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Vive valeque (regard berrichon)

_michel_


Il avait chevauché longtemps depuis que son maître avait appris la nouvelle. Parti des abords de la méditerranée, il était à présent loin du Château de Cassis surplombant les calanques. Ce sont des forêts denses qu'il avait traversé dans les dernières heures de son voyage avant d'atteindre les remparts de Bourges.

Le paysage était différent. Même en s'approchant des herses du Château ducal il ne put que s'en apercevoir. Les pierres de l'édifice étaient grises et ternes imposant par elle même une force berrichonne dont il avait souvent entendu parler du temps de Constance...
Les pierres rosées et gorgées de soleil que l'on trouvé en quantité dans les châteaux provençaux n'avaient pas cette force sauvage qui l'impressionnait ici.

Des gardes aux mantels rouge et bleus ornés de trois fleurs de lys cousues de fil d'or lui barrèrent l'entrée de leurs piques. Michel s'arrêta sourire aux lèvres pour se présenter.


Ola mes braves ! dit-il avec un fort accent provençal, marseillais même.

Je vient de la part de Yueel-Arystote de Champlecy-Grandfonds, Comte de Cassis. Il est le cousin de vostre Duc et me fait lui apporter un message.

Sur ces entrefaites, Michel leur présenta un parchemin scellé aux couleurs de son maistre mais en gardant bonne distance.

Je ne remettrai cette missive qu'à sa Grâce bien entendu.



* En provençal "vis et porte-toi bien" © Vero5
Zelgius
Champlecy. Un nom, une histoire, une famille. Tout un tas de choses que Zelgius ne connaissait pas mais qu'il recherchait depuis quelques mois. Tout d'abord la lettre. Cette lettre de sa mère lui avait appris qu'il était un Champlecy, que sa soeur était feue Prudence, dicte Poumona, une berrichonne investie dans la vie politique du duché mais morte avant qu'ils n'aient pu découvrir leur lien de parenté. Elle avait un fils, Guilhem-Horvy. Fils que le brun n'avait jamais rencontré mais qui, à ce qu'il se racontait, était devenu un pro-royaliste. Sa mère était d'ailleurs morte tuait par une Royaliste en allant le chercher en Limousin. D'ailleurs depuis cette découverte le dernier Champlecy berrichon en date s'était mis en tête de la venger. Et ce par tous les moyens possible et imaginable. Et quoi de mieux pour une vengeance qu'être à la tête d'un duché ? Surement aucun. Petit à petit le Duc Champlecyen avait réuni des détails par-ci par-là, des fragments de registres, des livres... Certes il n'en dormait plus vraiment mais déjà avant il ne dormait que peu. Et...

Votre Grâsce, un messager. Il dit venir de la part de... votre cousin ?
Un cousin ? Quel est le nom de ce cousin ?
Euh... Quelque chose-Arystote de Champlecy-je ne sais plus quoi. Comte de Cassis !

Un coup de poing porté à l'estomac du garde et de lui murmurer quelques mots à l'oreille...

Je ne vous paie pas pour oublier des noms à peine les escaliers montés. La prochaine fois, vous gouterez à vos tripes, est-ce clair ?

Puis, se reculant légèrement.

Et bien, ce messager. Qu'attendez vous pour le faire monter ?

Alors que le garde allait avertir le messager provençal qu'il pouvait entrer, le Duc s'en retourna dans son bureau, sortant une bouteille d'alcool de poire de son placard. Un verre fut placé à côté de la bouteille et bien vite rempli en attendant le visiteur.
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_michel_
Michel observait le garde qui revenait avec un ait choqué. Allait-on lui refuser l'entrée ? Même pas aussi Michel haussa les épaules se désintéressant très vite du garde pour pénétrer le bureau ducal.

Votre gran... Grâce, dit-il se rattrapant de justesse. Il avait failli oublier qu'un duc n'est point un comte mais il n'existait aucun Duché en Provence pour sa défense. Particularité du Marquisat qui marquait une fois de plus sa différence avec l'empire.

Voici la lettre de sa Grandeur Yueel-Arystote de Champlecy-Grandfonds, Comte de Cassis, ajouta t-il très protocolairement, tout en tendant le rouleau de parchemin scellé au Duc du Berry.

Citation:
Cassis, le 13 octobre 1460,

A l'attention de Sa Grâce Zelgius de la Rose Noire-Champlecy, Duc du Berry,

Je vous écris depuis mon bureau venant d'apprendre que votre peuple, ce cher peuple berrichon que ma mère et sa cousine votre sœur, chérissaient tant, vous avez élu et qu'à présent vous étiez Duc du Berry.

Il m'a semblé évident que je devais vous présenter mes félicitations tant parce que nous sommes liés par le sang que parce que nos terres sont liées par l'Amitié.
Je sais que ma cousine, Sa Majesté Hersende de Brotel, Marquise de Provence, a toujours entretenu des relations avec le Berry en tant de paix comme en tant de guerre.

Les félicitations faites, il me faut avouer que cette lettre est aussi un moyen pour moi, de faire plus ample connaissance avec vous, car la branche Champlecy n'a que trop connu de décès ces derniers temps. Je n'ai en plus, aucune nouvelle de votre filleul qui si j'en crois les dernières nouvelles vivait au Limousin. Il doit être très affecté par le décès de sa mère.

Sachez que vous serez toujours le bienvenu à Cassis et que malgré mon jeune âge, j'ose espérer que nous pourrons renouer des liens familiaux forts et durables.
J'aimerai beaucoup vous présenter mon père Zohadez de Grandfonds, et sa cousine Hersende de Brotel.

Il faudrait aussi que je vous montre l'arbre généalogique que ma défunte mère, Constance, m'a laissé. Cela vous permettrait d'en savoir plus sur cette branche de votre famille.

J'arrive au bout de mon parchemin. Encore toutes mes félicitations. Si vous avez les moindres questions, Michel se tient à votre disposition, il est au service de notre famille depuis des années déjà.





Michel restait silencieux, observant avec une avidité dissimulée les verres de poire, n'ayant que peu d'occasion d'en boire à Cassis où le jus de fruit était plus présent. Vivement que le jeune Comté soit grand, se disait-il.
Zelgius
Votre gran... Grâce

Un haussement de sourcil à cet in-extrémisme, attendant la suite, le Duc porta le verre à ses lèvres, laissant le liquide couler dans sa gorge.

Voici la lettre de sa Grandeur Yueel-Arystote de Champlecy-Grandfonds, Comte de Cassis.

Une fois que le garde eut fini de parler, le Champlecy ducal prit le parchemin et, au lieu de simplement déposer son verre sur son bureau, fit un échange. Ainsi, il n'eut plus à se soucier de quoi que ce soit et déplia la lettre. En la parcourant, plusieurs questions vinrent à l'esprit du Duc Berrichon. Devrait-il allait en Provence pour avoir les informations qu'il lui faut sur la famille ? Etaient-ils touché, eux aussi par cette "malédiction" qui frappait les De La Rose Noire Champlecy ou était-ce dû à l'union des deux sangs ?
Tout en se posant ses questions, Zelgius s'assit à son bureau, sorti plume, parchemin et encre.




A vous, Yueel-Arystote de Champlecy-Grandfonds, Comte de Cassis,
De nous, Zelgius de la Rose Noire Champlecy, Duc de Berry,

Merci.

Pour les félicitions en premier lieu et votre missive ensuite. Je tiens à préciser que je me suis "découvert" Champlecy il y a peu... Avant cela, me dire d'une famille ou d'une autre me paraissait... Incongrue. Tant par le fait que je n'avais alors de souvenir que mon prénom et par celui que je n'avais d'autres éducations que celle d'un camp de R... d'itinérants. Norf, voilà que je viens à m'épandre sur un passé qu'il me faut oublié plutôt que sur un avenir qui m'a l'air fort riche en révélations. Hormis ma soeur, et dire que je l'ai connu serait mentir, je ne connais, bien tristement, aucun des autres morts de la famille.

Enfin passons, je noircis ce parchemin comme s'il n'avait aucune fin mais pourtant... Mon neveu, et non mon cousin, est en ce moment-même en Berry, et son retour fut pour le moins explosif. Je pense que l'éducation Malmort l'aura privé du bon sens Champlecyen qu'il aurait acquis en vivant avec nous. J'ai également une fille, qui se révèle tout aussi désireuse de ma mort que Guilhem... Comme quoi, il n'y a pas encore que des morts dans notre famille, même si je ne gage pas de ma survie encore bien longtemps avec ses deux-là auprès de moi ! Ha ! Peut-être arriveront-ils à faire ce que tant n'ont pas réussi ?

Je me rendrai à Cassis lorsque le Berry n'aura plus besoin de moi sur le devant de la scène. Sachez-moi hâtif de vous rencontrer, vous, notre famille et vos terres, qui étaient chères au coeur de Prudence à ce que l'on m'a rapporté.

En espérant pour des retrouvailles prochaines,

Le 12 Novembre 1460, Bourges,





Une fois le parchemin scellé, le Champlecy emplit un second verre de poire, se leva celui à la main et tendit la lettre vers le dénommé Michel.

Voici ma réponse. Mais avant tout dites moi. Quel âge-a-t-il ?

On aurait pu s'attendre à n'importe quelle question. Pourquoi avoir fait tout ce voyage pour quelqu'un dont nous ne sommes pas sûr du sang. Pourquoi ne pas écrire plutôt à Guilhem puisqu'il semblait le savoir à Limoges ? Mais non... Zelgius voulait juste connaitre l'âge de celui qui lui donnerait ses informations.
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_michel_
Tandis que le duc parcourait la lettre et y répondait, notre brave michel ne put résister à la tentation de plonger ses lèvres dans le verre tendu et c'est donc un verre vide qu'il se sait de la réponse faite à son jeune maître et s'apprêta à répondre à la question posée.

Sa Grandeur à 11 ans. Il est encore jeune mais croyait bien que les épreuves de la vie l'ont déjà fortement endurci. Il me confiait il y a peu désirer voyager et venir vous rencontrer avant de se rendre en Anjou où réside sa fiancée.

Michel prit la missive scellée et la rangea dans sa besace près à faire le voyage de retour se promettant tout de même de s'arrêter dans un ou deux bordels en chemin.
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