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[RP] Annexe - Tous les champignons sont comestibles...

Astana
    ... mais certains ne le sont qu'une fois.

Une heure et dix-sept minutes après l'affront, la rasée volontairement à la bourre arrive aux abords de la tente du Montestier. Histoire de montrer à monseigneur le frustré qu'il n'a rien gagné. À part, peut-être, la promesse d'une nouvelle mandale. Lentement, l'épave couturée se repasse le fil des évènements. Bande annonce et entracte compris. Parfois elle ricane sec, parfois pas. - Je l'ai mérité ? Blablabla. Vous allez le payer. Gnagnagna. - On verra bien. Vêtue sans effort de nippes aussi sombres que passées, Sa Blondeur pointe le bout du nez. Gueule de marbre affichée, mais on sait qu'en dedans ça bouillonne sévère, comme dirait l'autre. Elle interpelle le valet.

- « C'est vous Morpheus ? »
- « Murfès. »
- « C'est ce que j'ai dit. »

Chez les d'Assay, on a la mémoire sélective. L'homme la détaille d'un air bizarre et passablement étonné.

- « Histoire de vous ôter d'un doute. Oui, je suis une femme. »


Sappée comme un homme, et la boule à Z moins 3 - comprendre qu'il y a un petit duvet -, mais quand même.
Et la blonde de se racler la gorge, haussant le ton dans l'espoir égoïste que Mortimer puisse l'entendre.


- « Dites à ce qui vous sert de maître que je suis là. »

Oui, tu sais, le machin qu'est revenu avec la joue échaudée tout à l'heure. Là...
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Mortimer_
Il l'attend. Quoi qu'il en dise, quoi qu'il en pense, il l'attend.
Dans sa caboche se fait le film des moments passés et à venir. Interrogations lui ponctionnent le cervelet. Comment va-t-il être mangé? Comment compte-t-il la déguster? Sera-t-elle encore aussi désagréable? Violente? Sera-t-il rancunier de l'affront qui lui a été fait? Va-t-il lui faire payer? Tant d'inepties qui courent et le laissent songeur, affalé sur l'unique siège de sa tente, siège qui pour son confort a été recouvert de fourrures.
L'aménagement est spartiate. Un lit de camp, le siège sur lequel il trône comme un prince, un table couverte de velins, contrats, plumes et autres fariboles qui font le propre de son activité notariale, rien de superflu. Il ne comptait pas faire bombance sous la toile de sa tente, mais dehors, au milieu de la foule venue savourer l'hospitalité de Bouillon.

Mais le hasard en avait voulu autrement. Il avait fallu qu'il fasse la rencontre d'Astana d'Assay-Sørensen et que l'impétrante le gifle. Erreur qu'il comptait lui faire payer mais qui le punirait, lui aussi, d'une agréable journée à boire, conter fleurette à la paysanne du coin et surement à finir entre les cuisses charnues et moelleuse de la dite autochtone...

Voila d'ailleurs que la trouble-fête arrive et s'annonce de la manière disgracieuse qui la caractérise. Il sourit au dialogue qui s'installe entre son domestique et la jeune femme, sourire qui disparait bien vite à sa dernière réplique.
Le faciès s'empourpre de colère, et il feint de n'avoir rien entendu quand Murfès, le visage aussi rougeaud que son maître vient lui annoncer la présence d'une énergumène chauve et crasseuse devant la tente.
Au Montestier de lui répondre suffisamment fort pour que leur invitée entende.


Vous pouvez dire à l'épave devant la tente d'entrer, Murfès.

C'est pour le "ce qui vous sert de maïtre".

Et vous pouvez nous laisser seuls. Profitez bien de votre journée, mon brave.

Car le jeune notaire compte profiter de la sienne, bon gré mal gré, aux dépends de la réformée qu'il accueille sourire narquois sur les lèvres, en braies, simplement.

Vous commencerez par me laver.

Lui désigne un bassinet plein d'une eau encore chaude, à côté duquel savon de cendre et suif de chèvre attend.

Murfès a eu la bonté de faire chauffer l'eau. Et faite vite, le fond de l'air est frais.

C'est pas que battre le cousin de la jeune femme l'avait fait transpirer, mais en 1h 17 il avait eu une bonne dose de chose à faire. Bien suantes, les choses...
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Astana
L'épave ? La blonde se marre un peu. Avec toute la discrétion qu'on lui connait - c'est à dire peu. Sans vraiment attendre qu'on vienne la chercher, elle fait son entrée sous la tente. Bref coup d’œil circulaire. Deux coins vides sur quatre : peut mieux faire. La main lui démange, là, donc elle la fourre dans sa poche. Il te manque des cases, Sa Blondeur. Tu vas pas te mettre à faire du déménagement non plus à peine arrivée. Laisse donc ces coins tranquilles. Même s'ils doivent souffrir d'être encombrés. Ouais.

L'esgourde ne capte qu'à moitié les propos du notaire. Astana le regarde à peine. Les chasses grises sont fixées sur le baquet fumant, plissées, et trahissent un dédain soudain pour le gage prévu. Légère grimace. Qu'est-ce que je suis venue foutre ici... L'honneur ? La parole ? Ah ouais. Vrai. Coins et bain mis à part, la perdante du jour avise finalement Mortimer. Sourcil arqué. Depuis quand on reçoit les femmes à moitié à poil ? Est-ce que je suis venue à sapée que d'en bas, moi ? Remarque tant mieux, t'en aurais fait des cauchemars, mon chou.


- « Qu'est-ce que vous f... »


Un détail retient son attention. Son torse est fustigé d'une entaille superficielle, qu'elle devine récente, et qui ne lui a très certainement pas été infligée durant la bataille avec Maleus. Rixe ? Peut-être que t'es pas aussi coincé que prévu, Montestier. Rictus.

- « C'est une de vos amantes qui vous a griffé ? »


En désignant la plaie. La danoise sait que non. Mais tous les moyens sont bons pour retarder l'échéance, quoi.
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Mortimer_
- « C'est une de vos amantes qui vous a griffé ? »

Un instants, une micro-seconde, l'espace d'un battement de cils, sur sa rétine se peint l'image monstrueusement troublante de Scath Von Frayner, stylet en bouche, alanguie et à poil. En effet, l'auteur de cette estafilade lui fout les chocottes. Le genre de psychopathes qu'il est bon de ne pas côtoyer, tout du moins pas quand on se trouve sur son territoire et qu'elle est accompagnée de gardes.

Euh... On peut dire ca comme cela, oui.

Il secoue la tête pour chasser les derniers remugles de ce qu'il a pu faire avant et concentre de nouveau toute son attention sur la d'Assay. Dans le genre psychopathe, elle était pas mal non plus et il valait mieux du coup rester attentif. La lippe se hausse en une grimace qui se veut sourire, du menton, le jeune notaire désigne de nouveau le bassinet alors qu'il entoure son poitrail de ses bras, ses mains venant vigoureusement frotter ses épaules saisies par le froid.

Enfin, ca ne vous regarde pas... Et ce n'est pas pour ca que vous êtes ici... Faite donc votre office, Astana.

Et d'ajouter, les yeux emplis de défi, pour être certain que blondie a compris.

Lavez moi.

Il la fixe, la trogne canaille. C'est ton tour d'en chier, poupée.
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Astana
Et vas-y que je monte sur mes grands chevaux pour faire le beau... Ça se donne de grands airs par ici.

- « Je disais ça plus pour faire la conversation que par réel intérêt. »


Phrase lâchée sur un ton plat, presque blasé. Même un gosse serait capable de faire la différence entre des ongles et le fer. Faut pas déconner. Mais puisque Montestier semble résolu à aller droit au but sans fioritures ni sympathie, la nordique se voit dans l'obligation d'en faire de même. Regarde, ce que tu me dis ça me touche pas. Ça glisse sur moi. Comme l'eau dans laquelle je vais te noy... Rha, non. Quoique ? À Bouillon, il y a largement de quoi planquer un corps.

- « Mais vous avez raison. Pourquoi chercher à rendre ça un minimum vivable ? »

Petit ricanement. Y'a pas de quoi casser trois pattes à un canard non plus. Blondeur arque un sourcil en réponse à la provocation, et se tourne pour abandonner besace et mantel à terre. Manches remontées aux trois quarts, puis retour à l'envoyeur. La menteuse claque contre son palais quand la chauve constate qu'il n'a pas bougé.


- « Vous attendez quoi là ? Que je vous foute à l'eau ?! »

Attention, c'est qu'elle deviendrait presque hargneuse la bestiole.

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Mortimer_
A dire vrai, si la d'Assay souhaitait que le moment soit un peu plus vivable -pour elle s'entend, lui était à son aise- encore aurait-t-il fallut qu'elle évite de lui coller un taquet pleine poire précédemment. Taquet qu'il n'avait toujours pas avalé au demeurant et qu'il comptait lui faire payer puissance mille. Oui oui petite danoise, tu vas en baver, et sévère qu'on te dit.

Mais elle a raison, sur un point. Pourquoi n'est-il pas encore en train de faire trempette. Un soupçon de timidité? De pudeur? Les deux, assurément, car l'homme ne compte pas prendre son bain en braies. Ni en chaisne préalablement retirée. Ainsi, d'une main gracile il délace le bas et laisse le tissu glisser contre ses hanches étroites. Braies au sol, il avance d'un pas et les laisse sur place
Les fesses à l'air, il esquisse un nouveau rictus, princier, et appréhende la réaction Sorensen.
Le Montestier n'est pas de ce genre de mâle dont le poil fait la marque, loin de là, mis à part une tonsure bouclée qui surplombe sa masculinité et une ligne qui parcourt son bas ventre jusqu'au nombril, il a tout du jeune éphèbe.
Ses jambes de le porter jusqu'au bassinet, qu'il enjambe.


Je sais. Vous défaillez. Mais soyez gentille, muselez vos ardeurs.

Confiance et estime de soit sont deux défauts qui le caractérisent. Il se laisse glisser dans l'eau passablement chaude, profond soupire en option. La lueur carnassière qui peint son regard de se porter sur la réformée.

Généralement, j'exige de mes servantes qu'elles se baignent avec moi. Mais généralement, elles sont plus appétissantes que vous l'êtes... Je présume que je puis faire une exception de fait...

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Astana
Astana entre en phase bug. Sur le coup, elle ne sait pas si elle doit rire ou chialer. Rire du grotesque de la situation et de l'égo clairement surdimensionné de Montestier, ou chialer car une fois encore, l'Homme s'est montré faible et tendrait presque la jugulaire pour qu'on l'achève tel le nuisible qu'il est. C'est triste. La nordique n'a jamais eu peur du loup. Pour l'effet de surprise on repassera. C'est pas comme ça que tu réussiras à me foutre mal à l'aise, tu sais. Elle lâche un petit rire sournois au possible, et s'empare du savon.

Une fois derrière le notaire, Blondeur contre-attaque.


- « Vous avez raison. Je défaillis. C'est que, voyez-vous, je m'attendais à tellement mieux... »

Et vas-y que je te colle mes mains froides sur le râble. Parce que tu mérites pas de traitement de faveur.
Un sourire s'étire dans l'ombre de la tignasse brune. Il ne le voit pas. Mais la chauve se gondole. Et sévère.


- « À l'avenir, autant pour votre réputation que pour le bien-être de mes yeux, évitez ce genre de tableau décevant. »

Touché, coulé ?
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