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[RP] C'était écrit sur la sauge

Milandor


        *Tout commence par la légende...*


    Milandor avait passé une merveilleuse soirée à l'auberge du Feu de Camp. Un rendez-vous arrangé qui s'était avéré des plus agréables, finalement. On s'était promené dans le jardin et la soirée s'était achevée par un premier baiser inoubliable présage d'autres à venir, Milandor l'espérait. Ils avaient joué à un jeu et cette phrase de la belle lui trottait encore dans la tête :


      "Si vous voulez voir un de vos souhaits se réaliser, écrivez le sur une feuille de cette plante, et cachez la sous votre oreiller. Dormez dessus pendant 3 nuits, Si lors d'une de ces nuits vous rêvez que ce que vous souhaitez se réalise, alors il en sera ainsi dans le monde réel, si vous n'en rêvez pas alors enterrez la feuille dans le sol afin que cela ne puisse vous nuire. "


    Cette fameuse plante, Milandor avait deviné grâce aux indices, c'était la sauge. Il en avait ramené une feuille du jardin où ils avaient passé la soirée. Il n'était pas superstitieux mais la légende méritait d'être testée. Le soir même, de retour dans son domaine d'Estampes, il écrivait au dos de la feuille le souhait qu'il n'avait eu aucun mal à trouver. Il la déposa sous l'oreiller et dormit. Le lendemain matin, il se réveilla tout heureux et ne se retint pas de penser :

    Inutile d'enterrer la feuille.

    Les nuits suivantes, le même rêve revint et devint comme une prophétie. Là, il en était sûr, son souhait allait se réaliser. En tous les cas, il ferait tout pour qu'il devienne réalité. Après le rêve, il convenait d'agir.


[RP privé. Merci de demander avant d'intervenir]
Ecume_


    Le premier jour de ma vie.


La blonde en cette matinée se demandait ce qu'elle avait fait de sa vie jusqu'à lors. La réponse était évidente : RIEN.
Rien, car il avait balayé ce soir là tout ce qu'elle pensait en mal des hommes, tout ce qu'elle avait pu dire d'eux, pour une fois elle venait de rencontrer un homme avec les mêmes envies qu'elle, avec les mêmes principes, autant sur la durée que sur les choses simples sur la vie à deux et les préceptes d'Aristote.
Nageait-elle en plein rêve? Si c'était le cas et bien de ce rêve elle ne voulait pas se réveiller, est ce que son coeur avait réellement aimé jusqu’à ce jour? Peut-être pas, peut-être pas.

Comment en une douce et agréable soirée avec - un presque - inconnu, peut-il devenir l'unique attraction de toute une vie?
Elle n'arrivait pas à chasser de ses pensées son visage, son sourire, chaque mimiques durant leur rencontre qu'il a pu formuler.
Allongée sur le lit, les bras croisés derrière sa tête, elle rêvasse, se remémore chaque minutes, chaque secondes, il devenait au fil des jours son Unique, son Essentiel.
Son coeur s’accélère lorsqu'elle repense à ce baiser délicatement offert et répondu sans retenue.

Depuis cette soirée, plusieurs jours furent écoulés mais elle n'était pas restée sans rien faire, elle réfléchissait à sa maison en Rouergue à VilleFranche, allait-elle venir à Lectoure?
Allait-il lui proposer? Que pensait-il lui de leur soirée ? Pensait-il à elle?
Tout autant de questions impossibles, bêtes et inimaginables qu'une jeune demoiselle peut se poser après une rencontre.

Un long soupire et en tournant la tête machinalement vers la fenêtre, l'image de sa mère se fit, un sourire se souligne sur son minois.
Elle repensait à ses mots "un jour tu trouveras un homme bon" "patience regarde moi et ton père nous avons mis du temps à nous trouver" "ne t'engage pas avec un homme si tu ne le trouves pas à la hauteur de tes envies", elle suivait à la lettre les paroles de sa Mère.
Ecume avait eu des compagnons, des prétendants, bien-sûr comme toutes les demoiselles de lignage noble, mais elle ne s'était jamais engagée bien longtemps, leur trouvant à tous des défauts et parfois pas que des petits.
Alors oui bien-sûr, ses hommes là furent souvent déçus car elle avait fuit, mais l'Ecume est une vague, elle s'échoue là où elle veut et reprend le large lorsqu'elle le décide.

Mais cette fois c'était différent, vraiment différent et elle le savait au fond de son coeur, il avait en tout point bien répondu à ses questions et attentes, à ses envies puis le plus étonnant c'est qu'il avait énumérés des rêves similaires aux siens.


    "Il est celui que je voulais
    Et dont je suivrai la trace
    Il sait que ces bras me suffisent
    Pour savoir où est ma place

    Et trouver l'équilibre
    Etre sereine quand il est là
    A quoi sert d'être libre
    Si ce n'est vivre que pour soi
    A quoi sert d'être libre
    Si ce n'est vivre que pour soi

    Il est la force, il est le calme
    Il est celui que j'attendais
    Il est la main, il est l'épaule
    Il est celui que je voulais
    Que je voulais..*


Elle chantonne en se préparant pour sortir prendre l'air frais d'automne.


* les dix commandements : il est celui que je voulais.

_________________
Milandor


        *Rien ne vaut l'action pour réaliser les légendes*


    Chose étrange que la main du destin ; elle apporte toujours son lot de surprises, parfois bonnes, souvent mauvaises. Là, c'était un heureux événement qui était advenu à Milandor. Et il avait toujours autant de mal à y croire. Cette femme qu'il avait rencontrée lui correspondait si bien !

    Lors de leur dernière rencontre qui avait aussi été la première, ils avaient parlé de leur passé, de leurs déceptions, de leurs projets d'avenir. C'est fou ce qu'ils s'étaient dit en si peu de temps et le nombre de désirs et de projets qu'ils avaient en commun. Cela avait été un moment spécial, un de ceux que l'on oublie pas. Milandor en était ressorti transformé. Comment se pouvait-il que du jour au lendemain, sa vie si terne et morose se trouve autant chamboulée ? Il ne pensait plus qu'à elle, ne voyait plus qu'à travers ses désirs, n'attendait qu'une chose : la retrouver.

    Ces derniers mois, combien Milandor avait-il vécu de départs parmi ses proches, combien d'amis partis chercher l'aventure ailleurs ? il ne les comptait plus. Il se sentait comme abandonné, interdit de bonheur. Et puis, l'amour, Milandor ne s'était jamais vraiment préoccupé de le chercher.
    Pourtant, il demeurait stupéfait de voir comment il s'était attaché à Ecume après une seule rencontre ! Milandor n'en revenait pas. Etait-ce cela que les habitués des sentiments amoureux appelaient "coup de foudre" ?


    Milandor était décidé à revoir la demoiselle.
    Il prit sa plume et lui adressa cette nouvelle invitation :



    Citation:
    Chère Ecume

    Depuis notre rencontre, mes pensées ne cessent de se porter vers vous. Mon coeur était comme désseché et vous lui avez redonné vie par les sentiments que vous m'inspirez.
    Notre rencontre a été pour moi une révélation.
    J'ai hâte de vous revoir et de pouvoir à nouveau vous sentir près de moi, vous écouter, vous toucher.

    Je vous invite à me retrouver dans les jardins d'Estampes, un carosse vous attend.

    Avec toute mon affection

    Votre Milandor


    Milandor ne voulait pas se précipiter chez elle de but en blanc pour lui avouer ses sentiments ; cela aurait été un manque de tact ; après tout, il s'agissait d'une noble dame.
    Il ne fallait ni la brusquer ni même se montrer trop empressé. Et si la demoiselle ne partageait pas ses sentiments ? Et si elle ne souhaiteait plus le revoir ? Il pria pour que ce ne soit pas le cas.

    Il scella la missive et la remit à son page Tibedaud.



      Va immédiatement porter cela à dame Ecume. Prends avec toi le plus confortable des carrosses et attends sa réponse.
      Va, prestement !


    Sans attendre plus longtemps, le page s'en alla remplir sa mission.
    Milandor ne supporterait pas de rester sans rien faire. Il se précipita vers le jardin pour attendre la belle. il se mit à arpenter les allées et pria en son coeur pour qu'elle le rejoigne ; ce serait un signe du destin.















Ecume_


    Dieu que le silence est une arme qui fait souffrir.


En cette matinée fraîche du mois de Novembre, Ecume flâne sur le marché de Auch.

Cette Ville elle la connait très bien, elle y avait acheté en début d'année un appartement, puis elle avait ensuite longuement vécue à Lectoure.
Rien n'avait changé, les étales étaient toujours aussi fleurissantes et aussi très onéreuses.
Elle qui avait fuit les villages où se nourrir devenait un luxe, voici qu'à présent elle y réside pour quelques jours.

A VilleFranche en Rouergue, dans sa propriété elle n'y avait rien d'important à récupérer, donc elle pourrait sans mal s'installer en la capitale, mais elle et les capitales ca faisaient deux, simplement car elle ne voulait pas vivre là où elle avait un appartement, logique quel intérêt?

En parlant d'appartement, elle avait oublié d'acheter celui de Rodez, la tenue orientale avait été plus importante pour le coup, mais à présent qu'elle en est parée, pourquoi ne pas retourner à Rodez? Cette question dans un coin de sa tête n'était pas perdue.

Des étoffes en veux tu en voilà, des stères de bois, des denrées, un sourire sur le minois de la blonde, car faut avouer qu'elle adore faire le marché, elle achète de quoi se nourrir puis son regard est vite attiré par une ceinture avec des motifs, les gravures ressemblaient à des épées, elle s'approche pour tenir dans ses mains l'objet elle le caresse, le tourne dans toutes positions possibles, elle tire dessus afin de regarder la qualité.
Ecume se dit qu'elle pourrait l'offrir à Milandor pour le remercier de la délicieuse soirée en sa compagnie.


- Combien pour cette ceinture ?
- Ceinture pour homme Mademoiselle, elle vient de Bretagne !
- Combien?
- 105 écus Mademoiselle, attention faite main, c'est du solide de la qualité.
- Je vous la prends.

Le temps de la transaction, Ecume est contente de son achat, pour le coup elle se décide à rentrer chez elle.

A peine elle eut le temps de rentrer et d'emballer le présent qu'on frappe à la porte.
Surprise qu'on vienne lui rendre visite, elle se dépêche à ouvrir.
Un large sourire sur son minois lorsqu'elle voit que son visiteur n'est d'autre que Tibedaud.


- Une missive pour vous Dame Ecume.
- Et bien, entrez Tibedaud ne restez pas devant la porte.

La blonde s'installe et lit attentivement la missive qu'il lui tend,
son coeur bat la chamade, ayant peur qu'un malheur se soit abattu sur le Seigneur.


Au fil de la lecture son minois se détend et elle sourit, rougissant Presque.

- Tibedaud, j'accepte l'invitation. Laissez moi le temps de me préparer, s'il vous plait.

Le Page quitte l'appartement et attend dehors, durant ce temps seule, la blonde inspire et expire doucement, ses mains tenant le miroir sur pied devant elle, baissant la tête.

- Pourquoi je me sens si nerveuse, il souhaite juste me revoir, juste me revoir.

Ecume comprenait qu'a travers les mots de l'homme sur le velin, qu'il éprouvait les mêmes émotions qu'elle et cela lui réchauffait le coeur.
Oui elle avait mille fois voulu lui écrire, allonger ses mots simples qu'on veut crier sur tous les toits, mais la pudeur et aussi la timidité lui avaient fait renoncer,
pensant que surement pour l'homme il était trop tôt ou qu'il n'avait pas éprouvé les mêmes battements, surtout elle avait peur...qu'il fuit.
Mais il était hors de question de se presser, car elle ne savait au final pas grand chose de lui, son passé, sa famille, elle avait encore tant à apprendre et à découvrir de lui,
Ecume avait trop rencontré des hommes qui lui avaient montrés qu'une facette d'eux, lui cachant plusieurs choses importantes à ses yeux, cette fois elle ne se fera pas avoir.

Une touche de parfum à la Violette derrière ses oreilles et sur ses poignets, les cheveux en cascade le long d'une épaule maintenu par son diadème discret, une tenue des plus simples, dans sa petite besace en bandouillère, la ceinture fraîchement acheté.
La porte se ferme, elle monte dans le carrosse aidé par Tibedaud, elle se laisse emmener jusqu'au jardin du Domaine.
Elle s'avance doucement visitant des yeux les jardins, il est de dos, d'une petite et douce voix elle se présente.


- Seigneur d'Estampes, c'est Ecume.

Lorsqu'il se tourne, tenant un pan de sa robe dans une main, la soulevant un peu, elle s'incline noblement.

_________________
Milandor


      *Et les retrouvailles ont lieu*


Milandor était nerveux. Il se demandait si Ecume allait accepter son invitation. Pour s'occuper l'esprit, il avait cueilli dans la serre quelques fleurs qu'il offrirait à la belle.
Et puis, il l'attendit dans le jardin de son domaine.


Tout à coup, il sentit dans son dos comme un parfum de violette. Et puis, il entendit la petite voix se présenter :

    - Seigneur d'Estampes, c'est Ecume.

Etait-ce l'effet d'une illusion ou bien la demoiselle était-elle vriament venue ?
Milandor se retourna doucement, pour ne pas faire fuir par une quelconque brusquerie cette douce illusion.
Il n'osait pas le croire, elle était venue, signe qu'elle acceptait de le revoir.


    - Vous... êtes venue ! Ecume, c'est un plaisir de vous revoir.

Il s'approcha et lui fit un baise main, avant de s'avancer encore et de déposer un baiser sur sa joue rose. Après leur premier baiser échangé la dernière fois, il se dit qu'il pourait oser un tel geste.
Même s'ils ne se connaissaient pas depuis longtemps, ils étaient déjà devenus intimes. Ils avaient si bien échangé sur leur passé et leurs espoirs qu'il semblait à Milandor qu'il connaissait cette femme aussi bien que lui-même.
Milandor fit signe à Tibedaud que sa mission était remplie. Il avait bien escorté la demoiselle jusqu'à sa destination.


    - Vous me faites un grand honneur en acceptant mon invitation.
    Je n'ai cessé de penser à vous depuis notre dernière rencontre.
    Regardez ce qu j'ai cueilli pour vous.



Son coeur s'emballait, il lui fit un large sourire et présenta son bouquet, en espérant qu'il plairait à Ecume.
Les deux jeunes gens firent quelques pas dans le jardin, tout heureux de ces retrouvailles.

Ecume_


    Et si c'était vrai ?


Dans la vie nous avons tous plus ou moins l'envie de rêver, de rêver à une vie à deux, d'avoir un beau mariage et surtout d'avoir un enfant.
Mais voilà, à vingt ans, tout le monde n'y pense pas vraiment, seulement lorsque nous sommes issue de la noblesse, à quinze ans nous y pensons déjà.

Longuement elle avait cru au prince charmant, mais jusqu'ici elle n'avait croisé que des hommes charmants n'ayant que charmant simplement l'apparence.
Puis maintenant il y a Lui. Lui, cet homme a qui elle s'attache de plus en plus sans vraiment y croire, car elle fut trop déçue.


On pense à chaque fois que l'histoire sera différente, on a envie de ne pas répéter les mêmes erreurs, mais il parait qu'à force d'y croire on y arrive, il faut toujours garder espoir.
Le coeur de la blonde s’accélère lorsqu'il se retourne et vient poser sur sa joue une tendre bise.
A cet instant, elle aurait envie de nouer ses bras autour de son cou, de se pendre à ses lèvres, mais non, il n'etait pas celui qu'elle cherchait.
.

- Milandor, c'est avec plaisir et joie que j'ai accepté votre invitation pour être honnête je ne pensais pas que vous auriez eu envie de me revoir, mais j'ai espéré secrètement.

Un large sourire en coin sur son minois, puis il lui tend un bouquet.

- Oh, elles sont magnifique, je vous remercie. Elles auront leur place sur la table de la cuisine, dans mon appartement.

Petit à petit, une bonne amitié naissait et elle réchauffait le coeur de l'Ecume.
Glissant son bras sous celui de Milandor, elle partage avec lui un agréable moment juste à deux dans les jardins.


- J'ai également eu une petite attention pour vous, afin de vous remerciez du dîner et de l'invitation présente. J'espère vraiment que nous nous reverrons.

La blonde savait qu'entre eux il ne sera question que d'amitié, car même si sur certains points ils voulaient les mêmes choses, sur d'autres non.
Elle est jalouse quand on la provoque, et lui aime charmer les demoiselles ce qui agace la blonde.
Pour elle un couple c'est deux, et pas regarder l'autre jouer les charmeurs avec autrui et se taire pour pas qu'on dise qu'elle est jalouse, hors de question elle déteste le partage.

Elle lui tend le petit paquet.


- Pour vous Milandor.

Nouant ses mains devant elle contre ses lèvres, elle espérait que le modeste cadeau lui fasse plaisir. La ceinture était de bonne qualité, avec des motifs d'épées gravés.



_________________
Milandor


Les deux jeunes gens passèrent un agréable moment tant qu'il dura
Aucun dieu aucun homme, cette aventure ne leur enlèvera

Et puis les Astres tournent, passe le temps
Les grains de sable s’immiscent dans les rouages
Font que se coincent les engrenages
Et s'envolent les meilleurs sentiments

Ainsi, Milandor et Ecume vécurent de bien belles heures
puis leurs chemins se séparèrent,
chacun d'eux retournant à ses projets, à ses affaires
Tandis qu'aucun des deux ne versa de pleur

L'histoire fut courte mais pleine de promesses
Malavisé celui qui verrait ici une quelconque maladresse
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