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[RP] Quand un Gilly retrouve le chemin de Nevers

Williamss
Il lui semblait des lustres, l'époque, ou pour la dernière fois, ses yeux s'étaient posés sur ce village qui apparaissait au loin.
Berceau de ses origines, le territoire de son paternel ne l'avait jamais retenu, n'en ayant même pas été un habitant. Toutefois, il en gardait néanmoins de très bon souvenirs.

Aux portes de la ville, Gilly mit pied à terre, préférant tenir sa monture en longe, pour arpenter les rues et ruelles.
Une simple petite caresse à la blanche, lui faisant comprendre qu'elle devait l'attendre dans les environs, sa place n'étant pas plus loin... et il s'engagea dans l'artère principale.
Sa première tache de la journée consistant au choix d'une auberge pour son séjour, il devait s'avancer vers le centre du bourg, plus habitué aux confort des palaces, qu'aux tripots des bas quartiers.

Comme à sa mémoire, la ville semblait toujours très agréable, très fleurie avec ses nombreux jardins, dont certains légendaires...
Il était simple de comprendre, en la parcourant des yeux, que Nevers la grande, avait depuis longtemps connu une certaine aisance financière...

Ses exigences de petit notable n'avaient donc pas été difficiles à satisfaire, la première chambre visitée ayant trouvé client satisfait, mais également fatigué et pressé de se reposer.
Le voyage sans interruption depuis l'Artois avait été long et commençait à tirer sur le bonhomme.
Dormir quelques heures ne pouvait pas lui faire de mal. Et puis, ce qu'il était venu faire ici attendait bien depuis des années, alors Williamss n'était plus à une demi journée près.
Sur le lit, se laissa aller...

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Les petits voleurs sont pendus, les grands sont salués.
Williamss
il avait dormi jusqu'en fin de matinée, ce qui l'avait fait se trouver place de l'église, en sortie de messe, alors qu'il cherchait où déjeuner.
l'occasion avait été bonne pour taquiner deux ou trois grenouilles de bénitier, les moins farouches terminant bien vite sous son bras.
Mais la rigolade n'avait pas nourrit son homme, et c'est donc ainsi que Williamss, commençant à s'affamer, avait quitté le jeu, pour une taverne visiblement de bonne renommée.

Attablé, il avait pris son temps, commençant par une soupe de poisson, soit disant spécialité locale... et enchaînant après cela, sur une bonne poularde, bien grasse et juteuse!
tout ce temps, le vin avait accompagné les mets ainsi que le silence... Gilly buvant beaucoup trop, comme s'il cherchait de la sorte à retarder toujours plus l'inévitable.
Ils s'était promis qu'il irait en sortant d'ici. Dommage, si quelques clients et clientes sympathiques l'avaient un peu retenu en discussions de comptoir. L'homme s'était, avec insistance, prêté au jeu...

L'après midi était déjà bien avancée, voire même tirant sur le début de soirée, quand enfin, monsieur daigna se lever, avant de saluer la porte et prendre la tavernière... ou quelque chose du style, mais qui y ressemble...
Bien sur, il aurait encore eu le temps d'aller s’acquitter, n'ayant aucune obligation sur la longueur de sa visite, mais étrangement, il préféra se laisser distraire par un mauvais pressentiment.
Peut être n'aurait il pas dû laisser la blanche livrée à elle seule si longtemps? Encore aux prémisses de leur relation, la louve n'avait pas encore vraiment l'habitude, des temps d'autonomie qu'il lui laissait, la changeant bien du minou de taverne auquel elle avait été réduite avant lui.
Le doute installé, la vérification ne lui coûterait pas grand chose, et l'aiderait surement à trouver le sommeil, devant être en forme pour demain... car oui, demain serait le bon jour, s'était il persuadé facilement.

Ils' était retourné aux portes de la villes par lesquelles il était arrivé et s'en était éloigné un peu, quittant les sentiers pratiqués pour de grandes prairies aux herbes un peu plus hautes.


Looongggg ssssiffffllleeemmmeenttt

arrêté, il scrutait les différents fourrés, espérant la voir apparaître rapidement de derrière l'un d'entre eux...
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Les petits voleurs sont pendus, les grands sont salués.
Williamss
Après quelques longues minutes, la blanche était apparue, arrivant presque ventre à terre tellement elle se dépêchait. Excitée de le retrouver, elle lui faisait la fête à sa façon, piétinant en cercle autour de lui, mais à en croire sa respiration haletante, la cocotte n'arrivait pas de tout près...

Presque immédiatement, Williamss remarqua sur son beau pelage généralement blanc, la teinture rougeâtre lui partant de la gueule à sous le cou.

Viens voir la ma belle
S'abaissant légèrement, la main en avant vers l'animal.
Plus docile qu'un caniche, la louve se laissa faire, l'homme la palpant, l'examinant.

Du sang séché et à en croire les plumes collées avec, du sang de poules...

Gilly bougonna

Triple idiote!! Tu crois qu'ils vont nous laisser tranquille après ça?

Rien de bien grave en soi, que quelques volatiles, mais la présence d'un loup n'était jamais très bien vu à proximité des villages.
Trop tard en tout cas pour imaginer la faire rentrer maintenant avec lui.
trop tard aussi pour la laisser retourner vagabonder et faire encore quelques dégâts, et pire... traquée! de quoi serait elle capable?

Dormir à la belle étoile ne l'enchantait guère, malgré la compagnie de la blanche, difficile d'oublier le confort de la chambre d'auberge qui l'attendait.

Il restait bien une solution, il le savait... Même s''il aurait voulu repousser encore une fois, celle ci était leur meilleur compromis.
Regard sur la bestiole, un peu dépité.

Bon, allez viens ma belle, j't'emméne faire une balade...

Will s'était redressé, faisant signe à la blanche de le suivre, direction opposée à la ville, il devait se dépêcher s'il voulait arriver avant la nuit, la lumière du jour commençant déjà à baisser...
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Williamss.
A une lieu de Nevers en direction de l'Est, se trouvait une ancienne demeure. Érigée au milieu d'un parc, la bâtisse semblait à l'abandon, le lierre et autres vignes vierge ayant recouvert les murs jusqu'au toit.
Son jardin, qui avait dû être des plus magnifique, dépourvu d'entretien, s'était métamorphosé en une jungle épaisse, où la végétation, livrée à elle même, régnait en maître.
Le domaine avait été cossu, à en croire les massifs piliers soutenant la grille en fer forgé de l'entrée

Déserté, la seigneurie de Gilly sur Loire avait perdu toute sa grandeur d'antan.

L'homme et la louve s'était arrêtaient un instant devant, admirant l'oeuvre du temps sur ce lieux.
Nul surprise pour Williamss, ayant lui même refusé cet héritage...
Il n'avait plus remis les pieds ici, depuis que cet homme, mourant sur son lit, l'y avait fait venir. Tel sa dernière confession, le seigneur lui avait avoué ses origines, reconnaissant son bâtard sur le tard...

Poussant la lourde barrière leur barrant l’accès, il lui semblait encore, sentir cette rage qui l'avait envahi, bien des années plus tôt.
Pris par la rouille, les gonds grincèrent d'un long sifflement aigu et désagréable, cherchant peut être ainsi à dissuader les visiteurs.

La nuit était tombée maintenant.
Will avait gagné l'habitation. La porte entrouverte, marquait déjà les stigmates de quelques pilleurs, passés là avant lui.
Le peu de meubles restant, recouvert d'une épaisse couche de poussière, étaient soit trop lourds pour être déplacés, soit en trop mauvais état pour représenter une quelconque valeur.

Dans une imposante cheminée en pierre, prête à embrasser, une grosse bûche semblait attendre ici depuis toujours.
Au moins n'aurait il pas à chercher pour le feu... songea t il en grimaçant légèrement, le confort de sa chambre à la taverne encore en tête.
Dans leur bonté, les pillards lui avait tout de même laissé un vieux fauteuil aux cousins éventrés, permettant ainsi au maître des lieux de s’asseoir.

Là, face au foyer crépitant, la blanche roulée en boule à ses pieds, perdu dans ses pensées, Gilly contemplait les ombres danser sur les reliefs taillés à même la pierre.

Il lui avait fallu des années, pour accepter et remettre les pieds ici. Des années de colère, frustrations puis d'interrogations...
Mais aujourd'hui, il avait fini par accepter, se faire une raison, enfin prêt à franchir le cap!
Au jour, il irait voir son père...

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Williamss.
Par derrière la grande bâtisse, que certains gueux du coin devaient bien encore appeler "le château", le mausolée avait été monté à l'abri d'un bosquet de chênes verts, le dissimulant des regards indiscrets.
L'ouvrage était magnifique. Simplement décoré, le tailleur de pierre, par la pureté de son travail, avait su fondre l'édifice dans son environnement, donnant ainsi à l'endroit, un sentiment de tranquillité éternelle.

En ce lieu aussi, le temps avait lentement marquer son emprise, la pierre de taille commençant à se couvrir de mousses.

Williamss n'était plus le jeunot qui avait refusé d'assister à l'enterrement de cet homme, reposant ici.
Pourtant, il lui avait fallu dix bonnes années pour enfin se décider à venir se recueillir devant lui...

Sa main se crispa légèrement autour du pommeau de son épée, dernier vestige familiale encore en sa possession, l'arme du seigneur lui ayant été remise quelques temps après par ce bon vieux Gustave.
Dernière dose de courage nécessaire.?.
le bâtard s'avança, trouvant sa place sur un petit banc de pierre, disposé là pour cet effet.
Installé, il resta silencieux un moment, les mots ici n'ayant pas besoin d'être prononcé.

Voyez père,
je ne suis point doué en politique, préférant user de ma verve pour conter fleurette.
de mes mains, je ne suis pas bon ouvrier, ma lame étant bien l'un des seul outils dont je connais le sens...
Ma tête, elle,n'est pas trop creuse il me semble, la lecture étant un de mes premiers passe temps...
Mes titres? Ah oui mais titres... Ceux dont je me dote, sont à la hauteur de mon rang et n'ont pas de souverain...
Après tout, je ne suis peut être pas devenu celui que vous auriez voulu, mais ma situation n'est pas si déplaisante que ça, libre de me laisser vivre, loin de toute contrainte, rien ne m'attache ou me retient...

C'était un peu comme une libération, ses pensées s'organisant calmement.

Avec le recul, il savait regretter de n'avoir su profiter des quelques journées passées avec ce noble aigri... cet homme qu'il avait détesté... cet homme, son père...

Aujourd'hui, Pour la première fois de sa vie, Williamss savait enfin qui il était vraiment.
Certes, il était celui né de la cuisse gauche... celui dont on tait le prénom...et alors??? il était lui avant tout, n'ayant rien à prouver à personne...

Qu'est ce qu'un nom derrière un prénom, si ce n'est le seul héritage dont on ne peux jamais se débarrasser. "Williamss de Gilly" semblait plus galant à porter que "Williamss, bâtard du Gilly", la particule faisant toute la différence, autant s'en accommoder à son meilleur avantage.

Une fois ses affaires récupérées à l'auberge, la blanche et lui pourrait reprendre leur route, le chemin étant encore long, s'achevant seulement cette renaissance...

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