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[RP] Un service n'oblige que celui qui le rend*

Shirine


Cette idée ne lui serait jamais venue si sa vieille amie ne l'avait pas semée dans son esprit avant de mourir. "Mais tu sais qu'il est aussi possible d'obtenir d'un homme ce que l'on espère de lui, plutôt que de l'oublier..." lui avait-elle dit. Elle le savait. Elle savait obtenir des hommes ce qu'elle souhaitait. Mais il avait toujours s'agit d'hommes sans importance pour elle. Si elle avait usé de manipulation, c'était sans scrupules et seulement pour obtenir une petite chose sans grande conséquence. Et souvent, si quelqu'un souffrait, c'était l'homme en question, et pas très longtemps...
Là... Ce que Shirine s'apprêtait à faire, c'était sans doute briser un couple, peut-être séparer une famille si jamais elle réussissait. Et elle savait qu'en se lançant dans cette entreprise, il lui faudrait aller jusqu'au bout. Il n'était pas question de s'arrêter en plein milieu et tenter de faire marche arrière. Il le lui fallait, lui. Et puisqu'elle seule n'arrivait pas à le convaincre, elle lui trouverait d'autres arguments. Même les pires qui soient. Et par défaut, il n'aurait sans doute plus vraiment le choix...

Pour son projet, la rouquine avait dégoté une vieille connaissance. Un de ceux capables de la suivre dans son idée sans pouvoir refuser. Un de ceux qui se foutaient surement de faire du mal aux gens et encore plus à des inconnus. Il avait dit qu'il viendrait la voir de toute manière. Sa demande avait juste accéléré les choses. Et elle lui avait donné rendez-vous à l'Ichtus Arlésien, la taverne fréquentée par un certain nombre de personnes qui la connaissaient et qui connaissaient sa cible. Si jamais cette dernière devait poser des questions...

Shirine arrive bien en avance sur l'heure prévue et passe par le comptoir pour commander une bouteille de vin rouge, corsé. Accompagné d'un verre, elle va s'installer à une table, seule, et commence à boire en attendant son homme...


*Nestor Roqueplan

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Hibou.
[ Vous vengez ? N'avons-nous pas d'abord le temps de nous retrouver ?... ]


Provence...

Hibou n'esquisse aucun sourire. Cette terre gorgée de beauté lavandière cache un pincement au cœur, et le blafard cache l'intrus tant bien que mal, tandis qu'il se mêle à la populace arlésienne, seul. Mater "l'élève" sera à l'ordre d'un autre jour. Ce n'est même pas plus mal que le germain fasse un retour en arrière sans Corneille à ses côtés.

Qui plus est, les jours passés aux côtés de cette jeunesse-ci l'ont assuré d'une chose : rien ne changera profondément dans leur comportement sans une erreur monumentale. Non, elle n'avait apparemment pas fait le geste de trop. Un jour peut être cessera-t-elle de croire en cette liberté arrogante et personnelle, ennemie létale...


Hey, r'gardez d'vant vous blanc-bec !

Un moment d'égarement. Excuses sont poliment dîtes d'un air nonchalant, avant de reprendre une marche plus sérieuse, moins rêveuse. Le rendez-vous serait d'affaires après tout... Voilà plutôt de quoi tourner le regard vers l'avenir. N'est ce pas ce que font les réformés toulousains, à survivre, tout en n'oubliant jamais de continuer à partager leur foi ?
Cependant, bien qu'ici aussi règne une lourde et religieuse atmosphère, en Arles, oui malgré ce danger incertain, c'est tout autre chose qui titille l'intérêt du Hibou.

Le lieu est trouvé après quelques repères donnés. La carcasse n'attend pas de pousser la porte à l'inconnu. Tête à nue, l'étranger ne tarde pas non plus à se tourner vers le bar pour commander. Qui a dit que les hommes doivent toujours faire le premier pas ? Pauvres français... Si tu me veux dans ton jeu Lisreux, ce sera à toi de venir. Et crois-moi que je n'ai pas fini de poser des questions.


Que boivent les provençaux ici ?


Mais d'abord, cultivons avec barman. Notre meilleur conseiller.


*** Musique : Prohibited Arts de Kou Otani, tirée du jeu Shaow of the Colossus ***
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Hibou, au désir de l'Art et des Hommes...
Shirine
    « J'aurais un réel plaisir à vous revoir si vous m'épargnez les excès de civilité. »
      Shirine à Rumwald, Octobre 1461



La rouquine s'enfile les verres de vin sans vraiment s'en rendre compte. Les yeux dans le vague, à tourner dans tous les sens son plan, à imaginer les diverses réactions du couple. Elle revient sur terre chaque fois que la porte d'entrée de l'auberge s'ouvre, espérant voir enfin apparaître son rendez-vous. Il y a bien longtemps qu'elle n'a pas été si impatiente de voir un homme. Mais s'il est question de sentiments, il n'en est pas le destinataire. Lui n'est qu'un objet, utile à vivre son amour dévorant, ignoble messager destructeur pour l'une et délectable pour elle.
Et quand il entre, elle le reconnaît immédiatement. Il n'a pas changé, comme s'il s'était figé dans le temps. Toujours à l'allure aussi sinistre... Elle l'a bien choisi. Elle ne le lâche pas des yeux. Leurs regards se croisent à peine, elle ne sait pas s'il la vu. Ses émeraudes le suivent jusqu'au comptoir où il s'installe.

Trop impatiente pour jouer, elle se lève, attrapant au passage son enivrant breuvage dont elle sent déjà la douce chaleur dans l'estomac et l'agréable légèreté dans l'esprit. Elle s'avance, maîtrisant encore ses gestes, jusqu'à lui et pose sans douceur, dans un bruit sourd, sa bouteille de vin sur le comptoir juste à côté de lui.
Une lueur d'impatience brille dans ses yeux tandis qu'elle le regarde.


Vous comptez lui apprendre qu'elle est cocue avec des fleurs ?

L'adresse d'un fleuriste... Quelle idée. Il n'a qu'à aller ramasser quelques branches de sapin, c'est la saison...
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Hibou.
[ Et non, ces fleurs ne sont pas pour vous. ]


Ni pour la Lisreux...

Une voix qu'il n'a plus entendu depuis des lunes, suivant un choc proche, le tire de son début de conversation alcoolique. De première impression, la rousse semble toujours aussi enjouée à satisfaire ses petits plaisirs. Un rire émerge du germain. Cocufier oui, mais avec parfum... Ah que l'on doit aimer la personne à qui l'on offre ce cadeau empoisonné. Drôle de concept auquel il n'a pas encore eu le droit. Qui sait ?

N'oublions pas le plus important. Doucement le haut du corps vient se pencher plus vers la joueuse, laquelle se voit gratifiée d'un.. Murmure.


L'on se tutoie non Zoé...?

Petite surprise passée, Hibou offre un sourire - sadique - à la folle d'antan. Nous devons être proches pour ce coup, n'est ce pas ? Un joli mensonge à démontrer devant les quelques présents qui te connaissent si bien... Ou mal.

Tu n'as pas pris une ride ! Ou peut être du poids.

Pas d'excès de civilité a-t-elle dit. Il s'y plie. Il s'amuse à son tour, tranquillement. C'est que l'art du cocufiage est une si lourde discussion dès le début. A moins que tu ne sois pressée Lisreux ? Si pressée pour ne fêter aucune retrouvaille, si pressée pour oublier que je suis venu à toi, si pressée pour me démontrer une inéluctable aptitude à ne penser qu'à ce qu'il te plait.

Toujours prête à vouloir frapper pour titiller ?


C'est que dans mes souvenirs, sicaire, tu avais aussi ce penchant à attirer comme un certain chaos autour de toi.
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Hibou, au désir de l'Art et des Hommes...
Shirine
Lorsque l'on craint d'être trompé, il ne faut pas attendre de l'autre qu'il soit fidèle, et il faut surtout ne pas l'être soi-même. Alors, apprendre que l'homme aimé a parfois dans son lit d'autres femmes que soi, c'est moins douloureux... C'est ce que Shirine s'est toujours évertuée à faire et penser. Des hommes, elle en aime et en a aimé à sa façon... Elle ne leur a jamais été fidèle. Ou bien pas longtemps. Parce qu'avant qu'ils ne puissent la décevoir elle s'évertue à le faire d'abord. Parce qu'aimer et être aimé, signifie s'efforcer de rester parfaite aux yeux de l'autre. Et c'est bien trop compliqué pour elle.

La rousse fixe des yeux son interlocuteur et lui répond en baissant un peu la voix.


Shirine. Moi, c'est Shirine. Zoé n'existe plus depuis bien longtemps, et si tu connais ce nom c'est bien par hasard. Tu n'aurais jamais dû l'entendre.

Foutu Moran et sa langue bien trop pendue... Zoé Lisreux est une de ses trop grandes faiblesses pour qu'elle puisse accepter que les autres s'en servent.

Puis son corps se décrispe doucement et elle lâche la bouteille qu'elle tenait toujours sur le comptoir. Elle finit par sourire, tentant d'afficher un comportement détendu. Son autre main se relève même pour se poser amicalement sur le bras du Hibou. Proches hein ? Jusqu'où ?


J'ai appris à frapper avec d'autres armes. Et je ne frappe pas toujours que les femmes.

Elle lui offre un sourire sardonique et presse un peu le bras du germain.

A bon entendeur...

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Hibou.
[ Toujours et jamais... Tant de pureté ]


Pour un sourire si forcé.

La saisie au bras le fait doucement rire. Pourvu qu'elle ne remarque pas tout de suite que celui ci est perdu dans des limbes inconnues. Sait-on jamais, n'est plus vipère qu'une femme n'est ce pas ? Il ne faudrait pas que les retrouvailles se terminent en pugilat amical. Non pas que ça le dérangerait personnellement, mais il serait bon de continuer à faire croire à la populace qu'il n'est rien de plus qu'un... Blessé retraité ? Tout le monde y croira, peut être, un jour. Les rides se font à leur manière. Pour sa pomme, ce sera d'abord le corps qui lâche... La bouteille semble encore pleine, et sans protection. Il s'en saisit du bras enorgueilli, pour quelques lampées salvatrices, avant d'enchainer d'un timbre plus naturel.


Wahrhaftig ? vraiment ?

Du rieur au pensif, le rôle passe et trépasse à l'enjoué, pendant que le goûteur estime l'alcool.

Et quel chemin as-tu fait depuis Paris, le Limousin ? C'est que tu n'es pas très causante ma mie. Pas une plume pour un germain qui a tendu la main...

Et que voilà un faux boudeur qui s'ajoute à la myriade... Si tant est que le généreux lui dépose quelques écus pour une liqueur identique à celle "volée". Il y a du temps à rattraper...

Puis... Il ne faut pas oublier notre très cher sourire de l'ange, qui viendra un jour frapper à ta porte. A moins que ce ne soit déjà fait ?


Car cette même noblesse que tu as pillée Shirine, elle n'oubliera elle aussi jamais.
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Hibou, au désir de l'Art et des Hommes...
Shirine
Sa main se détache du bras. Shirine n'est pas très tactile, juste ce qu'il faut. Elle s'assoit tandis qu'il lui subtilise sa bouteille de vin. Elle ne dit rien et garde même le sourire, toujours dans cet optique de paraître proche de lui. Le germain semblait tenir à ce genre de détail. Quel homme minutieux...

Pourtant, elle regrette presque déjà de l'avoir fait venir. Paris, le Limousin, la proposition de Rumwald... Toute une partie de sa vie qu'elle s'était empressée d'oublier pour passer à autre chose. Des méfaits elle en avait commis des tas et elle avait cessé d'en tenir le compte. L'un terminé, elle passait déjà à l'autre et ne faisait jamais de pause. Par peur de l'ennui.


Est-on obligé d'en passer par là... ? bougonne-t-elle.

La rouquine passe une main dans ses cheveux et soupire doucement.


Ton ange m'a certainement oubliée. Et c'est tant mieux pour elle.

Elle hausse les épaules et reprend la bouteille pour en boire une gorgée à son tour.

On est pas vraiment amis, on va pas se raconter nos vies et nos vieux souvenirs hein...
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Hibou.
[ De balivernes au sérieux... ]


La voilà qui râle tel un enfant. A cela, l'ex blond sourit de toutes ses dents, comme fier de sa radoterie des souvenirs, mais surtout de l'effet donné sur la rouquine. D'une autre part, il se rassure silencieusement que modra necht n'est plus qu'un lointain écho qui se perd petit à petit. Ou bien est ce un silence qui devrait être inquiétant... La douce ivresse à peine débutée chasse le brouillard en tête tel un ouragan.

Non, nous n'irons pas tailler la bavette comme de vieux compagnons nostalgiques, bien entendu. Nous n'irons pas non plus jouer les amants amourachés ou les bagarreurs explosifs. Le chien fou est très loin derrière lui, et elle semble avoir forgé une certaine force tranquille depuis la dernière fois.

Jugement à la va-vite clos, le germain s'accorde un dernier rire avant d'annoncer la couleur tant désirée :


Bon, et ce fleuriste ? C'est que j'aurais une promesse à tenir. Il parait qu'il y a de bons parfums en Provence... Alors il doit y avoir de belles fleurs. Plus belles qu'en Irlande, ya ? Un homme m'en avait tant parlé, tu sais, le bien aimé de Phonya... Comment s'appelle-t-il déjà...?

Tiens, il commence à pleuvoir. Fichus irlandais.
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Hibou, au désir de l'Art et des Hommes...
Shirine.
Shirine l'observe, le dévore presque des yeux, tentant de sonder son âme et ce qu'il y cache. Elle se méfie du Hibou. Il a trop tendance à son goût à utiliser des phrases énigmatiques, à double sens, pas toujours simples à déchiffrer. Quand elle va plutôt droit au but, sans vraiment faire de détours... Il a répondu à sa demande, certes, mais à quel prix ? Elle ne le sait pas encore. Il connaît sa véritable identité, pourrait s'en servir contre elle. Oui, décidément, il la met mal à l'aise.

La rousse esquisse un sourire quand il aborde enfin le vrai sujet de sa présence. Elle s'assoit alors puisque les choses sérieuses semblent vouloir commencer.

Elle souffle le nom tant aimé, obsédant, puis tente de rentrer dans son jeu, sans doute pas aussi bien que lui.


Les fleurs de Provence sont plus belles et plus sauvages, plus intéressantes. Pas besoin de fleuriste, je peux t'emmener les cueillir moi même.

Elle se tait un instant, ne le lâchant pas des yeux.

As-tu besoin que je t'aide à écrire cette lettre ?
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