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[RP] Cérémonie d'allégeance, Septembre 1461

Arthurdayne
La cérémonie se poursuivit avec un anoblissement. Auvergne appela Miss Anne, qui ploya le genou. Arthur enchaîna sur les propos d'Auvergne.

Miss Anne, acceptez-vous ce jour de devenir vassale de la Couronne du Bourbonnais-Auvergne par l'octroi, en fief de mérite, de la seigneurie de Cheylade? Jurez-vous par là-même allégeance au Trône ducal, dont nous sommes le provisoire occupant?

Il attendit la réponse de la jeune femme.
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"Je vivais à l'écart de la place publique
Serein, contemplatif, ténébreux, bucolique."
Noeline
Des jours et des jours que Noeline croupissait dans une cellule froide et humide du monastère de Clermont.
Des jours qu'elle méditait sur ... elle ne savait même plus quoi a vrai dire.

Le matin même alors qu'elle allait comme tous les jours vaquer aux tâches simple d'une recluse, Noeline vit une mésange se poser sur le bord de sa fenêtre. Une mésange qu'elle reconnu aussitôt et qui suffit à lui redonner le sourire et surtout l'envie de revenir parmi les vivants.

Remerciant au passage la mère supérieure pour son accueil, la Vicomtesse fila dans les couloirs gris et paya grassement un manant qui faisant l'aumône devant la porte du couvent pour porter ses malles, parce que même cloitrée, la Nono n'en restait pas moins coquette.

Le garde de Challiers faillit faire une syncope en la voyant arriver telle une tornade mais elle trouva une demeure ... vide !

Grands dieux Dame Noeline, ils sont tous à Clermont ! C'est l'allégeance, Messire Fabien est là bas, il ne vous attendait plus vous savez ...

Gloops l'allégeance ... il y a un nouveau Duc ? Duchesse ?

Parée dans une robe assortie à ses yeux d'azur la blonde Challieroise arriva dans la salle des cérémonies en pleine allégeance à Arthur Dayne. Une dame qu'elle ne reconnu pas, recevant un titre à l'instant même.

Ah ! tiens qui l'eut cru, Arthur Dayne ...

Se glissant parmi les nobles présents sourire aux lèvres, elle repera de dos son époux. Elle saluerait ultérieurement.
Elle alla se glisser derrière lui et lui caressant doucement la nuque elle lui chuchota :

Bonjour mon Vicomte, me voici de retour. M'attendais tu pour prêter allégeance par hasard ?

Son visage rayonnait en découvrant l'air incrédule de son époux, pour une fois c'est elle qui avait réussi un effet de surprise.
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Miss_anne
Toujours le genou ployé son regard se retourna sur le duc.

Nous Miss_Anne acceptons ce jour de devenir vassale de la couronne du Bourbonnais Auvergne !

Prononce les mots qu'elle avait entendus toutes la journée

Nous, Miss_Anne, nous vous reconnaissons, vous, Arthur Dayne, Duc du Bourbonnais-Auvergne

Nous vous jurons fidélité (obsequium), aides et services armés (auxilium) et conseil (consilium).

Que si un conflit venait vous opposer vous, Arthur Dayne, à un tiers, nous prendrions cause pour vous.
Que si un conflit venait vous opposer vous, Arthur Dayne, à Sa Majesté le Roy de France, nous prendrions cause pour lui.


A cet instant elle aurait voulu croiser quelques regards, juste pour savoir si elle avait dit comme il faut, ou s'il fallait accepter où toutes les autres questions que l'on pourrait se poser à ce moment la, restait plus qu'a attendre une réponse du duc
Arthurdayne
Les mots avaient été dits, et judicieusement dits. A Arthur désormais de confirmer l'anoblissement.

Miss Anne, nous acceptons ce jour votre allégeance pour les terres de Cheylade. Nous vous reconnaissons vassale de la Couronne ducale, et vous garantissons de ce fait protection, justice et subsistance pour vous et les terres dont vous avez reçu l'octroi.

Debout, genou un peu récalcitrant, mais qui tint bon tout de même, Arthur alla aider Miss Anne à se relever. Agenouillée roturière, elle se relevait noble, par la seule volonté du pouvoir ducal et de la Hérauderie, par quelques mots performatifs. Etrangeté qui ne cessait d'étonner Arthur...

L'accolade vassalique vint sceller pour de bon le lien nouvellement noué entre Miss Anne et le Trône ducal. Quelques mots à l'oreille de la nouvelle anoblie, visiblement un peu angoissée par l'instant.


Vous avez été parfaite, une allégeance dans les règles de l'art... Je sais par les nombreux échos que j'ai eu à votre propos que vous serez digne de ce titre qui vous a été octroyé. Toutes mes félicitations, Miss Anne, Dame de Cheylade.

Et hop, retour à la case Trône.
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"Je vivais à l'écart de la place publique
Serein, contemplatif, ténébreux, bucolique."
Fabien74
Mais c'est qu'il parle bien, le gamin! Lors que l'allégeance de la baronne Legowen prenait fin, le jeune fils du seigneur d'Epalais, son vassal et ami, s'approcha du vicomte et prît les nouvelles de circonstance. En réalité le Hérisson ne connaissait que bien peu le damoiseau, ne l'ayant rencontré succinctement qu'à deux reprises au grand dam de son père, très certainement.

Mais que voici un bien élégant jeune seigneur!

Fabien posa les deux mains sur les épaules de l'enfant, qui se trouvait face à lui.

Ma foi le voyage a été ce qu'il a été, mes vieux os supportent de moins en moins les routes mal entretenues du duché! Mais dîtes-moi jeune homme, quel âge avez-vous et quelle est votre vocation?

C'est vrai ça, à quoi peuvent bien aspirer les jeunes d'aujourd'hui, à part baver sur les titres des anciens?

Attendant la réponse d'Alban, le vicomte se replongea dans le déroulement de la cérémonie. Son autre vassale, Natafael de Roserey, rejoignît le petit groupe. Après une accolade qui en disait long sur le passé amical des deux Aurillacois de coeur, il lui chuchota:


Ma très chère dame de Paslières, notre amitié ne date pas d'hier (haha), et je me fais une joie de te revoir!

Moultes minutes plus tard, lors qu'il se demandait s'il allait ou non intervenir pour prêter enfin allégeance, sentît une présence derrière lui. Le percepteur des impôts l'avait-il retrouvé? Non, palsambleu, c'était sa femme! L'air incrédule, l'homme fixa celle qui était son épouse et qui s'était retiré au couvent de longues semaines auparavant. Mortecouille, elle était encore plus belle que le jour de leur première rencontre: patinées par le temps, certaines femmes révélaient leur vraie beauté, c'était le cas de la vicomtesse d'Yssoire.

Ciel, ma femme! Par le Très-Haut, vous êtes splendide!

T'attendre? Mais à chaque seconde de mon existence! Je m'apprêtais juste à ployer le genou pour toi.
La preuve, je n'ai pas pris de maîtresse!

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Noeline
Que les retrouvailles ont du bon, le temps s'arrêta lorsque le Vicomte parla.
Noeline se rendit compte à cet instant combien elle n'avait que trop tarder à revenir vers les siens, vers lui.

T'attendre? Mais à chaque seconde de mon existence! Je m'apprêtais juste à ployer le genou pour toi.
La preuve, je n'ai pas pris de maîtresse!


La dernière phrase fit un drôle d'effet à Noeline, une maitresse ? ... diantre mais oui il aurait pu, les hommes avaient parfois moins d'hésitation, elle devrait s'en souvenir pour l'avenir.

Ahem bon puisque tu avais presque le genou à terre, alors allons y mon doux seigneur.

Une lueur taquine brilla dans ses yeux clairs lorsqu'elle lui attrapa le bras pour l'entrainer vers le Duc.

C'est ensemble que les époux DLFM s'agenouillèrent et s'inclinèrent afin de prononcer leur allégeance à Arthur Dayne

Nous, Noeline et Fabien de la Fléchère Marigny, nous vous reconnaissons, vous, Arthur Dayne, comme Duc du Bourbonnais-Auvergne

Nous vous jurons obsequium, auxilium etconsilium.

Si un conflit venait vous opposer vous, Arthur Dayne, à un tiers, nous prendrions cause pour vous.
Si un conflit venait vous opposer vous, Arthur Dayne, à Sa Majesté le Roy de France, nous prendrions cause pour lui.


Voilà c'était dit, ils restaient en attente de la réponse du Duc.
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Arthurdayne
Allégeance de couple. Voilà qui apportait une touche d'originalité supplémentaire à cette journée dont la fin était proche. Restait à savoir avec quel membre du binôme il devrait sceller le lien vassalique. Un seul? Les deux? Et quid de l'accolade ou du baiser? Une accolade pour Noeline, un baiser pour Fabien? Voilà qui ne manquerait pas de surprendre l'assemblée et les intéressés. Mais qui pourrait aussi être assez mal pris... Et le protocole ne laissait que peu de place à ce genre de facéties.

Dommage, il aurait bien aimé voir leur tête, si jamais...

La fatigue, sûrement, après cette longue journée éreintante, le faisait passablement délirer, là. A voir les deux genoux ployés, les deux têtes, inclinées, les deux voix, au diapason, Arthur avait presque l'impression de voir une seule entité devant lui. Il était une chose de certaine avec Fabien et Noëline, malgré les désaccords parfois flagrants qu'il avait pu avoir avec l'une, l'autre, ou les deux, c'était que leur couple était un exemple de longévité, dans un duché, et même un royaume, où les tavernes étaient peuplées de couples qui se faisaient, se défaisaient, se refaisaient, à l'endroit, à l'envers, ce qui déjouait le sens commun.

La complicité qu'ils donnaient à voir était plaisante, en tout cas.


Noeline et Fabien de la Fléchère Marigny, Vicomtes d'Yssoire et d'Hérisson, Seigneurs de Fayet-le-Château et de Challiers, Nous, Arthur Dayne, Duc du Bourbonnais-Auvergne par la grâce des urnes et la volonté du peuple, acceptons ce jour l'allégeance en tandem dont vous gratifiez ce jour l'assemblée ici présente. Nous vous garantissons en retour protection, justice et subsistance pour vous, votre famille, vos gens et les terres dont vous avez reçu l'octroi.

Vieux genoux dépliés, il descendit jusqu'au couple, tendit sa main à Noëline, Fabien se débrouillerait bien tout seul pour se relever, il était après tout à peine moins vieux que lui, et baste, la galanterie avant tout.

Le regard voyagea un instant entre les deux, et il opta finalement pour l'accolade à Noëline, choix le plus sage. Il ne put s'empêcher toutefois de murmurer à l'oreille de la Vicomtesse:


Il faudra dire à votre époux qu'il est passé à deux doigts d'un mémorable baiser vassalique... Si vous n'aviez pas été là, je ne sais si j'aurais eu la force de me contenir.

Sourire en coin, nouvelle accolade à Fabien, même s'il n'aurait pas droit au baiser, il ne fallait pas faire de jaloux, et de retourner, le plus sérieusement possible, jusqu'au Trône.

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"Je vivais à l'écart de la place publique
Serein, contemplatif, ténébreux, bucolique."
Alban_de_padirotte
Le jeune écuyer sourit au Vicomte et observa la cérémonie en réfléchissant à la question du suzerain de son père: "J'ai neuf ans, bientôt dix, Monseigneur. Pour le moment, je n'ai pas de grandes ambitions. Le Sénéchal exige que mes soeurs et moi recevions une éducation complète et, par conséquent, j'apprend le grec, le latin, l'arithmétique avec ma soeur Aliénore. J'apprend aussi le métier des armes avec Archibald et des cours de musique et de danse avec ma soeur, sous les ordres de Francine."

Le gamin désigna un vieux chevalier, à l'allure majestueuse mais timide, qui l'accompagnait partout. Il salua d'un signe de tête et Alban repris, observant la cérémonie: "Je me destine au métier des armes comme mon père... mais avant, je veux suivre de hautes études dans ce domaine. Comme le Sénéchal le dit lui même: "Je m'instruit pour vaincre. Cela dit, ce n'est pas pour autant qu'il accepte mon choix... Il m'a formellement interdit de servir la COBA."

Alban sourit légèrement et sembla bouché bée lorsqu'il vit la Vicomtesse du Hérisson. Il s'inclina devant elle et lui déclara galamment: "Mes respects Ma Dame. Je ne sais que dire en vous regardant, si ce n'est que vous êtes, après ma Mère la Dame d'Epalais, la plus belle femme que mes yeux ont la chance de contempler."

L'enfant se releva et sourit. Très en avance sur son âge, Alban avait un fort tempérament et surtout une éloquence et un art du langage qui faisait une fort bonne impression sur l'entourage de son père et faisait de lui un séducteur hors de paire.
Kami.
Kami profita d'un nouveau blanc pour poursuivre.

Que s'avance Dame Lamalice pour ployer le genou.

Chose qu'elle fait et Kami reprend de nouveau.

Dame Lamalice, vous voici devant le Duc du Bourbonnais-Auvergne.
Le genou ployé, il vous demandera si vous acceptez de devenir sa vassale. Vous pouvez refuser et nous nous arrêterons là. Sinon dans le cas où vous acceptez, vous devrez prêter allégeance à la couronne ducale pour le fief qui vous aura été octroyé, à savoir la seigneurie de Servilly.


Il en profita également pour laisser le contreseing de Miss_anne.

[Je fais au plus rapide, suffit de me dire si je dois changer des trucs au cas où...]

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Citation:

    Nous, Ingeburge d'Euphor, Roi d'Armes de France, et ainsi connue sous le nom de Montjoie,

      Savoir faisons à tous présents et à venir :

      Qu'en vertu des coutumes et lois héraldiques royales et après consultation et votation du Collège Héraldique de France, validons et contresignons la demande de Sa Grâce .Mathilde. de Vaucanson, duchesse du Bourbonnais-Auvergne, quant à l'octroi d'un fief de mérite sur les terres de Bourbonnais-Auvergne à Miss_Anne.

      Qu'après recherches héraldiques dûment étayées et validées, confirmons que le fief de Cheylade est bien fief mouvant du duché du Bourbonnais-Auvergne.

      Et qu'en conséquence de quoi, dame Miss_Anne se voit octroyer le fief de mérite de Cheylade, érigé en seigneurie et portera, après prime allégeance en bonne et due forme, « de gueules, au bélier d'argent », soit après dessin :




      En foi de quoi, afin que ce soit chose stable et ferme à toujours, nous avons signé de notre main et fait mettre et apposer notre sceau à cette présente annonce par nous faite et passée et donnée le vingt-sixième jour d'août de l'an de grâce MCDLXI.




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Lamalice
La journée s'étirait en longueur, les nobles arrivant les uns après les autres pour faire allégeance. Si les premiers Malice avait bien écouté, son esprit avait fini par vagabonder. Elle entendait quelques bribes par ci par là, sourit devant l'originalité de certains, la rigueur d'autres, le respect de tous, et constata avec bonheur que tout ce beau monde semblait sincèrement heureux de ployer le genou devant Arthur. Elle n'en fut pas plus étonnée que ça, le Duc régnant étant connu pour ses qualités. D'ailleurs elle-même était assez fière que son anoblissement arrive à point nommé pour son règne, même si c'est à la demande de la Duchesse Mathilde qui l'avait précédé.

Enfin tout le monde était passé devant Sa Grâce, et Auvergne venait d'appeler Miss Anne, et là Malice redoubla d'attention, vu qu'elle était dans la même situation qu'elle... novice en la demeure. Ce fut assez rapide ou alors ce n'était qu'une impression, sans doute d'ailleurs vu sa concentration.

Et voilà le moment à la fois tant attendu et redouté ! Longtemps, très longtemps elle avait hésité. Encore la nuit passée elle s'était posé mille et une questions. Accepter ou refuser ? C'est que si ça n'allait pas changer son quotidien, ce que de toute façon elle ne pourrait pas, ça remettait en question ses projets de mariage avec Taigi. Mais il ne voulait pas qu'elle refuse, faisant à chaque fois une vilaine moue réprobatrice quand elle émettait seulement l'idée du refus. Il n'était pas le seul qui plus est, et Malice non pas contrainte et forcée, mais poussée par les siens qu'elle arrive devant le duc, où elle ploya le genou, quelque peu tremblante et émue. Elle regarda Arthur droit dans les yeux et son regard qui lui semblait être amusé, faillit lui faire perdre contenance. Une main devant la bouche pour réprimer un rire nerveux, abaisse la tête pour cacher son trouble.

Elle le regarda à nouveau, sachant qu'il comprendrait son émotion, murmurant un bonjour quasiment muet et attendit qu'il prenne la parole.
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Arthurdayne
Auvergne appela ensuite la prochaine personne dont Mathilde avait demandé l'anoblissement. Choix des plus judicieux. Il connaissait peu Miss Anne, et connaissait ses mérites. Il connaissait assez bien Lanfeust pour savoir ce qui l'avait poussé à obtenir cet anoblissement de plus. Mais des trois noms proposés par Mathilde pour l'anoblissement au mérite, c'était sans nul doute possible Malice qu'il connaissait le mieux. Et il était fier d'être celui par qui la proposition serait faite, qu'elle l'accepte ou la refuse.

En voyant son amie s'avancer, un sourire en coin se dessina sur son visage. Il devinait son trouble, et les hésitations qui devaient, en cet instant même, encore lui embrumer l'esprit. Il était passé par les mêmes doutes, les mêmes questions... Malice lui jeta un regard comme on s'ancre à un quai, et parut un peu surprise. Elle sembla plus troublée encore, sûrement parce qu'elle venait de s'apercevoir que c'était ce bon vieux Arthur, là, aussi dans le giron du pouvoir ducal, et il était vrai que la situation avait quelque chose de cocasse.

Ils étaient deux vieux maires amoureux de leur ville, plus aptes à jouer à l'échelon municipal qu'à celui du dessus. Il avait d'ailleurs fallu des années pour que, comme l'un comme pour l'autre, proposition soit faite d'un anoblissement au mérite. Preuve qu'il ne fréquentait pas les bons cercles... La noblesse n'était une évidence ni pour l'un, ni pour l'autre. Et pourtant, ils étaient là, lui Duc, s'apprêtant à lui proposer à elle un fief de mérite... Qui l'aurait cru?


Lamalice, éternelle Thiernoise, amoureuse de sa ville, occupante du fauteuil municipal plus que je ne saurais le compter... Acceptez-vous ce jour, et devant cette assemblée pour témoin, de devenir vassale de la Couronne ducale par l'octroi des terres de Servilly comme fief de mérite? Nous jurez-vous allégeance, en tant que porteur provisoire de la Couronne ducale?
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"Je vivais à l'écart de la place publique
Serein, contemplatif, ténébreux, bucolique."
Lamalice
Bon sang, elle qui trouvait le protocole rigide et souvent ennuyeux, n'avait pas imaginé un instant que le moment serait solennel, et pourtant il l'est ! En fait elle avait pensé à beaucoup de choses, mais pas vraiment au moment précis, ni ce qu'elle dirait, ni comment ça se passerait. Elle éprouva la même sensation que le jour on lui avait remis le collier de l'Ordre du Mérite... coeur qui s'emballe, joues qui rosissent, sentiments de fierté et d'honneur, mais malgré tout elle restait hésitante. Dans son fors intérieur elle pria son ami Arthur ... car oui, tout Duc qu'il soit à présent, leur lien restait le même, indéfectible et fait de respect et d'amitié... de ne pas lui faire piquer un fou-rire. Heureusement les mots ne franchirent pas ses lèvres, et Arthur su garder son sérieux et le protocole serait donc respecté.

C'est donc avec solennité et sérieux que Malice réussit à répondre.

Nous, Lamalice, devant vous votre Grâce et devant l'assemblée ici réunie, acceptons en ce jour l'octroi des terres de Servilly comme fief de mérite, et par là-même de devenir vassale de la couronne du Bourbonnais Auvergne. Qu'il soit su par tous que rien ne me fera changer et que mon amour pour notre duché et ma belle ville de Thiers qui m'a vu naître fera qu'on puisse toujours compter sur moi pour donner le meilleur de moi-même.

Nous, Lamalice...
deux secondes de réflexion et avec hésitation.. dame de Servilly, vous reconnaissons, vous Arthur Dayne, comme légitime régnant du Bourbonnais Auvergne.

Nous vous reconnaissons comme notre suzerain durant l'ensemble de votre règne qui nous l'espérons sera long et à la hauteur de vos, de nos espérances.

Nous vous jurons devant le très haut et cette noble assemblée, fidélité, aide et service armé ainsi que conseil.

Que si un conflit venait vous opposer vous, Arthur Dayne, Duc du Bourbonnais Auvergne, à un tiers, nous prendrions cause pour vous.

Que si un conflit venait vous opposer vous, Arthur Dayne, Duc du Bourbonnais Auvergne, à Sa Majesté Nicolas de Firenze, Roy de France, nous prendrions cause pour Lui.


Voilà... elle venait de dire oui.. c'était fait, les dés étaient jetés. Sentiment étrange, mélangé de soulagement, mais aussi de crainte d'avoir peut-être fait le mauvais choix. La fierté venait de s'envoler comme elle était venue, sans doute reviendrait-elle plus tard, quand son esprit serait calmé avec toutes ses contradictions. Elle regarde Arthur, puis un court instant tourne la tête vers Taigi qui lui sourit encourageant, Hul pas loin auprès de Sun, d'autres têtes connues qui semblaient tous l'attendre au tournant. Et bien ils en seraient pour leur frais, même pas qu'ils allaient pouvoir râler avec elle.

Son visage à nouveau tourné vers Arthur, elle replongea son regard dans le sien et malgré le moment, un sourire se dessina sur ses lèvres.
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Arthurdayne
Mots prononcés et fief accepté. C'était fait, Malice était désormais noble de mérite. Et à personne mieux qu'à elle n'allait l'appellation "de mérite". Le regard qu'elle leva vers lui n'était pourtant toujours pas exempt de doute. Bon choix, mauvais choix... Arthur savait que, lors d'une décision comme celle-ci, il n'était ni de bon, ni de mauvais choix. Seulement une route que l'on empruntait, avec ses embûches propres, selon que l'on acceptait ou refusait. Malice avait choisi d'accepter, et Arthur en était sincèrement heureux. Il savait que la noblesse gagnait ainsi une personnalité qui contribuerait à lui redonner son vrai sens.

Une noblesse d'âme, que Malice possédait bien avant d'obtenir cette noblesse de terre. La nouvelle Dame, toujours agenouillée, jeta un regard rapide vers l'assistance, cherchant le soutien de ses amis, avant de revenir se planter dans le sien. Un sourire se dessina sur son visage, auquel Arthur répondit, avant de reprendre le cours du protocole.


Lamalice de Thiers, Nous, Arthur Dayne, Duc du Bourbonnais-Auvergne par la grâce des urnes et la volonté du peuple, acceptons ce jour et devant cette assemblée pour témoin votre allégeance, et vous reconnaissons de ce fait comme vassale du Trône ducal pour les terres de Servilly, fief de mérite mouvant de la Couronne dont nous sommes le porteur provisoire.

Nous vous garantissons en retour protection, justice et subsistance pour vous, votre famille et les terres dont vous venez de recevoir l'octroi. Nous savons que vous en serez digne.


Et une nouvelle fois, il fut debout, alla tendre ses mains à son amie pour l'aider à se relever. Et d'une accolade qui tenait plus de l'étreinte, il scella le nouveau lien vassalique.


Mes félicitations, Malice. Tu le mérites vraiment, et s'il n'y avait qu'une seule personne dans ce duché pour le mériter, ce serait toi. Thiers a de la chance de pouvoir compter sur une femme de ta grandeur.

Et il regagna le Trône. Restait encore certainement quelques retardataires, sans oublier les nombreuses missives...
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"Je vivais à l'écart de la place publique
Serein, contemplatif, ténébreux, bucolique."
Lamalice
Arthur s'était levé une fois de plus de son trône et à cet instant précis elle eut une pensée compatissante pour son ami. Même si l'occasion lui était donné de voir ou revoir quelques têtes bien pensantes, des amis, des connaissances, des personnes sans doute moins connues par lui, ne restait pas moins que la journée bien qu'agréable avait dû lui paraitre bien longue et épuisante.

Sa Grâce le Duc Arthur venait d'accepter son allégeance et lorsqu'il l'appela Lamalice de Thiers, un grand sourire malicieux illumina le visage de la bourgmestre... ce nom la représentait sans aucun doute possible le mieux, même que certains petits drôles avait débaptisé Thiers en Maliceville.

Il la fit se relever, puis lui octroya l'accolade. Elle put ressentir la chaleur et la sincérité dans ce geste qui finalement n'avait rien de protocolaire entre eux. Lorsqu'il lui murmura ses félicitations chaleureuses, elle en profita pour à son tour lui glisser quelques mots à l'oreille.

Ouf, j'ai cru que tu prenais un malin plaisir à me laisser genou à terre... mais je suis heureuse que ce soit toi qui m'aies anoblie et pour qui j'ai la première fois ployé le genou. Tache que ce soit souvent toi et je viendrais avec joie me mettre à tes pieds. Quoi qu'il en soit merci pour tout.

Petit clin d'oeil complice, sourires partagés, un brin d'humour qui caractérise Malice, et déjà Arthur retourne s'asseoir sur son trône pour accueillir les prochains. Malice quant à elle, après avoir cherché du regard ses proches, va les rejoindre.
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Hulrika
Elle était trop loin pour percevoir ce qui se disait entre le Duc et les nobles ployant le genou devant lui, mais voyant le visage de sa marraine, elle savait qu'elle avait osé. Et la réaction ne se fit attendre. Elle l'avait eu son baiser vassalique. Hul ria douc'ment. Pour sûr que Sun n'en pourrait plus après ça. Ralala.

Et le défilé continua. Hul se rendit compte qu'elle en connaissait pas mal tout compte fait, de visu parfois, ou un peu plus pour certains.
Bien contente de voir Marty sortir de son château, vrai qu'il sortait peu mais vrai qu'il était toujours là, à veiller sur eux l'air de rien.
Sourire franc d'la bucheronne, qu'elle n'adresse à personne en particulier mais qui nait sur ses lèvres à cet instant.

Une épée, un baiser. Elle prenait conscience que ce n'était pas que le protocole, parfois la symbolique était plus grande, elle s'attendait à voir de ses yeux beaucoup d'hypocrisie mais fut étonnée, au contraire, d'y voir plutôt la sincérité. P'tète Arthur qui voulait ça, ou non, juste qu'Hul se trompait. Surement Arthur...

Elle parvint enfin à repérer Malice dans la foule, alors qu'elle tournait un peu le visage. De dos, elle n'avait reconnu la longue chevelure détachée, plutôt habituée à la voir avec un chignon ou des nattes.
Instinctivement elle tend la main prête à la héler... et euh... non Hul ça n'se fait pas, rabaisse la main alors.
Capter son regard, montrer qu'elle est là, qu'elle n'a failli. Difficile mais à l'annonce de son nom, elle y parvint et c'est un sourire et un signe de tête encourageant qu'elle lui adresse.
Une émotion certaine de voir Malice devant Arthur. Elle ne sait si la noblesse est réellement un cadeau, mais y voit avant tout le mérite récompensé, et Malice a amplement fait et pour Thiers et pour le Duché de part son investissement.

Hul se décolle enfin d'son mur, s'approchant pour écouter l'allégeance n'en perdant une miette, et le fief accepté et donc octroyé c'est une Malice souriante qui vient les r'joindre.

Dame de Servilly, puis-je avoir l'honneur de vous remettre mon accolade non vassalique?
Et de rire et de la serrer dans ses bras avant de lui coller une grosse bise sonore sur la joue.
Félicitations ma belle! Peut-être que je vais revoir ma pensée sur la noblesse de mérite à présent. C'pas toujours faux. Y'en a au moins une de plus qui n'a eu besoin de la mendier mais l'a reçu par son seul travail et sa bienfaisance.
Sourit heureuse pour elle.
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Quelle est la différence entre Hul Juge ou Hul PP? Aucune, elle a un marteau en main et est probablement dangereuse...
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