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[RP] Blichilde des colères a la vie devant elle

Blichilde
RP semi ouvert, toute intervention est la bienvenue, mais s'il vous plait, envoyez un MP avant. Bon jeu!


« L'enfance est indigente, chimérique, indéchiffrable. Elle est violente. » Robert Lalonde

Elle s'appelle Blichilde Blaudelle. Elle n'est pas bien vieille - huit, dix ans- , elle n'est pas bien belle non plus. Elle est grande, maigre, le teint bruni par le soleil. Elle sourit peu, mais quand elle le fait, on peut voir qu'il lui manque une incisive. Elle va pieds nus, les jupes trouées, un châle mince autour de ses frêles épaules. Elle est née un peu par hasard un soir de février sur le plancher de terre battue de l'atelier de son père. Elle était le sixième enfant vivant du maçon Blaudelle et de son épouse.

Comme tant d'autres, Blichilde a grandi dans un monde où il fallait pour subsister serrer les dents, les poings fermés. Très jeune on lui enseigna à chaparder des pommes et des oeufs. Le Blaudelle préférant la bouteille au mortier n'avait que très rarement du travail. Comme il fallait bien nourrir toute la marmaille au moins un jour sur deux, on quêtait aux soeurs et on volait au marché. Oh, elle n'était pas malheureuse de sa condition. Elle n'a jamais rien connu d'autre, la Blichilde. Les claques derrière la tête étaient fréquentes, l'hiver on avait froid et on mangeait souvent de la soupe aux glands. Quant à l'amour filial... La mère se taisait, Blaudelle distribuait les volées, les frères lui tiraient les cheveux . Une fois par an, à peu près, un nouvel enfant naissait. Par hasard ou par erreur, comme les autres avant eux. Souvent, il ne passait pas le premier hiver et la famille se rendait au cimetière pour enterrer le petit corps enveloppé dans un linceul.

La mort était familière. La mort n'effrayait pas. Elle arrivait, point. Blichilde ne saurait d'ailleurs pas dire si elle pleura de chagrin ou non lorsque sa mère mourut en même temps que l'enfant. En silence, sur le sol de terre battue. Sans doute pleura-t-elle de chagrin plus tard. Pour d'autres raisons. Pauvre âme. La dynamique familiale changea un peu. C'était maintenant Élodie, la fille aînée de Blaudelle qui servait de femme à son père, malgré les menaces d'Enfer Lunaire que brandissait le prêtre. Blichilde encore innocente ne comprenait pas vraiment ce qui se passait. Elle se contentait de faire ce qu'on lui demandait: aller ramasser des glands, prendre des écureuils au piège et trouver des excuses à Blaudelle pour justifier que son travail n'était pas encore terminé ou avait été mal fait.

Cela dura quelques mois. Nouvelle visite au cimetière. On avait retrouvé Élodie pendue à une poutre de la grange. Comme les autres suicidés, elle fut mise en bière en dehors de la terre consacrée. Pauvre Élodie. Blaudelle ne démontra aucune émotion. Pas une once de remords, de tristesse ou de soulagement. Rien. Il se contenta de retourner à ses briques une fois la cérémonie achevée. Pauvre Blaudelle. Un soir où il ne rentra pas, Blichilde alla voir ce qu'il faisait. Encore bourré, probablement. Lorsqu'elle poussa la porte, elle ne trouva qu'un tas de briques. Flegmatique du haut de ses dix ans, l'enfant retourna dans la maison annoncer à ses frères que leur géniteur n'était plus.

-L'Blaudelle il est comme les roys. Y dort dans un cercueil en pierre.

Sans plus de cérémonie, elle haussa les épaules retourna à sa soupe aux glands. Probablement que le corps du père gît encore au même endroit en ce moment. Bonjour l'odeur au printemps!

-Si ça s'trouve, Élodie est en train de lui casser la gueule sur la Lune!

Et le frère Kacedic de renchérir:

-Bien fait pour sa gueule tiens. En même temps, elle avait d'ces nichons l'Élodie!

Sourcillement blichildiens.

-Au temps pour moi...

Peu de temps après, Kacedic commença à regarder Blichilde d'un oeil différent. Ses amis aussi. L'enfant ne remarqua rien au début, puis commença à être agacée sans savoir trop pourquoi.

-T'es une femme, la soeur.

-Pff! Même pas vrai.
Dit-elle en grommelant.

-Bientôt, alors.

-Pis? Qu'est-ce que ça peut t'faire à toi?


Il n'avait pas répondu, mais avait continué de boire sa bière forte. Kacedic n'avait pas les moyens de se payer une fille de joie. Kacedic n'avait pas de succès auprès des filles. Kacedic avait des envies que tous les jeunes hommes normalement constitués ont. Blichilde était plate, longue et n'avait pas les traits fins. Mais Blichilde était une femme. Une fille. Enfin, une femelle. C'est donc mu par une envie que la bière avait décuplée qu'il saisit sa soeur par le cou, la fit basculer sur la table bancale et avait assouvi rapidement son instinct.

Blichilde n'avait pas crié. La douleur l'en empêchait. Elle n'avait pas compris ce qui s'était passé. Il s'était rajusté et avait quitté la pièce. Remords? Honte? Seul le Sans-Nom le sait. Blichilde, elle, était restée immobile, tremblante. Les enfants dormaient dans la pièce d'à côté. Avaient-ils entendu? Lentement, elle se redressa, rabaissa ses jupons sur son corps meurtri. Elle ne serait plus jamais une enfant.

Lorsqu'il revint à peu près sobre, il ne la regarda pas. Dégoût? Peut-être. Il croqua dans une poire et s'adressa à sa cadette sans la regarder. Celle-ci était assise près de l'âtre et fixait les flammes. Elle sursauta lorsque la voix de Kacedic retentit.

-Maintenant que tu as connu un homme, tu vas pouvoir le refaire et rapporter de l'argent. T'as tes mois?

Elle haussa les épaules.

-Non? Excellent, tu nous f'ras pas un chiard!

C'est donc à partir de ce moment qu'il s'affichait avec la fillette dans les bouges, cherchant à la louer pour quelques sols la passe. Elle était plate, nous l'avons vu. Ses ronds de jambes et son sourire forcé ne dupaient pas grand-monde.
Kacedic


Plus de mère, plus de père. Faut bien vivre nan ? Le jeune approchait des 18 ans, et voilà qu'il aspirait à de plus grandes choses que ramasser des glands et voler une ou deux graines. Il était homme et comptait bien le faire savoir.

C't'ait pas une vie ça ! Lui serait roi parmi les pauvres.

Et puis une idée finit par germer dans sa tête de tordu. Blichdile, la p'tite avec son petit visage de pucelle, à leur faire les yeux doux et à battre des cils. Rien qu'une sal***. Avec ses jambes de gazelle, et son air insolent.

Il la ferait taire et la ferait sienne.

Alors une envie le prit. La marchandise, faut-il bien la tester pour savoir ce qu'elle vaut, hein ? La dernière once d'honneur qui le retenait en souvenir d'une p'tite soeur qu'il avait bercé, disparut sous les effets dévastateurs de l'alcool. La bouteille avait toujours tourné dans la famille et n'arrangeait pas vraiment leurs affaires.
Il fit les siennes, et en fut suffisament satisfait pour en faire profiter les autres.

Il changea l'effrontée en richesse, de quoi s'payer de quoi grailler, de la gnôle et des femmes avec plus de courbes que la catin qu'il se trainait.

Un jour, semblable aux autres, une étape parmi les autres, pinçant les fesses de la Blichdile, il la poussa dans le nouveau bouge qu'il leur avait dégoté.

Avance, toi.

Il la frappa à l'arrière de la nuque et lui désigna un tabouret où s'asseoir, se tenant prêt d'elle pour empocher les sous des affreux qui la désirerait.
Sans un regard il donna ses ordres pour que la marchandise se mette en valeur.

Sors moi un sourire. T'es au chaud, t'as pas d'quoi t'plaindre qu'je sache. T'veux que je t'échauffe, sal*** ?

Lui avait pas de quoi se plaindre. Il se rinçait l'oeil avec délice, et l'engin finit par se dresser royalement dans ses dessous.
Qu'elle se dépèche d'attirer le pigeon qu'il puisse s'offrir son dû de mâle.
Blichilde
Les claques, les insultes et les ordres étaient habituels. Quand ce n'était pas Blaudelle qui gueulait, c'était Martin, Conrad ou Kacedic. Ce qui était différent maintenant, c'était que Blichilde avait peur. Elle redoutait la main fraternelle qui ne faisait plus que corriger. Elle pinçait la fesse, tâtait la cuisse et se posait, possessive, sur l'épaule. Blichilde devait agir en femme avant même d'en être une: elle se peignait le visage, montrait ses chevilles, se parfumait au pouliot. Elle n'était plus une «sale gosse» une «gamine» ou une «p'tite». Non. Elle était sa «garce» sa «catin», sa chose. Le jour, elle jouait avec sa poupée. Le soir, elle en devenait une.

Il n'en faut pas beaucoup à une enfant pour devenir obéissante, effacée, servile. Elle souriait quand il le lui demandait et disait merci quand il la nourrissait. Les acheteurs se faisaient rares. Souvent, il ne se passait rien. Ils se contentaient de regarder le corps enfantin offert sans oser la toucher. Mais quand on lui disait de s'allonger et de ne pas bouger. Elle s'exécutait. Parfois, ils exigeaient qu'on les rembourse parce qu'elle avait pleuré. Kacedic le faisait de mauvaise grâce et Blichilde écopait toujours. C'était sa faute à elle s'ils ne mangeaient pas de viande, s'ils avaient froid, s'ils buvaient du mauvais vin.

Ce soir-là, elle ne sourit pas. Sagement assise à côté de son frère, elle attendait. Un miracle? Non, elle n'y croyait plus. Les femmes étaient belles. Bien plus qu'elle. On ne la remarquerait pas ou on la prendrait pour l'enfant de l'une d'elles. Souris, Blichilde. Souris et il sera content. Il te donnera du vin et tout cela passera bien mieux. Allons, souris donc.

Un léger sourire vint ourler la lippe de l'enfant juste au moment où quelques sols tombèrent dans l'escarcelle de Kacedic. Ensuite question d'usage:

-L'est pas malade?

-Propre comme une pucelle!

Rire gras et Blichilde sauta en bas de son banc pour suivre le mécène de la soirée. Les dents serrées et l'oeil humide, elle se devait d'être plaisante. Moins elle résisterait, plus vite cela serait fini. L'homme semblait un peu abruti par l'alcool. Aussi, cela ne se passa pas comme il le souhaitait. Frustré par son incapacité à être un homme avec une jeune donzelle, il fit passer sa colère sur la chose la plus proche: Blichilde. Une gifle et elle se retrouva le nez en sang.

Il la chassa de l'alcôve et elle retourna dans la salle aux côtés du frangin. Il lui tendit avec dédain un carré de tissus pour qu'elle s'essuie le visage en lui demandant ce qu'elle avait encore pu faire, espèce d'incapable.
Kacedic


Kacedic regarda tomber les quelques pièces dans sa main d'un air morne. Pas avec ça qu'il s'en offrirait une, même pas une fille debout. Il commençait déjà à maudire la laideur de sa soeur quand il la vit revenir penaude, le visage en sang. Qu’est-ce qu’elle avait bien pu inventer encore ? C’était si compliqué que ça, hein, que de satisfaire un homme ?
Il eut un rictus de mépris, et secoua la tête. Même pas foutue de faire les choses correctement celle-là. Une vraie corvée inutile.

Tss... On t'donne l'occasion de nous nourrir et toi, tout c'que tu trouves à faire, c'est d'faire la gueule, abrutie.
T'devrais être contente qu'on t’ait pas laissée au bord du chemin.


Il s'avança au-dessus d'elle, l'air menaçant, comme un vautour faisant planer son ombre sur sa proie.

Comme ça qu'tu me remercies ?! Moi qui prends soin de toi ? Ingrate.

Il lui attribua une nouvelle gifle, visant avec soin pour éviter le visage.
Le pire dans tout ça ? Chaque mot qui sortait de sa bouche, était le même dans ses pensées. Il trouvait son attitude noble : prendre soin d'une gosse, une bouche à nourrir, qui l'aurait fait à sa place ?

Kacedic se pencha au-dessus d'elle, posant sa main d'un air possessif sur son épaule. Un relent d’alcool lui

Soit t'y mets du tien,...

Soit, tu me serviras de dessert. Il enfonça ses doigts dans son épaule, appuyant ses propos.
Ilays
Soit ?

C'était la voix calme et suave de la blonde qui venait de tinter à l'oreille de l'homme. A ce simple mot elle ajouta sur le même ton monocorde, sans attendre sa réponse.

Lâchez là !

Un conseil dans lequel on pouvait sentir clairement passer un ordre. Habitude qu'elle avait de se faire respecter et obéir, sans avoir pour autant à hausser le ton.
Le Pierrot, un des gardes sous son commandement à l'ordre, n'avait pas même eu le temps de réagir lorsqu'elle c'était levée d'un air sur et décidé. Pourtant ici ce n'était pas chez eux, ils n'étaient que deux mais Ilays n'en avait cure. Ce n'était pas le genre d'établissement qu'elle avait l'habitude de fréquenter la jeune juge. On était bien loin de l'ambiance bonne enfant de la taverne de son amie Ju dont elle était tavernière et dans laquelle elle accueillait les nouveaux habitants. Non ici ce n'était que saleté et répugnance de ce que la misère avait fait de plus lugubre. Mais le froid était mordant et les chevaux avaient marché depuis le matin. Las, les hommes, comme les bêtes avaient besoin de chaleur, de repos et de nourriture.

Assise à une table crasseuse, sur laquelle elle n'osait même pas poser ses mains délicates, elle n'avait que trop bien remarqué le manège. Observant comme elle avait appris à le faire les lieux et les personnes tout en caressant son ventre arrondie, elle avait de suite vu cette petite bouille dans le coin. Encore trop naïve, elle ne s'était pas plus inquiété que ça au début. Les pièces passant d'une main à l'autre, les ricanement gras et et le sang qui coulait du nez de la gamine quand elle était redescendu avait fait faire au sien qu'un tour. Dans ses veine il bouillait de cette chaleur qu'elle ressentait lorsqu'elle avait l'épée à la main. Elle en avait vu suffisamment. Suffisamment pour comprendre, pour agir et ce qu'importe les conséquence car tel était son devoir, telle était sa destiné.


On ne naît pas tous avec les mêmes avantages mais nous avons tous un destin.
Celui de la blonde avait été des plus étrange, enfant unique d'un poète mort avant sa naissance et d'une éleveuse de porc morte en couche. On aurait pus croire que la mauvaise destinée c'était penchée sur son berceau mais la vie aime se jouer des êtres et des âmes.
Elle n'avait que quelques mois lorsqu'elle avait été adoptée par une famille de noble, prenant alors le nom connu et reconnu partout en France Comté de, de Valfrey.
Une enfance insouciante, loin des horreurs de ce monde, seule ombre au tableau, la mort de son père adoptif alors qu'elle était encore qu'une enfant.
Être élevée dans la chaleur d'un foyer aimant, pouvoir apprendre ce que bon lui semblait et faire ce qui lui plaisait, tant que cela restait toutefois dans les codes de bienséance. Elle avait donc dès son plus jeune âge suivi la voie des armes, combattante plutôt douée, elle était désormais intendante d'un ordre de chevalerie.
Son courage et sa force de caractère n'était plus à prouver et elle avait hérité de sa nouvelle famille le surnom de « la lionne de Monmouth »

Sa vie n'avait pourtant pas était toujours de tout repos mais au final elle n'avait jamais manqué de rien et plus les années passaient, plus elle comprenait à quel point elle avait été épargné. Si elle ne s'était pas levée un matin en se disant qu'elle allait protéger la vie des autres, c'était en tout cas ce qui l'animait aujourd'hui. Le credo de son père « pour que d'autre puisse vivre », le sien « tant que mon bras portera mon épée ». Deux phrases lourdes de sens et de signification quand à ce dont ils étaient capable et ce dont ils étaient prêt. Elle avait reçu un enseignement quasi religieux de ce qu'était la chevalerie et la justice.

Le regard d'ébène d'Ilays se posa sur la fille. Vu de près ,elle avait l'air encore plus jeune qu'elle ne l'avait cru au début. Elle sentit sa respiration s’accélérer et son cœur battre plus fort dans ses tempes, deux signes qui montraient l'état de sourde colère qui arrivait lentement en elle.
Son regard glissa lentement sur celui qui tenait encore l'épaule juvénile et se fit plus sombre. Si elle était au demeurant pour tous, une jeune noble aimante et attachante, elle n'en avait pas moins cette part de douce folie qui s'éveillait en elle dans les situations de risque.

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Blichilde
Les serres se refermaient douloureusement sur l'épaule de la fillette. Assez fort pour que Blichilde se mette à remuer pour s'en dégager, la larme à l'oeil. Il avait raison, c'était sa faute. Elle était une incapable, une ingrate. Hochant vivement la tête elle répondit à son frère:

-Oui. Oui oui, j'y met du mien. La prochaine fois ce s'ra mieux.

Elle s'essuya à nouveau le visage avec le linge imbibé de bière et lorsqu'elle releva les yeux, une jeune femme se tenait près d'eux. Elle avait l'air menaçant. Pour sûr, vu ses atours, c'était une noble dame. La peau pâle, le regard brillant, une robe au col d'hermine. Elle sentait bon aussi. De plus, elle ne semblait pas craindre son frère. Elle avait assez d'assurance, au moins, pour lui demander de relâcher sa proie.

Attendant que son ordre soit exécuté, la jolie dame resta là. Blichilde lui lança un regard plein de détresse. Il allait la gifler, lui dire de partir. À quoi pensait-elle? De toutes façons, Blichilde ne valait pas la peine et elle le savait.

-Tout va bien ma dame. C'est mon frère. Va t'en madame. On mange. Hein?

L'enfant renifla et se tourna vers son frère auquel elle sourit, se voulant sincère. Moins elle causerait d'ennuis, moins de punitions elle récolterait.
Kacedic


La plupart des gueux dans son genre savent reconnaitre les gens bien nés quand l'un deux s'approche d'eux. La plupart ont aussi appris depuis leur plus jeune âge à courber l'échine pour vivre en paix.
Sauf que Kacedic avait depuis longtemps perdu tout âme de bon sens, et la vie au bord des routes n'avait rien arrangé à son caractère suffisant.

Encore une de ces nobliotes qui pensait que la vie devait être juste pour chacun. C'était facile quand la misère ne frappait pas inlassablement à leur porte. Il n'avait que dédain pour cette espèce qui vivait dans un autre monde que le sien.
Sans vraiment prendre conscience de ce qu'il faisait, il s'avança devant sa soeur, protégeant son bien.

QUOI ! T'veux prendre sa place ? Faudrait d'jà que t'ôte ce paquet de fringues, mais ouais t'es p'tèt pas mal en-dessous.

Il eut un petit rire méprisant. Puis son regard devient dur, jaugeant du regard l’impromptue.

Mèle toi d'tes affaires, si t'veux pas d'ennui, donzelle.

Il fit encore un pas vers elle, à portée de couteau, l'air de plus en plus menaçant.

A moins qu'tu veuilles une passe ?

L'idiot ne s'était pas posé la question d'une éventuelle compagnie à la dame. Qu'un garde était dans l'assistance et que d'autres devaient se réchauffer dans l'écurie.
Persuadé de sa noblesse d'âme, lui qui prenait si soin de sa soeur, l'esprit avisé d'un gueux normal aurait déjà pris la poudre d'escampette.
Ilays
Les regards se croisèrent quelques secondes pour se rapprocher.
Elle avait compris et le regard de la gamine ne mentais pas, elle y lisait la peur. Pourtant la petiote lui intima de partir, la blonde ne savait pas ce qu’elle craignait au fond d’elle. Pour ilays rien ne pouvait être pire qu’être forcer de tapiner à son âge.
Au moment où elle entendit le « va-t’en madame » elle ouvra grand les yeux, comme choqué de ces quelques mots. Elle qui avait voulu se montrer juste et courageuse, venait de se faire intimer l’ordre de se mêler de ce qui l’a regardé.
En même temps à quoi s’attendait-elle ? Il y avait des fois ou elle agissait avant de réfléchir et c’était toute ces fois ou généralement tout partait ensuite à vau-l’eau.
Elle sembla un instant comme résigné. Après tout pourquoi s’en faire pour une personne qui ne semble pas vouloir être sauvé.

Elle aurait pu en rester là, rester dépitée de ce que le monde lui montrait. D’ailleurs elle avait tourné la tête sur le Pierrot quand l’autre c’était approché de sa sœur. Elle avait vu qu’il lui un signe de non de la tête. Il lui conseillé ainsi de rester à sa place. C’est comme si elle entendit d’ici ses pensées. « Ilays ne vous mêlez pas de ça, cela ne vous regarde pas ».
Ho elle savait qu’il n’avait pas peur pour elle, elle était bien trop leste même à six mois de grossesse pour se laisser avoir par un gueux à peine capable de savoir tenir une cuillère en bois correctement. Mais le Pierrot devait s’inquiété plus des quand dira t’on et de la convenance. Il devait se penser que les gens parleraient d’une juge se bagarrant dans une taverne crasseuse et intervenant dans des affaires ne la concernant pas.
Bien sûr que si pourtant ça la regardé, ça devait même regarder tout le monde. Des tenanciers de ce bouge, aux clients. Pourquoi personne ne disait jamais rien à rien ? Pourquoi les gens préféraient ils fermer les yeux ?
pourtant prête à renoncer, elle avait dans l’idée de regagner sa place. Mais cela était sans compter sur le frère. Lui, son regard hautain, son air suffisant, il venait de ranimer en un instant toute la colère qu’elle avait ressentie quelques secondes auparavant. L’idiot aurait mieux fait de se taire, il aurait mieux fait de baisser les yeux mais, il n’aurait pas du avancer d’un pas encore se mettant ainsi à porté de sa dague.
Il ne le savait pas encore. Il apprendrait donc. L’écho de sa voix l’avait comme mit à nouveau dans un état second. Raide comme un I elle n’avait pas bougé, écoutant chacune de ses paroles, chacun de ses mots, comme autant de crachat qu’il aurait pu lui jeter au visage.
Sa respiration se fit à nouveau calme et longue, son sang battit à nouveau à tout rompre dans ses tempes. L’envie de se battre, te tuer même en cet instant reprenait le dessus, l’instinct de la lionne refaisait surface.

A moins qu'tu veuilles une passe ?

Il fallut moins de temps à la lionne de Monmouth pour sortir ses griffes qu’il n’en fut au frère de finir sa phrase. Un mouvement rapide, sans bruit aucun et elle avait dégagé sa dague, bien cachée sous l’emmanchure gauche évasé de sa robe couleur racine de garance. Sa main droite était ferme, elle ne tremblait pas et ce malgré la colère qui l’avait envahi. Elle appuya la lame sous le cou de l’homme un peu plus fortement, le regard plus sombre qu’à l’accoutumé et lui souffla.


Qui de nous deux va avoir des ennuis ?

Elle n’avait entendu le brouhaha derrière elle des autres clients surpris. Pas entendu non plus, le mouvement du Pierrot qui sans nul doute était déjà debout épée dégainée.
Son regard soutenait celui de Kacedic. Le silence fut pesant durant un instant. Il lui semblait percevoir seulement leurs deux seules respirations. Elle était comme attendant un signal afin de commencer gaiement les hostilités physique. La blonde sourit en coin, quelque chose qu’elle avait enfoui profondément venait de refaire surface en elle.

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Kacedic


Un air de surprise s'étendit sur sa face quand la donzelle lui sauta dessus. Il savait qu'il était à croquer, mais tout de même... Fallait calmer ses ardeurs.
Le mouvement dévoila un ventre arrondi et ah... il comprenait. L'instinct maternel, c'est ça ? Elle avait vu une gosse, fallait qu'elle s'en mêle.


Pov' femme.

Les têtes s'étaient tournées vers eux, mais il n'en avait cure. Il n'était pas surentrainé, mais possédait la simple force brute.
Celle là même dont il faisait usage sur sa soeur, et sur les importuns.
La laissant tailler dans sa peau une entaille - il ne se souciait pas vraiment de ce que son corps recevait - il répliqua vivement.

Un coup de genou la bouscula dans le but de la faire tomber à terre. Ventre ou pas, qu'est-ce que ça pouvait bien lui faire?
Elle l'avait provoqué, elle devait payer !
Il la remettrait à sa condition de femme.

Sa main lui aggripa la gorge et l'autre voulut soulever les jupes.
Il était en rage, et sa colère ne faisait qu'enfler.
Il y a longtemps que son esprit sensé avait disparu de la surface de la Terre.
Le_pierrot


Mon intendante elle était forte. Elle était femme que l'on respecte. Depuis le premier jour ou mon regard avait croisé ses yeux noirs j'en était tombé éperdument amoureux. Pourtant je savais que ma condition de simple garde ne me ferai jamais que fantasmer sur si parfaite amante.
Tout me plaisait chez elle, de son odeur de miel, à la couleur de ses cheveux, en passanr par son regard sombre et sa façon de se faire respecter de toute un chacun et même des hommes les plus farouches.

Si il y avait mission d'escorte j'étais toujours le premier, pouvant ainsi profiter de la regarder du coin de l’œil alors qu'elle cavalait.

Je connaissait peu à peu le personnage. Elle était autant lionne que colombe. Un fort caractère mais une âme empreinte de bonté.
Ilays c'était la beauté et la gentillesse à l'état pur mais il ne fallait pas trop la chercher.

Dans ce bouge miteux j'avais ressenti dès mon entré que ça n’irait pas. Mais les chevaux et nous deux étions fatigués. L'endroit était peu approprié à une dame de sa condition. J'avais moi même honte de l'avoir forcé à enter en ce lieu.

Il n'avait pas fallut plus de quelques minutes pour que mon intendante, celle que je devais protéger et servir n'en fasse qu'a sa tête. J'avais vu son regard, celui que j'avais jadis observé lors qu'elle s'entrainait au combat. Une guerrière parmi les plus belle princesses. Ilays ce n'était pas qu'une noble, fille de noble, c'était une combattante, une de celle qui ont appris à vivre pour d'autre et non pour soit.
Sa force de caractère m'avait toujours surpris. Comment un petit corps, un visage d'opaline comme le sien, pouvait mettre à genoux des hommes ?

Elle était partie. J'avais surveillé. Je ne craignait pas pour sa vie à proprement parler, j'avais peur pour elle, pour l'enfant qu'elle portait. Ce jours là, deux vies étaient sous ma responsabilité.

Moi même, je vomissait ce qu'elle avait vu bien après moi. Je préférait donc me taire et la laisser faire, me contentant de surveiller du coin de l’œil.
Croisant son regard je tentait de lu faire comprendre qu’elle devait revenir et ne pas s'en mêler. C'était sans compter sur son esprit brave et valeureux.

Sans que je ne puisse avoir le temps de comprendre sa dague cachée était sous le cou du malandrin. D'un bon je m’était levée . J'avais juré de servir son ordre, je m'étais jurer de mourir pour elle.
Le coup porté fut le coup de grâce de la lucidité qui me resté quand on touché à la jeune de Montmouth. S'attaquer à elle, à son ventre arrondie était pour moi signer son arrêt de mort.

L'homme la tenait pas la gorge d'une main et de l'autre tenta de toucher son corps de porcelaine. Première fois que je voyais ma dame en si mauvaise posture. Mons sang ne fit qu'un tour et c'est fort d'une rage jamais connu au paravent que mon poing alla s'écraser sur la gueule du brun.
Ilays
Elle n’avait pas peur. Elle n'avait pas souvent eu vraiment peur dans sa vie.
Quand tel était le cas c'est qu'elle craignait pour la vie des gens qu'elle aimait plus que sur la sienne. La blonde savait combattre, à l'age de 13 ans elle était déjà fantassins au coté de celui qui était son actuel suzerain. A 15 elle était devenu intendante d’un ordre de chevalerie, la force à l'état brut ce n'était pas ça mais elle était vive et d'esprit et de corps.
Silencieuse, calme, réfléchit, elle menait à bout ses missions.

Elle n'aurait su dire ce qui se passa en cet instant ou d'un coup, d'un seul son corps refusa de lui obéir aussi vite que sa pensé. Elle avait pourtant vu le genoux mais elle ne l'avait pas esquivé. Son corps était comme projeté dans les airs. Mille et une pensées vinrent s'entrechoquer en son esprit, il fallait réfléchir et vite.

L'horreur fut à son comble lors qu’elle sentie ses doigts sur elle. Souvenir d'une tentative de viol qu'elle avait subit il y avait moins d'un an de cela. A cette époque son homme de main était arrivé à temps mais entre temps elle avait appris.

Ce fut donc un coup sur et net de son tibia qui parti dans les valseuses du frangin. Éclair de douleur dans son regard qui satisfait la blonde, avant que le coup de poing de son pierrot ne vienne couronner le tout.
Elle n'était maintenant plus seule mais combien de personne lui avait il derrière lui ? Était il si emprunt à la haine, à la colère, à l'envie et au vice que les coups sur son corps ne lui faisait plus mal. A tel point peut être qu'il pouvait vouloir combattre encore et toujours .

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Blichilde
Blichilde était jusque là restée en retrait, silencieuse. Si elle se comportait bien, Kacedic serait content et ne la punirait pas plus tard. Mais bien sûr, il fallait qu'une nobliotte s'en mêle et ne vienne faire la morale à son frère. Que pouvait-elle comprendre de tout cela? Kacedic n'avait pas de morale de toutes façons. Ni de scrupules, nous l'aurons compris. Autant pour se protéger elle-même que pour éviter des mésaventures à la jeune femme, l'enfant lui avait dit de s'en aller et que tout allait bien.

Visiblement, la dame ne fut pas dupe. Blichilde devait avoir eu un éclat de peur dans les yeux, car l'impromptue devint un peu agressive. Kacedic devenait quant à lui plus insolent encore. Pour sûr qu'il allait goûter du bâton! Pire, peut-être encore. Et elle, Blichilde, que deviendrait-elle sans son protecteur?

La main sèche de la petite se posa sur le bras de son frère, vaine tentative pour retenir le bras assassin. Il s'était saisi du cou délicat de la jeune femme et visiblement voulait la punir de son insolence. Car oui, il semblait l'avoir trouvée insolente. Comme un porc trouve insolent une biche.

-Kacedic, Kacedic arrête! Couina Blichilde

-Tu vas te faire embrocher, Kacedic arrête lâche la!

Bien trop concentré sur sa nouvelle proie, le frère ne prêta pas attention aux propos de sa cadette. Soudain, un autre homme en uniforme se pointa et sans crier gare, abattit son poing sur l'ingrate figure de Kacedic. L'enfant hurla, le patron tourna la tête vers eux. Ils allaient se faire jeter dehors, on ne peut pas autrement. Craignant de s'en prendre une elle aussi, Blichilde alla se cacher sous une table, collée au mur.
Kacedic


Celui-là, il ne le vit pas venir. Le coup s'écrasa sur son nez, provoquant un craquement qui le fit grimacer de douleur. L'incompréhension se peignit sur son visage. De quel diable venait donc cette force ? Il eut le temps d'apercevoir un homme robuste - certainement plus fort que lui - avant qu'un autre coup du tibia lui brise les bijoux, ajoutant à sa peine.

Il recula vivement de l'agression, une main se tenant l'entrejambe et l'autre le nez. A moitié plié de douleur, il s’efforça de reprendre sa respiration. Le monde tournait autour de lui, et il se cogna à la table - celle là même où Blichilde s'était réfugiée.

Humpf.

Fut bien le seul cri qu'il réussit à sortir pour se défendre. Il n'avait jamais été guerrier, ni combattant ou mercenaire, et à part les combats de rixe des tavernes ne se battaient pas outre mesure. Là c'était un cas d'urgence. Fallait se barrer et vite pour sauver sa peau. Courage, fuyons !!

Le lâche prit le premier tabouret à sa portée et le lança dans les pattes de ses deux adversaires pour les faire reculer. Le temps d'empoigner la gosse et de quitter ce nid de vipère.

Pour se carapater il n'avait pas son pareil, mais la jeune le ralentirait. Égoïste, il lâcha la gosse aussi vite qu'il l'avait empoignée, et courut à toutes jambes sur la rue du village, espérant qu'aucun des deux ne le rattraperait. Son pied glissa sur une plaque de verglas, et il se rattrapât tant bien que mal, des gouttes de sang s'écoulant de son nez tordu. L'était pas déjà bien beau, ça allait pas l'embellir cette affaire.
Ilays
Son garde, son Pierrot était venu à sa rescousse. Bien évidemment c'était son travail, servir et protéger mais il était venu et c'est ce qui importait. Il n'avait pas loupé le bougre, qui fut surpris de son attaque. La petite elle, semblait terrifiée. Sa voix d'enfant c'était perdue aux oreilles de son frère alors qu'elle le suppliait de lâcher sa prise. Il ne l'avait pas fait, il avait payé mais c'était encore bien trop peu pour une vermine de son espèce.

Quelques perles de sang tombèrent sur le sol de la taverne. Trois gouttes, peut être un nez cassé, ce n'était pas vraiment là le prix à payer pour avoir porter la main sur la lionne de Monmouth. Fille du chevalier, chancelier et seigneur Quinlan, nièce du vicomte Léonin, fiancée de l'actuel Franc Comte Kalvin, vassale du vicomte et seigneur Krän, ... on ne pouvait pas dire qu'il avait bien choisi sa proie. Si elle ou le pierrot ne le tuait pas, il serait traqué tel une bête pour répondre de son acte. Pourtant ce qui connaissait Ilays savaient qu'elle n'était pas mauvaise, elle était juste, elle était juge. Elle n'était point arrogante non plus, rare était les fois ou elle usait de son nom ou de son statut. Pour elle, une vie était une vie, aussi simple soit elle. Elle respectait les gens tant qu'ils en faisaient de même avec elle. A Luxeuil elle se faisait tutoyer par tout un chacun. Combien de fois avait elle dit, « Appelez moi Ilays tout simplement, oublions les dames et tout le reste ! ». Mais là, il lui avait manqué de respect, une fois en parole et une fois par atteinte physique, autant dire que la dernière était la fois de trop.

La fuite, voilà bien la la solution de tout les couard de son espèce. Tout comme les brigands qu'elle jugeait et qui si tôt leur méfait accompli partaient à toute enjambé de peur de tomber sur plus fort. Ilays posa sa main délicate sur son cou blanc comme pour s'assurer qu'il avait bien lâché prise. Elle était un peu étourdit et elle avait voulu se relever précipitamment mais cela était sans compter sur son gros ventre. L'autre avait pris la poudre d'escampette, emportant avec lui sa sœur, la saisissant vivement par le bras. Ilays grimaça le voyant faire et leur jeter la première défense qui passa sous sa main, un tabouret. S'il pensait que ce simple obstacle allait calmer le Pierrot, il se mettait le doigts dans l'oeil jusqu'au coude. Elle, ce qui l'embettait le plus ce n'était pas sa fierté, ni son envie de vengeance mais le fait qu'il embraque la gosse avec lui. Se relevant tant bien que mal, son garde déjà sur le pas de la porte, elle remarqua ravie qu'il avait lâché prise, ou plutôt qu'il avait largué la chose qui l'encombrait. Il s'était débarrassait de se petit corps, comme on jette des ordures.

Elle sortit à la poursuite non de Kacedic mais de la gamine. Arrivait à sa hauteur, elle la releva sans un mot pour elle, les yeux suivant la course des deux hommes.


Pierrot, halte !

Entendit t'on en écho à travers les mur des maisons de la place. Sa voix était sure et ne manquait pas d'autorité. Un corps se fixa au lointain tandis qu'un autre continuait de déguerpir. La poitrine d'ilays e soulevait tandis qu'elle respirait encore fortement de cette course et de ce léger combat, dévoilant de petit nuage de buée émanant d'entre ses lèvres vermeil. Les mains toujours sur les épaules de la môme, elle la tenait sans fermeté aucune, l'hermine de ses emmanchures effleurant les joues bien trop maigre de l'enfant.

Attendant l'arrivée de Pierre à leurs côtés, elle intima à la petite d'un geste sur une épaule de se retourner et de les suivre. La chaleur bienfaitrice de la taverne la saisit instantanément, elle remarqua au passage le regards des quelques soûlards et du tavernier mais n'en eu cure. Commandant un repas chaud elle retourna s’asseoir la petite à ses coté, attendant qu'on lui apporte ce qu'elle avait demandé et le déposant devant l'enfant aux yeux pales.


Mange !

La formulation faisait penser à un ordre mais le ton était doux, elle avait repris sa voix suave de petite noble. Son regard d'ébène la scrutait, son cerveau lui tournait à plein régime et elle sentait le Pierrot jeter des coups d'oeil inquiet.
Il devait pensait la même chose qu'elle. Allait il revenir avec des amis chercher sa chose ?

Elle finit par ouvrir la bouche.

Comment t'appelle tu ?

Ca n'allait peut être pas avancé a grand chose mais c'était la moindre des chose à savoir. Quel age avait elle, ou étaient ses parents, Avait elle d'autre famille ? … Toutes ses autres questions là viendraient en leurs temps.

Moi c'est Ilays et lui c'est Pierrot, mon garde.

Elle le montra du doigt en même temps. Un sourire se dessina sur le visage d'Ily, un sourire chaleureux qui dévoila ses perles blanches.
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Le_pierrot


L'homme avait laché mon intendante. Satisfait je m’apprêtais à lui tendre la main pour l'aider à se relever. C'est alors que saisissant un tabouret il nous le jeta dessus. De moi même, pour la protéger, d'un coup de pied j'avais fait valser la maigre attaque du frère, qui déjà avait profité de ce laps de temps pour attraper sa sœur et filer à toute vitesse. Sans plus réfléchir je mettais lancé à sa poursuite, ne m’arrêtant même pas au passage pour aider la fillette à se relever quand il l'avait poussé sur le sol gelé. Je le voulais lui, je voulais sa mort. Mon sang battait fort dans mes tempes et le froids brûlait mes poumons durant la course. Puis retendis cette voix si familière, un ordre, son ordre. Je mettais arrêté net, regardant le fuyard détaler comme un lapin. J'avais soupiré, parfois je ne la comprenais pas, enfin résigné, j'étais retourné vers elles. Le retour dans le bouge ce fit en silence, ma blonde passa commande et se réinstalla à notre table. Je tentais de croiser ses grands yeux noirs pour lui faire savoir mon inquiétude, pourtant elle semblait plus intéressé par l'enfant.

Ilays, il faut partir ?

J'avais à peine osé murmurer cette phrase alors qu'elle venait de nous présenter. Avait elle entendu, avait elle compris ?
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