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Un petit RP basé sur les loups-garous de Thiercelieux

[RP/JEU]La légende des loups-garous de Castelnaud

Soren
- Dis papy, c'te vrai qui s'est passé des choses ben ben étrange dans l'antre du leu? C'te l'filiot à Guémard qui m'a dite ça c'te matin quand on jousions ensemb'!

Le vieux bonhomme tout rabougri se balançait sur sa chaise, chauffant ses pieds froid au coin du feu où des flammes vives consumaient de grosses buches. Le vieil Adémard n'avait, jusqu'alors pas trop fait attention à la présence de son petit filiot. Il était perdu dans des souvenirs anciens, ceux du temps où il troussait les gueuses sous le porche de l'église. C'était une autre époque qui, aujourd'hui lui semblait bien lointaine, un temps où toutes les maisons du villages étaient remplies et pleines de vie. Dans chacune d'entr'elles vivaient une famille au complet, souvent sur trois générations. Maintenant, le village est déserté. Les jeunes sont tous partis à la ville. Parait qu'on y trouve plus facilement du travail à la ville. Fini le dur labeur des champs. Les gens d'aujourd'hui ne veulent plus travail la terre. C'est un travail bien trop dur et bien trop ingrat. Qui plus est, la mine comtale paie bien mieux. Plus personne n'est attaché à son coin de pays. L'amour de la terre, son histoire, ses légendes n'attirent plus personne. Ils s'en foutent comme de leur premier baiser volé à une gueuse accorte. Non, maintenant, les jeunes vont aller où les écus sonnent plus fort. Triste monde...Oh oui! Le vieil Adémard se demandait comme tout ça finirait, et il n'entrevoyait rien de bon. Mais il avait suffit d'une question pour le sortir de sa rêverie. Une question qui le ramenait dans le passé, à une époque où Castenaud-la-chapelle était encore en pleine santé et attirait tant les convoitises. D'ailleurs, elle les attirait tellement que...

- Oh ouais! Y'a ben raison l'filiot à Guémard! J'te conseille point d'trainer dans c'te coin-là si tu tiens à passer encore kek années sur c'te terre avant d'aller saluer l'Très-Haut!

Les prunelles délavées par le temps fixaient les flammes qui dansaient lascivement tout contre les buches. Leur déhanché étaient si torrides...C'était chaud! Très chaud! Les images affluaient les unes après les autres dans la tête du vieil homme. Les bons souvenirs bousculaient les mauvaises expériences, pour finir par se cristalliser en ce fameux jour du 31 Octobre 1440, là où tout à commencé.

L'été v'nait à peine d's'ach'ver bonhomme. Ça avait été un très bel été : chaud et sec. Y'vait plut juste c'qu'il fallait pour qu'les cultures n'se dessèchent pas. C't'année-là, la guerre nous avait donné un moment d'répit. J'savions pas pourquoi, mais aucun des seigneurs du coin n'avait l'humeur guerrière. Ça courait la gueuse dans les quat'coins du comté.... Autant les nobles qu'la roture d'ailleurs! J'pouvions t'dire qu'les buissons et les écuries doivent encore s'souvenir de c't'été-là. En plus, la saison s'était étirée tard dans l'année. On s'promenait encore les bras d'chemise r'troussées à la mi-octobre...

Et voilà! Il était parti! Il n'y avait pas besoin de grand chose pour le faire raconter ses souvenirs. C'était sa façon à lui de vivre encore un peu, d'avoir un semblant d'utilité. A son âge, les travaux de la ferme ou de la mine étaient bien trop exigeants. Sa santé déclinante l'obligeait à garder la maison la plupart du temps. Alors, à part se balancer sur sa chaise, il n'avait rien d'autre à faire. Se balancer...et raconter. Transmettre la tradition orale de Castelnaud-la-chapelle. Mais à chaque fois qu'il évoquait les évènements de l'automne 1440, un masque de souffrance et de peur se composait à la surface de son visage ridé.

- L'soir du 31 Octobre, j'avions rendez-vous avec Justine, l' fille du cordonnier. Elle avait les plus biaux pieds et les gambettes les plus douces d'Castelnaud. Mon p'tit filiot, j'te souhaite d'rencontrer un jour une fille comme elle! Enfin... La nuit commençait à tomber. Il avait fait biau toute la journée! Justine et moi, on badinait tranquillement non loin d'l'antre aux leus... qui à l'époque s'appelait l'cachette du père Magloire parce que parait-il que l'bonhomme y avait planqué sa réserve personnelle d'Bergerac et la suçait à l'abri d'son acariâtre épouse, la vieille rombière Cunégonde! ... On s'embrassait comme deux fols amants, Justine et moi. On était heureux, on prenait not'plaisir. Et puis, l'vent s'est mis à s'lever. Un vent chaud, mais puissant. L'soleil déclinant laissait progressivement l'place à une lune ben ben ronde. Ouais...t'as compris, c'était une nuit d'lune pleine.

Adémard se rinça le gosier avec le fond de son godet de Castillon, son regard toujours dans le passé, ses doigts desséchés crispées sur son godet comme s'il avait, aujourd'hui encore, du mal à revivre ces évènements tragiques.

- J'étions sur l'point d'passer à des choses bien plus sérieuses avec la Justine, et ce malgré le temps qui n'annonçait rien d'bien, lorsqu'un cri inhumain déchira le calme r'latif des lieux. Ouais mon gars! Inhumain! Ça nous a glacé l'sang à Justine et à moi. Ça nous a hérissé les ch'veux sur la caboche. La p'tite s'est r'serrée contr'moi, mais crois-moi, j'avions même plus envie d'abuser d'la situation. On s'est r'gardé. J'pouvions lire d'l'effroi dans ses yeux. Ni elle ni moi n'savions c'que tout ça voulait dire. Et puis, c'te r'venu! Une deuxième fois! Une troisième fois! J'te prie d'croire qu'on avait juste envie d'décamper là! Et vite! Parce que ça avait pas l'air d'plaisanter dans l'coin. C'te là qu'j'ai fait ma plus grosse connerie! J'voulais l'impressionner la Justine! Lui montrer qu'j'en avais dans les veines, qu'j'étions p'tet qu'un gueux, mais que l'courage, ça m'connaissait. Alors j'l'ai pris par la main et on s'est approché prudemment de c'qu'on appelle maint'nant l'antre aux leus.

Fallait presque que j'tire la Justine par la main. Elle voulait point y aller. Elle m'la dit. Elle a essayé d'm'faire changer d'avis. Mais j'voulions lui montrer c'dont j'étions capable. J'aurais du l'écouter... On est arrivé à l'entrée d'la grotte. On a vite r'marqué qu'la végétation avait été piétinée. On avait trainé un corps jusqu'ici. Et c'tes pas-là semblaient ben ben lourds! Qui plus est... ils n'avaient rien d'ben humain! Ni rien d'animal! On aurait dit que c't'était un peu entre les deux. L'Justine a dit qu'on en avait vu assez, qu'on d'vait r'tourner aux villages prév'nir les autres. Mais j'lui ai expliqué qu'on avait rien vu! On n'avait rien à expliqué aux aut'! Il fallait entrer!

A l'intérieur, tout était sombre. Une odeur âcre vint nous capturer les narines. L'sol nous paraissait spongieux. On n'savait point sur quoi on marchait...et on s'disait qu'c'était pas si mal de n'point l'savoir! A un moment, j'ai buté sur quelque chose. J'ai failli perdre l'équilibre. J'ne suis rattrapé et mes mains ont heurté la paroi. Ici, l'odeur était plus forte qu'à l'entrée. Mes mains avaient touché quelque chose d'poisseux. J'ai dit à Justine d'point bouger et d'laisser ses pupilles s'habituer à la pénombre. J'ai porté mon doigt à mes lèvres et à mon nez. Ça avait un gout métallique. Justine s'est penché sur c'qui a failli m'faire tomber. Elle tatonnait dans l'vide elle-aussi et ses mains ont aussi été entachées d'la même poisse. Puis elle a crié. Elle v'nait d'comprendre...C'qu'elle avait touché, c'était un corps d'femme à moitié démembré. La poisse, c'estions son sang! Elle s'est r'levée et est partie en courant, à moitié folle en direction du village. J'ai essayé d'la suivre mais elle était possédée par la folie. Et crois-moi, ça fait aller drolement vite!

C'te la dernière fois qu'j'l'avions vu la Justine. Ouais...la dernière fois. Parait qu'certains l'ont croisé dans la forêt pas loin d'Castelnaud par la suite. Elle déambulait sans but précis. Elle avait visiblement perdu l'esprit. Justine... C'te celle qu'on appelle maintenant la folle d'Castelnaud. Tu connais son histoire filiot?

L'lendemain, quand l'jour s'est levé sur Castelnaud, j'suis r'venu sur les lieux du crime avec des gars du village. Ouais...Y'vait ben eu un crime. Un crime horrib! Monstrueux! Les viscères d'la bonne femme étaient étalés contre les murs. Une immense flaque d'sang tapissait l'sol et les parois d'la grotte. Elle avait eu la tête à moitié arrachée. Il lui manquait un bras qu'on n'a jamais r'trouvé et ses gambettes étaient passées par d'dessus les épaules. Même les contorsionnistes les plus habiles sont pas capab' d'faire ça ! Elle était toute jeune. Elle était jolie à croquer. Elle s'app'lait....Keyfeya


Et alors que le village se réveille... les discours vont bon train sur l'identité du ou des tueurs...
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Adalasie
    En se réveillant ce matin là, Adalasie se remémora la nuit précédente qui avait été fort plaisante. En une heure seulement, elle avait réussi à vider un tonneau entier de bière sans en régurgiter une seule goutte. Même les plus gros soûlards de Castelnaud-la-chapelle s'étaient inclinés face à son impressionnant levé de coude.
    C'était ça de passer sa vie sur les chemins, à force de marcher toute la journée, on avait le gosier complètement asséché le soir venu. Fallait bien y remédier rapidement !
    La soirée s'était poursuivie par un concours de celui qui pisserait le plus loin - comprenez, fallait bien évacuer le liquide -. Mais là, elle avait été battue à plate couture par les individus possédant un petit tuyau. La Nature n'était pas toujours bien faite...

    Pourtant, alors qu'elle reprenait conscience, des cris bien moins sympathiques que ceux de ses souvenirs s'élevaient autour d'elle. Certains braillaient qu'il fallait quitter le village, d'autres voulaient lancer des recherches pour retrouver le coupable, des femmes pleuraient comme des madeleines et traînaient leur progéniture vers l'intérieur de leur chaumière.

    Malgré l'impression d'être sur un bateau en pleine tempête à cause de la cuite de la veille, la gueuse tenta de se relever pour aller jeter un œil. Après avoir déplacé le bras d'un ivrogne qui lui bloquait la jambe, elle dérapa en prenant appui sur ce qui devait être un ventre. Note à elle-même : éviter de s'endormir dans un fossé avec trois quatre concurrents de la veille, les uns sur les autres...
    Légèrement réveillée par la chute, elle parvint à se mettre debout et faire quelques pas jusqu'au muret le plus proche. Posant son postérieur dessus, elle attendit quelques minutes que le paysage arrête de tanguer avant de se diriger vers un abreuvoir dans lequel elle plongea la tête quelques secondes.

    De longues minutes plus tard, elle estima être en état pour aller à la pêche aux infos. S'approchant d'un petit groupe de villageois, elle demanda :


    Hééé ! C'est quoi tout c'boucan ? Qu'est-ce qui s'passe ?

    Y'a eu un meurtre ! Z'ont trouvé une morte... Répondit une femme au yeux rougis.

    Paraît qu'y lui manque des morceaux, une jambe je crois. Ajouta un grand gaillard.

    Mais non, c'les bras qu'elle a pu ! Soupira un deuxième.

    Elle ?

    Oui, on dit qu'c'est Keyfeya...

    Kféféya ? C'est la morte ?

    Ouep...

    La curiosité de la gueuse piquée à vif, elle posa La question :

    Il est où le corps ? On peut voir ?

    Si des regards avaient pu tuer, elle serait morte et enterrée à l'heure actuelle. Le visage des villageois s'était peint d'une lueur mauvaise qui lui indiqua qu'il était temps d'aller voir ailleurs.
    Elle pivota donc et fit quelques pas avant d'être rattrapée par l'un des hommes qui lui glissa discrètement :


    C'est'à l'cachette du père Magloire. Puis il continua sa route comme si de rien n’était.

    Direction la cachette alors ! Elle verrait bien si elle croisait d'autres curieux.

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--La.petite.fille


Dans Castelnaud-la-chapelle, on disait d'elle qu'elle avait du sang de sorcière dans les veines. Les garçons lui lançaient des cailloux et les adultes l'évitaient en lui lançant un regard noir. Un jour, un moine est passé par Castelnaud. Les villageois l'ont prié de purifier son âme sur le bucher. Mais l'homme a su lire en elle. Lorsque l'on est différend on attire toujours la jalousie et on inspire la crainte. Un jour, ils comprendront. Oui...sans doute.

Ce matin-là, lorsqu'elle traversait le village, il y dénota une agitation sans précédent. Tendant l'oreille, il comprit qu'un crime abject avait eut lieu pendant la nuit. La petite fille se demanda si, cette fois encore, on allait l'accuser elle. Quand on ne veut pas entendre la réponse, on ne pose pas la question. Telle est l'adage qu'elle appliquait. De toute façon, elle en savait assez. Une femme avait été tué sauvagement et en partie démembrée. Et tout ça avait eu lieu près de la cachette du père Magloire.

Si tout le monde à Castelnaud la considérait comme une sorcière, c'est qu'il y avait des raisons. La petite fille voyait des choses que les autres personnes communes, aveuglés par leurs certitudes et la soi-disante vérité de l'église ne pouvaient observer. Mais pour cela, elle devait se rendre sur les lieux de la Vérité, là, où tout avait eu lieu.

Arrivée aux abords de la cachette du père Magloire, elle vit qu'elle n'était pas la seule à s'intéresser à la Vérité de l'endroit.


- Es-tu toi aussi une Aveugle?

Elle s'approcha de l'entrée de la grotte, et en huma l'air.

- Ils sont venus. Elle était encore vivante quand ils sont arrivés. Ils l'ont trainé jusqu'ici et ils ont fait leur saccage.

La petite fille la tête vers le ciel où le soleil brillait sans aucun nuage pour lui faire de l'ombre.

- Ils n'ont rien d'humain... Enfin...Pas tout à fait. Ce sont des bêtes monstrueuses... Et ils ne font que commencer leurs méfaits. Ils vont revenir. Ils vont frapper à nouveau. Et si personne ne les arrête, alors tout le village y passera!
Adalasie
    Après avoir traversé le village, être resté coincée dans un cul-de-sac, avoir emprunté trois fois le même chemin, la gueuse était parvenue à trouver un groupe de badauds qui se dirigeaient vers cette fameuse cachette.
    Les suivant à quelques mètres derrière, elle tentait d'imaginer sur quoi elle allait tomber une fois là bas. D'habitude, les gens pleuraient un bon coup quand quelqu'un mourrait mais aujourd'hui ils étaient complètement paniqués. Quelque chose d'incroyable avait du se passer, quelle chance !

    Cette idée la réjouissait. Pour une fois qu'il y avait un événement hors du commun là où elle passait, il fallait en profiter !

    Devant elle se dressait désormais un petit attroupement de curieux avides de détails sanglants. Les coucheries et les morts atroces, n'était-ce pas les sujets de discussion favoris des gueux comme des nobles ?
    Se frayant un passage, elle contempla en silence le spectacle : du sang partout. C'était bien dégueulasse et ça devait pas faire du bien de se retrouver en morceaux.


    - Es-tu toi aussi une Aveugle?

    Soudain, une voix enfantine sur sa droite lui fit faire un bond magistral.

    Quoi ? J'suis pas aveugle, ça se voit pourtant ! C'est toi qu'à pas les yeux en face des trous gamine.

    Brrr, elle détestait vraiment les gosses, toujours à poser des questions idiotes et pleurnicher à longueur de journée.

    - Ils sont venus. Elle était encore vivante quand ils sont arrivés. Ils l'ont trainé jusqu'ici et ils ont fait leur saccage.

    Si Adalasie avait été quelqu'un de normal, la première chose qu'elle aurait du se demander était ce que faisait une enfant à contempler ce genre de scène macabre. Où étaient ses parents ? Pourquoi semblait-elle si calme alors que des adultes en étaient traumatisés ?
    Mais non, c'était bien des détails qui lui passaient par dessus la tête.


    Qu'est-ce que t'en sais d'abord ?

    Et v'la qu'elle regardait le ciel en déblatérant son histoire de monstres. Complètement tarée la mioche.

    Vu que t'as l'air de les connaître, t'as qu'à t'en charger hein. Dit-elle avait d'un air moqueur. Si t'as pas peur de leur servir de casse-croûte à tes bêtes monstrueuses...

    Levant les yeux au ciel, la maigrichonne fit demi-tour pour reprendre le chemin du village. Elle avait vu ce qu'elle voulait, pas besoin de rester à trop longtemps à côté d'un corps qui allait bientôt empester la putréfaction.

    Tu devrais rentrer chez toi la môme, c'est pas un beau spectacle.

    Maintenant, ce qui l'intéressait c'était de savoir ce qu'en pensaient les gens du coin. Avaient-ils des suspects ? Une idée du pourquoi du comment ?

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Lubna
Comme à son habitude elle depuis que son époux gardait le lit chaque matin elle avait pris l'habitude de prendre un bon repas à la taverne du village. Le tavernier lui préparait de larges tranches de pains recouvertes d’un potage au légume, au lait et aux lardons accompagné d'une bonne soupe au vin.

La place du village ce matin était animée, plus que d'habitude enfin bien différemment

elle s'approcha d'un petit groupe puis entendit la gamine parler avec une autre femme


- Ils sont venus. Elle était encore vivante quand ils sont arrivés. Ils l'ont trainé jusqu'ici et ils ont fait leur saccage.

Elle se rapprocha encore et entendit un homme dire qu'on avait retrouvé en morceaux une femme ce matin

puis la mégère du village s'approcha de lub

Ils ont tués Keyfeya vla ti donc qu'on retrouve avec ses morceaux serait ils pas la légende de ses bêtes monstrueuses?


Non... Elle ne voulait croire à cette légende mais un fait
Key était morte déchiquetée


Le tavernier les rejoint ensuite


Mais qui l'a trouvé? Quand l'a ton trouvé?

Mots en suspend...
Regardant autour d'elle, attendant une réponse
--Nez_crochu
Elle avait des pouvoirs magiques et elle savait qu'elle risquait de se retrouver sur le bucher municipal.

Depuis quelques jours, elle avait de mauvaises sensations. Quelque chose ne tournait pas rond. Elle ne sortait que la nuit, par crainte de représailles. Lors de sa dernière sortie, elle vit des ombres furtives plutôt inquiétantes. La stature humaine, sauf que la tête, munie d'une capuche, avait un faciès de canidé. Cela n'augurait rien de bon pour la ville.

Elle se hâta d'aller chercher quelques herbes poussant dans les sous-bois environnants pour en faire une potion qui, pour une fois, pourrait anéantir le mal à jamais.

Sa mixture était en train de mijoter quand elle entendit



- Ils sont venus. Elle était encore vivante quand ils sont arrivés. Ils l'ont trainé jusqu'ici et ils ont fait leur saccage.


Elle se précipita vers l'endroit d'où venait la voix, et vit le désastre. Nul doute : la gamine ne pouvait avoir fait seule ce massacre. Par contre, une de ces créatures au faciès de canidé, sans aucun doute, pour elle ! Elle n'était pas voyante, mais elle avait le pouvoir de ressentir certaines choses maléfiques quand même.
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Soren
Il fallait qu'il intervienne...même s'il n'était pas préparé à ça. Jehan le boiteux, ainsi nommé parce que la gangrène avait emporté une partie de sa jambe jusqu'à son genou, s'avança de sa démarche chaloupée vers le grand-place du village. Il n'avait pas l'âme d'un chasseur. Enfin..Pas d'un chasseur de monstres. Mais on ne lui demandait pas cela non plus. Non. Ce que Castelnaud-la-chapelle avait besoin en ce moment, c'est d'un chef, une personne qui mène les autres. Et ça, il était bien décidé à le faire... déjà pour sauver sa propre peau!

- Gens de Castelnaud! Écoutez-moi! Ce qui s'est passé ce soir est l'oeuvre du Sans-Nom! Je ne sais pas sous quelle forme il agit dans notre village mais il est là! Nous devons agir et vite! Je ne tiens pas à savoir s'il veut récidiver ou pas.

D'un doigt, il désigna un gros costaud qui devait sans doute passer son temps à bucher en forêt.

- Rohan! Tu vas filer à Périgueux au chateau pour prévenir la comtesse qu'on a besoin d'aide! Dis-lui que le Sans-Nom est à Castelnaud, qu'il a déjà tué et qu'il va sans doute encore le faire. Décris-lui ce qui s'est passé et rajoutes-en même s'il le faut pour la convaincre que la maréchaussée ou l'armée doit venir à Castelnaud!

Passant de sa gauche à sa droite, il pointa un tonsuré en robe de bure.

- Père Léonard, pouvez-vous voir si on n'pourrait pas avoir l'aide d'un exorciste? Faites-vite...avant qu'il ne reste plus personne ici!

Puis s'adressant à toute la population, déterminé.

- Vous le voyez ce grand chêne là-bas? Ses branches sont solides! On ne peut mettre tous nos espoirs entre les mains du comté et de l'église! Il faut qu'on se débrouille par nous-même! Alors... en attendant cette aide on va rendre justice nous-même! Que chacun de vous me donne son avis! Qui selon vous est coupable? Le Sans-Nom est l'un d'entre nous...

Oui...Vous avez bien compris! Jehan le boiteux avait décidé de se fier au jugement de ses villageois. Celui qui serait désigné par la majorité comme étant le coupable serait capturé...et pendu!
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Anne.so
Une journée qui aurait pu commencer comme toutes les autres journées, sans cette rumeur qui grondait et enflait, toutes les personnes qu’elle rencontrait dans le village parlait de la femme morte cette nuit. Dans l’absolu rien de nouveau, car combien de personnes étaient toutes les nuits emportées par la grande faucheuse. Mais celle de cette nuit avait été fort différente des autres. Son sang se glaçait d’effroi au fur et à mesure qu’elle entendait les descriptions faites de la villageoise de Castelnaud, qui se nommait Key et qui semblait avoir été déchiqueté, son corps n’était plus qu’un pantin désarticulé.

La confusion régnait dans le village, tous voulait pendre au gibet l’auteur du crime, il ne pouvait en y avoir un autre identique car allez savoir, le meurtrier pouvait bien s’en prendre à sa jolie personne, car elle était belle la Key.
Un nom circulait, Cyann un homme discret, trop discret.

Elle se rendit d’un pas rapide vers le vieux chêne ou jehan le boiteux invectivait la foule déjà présente, qui voulait se venger, de ce sanglant meutre.


Jehan, j’ai vu un homme étrange, pressé sans cesse, peut être que c’est lui ? Il se nomme Cyann…

Un demi-tour de minois vers les autres.

Et vous vous en pensez quoi ? Qui cela pourrait-il être ? En dehors de lui.
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Lubna
Peur de la nuit prochaine...Elle se rapprocha du boiteux et écouta Anne...


Tu dis l'avoir vu aussi?


Humm tout cela me parait fort suspect...Vois tu avant d'aller retrouver mon époux hier au soir j'ai moi même entre aperçu Cyann qui ne m'a même pas dis bonsoir.... Il est passé devant moi et a baissé son visage des qu'il m'a vu...

cela lui paraissait troublant mais... Il fallait en être sur!
Elle avait peur ... Key morte... Pourquoi pas elle la prochaine?
Et puis seul un homme aurait pu massacrer de cette façon la pauvre Key
Cyann
Tandis que la foule de baudauts se montait le bourrichon à qui mieux mieux éclaboussant l'étranger de sa suspicion et de sa hargne, Cyann, jeune trouvers à la vie de bohême roupillait toujours dans son lit, les doigts de pieds en évantail. La croupe à l'air, son visage fin piqueté de minuscules poils blonds tourné vers la dextre, la bouche baillant légèrement aux corneilles. En bon troubadour, le lorrain aimait à se rendre en taverne le soir et à raconter des histoires. C'est même ainsi qu'il gagnait sa vie. Du moins, arrivait-il à manger, à dormir à l'oeil et surtout à boire ! De temps à autre, un haut noble l'invitait en sa demeure pour venir effectuer un travail et le prenait ainsi sous son aile un temps, voire le payait grâcement. Mais ca c'était plus rare, la radinerie allant souvent de paire avec les couronnes. Car oui, Cyann était doué. Un mestre dans son domaine malgré son jeune âge. Et sa renommée le précédait généralment partout où il passait, par conséuquents, les jeunes femmes en délire se précipitait sur son passage espérant obtenir ses faveurs. Du moins, c'était de cela dont il révait là présentement dans le fond de son plumard où mites et cafards se menaient rude combat. Un bruit mat, tout d'abord, fit trésaillir le jeune homme dans son sommeil mais, Morphé garda ses bras bien serrés autour de lui et, hormi l'édredon qui finit sa course par terre rejeté par l'infime mouvement, l'homme au torse glabre s'alongea davantage, s'étendit de toyut son long, façon homme de Vitruve, le nez en l'air dans un sourire de satisfaction béate. Puis, soudain ce fut un grand fracas dans la chambrette. Cyann, cette fois bondit et ouvrit grand les yeux ; il mit un certain temps à émerger de son rêve. Quand il eut finit sa mise au point matinale, il s'aperçut que le rideau sale de sa chambrette voletait, preuve que le fenestrou était ouvert.

Diantre, j'étais pourtant sur d'avoir bien fermé ; je vais me geler les miches Et quel ramdam !

En un bond, le jeune homme fut hors de sa couche et se déplaçant de son pas souple de chat, il se campa devant le fenestrou, il se pencha et découvrit là une foule de visages hargneux attroupés, agglomérés. Ca criaillait

A mort la bête !
Abat l'étranger !
Qu'on la zigouille,
Cette vil fripouille !
Visez la tête :
Faut pas l'raté !


Enfin, c'était tout comme mais en moins poétique pour sur eut le temps de penser Cyann avant de sentir une vive douleur au menton ; encore sonné par l'assaut, il chercha la source de son mal et la trouva ; il fallait qu'il se rende à l'évidence : on venait de le caillasser.


Par les cornes du Sans Nom ! Autant pour ta renommée !
Faut y croire qu'elle estoy pas arrivée jusqu'icelieu !


Le lorrain avait fait le tour du Royaume, du Sring et au delà. Il avait visité bien des villes et villages, s'était abrité dans des hameaux, et avait dormi dans des cabanes isolées, des grottes et autres refuges que Dame Nature improvisait. Dans ses yeux, si jeunes, si vifs, brillait déjà une lueur spéciale, de celle qui veut dire qu'on a su voir le monde tel qui est, avec ses merveilles et ses oripeaux. Cyann ne se fit donc pas d'illusion. Ils voulaient sa peau pour quelques raisons que ce soit. Il soupira.

Un malheur a du arriver et leur étroitesse d'esprit me fait accusé, moi l'étranger.
Alors c'est quoi le plan B ? Il eut fallut encore qu'il y ait un plan A...
Hahum ecaminons les options :
- prendre ses jambes à son cou ?
mmhh il n'y a qu'une porte et elle s'ouvre sur la foule en colère, il serait embroché avant d'avoir fait trois pas.
- sortir par la fenêtre ?
Tu n'y penses pas ; même une contorsioniste chinoise ne passerait pas par ce trou de souris.
- se rhabiller sortir et clamer haut et fort la VERITE à savoir, sa parfaite innocence. Encore faudrait-il qu'il le laisse ouvrir la bouche avant de la caillasser, le trainer par les cheveux et pendre à la plus haute branche du vieux chêne de la Grand'Place.
- une diversion. oui voilà ce qu'il lui fallait : une diversion.
Cyann plissa les yeux, un numéro !
Mais, il ne savait pas du tout de quoi il retournait, de quoi l'accusait-on ? Bof !
Il haussa les épaules, il ferait sans. On était acteur ou on ne l'était pas !

Le trouvers fixa quelques secondes ses maigres possessions, sortit son coutel de sa botte, remis ses vêtements à la hâte et replaca son outre sous son gilet, il pris grand soin de la fixer au niveau de son ventre, comme si sa vie en dépendait. Déjà, dehors, le grondement de la foule térrifiée et en colère se faisait plus fort. Dernière touche du comdien pour ce qui serait peut-être son dernier tour de piste. Avec son briquet à amadou, Cyann alumma une mèche sortant d'une boule de terre cuite.
Il inspira une goulée, composa son visage et ouvrit en grand la porte, il jeta alors la boule au milieu de l'attroupement, boule qui explosa dans un bruit de tonerre et émit alentour une fumée à l'odeur piquante. Les gens toussèrent, se frottèrent les yeux cerrtians parrtirente en courant apeurés.
C'est alors que magistrale, théâtrale, le mestre troubadour s'élanca émergeant au yeux de tous de la fumée ; il dit alors de sa voix de stentor :

O Foule en délire
Ne vois-tu rien venir ?
Que le chien qui aboit
Et l'étranger qui se meurt déjà


Les yeux se rivèrent en masse vers sa main qui tenait la poignée de son poignard enfoncé jusquà la garde dans son ventre et du sang dégoulinant sur ses braies. Plus bas, car la stupéfaction avait permis le silence après la sourde clameur, il ajouta d'une voix qui se voulait faible, lancinante...

Pour apaiser ton Ire
Tu veux séant m'occire
Pourtant cette cible facile
Est pour ce crime trop gracile


Puis, le poète arracha le poignard et se relevant dans une flaque de sang s'écria un doigt pointé sur l'assistance :

Ô foule en émoi
Le coupable est en toi
Tremblez Pauvres Mortels !
Bientot, l'infame commettra
Crime encore plus bel !
Car ce monstre aux abois
C'est Elle !


Il fit un léger demi cercle et se retournant, pointa au hasard de son doigt tendu une donzelle aux cheveux blonds, il ne savait pas qui elle était mais tous la reconnurent, c'était Lubna. Quand il rencontra son visage, il songea seulement "t'aurai pu en choisir une plus moche, la, c'est gaché". De la foule, des cris étonnés émergerent :

LUBNA ?????
Lubna ?!
Lubna gnépapotib !
C'est vray qu'si elle disions avoir vu l'monstre c'étions qu'elle était dehors a c't'heure et qu'est ce qu'elle faisions la bas àa ct'heure ? Cetio pas la bonne conduite pour uen dame pour sur !
Vous laissez pas r'tournez l'cabochon c'est l'estranger !
Lubna c'est vray qu'elle a toujours eu les dents longues celle là !
Dis donc t'a vu la les traits tirés qu'elle avio c'matin,
qu'est ce donc qu'elle faisions toute la nuit durant palsembleu ?
ptet ven qu'elle étripait Kefaya !
Lubna la louve ac sonne ben non ?


Mefie toi l'ami, le Malin
Pour ses sombres desseins
Acomplir, prends toujours
Visage des plus glamour !


Cyann, l'étranger qui sans façon venait de leur livrer le coupable, s'éfondra au sol, son menton bleui, des traces de sangs séchés en croutes sanguinolentes sur son visage et une main sur son ventre ensanglanté. Par Déos, c'est qu'il avait l'air mort le bougre !
Sybille
Sybille écarta la foule.

Arrêtez ! Vous êtes tous fou !

Elle s'approcha de lui pour vérifier qu'il était encore en vie.

Relevant la tête, elle chercha parmi eux les coupables de ce lynchage. Ces yeux tombèrent sur Lubna.


Je me porte garante de cet étranger. Mais il me semble que vous criez vite au loup, sans procès. C'est une manière d'éloigner de vous les soupçons sans doute ?

Un homme seul ne peut avoir fait cela. C'est l'oeuvre d'un dément et non d'un homme ! Ou d'une bête...


Il nous faut observer le corps ! Appelez le médicastre !

Nul ne savait si elle souhaitait le médicastre pour voir le corps désarticulé et mutilé de Keyfeya ou pour soigner l'étranger.
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Adalasie
    Elle qui voulait voir les réactions des habitants du village, elle fut largement servie quand un demi cul-de-jatte prit la parole. Le voilà qui voulait qu'on désigne un coupable pour le pendre à un arbre. De la vengeance à l'état brut... Alerter et apeurer les habitants d'un petit village pour qu'ils commencent à douter les uns des autres et qu'ils laissent échapper toute leur rancœur ! Quoi de mieux pour que tout le monde dénonce tout un chacun sans autre preuve que : « je ne l'aime pas lui ».
    Excellent, le spectacle allait être excellent.

    S'approchant du vieux chêne, la gueuse entendit les premières accusations fuser. Une jolie blonde dénonçait un homme, une seconde semblait confirmer.
    D'une main légère elle se gratta le cuir chevelu et repensa à la veille. Non, elle n'avait pas croisé de type étrange mis à part le chauve qui imitait le bruit des flatulences à la perfection avec son aisselle. En plus, elle l'avait quitté dans un sacré coma éthylique, il n'aurait pas pu faire ce massacre la nuit dernière.
    Par contre, pour démembrer un cadavre il fallait de la force. Il y avait donc plus de chances que le coupable soit un homme, quoique... Si la môme cinglée avait raison et que c'étaient des monstres qui avaient massacré la Kféféya, ça pouvait tout aussi bien être des mâles que des femelles...

    Tilt. La gueuse réalise enfin qu'elle est peut être en danger dans ce patelin. Elle pourrait être la prochaine victime après tout ? Une étrangère maigrichonne qui ne connaît pas la région, c'est une proie facile !
    Raclement de gorge, elle n'a pas envie de finir en morceaux avant d'avoir vu la mer...

    Alors, lorsqu’un groupe de badauds se dirige en colère vers chez un certain Cyann, elle les suit en espérant qu'il soit bien le coupable. Arrivés devant chez lui, le voilà qui balance une sorte de boule libérant une épaisse fumée. Celle-ci lui pénètre dans les narines et lui brûle les yeux l'obligeant à reculer de quelques pas, elle rate donc la scène du poignard dans le ventre.
    Quelques instants après, une fois ses yeux capables de voir autre chose que des masses floues, elle se rapproche de nouveau pour découvrir une flaque de sang et une nouvelle accusation.

    La blonde n°2 ? C'est vrai qu'elle avait dit l'avoir vu dans la nuit...
    Mais un innocent qui attaque les habitants, c'est un peu bizarre non ?

    Moi je dis que vous aviez raison ! C'est lui le coupable !

    Il se tuait pour éviter d'être lynché par les villageois, plus de doute possible.
    Bien qu'elle lui aurait sûrement conseillé de se laisser pendre, c'était plus rapide que de se vider de son sang...

    Mais voila qu’intervenait une femme qui voulait appeler un médicastre. Une complice peut être ? C'est bien elle qui disait qu'un homme seul ne pouvait pas démembrer un corps non ?
    Ça commençait à prendre la tête cette histoire...

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Jehane_louise
Jehane, alertée par les cris inhabituels dans le village était venue aux nouvelles. Elle écoutait les paroles des uns et des autres. Bon sang, que se passe-t-il ici ? Ils sont devenus fous ou quoi ? Anne qui est la première à accuser l'étranger, Lubna qui embraye de plus belle et l'étranger qui trempe dans son sang, inerte, avec Sybille à ses côtés qui appelle un médicastre d''urgence.

Holà tout le monde ! Le crime perpétré sur Key n'a pu être effectué que par une personne forte. Comment voulez-vous que ce ménestrel chétif ait pu commettre ce forfait ? Il y a parmi nous une capitaine d'armée, elle est donc tout à fait capable d'avoir dépecé Key comme elle l'a fait, avec ou sans l'aide de son époux, d'ailleurs. C'est une forte femme, une femme de tête. Et pourquoi ce ne serait pas elle qui aurait commis ce crime ? Je vous le demande !

Je suis persuadée que Lubna est tout sauf innocente dans cette affaire !
La_voyante
Le village était calme, le crépuscule venait de descendre et dans sa maison la chaleur du feu de bois envahissait la pièce. Elle se balançait sur son rocking chair caressant son chat.

Soudain le petit animal tressaillit et décida de fuir ses genoux. Un cri terrible déchira la nuit. Ses cheveux se dressèrent sur sa tête. Un malheur était arrivé. D'autres cris se firent entendre. Non, le malheur se produisait, là maintenant...

Elle saisit son châle mais hésita à sortir dans la nuit. Elle ressentit soudain un grand vide et un calme, une sorte de faim apaisée... Aussi, elle décida de se barricader.

Lorsque le jour entra enfin dans la salle, elle ouvrit sa porte et avança vers les habitants de Castelnaud. Ses yeux scrutèrent chaque personne présente. Les hommes qui revenaient de la forêt avaient les yeux hagards. Elle fit un signe de tête à ceux qui croisaient son regard.
Lubna
Alors la Jehane avec tous le respect que j'ai pour toi....
M'accuser moi!
Que cet homme m'accuse afin de se défendre soit! Mais que toi tu le fasses!
Réfléchis un peu quand même... Moi ? Moi qui avais confiance en toi....


... et si Jehane était de mèche avec Cyann? Elle le défendait trop!
Oui y'avait anguille sous roche...Ce n’était pas logique, à moins qu'elle soit éprise de l'homme?

Se retournant vers sybille
Un mediastre?
Que va t'il faire de plus?

Pauvre Key...

La nuit allait bientôt tomber... Et avec tout cela lub n'avait même pas eu le temps d'aller prendre son déjeuner!
Elle siffla un jeune gamin du coin, lui donna quelques pièces

File au marché Raoul prend moi une collation avant que la nuit ne tombe et reviens vite. Il nous faut rentrer tous à la maison...D’après la légende il va remettre le couvert et je tiens pas à être déchiquetée comme cette pauvre Key...Ni toi non plus!
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