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[Rp] Comme une bouteille à la mer.

Aigneas
Les jours passaient.
Paris hébergeait encore la pauvre carcasse qu'était Aigneas.

Voilà déjà quelques temps que la jeune femme avait élue domicile dans une auberge parisienne, peu fréquentée ou mal.
Les finances n'étaient pas au beau fixe, depuis l'attaque de trois brigands lui volant ses dernières ressources, la pauvre n'arrivait que peu souvent à joindre les deux bouts.
Elle aurait pu demander de l'aide à Mina, qu'elle savait économe, ou du moins particulièrement aisée ces derniers temps, mais non, la fierté était trop forte.
Malheureusement lorsque la fierté est mal placée, et que les finances ne suivent plus... il n'y a plus grand chose à faire pour occuper son temps. Le temps est précieux, et malgré son jeune âge, la blondinette n'aimait pas le perdre inutilement.

Depuis son arrivée en catastrophe dans la ville, de sa soirée d'ivresse avec un bel inconnu dont elle n'avait plus aucune nouvelle, rien ne se passait, aucun lien, aucune rencontre... n'avait changé, ou fait avancer son quotidien.

" Tu aurais du rester en Ecosse, là où est ta place petite agnelle...te voilà bien "

En effet, la mélancolie déjà bien présente dans l'esprit de la douce, se voyait gagner par l'angoisse.
Plus de saignements. Aucune menstruation. La panique.
En plein désarroi, seule et apeurée, Agnès comptait sur le dessin ou l'écriture pour l'aider à remonter la pente. Pente qui s'avérait d'ailleurs dangereuse, bien que naïve elle n'était pas sotte, et ne plus saigner était particulièrement inquiétant.

Mais à qui confier cette détresse ? Sa soeur allait certainement paniquer, la frapper.. et tout répéter au cousin Edmond.
L'anglais ? Pas maintenant, pas sans savoir, pas sans cette certitude qui changerait tout. Tout sa vie...
Gildwen ? Non.. non.. tout commençait, elle ne pouvait pas, non, tout gâcher, si vite ? Tuer l'espoir quand il n'était pas encore né... l'opération suicide changeait de nom. Alors non.

Un inconnu, sans lien, aucune attache, elle écrirait à l'imaginaire, le rêve, ce qu'elle pourrait inventer.
Voilà, un ami qui n'existe pas.

Rapidement, Aigny quitte son lit ou elle se morfondait quelques instants plus tôt, afin de s'emparer de son nécessaire d'écriture.




Cher ami,

Oh. Comme il est bon de t'écrire, toi qui sait déjà tout de moi.
Comme tu le sais d'ailleurs, ces derniers jours furent difficiles, bien plus d'ailleurs que ces dernière années. Jamais ma vie n'avait été aussi pleine. Malheureusement, cette dernière est pleine de vide.
Des vides mauvais... des vides angoissants.
Mais tu sais tout cela... tu sais bien.
Si je t'écris de Paris aujourd'hui, c'est parce que j'ai besoin de toi, de tes conseils.
Je suis perdue.

Je suis perdue et j'ai juste besoin d'une écoute... d'une réponse.

Aigneas Wolback Carrann, finalement, pas si vivace.


La relecture fut bien difficile, se trouvant pitoyable, la jeune femme enroule le courrier qu'elle donne à son "messager " volant avant de se raviser. Quelle idée saugrenue, où pourrait il livrer ce message et surtout à qui ?

" Ridicule Aigny, tu es ridicule. "

Le regard clair de la jeune femme détaille cette lettre qui vient de naitre, qu'en fera t'elle ? Aucune idée, dans l'immédiat, elle referme celle ci et la range dans l'une des poches de sa besace, avant de sortir de l'auberge afin d'entamer une promenade dans les ruelles. La tête vidée, le courage aussi, c'est une âme en peine qui déambule dans les rues de Paris.

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Bocom
[Le séjour à Paris ou la servitude de l'homme à la femme.]


Les jours passaient.
L'état physique du Flamand s'était amélioré et son bras ne lui causait plus les atroces souffrances des semaines précédentes.
Avec gentillesse, semblait-il, la Choovansky était restée le temps de sa convalescence à Angers. Au final, cette période n'avait pas été si désagréable que cela, le bourgeois ayant trouvé de quoi s'occuper.
Mais -évidemment, il y avait toujours un " Mais "- elle avait réussi à l'entraîner dans un bref séjour parisien, pour la bonne raison que c'était sa faute à lui s'ils n'avaient pu rentrer en Flandres avant, et bien sûr, tous les frais à sa charge !
Décidément, depuis leur départ en août dernier de Flandres, ce voyage s'avérait fortement coûteux, au désespoir du blond. Pas qu'il était avare mais enfin, sa comparse brune semblait attaquée de manière particulièrement virulente par ce syndrome répandu et reconnu chez la gente féminine : l'achat frénétique. Et la plupart du temps superflu, du moins à l'oeil masculin.

Paris, la capitale. C'était étroit, ça puait et on y croisait de tout. Le bras valide chargé de plusieurs paquets, un étranger se lamentait à sa voisine de marche.


-Quand est-ce qu'on reeeennntre ?!

On l'aura deviné, on le traînait faire les boutiques. C'était là l'exemple flagrant de l'asservissement de l'homme à la femme. Chose ignoble s'il en était mais terriblement nécessaire à l'apaisement des névroses féminines, ne fut-ce que de manière passagère.

Et vraiment, y en avait marre de marcher et de porter. Saint Bocom n'était quand même pas un vulgaire porteur-vache à lait de mademoiselle ! Rébellion ! Révolte ! Révolution ! Que le viol de la virilité cesse maintenant ou qu'il meurt!
Mais quelle technique adopter ? Il avait d'abord pensé à s'arrêter net et à tirer la gueule, risquant alors l'engueulade. Ou bien se mettre à balancer les paquets pour manifester clairement son ras-le-bol, mais la menace de l'engueulade ET de la torgnole planait un peu trop dangereusement.
Il fallait autre chose. Rester ferme et viril. Montrer qui était l'Homme, le Dominant, le Meneur, le Décideur, Celui qu'est au-dessus, le Chef, le Patriarche, le Bonhomme.
Dernièrement, il s'était rendu compte que chouiner, gémir et pleurer pouvaient donner des résultats plutôt concluants. Expérience que sa Wolback-Carann d'associée, rencontrée à Angers, lui avait faite subir sans ménagements aucuns. Seulement, cette technique-là n'allait-elle pas irrémédiablement à l'encontre de ses valeurs de résistant.. ?

C'est à ce moment précis que la destinée décida de placer la maîtresse de la technique féminine ultime à sa vue, une vingtaine de pas plus loin.
Peut-être son Salut ?


-ASSOCIEEEEE ! WOLBACK-CARANN ! AIGNEAAAAS !, cria-t-il en s'empressant de la rejoindre, toujours avec les paquets du tyran à talons , alors que les badauds des alentours se retournaient vers lui, sans doute pensant qu'il était ivre et complètement fou. Mais que nenni.

L'ayant rejointe, il ne put réprimer une remarque, comme à son habitude



-Vous avez une mine affreuse.*



*Les deux Tours, Aragorn à Legolas
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Katina_choovansky.
L’Anjou, spontanément, elle n’avait rien contre, voire, elle y avait passé des moments cruciaux de sa vie entre l’Aimgratitude et les combats de gladiateurs au spectacle avec le Poison. Mais bizarrement, dès qu’on est forcé de rester quelque part, ça devient chiant. Et l’Anjou, au bout de quarante jours, ça commençait un petit peu à devenir chiant, fallait bien avouer. Alors certes, y avait des compensations, mais quand même, sans dire que les Flandres lui manquaient, le printemps approchait et sa collection printemps/été de bottes était soigneusement rangée dans ses armoires brugeoises loin, si loin d’elle … Assermentée au chevet du tournaisien le temps qu’il puisse à nouveau bouger le petit doigt, elle avait eu tout le temps de réfléchir (et sans alcool).

Il lui avait fallu trouver une excuse, un plan génial, une de ces idées qui ne nait que dans le cerveau des femmes qui cherchent une excuse pour une virée shopping et elle s’était imposée avec une telle facilité qu’elle fut brièvement amère de ne pas y avoir songé plus tôt : accuser Bocom.
Un plan parfait, ultime, puisque tout le monde savait pertinemment que c’était toujours un peu la faute de Bocom, un plan tellement magistralement orchestré que ce jour-là, les talons flamands claquaient joyeusement sur les pavés parisiens.
C’était chouette, plein de monde, plein de bottiers, avec des étals de bouffe à peu près partout, et la brugeoise papillonnait, toute à son inventaire des choses qui ne lui manquaient absolument pas et dont elle avait follement envie. Les paquets s’entassaient au bras du blessé de guerre, argumentant, à chaque fois qu’elle lui en collait un de plus, que c’était pas la fin du monde une paire de bottes/un corset/une robe/des bas/le vélin/la palette de dix-huit encres différentes. Entre des « Ah ! », « Oh ! », « Han », « Mais à quoi ça sert cette connerie ? Je m’en fous, je la veux… » et « Bocom, vous auriez la monnaie sur vous ? », elle répondait d’une voix confiante à la question du blond:


- « Bientôt, bientôt. »

Et cela aurait pu durer encore bien longtemps si d’un seul coup, son compagnon d’escapade ne s’était mis à brailler dans la rue, fendant la foule avec une grâce empaquetée toute personnelle pour rejoindre l’objet de son attention :

-ASSOCIEEEEE ! WOLBACK-CARANN ! AIGNEAAAAS !,

Le regard de la flamande trouva aisément la silhouette de la blonde au milieu des badauds qui s’écartaient prudemment des paquets trimballés avec hâte à bout de bras, le suivant, la voix désormais archi dégagée et trouvant ça absolument super de ne pas avoir à écraser le pied d’un passant pour avoir plus de place. Décidemment, Aigneas avait bien des qualités.
Rejoignant les blonds quand Bocom se chargeait de faire sa subtile entrée en matière, elle leva les yeux au ciel avant d’enchainer :


- « B’jour Mimosa… »

Et de constater qu’en effet, la jeune femme avait en effet plutôt une petite mine.

- « J’aime pas être d’accord avec Bocom, c'est sale... mais là, c’est pas faux… Vous avez l’air d’avoir besoin de quelque chose à boire… Bocom, vous auriez de la monnaie sur vous ?
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Maitre Troubadour à la Confrérie
Aigneas
Déambuler tranquillement, généralement c'est possible. Mais lorsqu'un Bocom et son inséparable croisent votre route, cette charmante possibilité devient une remarquable impossibilité.

La mine tantôt défaite, s'illumine dès que ses azurs remarquent les deux alliés qui s'avancent vers elle. Un sourire même, ose se dessiner sur ses lèvres lorsqu'elle comprend ce que Katina est en train de faire subir au pauvre saint qu'était Bocom. Un saint déchu, un saint déçu.
Ces deux là, elle les aimait bien. Katina était une femme dotée d'un grand humour, certes, mais en plus de cela, elle était fort belle. Une femme pleine de qualités ,difficile de ne pas l'apprécier. Tout comme son associé.
Oui il était plutôt le sien à elle, après tout, ils voyageaient ensemble, alors qu'Aigneas, avait finalement toujours préféré la solitude. Non pas une préférence de confort, une préférence de sécurité, ne pas s'attacher = ne pas souffrir, c'était aussi simple que cela. Cette solitude lui pesait pourtant, mais elle s'était finalement persuadée à vivre avec.

Bocom s'avançait donc vers elle le premier, il semblait se porter bien mieux que depuis la dernière fois où ils s'étaient parlé tout deux. Et Katina, qui suivait avait la mine d'une personne qui passait une excellente journée, et à la vue du contenu des bras du flamandum - Oui Aigneas parle couramment le latinum - les achats avaient été frénétiques.

Une fois tout deux arrivés face à elle, l'homme lui assigne une première réflexion.
Une mine affreuse... c'était vrai, depuis la nuit partagée avec Quentin, elle ne s'était plus occupé d'elle même, sa chevelure était lâchée et retombait mollement sur ses épaules, quant à sa tenue, bien qu'elle n'ait délaissé son jaune favori, celui-ci paraissait terne, comme son teint. Son air.


Oh..
Vous ici.
Vous voilà bien loin d'Angers.

Boire... oui boire, il faut boire quelque chose, je crois qu'un verre de lait me fera le plus grand bien.


Bien entendu, son regard se posa sur Bocom, qui devait payer. Bocom paye toujours. Ceci devrait d'ailleurs devenir un principe, comme celui précédemment cité : " c'est toujours - un peu -de la faute à Bocom. "
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Levilain
Depuis quelques jours je marchais dans les rues de Paris, une ville dont les rues étaient suffisamment bondées pour pouvoir faire les poches par-ci et par-là, les gens étaient rarement attentif à leurs précieux et tant mieux ! Je pouvais moi me régaler, je pouvais m'enrichir davantage en soulageant les riches de leurs affaires. Je sais je sais, je suis un homme généreux ! J'aide ses pauvres gens à porter leurs affaires, à les soulager d'un poids ! On me le dit souvent, oui je suis un homme généreux !
Je fini par remarquer un petit groupe, ils semblaient avoir assez d'argent, des bourgeois peut-être ! Mais qu'importe leurs rangs, la seule chose qui m'intéressait était... de les aider bien sûr ! Je réfléchissais un instant, je n'avais guère beaucoup de temps pour la soulager de sa lourde besace, les deux accompagnateurs n'allaient pas me laisser faire ! Raaah ses gens d'aujourd'hui, ils ne savent jamais être reconnaissant d'un service comme le mien !

Je sais je sais ! Je vais courir, la bousculer pour qu'elle s'écrase au sol lamentablement et je profite de ce moment pour lui prendre la besace et m'enfuir ! Oh oui oh oui je suis un génie ! Raaah je sais je sais je suis un génie, pas besoin de me le dire ! Que ferais le monde sans moi hein ? Hein ? Rien ! Voila moi je vous le dis, rien du tout !
J'attendais sagement, oui j'attendais sagement ! C'est moi qui vous le dis, non mais on doute de moi ? Je ne suis pas sage moi ? Tssss je vais vous le montrer moi ! Quand j'aurais soulager cette douce donzelle de sa lourde besace, elle me sera reconnaissante ! Si si je vous le rassure ! D'ailleurs un jour une personne était venue me remercier de mon service, elle était bien heureuse quant je l'ai aidée à porter ses affaires... Bon ok j'avoue elle n'a jamais revue ses affaires mais cela ne l'a dérangeait pas ! Quoi vous me croyez pas ? Non mais je vous le rassure ! Je ne mens pas ! Raaah eh puis aller voir dans un puits déséché, vous me direz si j'y suis !

Je regardais autour de moi, non non je vous rassure se n'était pas pour voir si il avait quelqu'un car il en avait des masses mais je voulais m'assurer que personne m'observait. Je suis l'observateur et non l'observé ! On ne change pas comme ça les lois de la nature ! Lorsque je m'étais rassurer que la « voie était libre » je me mis à trottiner et aux derniers mètres j'accélérais. Je tournais mon torse pour m'écraser avec les épaules et le coude contre son dos, le choc était violent et je fus beaucoup ralenti. Je vous laisse imaginer ce qu'une petite donzelle toute fragile a pue subir alors qu'elle ne s'y attendait pas ! Alors qu'elle chutait au sol, je laissais mes mains se diriger approximativement vers la direction de sa besace. Je l'avoue, se n'était pas une science parfaitement précise et certainement mes mains se glissaient vite fait sur certaines parties de son corps « involontairement » mais rapidement elles trouvaient la besace que j'agrippais fermement. Sans tarder je repris la route en courant, l'énergie de mon sprint qui restait m'aidait à cela. Bien sûr tous cela c'était fait très rapidement, se n'est pas comme si je ne l'avais jamais fais ! J'ai l'habitude de soulager rapidement et efficacement les gens !

Je me préoccupais pas de son sors ni comment elle s'écrasa au sol, si ses amis ou du moins ses accompagnateurs me poursuivaient. Je me contentais de courir avec sa besace en main, je m'enfuis rapidement dans une ruelle, puis une autre et une autre et... encore une autre. Je courais à travers différentes ruelles et rues avant de m'arrêter, essouffler bien entendu ! Il était temps de souffler un peu avant de reprendre la route, j'avais d'autres choses à faire encore dans ma vie que de rester à Paris et puis.... Se n'est pas comme si je n'étais pas déjà recherché par les forces de l'ordre !
Katina_choovansky.
Oh..
Vous ici.
Vous voilà bien loin d'Angers.
Boire... oui boire, il faut boire quelque chose, je crois qu'un verre de lait me fera le plus grand bien


La flamande avait été généreuse.
Mimosa avait beau leur offrir un sourire de circonstance, elle n’avait pas l’air d’en mener large. A la voir aussi défraichie, il y avait de quoi se demander où était la tornade pimpante et déboussolante (pour ne pas dire parfois incompréhensible) qui leur était tombée sur le coin de la gueule en Anjou pendant les quarante foutues longues journées d’arrêt maladie de Bocom. Car oui, Aignéas était du genre à vous tomber sur le coin de la gueule et c’est exactement ce qu’elle avait fait, ce qui n’avait pas manqué d’émouvoir la brugeoise qui avait toujours eu un faible pour les entrées spectaculaires. De temps en temps aussi, Mimosa tombait tout court, sans l’aide de personne, mais c’était toujours avec fracas. Et là, le fracas avait tout l’air de saccager sa caboche plutôt que celle des autres.

Altruiste à ses heures perdues comme d’autres sont mécènes parce qu’ils ont la thune pour, et vaguement convaincue que la bouffe aidait à se remettre de pas mal de choses (du moins avait-elle constaté que la vie était toujours plus supportable le ventre plein que vide) , la flamande tendit vers la blonde son cornet de marrons chauds, toute prête à le lui offrir quand une ombre passante la bouscula, lui faisant perdre l’équilibre sous le nez surpris de la brune qui n’eut même pas le temps de la rattraper.
« Ma manucure était fraiche » expliquerait-elle plus tard.
La besace fut arrachée du flan de la Wolback alors qu’elle chutait au sol et le voleur, fendant la foule avec agilité, disparut aussi rapidement qu’il était apparu, laissant le trio vaguement hébété. Paris, ville de toutes les boutiques, de toutes les sucreries et de tous les putains de voleurs qui venaient s’incruster dans des retrouvailles…
Sortant de sa torpeur, la flamande n’eut que le temps de lever un poing vengeur vers le dos courbé qui s’échappait en criant, poète jusqu’au bout des ongles peinturlurés :

- Bâtard de ta race ! T’as d’la chance que j’ai trop mangé à midi pour avoir envie de courir!

Dans la vie, parfois, il y a des journées pourries et celle-là semblait en être particulièrement réussie pour Mimosa. Aussi, la flamande lui tendit le cornet en énonçant une vérité qui valait ce qu’elle valait mais qui restait tangible et réconfortante dans ce monde de brutes :

- « Dieu merci, nous avons sauvé les marrons… »
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Maitre Troubadour à la Confrérie
Aigneas
Le choc.
Un tripotage.
Une rencontre aussi éphémère que percutante.
La douleur.
La mauvaise humeur soudaine.
Les omoplates douloureuses et la panique.

La panique, car s'il y avait quelque chose à laquelle Aigny était attachée c'était ses courriers, ses lettres, tout ce qui la rattachait au monde, les échanges avec les gens qu'elle appréciait, ou pas d'ailleurs... les correspondances... et sa dernière lettre, celle qu'elle venait de rédiger pour son ami imaginaire. Tout, elle venait de tout perdre ! Que pensait-il obtenir ce voleur à deux sous ? Une femme si peu apprêté ne pouvait avoir sur elle une fortune et ce n'était d'ailleurs pas le cas, hormis le nombre conséquents de courriers qu'elle transportait, son sac ne contenait rien d'autre, un peigne et quelques pigments de peinture, rien de bien intéressant en somme.
D'ailleurs, soit c'était un sot, soit il avait préparé son coup quelques instants bien plus tôt, car si Aigneas avait été une voleuse, c'est sur Katina ou Bocom qu'elle aurait foncé, les bras pleins, la mine joyeuse et insouciante, les victimes idéales. Devrait-elle songé à se recycler et changer d'optique de vie ? Brigande ! Voilà qui lui siérait bien !

Au sol, donc , Aigny réalise qu'elle vient de perdre une nouvelle fois tout ce qu'elle avait en sa possession.
Mais heureusement, un malheur vient parfois seul et peut apporter un bonheur, et quel bonheur ! Des marrons ! Et malgré la douleur qui irradiait son dos, la jeune femme se redresse, fièrement afin d'accepter l'offrande de la belle brune. Pas sans lâcher une petite remarque au passage tout de même.


"Vous n'en n'auriez pas des... jaunes, Katina ?"

Oui.
Tout ce qui était jaune était meilleur !


Et pendant ce temps, Aigneas, et le voleur ne se doutaient pas un instant, que la lettre que ce dernier venait d'emporter ce retrouverait dans les mains d'un homme qui changerait la vie de notre blondie.
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Levilain
Je soufflais un instant dans la ruelle, mine de rien courir épuise ! Je regardais autour de moi avant de me remettre en route pour rejoindre une rue mais bien entendu cela n'allait pas se passer comme prévu. Une ancienne cliente à moi me reconnue et ingrate comme elle était, elle hurlait comme une furie et appela les gardes pour qu'ils m'arrêtent. Ils se mirent à me courir après, non mais vous vous imaginez la chose ? On aide les gens à porter leurs affaires, à les soulager de leurs fardeaux et voila qu'on vous colle à vos fesses des gardes ! Il ne me restait d'autres possibilités que celle de fuir, à nouveau je devais courir à travers les ruelles et les rues mais cette fois-ci je devais quitter la ville. Je ne pouvais me permettre de rester trop longtemps ici, on allait finir par m'envoyer dans les geôles pour mes services très honnêtes ! Et après on s'étonne que les gens préfèrent la voie criminelle !

Je parvins à semer pour l'heure les gardes, je ne pouvais dire comment j'avais fais car lorsque je cours, j'avoue que je ne pense pas à me retourner toute les secondes pour voir si j'ai encore quelque chose de collé aux fesses ! À pas rapide je quittais la ville en direction de l'Est, pour l'heure cela allait être ma destination... Ma fois je devrais plutôt dire sud-est, fin vous voyez ce que je veux dire ! défection quoi, c'est la Bourgogne ou toujours comment ses terres là-bas se nomme....

Je devais marcher, marcher et marcher... encore marcher bien sûr ! Je marchais longtemps, très longtemps sans me préoccuper du contenu du sac... Ben oui c'est comme un cadeau emballé, plus on attend et plus belle sera la surprise ! Oh oui oh oui j'aime les surprises ! Vous savez quand on déballe quelque chose et tadam ! Un sublime cadeau ! Ou non d'ailleurs.... Pas très réjouissant quand on reçoit le cœur de son ami en cadeau.... Pour l'heure marcher pour rejoindre un lieu de sommeil était important.
Herector
Depuis maintenant de très longs jours je marchais en direction de Dole, capitale de la Franche-Comté. J'ai quitté la belle Narbonne où le soleil caressait chaque jour ma peau, le temps agréable et l'ambiance qui était le plus clair de son temps agréable. Tous cela je l'ai abandonné pour rejoindre une chose, la croisade. Le roi de France, rien d'autre que le fils du Sans Nom, cherchant à asseoir le règne de réformés sous le couvert d'une pseudo liberté, liberté rapidement anéanties par les armes.
J'avais hésité à la rejoindre, devais-je perdre mon temps dans un croisade ? Nous savions tous que les croisades tournaient le plus clair de son temps au ridicule car bien souvent les gens trahissaient l'église pour un peu de pouvoir.... Mais l'envie de guerre, l'envie de pourfendre ses vils engeances qui se nommaient royalistes, rien de plus qu'une horde de barbare sans aucune once d'intelligence. Ils prétendaient défendre leurs foyers, leur royaume mais ils ne savaient pas qu'ils le guidaient vers sa fin. Je ne sais ce qu'ils espéraient atteindre avec les projets de folie de ce prétendu roi, il suffisait de regarder ce que l'hérésie a fait de Genève. Une ville de criminelle et d'hérétiques, des gens sans foi ni lois qui parlent sans cesse de liberté et de justice mais au fond ils ne connaissent pas ses mots.
Ils pillent, tuent, massacrent et déclarent des guerres sous le putsch d'un égocentrisme totalement démesuré, voila ce qu'était un réformé, voila ce qu'était un hérétique. Une généralité effrayante que beaucoup de gens voulaient suivre car au final, on vivait comme bon cela nous semblait, on ne se préoccupait pas de la morale car cela n'existe pas chez eux.

Le roi guidait son royaume vers ça, la réforme qui allait faire du royaume le berceau des criminels comme Genève l'est. On pourrait trouver tant de qualités à Genève mais les faits sont là, c'est le berceau des criminels. Pactisant avec l'Hydre, accueillant l'armée de Thoros, armée de brigand qui pille et détruit tout sur son passage . Le plus pire dans tous cela, ils trouvaient ça normal ! Et gare si vous osez dire quelque chose contre eux, vous aurez une lame sous votre gorge....

Non, je ne pouvais laisser le fils du Sans Nom guider la France dans la perte, guidant ainsi tous un peuple vers la souffrance assurée. L'Empire aide l'église mais pour combien de temps ? Les savoyards finiront certainement par trouver une magouille pour trahir l'église comme ils l'ont fais par le passé, la Franche-Comté tentera certainement de trouver une quelconque excuse idiote pour ne pas devoir y participer et la Lorraine... Ma fois la Lorraine est si nulle et pauvre qu'elle ne sait même pas se défendre elle-même contre des brigands, ne parlons pas pour mener une guerre....

Pour l'heure je dois survivre au passage en Savoie, en espérant que leurs fichues armées n'aient pas listés ma femme ou moi-même, ne sait-on jamais avec ses fous ! Ils seraient capable de lister n'importe qui si la tête ne convenait pas.
Bocom
Il y avait des fois comme ça où l'on se sentait réellement acteur-spectateur d'une pièce de théâtre.
Lorsque sa tortionnaire aborda l'idée de s'en prendre à nouveau à sa bourse, le mécontentement n'était pas vraiment caché chez le blond.

D'autant plus lorsque celle qui était censée être dans son camp et associée à lui s'associa, justement, à son bourreau financier.
Deux contre un.. Il leur fallait au moins ça pour essayer de rivaliser, pour sûr. Et ils ne les laisseraient pas le dépouiller de tous ses biens, ces cupides femelles !

Déjà, il se préparait à répliquer qu'Aigneas choisit ce moment pour se vautrer lamentablement à terre, si peu bousculée par un vif malandrin. A la vivacité telle que le Flamand ne put que le voir déguerpir au coin de la ruelle aussi vite qu'il était arrivé..
Bah quoi ? Il n'allait quand même pas se mettre à le poursuivre avec tout ce qu'il portait. Et se mettre à courir comme ça, c'était un coup à se claquer un muscle. Et qui l'aiderait, hein ? Personne !! Alors non, elle n'avait qu'à faire attention un peu à ses affaires.
A ses yeux, cette punition venait tout droit du Très-Haut qui avait châtié la blonde pour s'être mise contre lui.
Voilà ce qu'il en coûte, jeune écervelée ! Le Seigneur était vraiment du côté du Saint, il en était chaque jour de plus en plus convaincu.

Mais voilà que Blondie faisait la difficile.


A-t-on déjà vu des marrons jaunes ?! Nan mais franchement, je vous le demande !, soupira-t-il.

Il fit signe aux deux jeunes femmes de le suivre. Sa mission sainte se rappelait à lui, il ne pouvait décidément pas laisser la pauvre bougresse dans un tel état.


Allons, je me dévoue à vous soulager un peu de votre peine. Venez que j'vous paye un verre..

Il était vraiment trop bon. Et toujours sur la couleur ultra-favorite de la Wolback-Carann...

Et le lait n'est pas jaune.., fit-il remarquer. La bière, parfois, si.
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