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[RP] - LE BAPTEME

--Mahault_
La servante de Xanthi, sortit, alla rejoindre les gens de son rang et leur demanda d'apporter le chaudron fumant dans l'église, non loin de l'autel.
Elle les suivit, remarqua, sa maitresse en conversation avec le Dauphin, passa sans rien dire, son chien n'était pas loin, il suffirait qu'elle crie pour qu'il accourt, il devait avoir suivie la jeune femme d'ailleurs. Où était-il ?

Arrivée de nouveau près de la Cyr de Kro, elle sortit de son grand sac un cul de poule qu'elle posa sur un braséro y versa de l'eau de vie de prune qu'elle laissa chauffer le temps de prendre un linge doux et fin et de l'y tremper et faire s'enflammer le liquide.
C'était spectaculaire, le temps que l'alcool flambe mais non dangereux dans un endroit aussi haut de plafond. Elle retira le bassin du dessus du braséro, les mais protégées. Quand il n'y eut plus de flamme, elle se lava les mains dans le jus, essora le linge et vint le poser doucement sur le ventre tendu.


V'là ma fill', l' petiot va v'nir, mais 'l faut l'aider, l'écouter, l''ccompagner comm' tu s'ras l' fair' tout au long d' ta vie.

Les mains de Mahault massent doucement le ventre, elle ne fait pas attention à la main broyée du Kro ni aux grimaces de Cyr, elle continue lentement, caresse ce ventre de vie.

Allez D'chesse, respireeeeeeeeeeeeeeeez, souffleeeeeeeeeeez,
sentez l' p'tiot, am'nez-le vers la lumière ......
en douceur.....
Cyrinea
Entre grimaces, cris, contractions, douleurs, broiement de mains, poussées, elle avait le temps non seulement de sourire à Mahaut, de souffler à Kro qu'elle l'aimait, mais de temps en temps aussi, jetait un oeil vers Hull.

Mahaut? Pourrait pas se mettre derrière le drap avec les autres Hull? Me semble que pour un curé, il profite bien du spectacle!

Nouveau gémissement, nouveaux cris, nouvelles poussées, elle faisait tout ce que lui disait la fidèle servante.

ET qu'il n'oublie pas de baptiser Xanthi qui doit être la marraine du petit! Ou de la petite!
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Kronembourg
La tendresse du regard qu'il posait sur Elle - Sauf quand elle lui serrait la main un peu trop fort - S'étiola pour laisser place à une expression de fureur. S'il savait garder son sang-froid en toute circonstance, le duc réalisa soudain combien la situation devenait inconvenante. Allait-on se contenter d'un simple drap pour abriter sa Sublime, sur le point de traverser l'un des moments les plus importants et douloureux de sa vie, sans s'assurer qu'elle dispose de tout le confort et l'intimité nécessaire ?
Un mot fut adressé à Berthelot à travers le drap.
L'homme de main disparut de l'église un instant pour réapparaître escorté par une nouvelle fournée de gardes qui formèrent un cercle tout autour du linge de protection. Le barbu s'adressa ensuite à l'Evêque.


Hull, tu ne veux pas te retirer ? C'est que l'instant là est ... Solennel.


Se penchant vers son Unique, l'embrassant sur le front.

Restez calme, mi amor. Ce que vous allez entendre sera sûrement peu conventionnel, mais rien entre nous ne l'a jamais été. Je vous aime. Faîtes-moi confiance.

Il se redressa enfin pour beugler à l'intention des gardes qui venaient d'entrer.

Quant à vous, je veux que personne ne puisse entendre la Duchesse crier. Chantez-nous quelque chose de patriotique, et mettez-y de la voix !


Les gardes se concertèrent du regard, dépités, le temps de se mettre d'accord sur le chant à entonner. Ils finirent par aboyer à travers l'église :


Citation:
" Les oiiiies sauvaaages vont vers le Nord,
Leurs cris dans la nuit montent,
Gare au voyage car la moooort
Nous guette par le monde,
Gare au voyage car la mort
Nous guette par le monde.

II

Au bout de la nuit qui descend,
Voyage grise escadre,
L'orage gronde et l'on entend
La rumeur des
" PLUS FORT ROGNTIDJU !!! " bataiiiiiiiilles,
L'orage grooooonde et l'on entend
La rumeur des batailles.

III

En avant vole grise armée,
et cingle aux mers lointaines,
Tu reviendras, mais nous qui sait
Où le destin nous mèèène
Tu reviendras, mais nous qui sait
Où le destin nous mène.

IV

Comme toi toujours nous allons,
Grise armée dans la guerre,
Murmure-nous si nous tombons
La dernière prière
Murmure-nous si nous tombons
La dernière prièèèèère.


ADVIENNE QUE POURRA, LA GUYENNE BRILLERA !


Uh.
Allez on recommence :
Les oiiiiiies sauvaaages vont vers le Nord,
Leurs cr...



Bon, certes ils auraient pu trouver mieux pour la venue au monde d'un enfant, mais l'efficacité était là : On ne s'entendait plus brailler, ni respirer, même plus penser. Satisfait, le duc se tourna tout mielleux vers sa Sublime. Elle pouvait maintenant s'égosiller en toute intimité.
_________________
Souffle_de_brune


Etait-elle un spectre, une âme perdue, une ombre se nourrissant de trop vieux et vains souvenirs?
Le dernier souffle d'une cadurcienne, tombée sur un champ de bataille quelque part en Poitou, pour avoir jusqu'au bout respecté ses convictions, une parole donnée : celle de la Guyenne.

La douleur avait été fulgurante, mais tandis qu'elle agonisait lentement, un merveilleux sentiment de paix l'avait envahie. Pourtant, cette fin honorable, l'épée brandit pour une juste cause, l'avait privée à jamais de faire ses adieux...
Sans nul doute cet ultime regret, ce voeux respectable avait-il confiné son esprit quelques part dans les limbes, jusqu'au moment où elle pourrait enfin se satisfaire d'une dernière visite aux guyennois, à ses plus chers amis, et cela bien que de très longues années après la guerre.

Leur chatouillerait-elle les pieds, soufflerait-elle sur leur visage ou sur leur nuque? Ressentiraient-ils l'étendue de cette indéfectible affection qui ne s'était pas même éteinte avec elle?

Ils n'étaient pas tous présent.

Bien que Xanthi et elle n'aient jamais été proches, la brune lui avait toujours reconnu certaines qualités. Saluant surtout sa loyauté dans nombre de leurs entreprises, que ce soit auprès du parti comme des gens de la mesnie. Et voilà que la jeune femme se préparait à recevoir le baptême... Sans doute ne s'attendait-elle pas à pareille invitée surprise pour cet évènement! Bien que d'autres visiblement, soient tout aussi inattendus voir d'avantage incongrus...

L'esprit de la bavarde se souvint de son propre baptême en la cathédrale de Cahors. Elle y avait sentit la présence d'un volatil que l'on disait de mauvais augure, et pourtant... N'avait-il pas été au service de celui qui était devenu Le Dauphin de France? Que de chemin parcouru pour le mirifique gouverneur qu'elle avait toujours respecté, aimé tel un frère, lui pardonnant jusqu'à son hérésie qui n'avait jamais, au grand dam des hommes d'Eglise, réussit à les brouiller.

D'autres silhouettes connues. Robin. Combien de mandat de maire comptabilisait-il à ce jour?
Millie! La si fantasque Millie. Toujours prête. Que se soit pour la castagne ou pour s’enfiler des alcools insolites, telle la crapaudgnôle, dans le gosier. Mère à présent, si sa progéniture n'avait que le quart de son énergie...
Le maistre de camp... Officiant de la cérémonie, Évêque de Cahors! Et dire qu'elle s'était mêlé de ses histoires de coeur avec Choco, lui prêtant une oreille attentive, lui prodiguant même quelques conseils. Bien sûr elle n'avait jamais été douée pour jouer les marieuses. Cyrinea, prête à enfanter là en était d'ailleurs une autre belle illustration.
Quelques temps avant son dernier départ de Guyenne, Mariée, bien qu'elle souhaita entamer une procédure d'annulation, incapable d'en aimer mieux un autre, le roux, son raring, la brune avait conçu le plan de les pousser l'un vers l'autre. Mais ce n'était pas lui qui partageait désormais sa vie, c'était Kro.
Kro. Leur chemin s'était irrémédiablement séparé lorsque chacun avait choisi un camp.

Et là... Sa dame, sa très chère amie, la juge noire. Comme elle semblait souffrir de cette jambe malade. Comme elle aurait aimé emporter loin d'elle cette douleur infâme! Le blond semi manchot n'était point à ses côtés, surement occupé quelque part au château, avec un... boulier. C'est qu'ils avaient pour beaucoup rempilés!
S'ils avaient perdu Blanquefort au détriment d'un usurpateur, elle espérait que ses seigneurs aient au moins pu sauver le contenu des caves et de la salle d'armes du domaine.

Volens Nolens!* Bis dat qui cito dat**, la chasse au rat, de la reconnaissance jusqu'à la répudiation d'une partie de la Guyenne, qu'elles merveilleuses aventures ils avaient tous partagés!

Hélas! Un autre absent en ces lieux. Betoval, si cher à son coeur lui aussi. Bien d'avantage qu'il ne l’aura jamais su.
Sèm de Caors, avèm pas paur!***
Peur de rien ou presque, peut être bien de ses sentiments. Une si belle amitié ne pouvait être gâchée, et puis n'aurait-elle d'avantage souffert de le voir la regarder l'air navré?
Personne jamais ne saurait.
Pas plus que pour la petite.
Volubile ô combien elle l'avait été! Pourtant elle avait su si souvent se taire.
Mais ce secret là lui avait plus que tout autre pesé sur la conscience. Elle avait juré sur le lit de mort de la mère de ne point trahir le nom du père que cette dernière disait être l'un des leurs, inconscient cependant d'avoir engendré la vie de cette petite tête blonde. Aussi avait-elle veillé sur Adenora, Enor, honneur en breton, et pourvu à ses besoins comme à son éducation sous la tutelle de sa fidèle Esterel.
Hélas encore! Fidèle, mais à la brune uniquement. Dès qu'elle avait appris son trépas celle-ci s'était empressé de venir la mettre en terre, abandonnant pour de bon l'enfant, fort heureusement plus que débrouillarde. Prise de remords, peut être, Esterel lui avait fait parvenir le journal de sa défunte bienfaitrice.

La vie suivait son cours, rares furent ses regrets de son vivant, il n'était vraiment plus temps d'en avoir maintenant.
Que ce soit sur la lune ou sur l'astre solaire, tout ce qui importait désormais à ce dernier souffle était de rejoindre Barry, le plus célèbre éleveur de cochons, Rubiz, sa belle rouquine, Espérance, l'artiste au grand coeur et peut être même Modsognir, sa plus belle histoire d'amour, digne des plus grandes tragédies. Ses complices, ses comparses de toujours tout ceux qui lui avaient cruellement manqués.

* Qu'on le veuille ou non (Armée)
** Qui donne vite, donne deux fois (Armée)
*** Nous sommes de Cahors, nous n'avons pas peur !


Cyrinea
Vous voulez en faire un guerrier ? Et si c’est une fille ?

Calme, calme…Et le fou-rire qui le disputait encore une fois à la douleur.
Et le fou-rire qui se fit la malle, laissant s’exprimer la voix de Guyenne peut-être la plus puissante que l’on ait jamais ouïe, si l’on tient compte du fait qu’une église, ça résonne, qu’elle avait été exhortée à se lâcher, que personne ne pouvait vraiment l’entendre, sauf son Sublime et Mahaut qui pouvaient légitimement craindre d’avoir les tympans à jamais percés, et que s’exprimer pour une fois à gueule bec sans retenue faisait un bien fou, mais fou !


Elle profita d’une brève accalmie.

C’est presque fini ?

Regard suppliant vers le père, comme si il pouvait y faire quoique ce fût. Mais il est des espoirs qu'ils est trop difficiles de raisonner.
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Kronembourg
Evidemment, il ne lui répondit pas. D'abord parce qu'il avait à peine entendu la remarque qu'elle lui avait adressé, ensuite parce qu'il avait un doute sur la question qu'elle venait de lui poser. L'interrogeait-elle bel et bien sur le destin des volatiles et de leurs dernières volontés avant la prière ? Drôle de moment pour parler de ça.
Cyrinea ne lui avait jamais paru très conventionnelle. Mais l'instant n'était plus aux interrogations. Très digne il la soutenait de sa main broyée et de son regard bienveillant, masquant difficilement son émotion de la voir transpirer et Mahault s'activer, émotion de curiosité, d'impatience, d'envie de voir apparaître le petit être que tous les deux avaient conçus, jusqu'à l'ultime instant où elle poussa un cri à déchirer le ciel.

Il resta perplexe, presque émerveillé tandis qu'elle semblait profiter d'une brève accalmie. Et se fendit d'un commentaire aussi déconcerté qu'il pouvait l'être.

Jamais je ne vous ai fait crier comme ça...
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Hoax
Tout le monde le savait, quand il était avec elle, il se collait à sa hanche, manquant souvent la faire tomber, mais la protégeant du premier deux pattes qui voudrait la toucher.
Pourtant, un geste d'elle et il savait s'il devait veiller, attendre, se cacher, attaquer .... bref, il savait.
Et là il était couché non loin d'un braséro, attendant qu'elle le rappelle ou qu'il intervienne de lui-même s'il sentait qu'il le devait.

L'endroit était fréquenté, presque autant que les tavernes qu'elle visitait. L'animal entendait plein de voix et il se dressa quand la deux pattes de la mer laissa échapper un
"OUTCH... " Il avait senti la chose en elle qui remuait et bougeait.

Il entendit sa maitresse, la vieille gentille, le deux pattes de la mer ... et tous les autres.
Il se leva sur ses gardes quand les soldats entrèrent et il la suivit, ne la lâcha plus, le premier qui la touche ....
Soudain, il frissonna, les poils de l'échine se dressant, il grogna :


GGGGrrrrrrrRRRRRRgggrrrrrr

Hoax !

En deux bonds, il fut près d'elle. Elle se tenait face à un deux pattes de métal, il sentit l'odeur .... pas inconnue mais rare ..... il s'appuya sur elle, il bouge et il lui saute dessus.
Il ressentait toujours ce courant d'air, il restait méfiant, les oreilles basses.
--Mahault_
Entre les armes, jetées, le drap, tendu, les soldats, chantant, le père, aux petits soins, et la mère qui demande : "c'est bientôt fini ?"
Ben qu' nan, l' baptêm' l'est en stande baille. ...
Tudieu ! comme jurait la gamine, elle n'avait jamais vécu un tel binze la servante.

Tournant la tête, Mahault regarde la belle grande Dame de Lourdou et lui demande aimablement :
Dam', j' voyons l' têt', là !
Montre un crâne recouvert d'un duvet de cheveux noir comme la nuit.
P'vez-vous prend'e un ling' pour 'ccueillir la p'tiot' chos' ?

Puis s'adressant à la Duchesse doucement mais fermement :
Bon, ma fill', quand j' disons STOP !, v' r'spirez p'us, v' bougez p'us, v' fait's p'us rien, p'us d' bruit, j'avons b'soin d''ntend'e, d' sentir, d' toucher, d' voir dans l' calm'.
Elle place ses mains, touche le ventre, appuie un peu là et ailleurs, fait un peu mal mais le regard gros yeux fait taire le moindre son.
quand j' disons RESPIREZ, v' hal'tez comm' l'hoax quand 'l a couru 3 bonnes heur's ou comm' vot' homm' quand 'l a .... 'fin vous m' compr'nez.
et quand j'd'sons POUSSEZ, v' ben ça v' s'vez hein !




comme demandé, j'ai lancé le dé : pair un garçon, impair une fille le 2 est sorti ce sera donc un petit couillu avec deux .... bref je m'égare ... mais bon, j'en connais un qui est content, tu as de la chance jd Kro, l'est couillu aussi ton perso
Cyrinea
Jamais jamais jamais ?

Elle regarda son Sublime.

Et hurla à nouveau, suant et poussant, poussant et suant, s’arrêtant, respirant, poussant encore ou pas selon les ordres de Mahaut. Elle sentait bien qu’elle n’avait pas intérêt à lui désobéir et se demanda ce qu’ils avaient tous à vouloir lui causer sexualité en un moment où, en la matière, elle n’imaginait même plus que le seul mot puisse encore exister.

La tête, on voyait la tête ?

Regard plein d’espoir vers Mahaut.

La main qui se serre encore un peu davantage.

Elle vrille son regard au Sien et on peut y lire un monde improbable où tous les impossibles sont permis.



Hrp : Jd Cyr en stand by jusqu’à mercredi. Bonne fêtes à tous!

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Xanthi
Elle se releva lentement, le regardant fixement, attendant un geste, une parole. Ce fut un courant d'air qui la ramena à la réalité et le grognement de son chien.

Hoax !

Il fut là en en un instant, il n'était pas loin, elle apprécia la chaleur de l'animal sur sa hanche.
Elle fixe le Dauphin de ses prunelles vert océan. Il ne bouge pas, s'il n’était en armure, elle lui frapperai le torse de ses poings ..... La colère gronde mais elle ne succombera pas, elle ne laissera pas la haine l'envahir.
Elle n'avait pas les dents pourries donc pas d'haleine fétide, sa vêture sentait la lavande et elle avait pris un bain donc elle ne puait pas. Le silence s'installait alors que sa patience disparaissait.


Sgregneuegneu ! En voilà assez !

Elle ne le frappe pas, c'est un doigt sur son torse qui frappe à chaque syllabe :

Jour de bap tême, jour de par don. la main retombe, les iris deviennent gris tempête. La prochaine fois que nos chemins se croisent, il faudra que l'on nous présente, je ne vous connais plus, j'aurais oublié jusqu'à votre nom.

Elle salue de la tête, il est hors de question qu'elle fasse à nouveau une révérence. Elle serre son doigt dans sa main - elle a frappé un peu fort - cette douleur lui fait oublier la peine en son coeur.
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oui, avec Vous simplement
Aurore..


Aurore trouve le temps long. Ne pas bouger, c'était difficile pour elle et puis son père parle et elle ne comprend même pas ce qu'il dit.
Quand tout à coup, la dame, à coté de l'amie de son papa, s'exclame :


Je vais accoucher!!!!!

Aurore sursaute.***elle va faire dodo??*** La petite comprend pas pourquoi cette dame veut aller dormir pendant qu'il y a du monde. Et puis pas besoin de hurler quand on a sommeil....Puis tout s'enchaine

Mahault !! Dit l'amie de papa, , Gardes, que l'on fasse évacuer la duchesse avant qu'elle inonde tous les paroissiens ! dit un messire. Des hommes d'armes entre aussitôt en grand fracas. Aurore rit de tout ce raffut. Son père est blanc comme un linge ce qui la fait rire un peu plus..Curieuse elle va vers le linge qui a été mis pour que la dame puisse dormir. Elle doit être importante pour qu'elle puisse faire un somme où il y a du monde.
Elle voit un messire qui tient la main de la dame qui est allongée. La servante de Xanthi se trouve du coté des jambes de la dame. Aurore comprend pas trop ce qu'elle fait. Elle tire sur la robe de la dame.

Dame. Tu fais quoi???
Kronembourg
[ Derrière les draps ]


Si son chemin à lui n'était pas parsemé de souffrances et de contractions, Kronembourg n'en était pas moins envahi par une certaine forme de douleur. Par un phénomène d''absorption vis-à-vis des torsions de la future mère, incroyable de courage, de patience et de résistance, qu'il n'avait jamais vu plus solide qu'en cette heure critique où chacun de ses élancements revêtait une forme intemporelle, et aussi par la prise de conscience fulgurante qui n'était pas survenue jusqu'alors, que d'ici quelques minutes à quelques heures, Elle et Lui allaient devenir Trois.
Décider d'avoir un enfant , c'est accepter que votre coeur se sépare de votre corps et marche à vos cotés pour toujours *. L'avaient-ils seulement décidés ? Réfléchis ? D'aussi loin qu'il s'en souvienne, ils s'étaient aimés si follement que la décision s'était imposée d'elle-même, comme une évidence, un instinct presque nécessaire. Mais la réflexion, elle, ne les avait jamais vraiment habités. Ils avaient traversés sa grossesse dans la plus grande insouciance, à peine pris le temps de choisir des prénoms, encore moins d'envisager de trouver un lieu où cet enfant trouverait refuge et protection près du Tout-Puissant et loin de la cruauté des hommes. Eux-même se comportaient encore comme des grands enfants, capables de se prendre de fou-rires comme de se déchirer inutilement, ou encore se blesser maladroitement, se pardonner fragilement. Peu de personnes donnaient cher de leur relation et peu d'épreuves leur avaient été épargnées jusqu'alors, même si forts de ne s'engoncer dans aucune certitude, ils avaient choisis d'accoupler avant tout leurs égoïsmes pour toujours se laisser la liberté de choisir ; Partir, rester, refuser, accepter, décider ou suivre, mais jamais vraiment s'unir.
L'épreuve la plus difficile à surmonter se trouvait donc devant eux et manifestement, cette épreuve serait chevelue. Kronembourg se pencha vers Cyrinea, sa voix se frayant difficilement un chemin parmi les hurlements des gardes.

Plus qu'un effort. Un dernier effort et nous serons Trois.

* Katharine Hadley

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--Mahault_
[Derrière le drap]


Mahault encourageait d'un sourire, d'un geste et surtout de la voix Cyrinéa.
Dans cette cacophonie, elle vit la petite Aurore s'approcher et demander :
"Dame. Tu fais quoi ???"

La servante reprit ses encouragements : resp'rez, 'llez resp'rez........ p'ssez, heu douc'ment, allez pâ m' l'expulser sur l' lune c' marmot !

Elle laissait le soin à une Dame de répondre. Un autre enfant, chevelu, arrivait, une fille peut-être ?
Marie_du_lourdou
Marie était là à seconder Mahault la servante de Xanthi quand une gamine s'approcha et demanda à Mahault ce qu'elle faisait. Voyant que Mahault avait d'autres chats à fouetter, Marie attrappa la fillette par la main et la ramena de l'autre coté du drap. Marie ayant reconnu la fille de Robin, elle se dirigea vers ce dernier.

Messer Robin ? Pourriez vous garder votre fille près de vous ? Car ce n'est po vraiment le moment qu'elle s'approche de l'Autel, un enfant va venir au monde dans quelques instants.

Puis Marie laissa l'enfant à son père et retourna derrière le drap, des fois qu'elle pourrais se rendre utile, après tout elle avait eu quatre enfants.

Mahault ? En quoi puis-je vous être utile ?
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Cyrinea
Un dernier effort, pousser, ne plus pousser, respirer, bloquer, pousser, crier, arrêter de crier, broyer la main de son Sublime, avoir le temps de jeter oeil noir à Hull qui restait obstinément à la même place -elle se demanda si dès lors elle pourrait un jour le regarder en face- alors elle poussa, respira, bloqua, poussa encore, broya la main de son Sublime, n'osa plus regarder Hull, mais plutôt Mahaut et Marie avec un air de demander si enfin, enfin! cet enfant allait leur apparaître dans son entier.

C'est alors que dans une dernière poussée, elle se sentit comme délivrée et qu'elle le sentit glisser hors d'elle.

Etonnée, elle desserra la main de Kronembourg pour la serrer une dernière fois encore plus fort et redressa la tête autant qu'elle le put.

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