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[RP] Office des Avocats de l'Ordre du Dragon en Languedoc

Linon
Un grand jour mon Marko, c'est un grand jour!

Linon donnait de grands coups de balai à travers la pièce, soulevant des nuages de poussière qui dansait gaiement dans les rayons du soleil printanier.

Pourquoi? Teuh... teuh...

Nous ouvrons un office, un bureau des Avocats du Dragon ! Ça faisait longtemps, non?

Ah... on reste là finalement?


Non non, on reste quelques temps c'est tout.. Mais tu as bien vu, le tribunal est plein à craquer d'accusés, les avocats locaux ne peuvent suffire à la tâche, on va leur filer un coup de main... Et de toute façon, je suis en procés, il faut bien que j'attende le verdict.

Rhooo, pourquoi t'es en procés Linon... t'as fait quoi?


Rien... enfin, c'est pas très clair. Je ne me suis pas mise au garde-à-vous assez vite semble-t-il...


La jeune femme se mit à rire mais s'arrêta net en voyant l'air consterné de son beau-fils

Qu'est-ce qu'il y a ?

L'orphelin explosa de colère

Tu penses qu'à toi, tu ne penses toujours qu'à toi !!! J'irai où moi, si tu vas en prison? On connaît personne ici...

Elle lâcha son balai qui claqua sur le parquet et s'accroupit devant Marko en lui tenant les bras.

Calme-toi, ça ne va pas arriver, je n'irai pas en prison. Et si jamais ils osaient, tu m'attendrais ici. Il y a des chambres à l'étage, on va s'y installer... Tu sais où je cache l'argent, et à qui tu devrais écrire en cas de besoin? Redis-le moi à l'oreille...

L'enfant s'abandonna contre sa belle-mère, noua ses bras autour de son cou et murmura comme une litanie réconfortante

J'écris à Damejo, Ayounette, le Taureau, le Colosse, le Borgne, la Féline.


Linon le serra contre elle en souriant doucement, embrassa la joue encore ronde d'enfance et chuchota à son oreille.


C'est très bien. Ils t'aideront si c'est nécessaire. Et tu es grand maintenant, tu te débrouilleras sans problème pendant quelques jours si je ne suis pas là. Les avocats qui seront ici t'aideront à écrire les lettres... mais il faudrait que tu te décides à apprendre à écrire quand même.


Elle se redressa et ébouriffa les boucles brunes qui n'en avaient pourtant pas besoin. Marko lui rendit un sourire un peu forcé.

De toute façon, je n'irai pas en prison !

Nan, pis sinon j'les tuerai tous !


Et le courageux chevalier brandit son épée en bois sous le nez de sa belle-mère qui l'écarta doucement.

Ne me menace pas, même avec une épée en bois Marko. Et viens plutôt m'aider...

L'enfant retrouva immédiatement la mine boudeuse de ses 8 ans, mais fut bien obligé d'aider son avocate de belle-mère à déplacer quatre lourdes tables, à en essuyer la poussière, Linon sur les talons s'occupant de nettoyer une deuxième fois. Puis il fila récupérer leurs fontes et les panières de l'âne pour les déposer à l'étage.
Redescendu dans la salle principale, il se planta devant Linon, mains sagement croisées dans le dos et sourire angélique aux lèvres.

J'ai fini, j'peux aller jouer?

Euh non... va me chercher des fleurs, ce sera plus gai.

Nan ! C'est les filles qui font ça ! Moi j'vais au port voir les bateaux !


Et l'enfant s'enfuit sous le chaud soleil, sans laisser à sa belle-mère le temps de protester. Bah, elle n'en avait pas l'intention, préférant le voir s'amuser que ruminer les noires pensées qui lui revenaient régulièrement depuis la mort de son père.

Linon acheva la mise en place de ce grand bureau, dans lequel elle espérait que ses confrères de l'ordre du Dragon la rejoindraient. Ils étaient déjà quatre, si tout l'ordre arrivait, la salle serait assez grande pour accueillir d'autres bureaux.

Son regard parcourut avec satisfaction les murs blanchis à la chaux, les fenêtres à croisillons , le parquet qui avait connu des jours meilleurs mais était fort solide. Pour le plancher d'une ancienne auberge, c'était bien le moins que l'on pouvait attendre.

L'accord avec le propriétaire s'était fait sans trop de problème, celui-ci préférant le métier de pêcheur à celui d'aubergiste. Au début cela n'avait été que pour nourrir ses clients, mais il avait pris goût à la quiétude du bateau ballotant sur l'eau, et ne savait plus que faire de son auberge.

La touche finale... Linon accrocha un parchemin entre les deux fenêtres qui faisaient face à la porte et recula de quelques pas pour juger de l'effet


Citation:
À tous présents et qui liront,

Rappelons ce jour la reconnaissance passée de la Couronne de France envers l'Ordre des avocats du Dragon. Qu'ainsi, la reconnaissance apportée par un de nos prédescesseurs permet aux avocats du Dragon de pratiquer partout dans le Royaume de France où l'apport d'un avocat au déroulement d'un procès est permis.

Louis-Hubert d'Harlegnan,
Chancelier de France,



Bien... Qui oserait contester une déclaration de la chancellerie royale?

Il ne manquait plus qu'un panneau à l'extérieur que la jeune femme s'empressa d'accrocher

Citation:

Office de l'Ordre des Avocats du Dragon en Languedoc
Ordre reconnu par sa majesté Levan III

Renseignements juridiques, suivi de dossiers, aide à la défense


Conformément à la déontologie de l'ordre du Dragon, les services d'un avocat sont entièrement gratuits


Une chaise placée contre le mur à l'extérieur, la brunette s'assit en soupirant de bien-être, étendit ses jambes devant elle, croisa les mains et pencha la tête un peu en arrière pour profiter du soleil. Les travaux des champs lui manqueraient presque...
Plus qu'à attendre... clients, confrères ou officiels...

_________________
Joey21
Un homme encapuchoné , passait discretement dans les rues , quand il apperçut une femme , attendant assise sur une chaise a côter d'une affiche portant l'inscription des avocats du Dragon.

Le Bourguignon s'approcha doucement , et de façon non hostile ne voulant pas effrayer la dame. Il enleva sa capuche par respect , et regarda l'affiche. Puis se tournant vers la femme il dit :


Bonjour , J'aurais justement besoin de vos services ! Je me trouve dans une cituation quelque peu délicate et je ne veux pas me rendre en salle d'audience au tribunal du comté pour diverse raison.

Le Bourgignon sourit puis reprit :

Je me présente Joey Ambroise fier Bourguignon aujourd'hui hors la lois en ces terres Languedocienne. Surement encore une victime de plus de la tyrannie des autorités de ce duché.

Je suis pret a vous exposer mon dossier , mais pas forcement en ces lieux. Si vous le vouez bien...


Joey regarda la femme et attendit une reponse , tout en remettant la capuche de son mantel.
_________________
Linon
Ça n'avait pas traîné... l'avocate tressaillit en s'entendant interpelée et plaça une main en visière pour regarder l'homme qui se tenait devant elle, un instant éblouie... par le soleil.
*Ambroise... Ambroise... j'connais des d'Ambroise, c'est pareil? Rhaaa, j'm'y f'rai jamais à ces familles!*
Linon se leva en souriant aimablement au sieur

Bienvenue à vous messire Ambroise. Vous avez bien fait de venir, nous sommes tout prêt à vous aider. D'ailleurs, nous sommes là pour ça. Et en toute confidentialité bien sûr !

Elle se pencha légèrement vers la capuche en souriant malicieusement d'un air de confidence

Il paraît même que dans certaines villes, les murs ont des oreilles, c'est fou, non? que fait l'Inquisition, je vous l'demande? enfin non, pas vraiment...

La jeune femme ouvrit la porte de l'office et invita du geste l'homme encapuchonné à entrer

Je vous en prie, entrez donc et racontez-moi les malheurs que l'on vous fait
(par mp). N'ayez crainte, murs et portes sont épais, les fenêtres bien closes.
_________________
Majda_eulalie


Elle avait lu l'annonce des avocats du dragon, et vint demander leur aide dans une affaire, on s'en était pris à son honneur, et elle voulait réparation. N'étaient-ils pas supposer défendre le bien de chacun ? Accompagnée par sa garde du corps, la jeune damoiselle s'approche et frappe à la porte.


- "Toc toc toc"

_________________
Linon
L'affaire fut expliquée, documents transmis et stratégies définies dans la plus stricte confidentialité.

Linon raccompagna Joey21 à la porte arrière de l'ancienne auberge... bien pratique cette sortie discrète qui évitait aux clients de se croiser.

Elle récupéra la magnifique plaque en bronze de l'Ordre et la lustrait soigneusement pour donner à la porte de l'office toute la splendeur du Dragon, quand on frappa justement à ladite porte. Ça tombait bien, la plaque brillait !

L'avocate ouvrit la porte, sourire professionnel aux lèvres et marqua un court instant de surprise devant le teint foncé de la jeune femme. De lointains souvenirs de son Orient natal surgirent, emplis des musulmans que sa communauté françoise côtoyaient... Elle battit des cils pour revenir au présent et regarda la femme d'un air étonné mais aimable.

Bonjour Dame... je suis Linon... dite d'Orient des fois. Je vous en prie, donnez-vous la peine d'entrer et de me dire en quoi nous pouvons vous aider.


Elle s'écarta pour laisser entrer la femme, et accrocha rapidement la plaque sur la porte.


Majda_eulalie


D'un signe discret, elle fait signe à Siolet de rester devant la porte, lorsque celle-ci s'ouvre, et une femme lui ouvre. Quoi que le sourire soit de mise, Majda n'est pas sans percevoir la surprise de la dame. Bah, elle a l'habitude, et sans y prêter plus d'attention, elle lui rend son sourire. Les yeux cernés, elle hoche la tête.

Bonjorn Donà, je m'appelle Majda_eulalie Shaggash. Je viens vous voir pour vous parler d'une affaire un peu particulière. J'aimerais votre avis, vos conseils.

Entrant à l'invitation de l'avocate, elle poursuit.

Voilà, il y a quelques jours, un homme a fait... comment dire, un mélange... Il a refusé de reconnaitre son erreur, après avoir dit que le juge d'une affaire était coupable de Haute Trahison comme l'attestait son casier. Or, ledict juge, c'était moi, et mon casier est vierge.

Je lui ai demandé des excuses publiques pour avoir entaché mon honneur. Un tel casier, sans grâce comtale, que je ne peux demander puisque tout n'est qu'affabulations me rendrait inéligible. Je souhaite porter plainte, mais avant, je voudrais entendre vos conseils.


Se taisant, et patientant pour répondre aux questions qui ne manqueraient pas de venir, Majda esquisse un faible sourire.

_________________
Linon
Tout en écoutant la jeune fille, Linon circulait dans la pièce, faisait chauffer de l'eau et sortait des tasses. Elle prépara deux tisanes qu'elle déposa sur le bureau qu'elle s'était attribué et indiqua une chaise à la jeune fille, alors qu'elle s'asseyait en face d'elle.

Hum... je vois.. vous semblez fort fatiguée damoiselle. Buvez donc un peu, ça vous remontera et...

Linon se pencha sur le côté, cherchant quelque chose dans le panier posé près du bureau et déposa entre les deux femmes une bouteille.

... goûtez cela, c'est encore plus revigorant. C'est de la Slivovica, spécialité de Raguse d'où était originaire mon défunt époux. C'est à base de prune je crois... Il m'en reste des caisses, n'hésitez pas.


Et pour montrer l'exemple, Linon versa une larme de Slivo dans sa tasse fumante avant d'y goûter. Un sourire étira ses lèvres


Eh bien voilà... ! L'eau chaude n'est acceptable qu'ainsi à mon sens. Essayez donc, damoiselle.

Elle s'octroya encore une gorgée avant de reposer la tasse et de croiser les doigts sur le bureau.

Donc, vous avez été diffamée publiquement, si je comprends bien, et vous souhaitez porter plainte. L'atteinte à l'honneur est une chose fort désagréable et finalement de perception très personnelle. Voyons, que dit le codex sur ce sujet...


L'avocate se pencha à nouveau et remonta sur le bureau le lourd codex qu'elle devait soulever à deux mains. Elle entreprit de le feuilleter, avança de quelques pages puis revint en arrière, pour finalement s'arrêter sur une page.


Ah, voilà ! Chapitre IV du livre IV...

Citation:
Article 4.4.6. : Diffamation - Toute personne qui, s'adressant à un tiers, a accusé une personne ou jeté sur elle le soupçon de tenir une conduite contraire à l'honneur, ou de tout autre fait propre à porter atteinte à sa considération, celui qui a propagé une telle accusation ou un tel soupçon est passible de l'amende.

Article 4.4.7. : La personne inculpée n'encoure aucune peine si elle prouve que les allégations qu'elle a articulées ou proposées sont conformes à la vérité ou qu'il avait des raisons sérieuses de les tenir de bonne foi pour vraies.

Article 4.4.8. : Si l'auteur reconnaît la fausseté de ses allégations et se rétracte, le juge peut atténuer la peine ou exempter le délinquant de toute peine.


Alors, si vous portiez plainte et que le procureur acceptait de poursuivre, la personne qui vous a diffamée pourrait être inculpée et probablement condamnée, si l'article 4.4.7 ne pouvait vous être opposé, et s'il ne se rétractait pas devant le juge, puisque l'article suivant prévoit que celui-ci pourrait l'exempter de peine ou au moins la diminuer.

Cependant, vous me dites qu'il s'est trompé de personne, donc s'il arrive à le démontrer ou à en convaincre le juge, ce qui est envisageable s'il était de bonne foi, il est probable que le juge applique ce dernier article.

Ce genre de jugement vous donnerait-il satisfaction? Imaginez la chose... une peine symbolique, ou pas de peine du tout, annoncée au fond d'un tribunal bondé. Seuls vos proches probablement iraient entendre le verdict, et eux savent certainement déjà que les allégations sont fausses. Je suppose que ce n'est pas vis-à-vis d'eux que vous vous sentez outragée, n'est-ce pas? Vous me parlez d'inéligibilité, j'en conclue que vous envisagez de vous présenter aux comtales, ou que c'est peut-être déjà le cas? Je crois qu'il y a des élections en ce moment. Excusez-moi, je suis là depuis peu et ne me suis pas encore intéressée à la politique locale...

Donc dans votre cas, vous souhaitez que les languedociens sachent que ces allégations sont fausses, et pas seulement les étrangers qui peuplent le tribunal. Il faudrait alors que le procés se déroule en place publique.

Linon poussa un petit soupir et vida le fond de sa tasse

Je ne connais pas le juge actuel, enfin je l'ai vu au tribunal, mais je ne sais pas quel homme il est. Accepte-t-il facilement les procés publics? Et il faudrait que l'inculpé soit d'accord également, on ne peut forcer personne à venir en place publique... Et si vous faites partie de la classe politique, il y aura certainement des gens pour vous reprocher de faire beaucoup de bruit pour bien peu, voire même pour suggérer que vous faites cela par désir de publicité personnelle.. Et on peut même imaginer sans difficulté que certains affirmeront que c'est un procés politique, si jamais le diffamant est l'un de vos adversaires. C'est le cas, j'imagine?

L'avocate secoua lentement la tête de droite à gauche.

Croyez-moi dame, cela pourrait vous faire peut-être autant de tort que de bien... Et que vous soyez dans votre bon droit n'empêchera rien. Comme je vous l'ai dit au début, l'atteinte à l'honneur relève de la perception personnelle, et là où vous vous êtes sentie blessée, ce que je comprends fort bien, d'autres trouveront que ce n'est pas grand chose et ne se gêneront pas pour le dire. Mais encore une fois, je ne suis pas d'ici, et vous êtes plus à même d'imaginer quelles seraient les réactions des languedociens.

Non, je ne pense pas que la justice soit la meilleure solution dans votre cas... Bien que je sois avocate, ou peut-être parce que je le suis, je ne crois pas que la loi puisse tout solutionner. Je vois finalement rarement sortir d'un tribunal des plaignants réellement satisfaits des résultats de leur plainte.

Vous lui avez demandé des excuses publiques, je crois que c'était là la bonne piste. Malheureusement il a refusé. Pourquoi? Soit il est persuadé que vous avez un casier, ce qui est absurde puisque ceux-ci sont publiques. Soit... eh bien il s'est senti poussé dans ses retranchements et n'a pas voulu perdre la face en pleine campagne électorale. Vous savez comment sont les hommes?
Petit sourire en coin. Probablement avez-vous fait cette demande un peu trop frontalement, les hommes ont souvent horreur de ça, surtout pris en faute par une jeune fille... Il vaut mieux toujours leur laisser une sortie honorable. Attendez ! Je crois même avoir vu quelque chose là-dessus dans le codex...

Linon se remit à feuilleter les pages vivement, à la recherche de cette ligne qui l'avait surprise.

Voilà... Livre IV, chapitre III


Citation:
Article 4.3.7. : Excuses publiques - Le juge peut contraindre l’accusé(e) à présenter ses excuses à la victime publiquement. Le juge doit déterminer les conditions de cette punition.
Le juge peut contraindre l’accusé(e) à inclure dans sa signature ses excuses envers la victime pour une durée maximale de 10 jours.
Ces excuses doivent rester sobres et ne doivent pas porter atteinte à l’honneur du condamné.


Elle tourna le codex vers Majda_Eulalie et souligna la dernière ligne du doigt


Voyez-vous, le législateur a prévu de rendre la reddition de l'accusé le moins difficile possible pour son amour-propre. A mon avis, le législateur est un homme... Elle fit un clin d'oeil complice à la jeune fille en souriant. Si le législateur de ce lourd codex a pris en compte une si minime chose que l'amour-propre de l'accusé au milieu de si grandes choses, le moins que l'on puisse faire, c'est de s'en inspirer... Et le fait que ce soit prévu justement dans le cas d'excuses publiques ne fait que renforcer mon sentiment.

Donc, vous voulez des excuses publiques, mais avez-vous besoin que cette personne vienne physiquement vous les faire? On imagine sans peine comme ce pourrait être difficile pour quelqu'un d'un peu fier.
Elle se retint d'ajouter « surtout un homme ». En revanche... une lettre... que diriez-vous d'une lettre publique?

Linon repoussa le lourd codex sur le côté et se pencha vers Majda_eulalie

Vous pourriez écrire à cette personne, lui rappeler à quel point vous avez été offensée par ses paroles et lui demander une lettre d'excuses dont il autoriserait la publication...
Ou mieux, je pourrais envoyer cette lettre en votre nom, nous la rédigerions ensemble bien sûr, mais le fait qu'elle vienne de moi lui permettra s'être moins... disons.. réticent, puisque je suis complètement extérieure à votre querelle et même pas d'ici. L'intervention d'un tiers peut parfois dans les situations tendues permettre à la raison de reprendre ses droits sur l'amour-propre... Qu'en pensez-vous?


Linon se renversa dans son siège, fort satisfaite d'elle-même


Et si jamais il refuse, ce qui serait fort bête de sa part car c'est là une sortie tout à fait honorable, il reste encore une solution, celle avec laquelle se règlent les affaires d'honneur d'ailleurs, un bon duel !

Elle se pencha à nouveau vivement vers la jeune fille

Mais n'allez pas vous battre hein? Vous trouverez bien un champion pour défendre votre honneur ! Je peux même faire l'arbitre, je le fais de temps en temps.. je tatoue aussi, mais... ça n'a rien à voir.

Enfin, s'il refuse aussi le duel, il ne restera plus que la solution du tribunal. Mais croyez-moi, c'est la moins bonne.

Alors qu'en pensez-vous? Je parle beaucoup n'est-ce pas?


Et afin de laisser à la jeune fille le temps de se remettre de ce long laïus, Linon se servit à nouveau une bonne rasade de Slivo dans sa tasse, mais sans la gâcher avec de l'eau chaude cette fois. Puis la désigna à la jeune fille


N'hésitez pas hein...
_________________
Majda_eulalie


Majda l'écoute avec attention, acceptant la tasse de tisane.

Merce Donà.

L'avocate poursuit et lui explique ce qui pourrait se passer. Lorsqu'elle termine, Majda hoche la tête.

Merci, mais je supporte mal l'alcool, une simple tisane m'ira très bien.

Puis, elle revient sur les propos tenus par l'avocate.

Oui, je ne suis pas sans connaître le coutumier, voilà pourquoi j'ai proposé une sortie que je pensais honorable pour chacun. Je ne suis pas très diplomate. Je suis plutôt franche et directe. Peut-être n'y ai-je pas mis les formes ? Je préfères que vous fassiez la lettre, la mienne risquerait d'être... disons... un peu rude. Il reconnait son erreur, et j'oublie tout. Le Tribunal est assez engorgé, et je ne vais pas donner plus de travail à Mestre Malkav, c'est lui, le juge du Languedoc.

Esquissant un sourire, la jeune maure sait quel est son point faible, elle dit tout haut ce qu'elle pense, et parfois, elle va trop loin.

Pour moi, le Tribunal doit être le dernier recours, mais s'il y avait duel, ayant été élevée quasiment dans une caserne, je ne mêlerai pas un champion. Mon... mon ami a bien d'autres préoccupations en ce moment, et je ne voudrais pas l'ennuyer avec ces histoires qui ne regardent que moi, le Sieur Philipuasficus, et vous maintenant, si vous le voulez bien.




Petite précision temporelle : ce RP a lieu avant les élections et donc avant la démission de Majda. Merci de le situer dans le contexte d'avant les élections comtales, avant même la publication de la lettre de la pairie. LJD Majda

_________________
Linon
Sage décision !

Linon se pencha à nouveau et sortit de son panier inépuisable un rouleau de parchemin et des plumes toutes neuves. Puis elle entreprit de réfléchir en mordillant la plume, pour se retrouver immédiatement avec des barbes sur la langue, qu'elle se mit aussitôt à crachouiller avec agacement.

Saleté! Vivement qu'on invente autre chose...
Bien...
La plume se mit gratter le parchemin Si l'on écrivait quelque chose comme ça ?

Citation:

Salutations messire Philipuasficus,

Je suis le conseil de dame Majda_Eulalie Shaggash.

Vous avez été amené à prononcer en public des paroles qui ont blessé cette dame car elles remettaient en cause son honnêteté et portaient atteinte à son honneur.

Probablement vos paroles n'avaient pas cette vocation, mais vous savez certainement comme l'on peut être attaché à son honneur, surtout quand on est une personne publique comme vous ou ma cliente.

Afin d'éviter une judiciarisation de l'affaire qui n'apporterait rien à personne et surchagerait inutilement un tribunal déjà au bord de l'apoplexie, nous vous proposons un arrangement amiable.
Un courrier de votre part reconnaissant qu'il y a eu erreur sur la personne, et qu'à votre connaissance dame Majda-Eulalie n'a jamais été accusée de Haute-Trahison. Ce courrier, accompagné de l'autorisation de l'afficher en place publique contenterait cette dame qui renoncerait à toute poursuite.

Bien sûr, l'affichage de la lettre ne serait accompagné d'aucune remarque désobligeante à votre égard de notre part.

Je vous engage messire à réfléchir à cette proposition somme tout raisonnable, et à la peine qu'a pu ressentir ma jeune cliente. Votre acceptation de sa requête témoignerait de votre droiture et montrerait aux languedociens que l'honnêteté intellectuelle, la reconnaissance de ses fautes même si on les juge soi-même minimes est à la portée de tous, même, et surtout, des hommes politiques.

Je ne doute pas que vous y gagneriez en respect et en considération, ce qui n'est jamais à négliger dans une carrière politique.

En espérant prompte réponse de votre part, je vous souhaite messire, une bonne journée.

Linon
Avocate de l'ordre du Dragon


L'avocate tendit la lettre à la jeune fille.

Tenez, qu'en pensez-vous? Ce sieur est-il noble, a-t-il un titre?Et vous-même, peut-être?

_________________
Rochelle*
Après une longue journée de travail, Rochelle rejoignit le bureau des Avocat du Dragon. Elle avait fait un petit détour par la forêt et avait ramassé un joli bouquet de fleurs des bois... Le bouquet était coloré et odorant.... Elle s'était dit qu'il allait joliment décorer le bureau de l'Ordre...

C'est un paquet de dossiers sous le bras droit et un bouquet de fleurs dans la main gauche qu'elle poussa du coude la porte. Elle fit du bruit quand elle entra dans la pièce lumineuse.... Elle s'excusa aussitôt quand elle vit que Linon n'était pas seule et dit bonjour aux deux femmes qui étaient attablées...

Bonjour Linon ! Bonjour Dame ! Excusez moi de vous interrompre.. Je vais m'installer dans le bureau à coté. Je ne vous dérange pas.

La jeune femme alla poser ses dossiers sur un bureau et se dit qu'elle ferait un peu de rangement plus tard. Elle prit un récipient dans un placard ...Il serait parfait comme vase... Elle prit soin d'arranger les fleurs une par une en coupant les tiges...

Elle admira son travail et retourna discrètement dans la pièces où se trouvaient les deux femmes en conversation et déposa le vase sur le bureau à l'accueil. Un grand sourire sur les lèvres, elle remarqua la bouteille qui trônait sur le bureau et se dit qu'elle n'oublierait pas de demander à Linon ce qu'il y avait à l'intérieur... Sa curiosité ne l'a quitterait jamais... décidément....

Elle retourna sans faire de bruit dans la pièce juxtaposée et rangea tous ses dossiers qu'elle avait empilé depuis plusieurs jours... Pendant qu'elle s'affairait, elle chantonnait à voix basse.....


Majda_eulalie


Prenant le parchemin, Majda hoche la tête.

Je souhaitais des excuses publiques, mais une lettre me conviendra parfaitement.

Puis à la demande sur les titres, Majda réfléchit un instant.

Je ne crois pas qu'il ait de titres, mais même si cela était, Sieur conviendrait, même s'il y avait omission. Cet homme est à mon avis suffisamment intelligent pour corriger de lui-même s'il y avait omission, et me le faire savoir, ne serait-ce qu'en signant ou mettant son scel.

Pour ma part, oui, j'ai un titre de mérite. Celui de Dame de Confolenç, seigneurie qui se trouve un peu au sud de Carcassonne.


Elle relit la lettre lorsqu'une dame entre. Elle la salue d'un signe de tête, reconnaissant l'avocate du procès Amor... Pas d'animosité dans le regard, Majda ne la connaissant pas se contente de lui dire :

Bonjorn Donà

Puis, elle se replonge dans la lecture de la lettre. Une fois terminée, elle sort son nécessaire de sa sacoche pour la sceller.







A l'heure où je fais ce post, Majda a reçu une lettre de Philipusaficus. Je la mets dans le post suivant.

_________________
Majda_eulalie
Citation:
Expéditeur : Philipusaficus
Date d'envoi : 2009-06-12 15:46:00
bonjour

je me decide de vous repondre a titre prive et vous fait part de ma sympathie envers ce qui vous arrivé.Vous etes la victime collatérale d'un conflit initié par des gens prets a tout pour imposer leur conception du Languedoc.

Je ne vous présenterai pas d'excuses car a aucun moment je ne vous ai insulté.Par contre je m'interroge sur les raisons qui vous ont fait accepter d'instruire ce proces alors que ce devait etre la comtesse qui devait le faire.Ainsi en cas de problème , notamment devant une cour d'appel , c'est vous qui devrez rendre des comptes et non Enduril
vous me parlez d'honneur bafoué, mais mettez vous a la place d'Amor: voila des mois qu'on l'insulte, qu'on le traine dans la boue.On ne lui laisse comme alternative que la mort civile.Attention je n'ai jamais dit qu' Amor etait un ange , mais les trois quart de ses condamnations ,ce sont des" delits d'opinion" et souvent il les doit a sa grande gueule

je ne veux pas vous convaincre de l'innocence d'Amor , vous vous etes faites une opinion.Mais a travers Amor c'est l'iniquité de lois d'inegibilité sans cesse renforcées que je veux dénoncer, lois dont je risque d'etre la victime malgré un casier judiciaire vierge

je regrette sincerement que vous ayez pris les propos que j'ai prononces comme une atteinte a votre honneur.En aucun cas je ne vous ai visé.Je comprends vos sentiments et regrette votre demission du conseil: j'aurai pris du plaisir a débattre avec vous en conseil
Pour le moment je me bats pour l'honneur d'Amor et sa vie , pour le respect que je dois a mes electeurs.Il est vrai que je pourrais me desolidaiser d'Amor et que certains me récompenseraient pour cela: on m'a deja contacté.Mais j'ai des principes et quoiqu'ils puissent m'en couter , je prefere mourir dans l'honneur que vivre dans la honte

amicalement

Philipusaficus



Et une copie de la réponse de Majda :

Citation:
Sieur,

Je prends bonne note de votre missive.

Certes, j'ai accepté d'instruire ce procès, mais je l'ai fait dans un but de justice. Certains, à ma place aurait demandé la mort ou que sais-je encore.

M'avez-vous jamais entendu critiquer le Sieur Amor ? Je ne suis pas d'accord avec lui, mais hélas, le simple fait de dire que l'on n'est pas d'accord, est pris par lui comme une attaque. L'ai-je pour autant puni pour cela ? Certainement pas. Chacun est comme il est, et mon propre caractère, tout comme le votre, me fait m'emporter promptement.

Vous ne voulez pas la mort civile du Sieur Amor?
Mais c'est la mienne que vous avez amorcée.
Je ne vous en veux même pas pour cela, vous ne l'avez sans doute pas fait dans ce but. Si vous admettez publiquement me respecter, vous perdez en crédibilité, encore que je ne suis pas certaine que vos amis ne vous trouveraient pas grandi de cet acte, et si vous ne le faites pas, c'est moi qui perd en crédibilité, et des amis, je croyais en avoir, mais je me suis lourdement trompée... Je laisse à votre conscience le soin de juger de ce qu'il faut faire. Même un ami très très proche s'est contenté de rire, ne voyant pas l'offense...

Les choses sont ainsi faites. J'aurais eu plaisir certainement à travailler avec des gens souhaitant le bien du Comté, mais je crois qu'hélas, le sieur Amor ne vaut pas mieux que les autres, il est là pour sa gloire personnelle, pour dire : moi JE et pas pour oeuvrer pour le Comté. Le Comté ne s'arrête pas à Lodève... Mais Lodève en est partie intégrante. A part se plaindre, et dire qu'il est capable de grande chose, l'avez vous vu aider quand on lui a demandé son aide ? Et ce à plusieurs reprises ? Tant sous le mandat du Senher Bbred que sous celui de Donà Enduril ? Je n'ai entendu que des promesses, et jamais suivies d'actes. Il veut être Comte, il veut le pouvoir pour écraser ses adversaires. En quoi est-il différent des autres ? Parce qu'il est la victime aujourd'hui ? J'ai envie de vous demander... Et Demain ? Qu'en serait-il s'il devenait Comte ? Il chercherait à régler ses comptes lui aussi, je le crains. Et je crains autre chose, c'est que quoi que je fasse, il me considère comme son ennemie, quoi que je dise, il le fera... Jamais il ne verra la clémence que j'ai eue, il ne verra que la sentence. Mon travail, la façon dont j'ai procédé ne l'intéresse pas.

Je ne sais si vous comprendrez ce que j'ai voulu vous dire... Que travailler, main dans la main, ensemble pour un comté qui retrouvera un jour son prestige, c'était ce que je souhaitais, c'est ce que j'ai essayé de faire, à mon niveau.

Ensuite, et bien des inimitiés de longues dates, dont ni vous ni moi n'avons tous les tenants et aboutissants ont fait que la situation s'envenime... Pourquoi ? A vrai dire, je me suis longtemps posé la question. Entre les dires des uns, et les dires des autres qui se contredisent, difficile de faire la part des choses. Pour ma part, je vous dirais une chose que j'ai tue au Tribunal. Amor a été en effet à l'origine de certaines loi, il a été juge. Il savait qu'il était inéligible, n'est-ce pas une provocation de sa part ? Si j'avais retenu ce fait, et je sais que je le pouvais, même si je l'ai rayé sciemment, la sentence aurait pu être plus lourde, bien plus lourde, surtout qu'il revenait sur des accords entre son âme et les instances supérieures, (ljd Amor et Admin), chose qu'il n'a jamais niée.

Respectueusement

Majda






Montrant alors la missive reçue, Majda regarde son conseil.


Dois-je considérer l'affaire close ? Il dit clairement ne pas s'excuser de sa méprise. Je pense qu'il se moque ouvertement de moi non ?
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Linon
Bonjour Rochelle !

Le temps de saluer sa consoeur qui entrait que sa cliente s'empressait de cacheter la lettre pas encore corrigée.

Ouhla dame ! Attendez, je voulais corriger votre titre. Et si c'est moi qui signe la lettre, elle ne peut être cachetée de votre sceau...

Linon reprit la lettre et la regarda un peu indécise.


A cet instant, un pigeon entra par la fenêtre heureusement ouverte, déposa un courrier que Majda_Eulalie s'empressa de lire, puis sous le regard sidéré de son conseil, la jeune femme prit plume et parchemin et s'empressa de répondre.


L'avocate se pencha sur les courriers et les lut rapidement, parcourant en diagonale les passages qui parlaient de tout autre chose. Elle leva les yeux sur la jeune femme en se grattant derrière le lobe de l'oreille.

Euh, ça va un peu vite pour moi dame... je dois être un peu lente d'esprit. Et surtout, ces pigeons sont ultra rapides.
Regard assassin au volatile qui salissait son bureau et ne perdait rien pour attendre.

Bon, ce sieur ne veut pas s'excuser, mais il dit néanmoins plus bas qu'il regrette de vous avoir peinée. A vous de voir si cela vous suffit...
Mais comme nous n'avons pas encore envoyé mon courrier, il n'a pas précisé qu'il autorisait la publication de la sienne. Vous ne pourrez donc pas l'utiliser en place publique.
Léger soupire.

Quant à votre réponse, elle parle de tout autre chose que de l'affaire pour laquelle vous êtes venue me trouver. Sa lettre aussi d'ailleurs. Votre conflit avec ce sieur dépasse visiblement une simple histoire de diffamation, et n'étant pas au courant de la situation politique du comté, et surtout, ne souhaitant pas l'être, je ne peux vous conseiller là-dessus.

Mmhh... quant à ces lois d'inégibilité qui existent chez vous et qui semblent être au coeur de votre dispute avec cet homme...
Large sourire. Je ne vais pas vous dire ce que j'en pense, ni les dégâts que j'ai malheureusement observés dans les comtés qui s'acharnent à essayer d'écarter certaines personne avec ce genre de lois...

Elle relut rapidement la première lettre


Pour ma part, je ne ressens pas de moquerie dans son courrier.. mais là encore, c'est une question de sensibilité personnelle, c'est vous qui avez été blessée, vous seule pouvez déterminer si cette lettre suffit à vous apaiser sur l'histoire de la diffamation. Linon appuya bien sur les derniers mots.

Bon. Alors qu'est-ce qu'on fait?

Elle désigna les trois lettres devant elles.

Considérez-vous l'affaire close, ou envoyons-nous néanmoins la première lettre? Enfin dès que je l'aurai recopiée... Si vous considérez qu'il vous a déjà répondu et que la réponse n'est pas suffisante, l'étape suivante dont nous avions parlé, c'est le duel !

Large sourire de la brune avocate qui n'avait pas vu de duel depuis longtemps et qui décida de fêter ça en se resservant un fond de tasse de Slivo , avant de désigner la bouteille à sa cliente.

Toujours pas?
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Majda_eulalie


Majda reprend son scel.

Pour ce qui est de ses excuses, je les attends toujours. Je veux qu'il reconnaisse que j'étais le juge, et que je n'ai pas de casier judiciaire. C'est assez simple non ?

Elle écoute à propos du duel.

Bah, s'il n'est pas noble, pas de duel. Donc, il faudra oublier ça.


Soupirant, elle regarde son conseil, et cherche une solution.


Pour moi, je veux juste qu'il reconnaisse qu'il a fait une erreur. Et pour le moment, il ne le fait pas. Pire, il m'accuse d'avoir trempé dans des magouilles politiques. A croire qu'il ne me connait vraiment pas. J'ai eu trop de respect pour lui dans nos échanges faut croire. Lui, il ne me respecte absolument pas.

Vous pensez que c'est ce qu'il cherche ? A passer, lui aussi pour une "pauvre victime" après m'avoir insultée et dit que j'avais un casier pour Haute Trahison ? Alors oui, envoyez la lettre s'il vous plait.


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Linon
Pas de duel...? petite moue de dépit de l'avocate à cette annonce.

On pourrait peut-être le faire anoblir vite fait, non? Enfin... l'étape suivant est donc le procés, sport préféré dans le Languedoc semble-t-il.

Bon, j'envoie cette lettre... Attention, elle ne concerne que l'erreur sur le casier judiciaire comme nous en avions convenu, pas le reste.

Linon s'empressa de recopier la lettre sur un parchemin tout neuf, le roula et l'attacha à la patte de l'un de ses fameux piafs, qui prit aussitôt son envol .


Citation:
Salutations messire Philipuasficus,

Je suis le conseil de la Dame de Confolenç, Majda_Eulalie Shaggash.

Vous avez été amené à prononcer en public des paroles qui ont blessé cette dame car elles remettaient en cause son honnêteté et portaient atteinte à son honneur.

Probablement vos paroles n'avaient pas cette vocation, mais vous savez certainement comme l'on peut être attaché à son honneur, surtout quand on est une personne publique comme vous ou ma cliente.

Afin d'éviter une judiciarisation de l'affaire qui n'apporterait rien à personne et surchagerait inutilement un tribunal déjà au bord de l'apoplexie, nous vous proposons un arrangement amiable.

Un courrier de votre part reconnaissant qu'il y a eu erreur sur la personne, et qu'à votre connaissance dame Majda-Eulalie n'a jamais été accusée de Haute-Trahison. Ceci satisfairait ma client si ce courrier était accompagné de l'autorisation de l'afficher en place publique. Nous renoncerions alors à toute poursuite.

Bien sûr, l'affichage de la lettre ne serait accompagné d'aucune remarque désobligeante à votre égard de notre part.

Je vous engage messire à réfléchir à cette proposition somme tout raisonnable, et à la peine qu'a pu ressentir ma jeune cliente. Votre acceptation de sa requête témoignerait de votre droiture et montrerait aux languedociens que l'honnêteté intellectuelle, la reconnaissance de ses fautes même si on les juge soi-même minimes est à la portée de tous, même, et surtout, des hommes politiques.

Je ne doute pas que vous y gagneriez en respect et en considération, ce qui n'est jamais à négliger dans une carrière politique.

En espérant prompte réponse de votre part, je vous souhaite messire, une bonne journée.

Linon
Avocate de l'ordre du Dragon


Voilà, il n'y a plus qu'à attendre sa réponse. Vous pouvez attendre ici si vous voulez, faites comme chez vous... Moi je dois faire des crèpes pour mon fils et mes confrères. Vous en mangerez peut-être?

Linon se leva enfin de son siège, sourit aimablement à Majda_Eulalie et gagna la pièce arrière qui servait de réserve et où siégait une cheminée plus petite que celle de la grande salle, mais équipée de grilles et de crochets à différents niveaux, bien plus pratiques pour cuisiner.

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