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[RP] Clarinha vaut bien un pèlerinage

--Beatrice_

    En Bourgogne, à Seignelay, au château.


L'enfant était boudeuse depuis qu'elle avait appris qu'elle ne voyagerait pas avec sa mère et son frère mais qu'elle serait d'un second voyage, quelques jours plus tard.

Pourquoi je ne peux pas venir avec vous ?

Sa mère soupira avant de lui répondre.

Je te l'ai déjà dit, Béatrice, c'est pour ta sécurité.

Et pourquoi Dorante va avec vous ?

Parce que c'est ainsi, Béatrice ! Il suffit maintenant ! Vous partirez trois jours après nous avec une escorte et vos deux gouvernantes, c'est dit !

Béatrice avait baissé les yeux et quand sa mère s'était éloignée, elle lui avait tiré la langue, surveillant que personne ne la voyait.
Silencieuse, elle observa les préparatifs du voyage et regarda son frère entasser ses affaires dans une malle bien trop petite pour les contenir toutes. Si elle n'avait pas boudé, elle l'aurait traité de sot à vouloir emmener autant de choses. Mais elle boudait et quand elle boudait, elle était capable de rester de longues heures sans émettre un seul son. Elle grimpa sur le lit avec sa poupée et entreprit de la bercer, sans chanter, surveillant d'un oeil moqueur l'évolution de la bataille Dorante - malle.


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Della
Il y avait dans la décision prise par la Renarde Noire une raison qu'elle refuserait d'avouer même sous la torture. Pendant près de huit ans, Béatrice avait accaparé l'attention de sa mère adoptive qui de fait délaissait son fils Dorante. Il avait fallu que le dit fils marque par un grand coup son chagrin et sa colère en fuguant, pour que sa mère prenne conscience de la gravité de la situation. A son retour, Dorante se trouva le centre de toutes les attentions de Della, elle l'emmena partout avec elle, entreprit de lui apprendre toutes les choses qu'il devait savoir pour un jour prendre sa suite. Car ce serait lui l'héritier de Seignelay, ainsi en avait-elle décidé dans son testament remis à jour, Dorante serait Baron de Seignelay. Ce voyage jusqu'en Guyenne serait encore un moment privilégié que mère et fils passerait ensemble...

La route fut bonne.
Il n'y eut pas d'incident, pas de mauvaise rencontre.
Les portes du Prieuré s'ouvrirent.

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En Deuil, Paix à l'âme de Jean.
Della

(*)Forum2

Convaincue que la seule façon d'obtenir du Très Haut la guérison de sa chère Clarinha était de se consacrer à Lui, Della avait entrepris le pèlerinage vers le Prieuré de Sainte Illinda. Là, elle désirait suivre la règle simple de tout monastère : "Ora et labora". La prière et le travail seraient désormais ces principales activités. Ambroise avait bien tenté de la dissuader d'emmener Clarinha dans ce long périple mais la Renarde pouvait se montrer déterminée, elle ne changea pas d'avis.
A Seignelay, on chargea les chariots lourdement, de diverses marchandises, des vivres et des matières premières qui seraient utiles au Prieuré, pour passer l'hiver. On ferma les malles ainsi que les pièces qui resteraient inoccupées pendant plusieurs mois. L'Intendant reçut toutes les clés et la lourde tâche de gérer la Baronnie en l'absence de la Baronne.
Avant de prendre la route, elle embrassa sa fille, vérifia que Clarinha était chaudement installée auprès de Dorante qui tenait fermement Caramel serré contre lui...et elle se retourna une dernière fois sur les tours de Seignelay...


En route ! Ordonna-t-elle. La caravane se mit en marche pour de longs jours de voyage.

...
La route fut bonne.
Il n'y eut pas d'incident, pas de mauvaise rencontre.
Les portes du Prieuré s'ouvrirent.
...

L'endroit lui plut immédiatement !
Sans doute le vit-elle plus beau qu'il ne pouvait l'être car là était le but qu'elle s'était fixée.

Bientôt le Frère Bardieu vint à leur rencontre et il ne fallut guère de temps pour que chacun puisse s'installer dans sa cellule.
Une cellule...Elle avait quitté un des plus beaux châteaux de Bourgogne pour vivre dans une cellule de moniale...Certainement beaucoup l'auraient pensées fêlée du bouchon ! Mais elle ne l'était pas ! Parfois un peu bizarre, oui. C'était ce qui faisait son charme sans aucun doute.

La cellule était dépouillée, favorisant le recueillement. Une table, deux tabourets, une étagère et une armoire, un lit...l'essentiel, aucun superflu. Dorante était installé dans la cellule voisine qui communiquait avec celle de Della et Béatrice occuperait l'autre cellule, de l'autre côté. Ainsi les enfants pourraient bénéficier de la présence de leur mère autant que cela serait nécessaire tout en apprenant eux aussi, à vivre humblement, ce qui forgerait leur caractère et leur apprendrait à apprécier les bienfaits de la vie sans tous les atours que procurait la richesse. Certes, ils étaient Nobles. Ici, ils apprendraient la vraie noblesse, celle du coeur et de l'honneur.

Della frappa doucement à la porte de Dorante avant de l'entrouvrir pour y passer le bout de son nez.


Dorante, mon chéri...Est-ce que tout va bien ?
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En Deuil, Paix à l'âme de Jean.
Dorante
Il partait en voyage avec sa mère, lui, le petit fugueur était passé du statut d'oublié à celui de petit protégé sur lequel on veillait et si quelqu'un devait s'en plaindre ce ne serait certainement pas lui. Aux anges, il tentait par tout les moyens de faire rentrer toutes ses affaires dans une malle qui avait dû rétrécir à force de faire les voyages, tout ne rentrerait pas, il fallait se rendre à l'évidence.
Après être monté sur la valise et avoir tenté par tous les moyens de la fermer, il s'assit sur le sol, cela méritait réflexion et Caramel serré contre lui, il se demandait comment faire.


-Bea, donne moi ta valise, y a pas assez de place dans la mienne puis tu viens pas toi.

Ben oui, sa soeur ne venait pas après tout, elle pouvait bien lui prêter sa valise, mais c'était sans compter sur l'amour fraternel, celle-ci l'envoya bouler à sa manière: en lui tirant la langue, chose à laquelle Dorante répondit aussi sec.

-T'est qu'une jalouse.

Il ferma sa valise avec tout ce qu'il pouvait et les bras chargés, il trottina jusqu'à la chambre de Della, dans laquelle il repéra bien vite ce qu'il cherchait: la valise de sa mère. Les femmes, allez savoir pourquoi, avaient toujours des malles de trois pieds de long et Dorante ne s'embêta pas, il posa tout en boule et se contenta de mettre une robe par dessus avant de filer tout fier de lui et de sa brillante idée.

Fin prêt, il n'eut plus qu'à sauter dans leur moyen de locomotion le jour J. La route fut longue, très longue et très inintéressante, quoi qu'il avait adoré les premiers jours sur le bateau, dommage que celui-ci n'ait pas été plus loin que le quai... La baronne en était descendue bien remontée, enfin, en colère quoi, Dorante sur ses talons. Le reste du voyage lui ne mérite même pas de récit, une malade pour compagnie, de quoi ennuyer profondément un enfant, Caramel était bien plus intéressant.


[Au prieuré]
Les premiers jours au Prieuré était bien plaisant, mais l'enfant s'ennuya bien vite, ces salles vides ou peu de monde se bousculait l'ennuyait au plus profond de son être et il commençait à se demander si ce n'était pas une punition finalement et il avait bien envie de la partager et quand sa mère vint s'enquérir de son bien-être il lui sourit ravit.

-Maman! dit-il s'élançant vers elle pour l'entourer de ses bras. Je vais bien, mais je m'ennuie, Bea elle va venir quand? Tu oublis pas tu dois enseigner le cheval à moi.
Pourquoi les moines ils vivent dans un château tout vide?


Pleins de questions sur pleins de choses différentes qui le faisait se questionner.
Severin_de_volvent
Le renart venait de s'installer dans sa cellule.
Rien de nouveau ne s'offrait à ses yeux. Dans ses jeunes années, il avait souvent vécu dans de pareils appartements.
Il ressentait toujours le meme confort et même si sa relation à la réligion s'était trouvé plus que bouleversé, il y avait dans la sérénité des lieux quelque chose qui raisonnait toujours au plus profond de lui.

Davia avait encore réussi à lui échapper, allant rejoindre son père au Nord quand lui se dirigeait vers le sud avec leurs enfants. Le mélancolique n'était pas du genre à lutter contre un paternel. Il se sentait toujours en connexion avec son épouse, et la perspective de pouvoir partager bientot avec elle l'expérience d'une vie simple, dépouillée de tous artifices, rien qu'eux et leurs enfants, l'emplissaient d'un optimisme qui fixait au visage blafard l'esquisse d'un sourire qui rendaient un peu plus agréable le visage ordinairement préoccupé.

En plus de cela, le renart appréciait l'opportunité de partager avec sa cousine des moments privilégiés. Ils avaient toujours été très proches, et l'austérité du prieuré ne pourrait que les rapprocher davantage.

Le renart fit installer ses affaires et celles de ses enfants.
Samperu ne le quittait pas. Luz ne quittait pas Samperu. Cela fit sourire le renart qui ne réussit pas à trouver le calme qu'il fallait pour écrire quelques mots à Davia, lui annoncer qu'ils avaient fait bonne route et que tout allait bien.

Il regrettait que Maturin ne soit pas là. Mais il avait donné des instructions claires au valet pour l'intendance de Beaumont en son absence. Cependant, la présence de l'ami lui manquait.

Il passa une main tendre sur les têtes de ses enfants. La chevelure brune et épaisse de Samperu contrastait avec celle blonde et fine de Luz, mais le renart ressentait pour ses deux enfants le même sentiment, indescriptible et qui ne faisait aucune distinction quand l'on savait l'histoire de Samperu.

Il avait longuement hésité à emmener les enfants. Il n'était pas convaincu que ce mode de vie leur conviendrait, et il voulait éviter les travers de sa propre éducation. Cependant, la présence des enfants de Della le rassurait.

Un enfant accroché a chaque main, il se dirigea vers les cellules de Della. Il souhaitait échanger quelques mots et encourager Samperu et Luz a se rapprocher de leurs cousins, Dorante et Béatrice. Cela s'avererait bien pratique pour lui lorsque les travaux au prieuré débuteraient. Il n'aimait pas l'idée de laisser ses enfants seuls.

Samperu posait de nombreuses questions, et tout en marchant, le renart s'évertuait à y répondre aussi honnêtement que possible...

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Della
Elle n'avait pas douté un instant que changer de vie serait délicat, pour ses enfants. Mais elle avait foi en Dieu et elle savait que Sa présence aiderait à tous ces changements, qu'Il veillerait sur eux tous, ici encore plus qu'ailleurs, où la prière était fervente et continuelle.

Elle entra dans la cellule de Dorante et serra son fils contre elle en l'emmenant s'assoir sur son lit.


Béatrice arrivera dans quelques jours, ne te tracasse pas, tout ira bien pour elle. Et je te promets que très bientôt, tu auras ta première leçon de cheval ! Nous irons bientôt à Bordeaux et là, j'achèterai un cheval, rien que pour toi. Elle ébouriffa les cheveux de son fils et posa un baiser sur son front.

Un prieuré est un lieu où l'on vit dans la simplicité...il n'y a que l'essentiel, rien d'inutile. Ca te semble vide mais il ne manque rien, tu t'apercevras que tout ce dont tu as besoin est là...regarde ta chambre...un lit, une table pour écrire, tu as toutes tes affaires et Caramel.

Des pas dans le couloir annoncèrent une visite.

Oh, regarde, voilà Séverin et tes cousins...!

Della tendit une main en direction de Séverin.

Venez...venez près de nous...Elle poussa un peu son fils et recula pour faire de la place à son cousin.

Séverin...comment vas-tu ?
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En Deuil, Paix à l'âme de Jean.
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