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Quand une Garce rencontre une Peste.

[RP] - [Acte 1] Emeraude Contre Opale

Belialith
[Scène 1] La Rencontre.


Sifflotement continu dans les rues de la belle Argentan, une silhouette gracile jouant du bout des doigts avec une belle pomme rouge, revenant du verger où elle occupait son temps libre quand elle n'était pas dans son bureau au Chateau, la Blonde de l'Alençon profitait des précoces rayons estivaux. Après avoir joué à cache-cache avec les empotés qui lui servaient de gardes au quotidien dans les branches des pommiers, la jeune fille en avait eu assez et après les avoir invectivés pour qu'ils gardent leurs distances et même qu'ils passent inaperçus, elle avait décidé de se rendre au marché pour flâner un petit peu avant de reprendre des occupations beaucoup moins frivoles mais combien plus importantes à ses yeux. Suivie à distance raisonnable par les gardes, et de façon encore plus discrète par une ombre noire, un sourire en coin en songeant que la bête était d'autant plus efficace que les gardes mais beaucoup moins politiquement correcte, chaque fois étonnée de constater à quel point "les Yeux d'Or" arrivaient à se faufiler sans attirer plus que ça l'attention, oubliant un instant le fauve, la jeune fille se reconcentra sur les étals.

Ouvrant des grands yeux ébahis, elle constata que nombre d'échoppes étaient bien remplies et surtout ses préférées, comme une enfant, elle se mit à courir vers les cageots remplis de fruits frais puis un sourire à un éleveur venu vendre son lait. Gourmande dans l'âme, la Blonde avait remplacé l'hydromel par du lait de vache, ô combien moins sucré mais tellement plus doux sous la langue. Elle sortit donc sa bourse pour acheter une bouteille de lait. Pauvre Bourse qui couinait d'être si vide, pas le temps, pas l'envie, la Blonde n'avait pas envie de la renflouer, elle ne pouvait pas tout faire. Se tournant vers l'éleveur, elle dit avec un sourire taquin.


- Qu'est ce que c'est que cette petite bouteille de lait ?

Ne comprenant pas où elle voulait en venir, l'homme lui remplit une pinte de lait sans mot dire, soupir amusé, humoriste incomprise la Blonde mais pas radine, et op des écus en moins mais du plaisir en plus, puisque l'essentiel est dans la bouteille. Essuyant du coin de la manche le goulot, la jeune fille se versa une rasade, avant de renverser la tête en arrière.

Habillée de ses braies, et de sa chemise fétiche, la Blonde se mêlait à la foule avidement, goûtant la soif de l'incognito comme on peine à se rassasier d'un vin trop goûteux qui enivre. Le soleil chatouillait son visage, sourire aux lèvres alors même que les prunelles vertes ne sourient pas, réflexion sur l'avenir sous la tignasse blonde. Elle approchait de ses 19 printemps, même si elle préférait dire 19 étés puisque c'est sa saison préférée, 19 étés et un avenir des plus incertains, toujours pas mariée, même si les demandes avaient afflué, certaines l'avait fait rire, d'autres enrager, la dernière en date, l'avait fait frémir de plaisir. Mais toujours est-il qu'elle n'était pas encore mariée, pas .. ou plus d'enfant, une main glissant sur son ventre plat, trop jeune sûrement, que lui réservait l'avenir ? Un ami disparu lui avait inculqué les seuls mots latins qu'il avait retenu de sa pastorale "Carpe Diem", rejetant une mèche de cheveux, la jeune fille rattacha sa bourse à sa hanche, vivre au jour le jour, et attendre de voir ce que le Très-Haut lui réservait.

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¸.•'´¯)(´¨`•..¤J'suis pas Débile ! J'suis Blonde !¤..•´¨`)(¯`'•.¸
Norelys
Norelys était arrivée à Argentan le matin même, dans les brumes, comme un chevalier dans son nouveau domaine, mais alors à pied, pas armée, mal coiffée et boueuse. Elle avait marché sept jours et sept nuits depuis son départ précipité de Sémur, s'était à peine arrêtée sous la lune pour goûter au sommeil. C'était un luxe qu'une gamine de huit ans qui voyageait seule sur les routes dangereuses de la France, et en plus de ça, elle avait trop peur du noir pour dormir en pleine campagne. Fallait pas pousser, non plus, courageuse mais pas téméraire, et à part les deux ou trois fois où elle avait réussi à se faufiler dans un grange, à l'abri du vent et d'un quelconque petit démon, elle n'avait quasiment pas fermé l'oeil. N'empêche, elle avait échappé à tous les brigands, et pour un poids plume de son genre, c'était plutôt pas mal, mais elle savait bien qu'elle risquait rien, Saint Nicolas c'était son saint patron et il aurait botté le cul terreux de tous les voleurs de grands chemins (autres qu'elle) et des serpents qui auraient tenté de lui jouer un sale tour. Maintenant, elle avait parcouru une bonne partie de la France, d'Est en Ouest quoi, elle avait franchement mal aux pieds, ses chausses avaient finies par se trouer, et puis elle n'était plus sous la protection de Gébuin, et elle avait faim ! Bon, elle avait encore trois miches de pains dans son sac et quarante-deux écus, mais pour commencer une nouvelle vie et devenir Reine de France, c'était quand même pas Byzance.

Elle était entrée dans la ville discrètement et s'était mêlée à la foule. Il fallait dire qu'il y avait pas mal de monde, et ça lui plaisait bien. Depuis Dijon, elle n'avait plus vu autant de personnes au même endroit, et passer inaperçue dans le bordel des marchés, ça, elle savait super bien faire. Avec son petit mètre vingt, la gamine n'avait aucun mal à se faufiler partout. Elle regarda autour d'elle, les étals regorgeaient de victuailles et de gourmandises qu'elle aurait bien avalé à s'en faire exploser la panse, parce que ce n'est pas parce qu'elle était pauvre qu'elle n'était pas super gourmande ! Elle s'en léchait déjà les babines (oui bon, on dit les lèvres pour les humains, mais vu l'état dans lequel elle était, on était pas à ça près). Bon, alors, elle avait de quoi payer, mais mieux valait prévenir que guérir, peut être bien que ces quarante et quelques écus lui serviraient à un truc beaucoup plus important, et puis elle n'était pas devenue une voleuse pour payer les choses honnêtement, non ?

Elle s'approcha d'un étal de produits frais, avec un éleveur qui vendait du lait. Tiens, ça lui faisait bien envie, elle n'avait qu'à faucher au passage quand le type regarderait ailleurs. Elle s'approcha furtivement, s'apprêtait à tendre le bras dans le dos de l'éleveur, mais elle fut interrompue par une voix dans son dos qui la fit sursauter :


- Qu'est ce que c'est que cette petite bouteille de lait ?

Norelys se mit un petit coup de stress, l'attention du vendeur allait se reporter vers sa direction, c'était pas bon, pas bon du tout ! Petite esquive, disparition rapide dans l'ombre de l'étal à côté. Elle observa la saleté qui avait failli la faire découvrir. C'était une grande Blonde, jeune, plutôt fringante, visiblement en bonne santé, vêtue de braies. Le vendeur semblait être impressionné par elle. Elle lui acheta une bouteille, laissa tomber les écus dans la main du type avec une sorte de pseudo grandeur d'âme plutôt ridicule aux yeux de la petite voleuse, s'éloigna en buvant carrément au goulot et en rattachant la bourse à sa hanche.

Norelys abandonna son idée de vol à l'étalage et se lança plutôt à la suite de la blonde qui lui avait fait un sale coup. Pas rancunière, non non, juste un peu énervée. Et puis bon, elle avait de très nombreuses raisons de faire les poches à cette donzelle. De un, elle était blonde, c'était déjà largement suffisant, et puis en plus de ça, elle exhibait un peu trop sa condition de fille de bonne famille pour ne pas avoir un peu envie qu'on lui pique sa bourse. En plus de ça, seule, une bourse presque vide, en braies. C'était pas une noble, pas trop de risques, pensa Norelys.

Décision prise. Cette bourse lui servirait à renflouer un peu la sienne pour le reste du voyage. Elle saisit le poinçon dans sa poche : "T'avais qu'à pas être blonde, t'avais qu'à pas faillir m'faire arrêter, t'avais qu'à pas avoir une bourse à la ceinture ! C'est tout simplement de la provocation au vol, moi j'dis, comme disait Gébuin, naméoh, après on va plus avoir le droit de voler les prétentieux, et puis quoi après ? On va devoir pisser dans les latrines ? " Elle se rapprocha, juste assez, tendit le bras, le poinçon à quelques centimètres de la bourse et....

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"J'ai peur du Noir mais ça veut pas dire que j'suis une p'tite !"
Belialith
L'Ombre l'alerta, grondement sourd derrière elle alors qu'elle se laissait emporter par ses pensées, se retournant d'un bond, lâchant la pomme pour la remplacer par une dague, et au final se retrouver à observer du coin de l'oeil une môme pas plus haute que sa pomme et une demie frangine de la pomme.

- Vostre Grasce Attention Derrière vous !

Haussement de sourcil blondien, heureusement que sa vie ne dépendait pas de ces benêts sinon elle serait déjà morte, la Blonde rangea la dague et attrapa la main tenant le poinçon. Serrer ? Ne pas serrer ? Lui faire peur ? Le grondement rauque à ses côtés preuve que "Les Yeux d'Or" surveillent bien mieux que les gardes, devrait suffire à la terroriser. Les gardes fendant la foule à coup d'épaule arrivèrent à ses côtés toisant d'un air féroce la petite. Pour un peu, elle l'aurait lâchée voir lequel était le plus rapide. A n'en pas douter, l'enfant aurait sûrement gagné haut la main. Inclinaison du torse des soldats aux armes ducales avant de coller un coup du plat de la main dans le torse de la petite sûrement pour l'impressionner. Impressionner une enfant, voyez vous c'là..

- Ton Nom la Naine, sale petite vermine ! Tu viens de t'en prendre à la Duchesse de l'Alençon ! Ton nom pour qu'on le crie quand on te coupera la main ou que l'on te pendra.

La jeune fille de lever les yeux au ciel, mais bien sur, pendre une enfant, elle a peut être que ça à fout' aussi.. Quant aux mains .. Savamment crasseuses .. Un rapide coup d'oeil sur la "truande" chausses trouées, haillons, tignasse emmêlée et sûrement pleine de poux, visage crotté .. Un sourire sur les lèvres de la Blonde, pas si longtemps que ça, que c'était elle qui arpentait la campagne mais néanmoins, elle ne négligeait pas la propreté, alors que celle-ci .. Un deuxième coup du garde dans le petit corps lui rappela qu'elle tenait toujours le poignet de la fillette dans sa main, posant sa pinte de lait à même le sol, la Blonde enleva le poinçon d'une poigne ferme mais non-violente avant de fixer la petite, droit dans les yeux puis le garde.

Vous êtes garde ce me semble, et non, policier, les questions, je les pose moi-même triple andouille, misérable lombric pestiféré ! Alors faites moi le plaisir de fermer le clapet puant qui vous sert de bouche ! Bien ! De nouveau vers la fillette.

L'incognito connaissent pas ces chiens galeux.. Donc v'là, les présentations sont à moitié faites, Bélialith Ypriex, Duchesse de l'Alençon, maintenant pourrais-je savoir qui a eu le malheur de s'abaisser à toucher à ma maigre bourse devant mes Superbes et Valeureux Gardes ?

Petit sourire en coin à la gosse avant de regarder froidement les gardes puis de récupérer sa pinte de lait pour en boire une gorgée. L'Ombre assise à ses pieds, guettant du coin de l'oeil le moment où elle pourrait s'en retourner vagabonder, deuxième sourire, il est clair qu'un minuscule humain ne devait pas l'intéresser plus que ça. Yeux verts contre yeux noirs, la Blonde fixa la fillette en attendant une réponse pour pouvoir en poser d'autres .. Que faisait une gosse sur les routes ? Seule qui plus est ? Qu'est ce que c'était que cette boursouflure qu'on apercevait sur l'épaule ? Curieuse ? Inquiète ? L'enfant ne paraissait pas plus vieille que ses deux soeurs ou même que Maeve et Léandre, les enfants ..
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¸.•'´¯)(´¨`•..¤J'suis pas Débile ! J'suis Blonde !¤..•´¨`)(¯`'•.¸
Norelys
Le poinçon s'apprêtait à percer la bourse, mais un grognement surpris Norelys. Hein, quoi, un grognement comme ça, en plein milieu d'un village, un chien, un loup, un ours ? Regard inquiet autour d'elle, fallait pas pousser, les trucs poilus avec des crocs, c'était pas trop trop sa passion, et puis c'était pas avec son poinçon rongé qu'elle allait connaître ses premiers faits d'armes contre une bestiole carrément enragée ! Bon, elle l'avait même pas vu, l'animal, mais elle n'eut même pas l'occasion de chercher plus longtemps. Une voix rauque et vraiment, vraiment pas sympathique, la voix éraillée d'un soulard, ou d'un garde, difficile de reconnaître, meugla depuis quelques mètres :

- Vostre Grasce Attention Derrière vous !

" AAAAAARF, pouah, crotte, Carotte Pelée ! pensa Norelys, Vostre Grasce, pas d'chance, l'a encore fallu qu'je tombe sur d'la noblesse, c'est pas possible, et en plus de la noblesse PAUVRE ! Mais où va l'monde ? Euh, Saint Nicolas, un petit coup de pouce sur ce coup-là ?" N'empêche qu'en attendant, monde décadent ou pas, elle était dans la panade sévère sévère. Petit regard en coin, tentative pour déterminer un trajectoire de fuite, elle avait mal aux pieds mais elle serait chiche de sprinter. Ah ouais, mais c'était sans compter l'autre blonde qui paraissait beaucoup moins débile que prévu, parce que non seulement la petite avait distingué une dague que la blonde avait à peine rangée, mais en plus, elle l'avait attrapée avant qu'elle ait pu faire quoi que ce soit ! Double Crotte !

La blonde lui avait saisi le poignet, celui armé bien sûr ! histoire que Norelys soit vraiment dans l'excrément. N'empêche, la fille ne semblait pas trop méchante, elle ne serra même pas le poignet, elle la regardait plutôt comme un petit truc curieux et bizarre, ça aurait énervé la petite dans n'importe quelle autre circonstances, mais là tout de suite, elle avait mieux à penser, surtout avec ces balourds de soldats en approche. A ça ajouté le grognement vraiment pas rassurant qui continuait à tourner dans ses oreilles, elle en tremblerait presque ! Ah, ça y est, les gardes arrivèrent à niveau. Pas contents.


Un d'entre eux s'avança, le chef visiblement, un type à la gueule cassée et au cou de taureau, pas le genre d'hommes que Norelys aimait bien, trop bête et discipliné pour être ouvert à la discussion, dangereux pour une gamine comme elle. Preuve faite, il lui colla une claque du creux de la main dans la poitrine, et elle manqua de cracher un poumon. Non mais ça va pas là-haut ! Ce type là avait les mains grandes comme des couvercles de tonneaux, quasiment toute la largeur de la môme, et puis en plus elle avait que de l'os, il voulait la tuer ou quoi ? " Que d'la violence, songea la gamine, c'est ça que ça donne quand tous tes muscles ont fini par étouffer ton cerveau ! Attends qu'tu te tournes, toi, tu vas avoir une surprise ! Et le v'là qui gueule, en plus !"

- Ton Nom la Naine, sale petite vermine ! Tu viens de t'en prendre à la Duchesse de l'Alençon ! Ton nom pour qu'on le crie quand on te coupera la main ou que l'on te pendra.

"Zut Flûte Triple Crotte, de un tu pues de ta bouche, en plus l'a fallu que ce soit la duchesse de l'Alençon, tout ça parce que j'suis passée sous une échelle, plus jamais tu m'y reprends, de sûr, de sûr, Saint Nicolas, j'voudrais pas abuser, mais là tout de suite, j'vais avoir besoin d'un coup de main. De plus de ça, voilà que l'autre il veut m'couper la mienne, et comment j'fais après ? Ah, carrément m'pendre ! Oula, Saint Nicolas, steuplé, là franchement, j'sais pas trop comment j'vais m'en sortir, et puis il est moche ce type, il me fait peur, j'veux pas mourir pendue, et puis il m'a insultée, s'il pouvait s'faire foudroyer, merci, ce serait aimable."

En attendant, le type toujours énervé, et Norelys, toujours dans la panade. Pas d'orage en vue, oups, va falloir trouver un plan B. Poings serrés, elle collerait bien un coup de dent dans le cuisseau bien gras de ce type, mais elle aurait trop peur de s'empoisonner et puis elle avait la sensation que ça n'arrangerait pas vraiment ses affaires. Coup d'oeil en coin à la blonde. La seule qui avait pas l'air de vouloir la transformer en bouffe pour cheval, une chance ? La jeune duchesse, bah ouais, paraît qu'elle est duchesse, l'observait de la tête aux pieds. Norelys se dit qu'il n'y avait pas de raisons et qu'elle n'allait pas se gêner pour faire pareil. Une blonde donc. Grande. En bonne santé. Plutôt sportive, à première vue. Assez vive, pas débile, pas fragile, vu la dague planquée sur elle. Les yeux verts. Intelligente, visiblement, moqueuse, un peu. "En gros, tu l'aimes ou tu la détestes." Tiens, la v'là qui sourit, et Norelys de se dire qu'elle avait pas de quoi s'moquer, elle aussi si elle avait un château et des écus on pourrait passer une main dans ses cheveux, ça s'voyait bien que cette donzelle là, elle était pas commode mais elle connaissait rien d'la vie des enfants comme elle. La gamine se tâtait encore entre l'admirer ou la détester.

Un autre coup détourna son attention.
"OUCH ! Galeux de garde !" Et à la Blonde de poser tranquillement sa pinte de lait sur le sol, pas pressée faut croire, toujours la main refermée sur le poignet de la gamine, et voilà qu'elle lui enlève le poinçon, pas violemment, n'empêche que sans son poinçon, Norelys se sentait un peu nue. Et la v'là qui regarde la petite dans les yeux, puis le garde.

Vous êtes garde ce me semble, et non, policier, les questions, je les pose moi-même triple andouille, misérable lombric pestiféré ! Alors faites moi le plaisir de fermer le clapet puant qui vous sert de bouche ! Bien !

Rire de la petite, qu'elle étouffe sous le regard du garde. "Tiens, dans tes dents le moche, tu vois que tu pues de ta bouche, et puis tu viens de te faire replacer méchant méchant." Elle aurait bien continué à se moquer, mais la Blonde avait tourné les yeux vers elle et elle n'était toujours pas sortie de sa situation pas brillante brillante.

L'incognito connaissent pas ces chiens galeux.. Donc v'là, les présentations sont à moitié faites, Bélialith Ypriex, Duchesse de l'Alençon, maintenant pourrais-je savoir qui a eu le malheur de s'abaisser à toucher à ma maigre bourse devant mes Superbes et Valeureux Gardes ?


Impressionnée la môme pour le coup. Une duchesse, pour de vrai, mais avec pas mal de gueule, pas une de ses gourdasses qui se pavanaient dans Dijon en hurlant quand un enfant aux cheveux un peu emmêlés avait le malheur de s'approcher de leurs toilettes. Et hop, adieu l'orgueil des gardes, c'est sympa d'être une duchesse, du coup personne il peut te répondre ! La Blonde, n'empêche, elle avait recommencé à boire son lait tranquillement, et puis la voilà qui la fixait, elle attendait sûrement une réponse.

Deux options pour la petite : mentir ou dire la vérité. Réponse :


"Mon nom est Norelys de Sémur, héritière de ... euh... Enfin fille du comte Rodrigue de... Dijon, et..."

Bon, d'accord, explication sur-ratée, mais en croisant doigts et orteils, peut être que ça passerait ? Ne pas plisser les fronts, ne pas se faire pincer, ne pas passer pour une menteuse. Bon, ça passe, ça casse ? Petit regard en coin, gardes pas sympa, plus de grognement heureusement, blonde sceptique, main emprisonnée, poinçon piqué. Ok. Pas cool.
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"J'ai peur du Noir mais ça veut pas dire que j'suis une p'tite !"
Belialith
Elle se serait bien mise à rire comme la dernière des folles tant la présentation de l'enfant était amusante. Héritière d'un certain comte Rodrigue.. A Dijon.. Pour un peu, elle aurait pu y croire si elle ne connaissait pas un tant soit peu les affaires du Royaume, point de Comte Rodrigue en la Fière Dijon. Mais au moins pouvait-on espérer que le prénom était le bon.

Un pas en avant, pendant qu'elle incline le buste puis se redresse nonchalamment avec un sourire sur les lèvres.


Damoiselle Norelys de Sémur. Sémur .. Quelle belle ville n'est ce pas ? Mais quelque chose me chiffonne, si votre père, Sa Grandeur Rodrigue vit à Dijon, que faisiez vous à Sémur ? Et que faites vous actuellement à Argentan ? Sémur est si belle, et les enfants y sont les plus heureux, pourquoi l'avoir quitté, pourquoi ne pas être restée aux côtés de Maeve et sa petite escorte ?

Petit sourire à l'évocation de la petite rousse et de son petit chevalier servant partis rejoindre leur bande de gosses de nobles dans Sémur. Tendant la pinte de lait à la fillette, la Blonde haussa un sourcil.

Mais j'en oublie toute bienséance, vous devez avoir bien faim et bien soif après un tel voyage, d'ailleurs où sont vos gens, que je les fasse conduire au Chateau d'Alençon, pour que vous vous changiez, vous devez bien avoir quelques robes bien plus seyantes que ces vulgaires haillons, je me trompe ?

La jeune fille ramassa le poinçon au sol, et le remit dans la main de l'enfant en lui souriant avant de lui faire un clin d'oeil puis plus bas pour que les soldats n'entendent pas.

Mendici ! Mentir est une chose, mais quand on ment, on s'arrange pour ne pas se faire pincer Norelys de Sémur, je ne connais aucun Rodrigue à Dijon, qu'il soit Comte, Baron ou Seigneur. Une échoppe de trop ? Une bande rivale jalouse ? Une victime trop influente ? Qu'est ce qui t'as mené en Alençon, mignonne ?

Dans un grondement agacé, l'Ombre avait quitté le petit groupe pour retourner fureter A dio vat ! Elle, non plus, ne tarderait pas à quitter, mais savoir cette enfant seule dans les rues argentannaises n'était pas pour lui plaire. Qu'elle était petite bon sang ! Et pourtant déjà l'air buté, et pour ce qui est de l'air buté, chez les Ypriex on s'y connait. La Blonde se mit accroupie devant l'enfant et d'un air désabusé, passa en revue toutes les parties visibles du corps de la petite, éraflures, hématomes, et autres saletés. Pour elle qui jusque là n'avait vu que des enfants tout ronds en parfaite santé, ou bien des adultes malades, voir le petit corps blessé, lui étreignit le coeur. La prendre dans ses bras, et l'inquiéter ? Plutôt crever que d'effrayer le petit animal sauvage devant elle, plutôt une approche délicate.

La Blonde replaça une mèche de cheveux qui empêchait de voir le visage de la fillette avant de se laisser tomber à genoux et d'écarter les bras, adviendra que pourra. Ce signe du Très-Haut qu'elle attendait c'était peut être ça, venir en aide à quelqu'un.

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Norelys
Norelys n'était pas vraiment en confiance. Petit coup d'oeil aux gardes armés et décidément très laids, ils l'assassinaient du regard. Ils ne semblaient pas trop croire à son baratin, et puis faut croire qu'ils avaient bien envie de pendre quelqu'un aujourd'hui. La petite se mordit la lèvre. Non mais sans rire, elle aurait l'air de quoi, elle et ses vingt pauvres kilos tous mouillés, pendus au bout d'une corde sur une place publique ? Même pas assez charnue pour attirer un corbeau sur son mini-cadavre. C'était quoi cette façon d'avoir des idées aussi dégoutantes et de vouloir tuer des tous petits êtres innocents. Bon, ok, presque innocents. Norelys comprit bien vite que ces types là se prenaient bien trop pour la justice incarnée pour avoir un peu de compassion pour elle. Ah, les bien-pensants, quelle plaie ! Ok, petit coup d'oeil à la Blonde alors ! Peut être que elle serait moins vache, ou peut être était-elle assez stupide pour avoir gobé son verbiage sans queue ni tête. A la petite de réfléchir. Si jamais cette noble gente dame ne se décidait pas à lui sauver la vie, elle devrait se tirer de ce guêpier toute seule puisque toujours pas de nuage en vue et que Saint Nicolas devait être allé boire un coup à la taverne du coin en oubliant les petites morveuses dans son genre.


La petite jeta un coup d'oeil autour d'elle. Si elle faisait un départ très précipité et très rapide, qu'elle mettait toute l'énergie qui restait dans ce petit corps à faire un sprint digne d'un... animal rapide, elle pourrait passer sous l'étal de fruits avant que les gardes n'aient bougés, et à partir de là, elle pourrait disparaître en deux secondes, elle savait faire. Restait à espérer que si elle devait choisir cette option là, il faudrait que la Blonde se tienne calme, parce qu'elle formait un sacré obstacle entre elle et sa cible, surtout si elle savait se servir de la dague qu'elle cachait sur elle. A moins qu'elle ne négocie sa fuite par...



La Blonde interrompis les tergiversations tactiques de la môme en s'approchant vers elle et en s'inclinant vers elle. Elle se releva, un sourire sur son visage trop lisse. Moqueur ou sincère, le sourire ? Norelys n'aurait pas su le dire, mais venant d'une blonde noble, ce n'était pas pour la rassurer. Et voilà que la Blonde commence à minauder :

Damoiselle Norelys de Sémur. Sémur .. Quelle belle ville n'est ce pas ? Mais quelque chose me chiffonne, si votre père, Sa Grandeur Rodrigue vit à Dijon, que faisiez vous à Sémur ? Et que faites vous actuellement à Argentan ? Sémur est si belle, et les enfants y sont les plus heureux, pourquoi l'avoir quitté, pourquoi ne pas être restée aux côtés de Maeve et sa petite escorte ?

Ok. Grillée. Découverte. Affichée. Bon, peut être pas entièrement, peut être que cette blonde là était vraiment très très stupide, mais la môme n'y croyait pas trop. Tout ça, ça faisait beaucoup, beaucoup de questions, et un peu trop de réponses à donner. Questions pièges en plus. Cette duchesse tenterait de l'amener droit dans le mur que ça ne l'étonnerait pas. Parce que pour répondre à des questions comme ça, il fallait beaucoup d'imagination, un peu de calme et de la chance. Pour l'imagination, pas de problèmes, mais alors le calme et la chance, il y avait encore des progrès à faire. Et puis quoi, qu'est-ce qu'elle pouvait dire pour sa migration solitaire, l'état pitoyable dans lequel elle se trouvait ? Et en plus fallait tomber sur une donzelle qui connaissait des Sémurois ! De Maeve et de sa bande, elle avait vaguement entendu parlé, mais elle n'avait jamais trop eu l'occasion de leur parler, et elle aurait bien du mal à expliquer pourquoi elle n'était pas restée aux côtés de gosses qu'elle ne connaissait pas.

Pour ce qui était des gardes, ils semblaient attendre la moindre occasion pour sortir les crocs et attaquer la môme. En manque de sang ou trop pressés de soulager leur frustration de gardes sans intérêt sur une gamine ? Pas trop rassurants, mais trop balourds pour être véritablement inquiétants tant qu'ils n'avaient pas réussi à l'attraper. Et à la Blonde de recommencer à se tortiller, à s'pavaner, à s'dandiner comme une dinde. Et la v'là qui remue ses seins de femme pubère sous le nez de la gamine. "Ouais, c'est bon, j'ai vu, t'as des seins, et même que moi, quand j'en aurais aussi, je te le mettrais sous le nez et les tiens auront l'air tout petits ridicules. Si j'ai pas été pendue avant !" Et la voilà qui se penche gentiment pour récupérer sa pinte de lait, tranquillement. "Surtout te dépêches pas, c'est pas comme si y avait ma vie en jeu, mais bon, on s'en tape, t'es duduche, t'as mieux à faire !" Et maintenant, elle la lui tend, un sourcil haussé, presque comme à une égale, et elle recommence à minauder comme une niaise :

Mais j'en oublie toute bienséance, vous devez avoir bien faim et bien soif après un tel voyage, d'ailleurs où sont vos gens, que je les fasse conduire au Chateau d'Alençon, pour que vous vous changiez, vous devez bien avoir quelques robes bien plus seyantes que ces vulgaires haillons, je me trompe ?

"Avoir faim et soif ? Elle plaisante la blonde ? Mais j'ai tellement soif que je te viderais la Seine d'un coup d'langue et si faim que je te boufferais toute crue si on t'rajoutais un peu de sel ! Ceci dit, preuve faite que cette donzelle est bien de la noble partie du peuple ! Y a qu'une duduche capable de faire référence à "ses" gens. Posséder des gens, quelle drôle d'idée tiens, déjà qu'une vache, c'est compliqué ! Dommage, j'aurais bien mis un pied dans son Chateau, juste histoire de voir." Restait cette histoire de vêtements. Quoi, qu'est-ce qu'ils avaient ses haillons ? Ils étaient sales, certes, troués, d'accord, puants, un peu, collants, par endroits, dégoûtants pour les âmes sensibles, mais c'était ses haillons à elle, qu'ils avaient fait tout le voyage de Sémur sur son p'tit dos plein d'os, et puis c'était un cadeau de Gébuin, elle y tenait. T'façon, les robes seyantes, c'est laid, il faut vraiment être noble et rien savoir faire de ses mains pour porter ça, comme elle ferait elle, soyons sérieux deux minutes, c'est ridicule, et puis c'est moche comme tout !

La duchesse se pencha, ramassa le poinçon abandonné sur le sol et le lui remit gentiment dans la main. Froncement de sourcils surpris de la môme. Bah pourquoi elle lui rendait son arme ? Un sourire. Gentil, complice. Attendri presque. Quelques mots susurrés à peine assez fort pour que la môme puisse les entendre.

Mendici ! Mentir est une chose, mais quand on ment, on s'arrange pour ne pas se faire pincer Norelys de Sémur, je ne connais aucun Rodrigue à Dijon, qu'il soit Comte, Baron ou Seigneur. Une échoppe de trop ? Une bande rivale jalouse ? Une victime trop influente ? Qu'est ce qui t'as mené en Alençon, mignonne ?

"Et v'là la galère qui continue ! Fallait tomber sur une qui connais l'comte de Dijon ! Qu'est-ce qu'j'tai fait, Seigneur Dieu, exactement, pour que tu me colles une poisse pareil pour ce mois ? Quoi, tu veux dire que c'est parce que j'ai un peu ronflé pendant ton office de dimanche ? Bah ouais mais aussi, ton prêtre, il est mortel, jamais tu peux résister à pas dormir ! Non quoi faut être honnête ! Bon beh ok, j'vais m'débrouiller !"

N'empêche que découverte, la petite, sur découverte même, pas la moindre chance de s'en sortir sur ce coup là ! Bon, et quoi faire maintenant ? La Blonde l'observait avec un air curieux, comme si elle était une petite bête exotique, et ça échauffait légèrement la gamine, même si bon, elle n'était pas vraiment en position de faire un scandale là tout de suite. N'empêche que la dame devait vraiment lui trouver un truc bizarre, parce qu'elle s'accroupit, ce qu'une dame ne fait pas devant une pouilleuse, ça même Norelys le savait, et elle l'observa en détails, très intéressée par son petit corps décharné et bleui. Bah quoi, elle a jamais vu une enfant d'la rue ou quoi ? Presque mal à l'aise d'être observée comme une bête de foire, Norelys se frotta le bras, baissa les yeux. C'était pas son genre, et elle bougeait nerveusement les lèvres pour éviter de débiter tout ce qu'elle pouvait penser de cette Blonde et de sa garde de balourds.



Et à la dame de tendre le bras vers la petite, qui tente un mouvement de recul, mais elle lui écarte une mèche de ses cheveux gras de son visage. Et qu'elle se laisse tomber à genoux et qu'elle écarte les bras comme si elle venait de voir une apparition ! Norelys prit une moue pensive, ça c'était du jamais vu, fallait qu'elle tombe sur la plus blonde des duchesses, et pour rien rater, fallait que celle ci soit en manque d'affection. Tout ça pour un petit somme inopiné ! Franchement, pas cool ce Dieu. Et Saint Nicolas, toujours pas dispo ? Tant pis ! Bon, quoi faire ? Elle aurait bien ri au nez de la Blonde et puis elle faisait des câlins à personne, jamais, non mais oh ! Mais bon, une noblesse comme ça, c'est capable de décider que tu ferais très mode au bout d'une corde dans la cour intérieure de son château si jamais on la vexe ! Et puis elle l'aimait bien, cette duduche bizarre et excentrique, elle savait pas trop quoi faire.



Norelys se décida pour la prudence. Elle s'approcha, un peu mal à l'aise, un peu dégoûtée par cette peau trop propre pour être honnête, et tapa gentiment de ses toutes petites mains décharnées dans celles roses et lisses de la dame. Et elle recula. Hors de question de se coller à elle, elle ne savait pas trop qui salirait le plus l'autre entre crasse et propreté. A ce moment là, la gamine aperçut du coin de l'oeil le regard noir et furieux du plus gros et du plus moche de tous les gardes, le chef
. Ah, visiblement, pas trop content qu'on ait touché à sa patronne, lui. Il semblait à deux doigts de lui faire couper les mains et la tête, mais ça ne la tentait pas, elle les aimait bien ses mains pour voler, et sa tête aussi, même si elle ne faisait que le gratter. Elle pria ce Dieu pas sympa pour qu'il évite de la laisser toute seule avec ce sale type répugnant qui voulait lui arracher la tête, et aussi pour que la Blonde prenne ce câlin raté du bon côté.


Vos gardes sont vraiment laids et bêtes ! se risqua à dire la petite, espérant très fort de ne jamais se retrouver face à leurs poings.
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"J'ai peur du Noir mais ça veut pas dire que j'suis une p'tite !"
Belialith
Une envie de rire comme jamais, souvenir d'un temps où c'était elle qui se refusait à toucher les gens, sait-on jamais qu'ils pourraient lui coller des saletés ou un truc du genre. Pouaah, sale, sauvage et méfiante, tout pour plaire cette gosse, et pourtant oui, elle lui plaisait parce que vu la tête qu'elle avait fait quand elle lui avait parlé de robes, elle ne pouvait que lui plaire. Les Robes c'est pourri, tout le monde le sait sauf les grandes dames et manque de bol, elle faisait partie des grandes dames maintenant et donc, les robes c'était pas obligatoire mais pas loin.

La jeune fille jeta un coup d'oeil sur ses mains où des résidus de saletés restaient du contact avec la gamine, personne à droite, personne à gauche, par personne, elle entendait plus Georgette qu'autre chose. A Dio Vat, c'est que de la saleté, c'est pas grave, la jeune fille de s'essuyer les mains sur ses chausses, et puis quoi encore, de toute façon, quand elle rentrerait qu'elle soit sale ou pas, la Georgette allait ronchonner parce qu'elle était sortie en braies, que ça se faisait pas, que c'était pas correct, gnagnagna.


Vos gardes sont vraiment laids et bêtes !

Là, c'était Pompom sur la Garonne même si elle avait jamais vu la Garonne, pour qui elle se prenait cette gosse à critiquer ses gardes, y avait qu'elle qui pouvait le faire naméoh ! SES gardes à ELLE ! Qu'il y a qu'elle qui peut les pourrir, n'empêche qu'elle avait pas tout à fait tort. Un coup d'oeil vers les deux gardes qui voulaient se donner un air patibulaire alors qu'elle avait vu des matronnes plus terrifiantes.

C'en était fini de son pseudo-sérieux, la Blonde explosa littéralement de rire, cela faisait si longtemps qu'elle n'avait pas rigolé qu'elle en pleurait. Une fois calmée, et les larmes essuyées, la jeune fille se mit à sourire franchement.


Tu les trouves laids et bêtes ? Moi, je les trouve carrément hideux et stupides comme leurs pieds .. Quoique là-dessus, j'ai des doutes, j'serai plus pour l'idée que leurs pieds sont plus intelligents qu'eux, qu'est ce que t'en penses ?

Bon qu'allait-elle faire, déjà, il était hors de question dans son esprit d'abandonner la petite dans la rue, ça s'appelle la Charité Aristotélicienne .. Ou un relent d'affection fraternelle qu'elle aurait gardé pour les frangines mais les Frangines sont à Nogent, et celle-ci était présente à l'instant T. Une idée débile .. vite vite .. Allez, Blondie, t'en as à plus savoir qu'en faire bon sang ! SI ! Se redressant d'un bond sur ses pieds, la jeune fille essuya ses braies nonchalamment avant de fixer la petite dans les yeux.

Damoiselle Norelys de Sémur me ferez vous l'honneur de venir partager ma table.

Un coup d'oeil aux gardes qui même s'ils étaient bêtes, n'oseraient certainement pas traiter l'enfant d'usurpatrice devant la Duchesse. Un sourire jouant sur ses lèvres tandis qu'elle restait pensive, dans quelle histoire tordue se lançait-t-elle encore. Elle allait se marier sous peu, et non contente de ne pas souscrire à tout ce qu'on attendait de la promise idéale docile et soumise, elle était partie pour ramener une enfant de .. Quel âge avait-elle au fait cette enfant ? 6 ans tout au plus ? *Blondie, tu fais que des bêtises ..* Et encore, si l'enfant acceptait.. Mais un refus, cela voudrait dire que la petite continuerait son exode, vers le Nord .. Frisson d'effroi à l'idée que le petit animal chétif à ses pieds rencontre les armées normandes ou artésiennes.

*Après tu feras bien ce que tu veux, mais une fois à l'abri, les gardes ne te toucheront pas, non contents d'être bêtes et moches, ils sont obéissants et trouillards. Mais les armées .. * Attrapant une pomme sur une étal et jetant quelques pièces au commerçant, la Blonde la jeta dans les mains de la petite.

Mangez déjà ça, Damoiselle, cela vous calera le ventre le temps que nous arrivions au Chateau d'Alençon.Un regard à la fillette avant de se tourner vers la rue principale qui menait au Chateau d'Alençon, un cheval au moins, sinon vu l'état de ses pieds, elle ne tiendrait pas longtemps. Bon sang ! L'Italien avait raison, cent fois raison, elle se fourrait toujours dans les pires situations mais de son plein gré chaque fois ! Calamiteuse la Blonde ! Soudain, elle eut une idée, pas des plus glorieuses, mais ça se vaut ! Elle se pencha vers la fillette et lui chuchota à l'oreille.

Même pas Chiche d'ordonner au garde de te ramener un cheval, Damoiselle Norelys de Sémur.

Sourire taquin à la fillette, il serait toujours temps de se déchainer sur le garde s'il osait la toucher. Ca s'annonçait amusant.
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¸.•'´¯)(´¨`•..¤J'suis pas Débile ! J'suis Blonde !¤..•´¨`)(¯`'•.¸
Norelys
Norelys se demanda si sur ce coup là, elle n'avait pas gravement cafouillé, vois-tu pas que l'autre se vexe doublement entre le câlin esquivé et l'insulte à ces gras du bide. La blonde qui regarde ses gardes, et la v'là pas qui commence à rire. Mais alors pas un rire de duchesse, un rire classe et aigu comme on pourrait l'attendre d'une dame de bonne naissance, nan nan ! La v'là qui se met à rire super fort, à s'en tenir les côtes et à en pleurer. "Fais gaffe tu vas te faire pipi dessus, ça doit bien mériter la corde de pisser sur une duchesse !"


N'empêche que heureusement, elle finit par s'calmer, parce que la petite commençait franchement à s'inquiéter. Voyez vous pas qu'elle s'étouffe, cette blonde, en plus de tout ça ! Mais non, elle s'arrête, elle reprend son sourire de circonstance adapté à sa féminité et noblitude, peut être un peu trop franc pour être digne d'une duchesse.


Tu les trouves laids et bêtes ? Moi, je les trouve carrément hideux et stupides comme leurs pieds .. Quoique là-dessus, j'ai des doutes, j'serai plus pour l'idée que leurs pieds sont plus intelligents qu'eux, qu'est ce que t'en penses ?


"Bah v'là au moins quelqu'un qui a compris ce qu'est un garde. Faut dire que les siens sont particulièrement représentatifs de la partie moche du métier de garde." La dame semblait être en pleine réflexion. "Te fais pas mal quand même madame la Blonde." Et à la petite de se sentir débile de penser ça. Jusque là elle avait plutôt été gentille et pas trop stupide, cette duchesse, elle pourrait peut être faire l'effort de ne pas l'attaquer sur tout ce qu'elle faisait ? Si ? Mais non !


Bref, la Blonde dut avoir l'illumination, elle sauta sur ses pieds, se dépoussiéra les braies
"Ah ouais beh t'es duduche ou tu l'es pas !" et la voilà qui fixe la petite gueuse dans les yeux.


Damoiselle Norelys de Sémur me ferez vous l'honneur de venir partager ma table.


Définitivement, totalement et volontairement complice du mensonge de la petite. Voilà que la petite commençait à bien se l'aimer la Blonde quand même, surtout quand elle lui parlait de manger. Une alliée ? Une alliée noble en plus ? Peut être que finalement dormir pendant la messe c'était pas si grave que ça et que Saint Nicolas était un super saint patron toujours sur le qui-vive, vif comme l'éclair. "Merci, j'vous revaudrai ça, j'me moquerai pas des prêtres pendant... deux jours ? Bon, ok, trois !" Hochement rapide d'acceptation de la môme, "voui voui j'ai faim, j'te suis, et puis si tu continues à mentir avec moi, on va bien s'entendre, j'suis sûre !" Heureusement qu'elle avait faim, parce que pour le coup, la v'là ti pas qui oublie tout ses principes de précaution, Gébuin aurait gueulé s'il avait vu ça !


La Blonde avait détourné le regard sur ses gardes, et la v'là qui réfléchit à nouveau, à la petite de se demander ce qui pouvait bien s'passer dans cette tête. Un sourire sur les lèvres. Bon présage ? Elle devait pas penser qu'à des choses très très gaies, puisque elle se met à tirer la tête et à faire une moue pas joyeuse. Bah quoi, pourquoi c'est qu'elle s'inquiète, la riche noble protégée par ses gardes balourds et sa dague ? Ah, moue assurée, elle semble avoir pris une décision. Elle tend la main vers une pomme sur l'étal, lance les pièces au marchand, donne la pomme à la gamine. "Voilà une bien bonne décision de prise, son Altesse la Duduche Sympathique !"


Mangez déjà ça, Damoiselle, cela vous calera le ventre le temps que nous arrivions au Chateau d'Alençon.


Direction le Chateau ? Elle en avait jamais vu, elle, de Chateau, enfin si de dehors, du pied des murailles, mais elle était jamais entré, c'était pas trop une place pour une fille comme elle. C'était une belle occasion, et puis comme ça, elle verrait d'un peu plus ce qu'elle serait quand elle serait plus grande ! La Blonde se penche sur elle et murmure à sa petite oreille crasseuse, faudrait qu'elle se décide à comprendre qu'il faut parler fort aux gens sales qui ont les oreilles bouchées.



Même pas Chiche d'ordonner au garde de te ramener un cheval, Damoiselle Norelys de Sémur.


Et la dame qui sourit, toute contente dans son coin. "Quoi pas Chiche ! Quoi pas Chiche ! Tu paries combien, la Blonde, hein ? T'as cru j'étais un nouveau né ? Non mais c'pas possible ça ! Tu veux t'battre ? Que je te mord ta cuisse ?" A la petite de lever le menton, fière et exagérément dédaigneuse, de tourner la tête vers le plus gros, le plus gras, le plus moche et le plus bête de tous les gardes, bref, le pire du pire du pire de toute la crème du pire des soldats, et à lancer d'une voix qu'elle voulait pleine d'arrogance.


Toi, là bas ! Va m'chercher un cheval ! C'est pas possible ça, on t'a pas appris les bonnes manières, le gueu, que les dames ça s'déplace pas à pieds, tu vois dans quel état on finit de quand on a des gardes comme toi ! Non mais c'est pas possible d'être aussi empoté, j'veux un cheval j't'ai dit, un grand un fort un beau, pas la mule sur laquelle t'as l'habitude de monter, s'pèce de brute malodorante de la bouche !



Regard sur assassin du garde, oula, si ses yeux pouvaient lancer des hallebardes, que la petite elle serait déjà épinglée sur le mur derrière elle. Les autres se regardent mal à l'aise, personne sait trop quoi faire. Et la petite, trop heureuse de son rôle, qui rajoute.



Quoi ? T'as pas compris qu'est-ce que j't'ai dit ? Un dessin ? Une carte t'as besoin ? Tu bouges un peu tes fesses, qu'on fait pas attendre une dame !



Le garde qui vire du rouge cramoisi au vert épinard, pas bon tout ça, mais la petite pas effarouchée pour un écu ! Elle planta ses minuscules et pathétiques petits poings dans les os qui lui servaient de hanches, elle se retourna sur la Blonde, et lui fit un grand sourire. Relevé le défi, non ?
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"J'ai peur du Noir mais ça veut pas dire que j'suis une p'tite !"
Belialith
Un sourire amusé, bah au moins, elle a du cran la p'tite, il lui en faudrait pour survivre dans la Vie. Etouffant un rire derrière son poing plus pour se retenir d'exploser de rire une deuxième fois que pour préserver l'amour-propre de son garde, la Blonde regarda la fillette en secouant la tête définitivement conquise avant de fixer le garde.

Et bien, ce cheval ?

Tandis que le garde grommelant, alla récupérer le cheval qu'elle avait laissé à l'entrée de verger, la jeune fille regarda au loin le chateau d'Alençon, non, elle n'irait pas là-bas, elle voulait un cadre sinon plus calme au moins plus sain pour l'enfant. Elle n'imaginait pas Aude et Clémentine vivre au milieu des intrigues et griefs de la politique, alors Norelys n'y aurait pas le droit non plus. Un sourire jouant sur ses lèvres tandis qu'elle appelait un deuxième garde.

Va prévenir les gens d'Escouché que la fiancée de leur maitre arrive accompagnée. Et fais y venir Georgette tant qu'à faire, nous ne serons pas trop de deux pour elle. Coup de tête en direction de l'oisillon crotté à ses côtés.

Tandis que le garde s'en allait au plus vite, l'autre arrivait tenant le destrier par les rênes du bout du bras pour éviter les morsures de la jument rétive. Le frison blanc renâclait à qui mieux mieux d'être tenue par un autre que les palefreniers des écuries ypriex et la Blonde la comprenait. Caractère de bourrique dès son plus jeune âge, Morrigan avait donné du fil à retordre à bien des palefreniers, et c'est pourquoi son père voulant lui faire une farce lui avait offert cette teigne à la longue crinière. Foutu caractère, foutu canasson, et adorable bête aux caprices aussi dévastateurs que sa maitresse. Récupérant les rênes des mains crasseuses du garde, la jeune fille flatta l'encolure de la bête, avant d'attraper sans lui demander son avis, la fillette par la taille et de la hisser sur la bête.


Tu bouges, je te bouffe !

Avertissement moultes fois répété, jamais appliqué à ce jour, mais devenu un rituel entre la Blonde et la Blanche. S'aidant d'un tonneau, la Blonde se hissa derrière Norelys, pression de cuisses, corps penché en avant, murmure lancinant aux oreilles poilues et après un coup de sabot plus impressionnant que dangereux en direction du garde, la bête accepta de partir au trot direction les Terres d'Escouché. Anxieuse ? Non .. Ou sinon pas par rapport à l'accueil qui lui serait fait là-bas, plus par rapport à l'accueil que le Maitre des Lieux ferait à la petite s'il la voyait avant qu'elle ne la rende plus présentable, mais bon, elle avait prévenu Cid qu'en l'épousant, il se lançait dans une aventure de tous les jours, autant le mettre au parfum dès le départ.
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