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[RP] Quand deux "baleines" se rencontrent...

Zya62
Hotel réservé aux Malemort. Une jeune femme s'y présente. Comtesse de son état, nièce par alliance de la Comtesse de Ségur.
Elle hésite. Frapper et se faire annoncer? Oui, il lui fallait avoir cette discussion. Elle la remettait déjà depuis quelques jours, mais, elle n'osait troubler le repos de la femme enceinte... Laquelle, me direz-vous? Mais la malemorienne, voyons, bientôt à terme. L'Arduilesque a encore du temps devant elle... quelques petits mois.
Heurtoir en mouvement. Valetaille qui vient et prend note de la demande pour se faire annoncer.

Elle réfléchit, pendant ce temps, entendant au loin un "Madame? La Comtesse de Meymac est ici et souhaite vous visiter" ou quelque chose s'y approchant.

Remise en place de quelques plis de sa robe... Une robe... Elle qui affectionnait les tenues plus... masculines, elle en était réduite à porter robes à longueur de temps... plus pratique pour le ventre.

Retour des pensées sur une lettre qu'elle avait envoyé à sa cousine... Sa cousine, justement... celle qui était portée disparue. Le sujet de sa visite. Elle avait trouvé étrange que le coursier envoyé porter la nouvelle à la Comtesse ne soit revenu. Trop d'étrangeté dans cette affaire.
D'ailleurs, il y a quelques jours, elle avait envoyé au Baron de Perpezac un courrier, lui demandant de transmettre une missive. Une demande faite.

Valet de retour, l'introduisant dans l'antre et l'amenant dans un petit cabinet où la dame la reçoit...


Bonjour ma tante. Comment vous portez-vous, ce jour?


Appréhension. Elles n'ont jamais été seule à seule ces derniers temps et Zya ne sait comment elle a pris la nouvelle.

Nous nous inquiétions, Rehaël et moi même. Vous n'avez répondu au... message que je vous ai envoyé dernièrement...

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Nebisa
La Malemort achevait de faire le programme de sa journée, tandis que sa femme de chambre mettait une dernière touche à la coiffure de sa maitresse quand on vint la prévenir de l'arrivée de sa jeune niéce...

un "aaaaaaaaaaaah" plus tard, les derniers rubans ornant la tresse de ses cheveux mis en place, et sa tenue vérifiée, elle acceillait avec un grand sourrire la charmante Comtesse de Meymac, enviant sa taille encore svelte respectivement aux sept mois de grossesse déformant sa propre silhouette...


Zya, je suis ravie de vous voir ! Depuis quand avec vous rejoint le convoi ? Et comment se passe le voyage ? Tous ces cahots sur les routes vous accablent autant que moi je présume ? Enfin, il y a quand même du plaisir à ce voyage !

Claquement de doigt en direction du page prés de la porte, lequel disparait en direction des cuisines

Un petit creux ? J'ai très envie d'une pomme moi ! Comment je me porte ? Comme un charme... un charme énorme, en permanence fatiguée et j'ai officiellement renoncé à voir mes pieds d'ici à l'accouchement... Sinon tout va bien !

Légèr étonnement... la Malemort n'a pas reçu de courriers depuis son départ du Limousin...

Vous inquiéter pour moi ? Ciel, mais il ne faut pas ! Je ne manque pas d'occupation ... Oh bien sur j'aurais aimé que mes enfants m'écrivent, mais Barahir et Aliènaure sont trop pris par leur quotidien pour songer à cela et puis de toute façon, cela ne m'étonne pas ! Les enfants... Vous découvrirez cela bien assez tôt ! Mais dites moi, comment se passe cette grossesse ? Une première fois, c'est toujours délicat, tout semble si monstrueux, je connais bien cela.. Et comment va mon neveu ? Pourquoi n'est-il pas là ?
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Zya62
Un sourire qui apparait devant l'énergie dont fait preuve cette femme, malgré son état arrondi. Elle aimerait être aussi en forme... Enfin, elle l'est, en facade. Mais le soir, c'est tout autre chose.

J'ai rejoins le convoi aux portes du Languedoc, il y a peu. J'aurais aimé avoir l'occasion de venir vous voir avant, mais, l'escorte demande une présence et une disponibilité disons... de tout instant. Et j'ai donc profité d'une halte pour enfin remplir mon devoir de nièce.

Sourire qui accueille la suite du discours de la Dame et espièglerie dans l'oeil

Les routes? Des nids de poule à la pelle, des ornières... Des champs de boue plutôt que des routes, vous voulez dire! Les... cahots sont pénibles, en effet. Et d'autant plus avec lui devant. Et ce ne doit être mieux pour vous qui en êtes à un stade plus avancé.

Et ça continue de virevolter en tout sens. Un page à droite, un page à gauche. Va et vient de la cuisine. Jus de fruits bien venu, se laisse tenter par une pomme également, telle Eve succombant comme il se doit. Dommage que l'Adam ne soit pas là... Tiens, il arrive sur le tapis... enfin, dans la conversation, lui, d'ailleurs. Visage qui se ferme un peu mais les lecteurs ne sauront pourquoi, correspondance privé entre les deux oblige.
Et puis, cette mention d'Aliénaure... Elle ne sait pas? Malaise dans l'air, du côté de Meymac. Et voilà, il va falloir aborder la question. Et même de manière plus compliquée qu'elle ne l'espérait. Vérifie que les pages ne sont pas loin, on ne sait jamais. Un malaise est si vite arrivé.


Rehaël? Non. Il est en convalescence à Meymac. Sa plaie s'était infectée quelque peu. Mieux vaut qu'il se repose que de trainer sur les routes. Et puis, le Roy... disons qu'il n'est pour l'escorter, je pense.

Court temps de blanc. Pomme qu'elle pose. Verre aussi. Croise les mains sur le ventre qui prend de plus en plus de forme, à trois mois de l'accouchement. Esquive son état. Se concentre sur la correspondance.

Vous n'avez pas vu le coursier que nous vous avons envoyé?? *lèvres mordues. Armand? C'était dans son style, quand on connait un peu la personne* Il... il est arrivé quelque chose... à Roche. Aliénaure *s'arrête. Cyrielle la regarde, inspire et jete un oeil au valet avec un message du style "restez là!" dans les émeraudes et se lance* Aliénaure a fait une chute. Dans les mines. Lors d'une tardive promenade équestre. Elle s'est éloignée de moi quelques instants et s'est trop rapprochée du bord. Je... Les recherches ont été lancées. On ne l'a pas retrouvé. Juste son cheval. On ne sait s'il s'agit d'une fuite, si elle a pu sortir de la carrière, si elle a été emmené... ou pire. Tout Rochechouart est à sa recherche...

Attendre encore un peu, avant le sujet "Armand". Attend de voir la réaction. Flacon de sel pour ses propres malaises dans sa bourse non loin, au cas où.

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Nebisa
La pomme avait subitement perdu toute saveur et durant un instant, il lui sembla que sa vue se brouillait et que le sol tremblait sous ses pieds, pourtant nulle réactions physiques ne traduit son émoi, point de cris, nulles larmes, son regard se ferme à peine et ses traits se figent en un masque désincarné...

Elle... Aliènaure n'avait aucune raison de fuir... Et... personne n'a demandé de... rançon... Ma fille... est morte ? C'est bien là ce que vous me dites ?

Morte ? L'image est tellement saugrenue... Comment Aliènaure pourrait être morte ? Elle l'a laissée bien portante à Limoges, remise de ses blessures, l'humeur taciturne bien sur, comme toujours quand une fillette devient femme... Morte ? Comment son bébé pourrait être mort ? Il lui semble revoir le jour de sa naissance, les heures passées à hurler et invectiver Dolo, lui assurant qu'il ne la toucherait plus jamais, qu'elle allait être un modèle de chasteté plutôt que de devoir à nouveau vivre ça... Et puis elle était arrivée, toute petite, fripée et gluante, hurlante et cramoisie mais si belle, si parfaite... Et la petite chose avait grandie... faisant ses premiers pas sous les yeux attendrie de sa mère, baffouillant ses premiers mots "prune" et "belle 'pellande maman", apprenant l'art des simples avec tant de sérieux ... devenant une fillette audacieuse et sure d'elle, pleine de rêves et de désirs... Puis une jeune fille belle et forte, brulant de l'envie de vivre et d'aimer... Morte vraiment ? Comment ? Pourquoi ?

Que faisait Aliènaure prés des mines ? C'est... c'est dangeureux et... si loin de Limoges ? Je n'ai pas autorisé cela...

"Je n'étais pas là"... Elle n'était jamais là...
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Zya62
La tension est à présent palpable. Zya ne sait trop comment réagir. Pourtant, plusieurs choses l'ennuient, dans la réponse que sa tante lui fit. Ennuyer? Non, intriguer. Et quelque part, la rassurer. Après tout, elle avait peut êtr vu juste dès le départ? Et puis, ça l'ennuyait qu'elle croit sa fille, fruit de sa chair, morte, alors qu'il n'en était rien. Une main qui se hasarde sur le ventre arrondi... Et si... Elle qui ne s'imaginait pas mère ou le croyait prenait pleinement conscience de ce que devait ressentir la femme en face d'elle. Un bébé porté, compagnon de neuf mois durant, on s'y attache, qu'on le veuille ou non.
Déplacement de la Comtesse qui vient s'asseoir et pose sa main sur une sienne, cherchant le regard.
Non, elle ne peut. Et sur son visage passera nombreuses émotions au fur et à mesure de sa prise de parole. Dont le dégoût, en parlant de l'autre.


Elle avait des raisons de fuir, justement, ma tante. Cet homme... répugnant, abject... Il voulait l'épouser... le soir de sa majorité. Il... il l'a violenté, voyez vous? Non pas physiquement... moralement plus tôt... même s'il a été rude avec elle. Il... il voulait lui forcer la main... alors... si, elle avait des raisons de fuir. Et j'aurais fait pareil.

Plante ses émeraudes dans les yeux de la Comtesse.

Voilà pourquoi je ne pense pas qu'elle soit morte. Elle a dû juste profiter d'être seule en ma compagnie, loin de lui, pour éviter cette union définitivement. Elle a pris la solution de facilité plutôt que d'affronter son sort. Et puis, justement, ce qui est étrange, c'est qu'ils n'ont trouvé nulle trace d'elle. Réellement aucune... Même les pisteurs n'ont pratiquement rien trouvé...

Elle espérait bien avoir suscité quelques questions chez la Comtesse. Elle ne voulait pas parler de "lui" de but en blanc. Peut être saura-t-elle qui, ce qui confirmera la thèse de l'union arrangé. Peut être pensera-t-elle à un autre? Ou alors, elle n'aura rien compris... Dans les deux cas, la fourberie de l'homme serait dévoilée.
Nebisa
La contraindre au mariage ? Un être répugnant ? Mais... Aliénaure ne fréquentait pas les hommes, sa mère avait toujours soigneusement veillé à ses fréquentations et la jeune fille ne sortait jamais sans chaperon... Qui ? De quoi parlait sa nièce ? Est ce que... Trokinas ? Comment était-ce possible ? Il était tout sauf l'abjection décrite par la Comtesse de Meymac ...

Mais de quoi parlez vous ? Même majeure, Aliénaure était bien trop jeune pour être mariée ! Même majeure ! Elle n'a aucune maturité et se cherche encore tellement ! Qui pourrait être assez sôt pour ... brutaliser... mon enfant tout en sachant qu'il en va de sa vie ? Qui oserait s'en prendre aux Malemort sans craindre d'encourir mes foudres ? QUI ?

Elle avait élevé la voix sans s'en rendre compte, un masque de fureur déformant ses traits alors qu'elle se retient d'agripper sa niéce pour la secouer... Colére, peur, dégout et surtout.... culpabilité encore alors que poursuit Zya...

Aliénaure se cacherait ? Elle aurait donc si peu confiance en sa mére pour préférer se faire passer pour morte au lieux de venir la trouver ?


Jamais mon bébé ne pourrait croire que... non... elle ne peut pas...
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Zya62
Ainsi donc, vous n'êtes pas au courant???

Soulagement qui se lit sur le visage de la jeune fille. Elle le savait. En son for intérieur, elle savait que Neb n'aurait pas fait une telle chose à sa fille. D'ailleurs, elle ne se cache pas pour le dire. Et passe sur la colère, somme toute légitime, de la Comtesse.

Voyez vous, son garde lui a montré lettre de vous... portant votre griffe, apparamment, et légitimant cette union. D'après ce qu'elle m'a raconté... *hésitations* vous la lui promettiez... Elle n'y aurait pas cru sans ce paraphe.

Une main apaisante vint se poser sur l'avant bras de la Comtesse de Ségur.

Si elle a bien disparu volontairement... elle réapparaitra. Nous en saurons plus en arrivant en Limousin. Vous savoir près d'elle la fera certainement revenir sur le devant de la scène... peut être même déjà à présent, qui sait? Nous sommes si loin...

Pour lui avoir parler en aparté, je vous prie de croire que cet Armant est fourbe, mielleux et honteusement menteur. Je ne pense pas me tromper en disant que si notre courrier ne vous est parvenu, il ne doit pas être innocent en cela.
Il semble... violent... plus que violent. Qu'elle se cache pour ne pas risquer ses foudres... c'était le plus simple, à ce moment là... et vous étiez loin...


Tenter de la rassurer comme elle pouvait, c'était la seule chose qu'elle saurait faire en cet instant. Tant qu'elles ne seraient pas rentrées, aucune des deux ne seraient fixées... et elles n'étaient plus si loin de fouler du pied les terres du Comté de la Marche, après tout. Les coursiers ne servaient plus à rien, à présent, pour connaître l'évolution des évènements.

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Nebisa
Comment aurait-elle pu le savoir ? Deviner ? Comment ? Une fois de plus, son devoir, ses charges, cette vie qu'elle s'était choisie lui couter le prix du sang, une fois de plus, ses enfants en souffraient... il était tellement plus simple, quand ils étaient plus jeunes de les laisser aux bons soins de Nico mais aujourd'hui...

Et cet Armand... elle lui avait fait confiance, comme toujours, trop facilement... Elle l'avait laissé pénétrer son foyer et y semer la discorde... Le venin de la haine se distiller déjà dans ses veines, ses tempes battaient furieusement et son regard impénétrable brula soudain d'une lueur avide de cruauté et violence pure...


Je fais mon affaire de Figeac. Quand bien même il l'ignore encore, son sort est scellé .

Le moment viendrait ou elle serait face au traite et ce jour là, rien ne le sauverait du châtiment qu'elle lui réservait... L'idée déjà faisait son chemin dans son esprit, au delà de la mort, un soulagement auquel il n'aurait droit que lorsque le plaisir de châtier se serait émoussé, elle entendait le réduire à sa merci et en disposer selon sa guise... Le nécessaire à son entreprise se trouvait en l'hostel Malemort, soigneusement rangé, attendant son heure depuis des années... L'heure arrivait ... Point de conscience, point de pardon, la Malemort allait frapper, et comme toujours, elle frapperait de façon à n'avoir plus à s'inquiéter de l'ennemi...

Pour ce qui est de ma fille... Dés que nous serons en Limousin, nous essaierons de la retrouver... et... puisse-t-elle jamais me pardonner, il n'est rien que je ne ferai pour qu'elle oublie ce drame... Oui... ma fille vit, quelque part... elle a peur, elle est égarée... mais elle vit... Il ne peut en être autrement... Je le sentirai en mon cœur si jamais Aliènaure n'était plus...

S'apercevant enfin de la main de sa nièce sur son bras, la Malemort se reprend, chasse ses sombres projets, étouffe sa détermination perverse et sourrit, incertaine, apeurée mais forte...

Zya... ma dette envers vous ne connait de limite... Sans vous jamais je n'aurais su... Et vous avez taché d'aider mon enfant... Je me réjouissais déjà de vous savoir l'épouse de mon neveu, à présent, sachez que vous êtes des nostres au delà de ce que les liens du sang peuvent permettre.
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Zya62
Décision qui se lit dans les yeux de la mère qui lui fait face. Résolution froide. Regard déterminé, volonté implacable. Frissons dans le dos. Elle semble redoutable, en cet instant. Et de penser qu'elle même ne réagirait pas autrement si l'on s'en prenait à un être qui lui était cher. D'ailleurs, elle pensait souvent à ces vils brigands qui avaient osé laisser pour mort son époux il y a quelques temps.
Regard vert qui se détourne, un instant... le temps de ravaler son trop plein d'émotions contradictoires qui l'envahissaient.

Elle écoute d'une oreille patiente cette mère blessée qui reprend espoir. Elle ne voulait pas qu'elle se braque et prenne mal la chose. Ou pire, qu'elle imagine le pire.


Vous n'avez strictement aucune dette envers moi. J'apprécie énormément votre fille. Je n'aurais de cesse d'être bien tant que nous ne serons rassurées sur son sort.

De petites rougeurs avaient envahi les joues de la toute jeune Comtesse, qui ne savait encore trop bien comment se comporter face à cette belle famille qu'elle connaissait si peu. Mais, même sans cela, elle s'en sentait plus proche qu'elle ne l'aurait cru.
Quelques mots échangés encore sur le sujet. Des petites recommandations entre deux femmes portant fruit en leurs entrailles, même si la Comtesse de Ségur n'en avait que peu besoin.
Puis, la Dame d'Arduilet prit congès, s'assurant que sa tante serait veillée, une fois éloignée d'elle.
Le Limousin les accueillerait bientôt et avec lui, les dernières réponses seraient apportées.

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