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[RP - Ouvert à tous] Toute peine mérite salaire.

Finn
[8 juillet 1461 - C'est les soldes !]


Au milieu des tentes qui se démontent petit à petit, une autre, fièrement dressée pour l'occasion. En son centre, à peine éclairé par la lumière du jour que le rabat ouvert autorise la percée, l'Irlandais trône derrière la table à tréteaux. Flanqué par deux valets d'armes, le vieil homme accueille le défilé des troupes. Un par un, chacun vient réclamer sa solde pour service rendu avec un goût amer pour certains, un soulagement visible pour les autres.

Suivant le tarif journalier en vigueur, les boules de l'abaque annoncent le montant de la récompense sous les doigts attentifs du Gaélique. Les deux gargouilles se chargeant du prélèvement dans les coffres de pièces octroyés par le Marquisat de Nemours. L'échange est simple, mécanique, propre au soldat usé qui le mène. Rébarbatif même, mais personne ne pourra dire qu'il revînt de la débâcle sans le sou.


Coup d'œil à l'un des deux assistants.

- « Combien encore ? »
- « Plus qu'une petite cinquantaine, sire. »
- « Sans les morts. »
- « Une bonne quarantaine alors. »
- « J'pensais en avoir vu tomber plus que ça... »

Soupir de l'homme d'arme, et dire qu'il n'a même plus à boire.
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Konrad_von_lungren
Le courrier en main, il est le premier sur place apparemment. Faut dire que ça ne se bouscule plus de trop au portillon du campement depuis deux jours. Ca tiendrait même presque de la berezina avant l'heure.

En plus pour une fois ce n'est même pas l'appât du gain qui guide notre germain jusqu'à la tente bancaire. Un comble pour un mercenaire. Non, c'est juste qu'il s'emmerde. Et il tourne en rond depuis le matin en broyant du noir.

Elle est partie dans la nuit.

Déjà y a fallu digérer la nouvelle. Une fois la surprise passée, une fois le camp visité, revisité et limite retourné, une fois la ville visitée, revisitée et limite retournée, il a bien fallu admettre l'impensable: Vic s'est barré.

Alors c'est sûr qu'il le dira pas le Germain, surtout que la colère le dispute à la tristesse, mais ça lui fout un coup quand même au moral. Et il se sent un peu (beaucoup) perdu.

Du coup voilà. Quand le courrier de Finn arrive, il n'a rien de mieux à faire que d'aller chercher sa solde sans attendre. Et celle de Vic en même temps. Qui sait, il aura peut-être l'occasion de lui donner un jour.

Ou alors il la dépensera dans le premier bordel venu. En guise de vengeance. Parce que merde ! Elle s'est barré le jour du coq au vin quoi ! Ca ne se fait pas.

C'est donc ruminant ces noires pensées, que Konrad rentre sous la tente et fait face à celui qu'il a appris à connaitre et à apprécier au cours de ces quelques semaines. C'est la nouvelle de son retrait à lui et à la danoise qui les a définitivement décidé à lâcher l'affaire. Et il sait qu'ils ne sont pas seuls dans ce cas.


S'lut l'irlandais...
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Finn
Les trognes d'enterrement sont de sortie, et le Gaélique avise celle qui fait écho à la sienne d'un sourcil suspicieux. D'abord, il salue, ensuite les doigts s'activent sur le boulier. Un mois de service à quelques vaches près, à seize écus la journée, la somme est coquette. Et alors qu'il s'apprête à faire signe au valet de gauche, il double la mise avec celui de droite.

Vu la gueule de dix pieds de long que tire le Teuton, pas besoin d'être dans son pieu pour deviner que la Constance l'a déserté. La bougresse, elle a tenu parole.

- « 500 pièces tout rond, chacun. », annonce-t-il en poussant les deux sacs de jutes pleins à craquer sur la table.

Reluquant un instant le grand machin déboussolé, le grisonnant en regrette encore davantage de n'avoir rien à offrir à picoler. Toute sa réserve personnelle de bon malt était passée aux mains de ses chefs de section à présent libérés de leurs obligations. Une sorte de preuve de reconnaissance qu'il ne saurait formuler autrement.


- « J'vous file une plume et un vélin avec ça ? »

Qu'il propose de bon cœur, aussi insignifiant que cela puisse paraître pour qui n'est pas au fait de sa radinerie.
On est des grands garçons, on va pas se dire les choses clairement, hein ?
Mais tu pourrais lui écrire, bougre d'âne.

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Tynop
Une plume et un vélin ? Quand je vous ai demandé de quoi écrire, vous m'avez balancé un bout de charbon, et vous lui proposez un plume et un vélin ?

La trogne blondine qui vient d'apparaitre à l'entrée de la tente prend un air faussement offensé, avant de se fendre d'un sourire. Le vagabond entre. Les derniers jours ont été durs, en raison de la blessure dont il a écopé. Les prochains le seront encore plus, car bientôt viendra l'heure de dire Adieu à ceux qu'il a côtoyé, connu et finalement apprécié durant le mois qui vient de s'écouler. Mais aujourd'hui, c'est jour de paie. Boitillant jusqu'à la table, il ne peut s'empêcher d'ouvrir sa gueule de nouveau. Ils lui pardonneront, car ils ont eu tout le temps de cerner le personnage. Bavard, têtu, parfois insupportable, mais pas vraiment méchant, même s'il essaye de l'être.

Un Irlandais, un Teuton et un Artésien sont dans un campement en Touraine... C'est presque le début d'une blague ça, non ?

Détaillant Konrad, il remarque son air pitoyable. Vic est partie. Elle lui reviendra, le blondinet n'en doute pas une seconde.

Mais le plus drôle, c'est quand même le fait d'être payé par l'homme le plus pingre que je connaisse.

Oui s'est pris une branlée. Oui on a perdu notre temps, et pour certain d'entre nous, notre sang. C'est pas une raison pour tirer la tronche. Alors ses lippes s'étirent à nouveau, tandis qu'il attend patiemment son tour. Une main amicale vient se poser sur l'épaule du Teuton.

Fais pas la gueule, va. Bientôt t'auras plus à me supporter en taverne. Quant à moi, je conserve précieusement ta phrase mythique dans un coin de ma tête. "Rien n'est sale quand c'est fait avec amour", tu te souviens ? J'en aurais presque envie de te rouler une pelle, là, pour te montrer que c'est vrai.

Le regard se plante enfin dans celui de l'Irlandais.

Vous savez, Finn, je vous... admire ?...aime bien.

Et c'est sincère, en plus. D'une main, il vient se grattouiller son menton imberbe, attendant la réponse de l'Irlandais, qui s'il est fidèle à lui-même, devrait lui envoyer une pique assassine. Il l'aime bien, oui. S'il est resté tout ce temps dans cette ville qu'il répugne, c'est pour lui. Et lorsque le vieux barbu avait annoncé sa décision de se retirer de l'opération, les derniers scrupules du blond à faire de même s'étaient évanouis. Cet homme est fédérateur, et s'était attiré la loyauté (chose rare) et le respect (chose encore plus rare) d'un bon nombre de mercenaires, ici. Le sait-il ?
Konrad_von_lungren
Hein ? Quoi? Une plume ? Il ne voit pas pourquoi, non non non.

Il n'a de toute façon pas le temps de s'interroger plus longuement que Tynop apparait derrière. Sauvé par le blond ? Allez savoir!

Notre germain s'empare des deux sacs. Toujours ça de pris, même s'il aurait aimé que ça se déroule autrement et qu'un peu plus de sang soit versé dans le camp d'en face.

Il ne répond pas à la blague du blond. Pas qu'elle soit mauvaise, juste qu'il n'a pas trop la tête à rire forcément. Et quand la main se pose sur son épaule et qu'il parle de rouler une pelle, là c'est carrément la grimace.


Déconne pas ! T'aurais l'air malin si je te prenais au mot. Même avec amour...

Le ricanement sort, mais mollement.

Et pendant que Tynop déclare sa flamme à l'irlandais, Konrad remplace les deux sacs sur la table par trois choppes qu'il tire de sa besace. Avec la bouteille que Finn lui a offert la veille.

On va boire un coup quand même hein.

Faut pas se laisser abattre. Même si...
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Clotaire.
Il ne venait pas chercher sa paie. Il s'en veut même plutot parce qu'ayant été destitué pendant son voyage en Allemagne, il n'était pas encore rentré chez lui récupérer ses dernières affaires, et qu'il aurait aimé pouvoir offrir lui aussi des remerciements sonnants et trébuchants à ceux qui avaient bien voulu participer à ce qui aurait du être une conquête et avait tourné en vendetta...

Or, ce n'était pas la vision qu'avait eu Clotaire de la chose, d'ailleurs ce n'était pas ainsi qu'il l'avait présentée aux Tourangeaux, aux Mainois, aux hautes instances ou à ses proches, mais il n'avait que 15 ans, et encore tellement à apprendre... Qu'importe aujourd'hui... il n'a pas été assez présent, il n'a pas non plus osé contrevenir aux idées de ses ainés, et il ne regrette rien.

Et ce qu'il regrette encore moins dans cette hasardeuse aventure, c'est les rencontres qu'il a faites. Moins que ce qu'il aurait souhaité, mais là encore, sans avoir don d'ubiquité, il ne pouvait pas se trouver partout à la fois...

Alors il se présente à la tente de Finn, qu'il a cotoyé plus souvent que les autres, et dont il a tant appris. Ce que Tynop ne peut que taire, le futur ex-angevin se doit de le dire, tant il sait qu'ils doivent tous à l'Irlandais et sa Blonde.


"Yop gens ! Finn... je voulais te remercier. J'ai pas eu l'occasion de le faire autant que je l'aurais souhaité."

Se tournant vers les gars, il avise la tronche de Konrad qui lui semble bien moins gai luron que le soir où Clotaire lui avait servi de témoin improvisé au mariage le plus étrange auquel il lui a été donné d'assister, il du coup il hésite à demander des nouvelles de Vic. A croire que la poisse est contagieuse...

"Si jamais on se recroise, que par hasard j'ai survécu, j'vous dois des sous aussi, hésitez pas à les réclamer... suis moins pourvu que le marquis mon cousin, mais bon... j'ai aussi du vin. Plein."

Marrant ce chef de guerre, qui s'en veut d'avoir mené ses troupes au combat. Faut dire qu'à glander toute la journée, c'est sur, il prenait moins de risques... La mine contrite il sort une bouteille à son tour. Et pour faire plaisir à Finn, il la garde depuis le début celle-là.

"Mais j'avais planqué du whisky, chopé en provenance des Îles y'a des plombes. Je voulais te l'offrir au chateau, mais bon, on a pas toujours ce qu'on veut !"
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Alazarian
Plaie tout juste refermé, le breton arrive en armure vers les personnes déjà venue réclamer leurs du.
Il les saluent tous d'un geste de la tête, avant de dire.

"Parait que c'est ici que l'on viens chercher de l'or ? J'aimerai bien mes écus, histoire d'être riche avant de mourir."

Il lance aussi un regard sur Tynop et Konrad, c'était con à dire, mais malgré les petites vacheries. Ils étaient devenue des personnes qu'il appréciait.

"ça va me faire bizarre de plus voir vos tronches... surtout la tienne Tynop une tronche comme celle la ça marque l'esprit."


Il sourit carnassier, relation commencer par une pique, termine par une pique. Puis il tourne le regard vers Konrad.

"Un jour ennemi, l'autre camarade et le dernier ami ? j'espère que tu passera en Bretagne te faire une ville, que je puise te courir après."

Choppant dans sa besace un vieux marc de bourgogne, pour le poser sur la table.

"Un bouteille d'exception, pour un jour d'exception. trinquons!"

Puis regardant Clotaire.

"Si vous mourrez! je vous trainerai du royaume de l'ankou à celui des vivants. Un breton à dit qu'il vous suivrais, j'ai jamais dis que je vous laisserai mourir."
Luzerne
Elle a le blues Luzerne.
Anglaises échevelées flottant devant le nez, petite silhouette fluette mais musclée qui, les yeux rivés au sol, vient traîner ses guêtres du côté de la tente de Finn...
Elle hésite la cuivrée.
Non pas qu'elle rechigne à être payée pour ses services qu'elle sait être efficaces et loyaux, mais elle n'avait vraiment aucune envie d'être payée si tôt...

Ses yeux verts balayent la scène de loin : Tynop, Konrad, Alazarian, Finn... Soudainement la bourguignonne se sent envahie d'un sentiment bizarre.
Une forme de boule qui remonte doucement de sa frêle poitrine pour venir lentement mais sûrement se ficher au creux de la gorge.
Afin de contrer de manière immédiate à une quelconque manifestation d'émotion, la sauvageonne allonge le pas, et est maintenant à portée de voix.
Son timbre net tranche l'air:

Salut à vous ! Heureuse de vous voir entiers, je dois dire...

Ils sont peu nombreux à avoir été peu ou pas blessés.
Une fois de plus elle en fait partie et elle n'en peut plus d'être continuellement préservée. Cette chance de pendu lui pèse encore plus dans sa position de chef de lance. Les coups qu'ont reçus ses soldats, elle aurait voulu pouvoir les leur soutirer un à un.

Arrivée à hauteur du groupe, la cuivrée s'accroupit souplement à hauteur d'une petite table où les godets semblent vouloir tourner.
Un petit sourire à la ronde et de sa sacoche elle extirpe une pleine poignée de cerises sauvages, fermes et brillantes, qu'elle pose sans plus de façon en partage sur la tablette.
Finn
La mine rebutée par les mots bleus du cœur tendre, le Gaélique fait hâter les deux zigs qui trient le pognon. Vite, qu'il la ferme !

- « J'la connais déjà, c'est l'Artésien qui meurt à la fin. »

Même solde, un nouveau sac apparaît sur l'établis bientôt envahi par une arrivée massive d'offrandes alcoolisées. Il plisse alors les yeux sur le Blondinet avant de lui jeter son sac dans les bras.

- « … Celui qui est venu les mains vides. »

La chope est aussitôt levée en guise de toast alors qu'il accueille les autres visiteurs d'un hochement du chef. Ça se bouscule, dans un désordre sans nom qui l'aurait fait tiquer quelques jours plus tôt. Aujourd'hui, il en sourirait presque de cette armée faite de bric et de broc où le mot « discipline » est inconnu au bataillon. Oui, ils ont passé du bon temps. Malgré tout, ils ne l'ont pas perdu. Et Clotaire n'y est pas étranger.

- « Pas d'ça entre nous, Votre Grâce. Mais comptez sur moi pour réclamer mon dû. »

Ricane-t-il par-dessus sa chope en adressant une œillade complice au jeune homme, avant de siffler son malt d'une traite. C'est qu'il songe déjà à demander des intérêts pour ce prêt. Des frais de harcèlement car le vélin coûte cher. Un regard plus tard au Breton qu'il n'a que trop peu fréquenté, c'est sur Luzerne qu'il jette son dévolu. La vieille camarade des armées royales.

« Vous réjouissez pas trop vite, Luzerne. L'Blond a perdu tout contrôle sur ses sentiments. Attention ça tâche... »

Et de lui remplir un godet, pour une fois, mais du Bourgogne apporté par le Breizhad. Ne transigeons pas trop avec les bonnes vieilles habitudes.
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Sarah_callahan
Eh ! Z’auriez pu m’prévenir que c’était un atelier beuverie, ici.

Un sourire taquin vient étirer les lippes de la sauvageonne tandis qu’elle s’empare d’une cerise sur la table. Oui, elle sourit et pas qu’un peu. Parce que même si de nombreux Penthièvre ne sont que des cons irrespectueux qui n’en branlent pas une, il en reste quelques-uns pour redorer le blason, Clotaire en est une preuve vivante. Parce que même si lors de cette guerre son homme s’est ramassé un masqué sur la tronche et qu’elle, elle a tué la sœur de Carensa, elle s’est découvert des compagnons d’armes fiables et attachants. Elle est venue pour l’Irlandais et elle ne regrette rien. Durant un mois, elle a partagé avec la petite troupe des tranches de rire, des engueulades, de longues discussions plus ou moins philosophiques. Et, aussi étrange que cela puisse paraître, ils vont lui manquer. Mais elle ne leur dira pas, du moins pas comme ça.

Ne plus voir vos tronches de déterrés au petit matin ça va m'faire drôle quand même. M’enfin, on s’retrouvera surement au détour d’un chemin ou au sein d’une mairie, p’tet même au milieu d’un élevage de chèvres.

Elle étouffe un rire moqueur avant de gober le fruit écarlate, se retournant ensuite momentanément pour expulser le noyau à l’extérieur de la tente. N’ayant toujours pas pu parler avec le doc’ Corleone de son « petit souci », elle voue toujours un certain culte à la boisson.

Alors Finn, est-ce qu’aujourd’hui j’aurai la chance que tu m’paies à boire ?

Sourire en coin d’une écossaise visiblement très amusée.
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Rodrielle
Il ne manquait plus qu'un représentant des Corleone pour parfait ce tableau presque idyllique.

La Tatouée arriva donc à son tour, peu après la Callahan, dans l'état dans lequel elle se trouve depuis déjà plusieurs semaines ; le teint pâle, les mains tremblantes, la démarche beaucoup moins assurée qu'avant. La Matriarche avait perdu de sa prestance depuis que la Mort la recouvrait petit à petit. Mais n'est pas Corleone s'il n'y a pas de fierté et l'italienne en avait encore. C'est donc gonflée d'honneur, une dernière fois, qu'elle entre dans la tente la plus droite possible et la tête haute. Même s'il ne lui restait plus qu'un ou deux mois à vivre - elle n'ignorait plus cette fatalité - elle restait Rodrielle Corleone et attendait toujours le respect de tous. On ne l'enterrait pas avec le mental d'une faible.

Il est tellement généreux qu'il va même nous en payer deux.

Un sourire est esquissé et l'italienne passe une main sur l'épaule de la Callahan. Elle hocha la tête en guise de salue aux hommes et à la jeune femme, sourit à Tynop, puis revint sur Finn. Elle ne le connaissait pas réellement, si ce n'est que par des échanges de courriers et en le croisant dans le campement, mais elle avait apprécié cette rapide rencontre. Mieux valait tard que jamais.

La prochaine fois, on choisira une activité plus prenante, histoire qu'on profite un peu plus.

Petite boutade sur cet échec cuisant, mais faut-il réellement revenir sur cette perte de temps ? Certainement pas. Autant profiter de ce moment "ensemble", entre mercenaires, pour papoter, boire et récupérer leur solde.

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Tynop
Tandis qu'il porte à ses lèvres le verre offert par Konrad, il assiste à l'entrée de ceux qui furent l'espace d'un mois ses compagnons d'armes et de beuverie. C'est normal, cette envie de chialer, là maintenant ? Finn a raison, il est en train de perdre le contrôle de ses sentiments. Pourtant il se contient, reste digne, s'éclaircit la gorge.
Bon, une fois de plus, il a un tas de trucs à dire. Il commence par Alazarian:



Bien sûr que mon joli minois marque les esprits. La preuve, Konrad me trouve tellement mignon qu'il me fait des avances.

Clin d’œil au breton avant de finir son godet et de remplir du Whisky amené par Clotaire et de s'adresser au Penthièvre:

Je manquerai pas de vous réclamer de l'argent, oui. Si vous n'y passez pas d'ici là. En attendant, buvons.

Et de trinquer avec le jeune homme. Au diable les ingrats qui composent sa famille, lui ne leur a jamais rien reproché. Et rien que pour ça, il mérite la sympathie du blond.

Le regard se porte sur Luzerne. Son air mystérieux lui manquera. Un mois à la fréquenter, et il ne sait quasiment rien sur elle ,mis à part qu'elle a une tendance agoraphobe et n'aime pas parler d'elle. Il saisit tout de même dans les paroles de la Bourguignonne l'occasion de chouiner un coup.


Moi je me suis fait taillader la main, Luzerne !

Et le petit regard bien pitoyable qui va avec, avant de goûter à une des cerises apportées par cette dernière. Il est temps d'en rajouter une couche avec l'Irlandais.

Celui qui est venu les mains vides repart avec une main esquintée, et un sac rempli d'or dans l'autre.

Allez, et maintenant, le petit sourire. Voilà !
Sa compagne et la Matriarche viennent s'ajouter à la liste des présents. Du très beau monde, ici. Rodrielle semble tenir debout sans souffrir. Illusion ou réalité ? Cela ne sert à rien de lui en parler, elle n'était pas ici pour ça. Le blondinet lui sourit à son tour, avant de s'envoyer une nouvelle lampée.

Bientôt, les chemins se sépareront. Alors autant s'enivrer une dernière fois avec ceux qui furent d'agréables compagnons de beuverie.
Hulrika
[Sous la tente des gueux]

L'avantage quand on dormait dans une tente à quinze, c'est qu'le dernier à partir se démerderait pour la remballer. Ils avaient pris l'temps d'trainasser sur leur paillasse, profitant d'un dernier matin à Chinon alors que pour une fois la tente était bien silencieuse, et qu'aucun ronflement ne gênerait un éveil des plus agréables et des plus tendres, où le corps retrouve de sa sensation peu à peu à mesure que les caresses s'échangent et que le rêve rejoint la réalité.
Inutile de dire que si ce n'est une pudeur bien à elle la contraignant à dissimuler ce flagrant délit de sourire niais, l'initié qui aurait croisé Hul au sortir de la tente aurait pu lire à quelques signes sur son visage que l'éveil fut bon ce matin-là et qu'la journée avait l'air de bien commencer pour elle.

Pator regarda la silhouette mouvante d'Hulrika se découper un moment dans la lumière intense avant que les pans de la tente ne retombent, le coupant à la fois de la chaleur du soleil et de celle de la vue des fesses ondulantes de son amour. Il traina un instant sur la paillasse, les mains derrière la tête, à réfléchir aux évènements récents. Il avait suivi sans poser de questions, poussé par l'envie de partager cette aventure avec celle qui l'aime, et aussi pour l'attrait de l'aventure pour elle-même. Il se demandait s'il avait bien fait... Après mûre réflexion il décida que cela n'avait aucun importance et se leva à son tour.


[Au bord de la rivière]

Un p'tit coup d'eau sur son visage, elle n'avait pas envie de se laver plus que ça ce jour, préférant garder sur elle l'odeur de l'étreinte, se confortant à le sentir toujours mêlé à elle quelque part, bref elle sentait l'cul!

Une croisière sur la Loire qui se transforme en une possible aventure : une ville inconnue, des gens étranges, un contact, non deux! , un esclave, une bougie aimant endroit farfelu, des questionnements, l'attente, plus d'capitaine, des sauvages et des cul-serrés, des chefs, du sang, une longue attente, un bon repas, un bon bain, des soirées de beuveries, des rencontres, un mariage peu conventionnel, des mots plus hauts qu'l'autre, des claques dans la gueule, des choppes qui volent, des bouteilles cassées, chef de section, bardiche, hache, des rires, des engueulades, un groupe, il est l'heure, les têtes de mules, un combat, Saumur, motivation, En avant!, bing, comptage des hommes, Pator ouf!, moins quatre, déception, frustration, retraite, feu de camp, tirage de bout, poilade, tristesse, retour, Chinon, blagues pourries, calme, désertion, fin, adieux... ou peut-être pas.

Assise au bord de l'eau, les pieds se balançant douc'ment créant quelques vagues, son visage se sera assombri quelques instants, pas tout à fait une nostalgie qui n'a lieu d'être encore, peut-être cette bonne vieille mélancolie dont elle ne parviendra jamais à se défaire, c'est la voix d'son vieux qui lui fait regagner son sourire, pas tout à fait le même que plus tôt mais il retrouve son naturel peu à peu.

Je vois que tu te prépares pour une autre journée pleine d'action!
Elle devine son air moqueur, une main qui vient lui caresser la joue pour qu'ensuite deux bras la soulèvent par les aisselles, ses pieds nus regagnent le sol et Pator lui tourne le dos, et tape dessus.
Allez monte! C'est jour de paie! On va chercher nos soldes!
Grand sourire et Hul ne se fait prier sautant sans ménagement sur sa monture, manquant de l'étrangler au passage.
T'as raison! J'ai pas bien compris c't'histoire de coq au vin, mais pour les soldes, pas d'soucis! Qu'ils croient pas qu'une bouteille de malt suffira pour plus d'un mois dans c'te pat'lin!
Amour tu peux m'refiler mon sac et les armes?

Non mais c'est pas vrai! Tu pouvais pas y penser avant de monter? Hum... je suis sûr que tu y a pensé en fait... Tu sais quoi? T'as un mauvais fond.

[Le tente des soldes]

C'est donc à dos de son bel étalon à la chevelure blonde, d'un certain âge mais dont la carrure et la vigueur n'étaient pas à douter, qu'Hul arriva d'vant la grande tente, la bardiche et la hache prêtées par Astana flanquées sur son épaule droite, son gros sac sur la gauche, tente où elle reconnut quelques voix familières. Elle en écarta un pan et baissa la tête afin d'pouvoir passer à l'intérieur et regagner la troupe ainsi réunie.
B'jour compagnons!
Parait qu'on a droit à une récompense. C't'une médaille? Une décoration? Ou mieux d'l'argent!

Hulrika toujours sur son dos, Pator pensa qu'il avait bien de la chance qu'elle l'aime autant. C'est vrai, il était là avec elle, dans la tente, alors qu'elle aurait pu le laisser dehors avec un seau d'avoine... Il piaffa un peu en attendant qu'elle mette pied à terre, essayant d'avoir aussi fière allure qu'il était nécessaire en la circonstance.

[HRP]Ecrit avec JDPator[/HRP]
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Aloan
Clop... clop... clop... faisaient les deux béquilles.

Le rabat de la tente laissa passer une touffe de cheveux châtains clairs et par en-dessous, une gueule plutôt mal en point.
Première fois qu'il pénétrait dans la tente de l'Irlandais. D'un regard il zieuta la file d'attente qui s'allongeait devant lui. Etrangement c'était toujours au moment du retrait des soldes que ça se bousculait au portillon.

Attendant patiemment son tour, Aloan s'approcha enfin de la table derrière laquelle trônait Finn. Il avait les traits tirés et on sentait que toute cette histoire lui laissait un goût amer en bouche au même titre que les autres.


- Bon... ben je viens chercher ma solde. Celle de mon frère aussi, parce qu'il peut pas bouger de son lit pour le moment...

Tandis qu'on barrait son nom sur la liste ainsi que celui d'Equemont, il regarda les autres en train de boire. Pour mieux oublier?
Aloan ne risquait pas de l'oublier sa première bataille en tout cas. Sa jambe droite se chargeait bien de la lui rappeler à chaque pas qu'il faisait. Et son épaule gauche. Sans compter cette cicatrice horrible à la hauteur de l'aine.

Il contempla les écus devant lui, sembla hésiter un instant avant de les empocher.
Il ne pouvait pas dire qu'il avait tout détesté dans cette aventure. Certes il avait passablement râlé, mais il avait aussi appris beaucoup de choses sur lui, sur les autres.


- A une prochaine, alors... je suppose. finit-il par dire en tendant sa pogne à l'Irlandais.

Puis il ramassa son dû et tourna ses cannes en direction de la sortie. C'est alors qu'il avisa la présence du chef de guerre parmi les assoiffés. Se rapprochant du petit groupe, il dit:


- Vous allez enfin pouvoir dormir sur vos deux oreilles, maintenant. Je remballe mes casseroles avec le reste.

Oh et puis après tout. Il avait bien mérité de goûter à ce breuvage exotique lui aussi. Il n'y a que les imbéciles qui ne changent jamais d'avis.
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