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[RP] Et les Phoenix déploient leurs ailes...

Karyaan
[Aux portes de tout un monde]

Miousik

Argentan, debout, sa tente légèrement surélevée, les fanions royaux claquant au vent, ses yeux de brume balayaient la plaine où des centaines de tentes s'amassaient. L'effervescence était palpable. Les normands ont la rage au ventre, la haine au cœur, et le sang en bouche. Ils veulent en découdre, ils veulent récupérer ce qu'on leur a pris. Et la Sombre, droite, port altier, fixait toute celle folie qui se mettait en place.
Ce soir, ils prendraient la route.
Ce soir, les Phoenix déploieraient leurs ailes et fondraient sur leurs terres.
Une petite main prit la sienne. Bonhomme de trois ans, regardant aussi tous ces hommes et femmes fiers, se préparant à la guerre.
Armures rutilantes, épées huilées dans les fourreaux pour qu'elles glissent bien le moment venu. Boucliers lustrés, frappés du Lys d'or ou des deux léopard sur fond de gueule.
Vers la gauche du campement, ses yeux se posèrent sur la zone où les oriflammes blanc et noir se dressent. Croix reconnaissable, les Hospitaliers.
Et juste à coté, des tissus azurs brodés au fil blanc, d'un équidé légendaire cabré, la Licorne.

Volontaires, mobilisés, normands, alençonnais, mainois, orléannais, ordres royaux, il ne manque que lui... Ils le rejoignent.

La petite main de son fils se serre quand elle entend des pas derrière elle, s'approchant, une silhouette se positionne à hauteur de son épaule. Tout en armure, fier et puissant. Blason normand gravé sur le plastron. Ses yeux sinoples glissèrent sur les tentes qui se vidaient, mais resteraient debout pour les troupes à venir. L'armée était prête. Chaque lieutenant rassemblant sa section en rang discipliné.
Il ne manquait qu'eux.
Bref regard échangés entre la Connétable de France et le Duc de Normandie, léger sourire déterminé. Le moment était venu.
Aucun mot, aucune parole. Deux écuyers vinrent leur mener leurs montures. Grimpant en selle, elle cala son fils devant elle.
Oui, beaucoup voient ça d'un très mauvais œil, mais elle sait qu'il ne risque rien. Pas ce soir en tout cas. Plus tard, il restera à l'arrière sous bonne garde, en attendant, il rentrera en Normandie, terre de son père, avec elle.

Dernier regards croisés entre les deux hauts gradés, rennes tendus, pression des talons, et voilà les montures qui s'ébranlent.


--

[Pour la Normandie, pour la France, pour leur Roy !]

C'est au petit matin, que l'armée entra en terre normande. Et les phœnix se déployèrent. Dans la brume de l'aube naissante, les tentes du campement royal se dessinèrent.
Chaque chef de section lancèrent les ordres pour organiser le montage des tentes et de toute l'intendance. Comptage des hommes. Passage en revue de tout ce qui pourraient faire défaut. Vérification des réserves etc etc.

Le petit homme glissa de la selle de sa mère, un de ses gardes du corps le récupéra. Celle-ci continua, se dirigeant vers la tente royale.
Immobilisant son barbe anthracite, à ses cotés, celui qui avait chevauché avec elle toute la nuit, en silence, échangeant bien peu de mot, le Régnant de cette terre outragée.
Mettant pieds à terre au moment où le Roy sortie de sa tente.
Ils s'avancèrent tous deux et d'un même élan, posèrent genou gauche à terre, tête baissée en guise de salue solennel.

Roy de France
Duc de Normandie
Connétable de France
Ordres Royaux
Volontaires normands, mainois, alençonnais, orléanais, champenois et venus de partout de France.
Voilà de quoi se compose LA Grande Armées des Phoenix, celle qui sera en première ligne, celle qui fera reculer les fous suicidaires qui ont osé s'attaquer à la Grande Normandie.
Ensemble, les deux Grands, levèrent les yeux sur leur Roy.
Ensemble, ils lèveront leurs épées sur le champs de bataille.
Ensemble...

Pour la Normandie, pour la France, pour leur Roy !

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"La parole est l'arme du faible, l'épée l'arme du sot, j'ai choisi d'être faible et de m'entourer de sots."
Scorpius
[Un dragon parmi les phœnix!!]

Argentant, le Scorp regardait les sections se former, il savait que l'heure allait approcher, l'heure pour lui de mener une guerre, l'heure pour lui de mener des hommes reprendre leur pays, leur patries, leur valeurs.
Il monta sur son cheval, et fier soldat Dragon qu'il était, rejoignit la Connétable et le Duc...

Un regard et une phrase suffit pour que tous se mettent en route pour la Normandie.


Lisieux, une ville ou l'on pouvait sentir la détresse des femmes et des hommes qui attendait que le Roy reprenne sont pouvoir parmi eux.

Dernier regard sur le petit qui descendait de cheval avec une force, que seul sa mère pouvait lui avoir transmit, dernier regard sur celle-ci et le Duc, et posa pied à terre... scrutant les alentours, en espèrent ne voir aucun ennuie arriver, il partit attacher les chevaux, et envoyer quelques pigeons.

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Davyxiv


14 Octobre 1461 au matin :


La Grande Armée "Urit sed non moriatur" fait son entrée dans la ville de Lisieux , dessinant une impressionnante colonne en mouvement dans le paysage . L'étendard à fleurs de lys accompagne la cavalerie lourde , les archers et l'infanterie, cette armée unique composée de nobles , de gardes royaux , de simples villageois, des notables de différentes villes ou provinces . Toutes les classes sociales se mêlant , c'est en effet surtout une union de volontaires, qui arrive. Elle ne vient pas se battre pour quelqu'un en particulier mais pour défendre la liberté, et chasser un occupant aux moeurs comme aux méthodes plus que discutables.

Elle vient défendre son droit à vivre dans une province, un pays, où le droit d'élire ses dirigeants existe et s'exerce, au niveau municipal, ducal, royal. Nulle part, il n'est question de noblesse contrairement à ce que la propagande fatum bonne pour enfants de moins de huit ans veut bien faire croire.

Seule les motive l'envie de chasser hors de normandie ceux qui ont pris le pouvoir uniquement par la force , et qui maintenant pleurent à l'arrivée des armées royales , déposant des annonces toutes plus contradictoires les unes que les autres.

Le Roy , La Connétable de France , le Duc de Normandie et bien d'autres sont là parmi les soldats et se battront comme n'importe quel soldat pour libérer la Normandie de cette parodie de gouvernement . Les Fatums font croire qu'ils n'y sont pour rien dans la pénurie , alors qu'ils coupent les routes avec des armées , tuent les civils, donnent ordre a leurs petites gens de surveiller les accès et vider les marchés... Cela n'a trompé personne.

Cette fois le Duc en découdra avec l'ennemi, qui ne pourra plus jouer à la petite révolte. Les épées sortiront et le sang coulera. Les armées Fatum reculeront , et reculeront encore, et face à leur débandade, pour se rassurer l'afficheuse fatum, déposera sa progéniture putride dans un dernier baroud qui ne trompera personne. La Grande armée est en route et ne s'arrêtera que lorsque la vermine sera exterminée. Les Lexoviens accueillirent avec un soulagement certain les troupes , souriant enfin après avoir vécu dans la peur plusieurs jours .

C'est à tout cela que pensait Davy, en mettant genou à terre devant son Roy.

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Karyaan
[Lisieux au petit matin du quinzième jour d'octobre]

Et tout tourne... et se déconstruit...

Tentes royales, tente de la Connétable, debout, face à ses cartes tendues comme des toiles, gribouillées, griffonnées. Emplacement de chaque armée, déplacements passés, présents, futurs possibles.
Tout semble couler de source, les pions sont posés, un vrai jeu d'échec où les stratégies se mettent en place au jour le jour, d'heure en heure. Face à face de plusieurs penseurs qui se battent à coup de logique, de tentatives, de placements. Jusqu'au jour où viendra le bruit des armes et où la réflexion laissera la place à la force brute.

Tellement de choses à penser, à mettre en place. Rien ne doit être oublié, ne pas laisser la moindre faille, le moindre avantage. Et le plus grand, le plus important est celui qui est au delà.
Un bruit de voilure la sort de sa torpeur, un soldat se plante devant elle, claquant les talons, salut militaire, il lui tend un courrier scellé d'une cire non frappée. Elle sait ce que ça veut dire. Elle a attendu ce pli toute la nuit.
Le prenant, elle laissa le mâle sortir et décacheta le papier. Rapide lecture, elle sourit légèrement, inspirant et soupirant profondément. Elles avaient réussi.
Le Roy était au courant, restait plus qu'à avertir les autres.

Sortant dans la pâleur de la matinée, dans le fracas d'une armée qui se prépare, la Sombre file vers la tente de l’État-major où se pressent les chefs de lance, les représentant des Ordres Royaux, le Duc, le Roy et tous les décideurs. Un coup venait d'être porté et pas des moindres.
Elle se plaça devant eux, visage de marbre, masque impassible, et de sa voix emprunte d'une assurance peu commune, elle commença.


Bonjour

Il est grand temps de vous mettre au courant de ce qui a été fomenté et surtout de ce qu'on a réussi à faire.

Vous le savez tous, ou en tout cas, la Normandie et la Champagne le savent, l'Artois est une province qui est très particulière.
Ils ont laissé les Fatums & co se positionner à Bertincourt. Durant des mois, ils ont été la base de ralliement des brigands qui venaient piller les villes champenoises et ensuite allaient se planquer en Artois.
L'Artois a des coffres à faire pâlir Midas. Rien que le montant de leurs avoirs s'élève à presque 300 000 écus.
Des milliers de pains, des milliers de maïs. Du minerais à foison. Du bois, des peaux, des légumes, des viandes, des..., des... et des...
Bref, énorme quoi.

L'Artois a donc accueilli des centaines de brigands, les laissant monter trois armées. Vous le savez, vous l'avez subit pour certains, et nous ne serions pas là pour d'autres.
Ces brigands, 135, sont entrés en Normandie et ont pris Rouen, faisant tomber le château, puis, ils se sont déployés.

Leur force, leur avantage c'est d'avoir derrière eux un Duché aux coffres pleins et aux réserves de ravitaillement proche de l'indécence.
Et vous le savez tous, la bouffe, c'est le nerf de la guerre.

Il y a un peu plus de deux semaines de cela, on est venue me trouver pour me proposer une chose.
Vider les coffres de l'Artois de l'intérieur. Mais ça ne sera pas chose facile car fallait passer par la CaC qui, certes trouvait que les actions de son conseil étaient bof, mais de là à ce qu'elle accepte de les trahir de la sorte...
Bref, il a fallu la travailler au corps longtemps, chaque jour, sans la brusquer, sans lui mettre la pression.
Et puis la Fatum a fait une énorme erreur qui a fini de la décider.

Depuis deux nuits, elle s'est mise à vider les coffres.
Aujourd'hui, je vous apprends que l'Artois est totalement, complétement ruiné !
Il leur reste UNE miche de pain, onze bâtons, un pour chaque conseiller, petit clin d'oeil de la CaC, un peu de pierres, et beaucoup, beaucoup de plante pour leur futur migraine.

Dans ces coffres il y avait toute la trésorerie du duché, mais aussi toutes les trésoreries des mairies qu'ils avaient mis en protection.

La CaC, a filé ce matin, direction la Champagne, après avoir également vidé entièrement le marché d'Arras et laissé un bonnet de noyel et quelques potions.

L'Artois n'a pas voulu aider la Couronne en laissant les armées de Champagne traverser leurs terres et prendre à revers les Fatums.
L'Artois a fait montre de mépris quand Sa Majesté est allée leur demander assistance.
L'Artois a voulu faire du chantage au Roy, imposant leur indépendance contre une aide plus ou moins acceptée.
L'Artois a cru être intouchable, l'Artois a cru qu'il avait des bases indestructible.
Aujourd'hui, grâce à cette CaC, que je considère personnellement comme une héroïne, l'Artois est à genoux.
Nous avons frappé de l'intérieur, nous les avons fait plié comme jamais.

Fatum est acculé.
Fatum a faim.
Fatum est seul !

Il ne s'agit pas d'un pillage comme beaucoup vous le présenteront, mais bien d'un acte de guerre.
La Couronne ne pille pas ses provinces vassales.
La Couronne a tendue la main, elle s'est fait mordre.
Elle a avertit, elle s'est fait raillée et méprisée.
Il est grand temps que les vilains comprennent que la Couronne c'est pas un gentil nounours qui se roule dans l'herbe rose avec une brindille de marguerite coincé entre les dents.
C'est quand on se croit intouchable qu'on en devient vulnérable.

La Normandie et la Champagne sont ce jour vengé de tout ce que l'Artois leur a fait subir depuis tant d'années.
S'ils n'avaient pas aidé les Fatums dans leurs suicides organisés, ils n'auraient pas été touché.
Aujourd'hui, la Couronne envoie un message fort et clair à tous ses opposants.
On n'essaie pas de faire plier la France sans conséquence.
On ne s'allie pas à la lie du Royaume sans représailles.
On ne prend pas le Roy pour un imbécile sans se prend une mandale dans les dents !


Et le masque d'indifférence se muant peu à peu en un masque d'une colère froide et violente

A présent, on va marcher et les virer de Normandie ces mongoliens attardés.
Et on va leur prouvé que jamais la France ne se laissera marcher dessus sans réagir !


Dégainant sa lame dans un sifflement clair

POUR LA NORMANDIE, POUR LA FRANCE, POUR LE ROY !!!!
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"La parole est l'arme du faible, l'épée l'arme du sot, j'ai choisi d'être faible et de m'entourer de sots."
Eloso
Ahhhh voilà !

Enfin on se bouge le train. Il ne peut s'empecher de rire dans sa barbe. Pour un beau coup, c'est un beau coup. La Karyaan, qui vient de raconter l'histoire, lui semblerait presque sympathique dans l'instant.
En tout état de cause, s'il n'est jamais avare de critiques, il sait aussi reconnaitre la valeur du travail accompli.

Il lève une main gantée, et pointe le pouce vers le ciel. Expression particulièrement volubile d'une admiration sincère pour le fait "d'armes".
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Scorpius
Honfleur,
C'est au petit matin que l'armée arriva sur cette jolie petite ville, un signe de main pour stopper les troupes, et donner a tous l'ordre de monter le camp.

Un regarde sur tous, un regarde au loin, le Scorp restait toujours vigilant au moindre écart.

Apres les paroles de la Connétable la veille, les soldats étaient tous près à sortir l'ennemie de chez eux.

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Anna_clara
"Tous semblaient prêts à sortir l'ennemi de chez eux... " Sauf peut être moi, là, ce matin... Malade à crever. Des hauts le coeur à n'en plus finir. J'observai le petit déjeuner laissé pour moi en délicate attention sur la table avec une nausée de tous les diables, et une pointe d'interrogation.

Voix off, suggestive :
Hé, Anna, tu serais pas ...??
Moi hochant la tête avec un petit rire nerveux : Naaaaaaaaaaan... pas de blague, hein ! C'est pas le moment !

Je pris la plume, plus blanche encore que mon frère, et couchai sur le vélin quelques mots à l'attention d'une médicastre. Vivement que je me fasse ausculter.

La tête embrumée me tournant un peu, je m'approchai de l'ouverture de la tente et respirai l'air frais, écartant l'un des pans pour découvrir en perspective, Honfleur. La ville aux rues animées, aux échoppes colorées, et son arsenal joyau de Normandie. Construit avec patience au terme de discussions âpres et de controverses de tout bord, payé à la sueur des fronts Normands, aussi.

La déclaration de la Connétable de France s'était répandue jusqu'au dernier des rangs, et avait suscité chez moi un mélange de sensations pas toutes agréables. A court terme, effectivement, je voyais bien les avantages à tirer d'avoir laissé les Artésiens en slip sur la pelouse. La nouvelle portait en elle quelque chose de jubilatoire, offrant un retour de flamme qui venait récompenser la mansuétude coupable avec laquelle les bandits assassins avaient été accueillis sur ce sol voisin et pourtant jamais allié.

A moyen et long terme... je voyais reculer avec amertume la Douce Normandie que j'appelais de mes voeux. Comment dissocier les actes de la CAC Artésienne des déclarations de la Connétable ? L'héroïsme eut réclamé une discrétion plus marquée, pour préserver cette paix qui était bien ce que les Normands voulaient défendre, là, maintenant, tout de suite.

Ma mémoire revint à cette rencontre la veille, en taverne. Ce lexovien qui rêvait d'en découdre, qui fanfaronnait à l'idée de planter son épée dans le corps d'un de ces Fatum. Je priai pour qu'il ne soit pas comme nous tous, le pion damné d'un échiquier où l'on se plaisait à jouer avec la vie.

Mes doigts se crispèrent sur la toile alors qu'un nouveau spasme douloureux me saisit encore.

Douce Normandie...

Je sortis. Il me fallait un médecin.
Bouibouinou
Bouibouinou était prêt, il aime beaucoup sa Normandie , son petit coin de jardin ou il aime passé du temps, alors il pense a tout ces moments passé et encore a venir, espère qu'un jour il reviendra sur Rouen.

Dans les rangs des appelés et des volontaires il retrouve des anciens camarades de la maréchaussée venu eux aussi grossir les rangs pour chasser les tyrans de sa terre natale.

Bouibouinou à chaud au cœur de revoir ainsi ces camarades ensemblaient en défiance de la tyrannie d'un groupe qui prétend agir comme un libérateur et qui se servent dans les caisses et affame le peuple pour servir leur propre intérêt, et !mettre à mal la population.

Mais il ne voit pas sa sœur dans les rangs, peut-être pense t'il que les femmes sont maintenus en arrière garde ? Pourtant en regardant il ne voit que des jeunes hommes pas très âgés, environ son âge.....

Son épée a était aiguisé , il a enfilait la cote de maille de son père laissé chez lui depuis fort longtemps, il est fin prêt, prêt a mettre son casque et a charger dans les rangs ennemi, même s'il trépasse , il se dit que sa mort ne sera pas veine pour les génération future, car elle se souviendront , non pas de lui , mais de l'ensemble de toutes une population réuni en ce jour pour lutter contre l'envahisseur.
Souveraine
[Lisieux, tente de l´Etat-Major]

La Normandie, pays du calva et de la bonne pomme souffre d´une invasion de vermine. Non pas des vers de pommes, mais de la racaille barbare, charismatique mais dénué de raison : des pilleurs.

Le bruit de l´armé royaliste- Son familier- remonte jusqu´au rassemblement des officiers. Sans s ´attarder, le connétable de France fait son discourt d´une voix claire. Rien de ce qu’il ne fut dit n´est ignorée par la jeune femme. Posture droite, étincelante armure et main posé contre le pommeau de son épée. Elle vit la connétable tirer l´épée et acclamée une Normandie et une France du Lys. En écho á cet appel, la Duranxie tire son épée et répète en chœur.


[Honfleur, Á l´aube]

Du dos de sa monture la jeune femme avait une vue sur la mer du nord. Ses fameuses plages Normandes froides et parfois hostiles. Au pied de Honfleur un paysage beau et riche malgré la saison s´offre à leur regard.

Toujours au côté du Roy, légèrement en retraite et les yeux grand ouvert. Elle enregistre tout ce que ses iris frôlent, pour la sureté d´un monarque. Car, même en plein armé alliée, la fourberie de l´homme peut surgir sans crier gare.

Bientôt, son épée découpera dans du brigand à foison, avec cette indifférence qui la caractérise. Sa vie importait peu devant celle du monarque et elle compte bien s´acquitter de cette tâche, son corps pour le Roy, son épée pour son peuple !

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Garde Royal.
Cadette de l'Ordre Équestre du Saint Sépulcre.
Ava.
Argentan, c’est là que la blonde vivait depuis quelques semaines, elle avait quitté sa terre, sa Normandie, elle en avait fait le tour… avait insisté et n’avait rien trouvé qui puisse la retenir, tout simplement…. Mais y avait-il vraiment quelque chose au fond qui puisse… elle-même n’était-elle pas aussi aimable et asociale qu’une porte de geôle à une époque, son attitude avait changé depuis, sans doute qu’elle transportait son mal-être dans un baluchon mal fermé… et sans doute que personne ne s’en était douté, se contentant de la prendre pour ce qu’elle n’était pas, seule Frobbie avait gratté un peu le vernis… découvert ce qui se cachait dessous… un peu, le peu que la blonde avait voulu donner…était-ce suffisant …

Elle désirait prendre la route vers un avenir incertain, en attendant, en attendant quoi, certainement qu’elle se décide à partir, qu’un déclic se fasse, qu’elle ait tout simplement envie de suivre le vent… Elle avait élu domicile dans une petite maison à l’extérieur du village…

Ce matin là elle fut réveillée avant le chant du coq, se leva de fort mauvaise humeur, elle qui dormait peu, qui osait donc faire tout ce boucan… qui…

C’est en sortant un œil ouvert l’autre restant encore endormi qu’elle vit passer les étendards, elle s’approcha alors et reconnu quelques visages familiers…

Non d’une pipe en bois, voilà qu’elle quitte la Normandie et que la Normandie vient à elle…
Elle ne mit pas longtemps à rassembler ses quelques affaires, à seller son étalon Shire le bien nommé de la même race… direction les tavernes et après quelques renseignements pris elle fait porter missive au duc… au duc Normand…

Elle ira se battre, pour sa terre mais aussi pour son amie disparue, Frobbie, qui elle le pense aurait aimé qu’elle soit là… elle qui aimait cette terre plus qu’aucun autre Normand… elle irait aussi pour une jeune demoiselle rencontrée à Dieppe puis ailleurs, Briana à qui elle avait fait promesse de ne jamais changer, de toujours suivre ses idées et ses convictions quoi qu’il se passe, elle devait la suivre la gamine à l’époque ou elle quittait aussi la Normandie, les choses ne s’étaient pas faites, hélas, les chemins que l’on ne suit pas… des regrets qui vous collent à la peau et à l’âme… et qui persistent à vous hanter…

Elle irait se battre avec ses armes puisqu’une incompréhension vient à troubler la quiétude de la blonde… Elle n’en prend pas ombrage, se sent juste légèrement insultée mais les choses sont ce qu’elles sont… Elle encaisse…
Comme elle le fait toujours… Elle reste calme, de ce calme qui peut être inquiétant parfois et qui la caractérise si bien…
Elle pense à son père disparu trop tôt un Irlandais marin pêcheur pour sa famille et maître d’arme pour son bon plaisir et pour son seigneur, elle lui doit ce qu’elle sait, c'est-à-dire à peu prés tout…Et à sa mère emportée par la fièvre alors qu’elle n’est qu’une enfant… à sa vie… à ses déboires… à ses désespoirs… à quoi pensent les autres à l’aube d’une bataille, elle l’ignore…

Lisieux puis Honfleur, l’Ambiance n’est pas vraiment au rendez-vous mais la blonde n’est pas venue pour faire la conversation, heureusement il y a de ses connaissances, Anna et bien d’autres Normands… quelques jeunes femmes aussi dont elle apprécie la compagnie… il y a surtout les Meringues, sans ça… rien ne serait pareil…

Elle ne fait pas partie d’un ordre Royal, ne fait pas partie de quoi que ce soit, elle ne va pas crier Vive le Roy … Elle fait sa croisade à elle… pour ce qu’elle pense juste, pour ses idées, pour sa terre… elle n’ira pas se targuer d’avoir combattu à ses cotés il est déjà bien entouré …

Elle pose sa tente loin des regards, se dit qu’elle ne pensait pas que c’était ainsi, s’imaginait qu’ils se battaient pour la même cause et que par conséquent ça allait créer des liens… des liens qui ont pour l’heure du mal à s’instaurer… Elle est surprise… sans doute un peu déçue…S’imaginait sans doute une grande fraternité mais peut-être n’est-ce qu’une mauvaise impression… Elle ne condamne rien mais se sent finalement bien seule… au milieu de tous… comme souvent… comme toujours… elle sourit à cette idée… C’est une solitaire et pas autre chose…Une écorchée, une…
Après tout ce n’est qu’une civile…une volontaire… une… pas grand-chose…

Puis un cri se fait entendre rompant ses pensées vagabondes…


AUX ARMESSSSSSSS !!!!

Elle entend les chevaux au loin… le bruit des sabots qui martèlent la terre, des hommes, nombreux, des femmes certainement aussi ne les oublions pas, elles sont là…
Ils arrivent…

La blonde n’est pas surprise, elle s’y attendait… un regard vers les étoiles avant de se retrouver sur sa monture, elle sort son épée de son fourreau bien que ça ne soit pas son arme préférée, son bouclier contre elle, elle ferme les yeux un instant pour se concentrer…
Le cheval de guerre va faire son œuvre, il s’élance et prend de la vitesse, elle grimace légèrement, va-t-elle y arriver, de nombreux récits de guerre viennent à frapper son esprit déjà trop torturé… La lame est pointée vers l’avant, la main se crispe, l’épaule se bloque, une première ligne est passée, la deuxième elle, l’emportera vers le sol… elle sent la douleur de la chute, sa tête vient heurter la terre…les chevaux passent, le bruit des sabots, elle a mal au crane, se demande si elle est vivante ou non… s’inquiète pour sa monture…
Shire…

Le bruit fait place au silence… elle est hagarde… arrive finalement à se relever… finit par retrouver sa monture marchant et marchant encore, elle ne sait pas dans quelle direction… elle ne voit personne… où sont-ils…

Elle n’arrive pas à monter sur son étalon… ses forces, où sont-elles… et cette douleur à la tête…


17/10/1461 04:09 : xxxx vous a frappé Vous avez été légèrement blessé.
17/10/1461 04:09 : Vous avez engagé le combat contre l'armée "Fatum" dirigée par Tugalusoet l'armée "Fatum II" dirigée par Jerominus.
[La joueuse ignore si elle peut mettre le nom donc dans le doute, je m’abstiens je ferai un édit dans le cas contraire]

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Karyaan
[Honfleur au crépuscule]

Le vent marin fait claquer les oriflammes dans un bruit de fond qui en devient familier. Acier et sabots de chevaux frappant le sol de terre, ou parfois pavé.
La décision fut prise le plus tard possible. Même si tout le monde était prêt à rester ou partir. C'est très tard que le choix fut fait.
Peser le pour, le contre, estimer les dégâts, calculer, réfléchir et s'arracher les cheveux de se dire qu'on est en train de faire une erreur, mais si... et puis si.. et encore si... et pourquoi si...
Des conseils, des avis, des propositions mais au final, une décision.

Une seule décision prise par une seule qui en devra porter toute la responsabilité.


On y va !

Et le commandant mainois qui était devenu son ami, s'inclina, claqua des talons et sortit de la tente pour aller mettre en branle la Grande Armée. Bref regard au Duc et à tous ses conseillers militaire. Elle seule pouvait et devait faire un choix. Elle seule...
Tous se retirèrent pour aller bouger les hommes et femmes de leur section.
Restant seule, elle regarda de nouveau les rapports et les cartes.
Il fallait y aller. Non pas pour détruire les deux armées Fatums, mais bien pour dégommer celle qui arrivait de Dieppe.
Elle savait qu'il y aurait des dégâts, elle savait qu'ils allaient être repoussé, elle savait que cette bataille ne ferait pas plier Fatum, non. Mais cette attaque n'a qu'un seul et unique but... faucher l'armée des Bourrins.
Pour cet avantage certain que ça leur donnerait si elle passe.
Elle savait aussi que ça n'allait pas plaire. Mais si elle faisait les choses pour plaire aux gens, ça se saurait.

La voilure de sa tente s'ouvrir dans un élan et elle en sortit, le visage fermé, le regard déterminé. Montant en selle, ses yeux de brume balayèrent la cohorte derrière elle. Une armée entière qu'elle envoyait se fracasser pour tenter d'en arrêter une plus petite mais à l'agrément bien trop avantageux, bien trop dangereux. Ils lui faisaient confiance pour la plupart. Demain, il en sera sans doute autrement.
Ses doigts se fermèrent sur les rennes et d'une pression des talons, lança le départ de l'armée qui se mit en marche.


-

[Fécamp - une nuit, une claque au goût amer]

ambiance

Bref regard vers cette lune presque pleine, et la cohorte se stoppe dans un silence brisé uniquement ça et là du souffle des chevaux, des armures qui bougent, des cliquetis des armes et des fanions qui se battent avec le vent marin.
En haut d'une butte, là, en contre bas, les campements Fatum.
Ses yeux de brume se posèrent ailleurs, vers cet horizon où doit arriver un autre étendard. Celui pour lequel ils sont là, mais elle sait, elle sait qu'il va falloir faire face à ça. Son attention se reportant sur les lances qui s'organisèrent face à eux.

Dégainant, dans un sifflement aigüe, le fauchon gravé d'une Licorne cabrée. Son barbe piaffant d'impatience, dansant à l'espagnole, tendu à l'extrême, encolure courbée, soufflant tel un taureau dans l'arène. Serrant la garde de sa lame, elle la leva et dans un seul élan...


POUR LA NORMANDIE, POUR LA FRANCE, POUR LE ROY !!!!!

Lâchant la bride, tel un ressort, l'équidé se détendit et parti au triple galop. Suivie de toute l'armée, en formation, c'est dans un fracas violent que les deux se percutèrent. Bon nombre tombèrent, mais une seule idée en tête, un seul but, une seule cible, ce foutu étendard qui, sous la lune, fit son apparition. Passant tels des parasites, longeant les murs, serpentant les armées.
Elle est là cette foutue armée. Elle est à portée de lame. Mais des lames, face à eux, il y en a d'autres.

Serrant ses rennes dans sa main dextre, son fauchon dégoulinant du sang du pauvre erre qu'elle avait embroché, le cheval fit volte face. Tournant sur lui même, cherchant appuie, obéissant à sa cavalière qui a besoin de regarder partout pour trouver une porte de sortie pour aller frapper et dégommer cette armée qui était à présent... hors de portée.

Et tout se ralentit, ses yeux couleur nuage gorgé de pluie balayèrent la scène. Elle ne put que se rendre à l'évidence, ils ne l'atteindraient pas. Bref regard à un jeune tambour restant en retrait. Elle leva son épée, signe pour lui qu'il devait sonner le cor de repli. Et c'est dans une musique funèbre, sonnant comme un glas, que l'armée recula.

Retournant sur la butte, masque glacial sur le visage, regard chargé d'une colère sombre et violente.
Un échec, oui, s'en est un.
Une erreur, non. Elle sait qu'il fallait le faire. Qu'il fallait tenter.
Ils reviendront, ils resteront.

Là est la grande force des royalistes. Ils ne sont pas mues par quelques desseins abscons et éphémères. Ils sont mues par l'amour de leur terre. On ne peut plus rien perdre quand on nous a tout pris. Il ne nous reste que la dignité d'être et de rester encore et toujours debout.
Ensemble, pour récupérer ce qui nous a été pris.
Ils finiront par se lasser ces fous, nous, jamais.

Nous la reprendrons cette terre. Quoi qu'il en coûte et peu importe le temps que ça prendra.
Elle l'aime cette terre, même si ce n'est pas réciproque et peu importe.
Elle les regarde ces fous, se gausser d'une victoire d'une nuit. Qu'ils en profitent, ça ne durera pas.
Elle le sait, elle le sent au font de son âme.


-

[Honfleur au petit matin des pleurs]

Elle arriva bien après que tous soient de nouveau posés. Se faisant soigner, se reposant, cherchant à reprendre pieds de cette folie où l'homme n'a pas fini de s'enlaidir.
Traversant le campement, son barbe anthracite marchant lentement, soufflant, en sueur, souillé par la boue et le sang.
Elle croisa beaucoup de regards haineux, en colère, chargés d'incompréhension, de rancœur.
Comment leur en vouloir ?

Arrivant à sa tente, glissant de selle, tout aussi crottée que sa monture, elle retourna à sa tente et se remis au travail, attendant rapports et état des lieux.
Et tenter de comprendre pourquoi ça n'a pas fonctionner. Pourquoi ils n'ont pas pu faucher cette fichue armée. Ce n'est pas normal, ce n'est pas logique. Elle était en ennemie, elle était là, ils l'ont vu tous passer.
Pourquoi ?
Comment ?

Et puis la résignation, un autre jour se levant.
Une autre décision devait être prise.
D'autres conséquences à supporter, à assumer.

Seule...

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"La parole est l'arme du faible, l'épée l'arme du sot, j'ai choisi d'être faible et de m'entourer de sots."
Elenwe
Quelques heures avant l’affrontement, les 3 "déprimés de guerre" s’étaient retrouvés en taverne. Après avoir échangé sur leur état d’âme respectif, des rires avaient fini par fuser et c’est le cœur léger qu’ils s’étaient séparés, chacun allant vaquer à ses occupations.

Puis le départ vers Fécamp suivit...

Quelques heures plus tard, Elenwë n’en menait pas large. Tous autour d’elle se battaient, criaient, tombaient, mouraient. Le temps lui ayant manqué pour apprendre le maniement de l’épée, la jeune novice essayait surtout de se défendre et lorsque l’occasion se présentait, balançait son arme espérant toucher un adversaire.

Lorsque la lame ennemie pénétra ses chairs, une terrible douleur l’assaillit. Sous l’effet de surprise, l’air lui manqua dans un premier temps. Levant les yeux vers son assaillant, il lui sembla le reconnaître…Ce visage…L’épée retirée, la souffrance se fit encore plus vive, presque à son paroxysme. La bouche d’Elenwë se tordit, ses yeux se fermèrent, son bouclier et son épée glissèrent de ses mains. Ses jambes ne purent supporter un instant de plus ce corps devenu soudainement trop lourd et tête la première, la jeune femme bascula pour se retrouver face contre terre. Dire qu’avec ses 2 amis elle avait plaisanté sur sa mort…Si elle avait su…

Première bataille, premier échec…Plus jamais…

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Ricco
Deux ans et demi à parcourir les routes avec les différents souverains pour maintenir un semblant de royaumes. Et cette nuit n'allait pas changer le train train que Ricco avait prit. Lorsqu'il reçut l'ordre qu'on allait y aller, le capitaine de la garde royale se prépara comme à son habitude, pièces d'armure, bouclier et épée. Il savait qu'il serait au plus près du Roy dans la bataille et il ne devait pas faillir à sa tâche.

[Fécamp]

L'armée était en face d'eux, il suivit le mouvement lorsque le connétable lança l'attaque. Il chevauchait le bouclier bien en main et l'épée tirée du fourreau prête à s'abattre contre l'ennemi.
Citation:
17/10/1461 04:09 : Vous avez engagé le combat contre l'armée "Fatum" dirigée par Tugaluso et l'armée "Fatum II" dirigée par Jerominus

Le choc est violent, dans la mêlée, prolongeant un long galop, une première rencontre qui passe presque inaperçue
Citation:

17/10/1461 04:09 : Fouineuse vous a porté un coup d'épée. Vous avez été secoué, mais vous n'êtes pas blessé.

Ca se battait de tous les cotés, Ricco essayait tant bien que mal de repousser les assauts de ses ennemis mais il ne vit pas arriver l'épée de son ennemi qui l'entailla sur toute la longueur de sa jambe gauche, de l'aine jusqu'au genou. La douleur était trop violente pour que Ricco résiste à cela, et tomba de selle.
Citation:
17/10/1461 04:09 : Votre bouclier a été détruit.
17/10/1461 04:09 : Votre arme a été détruite.
17/10/1461 04:09 : Larti vous a porté un coup d'épée. Vous êtes mort au combat.


Puis le trou noir, une lumière blanche au loin, un couloir, Ricco avance dans celui-ci, Au bout, un homme tout de blanc vêtu surpris de le voir
- Ben qu'est-ce que tu fais ici ?
- Je ne sais pas ! Qu'est-ce qui s'est passé ?
- Je me battais, pas vu venir le coup, une grosse douleur et pi plus rien, tout était noir
- Humm et Sa Majesté est morte ???
- Aucune idée !
- Et bien va voir, gros nigaud !

Citation:
17/10/1461 08:13 : Félicitations ! Vous avez débloqué le trophée Try again.



Ricco se réveilla, couché sur le dos au milieu du champs de bataille, la douleur était toujours présente, trop d'ailleurs pour qu'il essaie de se lever, la seule chose qu'il pouvait faire était de relever un peu la tête. Le Roy était toujours là, sur son cheval !
Ricco sourit, et s'évanouit de nouveau... Il ne restait qu'au très haut de faire le nécessaire pour qu'on le retrouve et qu'on l'emporte pour le soigner.
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Souveraine
[Fécamp]

Bruits sourd de cris guerrier et d´agonie. Poussières et boue maculant les robes des montures et les armures sanglantes. Un spectacle sinistre s´offre à la jeune femme. Des corps gisaient à leurs pieds, d´autres tombant telle des papillons de nuits sous une flamme.

Parer, attaquer, encore et encore. Des gestes qui deviennent machinale, mais tellement essentielle pour la survie. Non pas de sa misérable vie mais celle du monarque. La plus précieuse vie, sur qui repose tant d´espérance.

L´ennemi défile sous l´épée de la Gasconne, suant comme sa monture sous l´effort. Ses bras se fatiguent mais elle tient bon. S´assurant de temps à autre que le Roy était toujours sain et sauf. Bien que sur ce champ de Bataille brigands et bon sujet frôlent la mort.

Combien de temps dura cet enfer ? Combien de fois a-t-on fallit la tuer á quelques cheveux prêt ? Le sang bourdonne à ses oreilles, la sueur ruisselle sur son visage. Soudain, elle aperçoit Ricco qui tombe sans se relever. Son sang se fige dans ses veines et se débarrassant de son adversaire. Elle s´assure que le Roy était entourée d´autres officiers avant de se glisser à terre et de le rejoindre.

D´une main tremblante elle tâtonne pour retrouver un signe de vie et soupir de soulagement en sentant un pouls battre sous ses doigts. Une plaie béante orne la jambe de son ami. Du sang coulé à flot. Sans hésiter elle lui fit un garrot à la base de sa cuisse blessée


Accroche-toi mon Ricco …

Elle se relève et attrape un soldat royaliste par le bras

Aidez-moi à mettre le capitaine à l´abri !

La bataille tirait à sa fin et leur armée avait essuyée une lourde défaite… Le Roy toujours en vie à son grand soulagement. Maintenant, il est temps de mener son ami à la tente des médecins….

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Garde Royal.
Cadette de l'Ordre Équestre du Saint Sépulcre.
Anna_clara
[Honfleur, journée du 16 octobre 1461]


La nausée ne me quittait pas. Et pas de médecin à l'horizon. Entre deux hauts le coeur, je m'attelai à rédiger quelques courriers, et réfléchissais à la manière de me battre aussi autrement que par les armes. Tous les moyens me semblaient bons pour rendre à cette terre et à ses habitants, le droit de... s'engueuler de nouveau pour 50 deniers à la quinzaine... Droit Normand inaliénable s'il en est. La pensée me fit sourire. On se remonte le moral comme on peut.

Je pensais avec une pointe de mélancolie à mon fils resté à Fécamp. Avec une lame entière de culpabilité, à son père. Je ne crois pas que nous ayions jamais été séparés si longtemps. Les courriers se faisaient rares et distants. Les miens surtout. Je me sentais changer, imperceptiblement. Envolées la légèreté et l'insouciance joyeuses, envolée la simplicité de mes pensées heureuses. Tout me semblait emprunt d'une gravité que j'avais toujours refusée, et surtout...

Voix off, devant le vélin vierge :
Tu comptes le gratifier d'un "C'est arrivé comme ça" ou d'un "J'ai pas fait exprès"...? A moins que tu préfères "J'ai pas réfléchi"...???
Moi, déglutissant, le coeur serré pesant des tonnes : Non, non bien sûr... et de repousser à plus tard.

Je me jetai dans le travail. Ca occupait l'esprit.

[Fécamp, dans la nuit du 16 au 17 octobre 1461]


"On y va"...

Ah... ouais...? C'est le moment alors... ?

A la faveur de l'obscurité, il me semble que nous avons toutes nos chances. Je suis les consignes avec discipline, application. Il n'est plus temps de discuter du bien fondé de telle ou telle action, de telle ou telle décision. Quand le vin est tiré il faut le boire et à présent, seule la cohésion, l'esprit de corps comptent. La lune pleine fait scintiller les armes qui ont été affutées, graissées avec soin durant les longues heures d'attente qui ont précédé l'ordre. Le phoenix va déployer ses ailes...

Citation:
17/10/1461 04:09 : Vous avez engagé le combat contre l'armée "Fatum" dirigée par Tugaluso et l'armée "Fatum II" dirigée par Jerominus.


Ou pas. Terrifiée, tenant à deux mains une épée qui me semble trop lourde pour mes forces amoindries, je frappe comme je peux, comme je crois qu'il faut le faire. Le bruit des chocs répétés, les cris... Je m'accroche à la vie qui m'a été donnée parce qu'elle m'est précieuse. Autour de moi, je vois mes compagnons d'armes s'effondrer. Mes compagnons et surtout mes amis, mon frère, mon... Duc...

NOOOOOOOOOOOON !!!!!!!!!!!!!!!!!

Le souffle court, fiévreuse, je ne recule devant aucun effort pour me défendre, essaie, encore et encore, de toutes mes forces, de toute mon âme... Mais rien ne semble y faire... L'ennemi est partout, en nombre, expérimenté, et moi... disons le tout net, à part faire des tartes...

Les cris font place à des gémissements. Une odeur d'agonie dans l'air me le rend oppressant, mes cheveux se défont à mesure que je lutte, viennent se coller à mon visage en sueur. Haletante, j'avance d'un pas chancelant, et trébuche sur... une racine...? Non... un corps... ! Sans plus aucune force pour me retenir, je tombe, d'épuisement. Sur les avants-bras, cramponnée à mon épée, je relève la tête et distingue une frêle jeune femme qui porte un bouclier frappé des léopards sur fonds de gueule, face contre le sol.

Mes yeux s'embuent, je lui aggrippe le bras, à cette inconnue, qui aurait pu être moi... Je la retourne... C'est la soeur de Gaugéricus ! La gamine échappée du couvent... la...

Elenwë...? Elenwë !!! Je vous en prie, répondez... !

Je la secoue comme si ce geste allait suffire à la ramener à moi... Que je me sente moins seule, moins vulnérable, moins... comme un oisillon tombé du nid...

Alors que je me débarrasse de mes armes pour mieux m'en occuper, que mes yeux découvrent toute l'horreur de ses blessures, les cors sonnent le rappel des troupes ennemies qui se retirent du champ de bataille.

L'aube se lève, et moi, je suis en vie. Etonnemment indemne.

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