Afficher le menu
Information and comments (0)

Info:
Partie seule depuis de longues semaines, voici Suniva de retour en son village d'Eauze avec quatre compagnons de route rencontrés au fil du chemin...

[RP] Sur un tertre perchée, une vieille bâtisse...

Suniva



A l'extérieur d'Eauze, non loin de la poterne, perchée sur un tertre se dresse la vieille maison rénovée à leur arrivée par les coquillards et que désormais, Suniva est seule à occuper.

On y accède par un chemin pierreux qui grimpe entre les arbres formant un bosquet au bord de la Gélise, à l'endroit précis où la rivière soudain paresseuse s'élargit et ralentit son cours. Endroit propice aux baignades s'il en est...

La construction de pierre, bien que modeste comporte un étage à pan de bois et est percée de nombreuses fenêtres aux ouvertures calfeutrées de papier huilé qui laisse passer une lumière chiche.
A quelques pas, un bâtiment allongé abrite la soue à cochons, un saloir où Suniva conserve la viande de ses bêtes avant de l'aller vendre au marché et de petites écuries. Tout près une petite mare enclose d'une barrière qui la relie à la porte par où peuvent sortir les verrats.

Entre les communs et la demeure, un puits et un arbre isolé, sans doute jugé trop vénérable par les bâtisseurs pour qu'on songe à le couper. Le grand chêne dispense aux grosses chaleur à qui vient s'installer à son pied, une ombre douce fort appréciée.

Et voila le petit domaine de Suniva qui s'en contente bien. La vue est belle, les alentours peuplés d'animaux sauvages qui fournissent à l'occasion un plus aux repas et les herbes abondantes qui servent à la fabrication de décoctions et autres onguents. Ajoutons à tout ceci, une rivière au frais murmure qui offre ses rives en pente douce et ses eaux claires sont invitation à s'y plonger. Un petit paradis sur terre... Ni trop loin, ni trop près du village.

Ce jourd'hui, la petite troupe est arrivée.
Les chevaux ont gravi au pas le chemin pierreux. Suniva ne manquant pas de moquer encore Eleane pour sa magnifique envolée et l'incitant à la prudence sur le ton de la plaisanterie.
C'est donc dans la bonne humeur que la jeune femme leur a fait les honneurs de son chez-elle : Visite guidée et indications, chacune aura sa chambre, le chacun étant tendrement invité, sur un chuchotement rougissant à partager la sienne ; elle ouvre fenêtres et portes de chaque salle pour chasser l'odeur de vieilles poussières et faire entrer dans les pièces le soleil de mai qui brille de tous ses feux.


" - Et ici, c'est mon repaire !! "


Elle a gardé pour la fin la pièce à l'arrière de la maison dont les fenêtres donnent sur la campagne et où trônent sur deux longues tables posées sur des tréteaux des pots de terre, des mortiers, des poêlons et autres chaudrons... Quelques simples planches de bois accrochées au mur supportent divers contenant et sachet de toile... Du plafond pendent des bouquets d'herbes et de fleurs séchés qui attendent de devenir remèdes ou crème doucement parfumées. Au fond de la pièce une cheminée de belle taille abrite un chaudron. Auprès de l'agencement de pierres blanches, un tas de bois bien sec. Fièrement, elle explique :


" - C'est ici que je conserve mes plantes et fabrique mes mixtures ! D'ailleurs, il faut absolument que je refasse de mon onguent cicatrisant... Et aussi celui qui soulage les coups divers et variés. Avec Ele, il vaut mieux ne pas être prise au dépourvu !!"


Un gloussement moqueur plus tard, voici les quatre amis bien installés.


_________________

Tu aimes lire les RP ? Alors une bonne adresse : RPartage
Killijo_de_denere
Après une soirée bien arrosée en taverne, Killijo a fait quelques rencontres. Il a bu, il a discuté, il s'est amusé. Il arrive en clopinant vers la maison où Suniva lui a réservé une chambre. Il a voulu protéger Ducho contre l'attaque de femelles enragées, mais finalement, il s'est pris de plein fouet leur hargne. Son genou lui fait maintenant assez mal. Il a senti qu'il était enflé. L'assaillante a dû frapper au mauvais endroit. Suniva lui a proposé de le soigner, mais elle est tout à son nouvel amour, il préfère la laisser. Il a vu ses parents à de nombreuses reprises, et sait bien qu'il faut laisser les amoureux tranquilles. Il tente d'enlever ses braies, seul, puisqu'il n'a pas un domestique pour lui tirer les bottes. Malgré ses efforts et ses manoeuvres pour parvenir à sentir la première botte se retirer du pied, il n'arrive à rien. Il ne peut plus plier son genou. Il décide alors de trouver une autre solution en calant sa botte entre la tablette et un tabouret qui se trouve dans la chambre, et tire de toutes ses forces. La première vient.

Victoire ! S'écrie-t-il

Puis il se tait, confus, espérant qu'il n'a pas dérangée son hôtesse. Il cale son autre pied de la même manière, et commence à tirer, mais c'est sans compter sur la chaussette qui glisse sur le parquet. Il se sent partir en arrière, et tombe lourdement sur le sol. Il se réceptionne sur le coude, l'autre bras tient le tabouret auquel il a tenté de se rattraper quand il est tombé. Il reste ainsi, hilare.
_________________
Dans les bras d'une femme, ou en train de bouger son bodycorps avec son Papou
Franceska
Long fut le retour vers la maisonnée de notre hôte. Ils nous avaient fallu marcher sur les chemins sinueux jonché de pierres et de bosquets tout juste éclairé par le cierge de notre cher Ducho qui lui même avait un peu de mal à se tenir tant il avait profité de la boisson. Il ne fallut que quelques instants pour que d'un souffle la petite flamme ne s'éteigne. Fort heureusement, Suniva était là pour nous guider avec pour seul flambeau le reflet de la pleine lune que renvoyait le lit de la rivière.

Je prenais bien garde de ne pas lâcher ma douce Élé, de peur de la voir trébucher. Je n'aurais supporter une nouvelle fois de la voir blesser.
Je m'entachais donc à la tenir par la main sans pour autant la serrer trop fort pour ne pas réveiller le douloureux traumatisme qu'elles avaient préalablement subies après sa chute de cheval.


La fatigue se faisant ressentir, j'avais hâte de me blottir dans ce lit douillet, que notre amie dans sa grande bonté avait bien voulu nous octroyer.
Enfin, nous y étions, les chevilles quelques peu endolories d'avoir emprunté ce tumultueux chemin.

A peine arrivée, je m'empressais de saluer tout le monde, me faufilant ensuite dans la chambre en entraînant ma belle Elé avec moi. Il y avait là sur une petite table un cierge que j'alluma.
Mon corps et mon coeur frémissaient de bonheur de la savoir là et dans un élan d'amour je l'attirais tout contre moi :


Voilà maintenant deux jours au moins que j'attends cet instant. Ce moment ou enfin je pourrais te donner ce baiser que j'ai tant désiré.

Franceska, tout en caressant la douce chevelure de sa belle vint timidement coller ses lèvres aux siennes savourant chaque secondes de ce baiser enchanteresque.
Elé se trouvait là debout tel un ange et dans un sourire Franceska s'éloigna,ôotant progressivement ses vêtements, laissant ainsi parcourir la douce lueur de la bougie sur son corps dénudé, dessinant ainsi ses courbes sveltes et féminines.


Elle se faufila sous le drap, proposant à la belle de venir l'y rejoindre.
_________________
Ducho



Ce soir là s'annonçait sous les hospices de l'amour, il en est ainsi, les fleuves finissent toujours pas se rejoindre. Dans ce courant emportant les cœurs et les corps voguent les âmes en peine.
La magie opère parce que l'amour est contagieux et que le propre de l'eau douce est de rejoindre l'océan.
La soirée les avait fait tanguer et Ducho s'approchant de la mer sentait sa frêle embarcation le trahir. Comme à son habitude il se cramponna à sa tendre Suniva, quitte à mourir se serait avec elle. Mourir d'amour pour elle, pouvait on rêver plus belle destinée.
Le radeau humain ainsi formé approchait du port, dernier refuge avant la haute mer.
Chacun partait naviguer en eaux troubles et le défi annoncé créait autant de craintes que d'espoir. Double sentiment la peur du vide et l'envie de sauter.
Suniva et Ducho avait comme perspective nocturne une étendue de drap sage et apaisé. Pourtant l'on sait bien que les eaux calmes de la couche allait tempêter de bonheur. Il en était ainsi.
A peine plongé dans cette mer blanche et tiède que les plis du tissus formaient les premières vagues.
Elles balançaient les amants qui tout surpris de ne point sombrer immédiatement laissaient leurs corps flotter au grès des flots.
La lune arrosait sa lumière veloutée. Il prit son temps, la main chassait le tissus caressant la peau. Chacun leur tour, regards gourmands , ils se dévoilaient. Les mains se croisaient voulant toujours plus , l'un capitulait abandonnant à l'autre l'initiative, sous les assauts des caresses.
L'océan les drapait, à la faveur du ressac ouvrait à leur vue une partie de peau aux reflets sablés.
Le recul de l'écume offrait de nouvelles étendues au yeux des naufragés, gourmandises cachées.
Leurs lèvres profitaient de l'instant éphémères pour gouter le sel ainsi déposé sur leur peau. Baiser en partance longeant les courbes escarpées d'un rivage sans cesse renouvelé.
La marée montante, donnait tout à coup une autre intensité aux mouvements marins.
Les bouches se saisissaient en de plus forts abordages, les étreintes haussaient l'amplitude des plis, la mer s'agitait progressivement montrant sa force et sa puissance.
L'abandon enivrait les esprits, laissant les amants épouser la houle.
La tempête approchait, et les corps tout entier maintenant subissait les rugissements océaniques. Leurs apparences pacifiques leur semblait éloignées, oubliées.
Il la perdait , la reprenait, elle disparaissait, sombrant on ne sait où, un bras sortait des flots, il s'en saisissait, les chairs s'agrippaient évitant la noyade.
Chaque apparition, chaque immersion leur faisant penser un instant que la mort les guettait.
Lui dire , oui lui dire chaque fois combien tu l'aimes, lui dire des promesses universelles fait de toujours et de jamais, oser, ouvre lui les portes, donne lui les clés et trousseaux entiers, fait d'elle ton ultime rempart aux assauts des vagues.
Les creux formés étaient désormais à leur apogée.
Le souffle manquait, il rythmait à présent leurs propres mouvements. Survivre, plus rien n'était son contrôle, les draps soulevaient des tonnes de rouleaux, lames de fonds et autres déferlements qui les faisaient se cabrer, se soulever en des spasmes rageurs. Survivre ensemble.

La lutte fut longue et intense, elle se prolongea. La foudre les avait rejoint, puis un éclairs vint les saisir au vol, ce fut le dernier...
Leur cœurs battaient la chamade et leur corps trempés de sels marins avait connus enfin les forces des dieux marins.
Les draps avaient disparu, laissant désormais les deux amants voguer sur leur radeau de fortune. La paix régnait. La sérénité les transportait à jamais.
Dans un dernier effort, Ducho la regarda et à ne plus avoir de force ses yeux l'enlacèrent une dernière fois.


_________________

vagabond, là où m'emmène mes rêves
Suniva
Les désirs sont un long chemin de croix, pavé d'espoir et d'envies inassouvies, de certitudes et d'interrogations, de détresse et d'allégresse, de questions et de réponses posées et données sans qu'on n'y puisse quoique ce soit... Mais quand les coeurs se rejoignent en une unité forte de ses propres principes, alors tout coule de source et l'existence d'un rêve, devient joyeuse réalité.

Le retour au village avait été pavé de petits évènements burlesques, tendres ou amicaux. Après longue absence il convient de retrouver ses marques, Suniva s'y était attelée et y avait trouvé son compte et aussi un début d'ivresse : Bières et promesses amoureuses y étaient pour beaucoup.

C'est une petite troupe qui tanguait au rythme des rires et des mots chuchotés que les libres habitants du bosquet virent passer à la nuit tombée. Pour sûr que le silence régnant jusqu'alors sur le tertre était définitivement effacé. La vie était revenue !

Deux couples jusqu'alors improbables s'étaient formés au gré des routes et s'y était adjoint un jeune jouvenceau que la vie et la compagnie joyeuse de ses nouveaux amis attirait, boitillant pour l'heure et définitivement adopté. Ils pénétrèrent ainsi dans la demeure un peu vacillants, mais très heureux et sur de cordiaux souhaits de bonne nuit, tous se séparèrent, se disant des "à demain" pleins de promesses.

Cette première nuit en Eauze pouvait commencer.

Dans la chambre du fond, tout au bout du long corridor, deux amants se retrouvèrent. Oubliée la paille des écuries ; les draps blancs d'une mère prévoyante accueillirent ce soir là, l'amour fait de compréhension, de tendresse et de désir que chacun ici bas, rêve de partager avec l'autre... Quand les esprits fusionnent faisant écho des coeurs, alors les corps répondent, c'est dans l'ordre des choses.

Et les fins draps de toile flamande ne s'offusquèrent pas d'être malmenés, au contraire : Ils se firent vagues lentes et douces caresses pour mieux les aider à atteindre des rivages qu'ils n'avaient pas soupçonné. Deux corps qui s'unissent, se désunissent et roulent dans la houle qui les entraine vers une tempête qu'ils appellent de leurs caresses et de leurs baisers. Maints fois repoussée puis rappelée. Les jeux de lèvres douces succèdent aux jeux de mains devenues caresses et les vagues s'impatientent, se font raz de marée, deviennent courant aux rythmes impétueux. Et les draps témoins bienveillants s'esquivent laissant la place aux brises marines devenues tempêtes puis tornade au flux si puissant qu'on ne peut plus s'y soustraire. C'est un éclair aux milles étincelles de plaisir qui finalement les emporte, faisant exploser leurs dernières résistances pour les déposer sur un rivage en forme de couche où de précieux draps froissés et moites les accueillent.
Quatre prunelles qui s'unissent une ultime fois avant de se cacher sous des paupières harassées pour mieux se réunir dans leurs rêves.
Seuls restent visibles deux sourires apaisés... Jusqu'à la prochaine fois...

Et dehors, la lune bienveillante lance ses doux rayons diaphanes au travers des fenestrons, nimbant l'alcôve d'une lueur apaisante... Mais...

BOOOMMMMMMM !


Un bruit sourd tire de son premier sommeil une Suniva aux prunelles cernées par les marques de l'amour donné et reçu. Soupir à la fois excédé et un peu inquiet. Tend l'oreille... Pas d'autre bruit. Mais les temps étant à la prudence, elle s'extirpe à regret du doux noeud qui la retient. Sourire tendre aux longs cils presque féminins qui cachent des prunelles sombres mais aimantes ; baiser précautionneux déposé sur l'arc finement ourlé des lèvres de son amant puis se lève, s'enroule dans un des draps qui à rejoint le sol, vestige abandonné d'un combat mené entre amour et désir et dont l'issue est une victoire éclatante des deux parties...

Les boucles se secouent, l'esprit abandonnant de brulants souvenirs pour se focaliser sur l'origine de ce bruit. Porte ouverte en silence et les pieds nus, drapée telle une déesse grecque dans sa toge improvisée, Suniva remonte le corridor et stationne à chaque porte croisée, sourcils arqués par la curiosité et l'énervement de se voir privée d'une partie de sa nuit.

Première porte, silence. On s'en serait douté étant donné la tournure prise par les évènements.
Seconde porte, gloussements et chuchotis féminins. La jeune femme laisse son visage refléter un sourire . Cette nuit semble nouvelle aventure pour beaucoup...
Troisième porte : Une hilarité juvénile aux notes avinées se laisse entendre.


" - Madoué ! Serait-ce... Il n'aurait pas osé ?!"


Et sur un ultime ronchonnement, la porte s'ouvre sur deux prunelles vibrantes de mécontentement qui au spectacle offert d'un jouvenceau les quatre fers en l'air et le minois hilare, se teintent aussitôt d'étincelles de rire. Et le tutoiement moqueur se fait entendre gommant les conventions qu'imposent les différences de conditions...


"- Palsembleu ! Ta Seigneurie n'a pas goûté à la douceur de la couche offerte pour qu'elle ait ainsi décidé de se vautrer sur le sol ?! Killi ! Il m'avait pourtant semblé que vous n'aspiriez ce soir, qu'à faire s'évaporer la bière ! "


Suniva rire aux lèvres est là, fière odalisque drapée dans le lin encore chaud de ses ébats ; le verbe haut et la taquinerie en étendard, l'irréductible moqueuse considère, en se mordant les lèvres pour retenir un éclat de rire, le Damoiseau empêtré et incapable visiblement de se relever.

_________________

Tu aimes lire les RP ? Alors une bonne adresse : RPartage
Eleane18
[Réunion dans un couloir]


L'invitation de sa compagne n'eut pas besoin d'écho. Troublée par les lumières dansantes sur le corps nu de sa compagne, elle la rejoignit illico après s'être débarrassée de ses vêtements devenus bien gênants.
Ce début de nuit se déroula comme un rêve brûlant. De la braise de ces derniers jours où elles ne s'étaient que très peu vues, elles conjuguèrent ensemble le verbe aimer, attisant les flammes de leurs corps dansants. Myriade d'étincelles flottant dans la noirceur d'ébène... Grand feu de joie, entre rires et soupirs, ces deux là laissèrent aller passion comme doux jardin à fleurir.

Plus loin dans la nuit, alors qu'Elé, blottie, se délectait encore de tendresse partagée, dans les bras de la douce Franceska, elle entendit tumulte et éclats de voix mêlés au rire cristallin de leur hôtesse et amie. "Hum, quel est donc tout ce ramdam ?" Poussée par curiosité, elle quitta à regrets toutefois la chaleur des bras aimants, et enfilant houppelande, ou du moins ce qu'il en restait après sa chute, entrebâilla la porte de leur chambre passa la tête en quête de renseignements. Là elle vit Suni, drapée telle déesse antique, cachant à sa vue ce qu'elle devine être ce cher Killi, et lui chuchota pour ne point réveiller toute la mesnie :


Psssst... Pssst ... Suni !!! Ben alors ? C'est quoi tout ce ramdam ? Le seigneur rêve encore à deux damoiselles et en est tombé cul par dessus tête ??


Ne pouvant s'empêcher de s'approcher pour jouir de l'hilarité de son amie, la commère, comme se plaisait à l'appeler autre mâle de la maison, découvrit qu'elle n'était pas si loin de la vérité. Le séant posé au sol, Killi semblait avoir hérité de deux mains gauches et maladresse allant avec.

Rhoooo quelle position vot'honneur ! J'espère que votre séant n'est point si amoché que votre genou ! En tout cas ne comptez point sur moi pour passer onguent par là !!

Elle éclata d'un rire clair en regardant sans pitié aucune le jeune messire assis au milieu de sa chambre et donna un petit coup de coude à Suni en lui murmurant

Dis donc toi tu pourrais faire un petit peu moins de bruit quand... euh... M'enfin tu vois ce que je veux dire... ajouta-t-elle en s'empourprant et en ricanant.

Je vais finir par croire que personne ne dort dans cette maison !!
_________________

"Pleure : Les larmes sont les pétales du cœur" P. Eluard
Franceska
Dans un soubresaut, Franceska entrouvrit les yeux, ne sentant plus coucher près d'elle sa belle. La chaleur de son corps qui la réchauffait et les battements de son coeur qui la berçait n'était plus.

Elle l'a vit revêtir sa houppelande à moitié déchirée, qui d'ailleurs laissait deviner de longues et sublimes jambes et dans un soupire l'a vit s'éloigner.

Qu'avait-il bien pu se passer pour que sa douce Élé préfère quitter ses bras emplis d'amour ? Était-ce bruit qui l'avait poussé à se lever afin d'assouvir sa curiosité ?

Nul doute que c'était pour cela. Franceska commençait à la connaitre sa Élé.

Elle préféra, rester là, étendue sur les draps encore chauds de leurs ébats, respirant la douce odeur de son amour et ne voyant pas son jolie coeur revenir auprès d'elle elle finit pas s'endormir le sourire aux lèvres.

_________________
Killijo_de_denere
Suniva a écrit:
"- Palsembleu ! Ta Seigneurie n'a pas goûté à la douceur de la couche offerte pour qu'elle ait ainsi décidé de se vautrer sur le sol ?! Killi ! Il m'avait pourtant semblé que vous n'aspiriez ce soir, qu'à faire s'évaporer la bière ! "


En entendant Suniva se moquer, il se redressa aussi bien qu'il le pouvait, le genou gonflé et le poignet douloureux. Il trébucha à nouveau, mais réussi à se remettre sur ses deux pieds, nus. Arriva la moqueuse Elea, qui n'aimait pas les hommes, et leur faisait bien comprendre.


Eleane a écrit:
Rhoooo quelle position vot'honneur ! J'espère que votre séant n'est point si amoché que votre genou ! En tout cas ne comptez point sur moi pour passer onguent par là !!


Il la toisa de sa hauteur et surtout de sa fierté aussi amochée que son genou et son poignet.

Je ne vous ai rien demandé, madame.

Se tournant vers Suniva, il lui demanda

Gente Suniva, veuillez m'excuser de vous avoir ainsi dérangée durant votre nuit. Dans ma chute, je me suis froissé le poignet je crains. Auriez-vous quelqu'onguent à me donner pour que je le frotte ? Je vous en remercie bien.

Il lui fit une jolie révérence, aussi gracieuse que possible, avec son genou gonflé.
_________________
Dans les bras d'une femme, ou en train de bouger son bodycorps avec son Papou
Suniva
Psssst... Pssst ... Suni !!! Ben alors ? C'est quoi tout ce ramdam ? Le seigneur rêve encore à deux damoiselles et en est tombé cul par dessus tête ??

Une tête hilare auréolée de boucles brunes fit son apparition, deux prunelles noisettes se posèrent sur une Ele vêtue de haillons poussiéreux. Elle pouffa, puis lui fit signe discrètement d'approcher plus près...

Le jeune Dénéré, visiblement bien marri de s'être fait surprendre en pleine acrobatie... ratée, se releva tant bien que mal ignorant la moquerie de la jeune femme pour répondre avec autant de superbe que d'amour-propre malmené à celle d'une Eléane qui rit à gorge déployée.


" - Rhoooo... Ne soyez pas marri de votre mésaventure, jeune Messire. Je vous l'ai déjà dit, nous sommes entre compagnons de route donc un peu des amis, n'est ce pas ? Montrez-moi donc ce genoux..."


Gente Suniva, veuillez m'excuser de vous avoir ainsi dérangée durant votre nuit. Dans ma chute, je me suis froissé le poignet je crains. Auriez-vous quelqu'onguent à me donner pour que je le frotte ? Je vous en remercie bien.

" - Et votre poignet aussi ? Madoué ! Vous avez juré de me faire tourner chèvre ? Que diront vos nobles parents s'ils viennent à apprendre ce qui vous arrive ici ? Hum ? Et pour la nuit... Je n'étais pas... Enfin, hum... j'allais m'endormir quand j'ai entendu un grand bruit..."


Faisant mine de ne pas voir la gauche révérence et tout en examinant avec précaution le poignet, Suniva continua


" - Je crois que mon projet de prendre servante pour me seconder et tenir la maison durant mes absences va être mis en oeuvre plus vite que prévu. J'ai déjà une accorte donzelle en vue, tout ce qu'il y a de mieux, faites moi confiance... En attendant..."


Tenant d'une main sa vêture improvisée, la jeune normande passa l'autre sous le bras de Killijo puis autour de sa taille et l'entraina vers le lit, soucieuse de ne pas fatiguer plus que nécessaire le genou déjà bien meurtri qu'elle palpa d'une main légère après avoir remonté les braies.


" - Vous voila installé. Je m'en vais vous préparer un emplâtre pour faire disparaitre cette enflure. Tant que j'y serais, je vous poserai le même sur votre poignet. Les vertus des plantes que je vais y mettre feront le reste durant la nuit, pour sûr ! "


Sur un sourire rassurant bien qu'amusé la jeune femme sortit en lançant sur un ton sans réplique


" - Et fini la gaudriole jeune chevalier, et ce pour au moins quelques jours ! Et si vous allez au village, ça sera à cheval, pas question de vous porter dans la montée à vos retours de taverne !!"

Dis donc toi tu pourrais faire un petit peu moins de bruit quand... euh... M'enfin tu vois ce que je veux dire...


Elle s'éloigna dans le couloir après avoir tiré la langue à Ele qui n'avait pu s'empêcher de lui glisser une ultime moquerie et on entendit la voix claire venant des escaliers s'exclamer


" - C'est en tous cas pas moi qu'on entendait glousser depuis le milieu du couloir !!"


Suivi d'un éclat de rire bientôt masqué par des bruits de cuisine, de pilon frappant mortier et autre préparatifs secrets...

_________________

Tu aimes lire les RP ? Alors une bonne adresse : RPartage
Eleane18
[Mauvaise humeur et déchirure]


Rhoooo... Mais on ne glousse pas nous, non mais hoooo !!

Elé ronchonna en tournant des talons sans regard pour le jeune nobliau, qui se tenait debout boitillant dans une posture qui tenait plus du héron dans la fange à la recherche d'improbable poisson le cou tendu en avant, que de révérence de bon aloi. Laissant là le canard boiteux et son courroux, la moqueuse ne prit pas la peine de fermer la porte du garçon et dans un grand froufrou de sombre tissu s'évanouit dans le couloir rejoignant la chambre de son aimée.
Tirant sur houppelande déchirée elle entendit encore bruit de craquelure et soupira en levant les yeux au ciel.


Et merdaille ! Il va falloir recoudre c'te saleté, didiou que je n'aime pas ça. Broderie et couture vont bien pour dames désœuvrées ou de la haute noblesse servant à pallier leur ennui dans les châteaux de basse cour...

Ses yeux tombèrent sur la belle endormie et un sourire vînt éclairer le visage de la jeune femme dénudée. Elle prit grande inspiration, le souffle suspendu par l'émoi, et s'accorda quelques secondes pour contempler joli minois. Enfin se glissant sous le drap de lin elle vînt se coller à elle pour réchauffer son corps de pesteuse damoiselle.


[D'injurieuse proposition à troublantes dispositions]


Le lendemain après dur labeur, la brune piquante avait rejoint la brune qui faisait battre son coeur. La soirée commencée sous les meilleurs auspices avec la petite troupe de ses amis, avait fini sur indécente proposition de la part d'un nobliau plus dégénéré que Denere. Le jeune garçon tout juste sorti du cocon, qui se piquait d'être en âge de se marier et de prendre héritage de ses biens, leur avait proposé, rien de moins, de partager amour à trois. Malgré remarques cinglantes de la part de Frances et d'Elé, il tenait, dans son entêtement naïf, propos qui aurait fait sortir épée au premier messire venu. Mais il prenait aises voyant qu'il s'agissait amour de femmes dont il se sentait, à juste titre, exclu. Elé, par respect pour sa douce, avait fait montre d'une discrétion et patience inhabituelles envers l'odieux fâcheux qui n'aurait osé proposer cela à l'autre couple de ses amis. Malgré grande envie de lâcher volée de bois vert sur le séant de la moitié d'homme qui lui faisait face, Elé ne pouvait s'empêcher de faire comparaison entre l'indécence habituelle des hommes en pareille circonstances et la perle qu'avait trouvé avec bonheur son amie Suni. Elle n'enviait pas cette dernière, non, mais reconnaissait que Ducho cachait trésors de bienveillance et de compréhension, tout le contraire du "Dégénéré" comme elle avait décidé de l'appeler à présent.

Comme les deux jeunes femmes s'étaient enfin retrouvées seules, après projets échangés et arrêtés, elles décidèrent de rentrer à la maison perchée. Promesse avait été faite de prendre soin d'une jeune enrhumée et Elé tenait toujours parole donnée...
Entrelacées, elles grimpèrent en silence escaliers de bois pour gagner leur chambrée. Là Elé poussa tendrement Frances sur le lit...


Toi mon ange adoré, tu t'installes à ton aise et moi je vais trouver petite surprise pour toi mon amour...

La jeune femme redescendit escaliers sur la pointe des pieds et remonta petit braséro qu'elle avait aperçu dans le salon de la maison après l'avoir empli de braises rougeoyantes. L'atmosphère de la chambre s'en trouva rapidement radoucie quand elle rapprocha récipient près de la couche où reposait Frances qui regardait Elé d'un air attendrit. Cette dernière farfouilla dans son havresac qui contenait quelques fioles en plus de tout le bazar qui trainait habituellement la dedans, et en ressortit triomphalement l'objet qu'elle recherchait... Une fiole dans laquelle luisait liquide verdâtre. Frances leva un sourcil interrogateur et Elé y répondit d'un sourire.

C'est quelque huile qui t'apaisera mon aimée, une vieille rebouteuse m'en a fait cadeau pour service rendu il y a un moment.
Elle devrait adoucir tes maux, mon amour, et réchauffer ton corps ainsi que ton âme...


Ce fut alors, massage troublant et lénifiant... Le dos dénudé de la belle Frances frissonnait sous les mains expertes d'Elé alors que fraîche fragrance poivrée s'élevait dans les airs. Caresses des mains... Ivresse des corps... Soupirs et sourires mirent leurs coeurs en émoi et encore une fois les belles s'adonnèrent à passion dévorante. Ne dit-on point que chaleur corporelle est le meilleur des remèdes pour chasser la fièvre ??
_________________

"Pleure : Les larmes sont les pétales du cœur" P. Eluard
Franceska
Tandis qu' Éléane était redescendu, Franceska s'était empressée de se dévêtir, laissant poser à terre ses vêtements, pour se faufiler sous draps et couvertures tant son corps était tremblant.
A peine venait t-elle de se glisser dans la couche qu'elle entendit sa belle remonter l'escalier sur la pointe des pieds.
Élé lui apparut, toujours plus belle, portant une brasière remplie de charbon de bois encore rouge vif.
La chaleur qui en émanait vint aussitôt réchauffer la pièce. Franceska, dont le corps commençait à se réchauffer passa une jambe hors des draps.
Elle observait, d'un tendre sourire, sa Élé qui s'affairait, la tête plongée dans son sac, à essayer de trouver quelques chose dans tout son barda.
En quelques secondes, Élé avait finie par vider le contenu de son sac sur la petite table située aux abords du lit et brandit, tout à coup, toute glorieuse un petit flacon qui fit grimacer Franceska.


" Que comptes-tu faire de cette mixture, mon amour ? Me le faire ingurgiter tel un poison ? "

Franceska, au vu de la couleur verdâtre du liquide, remonta vite fait bien fait le drap qui la couvrait à peine jusque sur ses lèvres.

Élé la regarda tout sourire :


" C'est quelque huile qui t'apaisera mon aimée, une vieille rebouteuse m'en a fait cadeau pour service rendu il y a un moment.
Elle devrait adoucir tes maux, mon amour, et réchauffer ton corps ainsi que ton âme..."


Franceska haussa les épaules et dans un ouf de soulagement :

" ah ben oui, je le savais... une huile pour le corps."

Franceska se mit à rire

Elle s' installa aussitôt sur le ventre laissant à sa tendre, le soin d'user de ses douces mains et de les faire voyager le long de son dos nu. Les frissons l'envahissaient sous les caresses.
La nuit eut fini par les envelopper de son velours noir, leurs corps serrés s' étreignant en de doux baisers tendres et sucrés. Moment magique où tout s' oubli, un monde de tendresse partagée, unissant leurs corps et leurs âmes.

_________________
Franceska
[ L'Art de la table selon Frances]

Une nouvelle journée touchait à sa fin. Franceska qui avait prit, depuis quelques temps, la fâcheuse tendance à s'exercer au lever de coude, eût envie de rester sage et de concocter pour la petite troupe un petit festin, qu'elle prendrait plaisir à déguster.

Elle se rendit alors sur le marché, remplissant son panier de victuailles toutes plus alléchantes les unes que les autres.
Après quoi, elle reprit la route vers la maisonnée.
Une fois arrivée, elle prit immédiatement possession de la cuisine. Elle passa un tablier, trouvé là, autour de son cou et enroula ses longs cheveux sous un voile afin de ne pas en semer partout dans les plats.

Elle inspira profondément, espérant que son repas serait réussi. Elle voulait faire honneur à ses amis. Le repas était pour elle le moment privilégié où l’on se retrouvait en société, il était donc important de bien s'y sentir et d'entretenir un climat chaleureux.
Elle s'affaira à la préparation de ses plats allant les déposer un à un sur le dressoir. Elle avait préparer une soupe froide aux concombres, agrémentée de jus de citron, de crème et de quelques feuilles de menthes et de basilic trouvées au fond d'un placard, un poulet Limonia aux amandes et au citron accompagné d'oignons et de lards, un fromage blanc au miel et pour finir une tarte aux pommes.




Elle poussa un ouf de soulagement, fière du travail qu'elle avait accomplie. Elle alla ensuite dans la pièce principale pour y dresser la table.
Elle attrapa les tréteaux et la grande planche, serrant les dents tant elle usait de sa force pour les porter.


Pffff !!! c'est pas possible bondiou !!! s'qu'elle peut être lourde cette tablée.
Eh ben, va cor falloir que j'demande à ma Elé de me faire quelques massages pour estomper mes douleurs.


Franceska se mit à rire se disant qu'elle n'hésiterait pas le moins du monde à se faire mal chaque jours si c'est pour, à l'issue, pouvoir profiter de la douceur des mains de sa belle.

Elle reprit ses esprits, se dépêchant de finir les préparations avant que ses amis ne montrent le bout de leur nez.
Elle se permit de farfouiller dans quelques tiroirs à la recherche d'une nappe. Elle en sortit une blanche qu'elle disposa sur la planche et vînt déposer les petits plats qu'elle avait préparé avec amour et tendresse sur le côté de la table destiné au service. Des gobelets apodes et
le vin était disposé dans des bouteilles en verre à panse globulaire, tout comme les écuelles et les couverts.

A peine eût elle finie de dresser la table qu'elle entendit la joyeuse troupe arriver.

_________________
Killijo_de_denere
Killijo avait été vexé comme un pou du comportement de Eleane et de Franceska à son encontre. Il trouvait que Eleane était une furie, et il comprenait pourquoi aucun homme ne voulait d'elle, et qu'elle se rabatte sur les femmes. Franceska était plus douce, plus gentille, mais quand elle était avec Eleane, elle prenait le parti de son amie, et elles lui faisaient front. La soirée en taverne fut assez houleuse avec elles deux réunies. Elles ne le comprenaient pas, il ne comprenait pas qu'une femme puisse préférer l'amour avec une autre femme plutôt qu'avec un homme. Le curé lui avait dit que tout cela était contre-nature, et que le Très-Haut n'appréciait pas. Enfin soit, il était reparti dormir, dans son lit, en pensant à sa mère, et au futur voyage qu'ils allaient faire, avec son père, s'il était présent.

Au petit matin, il reçu un pigeon d'une douce damoiselle qui lui avait dit qu'ils ne se verraient plus. Son coeur avait fait un bond dans sa poitrine. Ainsi, elle ne l'avait point oublié. Lui non plus, mais il avait trouvé que c'était mieux ainsi. Pas d'attache, des voyages, ensuite, il demanderait à sa mère de lui trouver noble épouse pour fonder une famille. Il prit un parchemin et tailla sa plume pour lui répondre très vite. Puis il partit à la mine pour gagner quelques écus et s'acheter du pain. Il ne voulait pas trop profiter de la bienveillante hospitalité de Suniva. Il voulait la présenter à sa mère. Il était sûr qu'elle lui plairait beaucoup. Il était très content d'avoir rencontré une femme aussi gentille durant son voyage. Il pensa aussi à écrire un petit mot à sa douce Mamou pour la rassurer. Il ne voyageait pas seul, il était accompagné d'une troupe très sympatique, et s'amusait bien. Il n'osa pas encore lui donner une date de retour, espérant pouvoir retrouver la douce jeune dame avant de retourner sagement dans le giron familial.

De retour à la maison de Suniva qu'il commençait un peu à considérer comme la sienne, voyant Suniva comme une maman de substitution, il sentit de bonnes odeurs. Cela le rendit très joyeux. Il se laissa porter par son nez et se retrouva face à une magnifique table remplie de mets. Il tapa dans ses mains


Que voici un bon festin !

Il vit Franceska. Il mit un genou à terre et lui baisa la main.

Ma Dame, si vous n'étiez pas déjà engagée, je vous proposerais le mariage. Vous êtes une fée.
_________________
Dans les bras d'une femme, ou en train de bouger son bodycorps avec son Papou
Eleane18
[Bonne humeur et tarte aux pommes]


Alléchée par les odeurs qui se répandaient dans toute la maison, la brune, folle et furieuse selon certain, entra dans la cuisine pour venir se régaler et profiter un peu de sa douce et tendre Frances qui avait bien mérité toute sa tendresse, après avoir mis tant d'amour dans ses préparations. Sitôt le seuil franchi, elle fronça les sourcils, retenant grande envie d'un bottage de séant. Mais comme elle était de bonne humeur, elle résista à son désir de donner élan au jeune nobliau et s'exclama seulement :

Alors messire ? Encore en train de lécher des mains qui ne vous appartiennent point ? Et parler mariage en plus !! Les femmes sont pléthore et vous vous obstinez à choisir celles déjà prises ?? C'est bien d'un nobliau de votre espèce ça tiens !

Comme elle sentait que sa belle humeur commençait à s'envoler du seul fait de la présence de l'importun, Elé avala sa salive et la bile qui voulait sortir encore à l'encontre du jeunot qui courrait après tous les jupons de la création. Elle oublia donc instantanément le bougre qui trainait genou dans la farine mêlée à la poussière et se tourna vers Frances à qui elle adressa un franc sourire.

Ma douce, quel fumet !! Et quel savoir-faire !! Tes mets ont l'air tous plus savoureux les uns que les autres... Je peux goûter ?


Elle s'avança vers la tarte, bien sûr. Comment aurait-il pu en être autrement elle qui adorait douceurs sucrées. elle avançait déjà visage et mains tremblantes pour en prendre une part mais se ravisa encore, préférant ne rien gâter du dessert de sa bien-aimée, même si elle en avait déjà l'eau à la bouche, et pas seulement des plats qui semblaient si délicieux mais aussi de la belle cuisinière...
_________________

"Pleure : Les larmes sont les pétales du cœur" P. Eluard
Franceska
Franceska qui se trouvait gênée devant autant d'aisance à son égard, le fut encore plus en voyant arriver sa Elé alors qu'elle était entrain de se faire baiser la main par Killijo qui se tenait là, à genoux devant elle lui causant mariage.

Elé qui était arrivée tout sourire, le ravala aussitôt affichant un regard de mécontentement.

"Alors messire ? Encore en train de lécher des mains qui ne vous appartiennent point ? Et parler mariage en plus !! Les femmes sont pléthore et vous vous obstinez à choisir celles déjà prises ?? C'est bien d'un nobliau de votre espèce ça tiens !"

Franceska s'empressa alors d'arracher sa main à celle du jeune homme de peur d'offusquer sa belle et de la faire entrer dans une colère folle. La connaissant, elle se serait probablement hâter, y prenant un malin plaisir, à lui balancer un bon coup de botte dans le derrière.

Elé préférant remballer sa mauvaise humeur naissante, se tourna vers Frances.
"Ma douce, quel fumet !! Et quel savoir-faire !! Tes mets ont l'air tous plus savoureux les uns que les autres... Je peux goûter ?"

"Oh ! Grande gourmande que tu es ! "
Franceska se dirigea vers elle, la retenant afin qu'elle ne mettre pas les mains dans le plat.

"Soit patiente ma douce, et attendons les autres. Les voilà qui arrivent.
Installe toi donc je t'en prie."


Franceska commença le service et prit à son tour place auprès de ses amis qui avaient rejoint la tablée prêt à dévorer tout ce qui s'y trouvait.
Ils leurs fallait d'ailleurs reprendre quelques forces afin de pouvoir entreprendre leur futur voyage dont le départ s'annonçait très proche.

_________________
See the RP information
Copyright © JDWorks, Corbeaunoir & Elissa Ka | Update notes | Support us | 2008 - 2024
Special thanks to our amazing translators : Dunpeal (EN, PT), Eriti (IT), Azureus (FI)