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[RP ouvert.] Un garçon ou un avortement ?

Lanceline
Elle l'avait dit. La Balafrée l'avait enfin dit à quelqu'un d'autre qu'Arnaut. « Je suis enceinte ». Trois mots soigneusement choisis qui avaient parlé pour elle. Oui, elle était enceinte. Mais cela ne devait pas se savoir. Aussi l'avait-elle dit seulement à la Colombe, tout en précisant bien qu'il fallait garder cela secret. La Blonde lui faisait confiance.

- Sais-tu où l'on peut savoir, pour le sexe de l'enfant ? lui avait-elle demandé aussi.

Parce que la Chiasse savait sûrement qui pourrait leur indiquer. Qui, où, quand, comment. Et quel prix cela aurait.
La réponse était tombée. Paris, les galeries LaFayottes. Quelqu'un un peu louche, avec un médaillon -lui semblait-il- qui, selon la direction dans laquelle il balançait, indiquait si l'enfant serait une fille ou un garçon. Peut-être était-ce cela, peut-être une autre manière. La Colombe n'était sûre que d'une chose : cette personne lui apporterait une réponse certaine à sa question.
Arnaut avait demandé, Arnaut aurait. La Blonde et la Brune étaient donc parties à deux pour la capitale. Les vêtements de la Valdesti ne reflétaient pas sa condition de noble. C'était des vêtements de roture -les plus beaux certes- empruntés à Suzane.
La Balafrée savait qu'il y avait de fortes chances pour qu'elle se fasse rouler. Aussi avait-elle confié la bourse à Andréa en lui disant que ce serait à elle de négocier et de payer.
On vous l'avait dit qu'elle lui faisait confiance.

Arrivées à Paris la Belle, elles mirent pied à terre. La noble rabattit sa capuche sur ses cheveux dorés avant de se tourner vers son amie.


- Je te suis. Tu connais sûrement mieux la capitale que moi.

Elles marchèrent donc en direction des galeries.
Lanceline se mordillait la lèvre tout en regardant autour d'elle, ne perdant pas une miette du spectacle qui s'offrait à ses yeux. La dernière fois qu'elle était venue c'était pour un mariage étrange dans un endroit étrange. La fois d'avant, c'était pour constater l'incendie chez les Durée.

Et aujourd'hui... Aujourd'hui elle craignait ce qu'elle allait découvrir. Une part d'elle souhaitait savoir. Voulait savoir. Mais l'autre... « Que pressentez-vous, mon amour ? Une fille, ou l'héritier des Bazaumont ? » Par cette question, il avait clairement montré où irait sa préférence. Un garçon. Son fiancé voulait que ce soit un garçon. Une fille ? Aucun intérêt, elle serait juste bonne à marier à un autre, plus tard. Mais un garçon... Il serait sûrement choyé comme aucun autre. Parce que c'était un mâle qui porterait le nom des Bazaumont.
La Blonde frissonna. Que ce soit une fille ou un garçon, pour elle, ce serait la même joie. Mais pas pour Lamorteau...

Il vaudrait mieux, alors, que ce soit un garçon.

Elle accéléra un peu l'allure pour se remettre à la hauteur de son amie, lui attrapa le bras pour lui murmurer :


- J'ai peur, Déa. J'ai peur de savoir. J'ai peur pour tout...

Oui, pour tout. Savoir cela, anticiper la réaction du fiancé, et puis donner naissance à cet être qui évoluait -pour le moment encore caché- en elle...

RP ouvert à qui veut participer en PJ ou PNJ. La « personne louche » peut être une femme autant qu'un homme. La seule chose à respecter est que la réponse quant au sexe de l'enfant est que c'est une fille.

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Andrea_
Enceinte. Je suis enceinte, c'est ça qu'elle lui avait dit la Blonde.
Je suis enceinte. Et c'est toutes les craintes de la Chiasse qui avaient refait surface.Parce que c'était LE moment, à croire qu'ils s'étaient tous donné l'mot. L'idée faisait doucement sa place dans la tête Colombesque. Des enfants, elle en avait deux, un garçon et une fille, Victoire et Nicolas. Mais lorsqu'elle avait quitté leur père, elle s'était jurée de ne pas recommencer. Parce que deux ça suffit, parce que deux, c'est du travail, de l'argent. C'est l'obligation d'un rythme de vie pas vraiment compatible avec celui qu'elle avait. C'est donner de l'amour. Le jour. La nuit. Se lever, nourrir.

Mais surtout elle n'avouera jamais que c'est de vivre éloignée de son fils qu'elle n'avait pas supporté. Que cette absence l'avait tué. Meurtrie. Et que bien pire que la culpabilité, son fils un jour l'avait regardée comme une inconnue. Elle, qui lui avait donné la vie. Elle, qui s'était inquiétée pour lui. Elle, qui l'avait abandonné. Lui, qui occupait toutes ses pensées.

Aussi quand quelques jours auparavant, elle avait abordé le sujet d'un nouvel enfant avec son Brun, elle avait dit oui. Elle n'avait pas menti non, elle le voulait. Mais ça n'enlevait pas l'inquiétude. Les craintes. Les doutes. Ça n'enlevait pas la peur de le voir un jour partir avec son enfant sous le bras. De devoir fouiller le royaume, se battre pour un jour le porter contre elle. La douleur de devoir prouver qu'elle était sa mère.


Alors oui, en plein Paris, elle est avec Line. Parce que c'est sa place. Parce que Line est son amie. Différente, certes, mais son amie. Bien plus ravie d'apprendre qu'elle était la première à savoir qu'elle ne l'avouera jamais. Et oui Line à peur. Et Dea aussi a peur. Pour des raisons différentes, mais pas moins acceptables.

Bras dessus bras de dessous, elles avancent dans le dédale de ruelles. Où elles vont ? Seule la Colombe le sait. Et personne ne saura. Il fallait rassurer Line, lui sourire, malgré l'inquiétude. Éviter de soutenir son regard sous peine de se trahir et...



Déserres tes fesses Blondiline, t'as pas a avoir peur, j'ai mes dagues, on n'risque pas grand chose...


Et lui balancer une banalité assorti d'un sourire qui se veut rassurant. Parce qu'il est évident, même pour une personne comme la Chiasse, qu'un nouveau né d'une famille noble, n'est pas accueilli de la même manière s'il naît fille ou garçon. Mais... c'est aussi ça être une amie, c'est rassurer..en faisant de belles pirouettes !
La main d'opale se porte sur la bourse et l'oeil se fait malicieux



Mazette, t'as prévu de te payer une catin sur le retour pour avoir blindé la bourse autant?


Parce que bon tu sais Line, ici rien ne se paye vraiment très cher, surtout quand on est bien accompagné...
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Tobie
Le vieillard était terré dans son laboratoire, son « Cabinet » comme il aimait l’appeler devant des personnes étrangères. Le vieux Tobie avait vu bon nombre de choses au cours de sa vie, ses voyages lui avaient permis d’acquérir grand nombre de connaissances. Il était parti seul, de sa bourgade du Nord du Royaume de France et avait pris du temps pour se comprendre, comprendre les autres et les fonctionnements du corps humain. Au cours de son périple il avait rencontré moult médecins et « sorciers ». Ne portant aucun jugement sur leurs manières de faire il avait pu apprendre à sa convenance de nombreuses choses sur les corps.

Il avait parcouru des milliers de lieues à pied, ne cédant ni à la fatigue ni à l’ennui, en courageux jeune homme assoiffé de connaissance il n’avait reculé devant rien, ou très peu de choses pour poursuivre son Destin. Des terres connues il en avait visité énormément, longeant la Méditerranée jusque chez les Maures en passant par l’Empire Ottoman. Il cherchait toujours les médecins locaux qui lui apprirent de nombreuses techniques et lui donnèrent de nombreux conseils pour s’adapter au corps humain et fournir des diagnostics juste. Le jeune Tobie avait souffert de la solitude de la route, et lorsqu’un médicastre local lui offrait un corps à étudier ses mains se perdaient souvent dans des lieux intimes qu’il n’avait pas à ausculter. Il ne faisait aucune différence entre homme et femme, ni même entre vivant et mort, il ne voyait en ces corps que l’échappatoire d’une solitude trop pesante durant un voyage aussi long que difficile.

La situation la plus difficile qu’il n’ait jamais connue a été celle qui lui a fait perdre la vue, longtemps solitaire dans le désert, un Maure lui avait annoncé qu’un grand clan disposait d’une avancée médicale considérable. On lui avait prédit mille miracles à ramener chez lui. Le vent susurrait même à ses oreilles que le sorcier savait ranimer les corps sans vie. Quelle découverte formidable il aurait fait ! Sans se soucier des mises en garde il s’en allait immédiatement dans le désert, prenant le strict minimum, bien trop heureux pour laisser cette chance lui filer entre les doigts. Seulement, les jours passaient, ses ressources se vidaient et son corps supportait mal la trop forte chaleur dont il était victime toute la journée. Rien que des grains de sable reflétant le soleil doré et tapant sur son crâne. Plus les heures passaient plus sa vision rétrécissait, comme ébloui par ces milliers de dunes qui s’allongeaient les unes derrière les autres. A bout de forces il ferma les yeux, un léger voile blanc avait pris place sur ses yeux, il y voyait des formes de serpents, lui bouchant la vue extérieure. Le lendemain lorsqu’il se réveilla il était plongé dans le vide, dans le « rien ». Affolé le fougueux voyageur cligna mille fois des paupières, perdu dans le compte, perdu dans ses pensées, chacun des bruits alentours le perçait, apeuré comme jamais il se mit à courir droit, perdant la raison.

Aujourd’hui, dans son laboratoire, habitué à la vision qui lui avait été confié par Aristote chez lequel il s’était réfugié pour oublier et expier ses péchés de solitaire, il rangeait ses potions. Sans même voir il posait les flacons dans des endroits précis, sachant quel type de potion allait dans ce tiroir, il tenait un compte mental des bouteilles de verre dont la forme les différenciait pour lui, et dont la différence était à peine visible pour un client.
Se grattant la joue, murmurant des choses incompréhensibles il s’agitait, se demandant où il avait pu mettre les feuilles dont il avait besoin pour remplir une commande. Il ne savait pourquoi, mais durant les dernières semaines ses clients des Galeries Lafayottes lui commandaient énormément de flacon servant à stériliser temporairement les femmes. Le problème du vieillard c’est que le temporairement était aléatoire. Comment s’excuser alors à des femmes qui n’auront jamais d’enfants ? La seule chose qu’il pouvait faire était de les maudire de vivre dans la luxure, lui qui n’avait jamais pu se pencher trop souvent sur son propre plaisir, il se vengeait de temps en temps, se trompant maladroitement de potion ou d’onguent.

Dès lors que la porte s’ouvrit l’apothicaire sentit le parfum de la fameuse Colombe, ne voyant pas cet être qu’on lui avait tant décrit il avait vite appris à retenir son odeur, elle qui était déjà passé quelques fois pour des remèdes dont il avait seul connaissance.

Il se retourna, sortant du comptoir et se dirigeait vers la porte d'une démarche peu sûre, affaibli par l'âge, ses yeux blancs fixaient durement les deux femmes comme s’il les voyait. Ne pensant plus à la peur qu’il pouvait provoquer, un large sourire se fendait sur son visage vieilli et dont la peau s’était solidifiée et ciselée avec le temps.


De sa voix rauque, roulant les "R", il laissait glisser entre ses lèvres les mots chaleureux voués à rendre le client plus rassuré.


Entrez donc ! Bienvenue à vous deux, prenez place, Andrea, comment s’appelle l’accompa…

S’arrêtant durant sa phrase il releva très légèrement le nez, pour ne pas être malpoli, reniflant l’odeur dégagée par Lanceline.

L’accompagnatrice... ? En quoi puis-je vous être utile ? J’espère que ce n’est pas encore une dame souhaitant être stérile !

Il grommelait très bas, baissant la tête et courbant la nuque, le rendant encore plus trapu, presque amusant :

Si c'est encore pour ça, Colombe ou non elle y a droit... Je vais lui trouver une potion... Elle va s'en souvenir celle là...
Lanceline
Je sais que je n'ai pas à avoir peur avec toi, Andréa. Je sais. C'est pour cela que je t'ai choisie toi entre tous les autres. Toi entre tous ceux que je pouvais appeler.

La Blonde eut un léger sourire à la dernière remarque de son amie.


- Je me disais, peut-être passer chez Watelse... Peut-être simplement pour le plaisir des yeux. Nous verrons.

Elle passa son bras autour du sien, essayant de ne pas l'agripper trop fort non plus pour ne pas lui faire mal. Elles s'enfoncèrent un peu plus avant dans les Galeries avant de bifurquer pour rentrer dans une échoppe.
Entrant, la Valdesti détailla l'antre d'un œil inquiet.

« Je... Je ferai mieux d'y aller, on m'attend quelque part. ».

Voilà ce qui passa dans la tête de la jeune femme qui se retint de reculer de quelques pas. Mais elle se tut, se donnant quelques instants pour réaliser ce qu'il venait de dire. Stérile ? Stérile ? Mais, heu...


- N-Non. Je voulais juste savoir... Quel serait le sexe de l'enfant qui grandira bientôt dans mon sein. Vous êtes capable de faire ça ?

Alors le vieux. Tu m'dis c'que j'veux savoir, pis après j'te laisse tranquille, promis.

Deal ?

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Andrea_
J'aime bien Tobbie, j'vais pas aller jusqu'à dire que c'est mon super pote mais... Nan je l'aime bien. Déjà parce que c'est un homme. Qu'il est sacrément amoché. Mis par dessus tout j'adore sa dégaine.
Le coude vient doucement se loger contre les côtes de Lanceline, le sourire s'élargit et le menton désigne le vieux " alors, surprenant hein?".
Même pas le temps de s'asseoir que déjà la Valdesti dégainait sa demande.
Une chaise est tirée et la blonde poussée délicatement dessus.


Pardonnez là Tob', elle a une diligence à prendre à priori.

Et la Colombe de faire comme chez elle, déplaçant les fioles à la recherche d'un truc à boire, le tout dans un brouhaha qu'elle ne tente même pas de cacher.


Line elle veut pas être stérile, elle veut y avait pas du vin ici la dernière fois ici? ah si, elle veut savoir, comme elle est encein.... rha les verres sont pas très très propres hein donc ouai si c'est un garçon ça l'arrange. Si c'est une fille elle est dans la... Line j'te sers pas, c'pas bon dans ton état, Tob' double dose, dans la merde donc, elle a de quoi payer, et tout e que vous n'prendrez pas me sera gracieusement offert, hein Line?


Un bisou est déposé sur la joue du vieux, et les lèvres sont essuyées rapidement d'un revers de main après lui avoir mis un verre dans les mains.


Bref, tant qu'elle souffre pas, faites.
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Tobie
Les deux étaient devant lui, sa mâchoire légèrement avancée bougeait de droite à gauche, comme inquiet pour la suite des événements.

Ma foy…. Ca me va.

Un sourire s’illuminait sur son visage marqué par le temps, transi d’excitation, fourmillant d’idées pour savoir quel serait le sexe. Son sourire s’étendait bien plus largement lorsqu’il entendit qu’il avait carte blanche. Carte blanche… C’est le genre de choses à ne pas laisser à Tobie, il en abuse toujours. Il se voyait, façon de parler, déjà en train de se faire chevaucher par la blonde dont il ne connaissait aucun trait physique. Avec le temps qui passe, et sa maladie aux yeux, il avait appris à ne pas être regardant sur les femmes qu’il pouvait occuper.

Tout en répondant à la Colombe, Tobie but le verre fourré entre ses mains d’un trait. Il avait sa vision personnelle de la médecine. Plus on est ivre, plus les diagnostics sont efficaces. Ca marchait parfois.


Bien. Je vais l’amener à l’arrière boutique en ce cas, dans le cabinet, Andrea tu restes ici et tu gardes la boutique en attendant, ne touche surtout pas aux fioles il y en a des mortelles, ce serait bête de perdre une si belle femme.

Ce qu’il ne disait pas c’est que lui ça l’arrangeait, parce qu’il n’avait aucune chance tant qu’elle était pleinement maîtresse de ses moyens, mais une fois morte, elle ne pouvait pas lui dire non ! C’est ça qui est pratique avec les macabés ! Pas de non, plus d’action !

Une main se glissa dans le dos de Lanceline pour lui signaler de le suivre. Puis il l’amena avec une agilité exceptionnelle dans son cabinet. Le vieux Tobie avait beau être aveugle, il ne renversait jamais rien dans son échoppe.


N’ayez pas peur de moi Line, c’est bien comme ça que vous vous appelez ? Vous ne vous êtes pas présentée… J’espère que vous appréciez le fait que je n’ai rien dit là-dessus ! Non pas que je sois tâtillon mais vraiment c’est le B.A.-BA ça, se présenter !

Pour les tarifs, on en parlera après.


La phrase terminée, il débarrassa rapidement la table d’auscultation, où trainaient de vieux remèdes depuis quelques jours, espérant ne pas en oublier un. Puis il se tourna vers la blonde, ses yeux blancs la fixant de manière intense.
Bien, déshabillez-vous et allongez-vous sur la table, sur le dos, les mains le long du corps.

Sentant tout de même qu’elle allait paniquer, il lui fit un sourire de circonstance, montrant quelques rides de plus sur son visage.
Lanceline
Une diligence... Tss. Non mais le calcul était rapide : au moins elle passait de temps ici, au plus elle était près d'Arnaut à le soûler pour qu'ils se marient. Ouais. C'était vite vu. Peut-être même qu'elle allait décamper d'ici vite fait avant que... Argl... Trop tard. Il venait de finir son verre, le vieux, le Vénérable, et puis il s'était approché trop vite -merde mais ça bouge à quelle vitesse ces machins-là ?- et puis beuââârk il la touchait si si (comment la Colombe avait-elle pu lui donner un poutou sérieusement ? À tous les coups elle aurait une infection demain, le genre de truc que ça te terrasse en même pas trois jours !) et puis... et puis... Mais non ! Mais elle ne voulait pas elle ! Aller dans l'arrière-boutique ? Hé ho ! On est d'accord, la Balafrée a des airs de grande Naïve comme ça (d'ailleurs quelqu'un l'avait surnommé comme ça) mais « arrière boutique » ça sonnait un peu comme une menace pour elle. Dans le top cinq ça arrivait ex aequo avec la chambre d'auberge cradingue, juste devant la ruelle sombre une nuit sans lune et avec tout plein de nuages. Bon sang ! Il pétait la forme le petit vieux ! (D'ailleurs ceci expliquait peut-être l'odeur...)(Et voilà je viens de résoudre le mystère du flair particulier qu'ils ont tous, gloire à moi !)

Froidement donc, la Blonde lâcha :


- Line, oui. Et vous, vous êtes Tob', c'est bien cela ? Vous ne vous êtes pas présenté non plus que je sache.

Allez Line. Si ça se passe mal tu hurles un peu. Andréa est juste à côté. Elle est pas loin. T'en fais pas, respire. Machinalement elle s'apprêtait déjà à rassembler le plus d'air possible... Mais elle fut vite coupée dans son élan. Que... Quoi ? Il venait bien de lui demander de ? Hein ? Naon. Et cette manière qu'il avait de la regarder... Brr. Comme si il la voyait, en fait. Mais, mais non ! Elle avait mal entendu. C'était clair. D'ailleurs elle se contenta d'un : Heu ? interrogatif. Non parce que là, hein... Eh attention je n'ai rien contre les vieux ! ... comme je vois que toi tu es un p'tit peu vieux hein ! Mais, là, non.

- Qu'allez-vous me faire, si je fais ce que vous venez de me demander ?

Autant demander, ça mange pas de pain (d'ailleurs elle commençait à avoir la dalle), on sait jamais. Après tout...
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Andrea_
J'sais pas où j'étais. Enfin si je sais, j'étais là. Dans la même pièce qu'eux.
Seulement mettez moi dans une pièce remplie de fiole en tous genres, avec toutes une étiquette différente, dites moi de pas toucher, laissez moi en plus engloutir un verre de vin -de la piquette, à moins que ça ne soit pas du vin- et vous verrez si je suis toujours capable de me concentrer sur ce que font les deux autres.
Non!
Je dis non!


Où est-ce qu'ils sont partis ? Hey ! Oh Belladone, ça doit être pour être jolie !
Hey vous faîtes quoi? Line s'il te demande de te déshabiller tu dis non hein !
Et sinon Tob, z'avez qu'à lui faire le truc avec le pendule, c'est bien ça le pendule c'est coule, c'est... ouai faites le pendule.


Nan mais que j'vous raconte comment je l'ai rencontré l'animal.
En fait on était dans la rue. La première fois que je l'ai vu, j'me trimbalais cour des miracles à la recherche d'un clampin à truander. Riche de préférence. Mâle de préférence. Et beau. Ça c'est juste pour moi, parce que j'aime bien avoir une belle vue quand je tape. Avec un lépreux, c'est un coup à choper la gale tu vois. Bref. Lui il était penché sur un corps de donzelle. Elle était pas bien vive quand j'me suis approchée, j'dirais même qu'elle était carrément morte. J'ai hurlé à l'aide, non pas pour la sauver hein, c'était cuit, j'ai vite compris quand je l'ai tapoté du bout du pied, elle était toute dure, nan mais juste pour qu'il aille en tôle. Pour faire de l'action pour... J'en sais rien du pourquoi! Bref.
Les condés sont arrivés et ils nous ont chopés tous les trois. Lui parce que voilà quoi, et moi parce que j'étais là. Après on vous dit d'aider votre prochain. Du coup dans la même cellule, on s'est un peu raconté nos vies. En fait j'm'en fichais mais j'le faisais se tourner pour faire pipi et j'le faisais parler pour l'occuper tu comprends. Alors attends, j'suis pas "pour" ce qu'il a fait hein. Qu'on soit bien d'accord, moi le coup du " j'te prends une gonzesse, j'la retourne et j'l'étrangle en voulant tenter un nouveau mouvement sex'uel", j'ai pas trouvé ça bien. J'ai juste trouvé ça terriblement drôle. Bon toi t'arrives sur l'histoire, tu le connais pas le Tob', mais moi je trouve..trouvais ça drôle, vrai que maintenant j'trouve ça nul.
Du coup bon, j'suis pas vraiment pour qu'il fasse ce qu'il veut du moment qu'elle souffre pas. Avec lui on sait jamais. Pis bon c'est Line quand même !

M'enfin qu'est ce que je disais? Ah oui...
Et la fiole de Belladone d'être avalée cul sec.


Faudra refaire une fiole de Belladone, elle est


Jetée par terre. Explosée au sol, pour la crédibilité tout ça, il verra pas qu'elle était vide, il est aveugle, un aveugle ça marche au son, et à l'odorat. Mais on aura bien compris à son odeur que lui, ça marche pas non plus l'odorat...

Oh zut alors, oulala, elle est tombée... Mince... J'espère que c'est pas grave... Qu'est ce que je suis maladroite... bouhlala j'suis désolée hein !

Petite rire en coin, oulala qu'est ce que je suis désolée!
J'espère que c'est pas grave
J'espère que je vais être ..
T'inquiète Line, j'suis là hein,
Et j'serais belle dans disons... dix minutes!

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Tobie
Un sourire, la dévisageant, il allait s’amuser le vieux.
Occupé à trifouiller ses potions, il les rangeait inlassablement. Il s’approchait d’elle et colla son nez dans ses cheveux, respirant son odeur pour tenter de s’en souvenir une potentielle prochaine fois.


Ouais, moi c’est Tob’. Enfin, de base je suis Tobie. Mais sinon c’est Tob’. J’pensais que la Colombe vous l’avait dit, toutes mes excuses.

Se retournant il attendait qu’elle se déshabillât, parce que ce qui est marrant c’est que souvent les gens qui se déshabillent veulent qu’on se retourne, même quand on est aveugle, comme si on allait recouvrer la vue. Comme si juste la phase de déshabillage était la plus intime au monde.
Après quelques secondes, il sourit un peu plus à sa question, il allait la jouer provoc’. Oui c’est bien ça, ça allait le faire ri….

Un grand bruit de fiole éclatée.


LA COLOOOOOOOOOOOOOOOOOOMBE BORDEL ! Mes affaires ! Touche plus à rien ! Ca je te le facture aussi ! C’est quoi ? C’est quel flacon ?

Le Tobie avait beau être petit, sa voix était puissante, et souvent il s’en servait pour asseoir son autorité, mais il ne sait pourquoi, avec Andrea… Ca ne marchait pas, comme si elle avait déjà été trop engueulée dans sa vie. C’est toujours désagréable quand une chose à laquelle on est habitué ne marche pas. Puis, se retournant, l’air un peu plus tourmenté vers Line, ses yeux blancs sur le mur il déclama.

Pourquoi auriez-vous peur d’un aveugle ? Je vais vous ausculter, faites-moi confiance je ne vous violerais pas sinon ce serait déjà fait.

Notre Vieillard fonctionnait uniquement sur pulsion, mais ses pulsions n’arrivaient jamais d’un coup, aussi étrange que cela puisse paraître chacune de ses pulsions duraient une journée complète, du réveil à la nuit. C’était une sorte de loup garou, mais ni loup ni garou. Un violeur compulsif, à durée temporaire mais tout de même importante. Un être indescriptible. Il essaya de poser un peu sa voix pour la rassurer.

Puis écoutez Line… Je vais juste toucher quelques parties de votre corps, il n’y aura pas de pénétration, enfin je ne crois pas., toujours laisser une place au doute, ça évite de ne pas tenir ses promesses.Puis la Colombe est à côté, il vous suffit de crier et… Elle va se ramener en cassant toutes mes fioles, je vous assure que c’est tout sauf ce dont j’ai envie !

Il rit lorsqu’il entendit que la fiole était celle d’une Belladone et il glissa doucement à Line :

Ne lui dites pas, mais cette fiole, si elle en a bu ça va être facilement vérifiable, ses tétons vont pointer quelques jours, presque jusqu’à la douleur, il n’y a qu’un remède, mais violeur ou pas, la bienséance m’interdit d’en parler !

Un rire rauque se fit entendre fort dans la pièce, puis il reprit tout à coup son sérieux.

Bien, allez, on y va.
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