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[RP] Réfectoire & réfection

Ellya
De nuit.

Nul besoin d'arrivée fracassante.
Les revenus du Prieuré n'étaient pas suffisants pour que les murs aient été allongés, les trous calfeutrés. De même, elle se doutait bien qu'il n'y avait point encore autant de moines qu'à Noirlac. Ces deux éléments associés, il était assez aisé de s'introduire sous une lune complice dans l'enceinte du Saint édifice.

Il suffisait ensuite de connaître son chemin pour se rendre au bon endroit. Et elle le connaissait sur le bout des doigts. La porte grinça légèrement sur ses gonds quand elle la poussa.
Personne.
Un sourire effleura son visage quand elle songea qu'à l'Abbaye du Berry, il y avait toujours une âme cachée ici pour grignoter les restes ou mettre au point un plan insensé.


Il n'y a plus qu'à.

Plus qu'à l'attendre, le vieil homme. Il avait toujours cette fringale nocturne qui le guiderait jusqu'ici. La nonnette prit alors place sur le banc qui menaçait de s'écrouler à tout instant. Les réparations avaient été rustiques, il fallait l'avouer.
Le regard rivé sur la porte entrouverte, elle guetta son arrivée, jouant nerveusement avec l'anneau vieilli qui étranglait son annulaire.

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Ellya
Toujours en retard.

Vingt fois que la nonnette grinçait entre ses dents ces mots inutiles.
Elle avait commencé par les murmurer, tournant en rond autour de la table bancale comme une lionne affamée autour de sa proie. Puis elle s'était postée à la porte, regardant sans cesse à droite puis à gauche dans l'espoir de voir la flamme d'une bougie amie vaciller.
Et rien. Fichtrement rien.
Alors elle s'était mise à maugréer, se rappelant toutes les fois où le père Bardieu avait été en retard. Ou lent. D'une leeeenteur d'escargot malade.

Mais tout de même!

En retard pour le repas nocturne!
Du jamais vu.

Devait-elle aller le réveiller? Et si oui, était-il dans la chambre réservé au Prieur ou dans le merveilleux dortoir pour lequel elle avait elle-même dessiné les plans?
La chambre, sans nulle doute. Qui aurait pu dormir à côté d'un tel ronfleur?
Mais c'était gênant, tout ça...


Toujours en retard! A la guerre comme à la guerre...

Saisissant le premier saucisson venu, la religieuse repartir en direction des couloirs, vers l'étage où se trouvait la chambre qu'occupait Bardieu.

Sainte Illinda, soyez aimable. Point de courant d'air ce soir, que ma chandelle ne vacille pas.

Vouuuuuuuuwoooouuuuuuh.
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Della
S'il y avait bien une chose que Soeur Della regrettait de son état d'avant, c'était le monticule de couvertures bien chaudes qu'elle accumulait sur son lit.
Ici, au Prieuré, les couvertures étaient rares et mitées. Elle avait bien tenté d'en trouver de supplémentaires mais elle ne devait pas être la seule à avoir froid car toutes les armoires étaient vides. Il faudrait qu'elle se dégote un fourreur dans le coin...Oui, elle ferait ça demain.

Las, réveillée par le froid, sommeil cassé, la suite est bien connue : l'estomac réclame une collation nocturne !
Sortir du lit n'est pas une mince affaire quand on s'enroule dans tout ce qu'on peut pour ne pas avoir froid et le pied qui se pose sur le sol...Brrr !


J'ai horreur de l'hiver !

L'armoire est ouverte, celle où elle cache quelques provisions en cas de coup dur - pain, viande, fromage, fruits secs. Elle grimace devant le quasi néant qui se présente à son regard : deux noisettes, en tout et pour tout. Un long soupir s'échappe d'entre ses lèvres, c'est pas avec deux noisettes qu'elle va être rassasiée.

A la guerre comme à la guerre !
Si la nourriture ne vient pas à l'Amahir, l'Amahir ira à la nourriture !
Mais...il fait froid...donc...enfiler un chaperon de laine par dessus la chainse de même, en relever la capuche et la tirer bien fort sur les oreilles et le front, pousser les petons dans des chausses fourrées et chandelle en main, c'est parti pour dévaliser la cuisine !

Le plus silencieusement possible, la Soeur quitte sa cellule, s'avance dans le corridor dont le plancher craque à chaque pas, descend l'escalier du côté bonnes soeurs, tourne à gauche, à droite, encore à droite, arrive près de la cuisine et...tout à coup, elle entend du bruit ! Oui, là, il y a quelqu'un qui monte un escalier...l'autre escalier, celui des frères...Arrêt. Plus respirer. Ecouter. Prier pour que la flamme ne s'éteigne pas. Attendre. Qui est-ce ? Un frère qui comme elle est pris de fringale ? Et si c'était un voleur ? Courageusement, Della avance, écoute, avance encore, monte l'escalier d'où sont venus les bruits intriguants et là, au détour du corridor, elle aperçoit une silhouette ! Il y a quelqu'un ! Quelqu'un qui brandit...une arme ! Un gourdin ! Oui, c'est ça, un gourdin et la silhouette est devant la porte de la chambre de Bardieu ! Ciel, ce doit être un hérétique venu assassiner le Prieur !
N'écoutant que son courage (sisi, je vous le dis, elle est courageuse), voici une Soeur Della qui brandit sa chandelle en avant, cachant ainsi son visage dans l'ombre de la flamme et qui d'une voix qu'elle veut masculine, interpelle l'hérétique :


Holà ! Rends-toi, tu es fait, hérétique ! Plus un geste ou je te brûle sur-le-champ !
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En Deuil, Paix à l'âme de Jean.
Marie_clarence
Mais allé tiens....

Elle murmurait à sa bougie dans le creux de la nuit alors que les ténèbres envahissaient le Prieuré. La petite flamme vacillait d'un pâle halo chassant la pénombres comme protégeant la petite du sans-nom qu’elle craignait, tel un bouclier pieu à son âme alors qu'elle était coude appuyée sur son matelas léger en train de lire le Livre des vertus, sur le ventre, son menton reposant dans la paume de ses mains, ses pieds se ballottant dans les airs de haut en bas.

Il n'y avait que le silence qui était d'or ici, quelques bruits de feuillages dehors à travers la fenêtre de sa cellule. L'hiver était encore loin d'être terminé mais la sœur n'en avait cure. Elle avait déjà voyagé dans le froid et la faim et se balader pieds nu dans la neige çà lui arrivait encore souvent. Son esprit en pleine méditation sur un passage revint à la réalité quand elle entendit une lame de parquet craquer


Olalal mon père, va falloir que je vous fasse confesser gourmandise...

Murmura-t-elle à elle-même en secouant la tête et soufflant, c'était surement encore Bardieu qui sortait piquer dans les réserves alors que le repas avait été copieux. Marie-Clarence continuait sa lecture avant d'entendre bien des minutes après, un bruit bien plus troublant ou plutôt les mots :

Holà ! Rends-toi, tu es fait, hérétique ! Plus un geste ou je te brûle sur-le-champ !

Elle referma sec son livre, le planqua sur son coussin, un souffle froid pour éteindre sa chandelle et marché discrètement vers sa porte. Ouvrant timidement sa cellule, son petit minois au yeux bleus brillant scrutèrent dans la pénombre pour voir Sœur Della pointant une chandelle plus loin devant la porte de Bardieu et une autre personne le dos tourné...

*Le prieuré est en danger ! Pas d'armes, pas d'armes ! Et mon cul c’est du poulet oui !*

Elle file discrètement sous son lit et tir son arc qu'elle avait fait main avec ses flèches pour chasser le lapin. Le temps de revenir à la porte, d’ouvrir lentement, elle en encoche une, vise et tir pile-poil à côté de l'inconnue jusque dans le porte chandelier en bois à côté de la porte de Bardieu.


La prochaine, elle atteint sa cible...qui êtes-vous ?

La porte s'ouvre lentement dans un cri glauque découvrant la tête rouge feu en bataille de la jeune soeur. Sa voie est aussi douce qu'assurée, c'est une forte tête et bien qu'elle ne fasse pas de mal à une mouche, l'intimidation reste parfois le meilleur moyen de défense. Même si elle ne tuera point, l'inconnu en danger prendra peut-être la poudre d'escampette.
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Ellya
Encore une porte et j'y suis.

La victorieuse nonnette parvenait tout juste devant la chambre réservée au Prieur quand son cœur manqua de lâcher. Derrière elle, un homme, jeune, prépubère ou peu s'en faut si l'on prêtait attention à sa voix, la menaçait.
Sans se retourner, Ellya se raidit, essayant de comprendre ce qui se passait. Le Prieuré aurait-il été assiégé durant son absence? Colonisé peut-être? Ou une bande de prêtres radicaux prompts à défendre les pouvoirs des inquisiteurs avaient-ils élus domiciles en ce merveilleux lieux manquant de s'écouler qu'était le Rivet?

L'air souffla entre les murs de pierre. Doucement.

C'était décidé, elle allait se rendre.


Ghiiiiiiii.

Sans crier gare, une flèche vint se pointer à quelques pouces de son visage. Une seule pensée accompagna son cri: "ils veulent me tuer!".
Rentrer au Prieuré en pleine nuit n'avait peut-être pas été sa plus judicieuse idée.

Alors qu'elle déglutissait péniblement et qu'elle s'apprêtait à répondre, d'une voix toute tremblante, Sainte Illinda ignora superbement le voeu qu'elle avait fait quelques minutes plus tôt: le vent souffla de nouveau.
Fiouuuh.
Les chandelles s'éteignirent les unes après les autres.

Noir d'encre.

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Della
Han ! Mais qui a éteint la lumière ?!

Surprise par l'obscurité, Della ne pensa plus à déguiser sa voix.
Elle s'agrippait à sa chandelle qu'elle aurait bien voulu transformer en épée et serrait les dents pour leur éviter de claquer. Pas de doute, c'était bien un hérétique ! Il n'y avait que cette engeance pour faire tomber ainsi les ténèbres, d'un coup, paf !

Etait-ce bien une flèche qu'elle avait entendu siffler à ses oreilles et était-ce bien la voix de sa cousine qu'elle avait entendu derrière elle ou était-ce un tour que la bête sans nom lui jouait pour mieux la faire tomber dans ses filets ?

Elle tourna sur elle-même, fit demi-tour pour tenter de voir qui était derrière elle mais...rien, elle ne voyait rien du tout.

Alors, elle reprit une grosse voix ou ce qui s'en rapprochait.


Montre-toi, vile créature de l'enfer ! Contemple...euh...Contemple...le visage de Dieu !

Oui, da. Rien que ça. Le visage de Dieu.
Déesse Della, pour vous punir...

_________________

En Deuil, Paix à l'âme de Jean.
Marie_clarence
Pas moi !

Une petite voix fluette comme pour se retirer la faute, elle ressort une flèche du carquois et l'encoche, outre un cri de surprise, la pénombre, la pénombre totale, si Della est en danger il faut faire quelques choses. Marie par réflexe se recule, la lueur de la lune par la fenêtre de sa cellule lui apporte un peu de lumière mais pas assez, ses yeux ne s'habitue pas, pas encore...

Qui êtes-vous au Prieuré !?

Montre-toi, vile créature de l'enfer ! Contemple...euh...Contemple...le visage de Dieu !

Deeeellla cache toi viiittte et arrêtes de boire par Sainte Boulasse!

Mais elle était saoul ou quoi ? Qu'est ce qui lui prenait de se prendre pour...Dieu ? Décidément, elle avait fumé la sœur.

*Pitié les hérétiques, ils n’en ont rien à faire de Dieu, ni des bonnes sœurs, les brigands encore moins. *

Les battements de son cœur s’accéléraient, elle avait peur pour elles deux, on les occiraient sans sourcilier. Marie n'en revenait pas dans la dangerosité de la situation et de son absurdité aussi.

La nonne essayait d'avoir un nom mais il faisait trop noir, sa porte était grand ouverte sur le couloir et elle se protégeait dans sa cellule arrivant juste à voir les silhouettes. Si après ça, Bardieu ne se réveillait pas, c'est qu'il avait un sommeil de plomb !


QUIII ETEEEEES VOUUUUS ????

Entre le cœur qui fait "boum, boum, boum boum" aux oreilles, l'adrénaline qui monte, sa voie toute fine pousse dans les aigu avec une force inouïe, hurlant à plein poumon. Vous avez déjà entendu une fillette hurlée ? Bah c'est ça. Marie gardant encore sa voie enfantine qui hurle à plein poumon de façon stridente à en peter les vitraux, se débattant contre les ténèbres et l'inconnu pour essayant d'avoir un appui sur quelque chose qui leur fait obstacle et danger.
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Atika
Une journée qu'elle était dans le monastère la rousse, une journée ou c’était le calme plat, pas un chat, pas un chien et quelque oiseaux qui chantent, oui parce que c’était encore l'hiver.
La nuit tomba au Prieuré et comme tout le monde dans ce lieu sacré, l'Ati était tranquillement dans sa chambre.
Seule? Béh oui parce que dormir dans un endroit comme celui ci avec son futur était pas très recommander.
Depuis quand elle appliquée les lois des monastère la rousse? Bonne question! Tournant en rond, comme un lion en cage, la rousse décida d'aller rendre une p'tite visite a son futur.
Mais ou était il? A quelle chambre?
L'Atika en avait aucune idée.
Mais elle allait le savoir dans pas longtemps, en visitant chaque coin du Prieuré, si il le fallait mais elle le retrouverait.

Tout était calme quand la visite sans guide commença, sans bougie pour l'Atika, par peur de se faire prendre, on sais jamais.
Quand au détour d'un couloir, la rouquine entendit des hurlements, de voix de dona et de sieur. De Sieur? Comment c'est possible?
Le Prieuré aurait ete attaquer ou autre?
C'est en sortant sa dague de sa botte, avançant doucement, rasant les murs plutôt que la rousse s'approcha, se demandant se que c'etait encore ce bordel!


QUIII ETEEEEES VOUUUUS ????


Et ni une ni deux, v'la la Ati qui se met en garde, avançant doucement et lentement dans la pénombre du couloir. Mais ils etait combien?

Et vous qui êtes vous???????!!!!!!!!!!


L'Atika avait le chic pour ce mettre dans des situations des plus delicates, parfois.
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Ellya
Des prêtres radicaux. C'était sûr maintenant, ceux qui l'agressaient étaient des prêtres radicaux. Et dès qu'ils lui auraient mis la main dessus, ils la passeraient à la question. Et que répondrait-elle concernant son orfèvre d'époux subitement tombé malade?

Par les dessous de Sainte Boulasse. Je suis fichue. Je suis encerclée! jura en silence la blonde nonnette, collée contre le mur suintant d'humidité. Il devait y avoir au moins six ou sept personnes. Armés jusqu'aux dents, c'était une évidence. Et il en arriverait dix de plus toutes les minutes si ça continuait. Ou cent. Ou mille.
Misère.

La religieuse tenta de se rappeler les pièces qui entouraient la chambre du Prieur. Le grenier? Non, il était à l'opposé. La salle de réception! Oui... Mais non. Ses assaillants étaient justement à côté. Derrière, qu'y avait-il derrière?
La salle de chorale!

Il fallait maintenant faire diversion avant de s'y ruer...

Ni une, ni deux, la nonnette balança le saucisson qu'elle tenait à la main sur l'endroit d'où venaient les voix puis courut, dans le noir total, dans la direction opposée, frôlant le mur de ses mains, essayant d'y trouver une porte.


Pitié, pitié, pitié...!

Elle sentit alors quelque chose sous ses doigts. Une poignée?!

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Marie_clarence
Atika ?

Marie-Clarence reculait vers sa fenêtre toujours son arc bandé, la flèche prêt à être décochée se tenant le plus près possible de la lumière naturelle dont elle disposait.

C'est Soeur Marie, la petite rousse et Soeur Della, il y a une inconnue ici, Della à crier à l'hérétique. Faites attention !

*Mais je fais quoi moi... ?*

Elle était mais complètement paumée, la certitude, c'est que tout le monastère était à présent réveillé et qu'il y avait quelqu'un pour Marie, qui ne devait pas y être. Elle resta un moment figé puis aperçu la porte sur le côté de sa cellule qui menait directement à la cellule à côté.

*Les petits.....aaaaa misère, Très Haut protégez nous !*

Elle se signe le temps de se rendre compte de l’effroyable horreur, les enfants dorment ! Oui bon les nonnes s'étaient des proies faciles mais les petits ? Le temps de filer par la portes sur le côté, de courir à la suivante et encore l'autre pour se retrouver dans le dortoir des petits. Elle les tapota sur l'épaule :


Debout!!! Allez debout. Dans la garde-robe vite, on va perdre... heu Père Bardieu joue à cache-cache !

*T'avais rien de mieux ma grande ?* se dit-elle à elle-même.

Visiblement, non, elle les prend dans ses bras, et de Dorante et de Bea, l'autre blond et hop dans la grande armoire, garde robe, en moins de deux, on ferme les portes, on se fourre avec les enfants en leur disant chuut, la flèche toujours bien sur l'arc qui servira sait-on jamais. Puis le silence et ils écoutent....la porte s'ouvrir...gloups.

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Atika
Atika ?

Continuant a raser les murs des couloirs de elle ne sais où, la rousse arqua un sourcil, quand elle entendit son nom.
Comment les personnes savent ils son nom? Pas le temps de répondre qu'on lui disait finalement qui était là, enfin une partie.


C'est Sœur Marie, la petite rousse et Sœur Della, il y a une inconnue ici, Della à crier à l'hérétique. Faites attention !

Sœur Marie Clarence et Sœur Della...Vous m'avez fait une de ses frousses.
Des hérétiques? Mais...
bordel...Tres Haut pardonnez moi... ou pas...


Et PAF, une porte se referma, c’était quoi?
Oui parce que la rousse ne voyait rien ou presque avec cette pénombre dans les couloirs.
Continuant de raser les murs, prudente, et voila qu'on lui avait frôler la main, alors qu'elle avançait tout en rasant les murs, encore, oui, parce qu'il fallait se faire discrète.
Fin niveau discrétion c’était déjà ratée, la soeur Marie Clarence l'avait reconnut.


HAAAAAA GARDE A VOUS !!!!! QUI EST LA????!!!


Et v'la que le bruit d'une porte qui s'ouvre se fit entendre...
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Della
Mais, je n'ai pas bu ! Rouspéta Della en se cramponnant toujours à sa chandelle qui n'avait plus de feu. Mon ami Pierrot, où es-tu ?

L'obscurité flanquait la frousse et l'angoisse de chacune des femmes était palpables.

Oui oui, des hérétiques, il y en a plein, je les ai entendu rôder, par là.

La main sur le mur, Della avança prudemment pour se rapprocher d'Atika quand elle entendit elle aussi cette fameuse porte qui s'ouvrait.

La chambre des enfants ! Viiiiiiiiiiiiiiiiiite ! Ils vont s'en prendre aux enfants !!!

Et de pousser Atika vers la chambre.

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En Deuil, Paix à l'âme de Jean.
Ellya
Fière de son sens de l'orientation, la nonnette tira doucement la bobinette qui cherra sous sa poigne habile. Il fallait se dépêcher. Elle entendait déjà des bruits de pas derrière elle. Dix mille au bas mot! Et il était bien connu qu'Ellya n'exagérait jamais. Ouvrant grand la porte, elle s'y rua pour fuir aux fous furieux, essayant de se rappeler la configuration de la salle de chorale.

Humph. C'est serré.

Tiens? L'entrée de cette salle était si étroite que ça avant? Et les courants d'air qui la chatouillaient dans le cou, d'où venaient-ils? Diantre. Elle aurait juré sur les dessous de Sainte Illinda que la salle était bien plus grande que ça.

Aïe!

Et bim, un objet non identifié venait de lui percuter l'épaule. A ce moment, moultes hypothèses hasardeuses traversent l'esprit de la Duranxie: des cartons empilés dans cette pièce pour faire de l'espace? Des statues entreposées bouchant l'entrée?
Alors les mains avancent, tâtent, tentent de déchiffrer dans la pénombre quoi est qui. QUI?


Aaaaah!

Une oreille. Elle vient d'agripper une oreille. Une oreille chaude. Une oreille vivante!
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Atika
La chambre des enfants ! Viiiiiiiiiiiiiiiiiite ! Ils vont s'en prendre aux enfants !!!

Et d'une main qui attrape celle de la rouquine, et en un temps record, l'Ati se retrouva sans rien comprendre dans une chambre d'enfant!
Perdue était la rousse, retroussant son museau, dague toujours a la main, prête a empoigner les hérétiques, se qui était dur, très dur dans le noir le plus profond.
Les yeux bleu de la louve se faisait a l'obscurité très doucement, allant a tâtons par ici et par là.
Quand un "Aie" se fit entendre par la rouquine qui bouscula quelque chose ou quelqu'un.
Quoi ils étaient déjà dans la chambre?


Soeur Marie Clarence? Soeur Della?


Elle qui voulait se faire discrète, c’était franchement râpée pour c'te fois ci.
Son blondinet pouvait toujours l'attendre.
Toujours a tâtons sur les murs et les objets qui se trouvaient dans c'te chambre d'enfant, un peton se cogna dans un pied de lit quand Ati ouvrit la bouche pour laisser un "AIIIEE", une main l’attrapa a nouveau.
Qui c'la pouvez bien être?

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--Beatrice_


Je rêvais que mère m'offrait un poney, un poney plus grand et plus beau que celui que Dorante avait reçu, plus rapide surtout. Ca c'était super important qu'il soit plus rapide. Je venais de sauter au cou de mère quand je fus réveillée par soeur Marie ! Mes yeux s'ouvrirent et se refermèrent aussitôt. Dodo. Mais voilà qu'elle insistait et qu'elle parlait de jouer à cache-cache. Bon alors, pour jouer, je suis toujours prête à me lever. A peine le temps de mettre un pied par terre que soeur Marie Clarence nous enferme dans une armoire en nous intimant l'ordre de faire silence.
Quelques instants passent, la porte s'ouvre à nouveau et une autre personne se faufile dans l'armoire en m'agrippant l'oreille.


AAAAAAAaaaaaaaaaaaaÏÏÏÏiïïïEEEEEEEEEEEEEEEeeeeeeeee !
Non mais ça va pas dans ta tête ?


Et paf je flanquai une grande baffe à celui ou celle qui venait de pincer la fouille de chou.


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