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[RP] Ha tu veux jouer!

Judas
    [Selene. : T'es bien taciturne..
    Judas : Ne t'en plains pas.]


[Anjou, sur le départ.]

Deux choses. Il y avait d'abord la brune. Il y a toujours une brune... Ses mots, ses interrogations, ceux qu'elle avait su lui tirer lui qui n'aspirait qu'à les garder encore. Quelques plis échangés d'une auberge à une autre, morceaux choisis.

"Je ne fais pas partie des "femelles" qui attendent qu'un regard ou un signe de votre personne. Oh, ne doutez point de votre charisme, vous en êtes fort pourvu, juste que mon caractère fait que je ne suis point une marchandise à convoiter et à déguster en une seule nuit."... "à la chasse je préfère être prédatrice plutôt que gibier. Oh je vous entendrais presque me traiter de garce à la lecture de cette missive, j'en souris d'ailleurs, amusée oui je le suis et flattée aussi, de l'attention que vous me portez. Je vous souhaite une bonne chasse, mais ne comptez pas mettre mon joli minois sur le tableau de vos trophées."


Il avait su renverser la vapeur, en quelques mots bien choisis. Bien sûr, sans doute pensait elle qu'elle était maitresse de ses propres contradictions... Sans doute. Il aimait son caractère. Pourquoi la vouloir maintenant? Parce que c'était tout l'ambivalence du personnage. Oui, non, non, oui... Ici et maintenant, point.


... "Je vous pensais, même espérait, plus combatif. " ... "Je ne définis rien, c'est vous le conquérant. Je reste encore quelques jours, vous savez où me trouver. S."...


Le Ried était arrivé à Saumur, accompagnant un Sabaude qui avait réussi à se défaire du carcan marital pour accompagner le Frayner en Bretagne... Et ce fut avec surprise que Judas découvrit la compagnie d'une femme au convoi prévu, présence indésirable et totalement proscrite initialement...

Quand je pense que l'autre a fait des pieds et des mains pour se débarrasser de son épouse...

Le seigneur, contrarié, avait bien pu la baptiser " Grue" en sa présence, signifier clairement au vicomte déclinant qu'il n'était pas question de faire le voyage avec cette invitée surprise, être le plus désagréable et ferme du monde... Shynai du Ried n'avait pas ployé et avait en sus exigé des excuses ouvertes de Judas envers Sénégonde, la femme de la discorde. Excuses totalement refusées, évidement... Ou alors contre la seule exception que le Vicomte la perde en route, et qu'ils continuent le voyage à trois. La petite joute s'était poursuivie ainsi en taverne jusqu'à épuisement des parties, du moins, en apparences...Ha tu veux jouer Ried? Qu'à cela ne tienne... Ami ou pas, n'était pas né celui qui imposerait quoi que ce soit au Von Frayner, quand il en avait décidé autrement. Une machination avait germé dans sa tête, esquisse d'une vengeance assortie d'un caprice... Reliant la brune et le Ried, pour assouvir son autorité présumée.

Posé là, à son écritoire, Judas relut les mots de Sélène, dans l'expectative. L'heure du départ approchait, sans doute qu'au dehors, chacun chargeait dejà sa monture au couchant.


    Deux choses n'en feront qu'une.

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Tu veux être Modo aux arpenteurs? Mp !
Selene.
« L'amour-propre est un ballon gonflé de vent dont il sort des tempêtes quand on y fait une piqûre. » Voltaire.


Elle est un pot. Et Lui, tourne autour.

Quelques jours qu'elle est rentrée sur Saumur avec ses amis, sa famille. Saumur...Et le plaisir de retrouver les tavernes et le bon vin d'Anjou. La surprise aussi de revoir presque les mêmes personnes de passage qu'il y a quelques mois... Des verres partagés et un brun un brin mystérieux assis en face d'elle, tandis qu'elle échange missives pour leur futur projet...

La Lune n'est pas dupe, un Judas qui vous regarde avec insistance et laisse trainer des non-dits dans une conversation, c'est qu'il y anguille sous roche, voir même baleine sous graviers. Donc à chaque rencontre, elle gratte le vernis du bout des ongles tant la curiosité est titillée...Et la sentence tombe, contre toute attente, affligeant Sélène de surprise...

[Sélène : Que veux-tu de moi ?
Judas : La réponse est dans la question..]


Et vlan ! Prends ça dans la nacre ! La Lune en reste sans voix, tellement axée sur le futur mauvais coup qu'elle n'avait pas vu venir celui-là...S'est faite avoir comme une pucelle comme dirait l'autre. Elle le regarde partir, interdite et perplexe...Quelques temps plus tard, la plume aura gratté le vélin, mots acerbes lui signifiant qu'elle n'est pas femme d'une exigence, insolence et provocation au menu, car telle est la Lune, insoumise, rétive et provocatrice..Et connaissant le destinataire, réponse n'en devra être que plus épicée...

Déception...La réponse est loin des attentes Lunaire qui jubilait d'un épistolaire mouvementé...Les mots sont dévorés des azurs, moue dubitative qui en dit long sur son dépit bien que le message soit passé, non c'est non ! Morceau choisi...


"Ne sois pas si mauvaise, la lune ne s'embarrasse que de ses humeurs, et c'est très bien ainsi. Je me contenterai pour le futur comme au présent, de garder les pieds sur le terrain que tu auras défini comme étant le mien... Et les vaches seront bien gardées.

Je pars demain, portes toi bien,

Judas."


La Lune ne peut s'empêcher de remettre de l'huile sur le feu, d'attiser les braises dormantes, de faire sortir la tempête du ballon gonflé de vent...En quelques mots, de malmener l'orgueil Judassien en soulevant le fait qu'il n'est pas mais vraiment pas du tout combatif. La missive en retour à le don de lui faire plisser le nez, de lui faire pousser un soupir de désolation...


"..."



Y'a pas à dire, pour Sélène, le Von Frayner est malade. Ni une ni deux, armée de la missive à suspension, la porte de la chambre est toquée...Un "oui" en réponse et la porte de s'ouvrir et se refermer sur la Lune...L'azur est posé, le vouvoiement est donné sur un sourire amusé, histoire de provoquer, encore...Explication est donnée sous forme d'origami de missive et d'explication d'une giffle donnée à une donzelle...En gros, pas d'explication. Et pour contrer toute râlerie lunaire intempestive, Judas a la parade, une invitation à la dégustation d'un bon cru en taverne...

Sélène retrouve Judas accompagné du Couronné, ça se prend le nez, ça se jauge, ça parle sec, manquerait plus qu'un défi en duel..et cela aurait fini de gâcher l'arôme du nectar...C'est sans rien comprendre à la scène, que la Lune a accepté une invitation lancée à la volée et qui fait qu'elle est là, quelques heures plus tard à entrer de nouveau dans la chambre de Judas...

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Judas
    " Judas ne quémande pas, il prend, il vole. Il viole. " - Anaon.


Il la fixe, comme pour fixer cette image. Sous la table, la main n'est même pas moite. Elle est venue. Tout comme elle a écaillé le vernis ces derniers jours. Tout comme elle lui a glissé des billets griffonnés sous la porte, et l'a ouverte lorsqu'elle était restée lettre morte. Sélène pourra se défendre de n'être pas de celles qui attendent un regard ou un signe de sa personne, il est trop tard. Le sort est scellé. Judas pose le pli, saisit quelque chose sur la table qui ressemble à de vieilles frusques en boule. Il se lève pour l'accueillir. La cueillir.

L'impact est brutal comparativement à l'incommensurable calme affiché par Judas face à l'arrogance de Sélène dans ses écrit. Une main sur les lèvres, une autre entravant un bras dans le dos. Les femmes héroïnes n'existent que dans les fables. Entre les mains d'un homme, une femme n'est qu'esclave de son bon vouloir. Ce n'est ni plus ni moins qu'une constatation pratique reposant sur les capacités physique de chacun des deux cavaliers. Car C'est ce que devient Sélène, aux prises des gants de cuir, le nez chatouillé par les mèches raides et brunes au parfum masculin... La cavalière forcée d'une valse détestable. Le seigneur n'est pas bien épais, mais sa stature et sa détermination le laissent meneur du ballet. Il y a aussi un facteur plus perfide, un instinct de désir qu'il ne refoule qu'à moitié, et qui fait d'un humain un être guidé par la bestialité qui demeure, primaire, dans la fibre de son existence. Le contact est à peine déguisé, Judas prévient la ruade d'un conseil presque tendre et ses gestes entravent sans blesser.


Shh, shh, shhh... J'ai besoin de toi. Calme toi...

Tu seras l'objet de ma revanche contre le Ried, car malgré lui, avec toutes ses manières et son aura protecteur sur les femmes il sera complice de ton enlèvement. Toi, la femme la plus connue des bas fond d'Anjou... Une Libertad, comme tu le dis, et tous les sbires qui te suivent te rechercheront, le couteau aux lèvres. Tes jeunes pousses, prometteuses...

Judas reste dans son dos, fugacement immobile, guettant l'accalmie. Sa joue contre les cheveux bruns et ses yeux qui se ferment un instant. Dehors, on l'attend. Il est l'heure. Il ne faudrait pas être en retard.

Tu seras mon objet, un peu aussi, parce que je te veux. Parce que tu crois que je ne peux pas te prendre, moi qui en ai pris tant. Ce ne sera pas la même possession cette fois non, calme toi... J'ai dit que je garderais les pieds sur terre... Je ne toucherais que ton égo si c'est que tu préfères. Mais c'est parce que je l'aurais décidé.

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Tu veux être Modo aux arpenteurs? Mp !
Senegonde_de_caelius
[Anjou, peu avant le départ.]

Elle avait été convié a ce voyage, sans avoir demandé quoique ce soit a qui que ce soit dans se bas monde.. Les mots de l'invitation résonnèrent encore dans le fin fonds de sa mémoire, allez a la rencontre du Von Frayner hmmm
cela ne lui serais pas venue en tête une fraction de seconde.

Homme si méprisable, imbus de sa personne, se croyant tout permis, lui pensent tout acquis.. Pourtant une réponse était attendue.
Dire non a cause de cet être? Serais comme lui donné une victoire.
Après une réflexion de quelques minutes qui dans son esprit parue une éternité elle avais accepté et pris les chemins vers l'Anjou...

Une arrivée des plus froides! Elle était comme attendue par une lame d'épée près a la tranché
peu importe il ne l'influerais pas, non pas elle!!

La Grue du vicomte!

Voici les mots qui résonnèrent dans la bouche de ce tordu, qu'entendait-il par là? pas sur qu'elle veuille vraiment le savoir.. Pour sur sa présence n'était pas la bienvenue et il lui fais avais bien comprendre. A l'heure de partir elle se leva et essuya une dernière remarque fidèle a ce bougres bien qu'elle n'ai pas compris pourquoi il lui avais dit cela.

Ah!! Non!!!! c'est le vicomte qu'on laisse!

Pourquoi lui avoir dit sa avant de lui claqué la porte au nez? Qui était ce On? Une phrase de ces ancêtres "On est un cons!"

De quel vicomte parlais t-il?

Sa présence fut surprise en arrivant aussi lui avais t-on dit un voyage sans épouse, elle n'était épouse de personne ni même quoique ce soit dans se sens...
Le départ annoncé elle devais rejoindre le groupe mené par le Von Frayner..



Fourberie ! Quelle jeu jouerais t-il? L'accepterais t-il seulement?

Tous cela était de bien mauvaise augure...

La voilà au centre d'un désaccord auquel elle n'avais pas participé...
Cela étant bien qu'il lui jetas tout les noms d'oiseaux a la figure, elle ne céderais pas, ne provoquerais pas pour autant.... un être si tordue qu'il soie ne l'atteindrais pas de cette sortes....

" il verrait ce dont était capable une grue!"

Le coche avais était prévenue ils reprenaient les chemins dès le lendemain..
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Selene.
« On peut juger du caractère des hommes par leurs entreprises. » Voltaire.


Il la fixe. De ce regard qui en ferait frissonner plus d'un. Ce regard qu'elle soutient malgré le malaise qu'elle ressent, ce je ne sais quoi qui fait tinter la clochette d'alarme quelque part dans sa tête...Alarme qu'elle n'écoute pas, un tantinet captivée par les onyx, ténèbres sans fond. Elle a toujours senti ce quelque chose de gênant en lui, et n'est jamais arrivée à mettre le doigt dessus...

Elle s'avance dans la pièce, alors qu'il se lève, délaissant un pli et attrapant des frusques en boule..L'azur s'accroche à ce geste, diversion volontaire ? Elle aurait du se méfier de son calme apparant..Elle aurait du s'inquiéter de la chasse trop vite abandonnée...Elle aurait du refuser l'invitation, qui a bien y réfléchir était flagrante..."J'ai quelque chose à vous montrer" a t'il dit..Mais bien sûr et la marmotte...Oui, elle aurait du. Car elle n'a rien vu venir, elle n'a senti que le choc de son corps contre le sien, que la main gantée venue étouffer un cri de surprise s'échappant des carmines écrasées, que la douleur fulgurante de son bras replié dans son dos..Son bras libre tente de le repousser en vain, puis vient s'agripper au bras maintenant sa bouche au silence, vaine tentative tant la poigne est de fer..

Elle se cambre, tente de se dégager de cette emprise, nauséeuse de l'odeur du cuir mélangée au parfum musqué de l'homme...L'esprit vagabonde à la recherche d'une issue, mais le moindre geste déclenche une douleur vive...Telle une araignée il a tissé sa toile, en la faisant sa proie, la piquant d'un venin paralysant chaque geste...Lui imposant une danse à l'issue funeste, malgré le gabarit de Judas sa détermination en fait le dominant.

L'immonde étreinte dont il l'inflige la fait gronder d'une sourde colère...Le corps de Judas imbriqué au sien, lui rappelle le viol qui a changé sa vie affective à tout jamais la faisant mordre le cuir à pleines dents, lui écrase un pied d'un coup de botte...Elle capte les mots imposés dans un souffle à son oreille...L'échine vibre sous un frisson glacé, partagée entre colère et soumission..Puis la danse s'achève, le calme revenu et la chambre de ne plus défiler sous l'azur...Elle respire bruyamment, cherchant son souffle à moitié obstrué par la main toujours plaquée sur sa bouche..

Besoin d'elle...Besoin d'elle ? Mais putain il ne peut pas demander, comme tout le monde ? Elle avait vu juste, oui Judas est malade, mais pas comme elle l'entendait. Pour l'heure elle se soumet, relachant ses muscles bandés à tenter de se défaire de l'emprise, meilleure solution à ses yeux, le laisser croire maître d'elle, la bête n'est pas apprivoisée pour autant..Elle hoche la tête en signe d'acquiescement. Mais son esprit hurle mille et une vengeance, ses poings se serrent à blanchir les jointures rêvant de se défouler sur ce visage si sûr de lui...Oui un jour Judas, tu regretteras que celui-ci se soit déroulé ainsi...

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Sabaude
- Parce qu'à Saumur il y a des lapins blancs -

Un Anjou qu'il découvre, des voyageurs qu'il redécouvre et une duchesse qui ferait pâlir le Louvre tant elle pétille... un peu, beaucoup, passionnément comme sa caboche.

- Foutu vin!

Et il le garde pour lui : foutus lapins!
Brissac, Brissac.... mise à sac de son sommeil oui! Lentement il se redresse et s'adosse à la tête de lit. Une main vient soutenir un front trop lourd et douloureux tandis que ses iris balayent la chambre à la recherche des bestioles. Mais qu'est-ce qu'il lui prend? Voilà bien une idée de dîner! D'un geste las il lisse le drap. Ses doigts rencontrent des miettes, jouent avec et les chassent au sol.


- Eh bien, le ménage est à l'image de la duchesse, pas fini.

Il sourit au petit grain de folie de sa Grace qu'il apprécie. Du bruit...Qu'est-ce? Ou plutôt qui est-ce? A peine le temps de se lever et de passer un vêtement ample. Séné?

- Une Grue? Non pas vu de grue ici - seulement des lapins et un raton qu'il achèterait bien- . Mais de quoi parles-tu?

Humph, déjà repartie. Les femmes sont folles! Le sortir du lit pour un oiseau! Il n'y avait pas assez d'Hubert qu'il a du se coltiner la nuit depuis Verneuil...? Et lui va le devenir aussi, fou, si sous son crâne ça ne cesse de courir.

Les explications sur l'échassier migrateur viendront en journée comme le différend dont il aura vent entre son suzerain et le bourguignon . C'est moche de vieillir, ces deux là grincent comme des essieux mal graissés.

Près de son cheval il fait les cent pas, inquiet quant à la tournure que prend le voyage. Les sirènes du port , les avaries, les tempêtes...
Nez au vent il soulève fièrement son menton vers les ombrageux qui voilent la face du Diurne. Qu'elles viennent laver cette terre et ses habitants, les filles célestes. Peut-être laveront-elles quelques mauvaises pensées. La botte butte dans un cailloux qu'il envoie au loin du bout de celle-ci, mécontent.


- Cela suffit! Des ânes, des mules!

Il est en selle, rênes dans sa dextre. Il est temps d'aller trouver tout ce beau monde.
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Shynai
-" Je désespère, monsieur. "

S'il n'y avait que le Ried pour tolérer la présence, bien qu'unique, d'une femme, celle de Mheïl se justifiait malheureusement. L'auscultation quotidienne de son maître venait à bout de lui. Il apparaissait évident que l'extinction de l'un détruirait l'autre. Il n'y a guère plus de robustesse en un homme qui physiquement apte ne peut plus compter sur ces nerfs. Et s'il n'y avait que ça...

-" Le cartilage est entamé. "

En a-t-il déduit par les quelques palpations ciblées qu'il vient d'effectuer malgré l'inconfort du coche dans lequel ils se sont contraint. Il n'était pas question pour le Ried de dévoiler son infirmité au petit personnel du château d'Anjou. Aussi, eut-il fallu s'isoler.



Voici donc l'origine du châtiment qu'il réprime.

L'énigme est handicapante et lui sera fatale. Or, c'est sa propre endurance que Shynai diabolise. Il n'y a pas de place selon lui, à Longny, pour les plaintes de quiconque. Aussi, il bâillonnera ses hurlements par soucis d'égalité. Et quand bien même, à l’extérieur, cette règle ne s'applique pas ; par orgueil, il n'admettra pas un seul instant ce tourment qui l’exécute.


-" Selon moi, il vous reste tout juste deux mois à vivre. "

Et Longny sur son lit de mort d'admettre qu'il n'avait jamais prit les laitages qu'on lui avait prescrit.
En attendant, chaque soir, contrit le sourire aux lèvres, le Ried espère ne pas voir le lendemain.

Égoïste.

Mais vivant, pour l'instant. Autant dire sévère : toute larme qui perle verse sur la joue des gens de Longny la cible idéale pour une gifle du maître. Sans doute le revers fut-il moins douloureux qu'il ne l'était du temps où les phalanges du vicomte ne risquaient pas d'être arrachées par les anneaux qui les embellissaient, mais faut-il se contenter de l'humiliation. L'alliance n'est pas à dextre.


-" C'est ridicule ! Ordonne donc au coche d'aller voir où en sont Von Frayner et les autres. "
Judas
Les tissus en boule se délient, comme un chapelet de dieu, des entraves de fortune voient le jour dans la paume qui retient dans le dos.

Merci. Merci Sélène de m'offrir une minute de répit, toute fallacieuse soit-elle. Les lèvres s'étirent fugacement tandis que les yeux alertes finissent tout seul la valse. Plus rien ne moufte, c'est un silence bien éphémère qui se tend entre les deux chiens nerveux. Face à face, ce serait le moment où les corbeaux défieraient les Azurs, et ces derniers, d'une lame de fond meurtrière, en happeraient le noir pour le rendre aux ténèbres. L'instant est chargé d'électricité, la tension est palpable dans les palpitants, seuls roulements de tambours audibles.

    Je te tue, tu me tues, par la lamichette... Le premier qui bougera, 'ra mal à la tête.


Rompant cette minute trop solennelle, le seigneur murmure une excuse, tandis que de tout son poids et de toute sa latente violence il abat le corps de la brune contre le mur le plus proche, le sien en renfort. Le choc sourd raconte la manoeuvre peu délicate de Judas pour calmer les desseins de fuite inévitables de Sélène tandis qu'il relie ses mains, spasmodiques, par des liens qu'elle n'enlèvera pas de sitôt. Où la libèrera-t-il? C'est si jouissif de capturer la Liberté. Où donc? A la frontière bretonne, assurément. Cholet verrait d'un mauvais oeil cette inopportune de plus, et l'Angevine signerait définitivement un désamour irrévocable...

Il n'est pas de calme dans la tempête. Le gaucher le sait. Il a aimé et haït l'Anaon, mercenaire elle aussi. Il sait ce qu'il résulte de ces relations, ce qui germe sous ces têtes, il sait les subterfuges qui attendent, tapis comme des pièges à loup dans les gestes de cette catégorie de gens. Sélène! Pardonne moi. Mais ta nature prévaut quelques précautions... Pas assez que tu sois femme, il t'a fallu être de ce bord là. Je connais ces yeux bleus qui dévorent...Mais toi, tu ne sais rien des prunelles noires qui nourrissent. Folie fait ventre, parfois. Sélène, relève toi.

Allez viens... Viens contre moi. Le voyage ne sera pas long.


    Il hisse le bâillon.

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Tu veux être Modo aux arpenteurs? Mp !
Selene.
«Il ne faut pas regarder le gouffre car il y a au fond un charme inexplicable qui nous attire. » Flaubert.


Résignée.

Les azurs sondent les ténèbres, s'y perdent un instant, mâchoires crispées et ne dire mot...Elle ne cherche pas à comprendre le pourquoi de cette situation un tantinet désobligeante...Souffle court sur un palpitant dont elle a du mal a réguler la cavalcade, les ténèbres sont amantes de folie...Quelle sera l'issue de cette histoire ? La Lune reste persuadée que même toi, tout Judas que tu es, tu ne le sais pas...Tu marches à l'impulsion, tu suis l'instinct commandé par les méandres nébuleuses de ton esprit...

Diabolique. Tel tu m'apparais.

Le Métal chuinte sur l'Onyx, duel silencieux qui en dit long...J'aurais pu te cracher à la figure, te faire l'affront d'une provocation, me débattre, profiter d'un moment d'inattention pour te donner un impérieux coup de genou bien placé et te voir te plier sous la douleur. Je n'en ai rien fait.

Ma folie a plus de limites que la tienne...

Un murmure brise le lien oculaire, haussement de sourcil perceptible, la surprise s'installe...encore...Le corps Lunaire happé par celui de son voleur d'âme se fracasse contre le mur, un cri s'échappe, une grimace de douleur s'esquisse sur les carmines tandis que les tissus viennent entraver ses poignets sans ménagement...Les prunelles se plissent et le corps se raidit de le sentir si étroitement collé à elle...

Résignée, toujours. L'avidité de tes gestes trahissent la jouissance de tes actes.

A quoi joues-tu Judas ? Ta folie t'aveugles...Tu ne me connais pas...Tu ne sais ce qui vibre en moi...Tu ne sais ce que je suis ni qui je suis...Je ne suis pas les autres...La muselière d'étoffe viole ses lèvres, le palpitant repart au galop, et le visage d'albâtre se détourne du sien laissant les volutes de jasmin taquiner l'odorat de son ravisseur...Les paupières couvrent l'azur, elle se sent animal enchaîné, privée de la liberté qui lui est si chère, humiliée par l'impétueuse domination de Judas.

Je ne pleurerais pas, tu as assez pris de moi pour que je t'en offre plus... Je viens Judas, je viens..Tu te serviras, tu prendras ce que tu voudras. Tu me jetteras dans un fossé quand tu seras rassasié de ta victoire et là je laisserais la pluie effacer l'ignominie...





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Sabaude
[ Je veux rentrer, Renard.
Comme il vous plaira, vicomte.]




La veille au soir un von Frayner introuvable.
Au matin une destination, Angers.
Au soir une autre.
Droit sur sa selle il attend le signal de départ du vicomte de Longny.

Non loin la taverne d'où s'échappe la bonne humeur angevine de la duchesse et de son escorte. Il pourrait presque mettre un nom sur chaque éclat de voix. Un sourire étire ses lèvres, flatté par l'acharnement à le faire rester. Le saouler, l'autorité ducale, le mettre en procès pour... Sacrés angevins ! Il reviendra, promis.

Au Nord le Maine. Si dextre caresse l'encolure de son baie, senestre se fraye un passage entre chemise et pourpoint. Elle est là, fraîche de midi, signée d'un K.tout simplement, lettre dépouillée, comme son cœur à la vision d'un Sablé sur Sarthe en feu, en ruines. Il imagine, mâchoires crispées. Ils ont péri dans les flammes lui a-t-elle confirmé.
Son échevelé de cousin, cet aîné avisé... Quelques jours plus tôt il saluait la grande amie de celui-ci, Erwelyn, aucun ne se doutant de la présence de ce funeste sort tapi dans l'ombre, prêt à se jeter sur la famille de Bivoac.


Paix à ton âme Guillaume, paix à ton âme... livre-t-il du bout des lèvres à la nuit qui dissimule aux regards indiscrets l'état brillant de ses yeux. Du pouce une larme est chassée, sa présence n'est pas souhaitée ni souhaitable. Il est le Renard enjoué, mordant, dévoué, serviable... il n'est pas celui qui peut se laisser aller à une incontinence d'émotivité. Non...

Ses iris sombres effleurent le coche et les occupants qu'il devine silencieux, en tout cas pour l'un.
Il veillera à ce que son suzerain rejoigne les siens au plus vite. La famille...aujourd'hui il comprend... Il en profitera pour visiter une sœur qu'il méconnaît.

Coup d'oeil vers l'ouest, la moue tire vers le bas la commissure de ses carmines.
Le messager qu'il a payé grassement doit avoir quitté la ville.

Une autre fois Judas, une autre fois peut-être.
Pas de Bretagne pour Renard

[Quelques lieues plus loin.]

- Merde! Hubert!

Il avait oublié en taverne l'oiseau confié. Elle allait être de mauvaise humeur...
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Judas
[Aux pieds Sabaude!]

Sélène est empoignée jusqu'à la grange de l'auberge où l'attend une monture. Pas deux. Il la hisse sur la beste, monte à sa suite. Le temps presse, vite, les autres attendent sans doute. Le Ried doit pester, le connaissant... Le seigneur raccourcit ses rênes, l'air frais du dehors lui fouette le visage. Vite, le temps file... Les sabots claquent au coeur de la ville, le duo forcé rejoint le lieu de départ au pas de course. La voix cassée gronde.

Hé quoi encore...

    Merde, Renard, où es tu?


Le cheval tourne, retourne, nerveux. Judas piaffe plus encore que la beste, Sélène ligotée contre son ventre. Tiens toi la belle, serre toi contre moi, tu n'as pas le choix... C'est à cela près que l'on tient à son crane, bien vite fracassé par une mauvaise chute sans pouvoir se recevoir correctement. Les yeux noirs furibonds retournent la moindre parcelle d'obscurité, personne. Personne! Encore un coup du Ried et ses humeurs... Vexé de l'entrevue de la veille il aurait décidé de rebrousser chemin pour contrarier Judas, se parant de belles excuses... Les dents de serrent. Et toi goupil, toi aussi? Judas est imperméable aux faits de loyautés lorsqu'ils ne sont pas à son avantage, ou pas d'un maitre à son chien. Le cavalier cesse sa ronde infernale, jurant en silence.

Impossible de faire le tour du village pour chercher les Alençonnais, c'est à n'y rien comprendre. Le premier clampin passant aurait tôt fait de comprendre la scène qui se jouait là. Judas crache au sol, salive accumulée , écume colérique. Violent coup de talon à la monture qui amorce une ruade de rébellion avant que de ne s'élancer, à brides abattues sur les pavés humides.

Trop tard pour faire machine arrière, la lune ne revient jamais sur son cycle et Frayner ne rabaisse hélas, jamais son orgueil. Le cheval fuse hors des remparts, laissant derrière lui un silence de mort et un parfum de Jasmin... Qui vivra verra.

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Tu veux être Modo aux arpenteurs? Mp !
Selene.
« La vie est lunatique et se plaît à mener les événements comme une fantaisie, sans rime ni raison. » Roland Dorgelès.


J'ai accepté par erreur ton invitation *...

Voilà les pensées de la Lune, qui fulmine contre elle et contre Judas...Elle n'aurait pas du boire plus que de raison, la faute à sa Traitresse de Calyce ! Trop contente de la retrouver et les tonneaux d'Anjou de se vider... Pour l'heure Judas qui porte si bien son patronyme la malmène telle une marionnette, l'entraîne Diable sait où...Les mirettes s'écarquillent, se retrouvant dans l'écurie de l'auberge le nez devant une monture...Un instant elle tourne son visage, azur suppliant et un secouage négatif de la tête...

Non Judas, non !

Les mots deviennent gémissements étouffés par le tissu, il n'en a cure...Le corps de la Lune est hissé sur la monture, calé par celui de son ravisseur, les bras tenant les rênes l'encercle, carquant de chaleur bienfaitrice du fait qu'elle n'a pas de mantel et que les nuits sont devenues fraîches...

Elle plisse le nez , réprime un frisson à ce contact, l'azur détaillant les alentours à la recherche d'une tête connue, seul espoir d'être vue dans cette situation...Les sabots battent le pavé, résonnance nocturne....La Lune désespère, les rues sont vides et les tavernes pleines... Pas un seul regard curieux pour me voir ? Foutue ville...

Elle gémit, la monture piaffe sur place, tape des sabots de nervosité..Les ruades la font instinctivement se cambrer et serrer des cuisses afin de ne pas glisser ou tomber...Chevaucher les mains entravées, il en a de bonnes idées lui…Elle grommelle, peste après Judas, le bandeau asséchant sa bouche, le peu de salive se ravalant difficilement, elle se calme...

Paradoxe des danseurs..La Lune s'apaise et Judas vibre de colère...Sélène sourit intérieurement, comprend la situation...Alors Judas, cela ne va pas comme TOI, tu l'entends ? L'hilarité s'efface, elle prend soudain conscience qu'ils seront seuls...Elle hoquète de surprise au soulèvement de la croupe animale..Les cuisses reprennent l'assaut des flancs, la brise balayant les mèches ébènes, cinglant son visage, elle voit défiler les remparts, la campagne Angevine leur tendre les bras...Les pensées filent, retourne en arrière, vers les siens, sa famille, son seul espoir...



* Louise Attaque, Ton invitation.
_________________
Judas
Les lieues filent, depuis combien de temps chevauchent-ils? Assez de temps pour faire écumer leur pauvre monture, assez de temps pour sentir ses cuisses se raidir et son assiette s'éprouver... Bientôt il fera jour, et tout ce temps s'est mis au service de l'imagination de Judas.

Il pense au Vicomte, le plus jeune, pas l'autre qui finira à force de caprices aux méandres de son oubli. Les idées se sont embrouillées, se sont emportées. Il jure que c'est un jeune fou, vendu aux lubies d'un vieil acâriatre hypocondriaque... Il le déteste d'être parti sans un mot. Il n'en aurait pas fait autant. Il est difficile de lier, alors tant d'effort pour délier si vite... C'est absurde. Pourquoi était-il venu avec son suzerain? Le Ried avait sans aucun doute imposé sa volonté, de venir, de partir, et faire fi des projets du jeune Vicomte. Pantin que tu es... Pantin que je fus aussi en Bretagne, où je projetais la dernière fois de prendre repos à Cholet... Il ne fallut pas cinq jours pour que l'Alençonnais décide de me faire le raccompagner, quittant dans les foudres de Chimera la Breizh bien avant l'heure... Pour sûr, on ne m'y reprendrai plus.

Dans son monologue, le seigneur rumine, Sélène s'est tue. La fatigue se fait sentir, celle de la nuit qu'ils n'ont pas prise. Avant le premier clocher des alentours le cheval se met au pas... Judas lève dans la foulée le bâillon de sa captive, qui n'était nécessaire que pour traverser les venelles de la ville... Il fait frais, voir froid, ce sont les volutes vaporeuses que crachent les naseaux de son cheval qui le disent. Judas lui, est si tendu que sa contrariété lui tient chaud. Les prunelles cherchent un endroit moins hostile où attendre le jour.

Il lui aurait raconté les Bretonnes, les arcanes de ses nuits. Lui, l'Ami qu'il s'était choisi venait d'instaurer la loi martiale aux confidences Judéennes. Pas de Bretagne pour toi renard... Pas de vengeance pour moi. Judas se sent pris à son propre jeu. L'animal s'arrête, ici, ça ira bien... L'outre décrochée lui offre une salve de vin.

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Tu veux être Modo aux arpenteurs? Mp !
Senegonde_de_caelius
[en attente dans le coche]

Dans le coche depuis la veille, elle attendit hummm le vent froid caressa son visage elle s'engouffra dans le châle de laine offert peu de temps avant..
Au loin le bruit des chopines qui résonne et le hoquet des Angevines qui anime la ville ahh elle en sourit, quelle délice d'avoir vue du monde! Et cet joie de vivre bien longtemps qu'elle n'avais entendu cela...

[plus tard , sur les chemins ]

Un jour de passée, le vicomte les avais rejoint, Judas partie sans regardé derrière lui voilà le groupe dissous... La Bretagne ne serais probablement plus aux rendez-vous. Peu importe, le coche bouge doucement puis ils prends sa cadence et roule roule roule...

Le calme est de mises pas un son , le vicomte reste la sans bruit le regard dans le vide en directions du paysage qui défile.. Renard donné le rythme a croire qu'il avait le feux au fesses celui la? La nuit se fait noire, la ciel éclairé par le quartier de lune le froid caresse doucement son visage, elle frémissement elle resserre son étoffe et réfléchis..

Soudain la carriole ralentis puis repris son rythme ce qui sorti Séné de ces rêves elle passa la tête a l’extérieur , constata que tout allais bien, lorsqu'elle s’aperçut que le Renard était seul!!

Elle se mit a crié après se dernier comment avais t-il pu osé?

Reeeeeeenaaard!!!!

Elle s'agita dans le coche non il n'avais pas fais sa!Choqué elle oublia que le Vicomte était lui aussi là...

Rooooh Renard arrête toi tout de suite te dis-je!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!


Elle était furieuse et déjà elle décida de s'en retourné...
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Selene.

"Je suis égoïste et frivole. Heureusement. Que serais-je devenue ? Folle, c’est cela, folle à lier. A lier et relier inlassablement les images entre elles, les pensées obsessionnelles aux douleurs, et les douleurs à ma chair" Nicolas Bréhal (sonate au clair de lune).


Ca, c’était avant.

Avant que le mal la ronge inextricablement, certains perdent leurs émotions dans l'opium, elle c'est l'alcool et quelques herbes légères qui vous font croire que la vie est paisible...La Lune n'est que tempête intérieure, ouragan émotionnel, métissage des souvenirs, patchwork d'une vie, ô combien remplie.. Elle se laisse bercer par la chevauchée, gardant pour seule assurance ses cuisses pourvues de crampes douloureuses....Les azurs se perdent dans les effets de lumières argentées de son Astre de nuit...Les bras de Judas lui servent de garde-fou, et l'écrin de sa poitrine de braséro de fortune...

La Lune grelotte, le vent la gifle comme pour la garder éveillée, face à son destin. Elle se demande bien ce que lui veut Judas, oui elle a repoussé ses avances mais pourquoi l'enlever ? Lui dire qu'il a besoin d'elle, en quoi ? Si c'est son corps qu'il voulait, pourquoi ne pas le prendre sur place, la forcer lui aurait été aussi aisé que l'enlèvement...

Sélène plisse le nez, couvre l'azur de ses paupières, laisse aller malgré elle sa nuque contre le torse Judassien, mi-sommeil, mi-pensées...Etat second, où elle plonge dans les méandres de sa vie...Aussi loin qu'elle peut, se rappeler les visages amis comme ennemis..Se rappeler les moments forts d'une vie qui n'est plus...Se rappeler l'amour aussi, perdu. Peut-être veut-il lui offrir la mort en délivrance...Ce sera vain, morte elle l'est, de l'intérieur, juste ce foutu corps, cette enveloppe charnelle qui se bat pour la survie et son esprit rebelle... Puis vient ceux avec qui elle partage un bout de chemin de la vie...Marie, Nikolai, Ode, les recrues, les bébés...Espoir qu'ils se rendent compte de son absence...Une Lune fantôme, ,n'écumant pas les tavernes, laissant sa Frison à l'écurie, n'allant pas au rendez-vous de Calyce avec les siens...Cela devrait les alerter..Oui, espérons-le..

La monture ralentit, sortant Sélène de sa torpeur, et de d'apercevoir, les premières lueurs du jours s'amanter avec la nuit...Palette de camaïeu sur l'horizon, cela en serait presque romantique. Elle tressaille, se détache du corps chaud, à la main venant à son visage, lèvres délivrées, asséchées, engourdies...Tentative vaine d’humidification, azur ainsi que bouche reprenant vie aux gorgées salvatrices d'un nectar apprécié..Elle boit, longues gorgées apaisantes laissant filer un ru ténu à la commissure des carmines..


Merci...

Mot simple, avant la tempête. Et le visage d'albâtre se tourner vers celui félin de l'homme. Et les azurs de briller de colère.

Foutredieu ! Raclure ! Fils de chienne !


Après la brochette d'insultes, le calme. Les joies d'une Lune à double face..

A quoi joues-tu Judas ?

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