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[RP] Les apparences ne sont pas toujours vraies.

--Augustin..



    [Limoge – Octobre 1460]

    Attends-le à la porte Est et ramène-le à la maison.

    Tel avait été les instructions du Montbazon dans son dernier courrier. Le ? C’était un enfant, un petit garçon, accompagner de sa nourrice qui venait trouver refuge à Limoge pour une durée indéterminée. Les causes précises de cette situation ? Il ne les avait pas mentionnés dans le détail. Il était juste question d’une nourrice sans nouvelle d’une mère qu’elle devait rejoindre avec le petit. Paniqué la pauvre femme avait finalement demandé de l’aide au seul ami de sa jeune maitresse qu’elle connaissait dans la région : Le Hérisson.

    Voilà comment l’inverti s’était retrouver à faire les cents pas devant l’une des entrées de la ville. La pluie avait recommencé à tomber … quoi de plus normal en cette saison ? … transformant les faubourgs de la ville une immense marre de boue qui vous maculez les bottes en quelques secondes, les rendant juste bonne à jeter. Les quartiers plus aisés avaient au moins l’avantage d’être pavés et de vous éviter ce désagrément.

    Bref.

    Tout en observant les aller et venue des petits gens et gente dame, le Fiel songeait à son jeune maitre. Une semaine qu’il avait quittée Limoge, le laissant lui et sa jeune fiancée ici mais emmenant la brune avec lui. L’inverti avait vu cela d’un mauvais œil et ne s’était pas gêné pour le lui faire remarquer.


      Flash back – La veille du départ.

      - Mais pourquoi devrais-je rester ici ? Pourquoi ne puis-je pas venir avec toi cette fois ?
      - Nahysse reste là et vu son état, je ne veux pas qu’elle gère la maison seule. Après moi, tu es celui qui connait le mieux la gestion de cet endroit et le seul en qui j’ai confiance.
      - Mais pourquoi doit-elle y aller, Elle ?!
      - Voilà donc le fond du problème … Agos, elle vient parce qu’elle déménage …
      - Hum …
      - Ne vas pas me dire que tu en es jaloux ?
      - Je ne l’aime pas.
      - Ca je l’avais déjà compris.
      - Et … Tu ne feras pas tout le voyage avec elle n’est-ce pas ?
      - Non. Elle sera à Saumur quand je serais à La Rochelle. Ça te vas ? Rassurer sombre idiot ?
      - Hum …

      Fin du Flash-back

    Contrairement à ce que les mots avaient pu laisser penser, la conversation s’était déroulée dans une relative bonne humeur. Pour le jeune seigneur tout du moins, qui s’amusait toujours de la possessivité dont son Ami pouvait faire preuve dans certaine situation. Surement jouait-il à l’exacerber parfois, cela n’aurait pas étonné l’espagnol le moins du monde.

    Après plus de trois heures plantés là devant la porte, et trois femmes accompagné d’un enfant, interpelé pour savoir si elles étaient la fameuse nourrice … en vain … le regard de l’hispanique se posa sur une femme d’entre deux âge, portant un enfant blond sur la hanche. Pour qui ? Pour quoi ? Comment ? Il ne sut mais instinctivement, il fut certain que c’était elle. Enfin non, il fut certain que l’enfant était celui qu’Euzen l’envoyait chercher. Etrange … Mais il ne chercha néanmoins pas plus loin et, sans attendre, fendit la foule pour les rejoindre.


    - Excusez-moi, vous devez être Abdonie n’est-ce pas ? Je suis sur Augustin Fiel, Euzen m’envoie vous chercher. Se penchant légèrement vers le jeune garçons, il sourit. Et toi, tu dois être Lénaïc n’est-ce pas ?

    Le simple sourire de la nourrice lui confirma qu’il ne se trompait pas. L’expression de soulagement qui se peignait sur son visage était éloquente.

    - Venez, la demeure n’est pas loin, vous y serez au sec …


Lenaic_
Les temps n'était pas simples, pour le jeune Lénaïc. Quelques jours à peine après leurs retour de Lorraine, les choses avaient commencés à ne pas se passer comme elles auraient du. D'abord, il n'avait pas revu sa mère. Ni sa soeur, d'ailleurs, dont il n'avait pu profiter de la santé retrouvée que quelques malheureux jours dans une carriole bien trop petite. Et ça, déjà, c'était beaucoup : il avait pour habitude qu'elle, la mère évidemment puisque la soeur était malade, passe sans cesse, deux jours à peine sans qu'elle ne vint était déjà un évènement que la pauvre nourrice avait appris à redouter. Alors plus de deux semaines, c'était du jamais vu...
Si au moins on lui expliquait ... Mais la nourrice prétendait ne rien savoir et se murait dans le silence le plus absolu à ce sujet. Il ne comprenait pas, et c'était peut être ça, le pire, car s'il était trop jeune pour s'inquiéter vraiment, pour que quelque distraction ne parvienne pas à le détourner de son soucis pour quelques heures, il connaissait trop bien la grisonnante pour sentir sa propre inquiétude. Voilà qui était déjà bien assez désagréable, pourtant, cela ne semblait pas suffire à la vieille Abdonie : un matin, elle l'avait habillé, comme tout les jours me direz vous, mais pas avec les vieux vêtements usés aux coudes et aux genoux qui seyaient bien mieux pour une journée dans l'intimité du foyer ou dans les ruelles des faubourgs : bien au contraire, on aurait dit qu'elle cherchait à le faire le plus présentable possible ... On eu dit à son air que la vieille l'avait trahis et il se fît un devoir de protester...


Mais on est pas Dimanche ! On est déjà allé à l'église avant hier ...

Un demi-sourire éclairât le visage de la nourrice
C'était il y quatre jour Lenaïc. mais non, nous ne sommes pas Dimanche ... Mais tiens tranquille, comment veut tu que je t'habille si tu bouge sans cesse comme ça !

Rasséréné, il tint sans bouger. Mais voilà qui était une chose étrange ... D'ordinaire, il ne portait ces habits là que le dimanche ... Ce devait être une grande occasion ... Soudain un grand sourire fendit son visage d'enfant

On va voir Maman ! Oh, je sait, je sait ! On va voir Maman, et tu me fais beau par ce que ça fait longtemps que je l'ai pas vue !

En un instant, le visage de la nourrice s'assombrit. Manifestement, elle n'avait pas prévu qu'il interpréterait ça comme ça ...

Non, mon coeur, on va pas voir Maman ... Bientôt, plaise au Très Haut, mais ta maman .. n'est pas ici pour l'instant. Tu sait, on en à déjà parlé. On va chez un ami de ta maman, tu comprend, si ta mère ne me donne plus d'argent, je ne peut plus te nourrir ou t'habiller, moi ...

Quoi ? C'était une plaisanterie bien sur ... C'était impossible, ils ne pouvaient pas quitter la ville sans sa mère. Il s'en fichait complétement, de ces histoires de nourriture et d'argent, il attendait sa mère et s'était ici qu'elle viendrait le chercher ! Mais il y avait une raison par dessus tout qui rendait impossible ce départ ...

Et ... Et Violette ?

La grise haussa les épaules

Je ne sait pas, plaise à Dieu qu'elle soit en bonne santé, avec ta mère ...

[...]

Il avait pleuré, geint, hurlé, tenté de l'amadouer avec ses plus beaux sourires, re-pleuré, re-geint, l'avait cajolée, enlacée, prit l'air le plus triste, le plus suppliant qu'il pu, mais rien n'y avait fait, ils étaient partis. Et même presque arrivés d'ailleurs. Soudain, un homme les approchât. Instinctivement, il lui parut affreusement antipathique : alors c'était pour lui qu'ils avaient quittés chez eux et parcourus des lieux et des lieux ? Pour lui et son argent ? Il s'adressa d'abord à la nourrice qui, elle, paraissait ravie de ne pas avoir à attendre.

Oui, c'est bien moi, Abdonie Fromentin. Je suis fort aise de vous trouver ici Monsieur, je ne sait ce que moi et Lenaïc serions devenus sans votre ... Elle semblât hésiter un instant, cherchant le mot approprié... Maître ?
Puis, se tournant vers le petit qui ne semblait pas disposé à répondre
Enfin Lénaïc, vas tu dire bonjour ? Monsieur à déjà l'amabilité de venir nous chercher ... Excusez le je vous prie, le voyage à été long pour nous deux, j'espère que nous ne vous avons pas fait attendre trop longtemps ..
Nous vous suivons bien volontiers
Augustin.

    - Mon Maître, oui en effet …

    Si elle savait … Un demi-sourire se dessina sur les lèvre de l’inverti quand, faisant le contraire de ce qui lui était demandé, le petit blond cacha son visage dans les jupes de sa nourrice au lieu de lui répondre.

    - Laissez-le, il n’y a pas de mal … Son âge l’exempte encore des politesses.

    Elle continua. Bien volontiers ? Alors c’est partie.

    - Suivez-moi, c’est par ici.

    Désignant d’un geste du bras la direction à suivre, l’espagnol prit les devant, cherchant à ouvrir un passage pour la pauvre femme et l’enfançon avant de prendre le pas prêt d’elle quand la rue du dégagé. C’est en silence qu’ils marchaient, que pouvaient-ils dire de plus ? Mais sans arrêt l’Agos jetait des regards à l’enfant. Blond, les yeux bleus … Pourquoi avait-il cette impression de déjà-vu. Le Montbazon lui avait laisser entendre dans sa lettre qu’il connaissait le môme et sa nourrice mais lui-même se serait rappeler les avoir rencontrer aussi si cela avait déjà été fait. Dans le pire des cas, l’Abdonie l’aurait reconnu non ? Hors pas du tout ! Elle s’était même présentée ! Il ne les avait donc jamais vus … Mais alors d’où cette impression lui venait-elle ? Mystère …

    Elle le tiraillait pourtant, l’inverti, lui donnant l’impression de passer à côté de quelque d’important. Un fait ! Un détail qui ferait la lumière sur ce malaise qui le tenait depuis qu’il avait découvert l’enfant quelques minutes auparavant. Surement était-il en train de se monter une comédie … Pourtant … Pourtant … Nan décidément ça ne venait pas. Décidant de chasser le silence, un peu lourd, qui s’était installer, il engagea la conversation.


    - Sieur Euzen devrait être de retour d’ici une journée ou deux, pas plus. Mais n’ayez crainte, vous ne trouverez pas une demeure vide. Sa fiancée, la baronne Nahysse, est resté à Limoge, sa grossesse ne lui permettant pas de voyager. Prenant les devants d’une possible inquiétude de la nourrice. Elle a été mise dans la confidence de votre arrivé bien sûr.

    Nouveau petit sourire. Il fallait bien cela pour la mettre à l’aise.

    Alors, enfin, le 24 rue des Bouchers fut en vue. Allaient loger dans la chambre actuellement vacante de demoiselle Flora ou de Jakles ? Ou allaient-ils être installés dans celle d’Abigail, tel une nouvelle nurserie ? La fillette étant en voyage avec son père … Cela, se serait à la future dame des lieux d’en décider. Ouvrant grand la porte d’entrée, l’hispanique s’effaça un instant pour laisser entrer le duo.


    - Nous voilà arrivé … Prenez à gauche. Il leur désigna la porte. La baronne nous attend surement.

    Et il ne s’était pas trompé. A peine le seuil de la porte, séparant l’entrée de la pièce à vivre, fut-il franchit qu’il découvrit la baronne patientant à quelques pas de là. Il s’inclina.

    - Baronesa*. Instant de silence le temps d’être sûr d’avoir capté son attention. Le petit Lénaïc-Angel et sa nourrice, Abdonie Fromentin sont ici.

    * Baronne


Lenaic_
Qui sait ce qu'il ce passât, dans l'esprit de Lenaïc d'Acoma durant les deux jours qui venaient de s'écouler ? Personne ... Hormis moi, bien sûr. Et vous, bientôt. Il s'était fait, bon gré mal gré, à ce nouvel environnement, même le fameux Augustin- il avait rapidement compris qu'il n'était l’Affreux pour qui ils avaient quitté la maison et l'espoir de revoir bientôt sa mère et sa soeur- ne lui inspirait plus guère qu'une antipathie toute relative. La baronne, qu'il avait d'abord soupçonné d'être atteinte de quelque maladie étrange avant qu'on ne lui expliquât son état, lui paraissait assez sympathique et il adoptait progressivement la maison. Seul bémol, la nourrice, qui, elle, avait d'emblée compris l'intérêt de vivre chez une famille titrée et propriétaire de gens, passait le plus clair de ses journée à se reposer du voyage, à lire et à d'autre activités de son âge et négligeait presque le petit, confié à de maintes occasions à d'autres qu'elle. Sans doute y avait t'il une véritable fatigue, cette femme était loin d'être Hercule, mais disons qu'elle savait mettre largement à profit la moindre occasion. Aujourd'hui, pourtant, elle l'avait pas lâché. Serait t'elle enfin reposée ? Il serait bien naïf de le croire. Les domestiques étaient ils trop occupés ? Ils étaient, il faut le dire, bien plus affairés que d'ordinaire, mais là n'était pas la véritable raison ...
Autre élément troublant, ils avaient passé la journée dehors. D'ordinaire, il y passaient un certain temps, bien sûr, il n'y avait pour ainsi dire rien de fragile et l'enfant pouvait y trouver toute sorte de jeux en toute sécurité, mais pas aussi longtemps et ils n'avaient pas quitté le domaine, alors que la vieille affectionnait au possible la compagnie des autres vieilles laissant le jeune, par ailleurs ravi, socialiser avec les protégés des autres. Non, au contraire, ils étaient restés dans le jardin toute la sainte journée, la grisonnante jetant, régulièrement, des coups d'oeuil vers le haut portail d'entrée. Et, qui plus est, elle ne rechignait pas à visiter les écuries, qu'elle fuyait comme la peste d'ordinaire, au plus grand bonheur du petit d'Acoma. Non, définitivement, il y avait quelque chose de louche aujourd'hui.
Mais, pour tout vous dire, il ne s'en souciait pas vraiment : à l'instant présent, il trépignait, l'insolent, pour qu'on le laissât monter sur l'un des chevaux, comme il avait vu faire de nombreuses fois. Il voulait absolument essayer, ce qu'Abdonie n'appréciait pas vraiment, on ne sait jamais, avec ces grosses bêtes capricieuses, ce qu'il pouvait advenir. Elle voulait rester ferme. Et y serait surement parvenue si le palefrenier, amusé par la colère du garçon, ne lui avait proposé de sortir un court instant le minuscule poney, un shetland dans la force de l'âge, prévu à l'avance pour la progéniture de la maison et qui s'ennuyait de pied ferme. La vieille s'affola intérieurement mais du se résigner à abandonner le petit à l'équidé, et le tour commença. Heureux comme un pape, Lenaïc montât fièrement sur l'animal, tenu par la bride par le palefrenier. C'est cet instant précis que choisirent les portes du portail pour s'ouvrir et laisser passer plusieurs silhouettes à cheval. La nourrice soupira : évidemment ... Elle avait passé la journée au jardin pour être la première à le saluer, pris soin de conserver Lenaïc présentable, disponible pour saluer son hôte et quand il arrivait, il était, sans autre permission que celle d'un palefrenier, sur l'un de ses chevaux ...
Tant pis, pensait t'elle, après tout l'homme avait l'air aimable, mais elle voulait toujours plaire et ceci, à son opinion, n'allait pas dans le bon sens ... Elle fît signe au palefrenier de revenir mais déjà, les chevaux étaient à son niveau. L'un d'eux était, lui semblait t'il, le bon


Ha messire ! Je suis fort aise de vous retrouver, Abdonie Fromentin, nous nous sommes déjà vu, je crois, chez Mademoiselle d'Acoma.

lL'enfant et le cheval n'était pas loin encore, il fûrent bien vite près d'eux.

Vous connaissez, je crois, Monsieur Lénaïc ... Puis, en direction du garçon Lénaïc ...

Celui ci, tout à la joie d'être sur ce poney, conscient, malgré tout, qu'il ne pouvait se permettre de se montrer fermé à tous et puis, après tout, ce n'était peut être encore qu'un des gens du Euzen qui, eux, n'y étaient pour rien ...

Bonjour messire ...

Il prit même la peine de s'incliner, comme elle lui avait appris, ce qui donnait, avec cette assurance malhabile d'un enfant tout jeune sur un poney, un effet pour le moins comique
Euzen

        « Ce qu’il y a de bon dans les départs ? Ils commencent le retour. »
          D’Yolande Chéné.



    Et le leur était à portée de sabot.

    Tôt la veille, ils avaient quitté la Trémouilles et l’hérisson diaconesse après quelques heures de repos. Le cheval d’attelage avait été changé au relais pour faciliter l’avancé mais son propre étalon, Treuerfreund, commençait à accusé les lieux. Aussi le rythme fut-il lent, frustrant un peu plus les voyageurs. Le frison est un brave animal mais cela faisait maintenant dix jours qu’ils voyageaient, avec seulement deux de repos. Monture comme cavalier se fatiguaient. Il était inutile de pousser plus et d’arriver sur les rotules pour deux ou trois heures de plus. La soirée automnal était donc bien avancé quand la compagnie franchie les porte de la Capitale Limousine.

    Enfin chez eux.

    Le Corniaud avait pourtant gardé un bon souvenir de son premier passage en Poitou, mais ce nouveau séjour là-bas avait ternis son opinion. Les habitants y étaient toujours accueillant … Du moins pour les rares qu’ils avaient croisés. Et là se trouvait toute la source du problème … Leur voyage avait été d’un ennui mortel. Aussi, était-il pressé de retrouver les siens. L’espièglerie de sa fille. La facétie de sa Muse. Le calme, même relatif, de sa maisonnée. Bref, sa vie Limogeaude. La cohue, l’effervescence de la ville ralentit leur progression, au plus grand damne du jeune homme. Si près du but, il n’avait aucune envie de perdre du temps.


    - Ecartez-vous ! Aller dégager ! Laissez place Bon Dieu !

    Difficilement, ils se faillèrent un passage pour enfin atteindre le 24, rue des bouchers. Enfin ! La demeure était pourtant la plus proche de la porte Nord de la ville, celle par laquelle ils étaient arrivés, mais le Navailles avait l’impression d’avoir traversé la ville de part en part. Morte Couille ! Qu’il détestait la vie citadine pour cela ! Sa patience y était souvent mise à rude épreuve. Et pour ce qu’il en avait de patience …A présent, il ne rêvait que d’un bain, froid ou chaud, pour se débarrasser de toute la poussière qu’il avait ramassé sur le chemin. Un bain et des vêtements propres. Mais c’est deux éléments furent un instant oublier quand, pénétrant dans la cour, son œil valide se posa sur un poney et l’enfant montait dessus. En soit, cela n’aurait pas dû l’étonner. N’avait-il pas fait l’acquissions de se poney pour qu’Abigail apprennent à monter ? Si. Et si la mouflette avait été l’actuel cavalier du petit animal, le Corniaud s’en serait certainement amusé. Surement même, aurait-il repoussé ces projets de récurage pour participer à l’exercice. Oui mais voilà, la chevelure blonde qui trottinait gaiement sur le canasson n’était pas celle de sa fille … Qu’est-ce que cela … ? Alors il se rappela. La lettre. La nourrice. Son inquiétude. Sa proposition. L’enfant devait donc être celui de son amie actuellement portait disparue … Etrange, il l’avait imaginé brun. Surement parce que la d’Acoma l’était.

    Déchaussant ces pieds des étriers, il passa la jambe droite au-dessus du sombre étalon et mis pied à terre. A peine eut-il le temps d’en faire autant entre les rennes et de la tête du brisons que la brave femme, unique représentante féminine de l’assemblée, l’interpeler déjà.


    - En effet, je me souviens de vous, Madame Fromentin. Quand êtes-vous arrivée exactement ? Votre installation s’est-elle bien fait ?

    Ces questions, il les posa sans même la regarde. Tout juste s’il écouta les réponses, occupé qu’il était à desceller son fidèle ami. Il ne lui accorda qu’une véritable attention quand elle fit mention de l’enfant. Laissant Gaspard terminait avec l’étalon, il se tourna alors vers le haut comme trois pommes.

    - Bonjour Lénaïc, ravi de te rencontrer. Je suis Euzen, un ami de ta mère.

    Par automatisme, attrapé auprès de sa fille et des autres enfants qui peuplaient Limoges, le hérisson ébouriffa les cheveux du petit garçon, son attention déjà portée ailleurs.

    - Agos ! Va réserver deux chambres dans l’auberge la plus proche d’ici. Gaspard quand tu en auras terminé avec Treuer, commence à décharger la carriole. Mais n’en retire pas tout, certaines mall ne resteront pas ici. Quelqu’un sait où se trouve la baronne ? A l’intérieur ? Et ma fille ? Aussi ? Bien.

    Avouerait-il qu’il était un peu déçu qu’aucune des deux ne soit encore sortie pour l’accueillir ? Jamais !

    - Bien. Ou en étions-nous ?

    La question, il la posa à l’Abdonie, son attention totalement pour elle cette fois.

_________________
Lenaic_
Le Blond qui lui faisait face s'adressa donc d'abord à la nourrice. Celle ci lui répondait d'ailleurs, faisant savoir que leur arrivée s'était faites quelques jours à peine auparavant et que tout allait bien. La seule réponse possible, quoi. Elle ajoutât d'autres choses de moindre importance, décrivant leur arrivée avec force de détail, le priant de bien vouloir l'excuser d'avoir accepté que l'enfant montât sur son cheval, parlant, enfin, de sa mauvaise humeur désormais presque habituelle, ainsi, l'excuse venant ainsi opportunément derrière le reproche, que du trouble qu'introduisait la disparition de sa mère chez le petit. Puis, enfin, il s'intéressât à lui.

Alors c'était bien lui, Euzen ... Le responsable, Le coupable, celui pour qui il avait quitté la maison. Et il se présentait comme un ami de sa mère, le sans gène. Voilà qui l'étonnerait au plus haut point : jamais un ami sincère de sa mère ne l'aurait fait la quitter. Il résolu, rapidement, de se contenter de ne pas lui répondre : c'était, intuitivement, la meilleure solution qu'il trouvât. Répliquer par le mépris, aurait t'il songé, s'il eut été un peu plus vieux.
Mais très vite, le seigneur en rajoutât dans la provocation : non content d'être là, d'être responsables de tous ses méfaits, il entreprit de lui passer les mains dans les cheveux. Non, ce n'est pas une plaisanterie. Lui. Et dans Ses cheveux. Il approchait vraiment la main de ses cheveux ! Lenaïc eu immédiatement un mouvement de recul. Mais allez réagir avec fierté, quand vous êtes aussi jeune et, qui plus est, assis sur un animal plus grand que vous, que vous êtes incapable de diriger et dont il est humainement, du moins c'est ce qu'il lui semblait, impossible de descendre sans blessures mortelles. Un sentiment d'impuissance rageuse l’étreignit alors tout entier, pour la première fois. Aussi, seul un rictus mi méprisant, mi dégoutté,vint finalement compléter son premier recul.
Mais l'homme ne semblait pas s'en préoccuper plus que cela : sans doute n'avait t'il pas vu, il donnait déjà des ordres à ses gens qui l'accompagnaient. Puis, il se retourna vers la nourrice, qui avait manifestement décidé de faire comme si de rien n'en était, pensant, sans doute, que l'Euzen n'en aurait rien remarqué.


Je vous disait que nous ne pouvions être plus satisfaite de votre accueil. Nous avons pris quartier dans l'une des chambres, à l'étage. Madame la Barrone nous à fort bien reçu.
J'espère, en tout cas, que nous ne vous dérangerons le moins longtemps possible. Avez vous eu des nouvelles de ma maîtresse ? Je n'en ait pas eu la moindre depuis nos derniers échanges.
Et, pardon si je fais fausse route, mais nous vous prenons de la place ? Si quelqu'un doit aller à l'Auberge, il me semble que ce doit être nous.
Euzen


    Comme toute brave femme d’un certain âge, issue de la classe inférieure, qui respecte celle-ci était bavarde. Très bavarde. Presque trop au gout du Montbazon. A croire qu’elle avait préparé toutes ces informations de longue date et, craignant de n’avoir jamais plus l’occasion de les dire, les déblatérait toutes d’une seule traite dès à présent. Il en aurait volontiers soupiré. Mais loin de lui la volonté de froisser la brave femme. Il savait comme ces vieilles filles pouvaient être susceptibles parfois et il n’était guère d’humeur à gérer un égo blessé alors qu’il n’avait pas encore passé le seuil de sa maison. Puis l’Abdonie avait quelques excuses à soumettre pour sa défense. En effet, il était souvent difficile pour une âme, habitué à suivre et à obéir de devoir se retrouver du jour au lendemain dans l’obligation de choisir et décider. C’est pourtant ce qu’elle avait dû faire après s’être retrouvé sans nouvelle de sa maitresse avant l’enfant de cette dernière sur les bras.

    Et la question de la nourrice amena à l’esprit du borgne, le souvenir de sa brune amie. Ou pouvait-elle bien être ? Pourquoi et comment avait-elle été amenée à être séparé de son fils ? L’Abdonie avait été très vague sur ce point dans la missive qu’elle lui avait fait parvenir. Il faudrait qu’il la questionne plus en profondeur. Mais pas devant l’enfant. Aussi repoussa-t-il ces question dans un coup de son esprit qui revient dés lord du la d’Acoma. Quelle idée aussi de parcourir comme elle le faisait ! Une nouvelle, il pesta contre ces femmes obstinées et indépendante. Voilà où ça les mener l’indépendance ! Et une nouvelle fois, il se jura à lui-même de ne jamais permettre à aucunes de ces filles de devenir ainsi. La place d’une femme est d’être en sécurité chez elle et si elle voyage, c’est entouré un point c’est tout.

    Finalement, le babillage de la nourrice fit revenir le seigneur des Portes à l’instant présent.


    - J’en suis navré … Dame ou demoiselle ? Que disait-on a une vieille fille ? Abdonie, je n’ai eu aucune d’Hellina. Mais, maintenant que je suis rentré, nous allons pouvoir approfondir la question.

    Oui, il fallait qu’une chose soit arrivée à la jeune femme pour qu’elle laisse ainsi son enfant derrière elle, sans nouvelle. Malgré lui, il jeta un regard vers l’éther. Se pouvait-il que … ? Non. Non, la conscience du Montbazon réfutait cette hypothèse. Bien que dans le fin fond de son esprit, il sache qu’elle était la plus probable. Alors du haut, l’œil se porta vers le bas et tomba sur le petit garçon toujours juché sur le poney. Quel age avait-il ? Trois ? Quatre ans ? Il n’était donc pas tellement plus vieux que lui quand il avait perdu sa propre mère … Le regard du borgne se voilà un instant. Lui avait conservé son père après ce drame, ce ne serait pas son cas. Et c’était tant mieux. Aucun môme ne mérite d’avoir un violeur pour père …

    - Vous faites fausse route, Abdonie. Et il est hors de question que vous restez à l’auberge avec un enfant aussi jeune. Sans prévenir, ni l’enfant, ni la nourrice, il attrapa ce dernier sous les aisselles et le déposa à terre. Allons, rentrons, nous avons à parler.

    Un dernier coup d’œil au coche qui se vidait petit à petit, il les laissa le précéder à l’intérieur et referma derrière eux.


Elina
[ Bien des semaines plus tard ... ]

L'auberge se dessinait enfin à l'horizon... le coeur de la balafrée ne cessait de s'emballer à chaque fois qu'elle apercevait un point du paysage reconnut, elle approchait... oui à présent elle n'était plus qu'à quelques minutes de son fils. Dans quelques instant elle se jetterait à genoux devant se petit bout d'homme et le serrerait de toute ses forces contre elle, elle respirait de nouveau son doux parfum, passerait sa main dans ses fin cheveux blond, et envahirait son visage d'ange de tendre baiser. Comment réagirait-il devant cette mère en si mauvais état, la sulfureuse tornade brune n'était plus qu'une balafrée clopinante à la santé mise à mal. Mais à peine fut-elle tiré des griffes de ses bourreaux par le Duc, que la d'Acoma ne prit pas le temps de se refaire une santé, une seule chose la préoccupait: son fils! Se fils tant aimé, qui devait à présent la penser morte, ou alors croyait-il que sa mère l'avait abandonné... Cette seule pensée déchirait le coeur de la ténébreuse.

Assise confortablement dans le carrosse que son sauveur de Duc avait mit à sa disposition, entouré de garde, la d'Acoma pensait à toute les éventualités, imaginant ce qu'elle pourrait bien raconter à son fils pour lui expliquer sa si longue absence. Tout ce qu'elle savait c'est qu'elle allait enfin le retrouver!
Le carrosse s’arrêta enfin, annonçant le terminus. Elle ne laisse pas même le temps au côcher de venir lui ouvrir la porte, que la furie brune se leva d'un bon, fit balader la porte et sauta du carrosse, aussi vite que ses blessures lui permettait. La tornade n'était pas son surnom pour rien, car se fut réellement ainsi qu'elle pénétra dans l'auberge. Sans même prendre le temps de saluer l'aubergiste qui la regardait d'un air effaré elle grimpa à toute vitesse les escalier menant aux chambre qu'elle avait loué. Là, se fut le drame... vide, le néant! Personne... seul ses affaires personnel à elle persistait, mais tout ce qui concernait la gouvernante et son fils manquait à l'appel. L’inquiétude monta en elle, où était son fils?! L'avait-ils enlevaient à lui aussi?

Et Md'ames! Z'êtes la d'Acoma pardi? Pour sur que si c'est vous, j'ai quelques choses pour vous!

La d'Acoma se retourna entendant la voix de l'aubergiste qu'elle n'avait pas entendue monter derrière elle, à sa main se tenait un parchemin. Sans rien demander, ni un seul mot de politesse tellement son inquiétude était profonde, la brune le lui arracha des mains pour en prendre au plus vite connaissance.

Citation:
Madame,

Voilà plus de deux semaine que je n'ai plus nouvelle de vous, j'ai prié le seigneur chaque jours pour qu'il ne vous est rien arrivée. Si jamais il à entendue mes prières vous êtes en ce moment même entrain de lire mes mots.
Au moment où je vous écris, un carrosse nous attend en bas, n'ayant plus aucune ressources pour subvenir aux besoins de votre fils, et non plus pour retourner en Lorraine, j'ai du demander la généreuse aide de votre ami le plus proche. Dieux soit loué le Sir Montabazon-Navailles à généreusement accepté de nous accueillir, soyez donc rassuré votre fils est en sécurité.

J'espère tant que vous lierez un jour cette missive, car cela sera signe de votre retour.
Je joint l'adresse où vous nous trouverait, car j'ai grand espoir de vous retrouver un jour.

Abdonie Fromentin


La lettre s'échappa des mains de la d'Acoma pour aller s'échouer sur le sol. Une flopée d'émotions vint embrouiller les pensées de la brune. Elle ne savait si c'était un réel soulagement de savoir son fils en sécurité, ou une réelle peur et appréhension qu'il se trouve chez Euzen. Pourquoi lui?! Pourquoi le destin lui jouait-il à nouveau se tour, qu'avait-elle fait à la fin pour mériter tout ça! Elle savait... oui elle était punis pour toutes ses années de mensonges. 3ans qu'elle mentait sur la procréation de se fils sans père.... sauf que si il avait bien un père, et le destin l'avait mit sur son chemin. Elle qui durant toute ses années avait tout fait pour que Euzen ne rencontre pas se fils dont il ne soupçonnait le lien, le voilà maintenant qu'il était sous son toit. Et si il s’apercevait de quelques chose? La ressemblance était frappante lorsque l'on savait la vérité.
Hellina dut s’asseoir un instant, elle devait réfléchir, trouver une solution, mais très vite la panique la prit de nouveau quand une nouvelle pensée vint hanter son esprit. Amaelle! Sa meilleure amie... oui celle-ci était à Limoges également, et elle savait la vérité concernant Lénaïc, et si elle faisait une gaffe, si elle révélait tout à Euzen croyant son amie morte? Non impossible! Il fallait qu'elle se rende à Limoges le plus vite possible, il fallait limiter les dégâts. Euzen ne devait pas savoir, pas maintenant....

Encore une fois elle ne prêta aucune attention à l'aubergiste, et la fusée retrouva à toute vitesse le carrosse, où se trouvait le côcher.

Il faut que vous m'amenez à Limoges, mon fils se trouvent la bas. Nous devons y être très vite! devant l'air hésitant du cocher elle ajouta: Ne vous en faite pas votre Maître ne vous en voudra pas, je lui expliquerais tout, il comprendra soyez en sur!

Voyant bien qu'il n'avait pas choix le cocher capitula, et la petite troupe se remit en route en direction du Limousin cette fois.
Mais pour cette deuxième partie de l'épopée, la brune n'était pas dans le même état d'esprit. Elle redoutait de voir apparaître les portes de la ville, bien que l'envie de retrouver son fils était toujours présente, elle redoutait l'accueil d'Euzen. Elle connaissait le Blond, si il savait la vérité sur ce qu'elle lui avait caché pendant tant d'année, il ne lui pardonnerait jamais...
En silence la d'Acoma priait le très haut pour que son petit secret soit toujours bien gardé, la route allait être longue, il valait mieux songer aux retrouvailles avec son fils, plutôt qu'au foudre d'Euzen. C'est en revoyant l'adorable bouille de son fils chéri, que la tornade s'endormie profondément, après toutes ses émotions elle avait bien besoin de repos.

[ Limoges. ]

Madames, hé hooo il faut se réveiller, nous somme arriver.

La voix d'un des gardes l'accompagnant réveilla en sursaut la la jeune femme. Les rayons du soleil brillait de mille feux, annonçant que la matinée était déjà bien avancée. Elle mis plusieurs seconde avant de tout réaliser tout se remémorer. Tout d'abord l'autre folle,son enlèvement, sa séquestration, les tortures subis - à cette pensée ses vilaine douleurs se réveillèrent comme pour signifier que tout cela n'était pas qu'un rêve - l'arrivée du Duc qui la délivra, son départ à l'auberge, la lettre.... Oui ce n'était pas un cauchemar, elle se trouvait réellement devant chez Euzen, où demeurait depuis quelques jours son fils... leur fils....

Elle descendit de la voiture, une boule au ventre, les main tremblante. Son état de panique n'arrangeait rien à sa dégaine pas très fraîche dirons-nous. Elle ferme les yeux un instant, inspirant profondément, après tout elle devrait tôt ou tard assumer ses actes, autant que cela soit maintenant. Elle releva la tête, arrangea du mieux qu'elle put sa coiffure même si elle savait que cela ne suifferait pas à lui donner bonne mine, puis alla jusqu'à la porte d'entrer ou elle toqua doucement.
Une femme en sortit en souriant, sourire qui s'évanouit vite voyant l'état d'Hellina devant surement la prendre pour une mendiante.

Hum... Que puis-je faire pour vous?

Bonjour, je suis Hellina-Rose d'Acoma, veuillez aller chercher votre Maître s'il vous plait.
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Euzen



    - Messire ?
    - Hum ?
    - Une dame est là et vous demande.
    - Qui ?
    - Hellina-Rose d’Acoma.

    Long silence.

    - En êtes-vous sûr ?
    - Elle s’est présentée ainsi.
    - J’arrive …

    Une révérence est la jeune femme s’était éclipsé dans un bruissement de jupe. Il aimait bien Esther. Elle avait les qualités culinaires et organistique de sa mère sans le mauvais caractère. Ce qui n’était pas peu dire. Le Corniaud appréciait beaucoup la cuisinière de son père mais son maternalisme et ces positions toujours carrées avaient quelques chose … d’étouffant. Esther, à son contraire, était discrète, compétente et d’une éternelle bonne humeur. Jolie qui plus ai. Mais jamais le Navailles n’avait eu le moindre déplacé envers elle. Et pour cause …


      Flash back – Terres des Ferrassières, quelques années auparavant.

      Pourrait-on nommé cette période, l’insouciance ? Peut-être. Il était encore loin le temps des fiançailles, mariages et responsabilité. Il n’était alors encore que le bâtard d’un seigneur douanier, pas encore seigneur lui-même. Debout alors que le déjeuner était passé et que le soleil entamer déjà sa descente vers l’horizon, le Montbazon n’avait pour unique soucis de savoir quelle vendue il prendrait le soir suivant. Question existentielle. Et c’est au retour d’une de ces nuits passées au bordel qu’il fit cette promesse qui lui liait, aujourd’hui encore, les poignets. Fidel à son poste, le Corniaud et son valet devaient attendre que Léon leur ouvre les grilles pour pénétrer dans le domaine de Balian. La seigneurie à proprement parlé était plus vaste, là il ne s’agissait que de la propriété même. A chacun de leur passage, le vieux garde le adressait le même sourire goguenard, le rehaussant parfois d’un commentaire graveleux. Mais cette fois-ci fut différente. Son air était grave. Un instant, le pas encore borgne cru même qu’un malheur était arrivé durant leur absence. Mais l’expression de l’ancien soldat avait une tout autre origine. Son épouse, Mathilde, désapprouvait le comportement du fils du seigneur et ne s’en était pas caché à son mari. « Et s’il séduit nos filles, hein ? Voilà s’qui arrivera, t’verras ! » Ces quelques mots avaient tourné en boucle dans l’esprit du Perrin durant toute sa nuit de garde. Et au matin, il avait décidé de s’en entretenir avec le blond et pour cela, n’y alla pas par quatre chemin.

      - Vous êtes des gars en pleines santé et s’que vous faites, s’normal mais j’vous interdis d’approcher mes p’tites compris ? T’es p’têtre l’fils d’seigneur Balian mais j’suis encore capable de vous mettre une taloche s’y faut et y dira pas non, pour sûr.
      - Je sais Léon et nous ne les approcherons pas.
      - Jurez-le.
      - C’est juré.

      La demande l’avait surpris. Le ton, le tutoiement non. Mais la demande oui. Et il s’y était plié de bonne grâce. Les filles ne manquaient pas, il pouvait bien se passer des jeunes Perrins et il appréciait suffisamment le couple de domestiques pour ne pas leur faire l’offense de déshonorer l’une ou l’autre de leurs enfants. Et sans cet engagement, Leon aurait-il accepté que plusieurs de ces filles se mettent à son service ici à Limoges ou sur le domaine des Portes ? Pas sur …

      Fin du flash back.


    Etrange comme les souvenirs hors propos vous reviennent quand on s’y attend le moins. Chassant celui-ci de son esprit et d’autre plus en thème avec ce qui se passait, le borgne sortie de sa chambre et, avant de descendre au rez-de-chaussée, entra dans la nurserie. Sans étonnement, il trouva le plus jeune des trois enfants de la maisonnée. Etait-il en train de jouer avant son entrée ? Possible. Leur rapports avaient été difficile au début, l’enfant lui battant froid pour une raison qui échappait encore au Navailles. Il avait finalement mit cela sur le compte de l’absence de sa mère et sur le peu d’habitude qu’avait l’enfant d’avoir une présence masculine dans son entourage. Après tout, il n’avait pas de père …

    Et encore une fois, le claire de sa chevelure le surpris.

    L’enflure qui avait tant fait souffrir la d’Acoma était-il blond aussi ? Le Corniaud préférait ne pas le savoir bien que la question lui venait dés que son œil se posait sur l’enfant. Restant sur le pas de la porte, la main sur la clanche, il s’adressa directement à lui.


    - Lénaïc ? Viens mon garçon, quelqu’un nous attends en bas.

    Un instant, l’idée d’accueillir seul la Lorraine lui était venue. Il aurait aimé lui parler seul à seul, connaitre le pourquoi du comment de son absence, s’assurer qu’elle aille bien. Mais elle était sa mère et rien que cela, justifié qu’il passe en premier. Ebouriffant les cheveux du môme quand il passa devant lui, il le suivit dans les escaliers. Et le spectacle qu’il découvrit en bas, lui fit plisser le nez.

    - Hell …

    Que lui était-il donc arrivé … ?


Lenaic_
Beaucoup de temps déjà était donc passé depuis que le jeune garçon et sa nourrice étaient partis de chez eux pour rejoindre cette maison. Lenaïc s'était progressivement fait à cette nouvelle demeure, à ces nouvelles têtes au quotidien. De sa mère, il avait finalement été assez peu question, du moins en sa présence : le gamin avait finis par admettre que l'Abdonie ne savait rien de plus que ce qu'elle lui avait déjà dit et il sentait depuis longtemps déjà cette inquiétude qui l'enserrait au jour le jour. Quant à Euzen, il avait progressivement admis, sans doute parce que sa préoccupation, certes discrète et admirablement camouflée devant l'enfant, ne pouvait échapper totalement à un esprit aussi candide, qu'il n'était pas pour grand-chose dans cette histoire. Les, nombreuses, conversations à ce sujet avec la vieille, qui le connaissait trop bien pour avoir laissé cela passer inaperçu, et le temps que le seigneur avait bien voulu lui accorder, de temps à autre, n'était évidemment pas pour rien dans ce revirement et, même s'il serais exagéré de dire qu'il ressentait une sympathie particulière pour l'homme, il avait, on peut le dire, accepter l'idée de partager, pour un temps, sa vie et sa demeure. Cependant, il y avait un certain nombre de choses que le petit ne pouvait comprendre : sa mère avait disparu, ils étaient tous relativement inquiets, mais aucun ne se décidait a passer à l'action. En effet, il était d'avis que si sa mère n'était pas là, c'est qu'elle était forcément quelque part. Et si elle était quelque part, il ne restait plus qu'à découvrir où. Et tout serait réglé, il pourrait enfin la retrouver. Mais non, tous restaient, tranquilles, vivant, comme si de rien n'était, une vie normale de famille noble de province. Oh, bien sûr, l'idée qu'il était de son devoir d'agir par lui-même, même s'il était évidemment incapable de le formaliser de la sorte, lui avait des centaines de fois traversés l'esprit. Plusieurs fois, il avait pris la résolution de partir, même s'il savait que ce monde, qu'il n'avait jamais imaginé si grand avant de partir pour la Lorraine, était fort vaste, même s'il pensait que cela ne se ferait pas sans difficulté, il fallait bien que quelqu'un s'en occupe. Mais chaque fois, par une fourberie telle qu'un petit voyage sur le poney de la maison, un goûter copieux ou simplement un jeu quelconque à travers le jardin, l'Abdonie, Euzen, la baronne ou même sa fille parvenait toujours, involontairement certes, à le détourner de son objectif. Il faut dire qu'il ne s'ennuyait pas souvent, dans la grande maison, et il y avait toujours quelque distraction pour le détourner de sa mission, qui l'assaillait tout de même très régulièrement.
Il avait même conçu de multiples plans pour y parvenir : sous l'imposante armoire qui trônait en face du petit lit, le petit blond avait caché tout ce qui lui semblait indispensable pour survivre seul : il y avait là quarante-huit deniers, une somme pour lui, récupérés Dieu sait où, une pomme à peine flétrie conservée un peu par hasard, une feuille de papier blanche, dont il avait remarqué que les adultes se munissaient souvent lorsqu'il s'agissait de voyage, il n'en avait pas vraiment saisi l'utilité mais c'est en forgeant que l'on devient forgerons et il comprendrait sans doute bien vite à quoi cela pouvait bien servir ainsi qu'un grand bâton, qui devait lui servir à se défendre, dans le cas où de méchants hommes, contre lesquels on l'avait déjà souvent mis en garde, lui poserait quelque problème dans son aventure.

Ce matin, comme presque tous les autres, il était donc résolu à agir. C'était, une fois de plus, aujourd'hui ou jamais. Alors, tandis que l'Abdonie l'avait laissé jouer un instant seul, dans la chambre, il jetât un coup d'oeuil sous l'armoire : tout était là. Mais très vite, la vieille reparue. Il ne lui avait rien dit de son projet : même à son âge, on est peut-être naïf mais l'on n'est pas idiot et il sentait fort bien qu'elle n'aurais pas vraiment été encline à le laisser partir. Ou alors peut être voudrait t'elle venir avec lui .. C'aurait été un renfort utile, mais il ne pouvait pas prendre de risque, s'il souhaitait partir un jour. Aussi, n'en avait-il rien à dit à personne et la cachette et son projet restait son petit secret. Abdonie, donc, s'était assise dans un coin et avait manifestement décidé qu'elle resterait là, à le regarder jouer, comme elle le faisait souvent. Impossible d'agir, donc. Une bonne partie de la journée passât ainsi, sous la surveillance étroite de la nourrice. Aujourd'hui, pourtant, l'idée ne lui sortis que momentanément de la tête et lorsque, de retour du goûter, celle-ci se décida a quitter la pièce, il se précipitât sous l'armoire. C'était le stade le plus proche de son but qu'il n'avait jamais atteint : il était seul, décidé, et avait son matériel de survie sur lui. C'était deux conditions assez difficiles à satisfaire, d'ordinaire, car la vieille privilégiait souvent les salles communes ou l'extérieur pour ses jeux. Mais, à nouveau, quelque chose allait le déranger dans ses plans ...


Lénaïc ? Viens mon garçon, quelqu’un nous attends en bas.

Encore raté. Et il avait tout dans sa poche, ce qui multipliait les risques : s'il perdait ça, il repartait de zéro. Il était si mécontent de cet échec qu'il n'avait pas véritablement écouté ce que le Navailles lui avait dit : il fallait venir, c'est ce qu'il avait retenu. Eh bien soit, il venait. Lorsqu'ils arrivérent en haut des escaliers, l'on discernait clairement une silhouette dans l'entrée en face d'eux. Son sang ne fît qu'un tour : cette posture, ce visage, c'était sa mère. Un cri dont nul n'aurait pu penser qu'il était humainement possible qu'il fût sortit d'un corps aussi petit déchiras le silence.

Mamaaaan ... !

En quelques secondes, il dévala les nombreuses marches qui le séparait d'elle, manquant une foi ou deux de les achever d'une manière moins académique et déversant, évidemment, le contenu de ses poches trop remplies à même le sol. Un sourire béat éclairait son visage lorsqu'il arrivât à son niveau, lui sautant littéralement au cou. Sa mère, contre lui, prés de lui, c'était son rêve de toutes les nuits qui se réalisait enfin. C'était un soulagement, un bonheur d'une intensité tel qu'il n'en avait jamais connu et un flot irrépressible de larmes vinrent alors mouiller les vêtements déjà dans un état déplorable. Plus rien ne comptait sinon cet instant. Il restât ainsi un moment, sans rien dire, dans un état presque second, simplement ivre de bonheur, subjugué par l'émotion ..
Et puis, enfin, l'esprit reprit le dessus, toujours accroché à elle et la voix noyée de larmes ...


Oh Maman, maman ! Mais où t'était ? J'ai cru .. J'ai cru que tu reviendrais pas et puis .. et puis ...

Mais produire un discours véritablement intelligible était manifestement pour le moment au dessus de ses forces. Il s'écarta alors un peu d'elle, pour passer ses mains sur ses yeux embués, et c'est alors qu'il vit ... Sa bouche s'ouvrit en grand, ses yeux ébahis, il essaya vainement de formuler quelques mots, mais c'était trop de chocs d'un coup. Aussi, il reposa sa tête à nouveau contre son épaule, redoublants de larmes, serrant du plus fort que ses bras le lui permettait, sa mère contre lui.
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Elina
La domestique entra chercher son Maître, ce mot désignant Euzen, arracha un fin sourire à la brune. Elle imaginait mal le fougueux blond en tant de noble bien respectable. Respectable, et responsable, le serait-il un jour? Cela la d'Acoma en était peu sûre, et encore elle ne savait pas tout sur sa vie rocambolesque, c’était d'ailleurs certainement mieux ainsi. Puis après tout, c'était ainsi qu'elle avait connut le blond bien des années au paravent, et tout bien réfléchis elle ne voulait pas qu'il change, beaucoup ne l’appréciaient pas à Limoges, mais elle la d'Acoma avait toujours eu une grande amitié pour le borgne, depuis le premier jour où elle l'avait rencontrer... il y'a de ça bien longtemps, ils étaient bien jeune à l'époque, elle encore bien insouciante... Depuis cette époque la Tornade avait bien changé, certes elle avait toujours le même caractère volcanique, mais depuis son statut était devenue celui de mère, la sulfureuse c'était bien assagit, finis toute ses bêtises, à elle une vie bien rangée... ou pas!

Mamaaaan ... !

A ce cris venant du font du coeur, la brune releva instinctivement la tête, elle aurait reconnut la voix de son fils entre mille autre. Le seul son de sa voix fit naître une flopée de papillon dans son ventre, ses yeux s'illuminèrent. Quel douceur d'entendre à nouveau sa voix fluette, et ce mot "maman". A la vue de la petite tête blonde, la d'Acoma faillit s'écrouler de joie, sans se retenir les larmes s'échappèrent de ses paupières, dès larmes de joie comme de soulagement. Ce cauchemar était enfin terminé... elle était toujours vivante et son fils était désormais près d'elle. A ce moment précis rien n'aurait pu entraver à son bonheur.
Il se mit à courir, dévalant les escaliers comme si sa vie en dépendait pour se jeter contre sa mère. La brune ne se fit pas prier pour pour prendre son enfant dans ses bras et les serras de toute ses forces contre elle, ses larmes étaient désormais mélangé à son rire si contente de le tenir enfin dans ses bras. Sa main se perdit dans ses fins cheveux blond, ses lèvres trouvèrent avec tendresse son visage qu'elle couvrit de baiser.

Oh Maman, maman ! Mais où t'était ? J'ai cru .. J'ai cru que tu reviendrais pas et puis .. et puis ...

Mon amour, Mon petit prince, oh tu m'as tant manqué si tu savais! Je suis là maintenant, ne t'inquiète pas... et je te laisserais plus je t'en fais la promesse.

Oh oui elle était pas prête de la lâcher son fils désormais, après cette grande frayeur la d'Acoma qui était déjà une mère poule allait devenir bien plus que collante. Pauvre Lénaïc, il n'aurait plus un instant de répits!
Mais lorsque son fils se recula, se fut le drame! Se qu'elle avait tant redouté était entrain d'arriver. Son coeur se serra, elle aurait tant donné pour que son fils ne l'a voit jamais dans cet état, oh oui elle aurait donné toute la fortune de la famille si il le fallait pour que cet instant n'arrive jamais. Devant le visage balafrée et encore gonflés du au coup reçut, l'enfant éclata en larme, se blottissant à nouveau dans les bras maternel.

Ce n'est rien mon coeur, je vais bien ne t'inquiète pas. Oh oui je ne pourrais aller mieux quand je t'ai contre moi. Ne te fais pas de soucis mon ange, ce n'est que quelques blessures ça va vite partir!

Doucement elle berça avec douceur son fils contre elle, caressa avec infime tendresse sa chevelure si ressemblante à celle de son père. En parlant du père elle ne l'avait d'abord que peu aperçus, et tout en câlinant et rassurant son fils elle leva avec inquiétude les yeux vers Euzen. Bon déjà il ne la regardait pas avec mépris et haine, au premier à bord il ne semblait pas la détester, finalement il n'était peut être pas au courant... Léger soupir de soulagement à peine perceptible. Tout en serrant son fils contre elle, elle essaya de sourire à Euzen voulant le rassurer, il était clair que son état devait quand même être dès plus inquiétant.

Bonjour Euzen... Ne t'inquiète pas toi aussi, je vais bien. Je t'expliquerais

Elle fixa le blond de ses prunelles azur avec un regard dès plus appuyer. Oui elle lui expliquera tout, mais plus tard... sans son fils. Il n'avait pas à savoir toute la vérité, ce qu'on lui avait fait subir, oui ça son enfant ne le saurait jamais!
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Lenaic_
Dans les bras de sa mère, le petit d'Acoma reprenait des couleurs. La stupeur devant ce visage mutilé faisait décidément long feux devant l'espèce de sérénité que lui apportait, après autant d'absence, la présence de la d'Acoma. Celle-ci, d'ailleurs, faisait tout pour le rassurer. Et il n'avait nul raison de ne pas le croire, lorsqu'elle disait qu'elle ne le quitterait plus jamais, que les blessures disparaîtraient. Rasséréné ? Pas tout à fait. Mais disons du moins qu'il se laissait simplement aller à la douceur et à la joie que lui procuraient ces retrouvailles. Progressivement, les larmes se muait en reniflement et en larges sourires et il retrouvait peu à peu son assurance. Soudain, sa mère s'adressa à l'autre blond assistant à la scène. Il avait pour ainsi dire complètement oublié son existence et c'était presque une surprise de l'entendre prononcer le nom d'Euzen.

A moi aussi tu m'expliqueras, hein maman ?

Au fond, il n'était pas bien sur de vouloir tout savoir. En fait, il ne voyait pas vraiment les choses comme ça : il rêvait, depuis sa disparition, qu'elle aurait à son retour quelque histoire chevaleresque à lui raconter, quelque aventure palpitante qui tout à la fois justifiait son absence et démontrerait à la face du monde, si toutefois il en était encore besoin, à quel point sa mère était forte et courageuse et à quel point elle méritait la fierté et l'amour de son fils. C'était, d'ailleurs, la seule explication possible à ses yeux. Mais maintenant qu'il la voyait ainsi, usée par l'aventure, il n'en était pas moins fier, mais il voyait, sur sa chair, la douleur qu'apportent aussi l'héroïsme et, tant qu'à faire, il n'était pas certain de vouloir en connaitre toutes les raisons. Mais en tout cas, si elle consentait à lui donner une explication, il l'écouterait sans faiblir. Il était le fils de sa mère, après tout.
Au fur et à mesure que son assurance et son esprit lui revenait, que la situation se normalisait, beaucoup d'autres choses lui venait en tête. Il avait tant à lui raconter, tant à lui dire. Mais avant, il y avait un point qu'il convenait d'éclaircir.


Dis, maman, pourquoi papa il est pas venu ?

Pendant l'absence de sa mère, la question avait une importance bien moindre : il était loin, pour avoir fait le chemin lui même le garçon le savait, il était habitué, au rythme des aléas entre lui et sa mère et des voyages, de le voir très souvent ou de ne plus le voir, et c'était plus ou moins normal que celui-ci ne donne pas de nouvelles. Oh, il en avait bien de temps en temps, mais par l’intermédiaire de sa mère, donc si elle disparaissait, lui aussi, il n'y avait rien d'incongru à cela. Mais maintenant que celle ci était de retour, la question se reposait avec force : après tout, il savait surement que sa mère avait disparu, pourquoi l'avait t'il laissé seul avec Abdonie ? Obligés de venir vivre ici, chez des inconnus, alors que lui, il en avait, de l'argent. Ou du moins, c'était bien ce que le gamin pensait ...


Mais il y avait autre chose qu'il fallait absolument qu'il lui raconte. Le sujet était plus léger, bien sûr, mais une fois ce point éclaircis, il n'y avait aucune raison valable de ne pas lui dire : la question de l'opportunité des circonstances est un concept, chez les enfants, qui n'à véritablement cours qu'en des périodes vraiment particulières.


Oh, hé, tu sait, je suis monté sur un cheval ! Mais c'était un tout petit cheval pour les enfants, hein ... Tu disait que c'était dangereux, mais c'est même pas vrai : je me suis rien fait ! Et même qu'Euzen - Il eu alors un mouvement de tête furtif vers le susnommé, d'un air qui ne pouvait pas signifier autre chose qu'il avait bien conscience de transférer tout ou partie de la responsabilité sur lui - , le monsieur des écuries et même Abdonie ils étaient d'accord ! Il m'en faudra un à moi un jour tu sait ! J'arrivais même presque à le diriger avec le monsieur qui tenait la corde ! Et même que j'ai pas eu peur du tout et que c'était trop bien !

Abdonie .. Abdonie ... Mais oui, bien sur, Abdonie, la pauvre était toujours quelque part dans la maison. Et elle ne connaissait pas la nouvelle ! Elle ne savait pas ! Et en plus, elle devait se demander où il était passé !

Ho ! Et il faut dire à Abdonie que tu est là, et ton argent aussi ! Tu sait, je crois qu'elle seras très contente de savoir que tu est là ! Je peut aller lui dire ?

Attendant un acquiescement de quel que sorte que ce soit, porté par l'enthousiasme du moment, il s'apprêtait déjà à grimper à l'étage pour chercher la servante, dans cette maison qu'il avait largement appris à connaitre ...
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