pour le coup, cela faisait longtemps qu’elle n’avait rien fait en cuisine, mais quand même, c’est déjà cela. Un regard taquin à Linien.

-« Vois le bon côté des choses entre lui et le chat d’Alix, tu ne devrais plus voir une seule souris dans tes cuisines. »

C’est presque une déclaration de guerre, ça. Non ? Changeons de sujet !

-« Nous devons lui faire une couche douillette Jenifael ! »

Quand on est investi d’une mission à Château-Gontier, ça déconne plus !
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Jenifael..luna
Définitivement cette bestiole va se remettre.A peine le cuisinier à ouvert la bouche,que la blonde dépose le félin dans les bras de la Castelnau de Montmiral.Et voilà que la Josselinière devient une tornade vivante dans cette cuisine.La brunette se demande pourquoi elle parle de faucons,les félins n'ont pourtant pas vraiment de rapport,si? C'est devant ses yeux fascinée que la scène se déroule,le lait est apporté.La jeune fille dépose le chaton devant la bouillie et le lait.La boule de poile s'en approche un peu,avant de se remplir la panse rapidement comme si celui-ci n'allait plus manger durant plusieurs jour.Alors souriante,prenant une voix différente elle annonça :

"- J'ai l'impression que maître Greffier adore votre cuisine Demoiselle "

Demoiselle,Demoiselle,toujours Demoiselle,changeant de voix ou non,la Castelnau est définitivement décidée à appeler la Josselinière Demoiselle.Elle parle de la couche douillette et un sourire se fait,une demande.

"- On peut la faire près de moi? "

De nouveau les yeux doux,mais envers la blonde cette fois-ci.
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Eilinn_melani
Et voilà la Josselinière partie à ravager ses cuisines.
Connaissant la duchesse, le cuistot décida de la laisser faire, il rangerait après. Il ne servait de toute façon à rien de tenter de l'empêcher de tout déranger, mélanger, et noooooooooooooon pas les oeufs, et comment je fais mon omelette maintenant...

Soupir.

Et Linien d'observer le félin avaler la bouillie concoctée par la Josselinière avec une demi-grimace de dégout.


Comment ça peut avaler un truc pareil...

Il ne releva même pas la provocation concernant les souris, si il arrivait à sauvegarder la pitance des matous affamés, ça sera déjà pas mal.
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Cuisiniere de Chateau-Gontier
A repris son vrai nom après bien des mois.
Yolanda_isabel
Oui, effectivement, quand on regarde le petit diable pouilleux et affamé avaler l'immonde mixture mais ô combien nourrissante, on est en droit de se poser la question du "Comment fait-il ça ?" M'enfin quand on a faim, on ne fait pas la fine bouche et il faut croire que le chaton ne fait pas exception à cette règle. Peut-être, aime-t-il pour de vrai, toujours est-il que le voir manger avec tant d'entrain la rassure, cela permet d'espérer qu'il survivra.

-« Un jour, je prendrai la peine de vous faire à manger Jenifael. Vous verrez que je ne suis pas trop maladroite de mes mains. »

Elle a appris dans les cuisines du Louvre auprès de Linien cette gosse, quand même.

-« Près de vous, oui, près de votre couche mais vous en aurez la responsabilité. Il nous faut des tissus. Et après nous envisagerons de le nettoyer sinon la vermine se répandra dans tout le château. »

Et il est hors de question que ça la gratte de partout !
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Jenifael..luna
La jeune fille observe l'autre et croyez-le ou non,mais lorsqu'elle parle de lui faire à manger,pour prouver qu'elle est douée en cuisine,la poupée brune sent son estomac qui subitement à faim.Ses paupières se ferme un peu et elle essai d'imaginer les délicieuses odeurs sortant des plats que la Josselinière pourraient faire..La petite boule de poil à fini de se goinfrer pour trois bon jours surement,son ventre est désormais tendu et rond,se qui lui donne un air encore plus pataud que l'habituel des jeunes chats.Mais déjà elles sont passé à autre chose

La blonde parle de nettoyer la boule - qui en est devenue une vrai après avoir manger - et décidée la Castelnau hoche la tête.Sur le visage de la poupée se dessine un sourire lorsqu'elle apprend qu'elle en aura la responsabilité.La jeune fille se pose alors une question,qui peut paraître stupide,mais qui pour elle ne l'est pas :


"- Avec quoi on le nettoie? Je veux dire,et s'il est déjà contaminé par la vermine? "

Puis une nouvelle question s'impose à elle :

"- Il faudrait le nommer non?"

Elle n'a jamais eu de chat,alors leurs entretient et le reste ... Elle à eu un cheval oui,maintenant elle en à deux.Son frère à eu un chien autrefois,sa mère aussi.Mais un chat,non.

"- Les chats,on peut les faire voyager? "

Soudain elle s'en inquiète,et si le félin ne pouvait venir avec elle par la suite?D'ailleurs a-t-elle songé à remercier la Demoiselle d'être gentille? Non.Les yeux se posent sur elle.Comment la remercier? La Demoiselel trouve très vite et toute seule la solution : En le lui disant et en apprenant correctement sa leçon ...
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Yolanda_isabel
Avec quoi on le nettoie ? A-t-elle l’air de tout savoir ? Une tête de première de la classe ? Bon, d’accord, peut-être. Et puis, pour avoir beaucoup d’animaux et pour en avoir toujours eu autant, elle sait cela. Comme elle sait comment on se débarrasse des poux pour l’avoir expérimenté sur Juliette, il y a des années de cela.

-« Il ne va pas beaucoup apprécier, mais c’est un moindre mal. Trouvez lui un nom pendant que je m’occupe de cela. Et oui, je pense bien qu'ils peuvent voyager. Marraine prenait le sien certaines fois. »

Pourquoi propose-t-elle cela alors qu’elle parlait de responsabilités ? Parce qu’au cas où, elle ne veut pas que la Contemplative se retrouve constellée de griffures, et la voilà munie du vinaigrier et d’un linge traînant là – comme la vie est bien faite – qui se rapproche du chaton pour le saisir par la peau du cou en minaudant pour le rassurer avant de le poser près de la porte d’entrée de la cuisine et de s’accroupir à ses côtés avant de le frictionner tout bonnement avec le chiffon imbibé de vinaigre. Qui du chaton ou de la Laie va mourir le premier intoxiqué, on est en droit de se le demander à les voir plisser le nez et éternuer tous les deux, pourtant déjà les puces tentent un repli stratégique en direction de l’extérieur.

Les yeux grands ouverts, Yolanda assiste à une émigration de la vermine féline ébahie. Comment un petit animal peut abriter autant de saloperie. Et sur un dernier éternuement du chaton, elle se frotte les mains avant de l’attraper pour le sécher à la va vite avec un pan de sa robe, foutue de toute façon.


-« Maintenant.. Allons voir dans vos malles, s’il y a des vieilles chainses que vous ne mettez plus ! »

Et de filer le chaton puant le vinaigre dans les mains de Jenifael avant de quitter les lieux non sans un coucou de la main à Linien.
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