Afficher le menu
Information and comments (0)

Info:
Unfortunately no additional information has been added for this RP.

[RP] Le pigeonnier ~ A l'étage, aile sud ouest

Ellya
Si l'on se balade à l'étage du Prieuré Sainte Illinda du Rivet, dans les couloirs sombres, humides et branlants, si l'on souffre les courants d'air et les odeurs de moisissures, si l'on tourne à gauche puis deux fois à droite après les escaliers de la salle de soins... On a de fortes chances de tomber sur une porte. Une porte au bois abîmé, une porte pleine de tâches blanchâtres, une porte qui renferme une centaine de petites créatures puantes, au chant affreux, mais réputées pour leur vitesse et leur sens de l'orientation.

Le pigeonnier.

Mais, sur l'heure, il n'accueillait pas cent bestioles, mais dix dont on doutait qu'elles puissent rester en vie le temps d'un trajet. Il fallait faire avec les moyens du bord... Et chaque moine avait le droit d'entreposer ici ses propres messagers.



Ellya
Après une bonne nuit de prières, une journée de labeur et une nouvelle nuit à s'écorcher les genoux sur le sol froid de la chapelle, la religieuse avait reçu un courrier qui l'avait ébranlée. Elle s'était mise fébrilement à répondre puis, chagrinée, avait posé la plume, la remettant au lendemain.
Toutefois, s'il ne lui était possible de terminer cette réponse en particulier, d'autres devaient être couchées sur le papier. Il fallait qu'elle écrive. En hâte, elle s'était donc rendue au pigeonnier avec ce qu'il lui restait de papier et d'encre et, à la vue des quelques pigeons présents, avait rédigé les mots suivants, sans formalité aucune.




Du Prieuré Sainte Illinda du Rivet
Février 1462


    Mon oncle,

Des mois que je n'ai pris le temps de vous écrire, et pourtant, pas une semaine ne passe sans que je ne songe à vous, à vos fils, à vos filles et à ceux qui partagent notre sang.
Comment allez-vous? Que devenez-vous? Et eux?
J'avais prévu de venir vous voir cet hiver, mais mon époux m'a retenue. N'est-ce pas le cas à chaque fois? J'ai donc passé la saison froide à Paris, auprès de notre fils, mais si loin de lui en même temps. Comment faites-vous pour les élever si bien? Le mien est mon étranger.
Je m'en suis retournée au Prieuré. Il y fait bon et les religieux sont tels qu'il le faut. J'ai de nombreuses choses à faire, en particulier manger des paniers et des paniers de légumes. Dommage qu'ils poussent encore mal.
J'aurais tant d'autres choses à vous dire que les mots m'en manquent. Viendrez-vous, un jour?
Vous trouverez cette lettre condensée, mais je dois faire des économies. Je n'ai pas eu le temps de faire des emplettes dernièrement.

Répondez-moi. Je prendrai plus de temps pour vous.
Que Sainte Illinda vous garde.

    Ellya.




Du Prieuré Sainte Illinda du Rivet
Février 1462

    Mucius,
    Satané voleur de moutons,
    Et feignant invétéré,


Où dia.. Où Bon Dieu êtes-vous?
Je pars pour des affaires ô combien urgentes et, revenant, je m'attends à vous trouver le cœur plein de prières, l'âme changée, mais... Rien. Personne!
Vous encourrez la confession à perpétuité. Je le jure sur le Livre des Vertus!
Alors enlevez vos chausses et ramenez vos genoux repentant ici. Il n'est pas dit que vous vous en sortirez si facilement. Dois-je vous rappeler que vous me brulâtes les cheveux il y a de cela plus d'un an? Et bien j'aurais pu porter plainte, détective Mucius! Ne me forcez pas à le faire.
Non que j'ai besoin de vous, mais quand même. Ne vous faites pas prier.
Vous avez toujours été l'homme de la situation... Et il y a toujours des Situations. Et vous devez avoir juré de sauver les femmes en détresse, n'est-ce pas? J'ai toujours cru en votre sainteté intérieure. Bon... Je vous prie alors! Mais c'est bien parce que c'est vous.

A bon entendeur, Amen.

    Votre Prieuse.

_________________
Ellya
La veille, Clarence l'avait aidé à faire son choix: si elle voulait contacter Della, ce serait sur papier. La chanceuse est veuve. Ellya secoua la tête. Non, non. Il ne faut pas penser ainsi. Pauvre d'elle. Elle pria. Puis finit par écrire.




    Sœur Della,
    Le bonjorn !


J’ai appris pour votre époux, paix à son âme, et souhaite que votre chagrin, si vous en avez, s’estompe en songeant que l’Astre Solaire a très bonne réputation. Il y mène très certainement une vie ensoleillée.

Je me permets de vous déranger dans votre deuil, vous m’excuserez. Plutôt que de frapper à votre cellule, il m’a paru plus opportun de vous délivrer un message. Ainsi, vous n’aurez à subir une présence malvenue.
Bref.
Monseigneur Bardieu m’a dit que vous étiez proche du nouveau Roy. Le Prieuré souhaiterait lui offrir, lors de son sacre, un de nos premiers tonneaux. Sauriez-vous me dire à qui je puis m’adresser pour le lui faire parvenir In Gratibus ?

J’ai également un message pour vous de la part du Senhor de Miramont : il vous salue et vous remercie chaleureusement pour tout ce que vous avez fait pour lui. Il vous promet également de venir vous saluer dès qu’il le pourra.

Reposez-vous, ma fille. Nos prières vous accompagnent en chaque heure de la journée.
Que Sainte Illinda vous épaule,

    Mère Ellya.

_________________
Ellya
Un matin, très tôt, la tête dans le ... pigeonnier.


La nuit avait été agitée. Sa Joie de filleule ne lui avait pas donné réponse, depuis l'annonce de ses noces, et la Duranxie se rongeait les sangs dans cette attente. Dès son réveil, elle se dirigea donc vers le coin des satanés volatiles pour espérer y arracher une réponse.
Et lettre il y avait. Une immense! Son cœur ne fit qu'un bon.




Entre Rodez et Villefranche de Rouergue,
le 22 mars 1462


Haussement de sourcil. Lara vivrait là-bas? Le regard descendit immédiatement à la signature, faisant fi du reste.



Zéphyre an Avel - Aérée de la caboche en recueillement aussi.


Le nom évoqua vaguement quelque chose. La déception jeta surement un froid sur le souvenir.



Soeur Ellya,

Probablement avez-vous oublié qui je suis. Le temps passe si vite loin de l'effervescence de la Capitale bordelaise que j'ai eu le grand bonheur de diriger voilà plus de deux années désormais.
Pour autant, je fais appel en ce jour à vos bons services, et à la charité que vous accordez à vos ouailles.


Un visage commence à se dessiner sur le nom. Un sourire remplace la moue déceptive. Ellya adore les requêtes, d'autant plus quand on reconnait ses qualités. Non, point question d'orgueil. Elle est simplement soulagée d'avoir bonne réputation: cela signifie qu'elle fait bien son travail, après tout.



Vous avez en effet accueilli il y a peu entre les murs de Ste Illinda un retraitant, un étranger handicapé répondant au nom de Soren Eriksen.


Par les Saintes Culottes d'Aristote! S'il a osé se plaindre de mon accueil à une consœur, il finira au puits!



Je vois que vous vous demandez déjà ce qui va à nouveau vous tomber sur le crâne après l'avoir vu ramper à vos pieds.


Ramper, ramper... Si seulement cela ne pouvait pas être uniquement qu'au sens propre.



C'est à ce propos que je me permets de quérir votre aide.


Des réponses, peut-être, aux questions qui n'ont pas été posées? La curiosité prit le dessus.



Une rencontre fortuite avec l'Homme voilà quelques jours a fait que je lui ai offert mon concours dans la quête qu'il a à recouvrer l'usage de ses jambes. Ne vous interrogez pas sur le pourquoi de cette proposition envers un strict inconnu, vous seriez bien en peine d'en découvrir la réponse ne l'ayant pas moi-même ou n'en maîtrisant point totalement les tenants et aboutissants.


Vous êtes une Sainte femme, voilà pourquoi!
Dommage que les lettres n'ont point d'oreilles.



Possédant certaines connaissances de formules anciennes d'onguents je lui en ai fait parvenir quelques pots. Mais il s'avère que seul, la pose est incommodante. Il ne veut pas qu'un homme s'avise de le toucher.


Grand Dieu, voilà au moins une bonne nouvelle. Il ne fait pas partie de ces délurés qui se prélassent dans l'ombre de leur propre sexe.



Et n'ose faire appel à l'une des religieuses par crainte que cela fut mal interprété dans l'intention.


Et point si sot...



Aussi est-ce moi en ce jour qui intercède en sa faveur : connaîtriez-vous ou auriez-vous quelqu'un à lui recommander
- de la gent féminine,
- qui vivrait au couvent ou dans ses proches environs pour être rapidement disponible,
- qui sache être à la fois ferme et souple dans la prise en main afin de lui assurer un massage tonique mais point trop le broyer,
- qui pourrait besogner matin et soir sans interruption toute la semaine,
- n'ayant pas de pruderie excessive face à une nudité partielle -forcément il faut bien toucher la peau pour faire pénétrer le produit- et
- qui examinerait attentivement avec lui les suites des applications quotidiennes afin qu'il m'en fasse un compte-rendu et que j'améliore la formule ?


...

Elle secoua la tête.

Non, une telle personne n'existe pas. Non.



Je ne saurai que trop vous en être grandement reconnaissante.
Si défraiement est attendu faites-le nous savoir, que je m'en arrange avec lui.


La nonnette quitta des yeux la lettre, prenant dix secondes pour réfléchir.
A Bazas et Marmande, les villageoises ne prendraient pas le temps de venir deux fois par jour au Prieuré. Ce serait un manque à gagner pour leur famille. Mais si on les payait... Oui? Mais non. Ce sont des femmes de la terre. Pour la douceur, on repassera.
Au Prieuré, alors? Il y a bien Soeur Della, qui semble rassembler toutes ces qualités. Si ce n'était son récent veuvage, qui la tient enfermée à prier, elle aurait été parfaite.
Soeur Klara? Elle va s'absenter pour Marmande quelques temps.
Ne reste que Clarence. Mais elle est jeune, et ne doit pas connaître ces ... choses-là, que sont les jambes masculines! C'est une entrée au vice, une invitation à la faute, une dégustation de perversion.


Moment d'hésitation.


Il est hors de question que je m'en charge. Les pieds passent encore, pour le reste, c'est non.

Il était inconcevable pour la religieuse d'avoir un autre contact physique avec une personne, d'autant plus de la gent masculin.
Autant mettre Clarence sur la corde raide. Il faudrait la surveiller davantage, voilà tout.




Toujours le concernant, il m'a évoqué dans sa dernière missive l'indélicate situation lorsqu'il se trouve à ramper sur le sol tel un vermisseau. Certes cela fait travailler l'humilité sous le regard du Très Haut Eternel et je ne doute pas qu'un peu de ce traitement lui soit bénéfique comme à tout à chacun que le péché d'orgueil ou de vanité peut gagner à tout moment.
Mais, non content que la posture soit par trop délicate face aux jupons de vos couventines, le déplacement est malaisé et déshonorant.
Il m'a parlé d'un de vos hommes de confiance, homme à tout faire semble-t-il, Alphonse je crois.
Cet homme serait-il suffisamment habile de ses mains pour confectionner un appareillage facilitant son déplacement ? Je ne sais trop quoi, je ne suis pas ingénieur mais.. une sorte de charrette portative ou à roues, lui rendant ainsi partie de son autonomie dans ses déplacements dans l'enceinte du Prieuré et agrémentant son humeur le temps de la durée du séjour.


Elle s'en inquiète drôlement, du bougre de Danois.



Certes, je m'avance peut-être un peu en vous demandant cela et souhaiterai vivement qu'avant de lancer la création d'un tel équipement vous mesuriez sa susceptibilité : je ne tiens pas à ce que ma demande le mette en porte-à-faux ou le pousse à m'invectiver à distance.


Vraiment drôlement...



Si vous jaugez que la chose est judicieuse, que votre homme est capable de mettre au point un tel système, et que le Sieur en agréé la disposition, alors je me ferai fort de faire parvenir au Prieuré un don substantiel pour les oeuvres de charité sitôt que j'aurai été informée de la bonne réalisation du projet.


Hum hum...



Je vous remercie amplement par avance pour l'écoute et l'aide précieuse que vous vous voudrez bien nous apporter dans la résolution de ces épineux problèmes. Vous penserez peut-être que j'en demande beaucoup, mais aux yeux de notre Saint Père tout ceci n'est rien tant qu'il s'agit de faire du bien à ses brebis n'est-ce pas ?!

Que le Ciel soit votre plus fidèle soutien. Nous avons tous une croix à porter.. la vôtre sera quelques temps danoise.

Avec mes plus profonds respects et ma gratitude la plus sincère,


Zéphyre an Avel - Aérée de la caboche en recueillement aussi.


Bord...Dieu. Clarence? Claareeence? Vous êtes là? J'ai une mission pour vous!

Et la religieuse de commencer à déléguer le travail, comme il convenait de le faire, n'est-ce pas?
La réponse serait rédigée dans la soirée, ou le lendemain.

_________________
Marie_clarence
Elle avait quoi encore la mère ? Marie était dans la bibliothèque du Prieuré à corriger ses cours de séminaire quand un moine vint la chercher , apparemment Ellya scandait son nom partout dans les couloirs troublant le calme du Prieuré.

Ça devait être grave, aussi, la sœur referma ses livres puis arriva là où on lui avait indiqué que se trouvait la mère


Vous me cherchiez ma mère ?
_________________
Ellya
Oui!

Un sourire éclaira le visage de la Prieure tandis qu'elle évitait le vol d'un pigeon qui ne semblait pas maitriser le virage à gauche.

Ma fille, j'ai une mission très particulière à vous confier. Asseyez-vous.

Ah non, ici, il n'y a pas de siège. L'écritoire, au pire.

Enfin, bref. Écoutez attentivement. Vous vous rappelez de vos vœux, n'est-ce pas? Ils sont tout frais. Bon, gardez-les en mémoire.

Elle prit le ton de ceux qui annoncent un événement dramatique tel que la mort de son mouton préféré ou la fin du monde.

Nous nous devons d'aider notre prochain, et je crois que vous êtes plutôt en bon contact avec notre nouveau Danois, n'est-ce pas?
Bon.
Vous n'êtes pas sans savoir qu'il a du souci avec ses jambes.


Cap'tain Obvious est là.

J'ai reçu un message d'une de ses amies qui semble être aussi son médecin. Il doit apparemment s'appliquer un baume. Enfin, il devrait, mais est trop maladroit pour le faire seul.
Donc vous vous en chargerez!


Le sourire laissa place à un visage ô combien sérieux.

Mais où que vous le fassiez, je veux que la porte soit ouverte. Compris?
_________________
Marie_clarence
Elle regarda la mère puis tourna sa tête cherchant un tabouret mais effectivement il n'y en avait point. Aussi elle l'écouta, hochant la tête sur ses voeux se demandant bien ce qu'elle avait à lui confier...

Oui d'ailleurs en parlant de sa jambe ma mère, j'ai presque finit son siège. Il me reste juste à faire le rembourrage du dossier, j'ai terminer le tissus, le temps juste de bourrer puis de mettre de clouer les agrafes, les roues sont montées. j'ai chiné chez des marchands une chose ou l'autres, des objets usés et j'ai remit du neuf, poncé et laqué à la cire d'abeille.

D'ici un jour Frère Seurn devrait avoir une chaise pour se mouvoir seul.


Elle écouta la suite

Oh oui si ce n'est que çà ma mère

Ce n'était que mettre de la pommade sur des jambes après tout, çà ne la gênait pas

Entendu mais la porte pourquoi ?

Et c'est là que la pièce tomba, la jeune soeur fronçà les sourcils

Ma mère il ne sait même pas tenir sur ses jambes ? Vous avez peur de quoi ? Je sais bien que je suis pucelle mais pas pucelle de conaissance, je ne puis mal et puis un bon coup dans les coucougnettes et un homme sait se tenir.

Elle rit avec le sourire, olala Mère Ellya, .... Soeur Marie-Clarence ne voyait pas le danger qu'il pouvait y avoir et était encore loin d'être gênée sur ces choses là. Car oui même si elle était vierge, la chose, ne lui était pas inconnue de savoir et là on parlait bien de jambe non ?

C'est bien aux jambes qu'il est lesé n'est il pas ?
_________________
Ellya
La nonnette rosit, puis s'empourpra, avant de virer carrément au carmin. Comment Clarence pouvait-elle prononcer des mots comme celui qui rime avec brouette?
Elle bredouilla quelque chose avant de réussir à placer quelques mots.


Oui, bon, hein, la porte ouverte, et voilà tout. C'est ainsi.

Par contre, l'idée de la chaise allait plaire à Alfonse. Il allait être débarrassé de son protégé.

Parfait pour la chaise à roues. Vous êtes très habile.


En vérité, Ellya était impressionnée. Elle avait déjà du mal à traire ses vaches à l'époque où elle en avait, alors inventer et construire un fauteuil qui se déplace pour les mécré... les retraitants.

Je vous laisse donc vous occuper de ses soins.
_________________
Marie_clarence
Soeur Marie inclina la tête

Bien, entendu ma mère, puisses le Très Haut m'aider à la tâche

Dit elle d'un sourire amuser de la voir si prude que çà, pour Marie qui avait vécus avec ne grande fratrie et surtout un père connu pour ses ébats, c'était entré dans ses mœurs depuis jeune âge ses choses là.
_________________
See the RP information
Copyright © JDWorks, Corbeaunoir & Elissa Ka | Update notes | Support us | 2008 - 2024
Special thanks to our amazing translators : Dunpeal (EN, PT), Eriti (IT), Azureus (FI)