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[RP] Auberge et Taverne municipale "La Boulasse"

Eccehomo
Angélo commençait aujourd'hui son mandat de maire et voulu que la taverne et auberge municipale soit accéssible à tous, Vagabons,Voyageurs ou bin aux plus démunis d'entre nous, l'auberge ouvrait grandes ses portes



Sujet balisé par mes soins.


{Lilou}

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Angélo de Valten

Leandre
Leandre a rapidement pris ses marques dans l'endroit où il allait passer au minimum une nuit. Oui, minimum, mais sans doute deux. Enfin il ne sait pas trop, vu qu'on ne lui dit pas grand chose, à part "tais toi et avance". Ou "tais toi et dors". L'impérial est donc couché sur sa paillasse, se contentant du peu qu'on lui offre, et vient de fermer les yeux.

Mais il n'a pas vraiment envie de dormir. Surtout que son cerveau bouillonne toujours autant qu'en pleine journée, et des sujets plus importants que d'autres se sont faufilés au premier plan. Du genre... est-ce qu'il retournerait un jour en Franche-Comté, là où il s'était déjà fait deux ennemis - si ce n'est pas malheureux pour un enfant de dix ans - ou bien encore s'il reverrait Louve, Mabelle et Maeve de si tôt, mais surtout, et c'est là sa préoccupation principale du moment, est-ce que Soeli est la maîtresse de son père, le comte Jontas ? Intéressante question pour un gamin de son âge, qui ne comprend pas encore tout des choses de la vie. Il sait juste qu'il a l'occasion de vérifier cela cette nuit. Bah oui, une maîtresse, ça va dans la chambre de son amant en cachette et en pleine nuit. Pour quoi faire ? Il ne préfère pas trop imaginer, mais il se doute bien que ça se bisouille dans tous les sens, et pas seulement. Il frissonne en repensant à ce que Angelram lui a expliqué sur les rapports charnels entre un homme et une femme. Encore plus dégoutant que tout ce qu'il a pu imaginer. Mais c'est la vie, parait-il. Et comme on lui a dit en ville peu de temps auparavant, à lui aussi cela lui arriverait, un jour ou l'autre.

Le jeune Valfrey saute de sa paillasse, et quitte la chambre le plus silencieusement du monde, ou presque. Il est décidé à savoir enfin, et d'ailleurs cela se voit sur son visage : concentration extrême, yeux plissés pour mieux cerner son environnement malgré l'obscurité ambiante, et un grand sourire satisfait orne sa frimousse de chevalier en devenir. Espionner son père, est-ce digne d'un futur chevalier ? Certainement pas, mais ça l'est bien évidemment pour un enfant un peu trop curieux.

Il parcoure les quelques mètres qui le séparent de la pièce attribuée au comte de Beaufort, et s'arrête juste devant, l'air méfiant. Un coup d'œil à droite, un autre à gauche, et il peut enfin plaquer une de ses oreilles (Bah oui, z'avez déjà essayé de plaquer les deux contre une porte, vous ?) contre le bois de l'entrée. Quelques secondes de silence s'écoulent, et le Valfrey retire son esgourde, puisqu'il n'y a rien à esgourder, justement. Pas même les ronflements paternels. Ahah, c'est donc qu'il ne dort pas, le bougre ! Nouveau sourire, nouveaux coups d'œil là où il faut, et cette fois il entreprend de regarder carrément ce qu'il se passe dans la chambre comtale improvisée.

Poussant avec une dextérité remarquable la porte, il passe la tête par l'entrebâillement, les yeux fermés. Etrange mais compréhensible : il ouvrira les yeux lorsqu'il se sentira prêt. Peut être qu'il risque d'être choqué, alors mieux vaut ne pas trop brusquer les choses dans sa petite tête enfantine. Il reprend sa respiration, souffle comme un bœuf, puis entrouvre les paupières, pour finalement laisser paraître ses pupilles sombres. C'est un soupir de soulagement qui s'échappe d'entre les lèvres de l'héritier, lorsqu'il constate que son père semble seul et que les draps ne bougent pas. Pas qu'il n'aime pas Soeli... Ni qu'il ne l'aimerait pas comme maîtresse de son père... Mais inconsciemment il ne veux certainement pas savoir comment et avec qui son père peut bien s'occuper en l'absence de sa mère. Et puis si véritablement Soeli s'était faite maîtresse de Jontas, la moindre des choses aurait été de lui dire, namého ! Vu que ce n'est pas le cas, le garçon se laisse aller à s'affaler contre la porte, satisfait et soulagé, ce qui a pour effet de provoquer un grincement capable de réveiller l'auberge toute entière.

L'heure de filer sans doute. Sans demander son reste, il fait volte-face, oubliant de refermer la porte, et fonce à toute allure jusqu'à celle de sa propre chambre. Souhaiter que personne ne l'ai entendu est bien inutile, puisque assurément même les bâtiments voisins ont tremblé. L'impérial enfant se vautre sur sa paillasse, le coeur qui bat la chamade, et ferme les yeux, priant, pour la première fois de sa vie, pour que son père ne vienne lui tirer les oreilles.

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Leandre Lazare de Valfrey
Chevalier servant de sa p'tite princesse
Aurelien_de_dhoye
Samedi matin presque ordinaire , presque comme d'habitude , enfin non pas vraiment , voila le premier samedi ou il ne cavalait pas à travers mont et forêt pour éviter de se faire attraper par une maréchaussée. Il gardait tout de même l'œil vif , on ne sait jamais , quelque service de renseignement du comté voisin trainait éventuellement dans les parages , faut dire que le Penthièvre était tout sauf rassurer de voyager ainsi seul entre Murat et ici. Mais bon ce jour , il allait retrouver le général Lelmax tout juste remis d'un étrange état second comme cloitré à travers l'espace et le temps , il aurait été dit que certaine magie eurent été utilisé . L'heure de pourfendre les sorcière n'étaient pas arrivée , mais plutôt celle de se reposer avant de reprendre la route vers Montbrisson ou tout se ferait , ainsi Aurélien prit soin de se trouver une auberge ou trouver le gite , c'était bien exaspérant toutes ses nuits à dormir sur du foin ou des paillasse cramoisi.

Citation:
La Boulasse
gérée par la mairie


Ma foy ! Ça ne peut être pire que l'foin ...


Il passa la porte , pas grand monde , pour pas dire vide , son regard balaya la salle , certaine personne n'étaient passé que peu de temps auparavant , sans doute juste un creux horaire. Il laissa ces idées de coté et s'avança vers le comptoir et frappa deux coups sur le morceau de bois qui devait servir de bar.


hého , y'a quelqu'un séant ?!

Il fit un tour sur lui même , voir si personne n'apparaissait derrière , et non , aucune trace de vie , sur sa gauche se trouvait un escalier , sans doute menait-il vers les chambrées de l'étage , plus animé que la salle de réception ? Il se décida à aller voir au vue des réponses plus que non venu . Il avançait doucement vers cet escalier et une fois arrivé au pieds , il tenta de voir vers le haut , mais quelque latte de bois lui empêchait de voir si quelqu'un était la , il monta donc. La discrétion était durement de mise au son graissant des poutres de bois qui faisait de cet escalier une passerelle entre les étages , le bruit devenait plus insistant à chaque pas , arrivé au milieu il le va la tête vers le couloir qui apparaissait.

Y'a quelqu'un ?
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Un jour, à la taverne, Aurélien a commandé un steak. Et le steak a obéi.
Soeli
[La nuit, suite à l'intervention de Leandre]

Ses yeux sont fixés sur le plafond, Soeli, n'arrive pas à trouver le sommeil. Non pas que la paillasse ne soit pas assez confortable à son goût, que du contraire, combien même, elle n'était pas bien difficile en ce qui concerne les commodités. Son esprit se trouvait assailli par de vieux démons, des craintes qui, lorsqu'elle est seule, face a elle-même, ressurgissent à la surface tel la lave de la cheminée d'un volcan. Si la Dame était amenée à disparaître, qu'allait-elle devenir? Devait-elle reprendre sa liberté? En ces temps troubles, où le petit Leandre posait de plus en plus de questions à son propos, qu'allait-elle bien pouvoir lui répondre? Qu'en était-il de cette fameuse lettre que le Comte était sensé avoir reçu, mais qu'il ne lui avait toujours pas fait lire? Tourmentée, c'est le mot. Bien qu'en apparence elle tenta de ne rien laisser paraître, la demoiselle était complètement déboussolée.

Elle en était à se retourner, lorsqu'un bruit, apparenté à un grincement de porte, en provenance du couloir attira son attention. Cela ne lui aurait pas semblé plus suspect que ça, s'il n'avait pas été suivi de près de pas pressés et d'une porte que l'on tente de claquer discrètement. De nature curieuse, elle se leva d'un bond pour aller entrebâiller la porte de sa propre chambre pour épier le couloir. Dans l'obscurité, sa première préoccupation sera de vérifier que la celle de la chambre de Leandre est bien fermée, vérification faite, rassurée, elle se détourne pour examiner celle du Comte, qui elle, elle est ouverte.

Un moment d'hésitation, tandis que ses yeux cherchent les gardes dans la pénombre pour se rassurer, l'angoisse monte lorsqu'elle remarque leur absence. Se retournant pour attraper son épée avant de sortir dans le couloir en chemise de nuit, avançant à pas de loup, Soeli tente de se repérer dans l'obscurité. Son coeur cogne contre sa poitrine, le sang fait battre ses tempes tandis qu'elle s'approche pour pousser la porte et regarder à l'intérieur de la chambre comtale. Juste par acquis de conscience, pour s'assurer que rien d'anormal n'avait eu lieu et que le Comte était bien en vie. Pour cela, il lui suffirai d'entrer discrètement et de s'en assurer... Après tout, le Comte Max de Mazière, qu'ils avaient croisé il y a de ça quelques jours, avait peut-être fait demi-tour pour venir assassiner Jontas! Un frisson parcourt son corps, sa main se crispe sur la garde de l'épée. Elle pousse la porte lentement. Peut-être que le Comte, était simplement descendu prendre l'air, ou retrouver une maîtresse... ou, ou... Les possibilités étaient multiples. Elle déglutit sa salive, qui a du mal à franchir sa gorge nouée. Essayant vainement de distinguer la silhouette d'un Comte, qu'elle préfère s'imaginer endormi, elle pénètre plus profondément dans la pièce...
Jontas
Une marre de sang dans laquelle tentait de se débattre, tel un poisson que l'on pose sur la terre ferme, un homme, les vêtements complètement déchirés. Le Comte était debout devant, une masse à la main, un sourire machiavélique aux lèvres et un petit ricanement sortant de sa bouche tel un démon devant la fatalité humaine. Levant le bras tenant la masse pour donner le coup de grâce, le Comte entendit un bruit bizarre, un grincement semblant coïncider avec le mouvement de son bras.

Regardant la masse qu'il tenait, l'air étonné, il la lâcha et le bruit qu'elle fit lorsqu'elle tomba par terre le réveilla en sursaut (un bruit de porte qui claque pour une masse qui tombe, c'est pas banal).

Son premier instinct fut de saisir son épée qui était toujours à portée de main, posée contre la table de chevet qui se situait sur un des côtés du lit. Le temps de reprendre ses esprits et il vit une forme pénétrer dans sa chambre par la porte entre-ouverte et reconnut la brillance si significative d'une lame d'épée.

Ne reconnaissant pas la future éducatrice de son fils, le sommeil étant encore présent, le Comte sortit du lit, l'épée haute et rugit de la voix la plus méchante qui le caractérisait dans ses jours mauvais.


AAAAAAAAAAaaaaaaaaah ! Malotru ! Tu cherches la mort en entrant par ici ?! La mort tu trouveras !

Et le Comte commença son geste agressif en direction de la pauvre Soeli.
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Soeli
Ses pas, légers, l'approchent lentement du lit, pas trop prés, juste ce qu'il lui fallait pour vérifier que personne n'avait intenté à sa vie. Encore une enjambée et elle serait suffisamment proche. Mais soudain, un mouvement en provenance du lit la fait sursauter et se positionner en garde. Le Comte, le Comte se lève! Et ce qu'elle avait pu éviter une fois, elle sait qu'elle ne le pourra plus, il se redresse face à elle, brandissant son épée qui s'abat dans sa direction en même temps que la férocité de sa voix. A peine eut-elle le temps de reculer d'un pas, et de lever sa propre lame à hauteur de sa tête, pour parer le coup haut, d'un geste réflexe acquis, heureusement, lors de son stage en tant que fantassin à l'armée, et qui lui aura probablement sauvé la vie cette nuit là, que celle du Comte s'abattait déjà sur la sienne. Une étincelle s'échappant du métal qui s'entrechoque provoquant un bruit métallique quasi assourdissant. Si le grincement de porte n'avait pas réveillé tous les occupants de l'auberge, probable que celui-ci s'en chargerait. Sa main sénestre était venue soutenir sa main dextre, souffrant du poids et de la force de l'impact, pour tenter de repousser le Comte et se donner un peu d'espace. Soeli n'était pas sûre de résister à un second assaut d'un combattant aussi expérimenté que celui qui se trouvait face à elle. Alors qu'elle se dégageait, pour reculer maladroitement, essayant de ne pas se prendre les pieds dans sa robe de nuit. C'est ce moment d'accalmie qu'elle choisit pour s'annoncer d'une voix forte:

Calmez-vous! Ce n'est que moi, Soeli!

Comme si elle ne s'attendait pas à ce que cette révélation lui fasse reprendre son sang-froid, elle restait sur ses gardes. Sait-on jamais qu'il ait en tête de profiter de cette belle occasion pour l'écimer. Ne fusse que le temps que cette information, pourtant simple à comprendre, arrive jusqu'à son cerveau ralentit par son réveil récent. Cruel, impitoyable, ses qualités n'étaient plus à démontrer à la Demoiselle, qui avait déjà eu l'occasion de les vérifier d'elle même. L'image d'un homme allongé sur le sol, baignant dans son propre sang, ressurgit dans sa mémoire. Il n'était pas un enfant de chœur, et elle, elle était loin d'être une combattante hors paire, encore moins dans l'obscurité d'une chambre encombrée. Face au Comte, une seule solution, tenter de se faire reconnaître...

Je...
Jontas
Alors que son premier coup avait été paré bien difficilement par la jeune femme, le Comte prépara un second coup quand il entendit la frêle voix qui se voulait forte de la dame de compagnie de sa fiancée décliner son identité. Retenant son bras, le Comte resta d'abord étonné à l'annonce de son nom puis, tentant enfin de reprendre ses esprits, le sang lui monta à la tête, l'énervement comtal qui découlait d'un réveil en sursaut et du fait de presque tuer une jeune femme fut à la hauteur de l'habituel Comte.

Petite garce !! Qu'est-ce qui a bien pu vous passer par la tête de venir dans ma chambrée en pleine nuit avec une épée ?! Vous souhaitez m'occire hein ? Vile perfide ! Voilà bien vos habitudes de gueuse qui reprennent le dessus !

Il s'en fallait de peu pour que la main comtale s'abatte sur la petite tête qui lui faisait face sans se rendre compte qu'il avait coupé la parole à la petite Soeli.
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Soeli
Et le bras du Comte qui s'apprête à frapper à nouveau, avant de retenir son geste et de lui aboyer une série d'insultes dont lui seul avait le secret. Garce, gueuse, des mots qu'il n'avait eu à son égard depuis très longtemps. Loin de lui en vouloir, elle concevait sa fureur. Bien que d'un côté, ses intentions aient été louables, il n'en était pas moins de l'autre, preuve de son inconscience. Ceci étant dit, sa position se défendait, si l'assassin présumé du Comte s'était encore trouvé sur les lieux, elle aurait été bien heureuse de l'avoir sur elle cette épée. Son menton se baissait vers le sol, alors qu'elle comprenait que c'était fini, que le Comte l'avait reconnue. Mais est-il sérieux lorsqu'il l'accuse d'avoir voulu sa mort? Si c'était le cas, il n'aurait pas retenu ses coups, non, il n'aurait pas hésité. Baissant sa garde, laissant la pointe de son épée reposer sur le sol, elle tentait de reprendre ses esprits, calculant chacun des mots qu'elle allait prononcer à l'égard du Comte avant de s'éclipser:

Je vous prie de m'excuser...


Son menton dirigé vers le sol, position inhabituelle pour celle qui se vante de pouvoir lui tenir tête.


J'ai entendu du bruit dans le couloir,..., j'ai regardé pour vérifier que Leandre allait bien, puis j'ai remarqué vostre porte entrouverte...


S'arrêtant pour reprendre sa respiration, et lever la tête vers l'homme qui la toise.


Je voulais juste m'assurer... que... qu'il ne vous était rien arrivé de fâcheux...

Croisant son regard, dans l'obscurité, elle avait ajouté tout en reculant d'un nouveau pas qui la fit buter contre un mur dans son dos.


La prochaine fois, je m'abstiendrai.


Ne voulant pas chercher querelle plus loin, heureuse qu'elle l'était de sortir de là entière, elle avait fait un pas sur le côté en direction de la porte...

Correction Orthographe
Jontas
Le Comte fronça les sourcils et un grognement gronda dans sa gorge alors qu'il posait son épée sur son lit. Sans vouloir l'avouer, le fait d'avoir été surpris par cette jeune femme avait touché au plus profond son machisme avancé. Sachant pertinnamment qu'il ne réussirait point à s'endormir avant un petit moment, il décida de profiter de la présence de Soeli pour s'amuser un peu... (Non, pas comme ça bande de pervers !!!)

Attendez.

Le Comte voulait la retenir un instant, histoire de pouvoir l'occuper un peu dans sa nuit si chargée en émotions. D'abord en gardant le silence, le Comte se dirigea vers une malle qui contenait ses affaires et qui était toujours auprès de lui. Il l'ouvrit et en sorti un pli dont le sceau avait déjà été brisé. Le Comte tendit le parchemin à la jeune femme.

Tenez, la Dame de Sapois vous a écrit. Je l'aurai bien gardé plus longuement pour vous éviter d'avoir ce droit offert par ma fiancée, mais puisque vous êtes là et que vous m'empêchez de dormir...

Sur la missive, on pouvait voir que la mère de Leandre souhaitait que la jeune Soeli s'occupe de ce dernier pour l'éduquer comme la conception de la noblesse qu'en avait sa mère. Qui était quelque peu différente, en certains points, de l'idée qu'en avait le père. Il était d'ailleurs certain que cette demande avait été faite pour contrer l'éducation du père et l'effet pervers que cela aurait pu avoir sur le caractère du jeune Leandre.
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Leandre
Le jeune impérial ouvre les yeux. Les referme. Les ouvre. Les referme. Les ouvre plus longuement. Les referme plus longuement. Cela durant quelques minutes. Bien sur, il ne cligne pas simplement des yeux. Non, il cligne des yeux avec méfiance et appréhension, comme le ferait tout enfant venant d'enfreindre une régle. Et puis tous ces bruits qui ont commencé dès lors que Leandre est revenu dans sa chambre... Le comte est sans doute réveillé, et il le fait savoir. Il n'est pas particulièrement bienheureux, et il le fait savoir aussi. Après qui s'en prend-il ? La garde ? Il est vrai que le garçon n'a pas vu l'ombre d'un homme pour surveiller le sommeil comtal... Inquiet mais pas encore inquiété, ses paupières se closent finalement, pour l'envoyer au pays des songes (non, j'ne vous raconterai pas ses rêves à nouveau !). Demain est un autre jour, et ce jour s'annonçait bien difficile pour le Valfrey.



C'est un grincement qui le tire de son sommeil. Il est certainement déjà tard dans la matinée, et Soeli ainsi que son père doivent l'attendre au rez-de-chaussée pour déjeuner. Se levant avec une agilité déconcertante, il est rapidement debout, les bras tendus pour accompagner un bâillement sonore. Enfilant rapidement sa chemise et chaussant ses bottes, il se saisit ensuite de son épée en bois pour la ranger là où elle trouve habituellement sa place : sur son dos, prête à être empoignée. Il n'est pas courant de croiser des rats aussi gros que celui qu'il a tué à Dieppe, mais mieux vaut ce méfier. Une fois prêt, c'est à dire après qu'il eut remis sa tignasse plus ou moins en ordre sur sa tête, et dès qu'il eut fini de s'admirer dans la grande glace placée au coin de la pièce, mains sur les hanches et mine déterminée à contempler son pouvoir de persuasion, il se dirige vers la porte.

A peine ouverte, qu'une voix se fait entendre, le faisant sursauter.


Y'a quelqu'un ?

Bien sur qu'il y a quelqu'un ! Il s'apprête à se montrer, mais arrête ses pas tandis que la porte de la chambre se referme derrière lui. Et s'il s'agit du Duc de Normandie qui vient de le retrouver ? Mmmh, non il n'a pas cette voix. Une voix jeune, mais qui a déjà plus ou moins muée, pas comme celle de Leandre. Un jeune homme sans doute. Il avance de quelques enjambées, sort son épée tout de même et aperçoit enfin la source de la voix. Epée pointée en avant, et regard provocateur de l'impérial qui n'hésite pas à répondre malgré la différence d'âge flagrante.

T'es qui toi ?
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Leandre Lazare de Valfrey
Chevalier servant de sa p'tite princesse
Aurelien_de_dhoye
Il en était au milieu de l'escalier , encore rien à signaler , il se croyait bienvenu dans l'auberge la plus déprimante d'Auvergne , même pas un tavernier pour accueillir , personne à l'étage ... étrange. Il monta encore trois marche , l'air serein , un rayon de soleil du bout du couloir lui vint en plein dans les yeux.

Charmant

Et c'est la qu'un bruit de porte se refermant traverse le couloir , il n'était donc point seul , mais il n'apercevait pas l'endroit , encore ces fichue rayons qui lui brouillaient la vue . Il finit de monter les dernières marches et arriva un garçon , pas très grand , pour ne pas dire petit qui se pointait devant lui , armée d'une épée ... en bois ? le menaçant tel un gredin qui désirait piller sa bourse . Il commençait tout doucement à être coutume pour le Penthièvre d'être accueilli à coup de menace et d'épée à croire que c'était devenu sa nouvelle passion. Mais pour cette fois , il fallait déjà avouer que Aurélien n'était pas du tout venu pour commettre quelconque acte et puis l'enfant en face de lui avait l'air de tout , sauf d'un être potentiellement menaçant.

T'es qui toi ?

Aurélien avança encore d'un pas , mais restant tout de même raisonnablement à distance du morceau de bois , il ne faudrait pas non plus salir ses beaux habits , ils ont couté bien assez cher , et n'ayant pas réussit à prendre Limoges , c'est sur que pour rembourser les investissements , il faudra encore un peu de temps. Se présenter ? Ou laisser mijoter le gamin qui jouait au chevalier ? Petite hésitation dans le regard de l'angevin , et puis tout doucement il posa sa main sur le flanc de l'épée et la repoussa lentement.

Va pas te faire mal gamin ... Y'a personne dans l'coin à par toi ?

Faisant doucement pivoter , il lança un regard interrogateur au garçon , haussant les sourcils , l'apprivoisant aussi bien qu'il le pouvait.

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Un jour, à la taverne, Aurélien a commandé un steak. Et le steak a obéi.
Leandre
Le voilà qui s'approche, fixant avec attention son épée en bois. Héhé, il en a peur, sans nul doute. Leandre soutient son regard, déterminé à ce que l'autre réponde à sa question. Mais ce dernier se contente d'un silence et avance à son tour. S'il savait jouer aux échecs, Leandre aurait trouvé la ressemblance de la scène avec une partie de ce jeu plus que flagrante. Les pions qui avancent au début de partie, tour à tour. Sauf que là, celui d'en face vient d'avancer de deux cases en repoussant son épée. Le premier réflexe du jeune impérial est de mettre de nouveau son morceau de bois devant le nez de l'angevin pour l'avertir qu'il ne plaisante pas. Sauf que le Penthièvre mesure facilement une tête de plus, et peut le maîtriser en moins de temps qu'il le faut pour le dire. Alors Leandre baisse son arme mais reste au même endroit, bien décidé à avoir réponse à ses interrogations tout de même.

Si, il y a du monde !

Ou comment essayer de lui faire peur. Sous entendu que si du monde est présent, il sera aussi présent pour défendre Leandre.

Pourquoi tu veux savoir ça ? T'es un espion envoyé par le duc le Chat ? Tu viens faire quoi dans cette auberge ?

Et hop on se renvoie la balle. Si l'autre ne veut pas répondre à ces questions, lui reste flou dans ses réponses et en rajoute une couche. L'impérial se décide à sourire, sur de lui et surtout de son père qui, s'il est en bas, a bien vu Aurélien monter l'escalier. De toute façon, le comte de Beaufort étant encore dans sa chambre... Tout comme Soeli d'ailleurs. Leandre l'ignore bien, pensant être la seule marmotte de la journée.

Et puis tu n'as pas vu mon père le comte de Beaufort au rez-de-chaussée ?

Très important de préciser le titre. Histoire de montrer qu'il n'est pas n'importe qui et que si l'autre compte agir contre ses intérêts, il le regrettera forcément. Paranoïaque ? Juste un peu alors. Depuis qu'il a quitté la Normandie à vrai dire.
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Leandre Lazare de Valfrey
Chevalier servant de sa p'tite princesse
Aurelien_de_dhoye
Le jeune garçon donnait bien du fil à retordre au Penthièvre , un peu espiègle ? Je pense que c'est un bien faible mot , Leandre qui combat avec les mots depuis que son épée n'avait put faire son œuvre . Aurélien écouta attentivement le gamin , pas par respecter mais pour s'informer , celui-ci répondit par des questions , futé le gamin ? Plutôt écervelé de provoquer ainsi une personne de la trempe de Aurélien qui après ses dernières semaines n'avait plus rien à prouver à personne.

Pourquoi tu veux savoir ça ? T'es un espion envoyé par le duc le Chat ? Tu viens faire quoi dans cette auberge ?

Le Duc ? Le chat ?

Il enleva alors sa main de l'épée pour la poser sur son menton faisant style de réfléchir bien que la réponse était déjà toute faites , mais il compris qu'il était en présence d'une personne qui avait un rapport avec un affrontement vis à vis d'une tête couronnée.

Je ne suis au service d'aucun taulier ducal ... Peut-être juste pour la gransdeur de l'Anjou et "sa" duchesse . Il insista bien sur la mention du féminin afin de faire comprendre qu'il n'était à ce jour à serment d'aucun Duc , si ce n'est peut être son aïeul de 19 .

Le calme régnait dans la pièce , l'enfant gardait toujours face au révolté de Limoges , il avait bien l'air de vouloir chercher l'affrontement à coup sur qu'il ne pouvait être sur de lui qu'avec autre présence pour le défendre . Il n'était surement pas si stupide quand même , et cela s'avéra vrai lorsqu'il fit mention de son père , une tête couronné d'un pays de fromage semble t-il .

Un Comte dans ce taudis ? ... Voila qui n'est pas commun

Il ne faisait plus trop de doute , l'enfant qui accompagnait son père était sans nul doute en fuite de quelque chose , mais de quoi ? Dans le fond le jeune homme s'en moquait bien sur le moment , il n'était la que pour trouver couvert.

Et non ... personne au rez de chaussé ... même pas de tavernier ... même pas de provençal.

Il faisait grise mine , à savoir que Versatyl devait le rejoindre dans la ville , et que cette taverne était la première sur la route , il était surement encore fourré avec les donzelles , toujours à la bourre celle-ci.
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Un jour, à la taverne, Aurélien a commandé un steak. Et le steak a obéi.
Jontas
Le lendemain matin, alors que le Comte tentait tant bien que mal à récupérer de sa nuit mouvementée, diverses voix le réveillèrent sur les escaliers menant au plus bas des enfers boueux d'un village banal. Rageant, il entreprit d'enfiler rapidement des habits, histoire de ne point se balader tout nu dans l'auberge, saisit son épée et ouvrit la porte d'une façon énergique en disant long sur son humeur dévastratrice. Il s'avança dans le couloir, énervé par ces foutus infâmes personnages qui osaient troubler son comtal sommeil. Arrivant aux abords des escaliers menant au plus bas niveau de l'auberge, le Comte surpris son fils en grande discussion avec un homme qu'il ne connaissait point.

Malheureusement pour les deux bavardeurs du fond de la taverne (pas bien, vous aurez une heure de colle), le Comte arriva au moment où l'individu qu'il ne connaissait pas parla de provençal.


Provençal ?! Provençal ?! Ces déjections sur pattes, ces ramassis de putréfactions traîtresses et détestables ? Qui es-tu, inconnu pour oser prononcer ce mot interdit, uniquement synonyme du Sans Nom et de ses plus fidèles démons envoyés pour semer le désordre et l'infamie ? Ces groupes de brigands osant se prétendre pour la plupart d'une noblesse décadente, représentant tout ce que l'humanité peut souffrir comme honte. Pire que la gueusaille !

Tout en parlant, on pouvait remarquer le Comte serrait son épée de plus en plus fort et que les veines de ses tempes semblaient grossir, son visage s'empourprant à chaque phrase qu'il disait.
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Aurelien_de_dhoye
Le dernier de ses mots avait fait surgir au devant de lui et du jeune homme , le Comte de Beaufort , qui avait l'air bien enragé aux dernières paroles du Penthièvre . Celui-ci recula donc d'un bon pas , afin d'éviter toute attaque de cette homme qui avait déjà la main sur le pommeau de son épée , qui elle semblait un brin plus dangereuse que celle du gamin , nul doute que ce bon bot de ferraille dans la face aurait de quoi mettre à terre n'importe quel héros. Le jeune angevin tenta de rester droit , mais surtout prêt à employer le fer , sa main descendant lentement ses cotes , peu à peu en direction du fourreau , une épée qui commençait tout doucement à s'user mais qui depuis sont départ de Saumur ne l'avait pas encore trahis , et pour lui , ce n'était pas leur de la voir faiblir. Reculant encore un peu , il se mit à répondre au Comte qui voulait connaitre son identité , peut être le moment de lui aussi montrer son sang noble , on ne frappait pas un Penthièvre en connaissance de cause tout de même.

je suis ... Qui je suis ?

Il hésita un instant , à quoi répondre , son nom ? les membres de sa famille qui serait peut être connu par delà les frontières angevines ? L'hésitation était pesante , et quelques gouttes de sueur coulaient de son front , non pas le crainte ( quoique ? ) , mais surtout l'atmosphère lourd de ce moi de juin.

Penthièvre ... je suis Aurélien de Penthièvre ... fils de la Vicomtesse Fifounijoli et petit fils de sa grasce le Duc XIX !


De quoi impressionner l'impérial , c'est bien ce que tentait de faire le jeune homme , qui s'en moquait de la Provence comme de ses premières braies. Maintenant restait encore à expliquer son petit mot sur la Provence , mais en quoi ce noble impérial pouvait bien y avoir affaire ? Tout aussi impérial qu'il était se moquait tant du Marquis au pouvoir que d'un roi en attente de son trône. Mais bon , maintenant qu'il avait lâché le mot qui tue , il fallait en finir .

Nul provençal n'est ici ... et je n'attends nul provençal qui ne l'est encore ... Juste un ami angevin qui doit se rendre en Provence pour des affaires familiale ... c'est plus une boutade qu'autre chose.

Sa main avait entre temps bien pris possession du pommeau , il était maintenant prêt à dégainer et à combattre si l'ancien Franc-Comte venait à le provoquer au fer.
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Un jour, à la taverne, Aurélien a commandé un steak. Et le steak a obéi.
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