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[RP] Aussi profond que l'Océan.

Johanara
"Ses yeux. Ma peine. Impossible à sonder.
Pourquoi m'avez vous empêchée de mourir? " Johanara.


L'ennui fut égorgé vif, et s'il fut conté à la douce et plantureuse Baronne, que la Mort de son premier enfant viendrait l'étreindre et la sortir de sa torpeur, pour sûr qu'en lieu de ses longues flâneries aux abords du Castel de Lignières, elle se serait jeté sous le premier coche de passage.

La pire des épreuves lui fut imposée par le Destin, comme une sorte de prix à payer à la Fatalité, une vengeance du ciel pour celle à qui tout avait été offert dès la naissance.

"Dieu m'a donné. Dieu m'a repris."

La nouvelle vint de Léopold, son fidèle valet qui revenait du Sud où la grande rouquine avait quelques commerces douteux mais florissants.

On le disait mort. Un ours lui aurait déchiré la jugulaire alors qu'il folâtrait dans les champs, échappée bucolique auprès d'une de ses conquêtes aux cheveux d’ébène.

Johanara s'évanouit aussitôt. Ses domestiques durent la transporter en sa chambrée où, pendant plusieurs semaines elle vécut une sorte d'anéantissement. Ce fut son cousin, Pons d'Ambroise, qui fut chargé de ramener le corps d'Alexander au Château.

La Divine aux seins lourds suffoquait dans son lit, rongée par la culpabilité, accablée par la douleur lancinante qui vrillait ses entrailles. Tout ce temps qu'elle avait passé à Limoges auprès de son époux semblait autant d'instants dérobés à son enfant. Plus livide que jamais, la Madone dont les grands yeux verts de mer s'assombrissaient des sillons violacés creusés dans l'albâtre de sa peau, cernes cruelles vestiges de nuits entières à s'anéantir sous le Blâme et l'Improbation, errait dans les corridors aux sols marbrés dont le froid mordait le pied nu et glacé qui le foulait.
Ses ongles lacéraient le satin de son beau minois et la chair tendre de ses bras tandis que ses mirettes ne souffraient plus aucune larme.

Elle avait déjà tant pleuré.

Johanara s'enferma des heures durant, hurlant, arrachant par poignées le feu chatoyant qui ruisselait en boucles soyeuses jusqu'à ses cuisses charnues. Elle se débarrassa même de son autre enfant, l'introvertie Daria dont elle ne supportait plus la vue, en la faisant expédier au couvent. Toute la maison pensa alors qu'elle allait perdre la raison.

Des souvenirs...Des bribes de rêves lui collaient aux paupières : en prenant dans ses bras le délicieux bébé, Johanara aurait elle pu avoir la prescience de son destin? Comment se douter que cet adorable rouquin, alchimique perfection née du fruit des amours les plus vivaces et sacrées verrait le cours de sa vie détruit aux aurores par la vulgaire patte d'un ours?

Lorsqu'elle put tenir une plume entre ses doigts fins et délicats, une missive fut portée à celle qui resterait sa bru à tout jamais.

Citation:
De Johanara Bérénice Montbazon Navailles, Mère endeuillée au cœur de glace,
A ma tendre fille et ma bien aimée sœur, Catherine de Trèvieres.

Venez ma mie. Tout est fini. Plus jamais ses pépites céruléennes n'éclaireront votre minois enchanteur. Je pense me donner la mort dans les jours qui suivront.

Le corps d'Alexander... Venez. Je ne saurai soulever le voile qui recouvre la statue inerte sans votre soutien.

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Ambre..

    Dans le grand lit entouré de pénombre, les jumelles dormaient encore enlacée... Ce soir-là, Rose avait posé la tête sur l'épaule de la rassurante Ambre qui jouait des doigts dans les cheveux de sa soeur assoupie. Mais ce soir point de repos pour elle... dans la nuit, des cris féminins traversèrent le couloir en hurlement terrifiants. Et celle qui en était la source, prostrée dans sa chambre, faisait porter sa douleur jusqu'à la chambre de ses enfants. Car Ambre et Rose étaient ses filles à présent, par l'alliance de leur père avec la baronne, et elles vouaient à celle-ci un amour tendre et réciproque. Les hurlements firent d'abord sursauter la jeune Ambre, puis elle frissonna, et sans qu'elle puisse l'empêcher des larmes lui montèrent aux yeux. Elle savait la raison de cette détresse. Tout le monde la connaissait.

    Avec précaution, la jouvencelle se dégagea de sa soeur endormie et s'assit au bord du lit pour trouver ses chaussons. Elle se leva en silence, ses cheveux noirs se déversant sur le blanc de sa chemise de nuit, et se faufila hors de leur chambre. Elle parcourut les couloirs obscurs, le coeur battant, inquiète mais n'osant pas prendre un chandelier. Elle connaissait assez les lieux pour se repérer à la mince clarté lunaire qui filtrait par les quelques fenêtres. Les cris se firent plus perçants, déchirants. Ambre était devant la porte de Johanara.

    Avec douceur, sans frapper, elle appuya la main sur la poignée et la fit tourner, puis poussa la porte. La baronne était là, prostrée sur le sol, à genoux et s'arrachant encore des poignées de cheveux. Elle semblait n'avoir pas entendu entrer l'enfant qui s'avançait en silence.

    Ambre, biche blessée et farouche, se mit à genoux devant celle qu'elle nommait mère... et sans mot dire, elle leva la main, la posa sur la nuque, glissant les doigts sous les cheveux aux couleurs flamboyantes, et attira doucement le visage de la madone au creux formé entre son cou et son épaule. Son autre main se posa sur un bras puis vint s'appuyer sur le dos secoué de sanglots.

    Silencieuse, l'Ambre que beaucoup pensaient sauvage et froide s'offrait en soutient à cette femme qu'elle aimait d'un coeur encore enfantin, et pourtant si adulte.

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Ocatherine
Je l'ai quitté, laissé à cette femme pour son bien et elle...oh Alex...
De Catherine

Tant de journée passées à flâner dans la belle Bourges, ne sachant plus quoi faire, qui voir. Certes elle voulait revoir le Sidjeno mais se doutait d'après sa dernière lettre, ne pas être la bienvenue, alors quoi? Elle devrait rester la, seule comme toujours? Pourtant c'est lorsqu'on est seul qu'on ressasse tout ce qui nous à fait souffrir, tous ces petits faux pas aux conséquences les plus lourdes. Un acte de chair et d’amour qui à engendré la honte et la peur, une fuite en avant pour perdre ce qu'on possédait de plus cher, lui.

Les pas marchaient sans but propre dans la capitale, foulant de ses talons fins les pavés abimés, ne sachant ou aller. La, au détour d'une ruelle sombre, les sinoples se posèrent sur un buisson, une roseraie semblerait-il. Avide de beauté comme toujours la rouquine s'en approcha, sa dextre d'albâtre courant sur les feuilles pour finalement venir se poser sur le dossier d'un banc en pierre ou elle s’assit. A cet instant son cerveau ne fit qu'un tour, elle se souvenait. Les nombreuses nuits passée en la compagnie du rouquin à parler de fleur, en compter leur beauté. Lui à la complimenter, la séduire. Les souvenirs revinrent par flots de sentiments dans le cœur de la rousse, sa tendresse, sa passion lorsqu'il l'aimait partout ou il le pouvait. Sa générosité, ses prunelles de jade, ses mains puissantes pour un jeune de son âges, Alex...

Trop longtemps qu'elle zest partie, elle commençait à regretter, la seule assise sur son banc. Et si c'était un clin d'œil du destin? S’il était avec cette femme simplement parce qu'elle ne l'a pas laissé l'aimer? Qu'elle ne voulait pas d'enfants, d'avenir en sommes, trop focalisée sur sa Louise. La vérité lui sauta alors au visage, elle venait de revoir al baronne quelques jours plutôt, ça aussi c'était un signe d’Aristote, et Nathan qui se marie. Mais oui! Le très haut la remettait sur le chemin, elle la fervente admiratrice d’Aristote lui même. Gonflée par l'espoir elle se leva, enfila sa capeline, remis ses gants de soies et s'apprêta à partir. Filant à l'auberge ou elle séjournait elle prépara son sac, elle devait el retrouver, la maintenant. Euzen ne l'aimera jamais, elle devait bien s'en rendre à l'évidence, mais la sous ses yeux elle n'a même pas vu que lui, le rouquin lui tendait la main . Soudain trois coups furent donnés sur la porte...

Toc,toc,toc!

Arquant un sourcil étonnée, la rouquine descendit les marches à toute hâte, elle devait le retrouver, c’était sur maintenant, tout était clair, ce n'était peu être pas trop tard. La dextre se posa sur la poignée de la porte qu'elle ouvrit à la volée pour se figer devant la vue d'un messager fort bien habillé. Il lui tendit alors une lettre, une petite missive et reparti aussitôt sans demander son reste, peu être en connaissait-il le contenu?

Les doigts fins décachetèrent le plis, déroulant lentement le papier pour que la belle puissent lire ces quelques lignes.

Citation:
De Johanara Bérénice Montbazon Navailles, Mère endeuillée au cœur de glace,
A ma tendre fille et ma bien aimée sœur, Catherine de Trèvieres.

Venez ma mie. Tout est fini. Plus jamais ses pépites céruléennes n'éclaireront votre minois enchanteur. Je pense me donner la mort dans les jours qui suivront.

Le corps d'Alexander... Venez. Je ne saurai soulever le voile qui recouvre la statue inerte sans votre soutien.


Un sourire s’étira à la commissure des lippes amarantes de la flamboyante lorsqu'elle lu avec qu'elle tendresse la baronne la nommait. Puis ce fut le trou noir, l’hécatombe, un voile sombre se referma autour de sa personne tandis que les mots dansaient dans son crane. Sa conscience affichait une mine effarée, alors que la frêle se laissa glisser contre le mur jusqu'a atteindre le sol. Ca n’était pas possible, pas lui, pas maintenant qu'elle avait compris, Aristote ne lui ferait pas ça, pas à elle , pas lui!

Les mains tremblantes, le visage livide, cerné, ce sourire merveilleux mourant sur sa peau d'albâtre alors qu'elle laisse tomber le plie sur le sol et finit par fermer ses paupières, c'est un cauchemar. Le destin lui joue un pied de nez, la punie pour l'avoir abandonné, pour être restée auprès du Sidjeno, pour l'avoir laissé libre d'aimer une autre, elle lui était destinée, elle à tout gâché.

Sur les joues rosies par la peine, les perles salées ne coulent pas, elle ne pleure pas, non il ne peu pas être mort, cela doit s’agir d'un autre rouquin. De beaux jeunes hommes roux aux yeux verts il y en à des tas, non décidément elle se refuse à y croire. Et puis la baronne n'a pas soulevé le voile alors peu être que personne ne l'a vu, c'est une supercherie pour sur, ça ne peu qu'être ça. Prenant appuis sur le mur elle récupéra le plis et le rangea dans sa poche avant de sortir en claquant la porte. La elle loua un coche pour se rendre auprès de la rouquine.

Une fois arrivée devant le château de Lignières la rouquine paya le coche et se dirigea à la porte principale. La elle laissa sa rage éclater, une rage contenue depuis si longtemps, de celles que Nathan à eu un bref aperçu dans ses lettres, non c'est impossible il n'est pas mort, c'est impossible, improbable. Elle frappa de toutes ses forces contre la porte en hurlant, les gardes la prenant pour une folle tentèrent de la maitriser et l'éloigner du domaine, cette cruche dans sa rage et sa peine en avait oublié de se présenter. Sa voix d'habitude si douce se faisait tranchante, déchirante alors qu'elle se battait avec les gardes, la sauvage était de retour, elle voulait la preuve, juste ça.

- Lâchez moi! Johanara! Je refuse! Vous n'avez pas le droit de dire ça! C''est faux, Alexander n'est pas mort il est vivant! Vivant vous m’entendez?
VIVANT!

Et la frêle de continuer à hurler, s'époumoner, sa seule manière pour extérioriser toute cette rage, cette douleur. A son sens c'était impossible, un être aussi bon et joueur, drôle et intéressant, si jeune aussi ne pouvait être parti, pas lui, surtout pas lui.
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**Merci mon Loup**
Baphomet
Dans les contreforts cévenols, avril 1461.

« P
ar Saint Georges ! Il est en sale état, dis-moi, commenta Pons avec son cynisme habituel.
– Nous l'avons récupéré ainsi, Monseigneur, répondit avec déférence le paysan. »

On ne lui avait pas menti. Le chevalier était penché sur le corps étendu dans la paille de la grange où l'avaient fait reposer les riverains. Le fils de la baronne avait été saigné par un ours et la gorge arrachée corroborait l'état de fait. Méconnaissable, sa tête ne tenait plus que sur un fil, pour ainsi dire. Il fit la moue, ni de dégoût, ni d'affliction. Il se demandait plutôt comment transporter le cadavre dans son intégrité même si lui couper définitivement la tête pour ne porter que cette dernière à sa cousine lui avait traversé la sienne. L'index caressa le duvet qui recouvrait sa lèvre supérieure et son menton depuis le long voyage qui l'avait conduit de sa Champagne jusque dans le Midi de la France. Alors qu'il étudiait la question, Pons releva sa main jusqu'à ses yeux pour les frotter, fatigué par la chaleur accablante. Ce n'était définitivement pas un mauvais rêve. Un soupir vint mettre un terme au silence pesant et il se tourna vers son hôte.

« Trouvez des draps et de la corde, enveloppez-moi ce cadavre puis aidez mon écuyère à le monter dans la charrette dehors ! »

S'il avait pu le traîner derrière son cheval et galoper jusqu'en Berry...
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Pons a trente-six ans.
Ses yeux bleus perçants vous scrutent sous des traits sévères travaillés par le soleil.
Des mèches de cheveux blonds paraissent parfois sous la toque qu'il porte sur le chef.
Saya
juste aux côtés de son maître

Citation:
« Trouvez des draps et de la corde, enveloppez-moi ce cadavre puis aidez mon écuyère à le monter dans la charrette dehors ! »


elle marmonna un gnagnagna dans ses dents
forcément cette tâches lui incombait
elle allait devoir prendre la charrette et promener le cadavre au lieu de faire du cheval avec son maître
De plus elle devrait sans aucun doute éloignait tout les oiseaux charognards qui manqueraient pas de venir y picorer quelques restes
Elle fit une moue puis elle regarda son maître légèrement irritée et avec son air angélique lui dit


BIen maître
mais ne peut on lui retirer la tête, elle ne tient plus qu'a un fil enfin à un vaisseau
Johanara
Les agates verdoyantes s'assombrirent tandis que l'Enfant venait recueillir leurs larmes. La géante agenouillée sur le marbre froid se laissa consoler mais ses poings se serrèrent si forts que les ongles joliment peints écorchèrent la paume et tachèrent d'amarante le tissu chatoyant des jupons.

Elle ne voulait plus les voir, ses lutines adorables, ni celle née de sa chair, ni les autres qu'elle aimait du même cœur et de la même affection. Johanara se souvint de ses années d'insouciance où elle clamait la gorge fleurie et le menton fièrement hautain qu'on ne l'engrosserait pas. Que sa liberté semblait trop fortement enchainée à ses fines chevilles d'opale pour souffrir une quelconque entrave.

Mais elle était noble. Et c'était bien la seule chose qu'on lui demandait, enfanter.

La haine dilata ses larges pupilles et par heur, la jolie brunette ne pouvait mirer le minois de sa belle-mère. Ce dernier bien qu'angélique à l'accoutumée et d'une perfection quasi dérangeante semblait couvrir de ses traits le Démon de la Folie. La lippe gourmande et écarlate déformée par la démence, laissa l'écume siffler sa rage et son courroux.

Sois une bonne mère pour ceux qui te restent, lui soufflait Gabriel perché sur son épaule gracile. Étrangle l'ire qui gronde en toi, garde ton fils au creux de tes songes, et prend soin des tiens avec l'amour et la dévotion des saintes qui ont connu la plus tragique des pertes.

Agrippé à sa hanche, berceau voluptueux propice au stupre et aux viles perditions, Balaam, prince fou à la conscience nébuleuse, charlatan vendeur de rêves aux promesses éphémères lui susurrait de sa voix chaude et rocailleuse de repousser la pucelle qui troublait son chagrin : N'en as tu point assez de cette vie d'affliction, d'obligations et de vaines attaches ? Celle ci n'est pas même sortie de ton sein. Regarde toi misérable créature, déformée par tes désirs nourriciers, toi qui fut dotée des attributs d'Aphrodite, te voilà rampant au sol, la lèvre souillée de morve...

Merci parvint elle à lâcher les dents encore serrées muselant toute sa hargne.

Des cris montèrent alors jusqu'aux tours tandis que la belle Salva s'époumonait contre la garde.

Chancelante, le cœur en vrac, Johanara s'immobilisa un instant sur le pas de la porte. Était ce déjà le retour de Pons qui sonnait le glas de son expédition funeste ?


Ambre, je t'en prie.... Va voir.

Mais déjà on lui menait Catherine. Ou plutôt on la jeta dans la pièce froide tant la rouquine braillait et gesticulait.

La douleur peinte sur son visage exquis, l'extrême chagrin qui néantisait son regard émeraude arrachèrent à la Baronne un cri féroce. Le masque du désespoir lui était effroyable, ravivant le poignard qui tailladait son palpitant depuis la funèbre annonce. Porterait elle à jamais son jumeau, grimant ses traits harmonieux de l'horrible chagrin d'être amputée de ses entrailles ?

Éperdue, elle se jeta sur la seule qui pourrait comprendre le gouffre sanguinolent qui s'étiolait en son poitrail. Ne venait elle point également de perdre son engeance ? N'avait elle guère aimé Alexander jusqu'aux abysses de la soumission et de l'adoration la plus totale et la plus magnifique ?

Avec une fureur contenue, Johanara secoua cette autre qui lui ressemblait tant.


Pourquoi n'es tu pas restée près de mon fils ? Pourquoi ?? Pourquoi ???
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Ocatherine
Sortez le des limbes, rendez le moi!
de Catherine

L'heure n'était pas à la peine, non il était hors de question qu'elle se laisse abattre, elle devait être forte, courageuse, les cogner si il le fallait mais il ne pouvait être mort, impossible. On aurait pu le lui hurler dans les oreilles, le lui rentrer au marteau dans le crane avec un burin que ça n'aurait pas marché. L'esprit venait de se fermer, le cœur de se fissurer, elle refusait de croire l'impensable, ne dit-on pas que l'on croit que ce que l'on voit? Et il n’était pas la! Pas de corps, pas de draps, pas de linceul, même pas de pleur, non il n’était tout simplement pas la. Une mauvaise blague, la baronne à surement but un coup de trop et divague, voila ce que pensait la rouquine alors qu'elle se débattait encore et toujours avec les gardes du domaine de Lignères.

Un bras masculin venait d'attraper le buste de la belle alors qu'elle prenait appuie sur le corps de l'athlète pour envoyer ses jambes frapper celui qui lui faisait face. Et ils grognaient les garde, impossible de maîtriser une femme qui se bat par amour. Et les coups pleuvent, on finit enfin par réussir à lui maintenir les bras coincés dans le dos. Le deuxième garde lui tient les deux jambes et en route pour la chambre de la baronne, c'est qu'elle se débattait furieusement la flamboyante. La porte fut ouverte avec fracas, et c'est avec le moins de douceur possible qu’ils jetèrent la pauvre enfant sur le sol, une impression de déjà vu la submergea à cet instant. Ces nuits ou son rouquin, fou de désir l'attachait et la jetait ainsi sur la soie de leur lit. Lorsque son côté démoniaque reprenait le dessus, qu'il l'aimait passionnément et lui prouvait combien elle lui appartenait, Alex...

Le choc fut rude mais elle avait connut bien pire, elle parvint à se relever tant bien que mal. C'est alors qu'elle vit sa baronne la, sur ce sol taché de son nectar vermeille. Le visage dévoré par les larmes, l'épiderme parfait strié par la douleur, sa chevelure si soyeuse rendue hirsute. Face à elle c'était n'importe qui mais pas sa baronne. Pas la Magnifique et plantureuse Johanara, c’était un monstre qui lui faisait face, une créature du sang nom tout droit sortie des limbes. Quelques secondes à peine et déjà la bête se jetait sur elle. Allait-elle la gifler? La frapper, la punir? Pire encore. Ce que fit la Sublime brisa Catherine plus que jamais on avait pu la briser. Le poids de la culpabilité, elle n'avait pas eu le temps encore de penser à ça. De se placer en coupable, porter elle même la hache du bourreau pour trancher sa nuque en guise de châtiment. Elle l'avait laissé partir, seul avec cette noble à la chevelure ébène, cette sorcière qui l'a envouté, cette garce croqueuse d'homme et dévoreuse du bonheur; Surement qu'a l'heure actuelle elle se repaissait des reste du pauvre Alexander, trop naïf pour avoir compris qu'il mettait un pied dans l'antre du loup.

"Pourquoi n'es tu pas restée près de mon fils ? Pourquoi ?? Pourquoi ???"

Voila ce que la baronne trouvait de mieux à lui dire, rejeter la faute sur elle, lui laisser croire que si il était parti c'était à cause d'elle. Ne pas chercher à comprendre le pourquoi du comment; Seulement l'incomber de cette fatalité funeste que la rousse se refusait encore à croire, même à cet instant. Les lippes carmines se délièrent doucement , il fallait parler, elle devait lui expliquer, tout lui raconter depuis le début, le bal, Nathan, la fuite d' Alex, cette brune et maintenant le vide qui résulte de tout ça, il le fallait...

- Vous n'avez pas idée, je l'ai suivit, je l'ai rejoint, il était avec elle! Son regard sur elle, celui qu'il avait sur moi au début, j'ai tout donné à votre fils, tout ! Mon amour, ma force, mes faiblesses, mon passé, mon corps, ma dévotion, vous n'imaginez pas à quel point je lui ai tout donné. Il l'a choisie elle, je ne pouvais rester, je devais partir, fuir, encore, je sais...pardonnez moi. C'est ma faute je le sais bien, ma faute si il...NON! Il n'est pas mort! Et de toute manière qui vous à dit ça? Avez-vous eu seulement la preuve? Quelque chose, n'importe quoi! Les on-dit vont vite, si cette garce avait mentie pour le garder rien qu'a elle, et si ...JE REFUSE! Je refuse d'y croire tant que je ne l'ai pas vu! Lâchez-moi ! Regardez vous, vous êtes une loque, ou est la fière Ambroise? Vous croyez des rumeurs maintenant? Levez vous bon sang!!!


Comment cette femme pouvait-elle être ainsi désemparée? Elle le modèle de la Catherine, son double plus âgé, sa mère, sa sœur, son fantasme, son tout. Depuis le premier jour Catherine voue une dévotion sans faille à cette Sublime, admirant chacun de ses gestes, tentant de reproduire ses faits. Impossible que cette déesse aux prunelles de jade se laisse abattre, cette force de la nature qui ploierait devant les mensonges? Non impensable. La frêle se mit un point d'honneur à la raisonner, la secouer, la renvoyer dans le droit chemin. Elle devait la conduire vers la vertu, parce qu’Aristote le veux ainsi...

- Vous êtes forte, vous êtes influente, vous avez du courage. Regardez vous, si belle, si grande, si Magnifique, que faites vous la avachie? Comment pouvez-vous croire des calomnies, votre fils n'est pas mort il m'a simplement quittée et se trouve à Millau ! Elle à pu lui donner une fille elle , voila pourquoi il n'est pas ici, i lest heureux, écrivez lui vous verrez! Je lui ai écrit il y a 1 mois il allait bien il...

Les mots vinrent à mourir entre les lèvres de la belle, oui il y a un mois il lui à répondu mais depuis? Plus rien, des semaines qu'elle lui écrit sans relâche, déjà une semaine qu'elle à envoyé sa dernière lettre et n'a pas reçu de réponse, et si...Si c' était vrai, si Alexander Romaric d' Emerask, second homme qu'elle à aimé du plus profond de son être était vraiment... Le cheminement se fit petit à petit dans l'esprit de la douce jusqu'a ce qu'il atteigne son cœur. Celui la même qu'elle a rendu de glace depuis Millau, peu à peu la paroi se fissure et le doute s'immisce à l'intérieur. Le poison violent coule maintenant dans les veines de Catherine alors qu'elle sert ses poings jusqu'a s'en faire saigner les mains, il ne lui à plus écrit et si...

- Par Aristote expliquez-vous Johanara! Dites-moi! Que vous à t-on dit, dites moi que c'est une calomnie, jurez moi que c'est un mensonge!Parlez bon sang!!!!

Jure moi mon amie que ce que tu dis est faux, par pitié Aristote si vous me 'lavez vraiment volé, prenez moi à sa place, ma vie pour la sienne. Mes espoirs pour les siens, mon cœur pour le sien. Mon âme en gage de sincérité, pitié vous très haut ne m'abandonnez pas, rendez le moi ...
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**Merci mon Loup**
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