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(RP) Un ver dans le coing

Jean.de.cetzes
    [Le 10 octobre.]

Arpantant les rues, une Affiche - ou plutôt un torchon mural - lui échauffa la bile en moins de temps qu'il ne fallait pour dire : "Prétendant pour Perle Danoise". Maledicti russus ! De quoi te mêles-tu Von Frayner ? La Danoise était le fruit de SON jardin des Hespérides et "Scracth" n'était que le vil Ladon. Faudra-t-il donc qu'il se fasse Hercule ? Mais... Si l'initiative était nordique ? Si c'était Elle qui l'avait demandé ? Il ne savait guère de chose sur l'amitié qui liait les deux femmes. Il n'avait pas le temps de s'attarder. L'empêcheuse de tourner en rond, la dérangeante qui s'immisce par les interstices qui ne lui étaient pourtant pas ouvert, s'était faite poil de carotte. Le Sans Nom n'avait pas choisi par hasard... L'affreuse, l'infâme, l'odieuse était Rousse ! Etait-elle au courant de leur relation ? Connaissait-elle la substance de leurs échanges ? Rhaa, trop de questions. Et pas de réponses. Demain. Peut-être.

    [Le lendemain, à la nuit tombée.]

Un coing à la main, qu'il avait tapé à la taverne, le Comte heurtait les pavés du talon de ses botes et avançait d'un pas irrégulier. Il pleuvait dru. Il s'abritait au mieux sous une cape rose qui semblait faire fureur ces derniers jours. Il avait ruminé toute la journée - comment peut-elle la veille dans les yeux me dire que... et maintenant ? - pour finir par vider une bouteille de rouge en taverne fêtant en partie la dérouillée prise par Willyam et sa grognasse. C'est ainsi dans un état d'ébriété légère et néanmoins notable qu'il avançait vers la crèche de la chauve, une flasque d'eau de vie dans la poche de son mantel à l'aide de laquelle il se réchauffait de temps à autre les boyaux, accentuant chaque fois d'avantage la démarche chaloupée dont il faisait preuve.

AaaaSTAaNAaaAAA !

Sa dextre libre se pose sur l'huis de la porte pour maintenir un équilibre qui se fait fragile.

Un ver roussâtre et narquois - oui - s'extrait de la pomme d'or.


Edit : correction du mot vers -> ver. Horrible hein ?
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Astana
- « Ouiiiiii ? »

Voix aérienne qui grimpe dans les aigus. Blondeur pintée - et non pintade.

- « On entame quelle bouteille !? Je m'y retrouve pas avec toutes les caisses que tu planques ! »


Regard coulé sur Gaetan, qui semble s'en foutre comme de sa première paire de braies. Moue dubitative. Affalée qu'elle est sur sa chaise, la chauve n'a pas forcément la tête à réfléchir, mais plutôt à la déconnade franchouillarde. Blondeur ne se déride qu'en petit comité, c'est bien connu. Au pif, donc.

- « Deuxième caisse, cinquième boutanche ? »

Question. Parce qu'elle ignore si cette dernière contient encore suffisamment de bouteilles pour pouvoir compter jusqu'à cinq, auquel cas il faudrait passer à celle d'à côté pour poursuivre, et ça fausserait les résultats, et... ouh, trop compliqué. Mais comme le roussâtre bis se radine litre en main, elle suppose que ses réserves ne sont pas si amputées que ça. C'est du Bordeaux. C'est magnifique. Il la débouche, sert les verres en étain, et jusqu'ici tout va bien dans le meilleur des mondes possibles.

- « AaaaSTAaNAaaAAA ! »
- « Merde. »

J'ai oublié de l'inviter ? Là aussi, grand point d'interrogation. La carcasse nordique s'extirpe tant bien que mal de son douillet cocon - et se rétame au passage -, tandis que ses deux compagnons attitrés se marrent bruyamment. Mais la danoise est une warrior en matière de taux d'alcoolémie. Tant qu'elle articule encore, ça va. On ne la couchera pas. Taux qu'elle jauge d'ailleurs en jetant un bref coup d'oeil sur les cadavres de bouteilles situés sur la table. Sept ? Ah non, y'a ceux d'hier aussi. Bon. Tant pis. Elle réussit à atteindre la porte d'une traite, et l'ouvre à la volée.

Effets immédiats : double agression. L'une par semi-chute, l'autre simplement visuelle. Le Comte appuyé contre la lourde se rétame à moitié sur l'Astana, qui de son côté est assaillie par la couleur affreusement rose de sa cape. J'aime pas trop beaucoup ça. Mais tout s'est passé si vite... Il n'y aura pas de moquerie quant à son travestissement, puisqu'il il lui a sauté dans les bras. C'est comme ça qu'elle voit les choses. Et quelque part touchée par tant de mignonnerie alcoolisée, la blonde pousse jusqu'à prolonger le geste. Tenez-vous bien : Astana fait un câlin.


- « Moi aussi j'suis contente de vous voir, hein. »


Isn't she lovely ?
[N'est-elle pas charmante ?]
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Jean.de.cetzes
Le ver dans le choc de la rencontre s'est rentré dans le coing, au fond à gauche. Vaut mieux pas qu'il ressorte sinon scratch !

- « Moi aussi j'suis contente de vous voir, hein. »

Astana ? Je ne te capte plus ! On se fait des papouilles maintenant ? hum ? Hum.. Hmmm. Mais c'est que ce n'est pas désagréable en plus. Encore un peu pour voir ? Naaan ! Venu pour gueuler pas pour câliner. Haan. C'est quand même pas mal. Enfin ... Ca lui coupe un peu beaucoup la chique du coup. En oublierait-il l'objet de sa venue ? Gaireben**. Mais non. Un véritable bourricot de port Saïd***. Comment un noble avait-il dit ? Ah oui, teigneux dans sa rigidité. C'est tout à fait ça.

Oui justement, parlons-en ! Mais on peut en parler comme ça aussi, parce qu'après tout ca ne fait qu'anticiper sur la résolution du problème. 'fin... I hope so****.

Bien suuur que je suis content-content aussi. L'avantage contrairement à la dernière fois où elle avait picolé c'est que lui aussi. Du coup l'odeur ne l'indispose pas. Faut dire qu'une donzelle qui pu la gnole il n'y a rien de pi-re. Encore plus si elle est noble, ce qui pourrait ne pas tarder. Beaucoup moins lors'que j'apprends, fortuiiitement, que vous passez des petites annonces dans la ville par l'intermédiaire de la Rousse. Le tout énoncé d'un trait, enlacé à la danoise qui ne semble pas plus solide sur ses jambes que lui. Gadin assuré ? Si tu peux plus m'voir en peinture, t'as qu'à le dire ! Ca ira plus vite. C'est pas vrai n'est-ce pas ? Parce que la pomme et tout... Mais si tu restes faudra qu'on cause aussi de ton cousin. Doit arrêter de vouloir me convertir. Sexe et religion ça ne fait pas bon ménage. Il n'y a qu'à voir Rome. En plus la Rome, c'est l'emmerdant. Mais guère d'avantage que la réforme parce que si j'ai a bien tout compris on ne peut plus faire grand chose, à part peut-être des combats de versets****... Dans le genre excitant, à vu de pif, qu'elle a fort jolie, on a fait mieux. Bref, autre sujet, autre anicroche ?

En tout cas c'est un curieux spectacle qu'une chauve-souris affublée pour l'occasion d'ailes roses.


* Honte
*Presque.
**J'espère que oui.
*** PJ comme dit l'A
**** Oui je fais de la pub. Et alors ?.

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Astana
- « Parlons de ? »

Le sourcil se hausse fortement au-dessus du regard d'acier.

Ça y est. Encore cette impression d'avoir loupé un épisode qui se ramène avec ses grands sabots. Des annonces en ville via sa Rousseur qui est fort mal portante ? Et vas-y que je te sors le couplet de l'amoureux transi en crise existentielle. Que si tu peux plus me voir en peinture, bah t'as qu'à le dire et je me suiciderai en buvant du lait. Bla. Bla. Bla. Complètement larguée, ce qui est plutôt monnaie courante dans les discussions avec Jean, l'Astana pince les lèvres et risque un regard en arrière vers les rouquins, comme pour s'assurer de leur incompréhension mutuelle. Ça sent le dialogue de sourds à plein nez. L'étreinte se fait raide et glaciale, la blonde recule d'un pas trois quart.


- « Pouvez arrêter de beugler ? Vous me faites mal. »


Au crâne.

- « Alors vous allez asseoir votre mignon petit cul là... »

L'index pointe une localisation floue. Genre la cheminée ; mais qui veut dire la chaise.

- « Et vous allez rées.. ré-ex-pliquer cette histoire d'annonce en peinture. »
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Jean.de.cetzes
Ca va encore finir en eau de boudin. C'est clair. Enfin non justement. Et puis il a pas très envie de s'assoir le de Cetzes. Il préfère tanguer debout. Sans appui maintenant que la danoise reprend sa forme de glacier à la dérive. Au pire cette affaire sera celle du Titanic.

L'annonce. Là. Non. Ce. Si. J'ai vu l'annonce. Pas là, là bas. Dans la rue. Mais si vous dis-je ! Rhaa ! Limpide comme de l'eau de vie. Ecrit dessus "recherche... Oulà ça tangue Cher.che. prétendant pour Perle - elle est bien bonne celle-là - Danoise. 'scusez du peu mais j'en connais pas beaucoup à Toulouse heing ! J'vais p'tetre m'assoir en fait. Pouf. Par terre, après quelques pas, à côté des roux. Flasque - la sienne - à la main. Pis ca parlait de Huguenot. Alors des danoises ré-ré-moulades. Non. Réformés ... J'vois pas. A part vous j'veux dire. certes le mot perle induit en erreur, mais tout de même ! Le tout signé par la Rousse, la Scath Von fraayy. Humpf c'est imprononçable ce nom ! Mais si puisque je vous le dit Alors c'est quoi l'embrouille ? Parce que l'amoureux il est pas encore transit, et la premier qualificatif reste même à prouver.

Et de boire une rasade au cas où le taux était trop bas, on ne sait jamais.

L'en veux le roux ? Tend la flasque en pensant que son juge voulait cramer du rouquin. Décidément la Danoise plus si chauve que ça en était entourée. Et comme il voyait un peu double parfois, là il y en avait un paquet de rouquins au mètre carré. Beurk.
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Astana
Pleine de bonne volonté, la chauve ayant retrouvé l'assise de sa chaise s'entête à déchiffrer les paroles énigmatiques de l'enturbanné. Mais plus le récit est décousu, entrecoupé de chutes, plus elle décroche. C'est qu'avec les pintés, faut veiller à être concis, hein. Et rapide. Sinon ça passe par une oreille et ça ressort par l'autre. Les yeux s'agrandissent un brin, tandis que la bouche s'entrouvre légèrement. La danoise a buggé. Ça y est, t'as fini mon gars ? Clignement d'yeux. Parfaitement consciente de son état, la nordique plonge le museau dans le godet à portée de main et prend cet air concerné qu'adoptent souvent les personnes qui sont parachutées au milieu d'une discussion importante. Mmh, mmh. Oui. Tout-à-fait d'accord votre honneur ! C'est i-nad-mi-ssi-ble ! Bizarrement, elle arrive à tenir le rôle, jusqu'à qu'il faille fournir une réponse appropriée. Et là, c'est le ricanement qui survient.

- « 'tain, j'ai RIEN pigé. »

Au moins elle a le mérite de l'avouer.


- « L'affiche dit que la Rousse prétend - prétendant, c'est pareil t'as vu - chercher une Perle - d'ailleurs c'est pas un Écrin z'êtes sûr ? Non parce que je suis pas une perle, vraiment... mais je suis plus un Écrin non plus notez, donc... - une Perle Danoise ? Bah c'est moi, oui. Vous avez trouvé. Y'a une récompense, ou queq'chose du genre ? ... Le regard s'illumine subitement. On partage ?! »

Ouais, réformée jusqu'au bout des ongles.
Y'a pas de petit profit.

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Jean.de.cetzes
Etat d'ébriété. Bourré en somme. Mais lucide. Contradictoire ? Oui, mais déjà écrit : les créatures de ce monde ne sont pas dépourvus de contradictions. Alors serrage de miches, clignement alternatif d'oeil, allumage tournant des oreilles, fonctionnement circulaire des hémisphères, mais ça fonctionne et il capte bien, surtout la fin.

Justement oui il y en a une : Vous. Grogne. Et non, je ne partage pas. Certainement pas même ! C't'est une idée à vous ? Parce qu'elle est bien pourave. Un modèle du genre si c'est le cas. Et si c'est une idée de la Rousse, ben... ça l'étonnera pas. N'empeche que : nul !! Alors au risque de passer pour une "vierge effarouchée" il va encore s'agacer !

Beurp. L'excès de bile ça ne laisse pas indemne mélangé avec l'alcool. Même pour les comtes enturbannés. Ca casse un mythe ? Ca déchoit un héros de son piédestal ? Et alors ? Il est bien comme tout le monde l'enturbanné. Enfin non, faut pas exagérer. Disons plutôt qu'il montre parfois - en de rares occasions comme celles-ci, des signes d'humanité et donc de faiblesses.

Et faites pas l'andouille à répondre à côté encore. - Quasi comique, presque voulu, le doigt en travers de la bouche J'tai à l'oeil et j'pourrais bien en lâcher une de perle, même qu'on s'en souviendrait encore longtemps. Rhooooo

Ah ! - Ca tourne peut-être encore dans la tête, mais pas trop vite. Surtout si elle parlait à voix basse Et vous valez bien mieux qu'une chiure d'huitre Astana. Bien mieux qu'un cercueil à bijou également. Celui ou celle qui vous aura fait croire le contraire ne mérite que le titre de porc. Un peu comme lui compte tenu de l'affirmation précédente - Sous votre air de stalactite des glaces mal dégrossie, vous êtes le plus ravissant des êtres. Bourré, oui, grossier aussi. Mais pas insensible.
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Astana
Ça pue le quiproquo par ici...

- « Comment ça, moi ? Quoi ma gueule, qu'est-ce qu'elle a ma gueule ?! Ah non mais JE ne ME partage PAS ! Oui, l'accentuation c'est important. Faudrait veiller à pas pousser mémé dans les orties, heinG. Depuis quand on fout un avis de recherche sur ma trogne en me proc..clamant récompense ? C'est une idée très conne, je vous l'accorde. Pas la mienne, donc. Ha si vous voulez ger-ber, par le carreau siouplé. Grimace dégoutée. Et je'n'vois - genèvois ? hinhin - pas pourquoi je mentirais ! oh ! »

À ces mots, Blondeur se ressert un verre. Le gosier asséché par tant de propos décousus. Même pas elle tique devant ce qui est probablement la plus belle déclaration d'a... affection de la terre entière. Parce que la boisson anesthésie bien des maux. Et fout en sourdine le côté armuré de la danoise qui l'aurait d'habitude poussée dans ses retranchements. Plus tard, quand elle sera sobre, sûrement qu'elle manquera de s'étouffer en y repensant. Mais on y est pas encore. Même pas elle tique, non. Parce que la scandinave pense toujours que ladite affiche ne concerne qu'elle, et non pas la venue d'une tripotée de prétendants. Et que le beau Jean s'insurge contre les règles dégradantes de ce jeu pourave.

Le premier qui la trouve la garde ? Et puis quoi encore !

Une fois suffisamment imbibée - comprendre que la coupe est vidée - Blondeur se rebelle aussi.


- « Des PORCS ! Ça ouais. Brève pensée pour l'Irlandais, qui lui donne sitôt la nausée. Je vaux bien mieux que le premier PÉCORE venu. Ce qu'elle pense vraiment. On s'estime d'abord avant d'estimer les autres. J'ai même pas b'soin d'un mâle pour m'sentir exister, moi. Attention, ça va exploooooser ! Ou pas. Enfin, heu... Le sourcil se lève. Je ne parle pas de vous, hein. Bah non. Vous, vous êtes to-ta-le-ment à part. »

Plissement de narines. Astana n'aime pas être prise pour un morceau de viande.

- « Hé, fiou, il fait chaud là, non ? »

Le vin réchauffe même les corps les plus engourdis. Bientôt le Comte laissera peut-être tomber la chemise.
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Jean.de.cetzes
Comme vous dites. Très... bêêêête. Attendez-vous à voir débarquer une floppée de ventripotents pour vous espousailler. Mais j'cache pas qu'risque d'y avoir du dommage collatéral. Hééééhé. Le bucher façon prix de groupe. Pas touche ! Puisqu'il fallait se faire insistant avec la divine danoise qui faisait honneur à l'amour inconditionnelle de la boisson de ses ancêtres. Par contre ça veut dire quoi "Je ne Me partage PAS ?" Qu'on peut pas la découper hein ? Parce que bon les maitresses tout ça et tout ? Ah ? Non ? Argh. Je ne Vous partage pas ! C'est mieux dit comme ça non ? Oui, clairement.

Le glaçon pourrait donc avoir chaud ? Un phénomène thermique pour le moins intéressant. Serait-ce sa part de chaleur immanente qui se révélerait, ou une bonne humeur transcendantale envahirait elle la pièce ? Parce que c'est vrai qu'il fait chaud quand même. Le ver semble d'ailleurs en profiter pour se gondoler de nouveau en dehors du coing et se détendre les anneaux. Et Jean pour se départir de son turban.

Croyez-vous que j'ai besoin d'une donzelle pour exister ? - Parce que si c'est pour faire genre hein ! Et puis ça va, ça vient les bonnes femmes. De toi, en revanche, c'est différent. Mais ça.. oui ça il ne le dira pas. Il ne faut pas cumuler dans la même soirée. Sinon elle va nous faire une crise d'apoplexie. Et de toute façon il ne le reconnaîtra pas. Si tant est qu'il en ait conscience. Vous c'est différent. De toute façon si vous en étiez une ça se saurait non ? - De prime abord ça ressemble à une critique, mais en fait non. Parce que le type pisseuse bisou-calin ou kikoulol comme on dirait aujourd'hui, ça va bien cinq minutes. Pour tailler la route un temps, c'est différent. Vous, vous êtes to-ta-le-ment à part Les éméchés ça aiment répéter ce que disent les autres. Sympathique empathie. La rousse cherche pour vous un type de la trentaine qui je cite - de mémoire et comme je peux - aime les difformités physiques. Les originalités physiques ? Oui pareil à ce taux et cette heure. En somme elle implore qu'un quidam daigne vous accorder ses faveurs en vous présentant sous un éclair-age - t'es pas si vieille que ça non plus - que j'ignore et qui ne vous met pas du tout - du tout- du tout - du - débug ! en valeur. Comme si vous étiez une pomme pourrie... Tu m'aurais caché quelque chose ? Une bosse ou truc bizarre, si tant est qu'il puisse y en avoir encore d'avantage ?
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Astana
- « AHHH ! »

Ça y est, ça percute. Doucement mais sûrement.
Ainsi donc, l'Âme Soeur lui cherche un prétendant.


- « Mais pourquoi elle ferait ça ? »

Non mais j'ai déjà... Oh, wait. *
Grand éclat de rire bien à la con.


- « Ah ! Ha ha ha... Vrai qu'elle est pas au courant ! Parce que j'lui ai pas dit, hi hi... Non p-hahaha... ERM'. Pardon. Non pas parce que j'vous aime pas hein, ou quoi, juste que... ffff... ffff... pas le temps, et, et... l'accouchement, puis le r-eeeste. »


Allez, on se calme, on s'évente. Là. Voilà. L'index essuie une larmichette qui lui pend au coin de l’œil. Va pas te mettre dans tous tes états non plus, Sa Blondeur. Y'a pas de quoi chasser des reluits** même si c'est plutôt fendard. Elle renifle, le corps encore secoué par les restes d'un rire qui s'évapore peu à peu.

- « Hu... hu-hu-hu. »

Ma doue... Il fait chaud. La chauve tente de se défaire de son bliaud sombre, sans grand résultat. Elle reste coincée les deux bras en-dedans et râle. Forcément, si t'oublies d'enlever la ceinture ça coince, hein. Grand soupir blasé de la bourrée qui jette l'éponge. Astana se passe une main sur la caboche dans un semblant de dignité. Attention, ça sent l'argumentaire de choc.

Le rire revient. Mais pour le moment encore coincé dans la gorge.


- « Et puis c'est vrai que je suis un peu difforme, hein... hin hin. Difforme des cicatri-hi hi-ces. »

Même dans la faiblesse, toujours prendre la défense de la Rousse. Toujours.

- « Pardon. Pardon. Excuse-moi... J'me fous pas d'votre gueule, hein. C'est verneux. NER-VEUX. »

Je. Tu. Vous. On est plus à ça près.
Mais il est peut-être l'heure d'aller se coucher, non ?


* Oh, attends.
** Pleurer, en argot.

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Jean.de.cetzes
Vous ne lui avez pas... ? Hmpf. En plus ça la fait marrer. Pas lui pour le coup

Lampée d'eau-de-vie.


Donc l'idée d'une assemblée de touristes du Royaume venu admirer la curiosité - que t'es un peu, faut le dire - ça te fait marrer ? Non mais non ! Lui, vraiment pas ! J'suis pas suuur de le su-porter.Tu vois bien comment il est, s'il voit ça il va se barrer. Même s'il aimerait te dire combien tu es épatante : Bei mir bistu shein. Même pas en rêve té ! Voyez-vous... J'dirais même plus : Sur que non ! JdC ou Dupont et Dupont à lui tout seul.

Le visage fermé, il se serait bien levé pour filer par mécontentement mais il est pas mal là par terre, ce qui compromet fortement sa fameuse sortie cape au vent, poing dressé accompagné du saut de cabris qu'il exécute si bien. En vrai c'est beaucoup mieux que ça, mais il faut le voir pour le croire. Du coup, que faire ?

Un coup de main peut-être pour sortir votre truc ? Tous les mots ne lui viennent plus mais il parle évidemment du vêtement, ou plus exactement de la ceinture qu'il désigne d'un hochement de tête.. C'est l'heure du coucher ou d'une petite partie ? Vous n'auriez pas un jeu de dés par hasard Vous pensiez à une partie de quoi ? Hein ? On pourrait jouer ça au dès. Moment d'absence de quelques secondes. J'veux dire votre vêtement. Pas de l'annonce parce que bien sur vous allez lui dire, n'est-ce-paaas ? C'est débridé ? Il la préférait dénudée. Mais faudrait peut-être virer les rouquins, non ? Sinon je peux lui annoncer directement. Si tu préfèreuuuh. Même pas peur. Bon t'as tout pigé Astana ? L'annonce, le jeu. L'annonce, le jeu. L'annonce, le jeu. L'enjeu.
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Astana
L'annonce. Le jeu. Sans enjeu.

- « Des dés ? Si, j'en ai. »

Mais ils sont pipés. C'est pour clôturer les négoces plus rapidement. Et toujours en ma faveur. En matière d'affaires, la danoise est encore plus teigne que de coutume, et n'accepte pas le "non" pour réponse. Ce qui semble être un trait familial, autant chez les d'Assay que les Sørensen. Donc si on joue, mon Petit, tu vas perdre. Indubitablement. L'euphorique désormais calmée, elle dévoile néanmoins les crocs dans un sourire miteux.

- « Pourquoi 'voudriez jouer mon vêtement ? Vous rentrez pas d'dans, de toutes façons... »

Les pensées divaguent, s'échappent un instant pour l'imaginer travesti. Ricanement sardonique.


- « Mais si vous t'nez taaaaaant que ça à essayer, faites-vous plaisir. Y'a un coffre avec tout plein de frustr... frus-ques dans ma chambre. »

Froncement de sourcils contre elle-même. C'est que ça commence à sentir les problèmes d'élocution par ici... Elle va pour se resservir un verre, puis s'arrête dans son geste. Museau relevé vers l'Imprudent de service, qui n'a pas l'air de connaître l'animal qu'est la Von Frayner. À moins qu'il ne cherche un aller simple pour les oubliettes, mais dans ce cas suffit de le dire, ça ira plus vite.

- « Tu tiens à ta vie, mon chou ? - ouh, j'aurais pas dû dire ça - Non parce que toi, en lui avouant, tu seras soulagé d'un poids ET AUSSI de ton corps. »

Rha les gosses, faut tout leur apprendre, vraiment.
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Jean.de.cetzes
Ma vieille t'as encore rien compris. Pipe et boisson n'ont jamais fait bon ménage. Jamais. Il n'est pas là pour jouer. Il vient s'assurer de ton attachement, se rassurer de l'inutilité de l'affiche, de l'absence d'objet et de motif de l'annonce. Ne l'oublions pas. Il a sillonné les rues, sous la pluie, coing à la main, pour s'enquérir d'une possible déconvenue. Sinon, il ne serait pas là, assis par terre, le turban dénoué. C'est indubitable et il y a donc un enjeu à cette visite. Tu le négliges et lui aussi par la même occasion en le raillant. Bien sur.. l'alcool. Mais il a bon dos l'alcool lorsqu'on sait ce que les mercenaires peuvent ingurgiter avant d'aller se battre en digne gascons.

Vous n'assumez pas ma chère ? Serait-ce la différence d'âge ? Aurais-tu honte d'avoir 10 ans de plus ? Il se trouve que moi, si. - Non il ne craint pas la Von Frayner. Il la sait breteuse, il se sait sans atout en la matière. Qu'importe ? Si l'on doit vivre dans la crainte comme un Balma, ou ramper comme un Aymercah, mieux vaut mourir comme cet agaçant ver. *Splatch* Le ver n'est plus... Ou alors autant ne rien faire et ne rien tenter. Et si vous étiez grosse comme vous avez voulu me le faire croire ? Lui cacheriez-vous aussi à votre rousse ? Est-ce là l'amitié des gens d'armes ?

Il a l'impression d'avoir pris une douche froide. A raison, ou à tord il est vert du fait des moqueries, involontaires et sommes toutes sans méchanceté, et du dédain - ou ce qu'il prend pour tel - dont elle vient de faire preuve. Ivre sans doute l'est-il aussi, oui. Mais en aucun cas il n'est abêtie par l'alcool. Son corps est difficilement contrôlable mais son esprit vaque à ses obligations habituelles et ce qu'il réceptionne finalement ne lui plait point. Il fut patient, enjoué, mais à présent il sombre. Dans l'alcool ? Peut-être. Les buveurs passent parfois par cet état d'aigreur lorsque leur humeur joyeuse subit une déconvenue. Il en va peut-être ainsi de Jean qui se lève tant bien que mal après de visibles efforts de coordination, retrouvant sa hauteur égale à celle de la danoise. Deux sales bestioles de nouveau face à face. Se comprendraient-ils tout à fait un jour ?
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Astana
Le courant change. La douche froide est mutuelle. Y'en a toujours un pour faire bader tout le monde en soirée. Blondeur souffle tout en se redressant, par avance lassée de sa tirade prochaine. J'ai plus la force pour ces conneries, je l'ai déjà dit, maintes et maintes fois. Astana n'a plus l'âge pour les jalousies enfantines et les harems masculins. Astana est la femme d'un seul homme à la fois. Elle ne courre pas après les aventures multiples et compliquées, parce que déjà trop fissurée. Comme annoncé avant - plus ou moins clairement -, l'idée ne vient pas d'elle - d'où l'éclat de rire. Jean en doute ? Il ne la connait donc pas. Ta faute aussi, à t'enticher d'un enfant. Oui, il l'est, homme-enfant. À 17 piges on a pas idée de ce que c'est vraiment. La danoise en a dix de plus dans les jambes. C'est éreintant. Tu comprends pas, hein ? Mais je peux pas t'expliquer, mon gars. Je peux pas.

Le retour à la réalité fait un peu mal. Lueur douloureuse dans les yeux, la chauve réalise qu'il y aura toujours un conflit à ce niveau là. Son inexpérience contre ses années de pratique. Elle secoue légèrement la trogne, est tentée de partir sur-le-champ, mais n'en fait rien. Il devrait être avec quelqu'un de son âge, et toi aussi. - Ta gueule.


- « Si je n'assumais pas, pensez-vous vraiment que j'aurais accepté l'idée d'un enfant ? Drôle d'idée d'ailleurs, parce qu'Astana avoir un enfant... Réfléchissez deux s'condes. J'ai dis "toi". Pointe l'index. Toi, c'est Vous. Vous, si vous lui dites, vous gagnerez un aller simple pour la tombe. Elle est ma soeur - et passera toujours avant -, c'est à moi de lui dire. Pas à vous, ni à personne d'autre. Capiche !? Alors... »

Oui, mais encore ? Massage de tempes en express. Brève inspiration. Autant mettre les choses au clair tout d'suite, qu'on en finisse, qu'on soit fixés, tu vois ? Comme ça on pourra aller se coucher, à deux ou séparément, et on pourra peut-être éviter le mal de crâne.

- « A-lors si vous n'êtes pas capable de faire preuve d'une on-ce de confiance - aïe, il fait mal ce mot -, alors que c'est plutôt moi qui d'vrait douter vu votre âge, vous le dites. Et on arrête de se torturer. Hein. »
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Jean.de.cetzes
Tu n'es qu'un imbécile mon pauvre JdC. Il le sait en plus. Il s'est grave planté. Viandé même. Quelle plus grande preuve pouvais tu recevoir d'Elle que sa volonté de t'avoir pour père de son enfant ? N'était-ce pas là la plus grande marque d'affection et de confiance qu'elle pouvait te donner ? Elle te le dit, elle a raison. Tu es un idiot.

Se torturer ? C'est ainsi que vous voyez notre relation ? Comme une souffrance ?

Non mais tu nous fait quoi ? Arrêtes ! Confonds toi en excuses, rattrapes là, dis lui ce que tu penses vraiment plutôt que de faire ton enturbanné !

Oui mais... Dans sa tête enivrée ça se bouscule : Pourquoi aurais-je confiance ? M'as-tu rassuré ? M'as tu parlé ? Que puis-je savoir ? Et comment puis-je le savoir ? Tu ne dis rien Astana.

Rassures-le Astana sinon ca va mal finir et tu en a surement conscience. Tu sais bien comment tu es Astana et comment il est également. Il n'est ni devin, ni divin. Un homme parmi d'autres. Mais cet homme là t'as choisi. L'as tu compris ? As tu conscience de cette information ? Du haut de tes années, de ton expérience et de tout ton savoir encyclopédique sur la vie et l'amour, ne l'as tu pas remarqué ?... Oui il est jeune, impétueux, orgueilleux même à ses heures. Mais tu joues de tout ses défauts plutôt que de ses qualités. Tu le pousses dans ces retranchements, peut-être inconsciemment. Est-ce une épreuve initiatique ? Il échouera certainement. Il n'est pas ce genre de héros. Il sait mener des batailles politiques, mais ici il est lui même avec ses failles. Et toi aussi Astana visiblement. Il a confiance, mais il a besoin d'entendre de ta bouche qu'il a raison de te l'accorder. Oui c'est stupide. Mais c'est ainsi. Est-ce vraiment lié à son âge ? Où est-ce simplement ce défaut humain que d'avoir besoin de manifestations tangibles et explicites venant confirmer l'implicite ? N'est-ce pas cette quête de l'Homme qui commença jadis et se poursuivra peut-être à l'infini ? La recherche de la preuve ?

Dans l'attente il reste là, droit, le regard dans le vague. Il ne bouge plus. Il s'est stabilisé mais n'en mène pas large. Il flageole légèrement. Il sait, au fond de lui, le risque de dérapage. Il le sent. Il le craint et pourtant ne fait rien.

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