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[RP Ouvert] Qui d’entre vous croit pouvoir en être ?

Haldor
    Le coche allait bon train depuis Hauterive, deux jours et quelques heures, & notre jeune Intendant trouvait encore du mal à redire du brave cocher.
    Les remparts de Paris était enfin en vue, bientôt, tous trois – lui, le cocher et Ranulph le domestique. – fouleraient le pavé de la Cour des Miracles.
    Pour notre jeune Haldor, ce n’était pas une première. Il avait sa chambre à l’Auberge des Cinq Sens.
    Mais pour le petit brun qui l’accompagnait et le vieux cocher, c’était la toute première fois et force est d’avouer qu’ils n’étaient pas rassurés.


      « Maitre, vous êtes sûr que c’est une bonne idée.
      « Rhâââ ! Cesse de te faire dessus…
      « C’est que… l’on dit tant de choses à propos de cet endroit.
      « & elles sont vraies ! Ah Ah !

    Le Ténébreux était euphorique, l’ennui l’avait pris et il lui fallait bien une affaire de ce genre pour lui remonter le moral.
    A coup sûr, il gagnera l’estime de celle qui un jour, il en était persuadé, deviendra sa Suzeraine.
    En attendant, le grand, beau et riche Haldor Lefebvre Von Stern ordonnait pour la énième fois d’accélérer la cadence.

    Une heure plus tard, le coche faisait enfin son entrée dans les sombres venelles de la Cour des Miracles.


      « Il était temps !
      « Je n’aime pas cela du tout, Maître…
      « Ne t’en fais pas, va.

    Le coche allait lentement.
    Ordre avait été lancé au cocher de faire route vers l’Auberge des Cinq Sens.
    C’était sûrement là-bas qu’il trouverait la perle.
    Quand soudain, une idée vint s’immiscer dans l’esprit du Ténébreux.
    Il ordonna au cocher de s’arrêter au milieu d’une place et lorsque le coche fut arrêter, il grimpa sur le toit.


      « Maître..
      « La ferme !


    Grand, l’allure austère, les yeux couleur de brume, cambré… Le jeune homme regardait la foule, il l’épiait à la recherche de la perle.
    Puis, sans prévenir, il prit la parole :


    « Oyez ! Oyez braves gens !
    J’ai un marmot à enlever et sa nourrice à faire taire…
    Qui d’entre vous croit pouvoir en être ?


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Cyrielle.
    Le rire est gras, rocailleux, sifflant même pas une quelconque botte qui aura frôlé de trop près la trachée délicate de la Fauve. Il sème le désespoir & l’effroi, la chaleur des flammes de la faucheuse, d’insinue dans les oreilles bouchées des piteux de la Cour, récolte quelques regards surpris, quelques gestes suspendus, quelques sourcils haussés.
    Il a choisi de s’arrêter devant elle exprès, ou quoi ?

    Les talons claquent, & bientôt la longue blonde se retrouve devant le coche, l’œil levé sur l’imbécile qui se donne en spectacle, hurlant à gorge déployée toutes les offres qu’il veut faire. Dans la main aux doigts longs & habiles, une pièce qui ne tarde pas à se retrouver aux pieds du jeune homme.

    Et venue d’outre-tombe, voici la voix des fauves, chaude & inquiétante, rocailleuse & rassurante, dépravée & destructrice.

    « Jolie prestation, Lefebvre. ‘Comptez vous attirer toutes les pustules des Miracles ? »

    Vous en avez déjà une bien grosse à vos pieds.

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Je réponds TRÈS lentement.
Haldor
    Les yeux brumeux du jeune Lefebvre von Stern se posèrent alors sur la Fauve qu’il connaissait si bien.

    « Tiens donc ! Vous…

    Un petit sourire satisfait au coin des lèvres.
    Il la savait parfaite pour cette mission.
    Elle avait déjà rempli un contrat pour lui.
    C’était elle qu’il lui fallait !


    « Vous feriez l’affaire, Beaumont.
    Montez donc dans le coche, nous pourrons en discuter plus longuement…
    Il s’agit d’une affaire délicate, pensez-vous être à la hauteur ?


    Petite bravade.
    Le regard insistant lui lançant comme un défi.


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Cyrielle.
    « J'crois pas avoir eu déjà à m'plaindre de ma hauteur, mon chou. »

    C'est vrai qu'elle est longue, l'écorchée vive. Plus grande que la moyenne, plus droite que les désespérés des Miracles, tout aussi maigre que la plupart.
    La faim & l'effort en accord, façonnant les corps, encore.

    Alors elle monte, pas vexée pour deux sous, prête à riposter encore s'il faut faire ses preuves. Bien que de preuves, elle n'ait plus beaucoup à offrir à l'homme qui la sonde du toit de son coche.
    Et puis, s'affalant brutalement sur la banquette, de lancer d'une voix forte :

    « J'ai pas qu'ça sur le feu, z'allez descendre ou bien ? »

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Je réponds TRÈS lentement.
Haldor
    « Oui, oui ! J'arrive !

    Le Ténébreux zyeuta une dernière fois la foule de badauds tandis que la Fauve, dans le coche, lui demandait de se presser.

    « Personne d’autre ? … Bon allons-y !

    Et le jeune homme, après avoir ordonné au vieux cocher de faire route au hasard, redescendit dans le coche.
    Il faisait face à l’écorchée vive sans sourciller, toujours cambré, le visage de marbre.


    Il la scruta un bon moment sans mot dire, observant son jeune domestique qui, à côté de Cyrielle, n’osait pas broncher.
    Il prit enfin la parole…


    « Il s’agit d’enlever un môme à une noblionne… Rosalinde d’Pommières.
    Ils doivent se trouver tous deux vers Azincourt. C’est à peu près tout ce que je sais, c’est en tout cas tout ce que vous devez savoir.


    Il fit une pause avant de reprendre…

    « Le gosse doit arriver sain et sauf à Hauterive. Quant-à sa mère, faites ce que vous désirez. C’est le gamin qui importe.

    Il la fixa dans le blanc des yeux avant d’en venir au capital pour celle qu’il embauchait.

    « Soyez certaine que la prime sera élevée… Avez-vous des questions ?

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