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[rp]Quand la pierre est jetée

Onael_
Petit RP ouvert aux combattants des armées qui se sont affrontés cette nuit,pour ceux qui veulent.Merci de respecter les evenements IG pour les actes RP/Bon jeu.LJD Siva



[Reims,nuit du 25/26 Mars 1461,Campement des "Lames d'Enorig",armée du Conseil]


Elle se trouvait seule dans la tente a présent.Les femmes qui l'avaient aidé a enfiler son armure etaient parti,laissant la Duchesse de Champagne.La femme posa un genoux a terre,et la pointe de la lame de son épée vint se planter devant elle.Ses mains couvertes d'acier etaient sur les branches de la garde,et Jezabel baissa la Tete en fermant les yeux.Liberant sur l'instant quelques mots,priant,comme elle le faisait avant chaque bataille.

Je m’en remets à Toi, Créateur de toute chose.
Toi qui as confié la terre à l’Humain pour qu’il te serve,
Aide-moi à être la couronne d’épine qui tiendra l’hérétique loin de nos terres,
Aide-moi à protéger la terre champenoise de l’ombre de la créature sans nom,
Ne laisse pas nos terres souffrir, comme Christos à souffert,
Fait que cette fois ce soit nos épines qui percent le cœur de Tes ennemis


Quand elle eut fini de reprendre les mots de Saint Louis a Dieu,elle se signa et se releva.Un valet deboula alors dans la tente,paniqué[i]

Duchesse!Deux oriflammes en vue et en approche!

[i]Siva pris son épée,et son bouclier non loin en lui répondant


Regroupe les personnes présentes en les prevenant!Hates toi!

Le gars sorti,et fut suivi quelques instant plus tard par la Duchesse.Se mettant en selle,aidée par un homme,elle se dirigea vers le lieu de regroupement,aux pieds des remparts,juste devant le campement.Les soldats d'un jour arrivaient les uns apres les autres,alors que son regard de jais se tourna vers les hauts murs,distinguant les torches des gardes de la ville,ceux la qui leur maintenaient les portes fermées,les livrant a deux armées.
De la haut,le spectacle devait inspirer le ridicule,le sordide,ou la pitié.Deux enormes amas d'hommes,se tenaient face a une poignée de Conseillers Ducaux.

Guidant son cheval,et apres avoir jeté un regard a son époux,arrivé sur l'entrefait,la Duchesse se posta devant la ligne de Conseillers,armés de ce qu'ils avaient.Elle s'adressa alors a eux,comme elle le pouvait,posant son regard sur chacun d'eux,prenant le temps de les observer et de leur adresser quelques derniers mots


Mes Amis,mes freres et mes soeurs!Ce soir,est le soir que nous redoutions tant!Ce soir ou le Roy,semble avoir fait son choix!Ce soir,ou le Roy,lance deux armées contre douze conseillers!
Regardez les,nos fiers Loups,se battre sans savoir pourquoi!Regardez la,cette Reyne,qui sera jugé en son temps!
Regardez nous!Mes fiers amis!Et jugez,de qui est le plus courageux!
Ce ne sont pas ces vingtaines d'hommes qui nous font face cette nuit!Non,ceux la soint couards,ou sots,pour devoir se mettre a tant pour nous massacrer!

Car oui,cela sera un massacre,et nous le savons!


La Duchesse de Champagne leva son épée et se tourna vers les oriflammes,comme si se smots pouvaient etre entendus.Peut etre le serait il,porté par l"echo et le vent,jusqu'a tous les temoins de cette nuit qui marquera la fin d'un Duché.

Mes Freres et Soeurs,comme nous l'avons dit,nous ne leverons pas notre épée contre le Champenois!Ne la levez que pour contrer les coups que l'on vous portera!N'otez la vie,que pour preserver la votre!Soyez Aristoteliciens,et pardonnez,si vous le pouvez,a ces pauvres soldats qui ne savent pas quelle infamie ils s'appretent a commettre!
FORCE,HONNEUR,ET LIBERTE!!!Voila,ce pourquoi nous livrons combat!Voila ce que massacrera le Lys ce soir!


Siva repris place dans le rang,mettant pied a terre et confiant sa monture,entre son époux et un homme au visage peu familier,recruté ,et qui s'etait mis en tete de veiller sur sa vie a elle.Elle combattrait a pied,puisqu'il ne fallait pas charger,et seulement defendre,les chevaux n'etaient pas necessaires.Ils resterent la,armes et boucliers au poing,a attendre.Le silence etait pesant a present.Ses yeux se poserent sur le ciel,frais,mais degagé de cette nuit la.La lune eclairé le champs de bataille qui se trouvait devant eux.Ses yeux de jais se perdirent dans les etoiles,en pensée,se sentant un instant pres de lui.Ses yeux se fermerent,en une priere muette,avant de se rouvrir au bruit de mouvement venu d'en face.
Le regroupement etait sonné.Un signe et tout le Conseil se remis sur ses gardes.
Les chevaux piaffaient d'impatience quand des cris venus d'en face se firent soudainement entendre!

L'assaut etaient donné.Levant son épée au dessus de sa tete,elle ne quittait plus du regard les armures qui scintillaient en fondant vers eux.C'est alors qu'ils etaient a quelques pieds,et que la ligne de conseillers ,elle n'avait pas bougé d'une once,que la voix de la Duchesse se fit entendre une derniere fois


PASSAVANT,PASSAVANT LI MEILLOR!BANDE DE COUARDS!

Les mots etaient a peine criés que des lames d'acier s'abattaient sur eux.Entre deux coup,elle jeta un regard autour d'elle.C'etait le chaos et le massacre comme elle en avait peu vu.Alors que son regard se posait sur le bailli qui se faisait traverser par une lame,elle percu un mouvement sur le coté,et placa son épée au dessus de la tete.Le coup fut contré a temps,et la femme soldat qui lui faisait face se retrouva rapidement pris a parti par un compagnon d'arme de la Duchesse.
A peine eut elle le temps de reprendre ses esprit qu'elle vit fondre sur elle un jeune homme fluet.Elle leva son bouclier,et lacha un cri sos la douleur de l'assaut,alors que le bois de l'ecu volait en eclat.Ses forces la quittait peu a peu,de se proteger,sans porter de coup.Elle eut a peine le temps de lever de nouveau le bras pour ralentir le coup que l'homme s'appretait a porter.Son épée vola,sous la violence du choc par dessus son epaule.
Ses yeux s'etaient a peine posé sur la lame qui gisaient au sol,que ses mains se joignirent en un reflexe de survie sur la lame ennemie qui penetrait sa chair.

Les yeux ducaux croiserent ceux du jeune garcon,aux traits familiers.Des traits royaux?Serait ce deux membres de famille royale qui venait de croiser le fer?
Etait ce la volonté de Dieu que de voir un gosse oter la vie de celle qui fut la belle soeur de Levan?
Il n'y avait plus de "furie",plus de "Duchesse guerriere",juste une fidele aristotelicienne,au regard empreint de larmes qui se posait sur l'épée que son proprietaire fit glisser dans l'autre sens pour la retirer.

Un dernier regard vers lui,qui repartait deja massacrer les autres,un dernier regard a ses mains posées sur son ventre,alors qu'elle sentait monter le gout metallique du fer dans sa bouche.
Elle chercha d'un rapide regard son époux,ou sa fille,en vain.Sa vue se troublait deja.
Elle entendi peut etre une voix,qui criait son titre.Peut etre avait on vu la scene.
Peut etre que celle ci signerait la fin du massacre.Peut etre que les fiers loups de Champagne se rendrait compte enfin de la portée de leur geste.
Siva libera sa bouche du liquide qui l'obstruait en le crachant,alors qu'une main touchait le sol pour tenter de la maintenir.

Ne pas sombrer,ne pas faillir...Peut etre que sa vie s'arreterait la,peut etre que la volonté de Dieu voulait qu'elle prit les armes pour la premiere fois face a Levan,pendant la fronde,pour proteger son champs,pour prendre l'épée ,la derniere fois,face a un autre Roy,pour defendre son peuple.
Peut etre ne fut ce qu'une coincidence,que son premier combat etait face a un artesien,et que son dernier ennemi,qui venait de lui porter ce coup,melé le sang de deux ennemis.
Ses forces la quitterent pour de bons,ses pensées se brouillerent,sa tete bourdonnait,et un voile blanc passa devant son regard.
Elle ne sentit pas le choc de son armure contre le sol.

Cette nuit,le Roy de France,avait fait couler le sang du pouvoir Ducal de Champagne,aidé des propres protecteurs de ce Duché.



26/03/1461 04:06 : Votre bouclier a été détruit.
26/03/1461 04:06 : Votre arme a été détruite.
26/03/1461 04:06 : Lionel.parfait vous a donné un coup de baton. Vous avez été grièvement blessé.
26/03/1461 04:06 : Melina vous a porté un coup d'épée. Vous avez été secoué, mais vous n'êtes pas blessé.
26/03/1461 04:06 : Vous avez été attaqué par l'armée "Le Griffon Champenois" dirigée par Maxdph et l'armée "La Messe est dite." dirigée par Gnia.

_________________
Xevinael
[Reims, du 25-26 Mars 1461]

Xevi n'aura jamais le temps de répondre car déjà devant s'avançaient armes au poings ce que Xevi ne pensait même pas avoir comme ennemi. Des ennemis ? C'est ainsi qu'ils s'en venaient. Seuls contre le néant.

Vous appelez ça une Courronne ?

Dans la nuit, les troupes "Le Griffon Champenois" dirigée par Maxdph et l'armée "La Messe est dite." dirigée par Gnia avaient donné l'assaut sur la capitale et sur la minuscule bannière des Conseillers Ducaux.

Le Conseil avait réclamé le dialogue, et la pierre à la figure s'ils déplaisaient. Ils furent finalement servis de silence et de fer dans le ventre. Xevi n'était pas un militaire, il avait combattu pour défendre la Champagne mais sans jamais avoir été auteur de grands faits d'armes. Cette nuit ne sera pas l'exception quand il fut tailladé par deux hommes. Même pas des Champenois. Qui étaient ces gens pour venir faire la Loi ? D'où les connaissaient-ils et que pouvaient-ils lui reprocher ?
Ensanglanté et allongé au sol, Xevi regarda les étoiles, la nuit était belle et propice aux plus grandes verves.


Ainsi est-ce là, la Justice ? On se veut Roy et on ne sait que taillader ? Pauvre fou, tu as fait couler le sang, tu pourriras dans celui-là. Tu ne vaux rien de mieux que ceux que tu t'es plu à critiquer. Ha ha ha ha ! Que gouvernes-tu ? Le pays part en morceau et il a bien raison. J'ai trop donné pour t'aimer encore, et je me fais fort de ne plus jamais servir un criminel.

Il se remémora les derniers mots lus de sa Chère et Tendre : "Crois-tu que le pouvoir soit chose suffisamment importante pour tenter de mourir pour lui?"
Ouh non, il le savait bien, le pouvoir n'est rien. Et il n'en avait que faire, lui, le roturier. Il n'avait pas de domaine, pas de titre. Il n'avait aucun pouvoir et n'avait jamais rien fait pour en obtenir. Mais l'honneur, la fierté, l'amour de sa terre. Pour cela, il pouvait bien mourir. Oui l'honneur valait mieux que le pouvoir et la richesse. Xevi a défendu ses valeurs, en comprenant à ses dépends qu'elles étaient bien loin de celui qui se voulait Roy et de ses associés.
A présent son seul regret, à l'idée évoquée, était d'être loin d'Elle. Servir le Duché ? Quelle bétise ! Merci de vos services rendus, en cadeau ça sera un coup d'épée tranchant.

Il se traina jusqu'à son humble demeure. Combien de temps cela lui prit ? Oh, surement un siècle, ou toute la nuit peut être, la notion du temps l'avait quitté. Il dégraffa son insigne de Conseiller Ducal. Il n'en aurait plus besoin. Il s'évanouit plusieurs fois en cours de route de douleur. La suite fut noire, sombre, et le doux sourire de Clelia qui s'envola. Qu'avait-il pu être bête...idiot, et abruti. Et encore, c'étaient là encore des euphémismes.
Aleen_de_pastre
(Reims 25/26 mars 1461)

Un sombre pressentiment étreignait la jeune femme, elle allait se recueillir et prier le Très Haut comme elle le faisait avant chaque assaut.

Elle ajusta sa brigandine, se coiffa de la salade, embrassa Antonius,


qu'Aristote nous est en sa sainte garde, venez allons rejoindre nos compagnons ! La Duchesse nous mande

Ils eurent à peine le temps de se regrouper que deux armées fondaient sur leur petit groupes !

Pas moyen de s'abriter à l'intérieur de la ville, les portes avaient été fermées par les gardes !

Pris au piège ils allaient tous être massacrés ! la suite ne fut que bruit, clameurs, fureur, une vive douleur la fit se replier sur elle même, un gout de sang envahit sa bouche,

Un second coup la frappa en pleine poitrine, elle suffoqua, tenta de se relever, des larmes de douleur et d'amertume coulèrent sur ses joues

Elle n'eut que le temps d'apercevoir son Antonius qui tombait lui aussi, lorsqu'elle reçu un troisième coup,

Elle tomba, peu à peu les bruits s'estompèrent.....Elle murmura


Aristote pardonnez leur, car ils ne savent pas ce qu'ils font,


Citation:
26/03/1461 04:06 : Votre bouclier a été détruit.
26/03/1461 04:06 : Votre arme a été détruite.
26/03/1461 04:06 : Scath_la_grande vous a porté un coup d'épée. Vous êtes mort au combat.
26/03/1461 04:06 : Jonatan14 vous a porté un coup d'épée. Vous êtes mort au combat.
26/03/1461 04:06 : Jonatan14 vous a porté un coup d'épée. Vous êtes mort au combat.
26/03/1461 04:06 : Vous avez été attaqué par l'armée "Le Griffon Champenois" dirigée par Maxdph et l'armée "La Messe est dite." dirigée par Gnia.

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Gnia
[26 mars 1461 - Reims - Armée la Messe est dite.]


Aller à Reims aurait dû se faire dans la liesse populaire et non le sang.
C'était sans compter les Princes Démons, suppôts du Sans Nom à l'oeuvre.

Sans joie aucune, la Saint Just contemplait du haut de son destrier les restes de l'accueil que le conseil de Champagne et sa Duchesse félonne avaient fait à la Reyne de France, sa suite, et pis encore à la noblesse de Champagne et à sa propre soldatesque.

Profond soupir avant de donner l'ordre d'avancer devant les portes de Reims en se frayant un chemin dans les décombres du champ de bataille, oriflammes du lys portés haut et flottant dans le vent léger et pourtant encore froid de ce début de printemps.
Le massacre triomphant des félons par les armées royales, un porte étendard qui plante au milieu de la désolation l'oriflamme azur aux trois fleurs de lys, rappel de ce que d'aucuns ont soigneusement oublié, la Reyne morgue les lambeaux de ce qui fut le conseil de Champagne qu'on ramasse pour les constituer prisonniers.


Je vous trouve mauvaise mine, Jezabel, et d'apparence fort négligée.

Aucun cynisme dans les propos que la Saint Just n'adresse qu'à elle-même et qu'elle abandonne au vent à l'instant où la troupe s'immobilise devant les murs de Reims.
Juste la terrible et navrante conclusion de la chronique d'une défaite annoncée.

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Tolanhdruth
[26 mars 1461 - Reims - Armée la Messe est dite.]


Tol se trouver au coter de la reyne, a peu en retraite pour pas la gêner et a la fois prêt pour la protéger au moindre problème. Il avait revêtue son armure de lieutenant de la garde royale, il jeta un regard au membre de garde royal au moment ou la reyne ordonna d'avancé.


Les traces du combat était bien voyant, a main sur la garde de son épée le jeune De Sars balayer le champs de bataille du regarde pour prévenir du moindre danger.
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Lylla
La nuit était tombée, regroupés aux pieds des remparts, ils étaient là quelques uns parmi des milliers, ou seul contre tous, Lylla se posait encore la question à ce moment fatidique qui semblait vouloir se refermer sur eux.

Mais qu'est ce que je suis venue foutre dans cette galère !!!!
Pas plutôt la cérémonie de ses noces achevée qu'elle avait du galoper jusqu'à Reims pour répondre à la levée de ban comme le voulait son rang.
Mais voilà depuis plus rien ne tournait rond.

D'abord le Jouarre qui avait pris de travers le fait qu'elle eut souhaité et surtout osé demander de rester à Reims. Lui dès qu'on ne faisait pas ce qu'il voulait sur le champ, il oubliait toutes les fois précédentes où l'on avait obéit sans jamais broncher. C'est ce qu'on appelait avoir la mémoire courte... ou encore sélective, c'était à voir.
Mais Lylla avait encore passé l'éponge, bonne poire, la crédule se plaisait à penser qu'il y avait toujours quelque chose de bien en chacun.
Puis ce fut le silence du prévôt qui la laissa perplexe... Comment ?... On lui demandait de venir et quand elle était là pfff plus besoin ? Incompréhensible pour l'ancienne prévôt qu'elle était.

Et au final ce fut vers le Duc consort qu'elle se tourna.
Quitte à être ici autant servir à quelque chose !
Discrète depuis son arrivée en ville, elle avait assisté à la scène qui s'était tenue en place publique et son dévouement à son Duché et à sa Duchesse ne firent qu'un bond de plus en avant.
Peu de temps après elle intégrait les Lames d'Enorig aux côtés du Connétable, membre de sa maison.
Quoiqu'y ai pu un jour opposer la petite Baronne et la Grande Femme qu'était la Duchesse Siva, cette dernière avait toujours eut son soutien et son admiration... bien au delà de ce qui aurait pu être pensable.

C'est donc tout naturellement que Lylla écouta sans rien dire, les mots de cette dernière sonnant le glas de cette longue journée. Quand elle se tut, la blonde ficha la pointe de son épée en terre, cette terre qu'ils allaient nourrir de leur sang, cette terre qu'ils avaient toujours protégé et aimé sans condition.
Ses paupières se fermèrent un instant, dès mois plus tôt elle avait bien faillit mourir ici même d'une main champenoise, sans doute cela n'avait il été qu'une sinistre répétition de la tragédie qui allait se jouer ce soir, mais cette fois elle ne serait pas seule.


Seigneur, protégez vos enfants et pardonnez leur folie.

Seuls ses mots purent franchir la barrière de ses lèvres avant qu'elle ne dusse lever son bouclier pour tenter de se protéger des coups qui commençaient à pleuvoir. Dans l'espoir vain de se défendre, la main retrouva le pommeau de son arme, espérant s'en servir aussi pour parer et tenter de sauver sa peau.
Lylla ne le savait pas encore mais l'ironie du sort voulu que ce soit la main de la fiancée de celui qu'elle avait conduit sur les fonds baptismaux qui fit couler le premier sang.
Prise en étau entre deux femmes et un homme, elle se défendit autant qu'elle le pouvait alors qu'à ses côtés s'élevaient les premiers cris.
Souffrance, peine, désespoir, et rage au ventre lui donnaient vie en cet instant, la rage de voir un homme si imbu de lui même qu'il mettait à feu et à sang des siècles d'histoire, de cette Histoire même qui bientôt ne retiendrait que la noirceur de son âme.
Ses propres cris se mêlaient à ceux de ses compagnons, le vertige s'emparait d'elle et elle tomba à genoux pensant sa dernière heure venue, elle leva les yeux pour croiser un regard... Son regard.

Pas lui Seigneur !
Coleen...

Son épée était perdue depuis longtemps et c'était tant mieux, mais ce qu'il restait de son bouclier acheva sa vie sur le sol juste avant que cet homme qu'elle avait toujours considéré comme son meilleur et plus ancien ami ne lui inflige le coup fatal.
Adieu bagarre de torchons et fou rire dans les tavernes, cette fois ce fut la violence d'un bâton manié de main de maitre qui l'atteignit en pleine tempe et qui l'envoya rejoindre les limbes.

Le corbeau et son âme damnée avait réussi.
Le schisme était total, le frère levait la main sur le frère, l'ami devenait ennemi, ce soir le crime le plus odieux avait un nom, celui d'un Roy et de sa Reyne.





26/03/1461 04:06 : Votre bouclier a été détruit.
26/03/1461 04:06 : Votre arme a été détruite.
26/03/1461 04:06 : Coleen_de_colmarker vous a donné un coup de baton. Vous êtes mort au combat.
26/03/1461 04:06 : Gaetan vous a donné un coup de baton. Vous êtes mort au combat.
26/03/1461 04:06 : Livinia vous a porté un coup d'épée. Vous êtes mort au combat.
26/03/1461 04:06 : Aradias vous a porté un coup d'épée. Vous êtes mort au combat.
26/03/1461 04:06 : Livinia vous a porté un coup d'épée. Vous avez été sérieusement blessé.
26/03/1461 04:06 : Vous avez été attaqué par l'armée "Le Griffon Champenois" dirigée par Maxdph et l'armée "La Messe est dite." dirigée par Gnia.

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Catherine.v.enorig, incarné par Siva
posté sur la demande et avec accord de la joueuse de CVE





Catherine Victoire Enorig d'Appérault Von Frayner d'Azayes:



En ses premiers jours de printemps, la très frèle et encore jeune Catherine avait intégré l'armée de son père.
Depuis quelques jours, on sentait la tension monter entre le roi -non sacré- et le conseil ducal reconnu et élu par le peuple.

Ne voyant rien venir, elle décida d'aller s'allonger un peu auprès de ses parents.

La jeunesse ayant encore ce privilège là, elle s'endormie rapidement et profondément.

Ce fut l'alerte qui la réveilla dès potron-minet, elle prit aussitôt son épée et son bouclier et rejoignit les autres soldats.
D'après les rumeurs, l'armée de la Reine allait attaquer et serait aidé par l'armée des Loups.
Soufflant un coup, elle regarda autours d'elle pour chercher ses parents, elle les vit au loin et leur adressa un petit signe.
Elle sentait que sa mère aurait préféré ne pas la voir içi ce soir, mais maintenant il était trop tard, il fallait aller jusqu'au bout.
Sans doute on allait pas les tuer, juste faire un coup de semonce pour leur faire peur.

Et puis soudain ce fut le chaos, des coups de bâton, d'épées...des cris du sang et la douleur.
Catherine n'eut pas le temps de ressentir longtemps la douleur de l'épée qui vous transperce le flanc... une douce torpeur l'enveloppa et ce fut presque avec un petit sourire qu'elle s'évanouit au milieu du champ de bataille.

Morte ou grièvement blessée? Nul ne le savait encore, elle fut ramener dans sa tente et les chirurgiens s'activèrent autour du rejeton ducal.

Les blessures étaient terribles: clavicule transpercée, crâne défoncé, un oeil crevé et un écrasement du thorax due certainement aux soldats qui l'avait piétinés.
si elle survivait, elle en garderait sans doute de profonde séquelle physique.

Un valet partit à la recherche de ses parents afin qu'ils soient mis au courant de la terrible nouvelle.
Ademar Lantenac, incarné par Siva
Posté avec l'accord du joueur







Citation:
Aux premiers jours de novembre, sa sacoche était vide et sa bourse bien trop maigre pour nourrir son homme. Mais plus que tout, ce qui décida le jeune Normand à poser son baluchon, c’était le spectacle qui s’offrit à ses yeux ce matin-là. Après une nuit passée dans une grange abandonnée, il reprit sa route dans l’aube naissante. Ses pas s’arrêtèrent tout net au sommet d’un tertre. De là, il dominait un petit vallon au milieu duquel serpentait un ruisseau. Des écharpes de brouillard laissaient à peine émerger la cime des arbres et là-bas, au loin, on apercevait la pointe d’un clocher. Sur la gauche, un soleil orange jaillissait d’un coteau couvert de vignes nues surplombant le village. Ses rayons se reflétaient sur la brume évanescente et mettaient en valeur les courbes argentées du petit cours d’eau ; sous leur douce chaleur, la Champagne sortait lentement de son sommeil. Le chant des oiseaux remplaçait le silence de la nuit ; une forte odeur d’humus, exempte d’iode, quel changement, s’exhalait de la terre noire et fertile ; les toits de chaume et d’ardoises du village s’extirpaient de la pénombre ; çà et là quelques métairies s’animaient timidement.

D’aucuns se seraient extasiés devant un lever de soleil au-dessus des flots normands ; Adémar restait coi face à l’éveil de cette contrée champenoise. Le cœur a ses raisons … Pour la première fois de sa vie, il eut l’impression de déballer un présent. Cadeau empoisonné très probablement, nous n’en serions pas surpris par les temps qui courent, mais du haut de ses trois lustres, le jeune homme n’envisageait l’avenir qu’avec optimisme.

Et c’est donc là, à Conflans-lès-Sens, qu’il allait prendre sa destinée en main.


Le temps avait passé depuis que le jeune Lantenac avait mis les pieds en Champagne. Il avait appris que tout n’était pas parfait dans cette province, pourtant jusqu’au bout il avait cru qu’un sursaut était possible. Alors il avait toujours œuvré pour elle, parfois dans l’ombre, parfois sur le devant de la scène, mais toujours avec détermination.

Même en ce jour où oser contrarier un despote capricieux était devenu un crime punissable de mort sans procès, il avait prié avec sérénité, affûté calmement son épée, passé méticuleusement son armure et s’était avancé sans crainte aux côtés de sa duchesse, de sa baronne et de ses amis conseillers. Et alors …


Et déferlent les ombres et les flammes sous des averses d’acier.
Et les temples s’effondrent sous les armes de milliers d’hommes damnés.
Et les braves succombent sous les lames et le tranchant des épées,
Comme ont poussé les tombes de ces âmes à jamais oubliées.*

Il gisait au milieu d’une mare de sang ; son corps n’était pas encore tout à fait mort, son esprit pas encore tout à fait parti. Un voile sombre se dressa lentement devant ses yeux et il vit s’approcher, à travers la frénésie des combats, une masse informe mais rassurante d’hommes tendant les mains vers lui, comme s’ils l’invitaient à les suivre. Les coups d’épée stridents et les plaintes lancinantes disparurent derrière le murmure de ces êtres. Il oublia sa douleur et écouta leur message.

A quoi bon se vanter d’être libres
Si d’autres nous traînent sur une route à suivre ?
Le ciel est le même, mais l’horizon perd les couleurs de l’aube.

A quoi bon essayer de survivre
En livrant nos enfants à des autels cupides ?
Les peurs sont les mêmes, mais la fierté perdue rend les silences plus lourds.

Peut-être nos âmes sont devenues vides
A trop prier pour les mauvaises Eglises.
En laissant le temps enterrer nos guides,
Nos cœurs ont cédé à de sombres emprises.

Juste un dernier cri de rage
Envoyé du fond des âges
Par les hommes qui avaient donné leur vie pour protéger leur héritage.
Et nous sommes le sang né de ces gens
Qui n’ont jamais laissé à d’autres décider leur façon d’exister.
Si les traits sur nos visages
Sont toujours à leur image,
Alors où sont le courage, la force et la fierté d’un peuple de guerriers ?
Nous sommes tous coupables de croire à des fables,
De leurs tombes oubliées, ils hurlent pour sauver leurs enfants égarés,
Avant de s’en aller …

A force d’oublier d’où elles viennent
Les mémoires ont puisé dans le vent qu’on enseigne.
L’esprit est le même, mais dans des mains trompeuses, les vérités meurent.

J’ai longtemps cherché une raison valable
A tout ce mépris qu’on semble porter.
J’ai longtemps craché sur les mensonges affables
Dont on m’a nourri pour me faire oublier.

Juste un dernier cri de rage
Envoyé comme un message
Par les hommes qui pleurent de voir leurs descendants tombés sous l’esclavage
De menteurs avides,
Aux desseins stupides,
Qui s’acharne à brader les anciennes dignités pour leur rêve en papier.

A trop vouloir être sage
La rébellion fait naufrage.
Nos pères avaient le courage, la force et la fierté d’un peuple de guerriers.
Et nous sommes leur sang,
Leur esprit vivant,
Alors ils vont hurler pour tenter de sauver leurs enfants égarés
Avant de s’en aller …**

Aux derniers jours de mars, son corps était brisé mais son âme était libérée ; elle fendait les airs en direction d’une lueur accueillante. Après une infime éternité écoulée dans une grisante ascension, sa conscience s’arrêta tout net au seuil d’un sommet doré. De là, elle dominait un petit vallon au milieu duquel serpentait un ruisseau. Des écharpes de brouillard laissaient à peine émerger la cime des arbres et là-bas, au loin, on apercevait la pointe d’un clocher. Sur la gauche, un soleil orange jaillissait d’un coteau couvert de vignes nues surplombant le village. Ses rayons se reflétaient sur la brume évanescente et mettaient en valeur les courbes argentées du petit cours d’eau ; sous leur douce chaleur, la campagne sortait lentement de son sommeil. Le chant des oiseaux remplaçait le silence de la nuit ; une forte odeur d’humus s’exhalait de la terre noire et fertile.

Et c’est là, sur ces Champs Elysées, qu’il ferait à jamais propérer sa terre.




* Des colères, Thomas Vuillemin
**Requiem pour mon peuple, Archael
Valois
Reims, fin de journée du 25 mars 1461

Bureau du chancelier


Valois n'en finissait de compulser les loys de Champagne. De temps à autre, il ajoute une annotation, griffonne un feuillet, maugréant.
On frappe légèrement à la porte...
Valois ne s'interrompt pas. Il se lève, saisit un ouvrage sur une étagère puis reprend sa place.
A nouveau quelqu'un frappe à la porte. Celle-ci s'entrouvre doucement


Maitre Valois, maitre Valois, les vêpres ont déjà sonnées

Relevant la tête, fixant le jeune serviteur qui venait le déranger.

Entre donc et ferme moi cette porte,lance-t-il sèchement, un courant d'air et je suis bon pour tout reclasser.
Ne reste pas là à bailler aux corneilles, prends ce volume et range le sur l'étagère du fond.
Bien,
le ton se faisant plus agréable, tout est prêt, les chevaux, mes affaires...

Oui, oui, j'ai fait préparer deux chevaux comme vous me l'aviez demandé. Et toutes nos affaires...vos affaires. Elles sont déjà harnachées


Valois le regardait s'affairer, remettant de l'ordre dans le bureau, il n'arrivait toujours pas à comprendre ce qui pouvait le motiver à servir avec autant de zèle quelqu'un qui finalement n'était que de peu d'importance.

Anthonin, j'avais bien dit mes, mes affaires. A partir de maintenant je vais continuer seul. Et pour les jours à venir, je préférerai te savoir dans les champs avec ton père.

Mais maitre Valois, je peux aider, je peux...

IL SUFFIT,
coupant le jeune serviteur sèchement.

Reims, nuit du 25 au 26 mars 1461

Campement des "Lames d'Enorig", armée du Conseil


Après un repas frugal et la dernière réunion des conseillers pour cette journée, Valois regagna sa tente.
Anthonin dormait déjà, mais il avait pris soin de lui préparer sa couche. Il savait, au fond de lui que c'était une erreur, mais devant l'insistance du jeune serviteur, n'avait pu se résoudre à le congédier.

A genou devant sa couche, il pria.


Avant la fin de la lumière,
Nous te prions, o Seigneur,
Pour que, fidèle à ta bonté,
Tu nous protèges, tu nous gardes.

Sauve-nous, Seigneur, quand nous veillons;
garde-nous quand nous dormons.
Que loin de nous s'enfuient les songes,
Et les angoisses de la nuit.

Préserve-nous de l'ennemi,
Que ton amour sans fin nous garde.
Nous veillerons avec Christos et Aristote,
Et nous reposerons en paix.


Plus tard dans la nuit.
Valois dormait profondément lorsqu'on ouvrit le pan de sa tente.


Messire, messire, ouvrant les yeux, ébloui par la lumière d'une torche... hâtez-vous messire, la duchesse requiert votre présence, deux oriflammes sont en vue.

Valois sauta de sa couche, s'équipa et s'arma du peu qu'il avait. Anthonin se préparait aussi.

Non pas toi. Vas-t-en, avant même que le jeune serviteur ne réponde... VAS-T-EN, FUIS LOIN D'ICI, baissant d'un ton... C'est notre combat, je m'en voudrai s'il t'arrivait quelque chose. Jusqu'à présent tu m'as toujours bien servi, mais en fait je ne suis rien, ou si peu. Je ne suis pas seigneur, tu n'as rien à attendre en retour. Alors vas, ceci est un ordre... certainement le dernier.

Valois s'en alla prendre place aux côtés des autres conseillers. A peine la duchesse eut-elle fini sa harangue qu'une vague d'hommes en armes déferla dans leur campement.
Valois n'eut pas le temps de réagir qu'un violent coup le projeta au sol.
Sa vue se troubla... il se laissa aller.


(à suivre)
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Rackam29
[26 mars 1461: Après la bataille.]

Rackam avait reçu l'ordre de marche avec une certaine amertume. Aucune guerre auparavant ne l'avait confronter à un ennemi tel que celui ci. Une armée faite d'amis et non d'ennemis. Il trouva dommage que cela aboutisse à un carnage de cette ampleur. Son devoir fait malgré tout, il chercha de tout côté sa fiancée partie en avant, voir si elle allait bien. Leur mariage serait prononcé dans les prochains jours, il craignait pour sa vie.

Continuant ainsi à regarder les bléssés, les morts, Il ne la vit pas tout de suite. Son regard se focalisa d'un coup un peut plus loin ou la reyne se trouvait. face à elle sa grasce de Champagne mortellement bléssée mais toujours vivante. Un soulagement pour celle que rackam, estimait et respectait malgré qu'elle soit devenue par la force des choses son "ennemie" aujourd'hui. Il se signa, puis continua sa route un petit moment jusqu'à que son coeur ne fasse qu'un tour. Il mit sa main devant sa bouche pour étouffer un cri. Sa marraine dont il n'avait plus eut de nouvelles depuis un certain temps gisait devant lui.

Il descendit de son cheval puis alla vers elle. Il se mit a genou puis mis sa tete dans ses bras et lui nettoya le sang sur le visage.


"Maraine!! maraine!!!... Lylla!!!"

Il tapota légèrement sa joue afin de la réveiller, afin qu'elle revienne à elle...
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Membre du guet de Paris
Pour les teutons d'en face! https://www.youtube.com/watch?v=eAmMcBQavKE
Suzette
[Reims - Quelques heures avant le massacre]

D'ordinaire détendue, l'auvergnate se sentait nerveuse depuis le matin.
Il se tramait quelque chose, mais ce quelque chose lui semblait tellement "gros" qu'il lui était impossible d'envisager qu'il puisse se produire.

Un peu plus tot, des oriflammes s'étaient dessinés dans l'horizon reimois.
Parmis eux, celui du Griffon.
Pas de quoi paniquer, il s'agissait d'une armée champenoise.
Oui mais... pourquoi venaient ils à reims avec une armée du roi?

Les rumeurs les plus folles agitaient la capitale, les deux armées donneraient l'assaut prochainement.
Forcément, à grand coup de gérémiades et de mensonges, l'armée "Les Lames d'Enorig" étaient devenue l'ennemie public numéro un et plus grande menace sur la Champagne... la bonne blague.

Sauf qu'effectivement, les idiots de Paris et les idiots de généraux donnèrent l'assaut...


[Le combat]

Le monde était fou, ça, l'auvergnate le savait.
Mais à ce point, elle ne l'eut jamais imaginé.
Le griffon fondait sur eux avec à sa tête son général au cerveau lavé à la mode d'Airain... pauvre Max.
Elle l'avait connu bien différent. Desormais quand il s'exprimait, on sentait la véhémence de ses maîtres. Le bon Max, homme droit, intègre et intelligent n'était plus.
Ma foie, on ferait avec.

Les coups pleuvaient et se défendre était impossible, même pour le plus téméraire des soldats...
Le bailli se défendit comme il pu, esquivant, tapant, mordant, poussant.
Mais son sorps de femme fatigua.
Elle assena un violent coip d'épée dans le corps d'un inconnu, le blessant gravement.
Mais au moment ou elle peinait à retirer sa lame, elle sentit la brulure vive d'une épée la transperçant.
Irradiée par la douleur, elle lacha prise pour choire à genoux.

Les larmes roulaient sur ses joues, elle leva les yeux sur ce grand gâchis.
Les loups jubilaient... était ils donc devenus fous et instrumentalisés à ce point ?
Pauvre duché, pauvre homme manipulés par quelques têtes couronnées avides d'encore plus de titres.
Pauvre Champagne...

A sa gauche, son amie Aleen s'effondrait elle aussi.
Aleen, sa fidèle amie Aleen...
Suzette lui lança un regard plein de larmes.

Plus loin le duc consort tombait lui aussi, non loin, sa fille Catherine ne tardait à pas à choir.
La Duchesse également et d'autres encore...

Anéantie par la barbarie sans fondement de soldats champenois, aidés par une armée royale histoire d'être certain de les réduire à néant.
Et au passage, la démonstration de force refroidirait sans doute les ardeurs de rébellion naissantes.

Avant de perdre connaissance, l'auvergnate pria pour que cette agression ouvre enfin les yeux au peuple champenois.
Puis elle se laissa envahir par l'image de son futur époux.
La douceur des traits du visage de Jason l’apaisa, elle regretta de ne pas se trouver à ses côtés à ce moment là mais elle avait défendu avec dignité ses convictions.
Dans cette démarche, il l'avait soutenue.
Elle se rendit compte à quel point elle tenait à lui et se consola en se disant que bientôt, elle le retrouverait, au pied des monts d'Auvergne pour vivre paisiblement.
L'image des frasques d'Essanoc transforma son rictus de douleur en léger sourire.
doucement, le fracas s'estompa, son corps se fit léger et elle sombra dans l'inconscience.

26/03/1461 04:06 : Votre bouclier a été détruit.
26/03/1461 04:06 : Votre arme a été détruite.
26/03/1461 04:06 : Vous avez frappé Deeppurple. Vous l'avez grièvement blessé.
26/03/1461 04:06 : Thegregterror vous a porté un coup d'épée. Vous êtes mort au combat.
26/03/1461 04:06 : Jonas.voronda vous a porté un coup d'épée. Vous êtes mort au combat.
26/03/1461 04:06 : Jonas.voronda vous a porté un coup d'épée. Vous avez été sérieusement blessé.
26/03/1461 04:06 : Vous avez été attaqué par l'armée "Le Griffon Champenois" dirigée par Maxdph et l'armée "La Messe est dite." dirigée par Gnia.

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Aimelin
[26 mars 1461 - Reims - Armée la Messe est dite]


Altaïr était encore nerveux de ces combats et son cavalier n'arrivait pas à croire ce qu'il voyait maintenant que la poussière soulevée par cette violence se dissipait, et exposait aux regards la tristesse et la désolation de l'accueil qu'ils avaient reçu du conseil et de la Duchesse de Champagne.
Qu'avait il pris à Siva pour mener des conseillers à leur perte. Elle avait pourtant eu sa confiance. Il avait été persuadé au fond de lui qu'elle aimait ce Duché et son peuple, comme lui. Il avait été persuadé qu'elle était juste et réfléchie. Alors pourquoi tout ça ? à quel être malveillant avait elle obéi ?

Il secoua la tête et repensa à cette missive qui l'avait agréablement surpris, le jour de son arrivée à Conflans. Catherine, cette jeune femme qu'il avait cotoyée et appris à apprécier lors de son dernier mandat de connétable il y avait de cela une année, avait été entrainée aussi dans cette folie, sans nul doutes.

Il soupira tristement et essuya son visage poussérieux, d'un revers de manche. Sa lame s'était levée et l'avait une fois de plus protégé contre la folie des hommes.

Il avait remis l'étalon en marche lorsque l'ordre avait été lancé et tout en cheminant doucement, il posait son regard sur chaque vaincu que les soldats emmenaient. Comme pour Vae, la désagréable impression que l'histoire n'était qu'un éternel recommencement, mais cette fois-ci, le félon ça n'était pas lui. Un murmure s'échappa de ses lèvres, le même qu'il avait entendu à côté de lui, pendant qu'il s'écroulait sur ce champs de bataille béarnais, en entendant la voix de Dance qui hurlait son prénom.


pauvres fous...
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Merci aux merveilleuses rpistes avec qui je joue
Scath_la_grande
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_________________[26 mars 1461 - Reims - Armée la Messe est dite]



_______« Plus nombreux que les flots amoncelés aux grèves,
_______Dans un noir tourbillon de haine et de douleurs,
_______Tous ces suppliciés des impossibles rêves
_______Roulaient, comme la mer, les yeux brûlés de pleurs.* »



XXX :¨ L’banneret, c’pas celui qui se trimballe l’bannière ?
La Rouge : Ta gueule sinon j’te la fous dans l’fion !



Scath n’aime point la guerre, elle en est son incarnation la plus vive.
Tel le cavalier de l’Apocalypse, de rouge et de fer, elle fauche plus qu’elle ne sème, si la Guerre avait un nom, il serait le sien.

Belliqueuse flamboyante qui en ses veines véhiculent le sang des Frayner, fille de Sancte, petite fille de Guise, d’eux elle a l’orgueil et l’implacabilité en héritage.
Du haut de sa camarguaise, sa silhouette altière s’étire dans l’air froid, austère et seulement bardée de spalières et d’un corselet niellé de coquelicots, frappé en son centre des armes de Bouillon, les seules qu’elle accepte de porter, la chevelure de feu est confinée sous un banal morion.
La morgue au museau, le regard ambré se fiche dans les balbutiements de l’aube puis elle baille aux membres de son escouade une œillade brève, embrassant de ses fauves ses compagnons de fers.


« Compagnons ! … Priez !

L’Unique est raison.
L’Unique est raison.
L’Unique est raison.
Tout ce qui arrive n’est point occurrence mais est de ton fait et volonté Tienne.
Accorde paix à leurs âmes puisque la raison les a désertés.
Seigneur, donne-moi l’Enfer ! Donne-moi le Ciel !
Fais de moi ce que tu veux…
»


La masse immobile s’ébroue enfin, et d’un signe royal, acquiert de la vitesse à mesure que la distance se restreint entre le Lys et l’armée félonne.
Le poitrail en tumulte devant l’imminence de l’assaut, point par crainte car dans le cœur d'icelle que son père surnomme « La Sanguinaire du Quercy » il n’y a nulle peur à mourir, ni à s’ériger martyr pour la cause de Bouillon.
Le cry est lancé à la face de l’ennemi.


« Dieu juge ! »

Et dans un souffle, susurre la bestiole, murmure étouffé par le bruit des lames qui s’épousent à grand fracas, des soldats huchant et bêtes hennissantes.

« … et je suis Son bourreau !
De vos destins j’en ferai des charniers
Et de votre sang je me couronnerai ! »


La main alerte se glisse sur la garde, défouraille sa lame avec célérité et implacable, frappe tel le fléau, l’acier accidentant boucliers, métal et chairs sans l’once d’une pitié.
La première touche réellement meurtrière se trouve être un coup d’estoc qui vient à transpercer une pauvre créature dans son passage, la bousculant par là même violemment de son canasson et l’abandonnant aux serres d’une harpie d’or terni, danoise de surcroît.
Néanmoins, un détail s’incruste dans sa rétine, dérangeant l’ordre –ou désordre- dans son esprit, les armes sur l’écu ressemblant étrangement à celles de sa famille.
En nulle guise, elle s’appesantit là-dessus, pour l’heure une bataille est à mener juste à la victoire et le second coup vindicatif s’abat une nouvelle fois.
Encore une autre femelle ne sachant pas tenir une épée.


L’escarmouche achevée, la Bertrix tirant sur la longe de sa monture revient sur ses pas pour vérifier son impression.
D’un mouvement trahissant son habitude à être à cheval, la rousse démonte et avec assurance s’approche du premier corps qu’elle a laissé inerte, s’agenouille et retourne l’écu brisé pour y retrouvé l’aigle bicéphale.
Soupir.
La Musteile s’en trouve plus agacée que peinée, se penchant sur la jeune fille, elle récolte de son sang et se ceint le front et à son oreille lui murmure quelques paroles.


« De ton sang, je m'en sacre Reine… »

Ses doigts se faufilent dans la chevelure brune alourdie de carmin, la rousse examinant de plus près les plaies ayant entamées les chairs de sa parente.

« Brancardier ! Céans et vite ! Celle-ci est encore vivante ! Menez là à son campement, prestement ! »

Et de se retirer, la conscience propre comme celle d’un enfançon au berceau, le remord lui étant un sentiment légèrement étranger.

*C.-M. LECONTE DE LISLE (les Damnés)

26/03/1461 04:06 : Vous avez frappé Aleen_de_pastre. Ce coup l'a probablement tué.
26/03/1461 04:06 : Vous avez frappé Catherine.v.enorig. Ce coup l'a probablement tué.
26/03/1461 04:06 : Vous avez engagé le combat contre l'armée "les lames d'enorig" dirigée par Valois.

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[Reprise doucement des Rps ~ Rp - 3 avant d'être à jour]
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