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[RP] Dans une prochaine vie, papa, j’aimerais...

Ariane_
... te reprendre comme père.*
*Citation de Bernard Werber


Dans une petite ville Languedocienne où elle avait trouvé refuge après être sortie du couvent, Ariane se construisait petit à petit sa vie. Et comme toute vie, elle était faite d’espoir, d’attente, d’espérance, de surprise, de franches rigolades mais aussi d’échecs et de déceptions. Son passé, la Brune avait fini par l’enfermer dans un coin de sa tête jusqu’à presque l’oublier totalement.

Pourtant, depuis des semaines la petite Norfienne réfléchissait à l’éventualité de reprendre contact avec son père. Ce matin-là, elle avait donc décidé de passer une partie de son temps devant un parchemin afin de lui écrire. Seulement, un gros problème se présentait à elle. Quoi lui raconter ? Quelques vélins étaient déjà roulés en boule, soit sur le comptoir de la taverne, soit à ses pieds. Les mots qu’elle avait réussi à coucher n’étaient que représentatif de la colère qu’elle pouvait ressentir envers sa famille. Hors ce n’était pas pour lui cracher son venin au visage qu’elle voulait reprendre contact. Elle fit une nouvelle tentative, après que les ébènes se soient posées sur le clocher de l’église.


Citation:
Cher Père,

Cette missive doit sans doute vous surprendre surtout après mon départ du Berry. Pour être honnête, je ne pensais pas vous contacter si tôt. Mais il y a certains évènements qui font que, même fâchée, il est important pour une fille de prévenir son père.

Tout d’abord, je souhaitais vous rassurer - si besoin est - sur le fait que je vais bien, et même très bien. J’ai trouvé des personnes qui m’apprécient pour ce que je suis, et qui veillent sur moi. Parfois même un peu trop. Je suis un peu impliquée aussi, dans la ville dans laquelle j’ai élu domicile. Rien de bien folichon, histoire de rester loin de la politique qui m’ennuie vite, sans vouloir vous froisser. Je suis également investit, dans une Province Ecclésiastique.
Je partage également depuis plus d’un an, la vie d’un homme formidable. Il se prénomme Vigghelm. Et nous attendons tous les deux, depuis plusieurs mois, un heureux évènement. Je ne sais pas si la nouvelle vous enchantera, mais j’estime que vous étiez en droit de le savoir.

Enfin, j’espère que vous vous portez bien, ainsi que reste de la famille.

Prenez soin de vous.

Ariane.


Elle roula le feuillet et le l'attacha à la patte d'un pigeon, se demandant encore si elle avait eu bien fait, de s'écouter.
_________________
Alleaume
[ Castel de Maintenon, le 9 juin de l'an de Paques 1461 ]

* La journée était maussade en Berry, le vent s'abattait sur le Duché d'une manière violente, et des cordes de pluies allaient sans doute noyer quelques champs.. Alleaume était enfermé dans ses appartements, il regardait à travers les vitres le ciel se défoule en ce jour du Seigneur..
Alleaume avait beaucoup à faire depuis quelques temps, ils avaient décidés de rendre le Duché beaucoup plus acceuillant, cela demandait du temps à consacrer aux animations, à l'écriture de diverse lettres. En parlant de lettres, voila que quelqu'un tapait à sa porte, trois petit coups.. *


Entrez !

* La porte s'ouvrit immédiatement, et un de ses serviteurs entra dans la pièce. *

Votre Grâce, votre courrier vient d'arriver, vous avez là une lettre de Yoldur, de Corentin votre fils, et... De.. De votre fille, mon Duc !

* Quoi ? Avait-il bien entendu de ses oreilles ? Sa fille lui écrivait après autant de temps passé sans s'adresser le moindre mots, il ne savait même pas ce qu'elle faisait, il se leva d'un bond, et attrapa la lettre afin d'en faire lecture. *

Norf de norf.

* C'était les seuls mots qu'il avait réussit à sortir de sa bouche, il attrapa sa plume, un vélin. Congédia le serviteur, et s'entreprit de répondre à sa fille..*7


Citation:
Mon enfant,

Il est des nouvelles que je n'attendais plus depuis fort longtemps. Nous nous étions quittés en trop mauvais termes pour que je puisse faire le premier pas, tant ma colère et ma déception était forte..

Cependant de l'eau à passée sous les ponts depuis.. Et j'estime que nous pourrions reprendre contacte, et voir revenir dans le Berry avec toute la famille... Corentin va bien, il a passé 9 mois à la tête de la Mairie de Sancerre.. Il est jeune et douté.. J'en ai aussi fais mon vassal, afin qu'il puisse apprendre à gérer son domaine..

Quant à Yoldur, toujours son rêve de devenir Chevalier, il c'est engagé à l'ost pour le moment.. Et mon frère et ma soeur vont toujours aussi bien..

Je suis fort content que tu es avec quelqu'un, et que tu attends un heureux évènements... mais.. L'as tu fais après le sacrement du mariage ? Tu sais ce que cela veut dire sinon...!
Que fait cet homme dans la vie ?

Et toi racontes moi un peu ta vie ? Tu m'as dis que tu étais dans les ordres ?

Je suis heureux que vous ayez prit de mes nouvelles, et j'aimerai tant revoir ton visage.

Alleaume de Niraco,
ton père


_________________
Ariane_
Depuis qu’elle avait envoyé sa lettre, elle ne pensait plus qu’à celle-ci. Elle avait beau dire à Vig qu’elle n’attendait rien, la réalité était toute autre. Mais, elle était trop fière pour l’admettre. Faire le premier pas, n’était pas facile. Et lorsqu’Ariane vit le scel qu’il y avait sur l’enveloppe qu’elle avait reçu, une pointe d’appréhension prit possession d’elle, autant que l’impatience et le soulagement de voir son père lui répondre. Elle parcouru rapidement la lettre… Norf ! C’est qu’il la ferait culpabiliser en plus ! Mais force était de constater qu’elle était ravie d’avoir de leurs nouvelles. Lors de sa réponse, elle tenta donc de se faire moins glaciale, même si au fond la petite Brune savait que la distance qu’elle avait imposé à tous ne pourrait pas disparaitre un minimum tant qu’ils ne se verraient pas de visu.

Citation:
Cher Père,

Je suis contente d’avoir de vos nouvelles.

Ce n’est pas vraiment conseillé dans mon état, ma grossesse étant normalement presque à terme, mais je puis vous proposer de venir vous voir dans les jours à venir. Accompagnée de Vigghelm, bien évidemment. Mon parrain me tire les oreilles de prendre la route maintenant, mais j’aimerais qu’on puisse se rencontrer avant l’arrivée du bébé. Et puis qui sait, peut-être que je serais plus en mesure de comprendre vos choix de l’époque, qui je l'avoue, m’échappent toujours.

Vigghelm est nordique et plus exactement Norvégien. Il est arrivé par hasard dans notre Royaume, suite au naufrage de son bateau. Il ne parlait pas un mot de françois à son arrivée. Je l’ai rencontré quelques mois après, à Béziers. Il était assez renfermé, et ne m’a même pas adressé la parole à notre première rencontre. Et il s’avère qu’en fait, c’est un homme vraiment attentionné envers les gens qu’il apprécie. Je ne pouvais pas espérer meilleur père pour mes enfants. Il me traite comme une vraie princesse. Bizarrement à la longue je ne deviens pas capricieuse. Je devrais peut-être y songer ! Sinon il fait divers travaux en ville, et économise un peu plus chaque jour afin de pouvoir ouvrir sa forge. J’espère que vous l’apprécierez.

Je suis en fait Grande Ordonnatrice des cérémonies pour la Province Ecclésiastique de Narbonne. Le nom du poste est un peu pompeux. En réalité, j'organise les diverses cérémonies pour lesquelles les fidèles et paroissiens viennent nous voir. Je les aide aussi dans leur démarche. J'aime beaucoup ce poste, cela me permet de rencontrer des personnes avec des profils différents. Et il est amusant de constater comme l'attitude de certains changent, lorsqu'ils sont dans la maison du Très-Haut. Je termine également mon séminaire. Enfin cela traine un peu depuis trois mois mais j'en suis à la dernière ligne droite. Le doyen semble trouver que je suis douée. C'est lui qui m'a proposé de passer mon diplôme de théologie. Il envisage même de me faire professeur de pastorale ou de séminaire ensuite. Il a plus ou moins parlé également de me proposer de devenir une sorte de diaconesse ambulante, afin de palier temporairement aux absences des officiants.

9 mois consécutifs à la marie ? Eh bien, Corentin à la santé ! J’espère toutefois qu’il aura su se préserver. J’observe beaucoup la politique Languedocienne et voit certains de mes amis changer à mesure que les mandats avancent, tant la bataille semble rude parfois.

Yoldur et la Chevalerie… j’espère que l’Ost lui sera favorable. Compte-t-il intégrer un Ordre ? Et si oui, lequel et quand ? Le Berry a-t-il changé de vision sur ceux qui s’engagent dans cette voie ?

Et oui, comme vous pouvez le constater, je suis toujours aussi curieuse. D’ailleurs comment allez-vous ? Faites-vous toujours de la politique ? Avez-vous d’autres projets en cours ?

Je vous embrasse.
Ariane

_________________
Alleaume
[ Dans le parc du Castel de Maintenon, quelques jours plus tard ]

* Alleaume se promenait dans le parc avec son fils Yoldur, ils avaient besoin de discuter ensemble.. Le Duc n'avait pas beaucoup aimé le voir partir en mission si vite, alors qu'il n'avait point la force nécessaire.. Il avait eu peur pour lui, pour sur ! Il lui avait même écrit une à deux lettres par jours !
Son fils lui disait qu'il voulait devenir un Chevalier " comme Seigneur Geoffroy ", Alleaume eu un léger sourire à ce qu'il disait. Yoldur prenait Geoffroy comme un modèle, et il avait bien raison de le faire, c'était une personne humble et qui était prêt a tout pour sauver les autres..

Lors de la balade, un serviteur fit signe à son maitre qu'il y avait une lettre pour lui. Le Duc attrapa alors la lettre et commença a la lire avec attention, sa fille lui avait redonné des nouvelles ! Lui qui pensait qu'elle ne voulait qu'un échange platonique, il n'en était rien ! Il attrapa la plume, après s'être confortablement installé, et la trempa dans son encre noir, afin de commencer à gratter sur le vélin *


Citation:
Ma fille,

se serait avec plaisir que je vous inviterai en Berry, en mon domaine, le grand Duché d'Argenton. Vous verrez c'est tellement beau, chic, cela nous change de la villa de June que nous avions au abord de Castelroux..
Mais bon, je n'ai rien demandé quand à l'octroie de ce fief, il semble que mes mérites ont été reconnus par mes anciens sujets et par mes pairs.

Si vous êtes bien avec cet homme, c'est le principal, j'espère pouvoir le rencontrer lui aussi, si vus veniez ensemble en Berry, nous pourrions enterrer le passé et regarder vers l'avenir..

Vous avez bien raison ma fille, je ne m'étonnais pas que les ordres vous plaisaient, étant donné que vous étiez en couvent.. Puissiez vous continuer à servir notre Seigneur tout puissant...

Corentin... Il a l'air assez miné par sa défaite, après 9 mois a la mairie, il a ramassé une bonne gamelle, je ne le vois peu, tu connais ton frère, toujours si distant lorsqu'il faut parler de chose sérieuse... J'espère simplement qu'il ne vit pas ça comme une défaite personnel..
Je pense que Yoldur serait interessé pour devenir un Templier, il n'a pas encore d'idée arrêtésur la question, mais je vois bien que cela le travail.

Me concernant cela va très bien.. J'ai été Duc de Berry pendant trois mandats, je ne sais pas si vous le saviez, mais les gens ici adore votre père en grande majorité, et il est respecté pour ses connaissances, son expérience et aussi son volontarisme. Après une bonne année sabatique, je me suis remis a la politique depuis deux mois..

Concernant d'autres projets.. Je souhaite créer une compagnie franche.. Enfin, rien n'est encore sur..

Je vous embrasse ma fille, du monde arrive, pour votre père

Alleaume de Niraco


* Une fois la lettre terminée, le Duc la plia et la recouvrit du scel d'Argenton, de gueules, bien entendu ! Cette lettre ne devait être lu par personne d'autres hormis sa fille. Il appela alors un messager afin de prendre en charge le courrier. *
_________________
Ariane_
[Béziers, Languedoc]

La discussion allait bon train entre le parrain et sa filleule dans le bureau de ce dernier. Pas en état de voyager, j’t’en ficherais ! Il lui restait encore un mois. Têtue comme une mule, la Brune ne voulait entendre ses mots, même si dans le fond elle savait pertinemment qu’il avait raison. Mais l’instinct maternel qui s’était réveillé en elle lui faisait ressentir cette envie de revoir son père avant l’accouchement. Au cours de sa grossesse, Ariane avait compris certaines choses. Alors même si elle devait beaucoup au moustachu, dont son surnom de petite Norfienne, il n’en restait pas moins que le Berry devait être rapidement dans son champ de vision. A contre cœur, elle avait donc fini par accepter de voyager en voiture et sous bonne escorte. Pourtant il devrait savoir que tant que son Nordique était dans les parages, rien ne pouvait lui arriver. Toutefois, elle tint une légère petite vengeance en voyant le voiturier quelque peu en difficulté pour charger toutes leurs affaires. Comme quoi, la petite Norfienne savait être prévoyante quand elle l’avait décidé…
Vigghelm quant à lui avait été des plus conciliants et silencieux depuis leur départ. Elle pouvait lire en lui la nervosité qui le gagnait à l’idée de rencontrer sa famille. Ariane glissa une main doucement dans la sienne


Ne t’inquiètes pas min Anselig, tout va bien se passer.

Du moins l’espérait-elle. C’est qu’elle avait subtilement oublié de répondre à une des questions de son père. Mais les échanges étaient eux rassurant. Au pire des cas, elle tenterait un de ses regards de chien battu qu’elle faisait quand ça chauffait trop pour son matricule afin de l’amadouer. Chipie la Norfienne ? Certains vous direz que c’est probablement son deuxième prénom.

Tandis que les paysages défilaient, Ariane relisait la dernière missive de son père. Notamment le passage sur ses frères et le comportement que de Corentin. Si la défaite avait été si cuisante, elle ne pouvait que comprendre le fait qu’il décide de s’enfermer dans une bulle. Elle-même le faisait. Et l’indécision de Yoldur… Mon dieu, cela lui rappelait aussi des souvenirs. Finalement la Brune était rassurée de voir que ses frères semblaient lui ressembler plus qu’elle n’aurait pu l’imaginer. L’année sabbatique de son père en politique l’inquiéta. L’histoire de la compagnie franche lui fit froncer les sourcils.
La réflexion se stoppa là, la destination de leur voyage se faisant voir.


Regarde min Eskelde, c’est ici que se trouve ma famille.

Et lorsqu’ils furent près des herses, elle s’adressa au garde.

Adissiatz Messer. Pourriez-vous annoncer à Sa Grâce d’Argenton que sa fille est arrivée.

Ou comment faire monter la pression d’un cran d’un coup d’un seul.

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Vigghelm
L’idée du voyage ne perturbait pas réellement le marin, il était souvent souriant a l’évocation de cette petite rencontre avec la famille de sa compagne, même si un petit malaise faisait son apparition quand le nordique imaginait la rencontre avec son beau-père. Les deux avaient déjà eu quelques conversations a son sujet, et savoir qu’il s’agissait d’un Noble troublait le marin qui ne savait pas réellement comment se tenir, s’habiller ou voir même parler pour éviter d’ennuyer le futur beau-père.

Décidant de jouer le tout pour le tout, Vigg s’était habillé d’une manière assez élégante, mais pas trop pompeuse, une chemise, un col décoré de symboles de son pays et ces gantelets qui lui étaient cher. Son épée a sa ceinture, les bottes correctement nettoyées et cirées pour l’occasion. Il avait même taillé sa barbe avec plus de précaution que d’habitude et avait décoré ses tempes de deux longues nattes, se faisant beau ou du moins, comme le beau étais perçu dans son pays natal. Durant tout le voyage, il avait été silencieux, un peu comme absent, anticipant la réaction du père de son aimée quand il découvrirait que son genre étais un marin du grand nord et encore plus quand il allait devoir expliquer la raison pour laquelle un scandinave se trouvait en France.

Tiré de ses inquiétudes muettes par une douce main, il répondit a sa Norfienne par un sourire tendre. Oui, tout allait surement bien se passer, enfin, espérait-il. Du moins, le voyage avait été agréable et sans aucune interruption.

- Regarde min Eskelde, c’est ici que se trouve ma famille.

Vigghelm haussa les sourcils en découvrant la demeure familiale de la brune et déglutit discrètement, intimidé et angoissé a la fois. Une résidence ducale, ce n’étais pas rien et encore moins pour un homme qui n’avait connu que des ports pendant presque sept ans de sa vie.
La confrontation, si on peut l’appeler ainsi, n’allait plus tarder, le Nordique montrait quelques rares signes d’inquiétudes et lorsqu’ils pénètrent dans l’enceinte de la demeure, Vigghelm ne trouva pour réconfort que la main de sa promise qu’il serra, pour la rassurer mais aussi pour se rassurer. Il marmonna quelque chose dans sa langue natale, ce qui attira l’attention de sa brune.


- J’espère que tout va bien se passer min vakre.
Alleaume
* Tout avait été vite ses derniers jours, il n'avait pas eu une minute à lui,presque une dizaine de procès à gérer, tout ça parce que des gens venaient au Conseil pour glander, au lieu de laisser la place à des gens qui en veulent vraiment.. Il n'y avait rien qui l'agacait de plus, si on ne pouvait pas assumer une charge la démission était la seule des solutions !
Mais bon à quoi bon.. Autant rester commee une moule accrochée au rocher !
Il avait quelque chose dont-il était fier, c'est d'avoir procédé aux annoblissements de quelques personnes envers qui il avait de l'estime, le jeune Cesar Farnese, un jeune homme destiné à un avenir important, Maxence, son filleul qu'il aimait comme ses fils, Geoffroy, l'ami et dévoué, celui qui est la pardessus tout, et puis son fils, sa fierté, Corentin..

Il n'avait pas encore fait annoblir Yoldur, il voulait qu'il apprenne à s'intégrer un peu plus dans la cité, et qu'il réalise certaines choses, peu importe qu'il veuille faire de la politique ou être chevalier, dans tout les cas il ferait tout pour l'aider, quelque soit la décision qui était la siene... Il avait assez fait l'erreur avec Ariane. Le regrettait-il ? Certainement.. Mais etait il prêt à le lui dire à elle ? Il n'en savait que trop rien, et puis pour un face à face il faudrait qu'elle soit ici, ou Alleaume là bas !
Lui en tout cas était bien ici, enfermé dans son bureau de la grande tour, il écrivait le réquisitoire dans le procès Arhiana.. Posé sur son bureau, une bonne bug qu'il dégustait tout en grattant sur le vélin ce qu'il allait dire lors de l'audience, il n'allait d'ailleurs pas mâcher ses mots, car elle avait lourdement fauté en entrant dans la ville se soir là.

Il avait décidé le bannissement,car il en avait marre de ses propos digne de la sorcellerie, d'ailleurs il pensait demander une enquête de l'inquisition,car il yavait des choses louches dans les propos qu'elle tenait ! Toutes personnes normalement constituer ne pouvait pas le nier. C'est pour cela qu'il décida d'écrire au Père Bender.. C'était un homme sage et il le savait être professionnel.. Il allait quitter son travail de procureur, pour écrire une lettre au Cardinal, lorsqu'il en fût empêché par quelques coups sur la porte, auxquels il répondit par un entrée ! *


Votre Grâce..Je ne sais comment vous dire.. Votre fille et son compagnon sont ici, venu vous rendre visite.

Ma fille ? Ariane ? Êtes vous sur de ce que vous dites ? Je n'ai point revu ma fille depuis.. depuis... Roh et merde ! Va donc les quérir si ils sont vraiment là, ne reste pas ainsi dans le pas de la porte !

* Sa fille ? Norf de Norf, ça c'était la meilleure de l'année, il se demandait comment ça allait se passer avec le passé houleux qu'ils avaient eu ensemble, mais il fallait pardonner, c'était la base de la religion qu'ils partagaient. Il se posa contre le coin de la table du bureau, légèrement anxieux de la scène qui allait avoir lieu. *
_________________
Ariane_
La grille avait été franchie, et on les invita à patienter pour savoir si le Maitre des lieux pouvait les recevoir. C’est vrai qu’elle avait précisé qu’ils viendraient mais qu’elle n’avait pas fixé de jour précis. Sa spontanéité risquait de lui jouer des tours. Surtout qu’en Languedoc, la petite poignée de personnes auprès de qui elle était proche, entretenaient ce trait de caractère là.

Ses ébènes se posèrent sur son Nordique qui semblait toujours plus anxieux. Sa main serra un peu plus la sienne. Et bien que l’attente fût des plus brèves, pour la Norfienne cela sembla une éternité. Lorsque le verdict tomba, ce n’était pas du soulagement mais bien de la panique qui pouvait se lire en elle. Ariane n’avait pas préparé ce qu’elle allait dire à son père. Comment aurait-elle pu d’ailleurs ? La petite Norfienne s’avait qu’ils s’en voulaient mutuellement alors qu’à une époque ils furent si proche, juste avant… un bon coup dans le ventre la fit sursauter. Elle posa ses mains sur la forme épanouie de son ventre et sourit doucement.


J’en connais un qui semble déjà bien agité.

Elle regarde amusée, Vigghelm. Puis leur accompagnateur leur indiqua que le Duc se trouvait derrière la porte à laquelle ils faisaient faces maintenant. Ariane le remercia. Grand inspiration avant de frapper sur la porte, fébrile. Et lorsque l’invitation à entrer fut entendu, la Brune tourna la poignée et entra timidement.

Bonjour Père. J’espère qu’on ne vous dérange pas ?


Ben tiens Ariane, c'est bien connu que les gens vous disent d'entrer dans leur demeure quand justement ils n'ont pas envie de vous voir. Tsss.

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Alleaume
* Le face à face lui fit garder le silence quelquers minutes. A vrai dire, le Duc d'Argenton n'avait pas vu sa fille depuis des années, de longues années. Et là voila qui se trouvait devant lui, sans même lui avoir envoyé une lettre pour le prévenir.. Si ce n'était les deux lettres qu'elle lui avait envoyé il y a peu. Mais elle n'avait jamais émis le souhait explicitement de venir ici voir Alleaume.
Enfin.. Maintenant que cela été fait, il n'allait pas lui dire de partir et de rentrer d'où elle venait. Il avait une forte fierté mais pas au point de renier un des siens.

Il avança alors en direction de sa fille, et la prit dans ses bras quelques secondes, puis il sera la poigne de l'homme se trouvant avec elle, qui était son.. compagnon. Il ne le connaissait pas, mais le Duc était quelques peu sceptique, et il voulait mieux le connaitre avant de donner son approbation.. Même si Alleaume se doutait que son avis soit pour ou contre, elle s'en ficherait et ferait ce que son coeur lui dirait de faire, et dans un sens elle aurait bien raison.
Alleaume n'aurait pas aimé que ses parents lui dicte sa conduite, mais il le faisait pour le bien de ses enfants, l'amour ne dure que trois ans, tout au plus.. Il fallait donc mieux se constituer un bon parti, plutôt que de tout perdre par amour..

Il brisa enfin le silence. *


Ma fille, je suis vraiment heureux de te voir après tout ce temps passé loin l'un de l'autre.. Et je vois que tu ne viens pas seul, bonjour à vous aussi. Et bienvenue dans notre Château de Maintenon sis en notre Duché d'Argenton. Vous avez fait bonne route ? C'est que ce n'est pas tout prêt depuis le Languedoc.. Tout de même !

* Il se demandait bien, combien de temps allaient-ils rester ici, ou alors avaient-ils l'intention de s'installer dans les alentours ? Il n'en savait encore rien, mais ce promis de poser la question un peu plus tard. Le Duc aurait aimé tellement centraliser sa famille dans le même Duché, il avait du mal avec Horan son frère, il était partit depuis plusieurs mois en Angletterre... Pour faire on ne sait quoi ! Mansart lui, avait quitté la Bourgogne pour rejoindre le Berry. Yoldur, Alban et Cyo étaient toujours en Berry avec le père. Finalement.. Il ne manquait qu'elle et son homme. *

Ariane, aurons nous le plaisir de te voir séjourner ici ? Tes frères aimeraient te voir je pense depuis le temps.. Ton frère Corentin est à Sancerre, il vit dans la garnison de la Compagnie des Renards.. Yoldur Et Alban vivent dans notre villa de Castelroux.. Te souviens tu? Celle aux abords de la ville !J'y séjourne aussi assez souvent.. Je pense même que pour l'équilibre tu.. Enfin vous devriez songés à venir vivre ici je pense.

Le Berry est la terre que j'ai choisis pour que notre famille s'y implante et fasse parti des générations futures..


* Cette terre était la seule qu'il voulait voir avant sa mort, ayant beaucoup voyagés, dans des Provinces aux moeurs différentes, le Berry était la seule où il se sentait vraiment chez lui, même s'il ne l'étair pas, comme feu George_Aristote lui faisait comprendre en le traitant tel un chien batard. Heureusement que les Berrichons n'avaient pas ce comportement.. Il se sentait bien ici, et il voulait que sa fille partage ce bonheur.. Surtout qu'il serait bientôt grand-père... Norf de Norf ! *
_________________
Vigghelm
Anxieux, rongé par le stress et l’inquiétude. Vigghelm bouillait intérieurement, a un tel point que son visage avait désormais autant d’expressivité qu’un bloc de marbre et presque la même couleur. Figé dans une expression de fausse neutralité qui ne fut brisée que par la taquine remarque de sa compagne qui lui arracha un doux sourire malgré une goute coula sur sa tempe. Les mains moites et d’un froid assez surprenant, l’anxiété ayant des effets assez particuliers sur le marin.

Qui sait combien de temps le couple avait patienté au seuil de la pièce dans laquelle se trouvait le duc, le temps s’écoulait avec lenteur, a un tel point que cet instant semblait infini. Le marin aurais pu vivre mille vies tant le temps semblait long. Cependant, il eut tout le temps nécessaire pour réfléchir a une manière de se présenter au père de sa compagne. Répétant en boucle une phrase apprise presque par cœur, corrigée a chacune de ses fautes par Ariane qui souriait en le regardant faire des efforts pour parler le mieux possible cette langue qu’il avait appris sur le tas.


- Bonjour a vous monsieur… Monseigneur tu croire je devoir dire min Vakre ? Je pas… Je ne sais pas comment parler a ce genre d’hommes. Je suis marin après tout.

Il pianota des doigts sur sa cuisse, regardant toujours cette porte qui ressemblais de plus en plus a un huis pour le marin. A vrais dire, tout le faste de cette demeure étais assez oppressant pour lui qui aimais bien la simplicité.

La porte finit par s’ouvrir et dévoila le père d’Ariane et en toute franchise… Vigghelm l’imaginait… Plus grand, plus barbu peut-être, en tout cas pas comme ça. Surement des restes de sa jeunesse dans son pays natal. Après qu’Alleaume ait enlacé sa fille, il tendit la main en guise de présentation. Les deux hommes semblaient se juger un peu, Vigghelm penchant légèrement la tête sur le côté en le dévisageant assez intensément. Se rendant compte de ce qui pouvait être perçu comme une impolitesse ou un manque de délicatesse, il bafouilla quelque chose dans sa langue natale.

Il écouta attentivement son beau-père avec un certain intérêt, mais se renfrogna légèrement quand il émit la possibilité de vivre ici avec eux. L’idée ne lui plaisait pas, ça se lisait sur son visage, croisant les bras, le marin tourna la tête vers son aimée, comme si il désirait son avis avant de se prononcer.
Ariane_
On dit Votre Grasce pour un Duc, min Anselig. Mais j’espère bien qu’il saura rester simple.

Ça avait été les derniers mots avant qu’elle n’ouvre la porte pour découvrir enfin le visage du patriarche. La surprise pouvait se lire sur son visage. Pour un peu Ariane aurait même cru y déceler un peu de mécontentement. Elle commença donc à déchanter, malgré l’étreinte paternelle. Cependant, ne voulant pas faire la même erreur que par le passé, la Brune décida de rester sereine pour l’heure.

Je suis heureuse de vous revoir également, Père. Je vous présente Vigghelm, l’homme qui illumine chaque jour ma vie et le futur père de mon enfant.

Elle sourit, se décalant de quelques pas pour se mettre à côté du Nordique. Elle regarda les deux hommes se dévisager. Bon si jamais ça tournait vraiment mal, elle pourrait faire mine d’accoucher. Après tout, celui-ci ne devrait plus tarder.

Nous allons rester un peu oui. Mais ne vous inquiétez pas, n’ayant pas réellement prévue de notre arrivée, nous séjournerons dans une auberge non loin d’ici.

Et Norf ! La phrase à peine terminé son père tirait déjà des plans sur la comète et lui demandait de venir s’installer à nouveau en Berry. Il ne perdait décidemment pas le nord. Ses ébènes se posèrent un instant sur Vig et elle put lire sans aucune difficulté ce que cette perspective provoquait chez lui. Elle lui sourit lorsqu’elle croisa son regard, puis se reconcentra sur Alleaume.

Avant d’envisager un retour sur ma terre natale, peut-être qu’il sera bon de s’assurer que nous soyons toujours capable de vivre au même endroit vous et moi. Ne croyez-vous pas ? Si cela vous va, nous allons rester quelques jours pour que nous puissions voir toute la famille. Peut-être aussi que ce séjour me fera comprendre ce qui m’échappe encore sur mon enfance et sur certains de vos choix. Mais je ne veux pas revenir m’installer ici, si Vig est d’accord, pour qu’on me fasse sentir constamment que j’ai osé quitter le clan familial.

Le ton était resté doux malgré le sujet sensible. Machinalement elle se rapprocha de son Brun en attendant le verdict paternel.

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