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[RP] Opération désembourbage !

Swan
      Un après midi d'Avril.



« Quand faut y aller, faut y aller ! » Voilà ce que ce disait la rouquine qui tenait Pirate par la bride en marchant tranquillement à côté de lui. Le soleil brillait, un peu trop à son gout pour la saison, mais si elle ne se bougeait pas, la roulotte allait rester là jusqu'aux prochaines pluies ou alors il faudrait enlever une roue pour pouvoir la sortir de là. Si elle, avait cassé son essieu, Ober avait de la boue jusqu' à celui-ci. Le temps changeant, n'arrangeait rien, mais là il fallait en profiter.

Le chemin était un peu plus dur, mais pas assez pour que la croute de terre soit devenu trop dur, du moins, elle l'espérait, sinon ils risquaient d'en baver pour la sortir de là. Cela faisait déjà un moment qu'elle marchait et suivant les consignes de la belle blonde et elle venait à se demander si elle ne s'était pas perdue. Elle s'arrêta et tendit l'oreille. Pas un bruit, rien. Pourtant, elle était bien vers la sortie direction Saint Claude.

Elle continua un petit bout de chemin et enfin elle trouva l'endroit. Elle voyait la roulotte bien penché dans une espèce de rêvasse bien profonde. Au moins comme l'avait dit Ober, personne ne s'était amusé à la lui voler. Elle sourit à cette idée et continua à marcher jusqu'à être à côté de la maison sur roue.

Elle attacha Pirat à la roue arrière et fit le tour de la roulotte.


Ober t'es là ? J't'ai amené mon ch'val comme j'te l'avais dit !
OOObeeerrrr ??!!

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Oberthur
La blonde faisait sa lessive...
Campée sur ses deux pieds au milieu du ruisseau, elle lavait sa chemise... l'unique...
Elle avait donné celle de rechange à une vagabonde transie de froid, y avait quelques jours.

Le soleil était chaud, il fallait en profiter.
Uniquement vêtue de sa jupe remontée dans la ceinture, pliée en deux et les mains frottant le tissu avec un mélange de sable et de saponaire, elle s'amusait du coin de l'oeil des jeux de Chien sur la berge.
Elle l'adorait. Farceur et peureux, il la faisait rire bien souvent, et sa chaleur à la nuit la réconfortait lorsqu'il se lovait, épuisé, contre elle.


Ober t'es là ? J't'ai amené mon ch'val comme j'te l'avais dit !
OOObeeerrrr ??!!


Redressement trop rapide, sensation de douleur dans les reins...

'tain.... ahhhh... merdeuuuuuhhhhh...

Mains palpant les lombaires, grimace...
La blonde cherche désespérement du regard de quoi se couvrir la poitrine... en vain.

Mais quelle gourde!
Elle avait tout simplement oublié la venue de Swan.

Attrapant Chien dans ses bras, la chemise dégoulinante d'eau à la main, c'est ainsi qu'elle se présente à la rouquine.


Heu... je suis là... je... t'es toute seule, au moins?...
Swan
Elle avait fait le tour de la roulotte et pas d'Ober. Bon, elle venait de brailler, elle allait attendre un peu et elle se pencha pour voir le niveau des dégâts. Accroupi, elle planta un doigt dans la terre au niveau de la roue. Elle commençait à durcir et ce n'était pas bon pour eux ça.

Heu... je suis là... je... t'es toute seule, au moins?...

Entendant la voix de la blonde, elle se retourna et se releva en s'essuyant le doigt contre le cercle en métal qui entourait la roue. Bouche ouverte et yeux écarquillés, elle se demandait si elle voyait bien puis un sourire moqueur étira ses lèvres.

Ouai j'suis seule, juste moi, rien qu'moi ! Mais t'vois, tu d'vrais aller au village comme ça pour ramener des hommes musclé hein !

Elle pouffa de sa bêtise et la regarda.

C'la nouvelle mode du moment d'être couverte d'un chiot sur l'poitrine ?
Heu ... t'sais quand même qu'les autres vont pâ tarder hein ! Tu d'vrais p't'être t'couvrir nan ?!
'Fin, j'dis ça, j'dis rien !


Dire qu'elles avaient bien ri quand elle avait dit qu'elle attirerait les hommes en les appâtant, mais là ...
_________________
Oberthur
C'la nouvelle mode du moment d'être couverte d'un chiot sur l'poitrine ?

Je... bah quoi?... t'dis ça pasque t'es jalouse...

La blonde grogne, se morigénant d'en rajouter en proférant des stupidités.

Pas de chemise veut dire pas d'habit pour se couvrir le buste.
Réflexion intense... quelles sont les options?
Essorer le vêtement trempé et l'enfiler humide?...
Hum... de quoi attraper la mort et puis... la loi physique implacable qui veut que tout linge mouillé adhère immanquablement au derme...

Bon...
Sinon, quoi d'autres?
Se couvrir d'un drap? Garder Chien dans les bras?
Le chiot commence à s'agiter contre elle et à montrer son impatience à coups de pattes griffues, zébrant sa peau de trainées rougeâtres.

Bon...
Avec toute la dignité envisageable dans une telle circonstance, elle pose Chien au sol, et se dirige à demi nue vers sa roulotte pentue, grimpe en plaquant une main sur ses reins douloureux et s'enroule dans son drap,
façon toge, se remémorant que les femmes romaines n'en portaient pas sauf si adultères ou prostituées...

Bon...


Pfiou, t'en as mis du temps pour venir... J't'attendais moi...
Swan
Je... bah quoi?... t'dis ça pasque t'es jalouse...

Petite moment d'incompréhension, bras qui venaient de se croiser sous sa poitrine et dans un petit ricanement lâcha ...

Nan ! J'pâ b'soin d'un chiot moi, ma poitrine tombe pâ et j'pâ b'soin d'la cacher !

Moqueuse la rouquine ? Si peu. Elle lâcha un rire cristallin et regarda Ober poser Chien sur le sol alors qu'il s'impatientait et s'agaçait d'être porté comme ça. Elle suivit ensuite du regard, voyant ainsi que la dite poitrine n'était pas si tombante que ça finalement et pour « une vieille carne », Ober était bien faite de sa personne.

Elle suivit Ober de quelques pas et la regarda monter dans sa roulotte qui penchait grandement et là, elle releva encore un sourcil en la voyant s'enrouler dans un drap. N'avait-elle rien dans sa roulotte pour se changer ? Pas même une tunique ou autre ?

Alors qu'elle ouvrait la bouche ...


Pfiou, t'en as mis du temps pour venir... J't'attendais moi...

La bouche se referma net dans un petit claquement. Nan mais, elle se foutait de sa figure là ? Qui attendait qui depuis des jours qu'elle était arrivée ?

Humm J'suis là plus rapid'ment qu'toi en tout cas, oublie pas que j't'attends t'jours pour MES tatouages hein !

Elle lui montra le drap du bout du doigt en le touchant.

Dis ? T'comptes pâ pousser la roulotte 'vec ça sur l'dos hein ? Met autre chose, parce que là c'la déconcentration assurée ! Ou 'lors c't'une ruse pour pâ en foutre un pet d'lapin ?! T'as rien à t'mettre sur l'dos à part c'te chose ? T'veux ma tunique ?

Ouai parce qu'elle la voyait venir la blondine. Fallait pas oublier que les ruses féminines, elle connaissait aussi surtout quand il s'agissait de pas en foutre une.
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Kalan
Foutredieu, manquait vraiment plus que ça !!! La rousse qui lui demandait d’aller prêter la main !
C’est vrai qu’il avait promis à Ober de l'aider.
Kalan qui prétendait préférer les blondes avait un petit faible pour les rousses. Souvenir d’une catin parisienne sans doute. Il les trouvait émouvantes, particulièrement dociles, dotées de surcroit d’un tempérament de feu.

Au sortir de Genève, il prit la direction de Saint Claude. Elle était embourbée par là, avait dit Ober. Jusqu’à mi essieu.
Ober, la douce, l’insatisfaite, l’éternelle amoureuse, celle qui lui avait tenu la dragée haute au premier jour jusqu’à ce qu’elle… jusqu’à ce qu’il… S’en tenir éloigné, surtout s’en tenir éloigné.

Hache au côté, pelle sur l’épaule, il marche d’un bon pas, foulant de ses bottes la terre durcie par le soleil.
Des bruits de voix. Au détour d’un chemin, elle est là, la rousse pétillante, accroupie à côté de la roulotte de traviole, bel et bien embourbée, carrément enchâssée dans le sol.
Ober est à poil, un chien lové sur son cœur, une chemise humide à bout de bras. Elle pose à ses pieds la boule de poils qui se met aussitôt à gambader, mordillant les mollets du cheval de la rousse, qui recule nonchalamment une patte, placide, conciliant.
La blonde se dirige vers la roulotte, une main sur ses reins et de la voir ployer ainsi fait naitre un regain de d’ardeur au niveau de sa virilité.
Il avance à longues enjambées, les yeux rivés sur la poitrine aguicheuse qui disparaît soudain à sa vue, happée par un drap.
La voix de la rousse s’élève :

… ma poitrine tombe pâ et j'pâ b'soin d'la cacher !

Alors cette poitrine qui tombe pas, tu me la montres, petit cygne ?
Oberthur
Dis ? T'comptes pâ pousser la roulotte 'vec ça sur l'dos hein ? Met autre chose, parce que là c'la déconcentration assurée ! Ou 'lors c't'une ruse pour pâ en foutre un pet d'lapin ?! T'as rien à t'mettre sur l'dos à part c'te chose ? T'veux ma tunique ?

Qui tu veux qu'j'déconcentre, hein? les n'écureuils, les lapins qui pêtent?
Y a personne, t'vois pas?...


Alors cette poitrine qui tombe pas, tu me la montres, petit cygne ?

Ah ben si, y a quelqu'un!
Pour le coup, c'est la blonde qui n'en croit pas ses yeux! Vrai qu'elle en avait parlé en taverne, mais de là à espérer qu'il bouge jusqu'à elle!...
Elle en restait comme deux ronds de flanc.
En tout cas, le brun était venu... couillu et équipé, et, finalement, elle devrait savoir qu'il se montrait parfois là où personne ne l'attendait.

Se retenant de se jeter à son cou, elle se contenta d'un sourire des plus chaleureux.


'Lut toi, fait plaisir, dediou!

Jette un regard inquiet à la rousse qui pourrait l'faire refluer en lachant une de ses remarques cinglantes.
C'est qu'on en avait un, fallait pas le lacher!

La blonde fait mine qu'elle trouve la demande fort naturelle, se mordant la lèvre refoulant un fou rire.
Swan
Qui tu veux qu'j'déconcentre, hein? les n'écureuils, les lapins qui pêtent?
Y a personne, t'vois pas?...


Elle regardait toujours Ober qui parlait d'écureuils et de lapins. Ce n'était pas parce qu'il y avait personne qu'elle devait se balader à moitié nu hein ... Et puis ...

Alors cette poitrine qui tombe pas, tu me la montres, petit cygne ?

... Et puis finalement, elles n'étaient plus toutes seules. Elle ne savait pas si ses pigeons envoyés avait été reçu et lu, mais visiblement que oui puisque le ténébreux Kalan se trouvait devant elles, tel un fier ... Un fier quoi d'ailleurs ?! Chevalier servant ?! Nan ça ne lui allait pas ça. Bah elle trouverait bien avant la fin de la journée à quoi le comparer.

'Lut toi, fait plaisir, dediou!

S'lut Kalan ! T'es v'nu équipé, c'bien !

La rouquine croisa le regard de la blonde et vit le chaleureux sourire qu'elle envoya à Kalan, ce qui l'amusa grandement. Ses iris se posèrent alors sur le brun.

Et qu'est ce qui t'fait croire t'aurais l'droit d'voir ma poitrine Kalan ?! J' suis sûr qu'tas r'luquer celle d'Ober en t'approchant ! J'me trompe ? Comme on t'a pâ entendu arriver, on sait pâ d'puis combien temps t'es là hein !

Un sourire taquin sur le visage, elle avait lâché kalan du regard et fixait de nouveau Ober, juste pour voir si elle allait rougir ou pas.

T'vois, quand j'te dis qu' faut pâ rester comme ça hein ! Bon t'la veux ma tunique ou pâ ? J'ai une ch'mise d'ssous !

Oh comme c'était malheureux, mais ce n'était pas ce jour que le brun ténébreux verrait la poitrine de la rouquine. Amusé, elle replongea ses iris clairs dans ses prunelles. Comment ça, elle cherchait la rouquine ? Même pas vrai naméo ! Vous la voyez pas son auréole qui brillait au-dessus de sa tête ?!
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Nellia


Nétwayé, baléyé, astiké, Kaz la toujou pendan, Ba'w manjé, ba'w lanmou, E pou vous an ka fey an chantant

Voici des heures qu'elle trimait à rendre à l'auberge un semblant de propreté. Pas qu'elle y était à cheval..sur la propreté..mais quand même. Elle tenait à ce que son gagne pain soit accueillant.

Dernier artifice ajouter sur la table : un bouquet de fleurs offert par l'un des am..clients.

Elle secouait son torchon par la fenêtre quand le gosse du vieil Eugene ébruita une nouvelle.

- Comment ça une roulotte embourbée ? t'as vu ça où ?
- A la sortie du village M'zelle Nellia, j'crois bein qu'c'est la rouquine, la Swan. Mais y'a d'autres gens avec elle, j'me suis pas rapproché ! j'avais autr'chose à faire.

Elle ne demanda pas son reste et bientôt, la porte de la taverne claqua derrière elle.

Boléro ajusté (si si ..ajusté), foulard sur les cheveux à la façon "metalleuse", et vous avez une Nellia qui remonte la ruelle, son panier à la main. On pourrait s'y méprendre et la prendre pour "Perrette ou le Petit Chaperon Rouge"..ou "Esmeralda"...enfin bref vous choisissez.

La roulotte est enfin en vue. Un grand geste de la main accompagne son approche. Ses yeux se sont fixés sur la rousse dont la chevelure est comme une évidence.

Quelques mètres encore, imaginez la scène au ralenti, une magnifiiiiiiique brune qui marche, la peau luisante sous le soleil, la poitrine débordant allègrement du boléro "ajusté" (pas trop court j'ai dit !) et qui à seulement un mètre de la roulotte..se vautre tel un cachalot sur la banquise, dans la boue..

Elle est pas belle la vie ?


*Maldon, Kassav
Nettoyer, balayer, astiquer
La maison est toujours propre
Je te fais à manger, je te donne de l'amour
Et pour toi je le fais en chantant

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Canelle1503
La rousse s'avance tant bien que mal chausse à la main et cheveux au vent. Elle a dansé au clair de lune pratiquement toute la soirée autour d'un feu sur des rythmes endiablés.

Promesse du! promesse tenue!! elle est quand même venu donner un coup de main à Ober et swan afin de désembourber cette satané roulotte!

Elle arrive devant l'assemblée et salue tout le monde d'un geste de la main avant de laisser tomber sa besace et ses chausses à terre.

"Bonjour la compagnie!!! alors cette roulotte ça avance?? ah bah moi je pensais que le boulot serait fait quand j'arriverais, mais je vois que tout reste encore à faire!!!"

Elle fait un large sourire et sort de sa besace une longue corde et deux bonnes bouteilles de calva resté dans son chalet, souvenir d'un passage en normandie, sans oublier le vin de bourgogne, la charcuterie et le pain. Oui en effet elle est énorme la besace de cannelle!!!

"Voilà!!!! j'ai ramené de quoi nous ravigoter parce que de tirer ça use! j'ai pensé qu'il faudrait reprendre ou prendre... c'est comme on veut hein!! quelques forces avant ou après l'effort!!!"

Elle s'asseoit, commence à déboucher les bouteilles et entame le premier saucisson...
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Kalan
Les deux femmes prennent finalement conscience de sa présence.
Ober, tout juste sur le point de l’ouvrir, referme prestement la bouche. Swan, par contre, piaille de plus belle :

S'lut Kalan ! T'es v'nu équipé, c'bien !

Il jette la pelle près de la roue embourbée, à quelques centimètres à peine de la rouquine, et la fixe, mains aux hanches, la détaillant avec arrogance, les yeux s’attardant sans équivoque sur le corsage tendu au niveau de la poitrine.
Puis il ajoute, sans s’appesantir sur ce qu’il entend par là :


J’ai le temps, petit cygne…

Ignorant les paroles narquoises de la donzelle, il retire sa chemise qu’il jette négligemment sur Ober.

Couvre-toi. Je sais à quoi elle ressemble désormais.

Demi-sourire aux lèvres, il tourne le dos aux deux femmes en dégageant la hache de sa ceinture. Il jette un coup d’œil circulaire et s’approche de l’arbre sur lequel il a jeté son dévolu, le débarrasse de quelques branches et broussailles et pratique une entaille de plus de la moitié du diamètre du tronc, du côté qu’il a choisi pour le voir tomber.
Tandis qu’il relève la tête, c’est une brune qui apparaît dans son champ de vision. Poitrine débordant du corsage… décidément… foulard dans les cheveux, panier au bras, elle semble chercher le loup.
Elle fait de grands signes et s’étale de tout son long dans la boue.

Kalan, hilare, se retourne et pratique désormais une deuxième entaille, sur la face opposée du tronc, légèrement au dessus de la première. Il fait un pas de côté, attendant que l’arbre cède, et c’est une rousse, sautillant sur ses pieds nus, qui déboule et s’installe. Il la regarde sortir une corde, de la charcutaille et des bouteilles qu’elle s’empresse de déboucher tandis que l’arbre entame sa chute.
Swan
Son regard passait toujours d'Ober à Kalan, pour voir la réaction de la blonde et savoir si elle allait lui passer sa tunique, mais c'était sans compter avec le brun. D'abord, il balança sa pelle à quelques centimètres de ses pieds et elle la regarda d'un air dédaigneux, les sourcils en accent circonflexe. Elle regarda alors le brun avec une drôle de mimique sur la bouille. Nan mais, il ne pensait quand même pas qu'elle allait creuser si ?! D'abord, il devrait le lui demander autrement s'il voulait qu'elle bouge le petit doigt. Elle n'allait surtout pas dire que creuser était dans ses projets de base, c'était un passage obligé pour dégager la roue de toute façon, mais certainement pas comme ça !

J'ai le temps, petit cygne...

Le temps ? Le temps pour quoi ? Pour voir sa poitrine ou pour la voir creuser et suer ? Les deux peut-être ?

Humm Kalan ?! C'pour faire quoi ça ?

Bin oui quoi ! Elle avait bien le droit de poser la question quand même nan ! Et en plus il enlevait sa chemise ?! Boudiou ! C'est qu'il était plutôt bien battit le brun, mais elle détourna le regard, légèrement mal à l'aise face à ce qu'elle voyait, « un poisson » s'imposant littéralement à elle comme s'il était là ! Elle déglutit et suivit le trajet que fit la chemise jusqu'à Ober qui la reçut en pleine face.

Quand Kalan tourna les talons, elle soupira grandement soulager et elle se morigéna elle-même en marmonnant quelque chose à l'encontre de l'impétueux « écailleux aux cheveux d'Or » qui accaparait ses penser et ses rêves depuis un certain temps. Elle s'avança vers Ober, légèrement agacé par cette pensée !


Couvre toi donc Ober qu'on commence à dégager cette roue ...

Alors qu'elle faisait le tour pour aller voir son cheval, elle vit Néllia qui faisait un signe de la main, mais la seconde d'après ... Outch pas bon, la seule flaque de boue et elle y plongeait le nez dedans ... Alors qu'elle entendit Kalan rire, elle grimaça et elle se précipita vers elle pour l'aider à se relever.

Nellia ?! C'va ?! T'es pâ trop fait mal ?!

La rouquine ramassa le panier et remis son contenu à l'intérieur. Un bon jambon sec, du pain et des outres remplis étaient étendus un peu partout. Quand tout repris sa place, elle regarda Néllia et se reteint de rire, même si c'était trop dur et qu'elle pouffa en mettant sa main sur son ventre.

Boudiou Néllia, t'es pô raté dis donc !

Se tournant vers Ober, elle brailla !

Ober ?! Lance donc ton drap pour qu'elle s'essuie la bouille s'te plait !

Alors qu'elle parlait assez fort pour que la blonde l'entende, elle avait vu Kalan en train de s'acharner sur un arbre qui était sur le point de tomber et elle se mordit l'intérieur des joues. Elle voyait les muscles rouler sous les coups de haches et à cette vision se superposa une autre image, d'autres muscles, une autre peau. Pestant, elle tourna les talons et alla poser le panier à l'intérieur de la roulotte.

L'est obliger d'se pavaner comme un coq l'buch'ron !

Elle qui pensait que c'était Ober qui déconcentrerait, elle en avait pour son compte pour le coup ! Et de marmonner de pester de plus belle. La journée allait être longue, très longue ...
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Nellia


Vous avez déjà ressenti une sensation de "Seule au monde"..c'était un peu ce que vivait la brune à cet instant.

Un bain de boue..Il parait que c'est très bon pour la peau mais là ça n'était ni l'endroit ni le moment.

Swan était venue à son secours. Debout devant elle, la poitrine recouverte de cette délicieuse pommade à l'odeur terreuse, le jupon dans un état n'en parlons pas, Nellia aurait dû être un peu vexée, qui ne l'aurait pas été à sa place ?

Ca va, ça va..c'est juste un peu de boue de mère nature ! J'en ai connu d'autre

Garder "un semblant de" tête haute en toute circonstance des mots clefs qui étaient plus faciles à prononcer qu'à faire. Sans compter qu'elle avait bien remarqué le rire sous-jacent de Swan et lorsqu'elle demanda le drap à Ober, elle se demanda si elle voulait qu'elle ressemble à l'une de ces romaines qu'elle avait vu en sculpture en Lorraine. Ses yeux suivirent la direction des siens, elle remarqua alors la présence de Kalan torse nu, en plein effort, il semblait ne plus s'occuper du reste du monde et ça n'était pas plus mal.

- Ah bein t'as de la main d'oeuvre..mais on est pas rentrés dis moi.

Swan était toujours à se tenir le ventre, à rire en la regardant ce qui fini par faire éclater de rire la bohémienne qui se baissa, attrapa de la boue dans sans mains et l'écrasa contre Swan avant de la pousser et de s'asseoir sur elle pour la chatouiller.

Alors alors ? comme ça on se fout de ma truffe ? t'as pas honte, je viens t'aider t'aurais pu préparer le chemin !!!

Et de rire en rire, la rousse fût recouverte de terre comme l'était Nellia. Il faudrait juste prier un peu, appeler le ciel pour que la pluie tombe drue avant que la boue ne sèche !!


_________________
Swan
Canelle venait de passer en les saluant. Elle n'avait pas vu Nellia se vautrer ? Pourtant elles en faisaient un bruit et c'était peu de le dire. On se serait cru à une foire aux bestiaux et à peine avait-elle posé le panier de Néllia dans la roulotte d'Ober et qu'elle pestait contre Kalan, qu'elle se reçut un projectile dans la figure qui la laissa figée. Un petit cracha pour enlever ce qui était dans sa bouche et la rouquine de plisser les yeux vers la brune qui venait de la pousser dans la flaque de boue, de s'asseoir sur elle et de la chatouiller.

Vengeanceeeeee !!! Ne prêtant pas le moins du monde attention à sa tenue, elle passa à l'attaque dans un fou rire qui lui coupait un peu les bras. Elle agrippa Néllia par la taille et la poussa aussi dans un retour dans la flaque de boue. Elle la chatouilla aussi et en profita pour lui en badigeonner un peu plus. Il n'était pas né celui qui aurait le dessus sur elle dans une bataille de chatouille.

Complètement essoufflé et dans un état lamentable, elle se laissa tombé dos au sol, le temps de reprendre un peu sa respiration. Au loin on entendit le craquement et un gros bruit de chut de l'arbre que Kalan venait de couper. Elle se demandait bien à quoi allait leur servir cet arbre en fait. Si c'était pour soulever la roulotte, une grosse branche n'aurait-elle pas suffit ? Elle le regarda du coin de l'oeil et fini par se relever en aidant Néllia.


Ah bin nous v'là bien hein !

Elle appuya sur son nez et rit de bon coeur. Elle enleva sa tunique qui était remplie de boue et se retrouva en chemise. Elle s'essuya un peu le visage avec et alla près d'un arbre pour taper sa tunique et en faire tomber le plus de boue possible et la posa négligemment sur une des roues, près Pirate qui attendait sagement que les choses bougent un peu.

Après cet exercice de force, elle avait chaud, mais la journée faisait que commencer. Secouant sa tignasse qui ne ressemblait plus à grand-chose, elle regarda tous les présents.

Bon, si on s'bougeait un peu ? Z'en dites quoi ? On va pâ y passer l'journée hein !

Elle remonta ses manches jusqu'au-dessus du coude et faisant le tour de la roulotte, elle retourna vers la roue qui posait problème. Attrapant la pelle, que Kalan avait lancé à ces pieds quelque temps plus tôt, elle commença à gratter avec le bout de la pelle, pour voir si c'était très dur ou non, puis prenant la pelle à main, elle commença à enlever la terre.
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Kalan
La brune et la rousse s'étaient vautrées dans l'unique flaque de boue qui subsistait encore après les récentes pluies, et elles s'y roulèrent tour à tour en riant aux éclats. Les filles s'amusèrent ainsi un bon moment. A l'écart, Ober les observait sans mot dire.
Swan finit par lâcher prise. Elle roula sur le dos puis se redressa. Tandis qu'elle se débarrassait de sa tunique souillée, Kalan retourna à son ouvrage et coupa quelques branchages qu'il réunit en tas.
Quand il releva la tête, il vit Swan, les cheveux collés au visage, en chemise, manches relevées, qui creusait avec détermination.
Il voulut lui prendre la pelle des mains puis se ravisa et la laissa terminer sa besogne. Quand il estima qu'elle avait suffisamment dégagé la roue, il éparpilla tout autour branches coupées et feuillage.
Il se mit ensuite en quête d'un pierre plate qu'il vint placer à l'arrière. Il coupa une bonne longueur du tronc qu'il venait d'abattre et le glissa en levier sous la roulotte. Lui faisant prendre appui sur la pierre, il pesa dessus de tout son poids afin de soulever la voiture et faire riper la roue prisonnière hors de l'ornière, sur le lit de branchages.
La roulotte avait repris une position un peu plus orthodoxe. Ne restait plus qu'à la tirer.

Il s'approcha de la rousse aux pieds nus assise à bâfrer et lui prit le litron des mains. Il s'en enfila un rasade généreuse et s'essuya de son bras.
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