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[RP] les dix plaies de Normandie : 2/l’arrivée du fléau

Lili.
Carnet de voyage…

L’écriture ne s’est pas amélioré bien au contraire, l’enfant a des crampes aux doigts et la torture comme elle aime à l’appeler ne sert strictement à rien, tout juste bon à déformer les doigts c’te machin là.

Griffonnage presqu’indéchiffrable : Je croive que la nounou elle se doute qu’on va pas aller voir marraine, tout le temps elle me demande…pfft moi j’ai que…[Rature] j’suis petite quoi… le voyage il m’ennuie en vrai. Pour faire la résumation, la voiture elle fait « brang brang, ploc » tout tout le temps, pfft j’suis obligé de frotter mes miches comme y dirait Luthi pour qu’ça fasse moins le bobo…
Béré atta moi, j’arrive !


Citation:
A toi ma chère Bérénice,

Devine qui c’est qui est là dans pas long et qui va t’aider à punir Go[rature] Godefaitfroid ? C’est moiiiiiiiiii. Demain grâce à la voiture on sera à… le machin qui flanche qui se trouve à la Normélie. J’espère que tu vas viendre me chercher passe que j’sais pas où qu’il se trouve ton parrain le chat du Mérix…tu penses j’va pas d’mander à Erb…

Lili


[Sur le chemin d’Avranches]

Déjà des terres à perte de vue, des odeurs entêtantes de pommiers en fleur, Normandie Terre du Calva. La petite n’aura pas droit d’y toucher mais cela ne l’empêchera pas de comploter avec son amie pour en gouter. Des milliers d’aventures en perspective, des farces et surtout, une nourrice bien trop présente à fuir.
Bon maintenant y’avait Luthi qu’était du voyage mais s’pas une raison pour rester sage. Raisonnable était un mot barbare qu’elle comptait bien rayer de son vocable.


- Tu te doutes Lili qu’il va nous falloir prévenir ta marraine de cette escapade.

La bouche ouverte à la gobe mouche, Lili le nez collé à la fenêtre cherchant déjà du regard sa tendre amie, se retourna vivement.

- Prévenir qui ? Genre elle est à moitié sourde et n’a pas entendu qu’on parlait de tutrice.

- Ta MARRAINE ! Lili, tu sais celle que l’on devait rejoindre…dans le Sud du Royaume.

- Oh…euh…elle mordilla l’intérieur de sa joue, releva un sourcil, ses azurs rétrécies à la recherche d’une quelconque excuse à sortir.Oui…Oui…Quand on sera chez le parrain à Béré…on lui écrivra d’accord…

- Oui pour lui dire que nous reprenons la route au plus tôt…temps d’arrêt en fixant la gamine. Pas de discussion possible jeune fille.

La petite fille se mit à grommeler, pester intérieurement. Seule marque extérieure de son emportement étaient la congestion inconsciente de son visage, mille grimaces, tortillement de la lèvre, azur ombrageux. Lili ferma les yeux, esquissa un petit sourire poli, celui-là même qu’elle dessine chaque fois qu’on la contrarie. Elle n’en fera de toute manière qu’à sa tête.

Carnet de voyage…

Encre martelée, ne se doutant pas un seul instant que quiconque pourrait un jour lire son petit journal, plume malmené.

Les grands ils sont des méchants qui veulent pas qu’on s’amusent…pfft…j’suis grande moi, d’abord, j’va dire à Béré qu’on perde la nourrice passe que…pfft…[Rature][Rature]…comment j’va faire l’aventure si j’va voir marraine ? Tatie marraine elle est méchante, elle va vouloir que je reva à Delle…Et pi tonton il va rien lui dire…Béré ma poupine on va partir à l’aventure…avec la voiture de Delle passe que j’a pas de poney ici…à très vite…


[Avranches…]

La gamine sauta au bas du carrosse à peine les chevaux arrêtés, sa nourrice pas assez rapide pour la retenir, Luthi en train de baver les yeux fermés, parait qu’il dort jamais.

- Béréééééééééééééé, Bérééééééééééééééééééééé ca y’est j’suis arrivééééééééééééééééééé.

Sortant à son tour, regard dans les alentours, Erzebeth prit Lili par l’épaule.

- Ce n’est pas ainsi que l’on se conduit jeune fille, remettez votre mise. Elle avisa une auberge, la montra du doigt. Nous irons ici nous reposer en l’attendant.

Les bras croisés contre sa poitrine de limande, forcement à sept ans on est pas formé heureusement, la moue boudeuse, le menton bien droit, l’enfant refusé de bouger.

- J’attends ma Bérénice là j’ai dit et si je crie c’est pour qu’elle me trouve d’abord. Elle se détourna de sa nourrice. Béréééééééééé, Béréééééééééé j’suis lààààààààààààà quand c’est dit qu’t’arriveuuuuuuu.

La main sur la bouche de la chipie vint se poser, la nourrice la tenant fermement.

- Vous comptez réveiller les morts damoiselle Lili ? Est-ce ainsi un comportement digne de votre nom et de votre famille ?

Voyant qu’elle ne se débattait pas, la jeune femme la lâcha. Quel mal lui en pris, Lili aussi surement qu’une enfant des bas quartiers se mit à lui tirer une langue postillonnant. La nounou éclata soudain de rire, sa protégée toujours prompte à répliquer avait pour une fois perdu l’usage de la parole pour en sortir sa langue.
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Phylandria


Phylandria revenait de son marché quand elle appercu ces voyageurs qu'elle ne connaissait pas.

Elle sait qu'il était temps de se présenter.

Bonjour Dames, dit elle, je suis dame phylandria, tavernière de l'auberge aristolécienne je vous souhaite la bienvenue dans la ville d'Avranches.
j'ai entendu que vous cherchiez ou loger et justement j'ai de la place chez moi.

Vous désirez peut être que je vous aide a porter vos bagages et a vous préparer de quoi vous rafraichir. la route a du être longue

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Berenice_de_jeneffe
Les bras croisés sur sa poitrine plate, le nez dédaigneusement levé en l'air, elle ne dardait pas moins un regard des plus énervés sur son précepteur appuyé d'une nonchalance impassible sur le rebord d'une fenêtre. Sur le contrejour rendu lumineux par un soleil qui pouvait être qualifié d'été, son nez crochu n'en ressortait que plus et lui donnait un air encore plus... énervant, agaçant, insupportable. HORRIPILANT. Non vraiment, elle n'en pouvait vraiment plus. C'est quel âge déjà pour dire qu'on est grand de chez grand? Quatorze ou quinze ans? Elle savait jamais. En fait elle avait pas encore enregistré les règles héraldiques. Faudra y songer un jour, ça peut servir. Elle compta sur ses doigts. Cinq ou six suivant que c'était quatorze ou que c'était quinze ans. Encore tout ce temps à se supporter le vieux Fain. Non vraiment, va vraiment falloir trouvé un truc. LE truc parce qu'elle tiendrait pas!

Elle renifla bruyamment pour attirer son attention, même si elle savait qu'il la regardait de son oeil de mort. Ouai parce qu'en même temps, à son âge, on est pas censé être déjà mort? Faudrait qu'elle étudie le truc... Non pas le tuer. Mais savoir pourquoi il était pas encore mort et qu'il passait son temps à lui prendre le chou. C'est pas comme si elle demandait la lune! De toute façon, c'est au Faucon qui lui servait de frère (enfin de moitié de frère vu qu'ils avaient que la mère en commun, mais on s'en tamponne le coquillard en fait) qu'elle comptait le demander. C'est lui qui la supporterait quand elle le retrouverait. Ses lèvres enfantine se dessinèrent en un sourire légèrement inversé. Il lui manquait et son absence était des plus pesantes. Son lit était bien grand et vide depuis qu'elle devait y dormir seule. Fin, un jour elle le reverrait bien non?

Fin, là, la question était SA copine Lili. Sa Cop's à elle. Et elle comptait bien aller à sa recherche parce qu'elle avait dit qu'elle arrivait aujourd'hui! Ouai aujourd'hui. Enfin, c'est ce qu'elle avait compris. Et surement qu'elle avait encore compris que ce qu'elle voulait, vu qu'elle ne voulait comprendre que ce qui l'arrangeait. Et le pire c'est que le premier qui allait lui museler le museau n'était pas né. Encore moins celui qui, dans quelques années serait lié à elle, uniquement parce que leurs génitrices respectives en avaient convenu ainsi. Mais bon, la jeune lionne, n'était pas encore au courant de cet état de fait. Pas sur que ça lui plairait, surtout quand elle aurait atteint l'âge de comprendre les subtilités des alliances familiales et du mariage. Bref, pour le moment c'était sa copine et son désir de d'venir chevalier. Elle savait pas pourquoi, mais ça avait l'ait super fun! Même si l'autre vieux pénible y disait que non.

En claquant au sol les tous petits talons de ses toutes petites ballerines de cuir rouge, elle se retourna et prit la direction de la sortie, tandis que sa petite houppelande de riche soie, bruissait doucement. Fichue tenue! Pas pratique et moche en plus. Puisqu'il voulait pas, tant pis, elle irait toute seule. Nan mais c'est vrai quoi. Elle la trouverait bien toute seule. Elle avait besoin de personne et surtout pas de ce vieux truc qui sent pas bon. D'une démarche rapidement habile - en fait dès qu'elle passa le seuil de la porte, elle s'était mise à courir pour éviter d'être rattrapée; elle s'était entrainée à courir avec une fichue robe au cas ou - elle se précipita au bas des escaliers. Il était trop vieux pour courir, mais on sait jamais. quoique c'était pas lui qu'elle entendait derrière elle? Mauvais plan... Mauvais plan...

Allez ma fille, on se dépeche. Va juste falloir échapper aux deux cruchons de gardes à l'entrée. Mais elle avait compris le truc la jeune lionne. Elle n'y paraissait pas, mais elle était des plus observatrices. Après un dernier regard en arrière, elle ouvrit sèchement la porte de l'entrée de l'hôtel particulier ou le vieux avait quand même accepté de l'emmener avant que sa copine arrive. 'Reusement sinon elle aurait pas su comment elle aurait pu viendre ici depuis la baronnie du Parrain. Bof, elle y s'rait bien arrivée. Mais la question se posait plus.
Redressant ses petites épaules, prenant un air des plus guindé, elle passa comme si de rien n'était entre les deux gardes, sans même leur jeter un seul coup d'oeil. La jeune Vicomtesse était des plus sures d'elle-même. restait plus qu'à passer la grille. La distance n'était pas grande mais, elle ne pourrait souffler qu'une fois ses petites ballerines foulant les pavés de la rue jouxtant l'hôtel. Un, deux... trois... presque et c'était bon.

Relevant un peu ses jupons - non vraiment, ça devrait être interdit de porter des trucs pareils, faudra qu'elle demande au Chat pour qu'il fasse quelque chose - elle accélera un peu l'allure. Ca devrait être bon. L'autre pouvait pas courir et elle était plus habile et maligne que les gardes.
Victoire! Encore un pas après avoir poussé la grille... Et elle se mit à courir de tout son souffle lorsqu'elle la grille grinçante. Elle savait pas ouù, mais tant pis. Tournant et retournant, empruntant les diverses rues qui se présentaient à elle, elle ne se posa pas de questions, encore moins lorsqu'elle bousculait des gens et qu'ils se mettaient à lui crier après. Fallait qu'elle la trouve.




LIIILIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII!!!!! T'es ouuuuuuuuuuuuuuu!!!!!
C'était bien aujourd'hui hein?
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Lili.
[Le chant de la sirène...]

La gamine est en train de meugler dans tout le village, enfin la place du village, comme si sa copine aller l’entendre de là où elle est. C’est qu’elle est pleine d’espoir la Lili. Elle ne se préoccupe plus de sa nourrice, ni de son cousin, ce qu’elle veut elle c’est Bérénice et pi c’est tout.

- Béréééééééééééééééé, Béréééééééééééééééééé t’y es oùùùùùùù ? Ca y’est j’suis arrivée moaaaaaaaaaaaa.

Ce qu’elle peut être vive cette enfant. Elle s’est éloignée du carrosse en laissant sa nourrice aux mains d’une villageoise avenante, tant mieux comme ça elle la laissera tranquille à la furie. Pire qu’une gamine des rues, enfin pas tout à fait, celle-ci porte sur elle des habits de voyage fort onéreux en sur mesure. Grâce aux largesses de ses nobles tuteurs, la brunette ne manque de rien bien au contraire. En digne princesse d’un père qu’elle n’a jamais connu, elle est une des plaies de la pire espèce. Faut dire qu’elle est la petite dernière d’un groupe d’adolescents, qui à l’âge ingrat, a bien d’autres choses à faire que de se préoccuper d’une petite orpheline. Ceux qui ne la connaissent pas pourraient la prendre en sympathie, elle qui des le berceau perdu ses deux parents. Oui mais alors qu’ils n’apprennent pas à gratter trop non plus, car ils découvriraient une enfant maligne et déjà tête de mule. Rare sont ceux qui ont réussi à la faire plier et elle n’a pas encore sept ans.

Erzebeth est une jeune femme étrange. Elle a ce regard persan azuré qui lui donne un air mélancolique et innocent, elle est depuis un rêve, la nourrice de Lili.
La jeune femme au sortir du carrosse n’a pas eu le temps de rattraper la belette, elle a bien essayé de lui faire entendre raison, la calmer mais elle la regarde s’époumoner. Tanpis, lorsqu’elle aura fini, elle la rejoindra devant l’auberge.


- Bonjour dame phylandria, nous sommes ici en voyages avec ma protégée et son cousin. Elle se retourne dans un geste de la main pour lui montrer l’adolescent mais Sébastien a déjà filé. Allons bon, lui aussi s’y mettait. Du doigt elle lui montre la belette. La petite belette en pourpre c’est Lili, ma protégée, le blondinet qui s’est éclipsé Sébastien, et je suis Erb. Je vous remercie pour votre chaleureux accueil, je vais vous suivre pour prendre les chambres. Elle jette un coup d’œil furtif à celle qui continue de s’égosiller. Elle ne risque rien au moins…si je la laisse perdre sa voix ?

Elle saute, elle saute, elle saute en crabe en appelant encore son amie.
Elle met ses mains en porte voix, se met à chanter un des seuls psaumes qu’elle connait mais en ne prononçant que le nom de Bérénice. Dans quelques minutes si elle ne s’arrête pas, y’en a bien un qui va l’envoyer paitre, ou mieux lui balancer de l’eau pour la faire taire.


- BéRéééééééééé….BéBéRéééééééééééééééniceuuuuuuuuuuuuuuuuuuu. Je SuIs ArRiVéEuUuUuUuU

Elle saute, elle saute, elle saute la sauterelle.
Pourvu que sa tendre amie ne l’ait pas oublié sinon elle sera forcé de rejoindre sa marraine dans le Sud et adieu l’amusement passe que tatie marraine elle est pas drôle, même pire que pas drôle. Lili met d’autant plus de force dans sa voix quitte à la perdre pour guider son amie ou bien la réveiller si elle a oublier. Comme si son timbre crécelle pouvait aller plus loin que la place…

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Berenice_de_jeneffe
Dans quelques années, lorsque notre petite lionne aura appris la finesse et les subtilités de cette magnifique langue qu'est la langue françoise de source principalement latine, ses lèvres fines et rosées laisseront s'échapper un sublime vocabulaire digne d'un charretier expérimenté. Mais là, les mots qui s'envolent de sa bouche d'enfant ne sont pas très évolués. Du moins, ne sait-elle pas vraiment ce qu'ils veulent dire, entendus ici et là, criés par une quelconque servante de l'hôtel, ou un vieil alcoolique croisé dans une rue. Fin elle avait entendu ça, et elle en avait été si ému de la poésie qui en était ressortie que forcément, elle les avait retenus.
- Espèce d'écouillés *! C'est fou ça... Ou c'est qu'elle est? Par le Malfez** des salopier! ***

LILIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII!!!!!

LILIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII!!!


C'est qu'elle est ou? A tous les coups, l'est partie! La faute à cte fitz hore**** hein?


Bérénice Elisae Albane de Jeneffe ou l'art de la finesse poétique. La question est : qu'en penserait sa délicate maternelle? En même temps, la seconde question serait de savoir si elle serait capable de réagir. Quant au père, disparu comme il est... Mais quoiqu'il en soit, se beau langage laisse rever, surtout lorsque l'on sait que la demoiselle est censée devenir une parfaite épouse pour comte en devenir (ou déjà devenu comte d'ailleurs). Pensez vous qu'elle se laisse abattre la jeune héritière? Pensez vous!

Continuant de pester, elle se fraye un chemin tant bien que mal parmi une foule croissante. Et puante. Il suffit de voir son petit nez se plisser d'inconfort alors que les relents de pot de chambres et autres déchets de la nature jetés dans les rues, lui remontent dans les narines. Mais non, elle ne baissera pas les bras. Elle a une mission à accomplir et elle l'accomplira. Retrouver sa copine. Par contre, les gens, non seulement ils sentent grave mauvais, mais en plus ils sont p.... chiants.

- Et bien ma ptite? Qu'est-ce qu'on fait toute seule dans la rue à c'tage?
- Dégage anceles de quiens*****! J'ai pas l'droit d'parler aux pauvres. Ca c'est fait. Mange tes dents vieilles popotes dont les seins sont quasiment pret à sortir de son corsage au blanc douteux. Mais n'empêche, la lionne en profite pour comparer les siens et ceux que la grosse. Quand même une sacrée différence. Surtout que : à quoi ça sert? Non vraiment, les adultes c'est d'un nul....

Laissant la femme aux rondeurs extravagantes lui crier après, très certainement vexée mais qui ne le serait pas, elle reprend son chemin, reprenant ses vocalises liliennes à s'en faire péter les cordes vocales. Faut qu'elle la trouve. On vous l'a pas déjà dit?

- LILIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII!!! Nan mais c'est vrai quoi. Pas potib ça! Quoique... Ca crie par la bas... Allez hop, on met la sixième (oui parce que la cinquième c'est démodé depuis des lustres!) et on court (en prenant grand soin de salir le bas de sa jolie robe et ses petites chausses qui feraient qu'une famille des plus modestes pourrait se nourrir pendant plusieurs mois). On court droit. Ou presque, y a quand même des gens au milieu du passage et des murs aussi, ça peut faire mal et elle a pas forcément le temps.

Oui.. non...non.. OUI. OUIiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii!!! C'est bien elle!!!

Dans quelques années, la jeune de Jeneffe prendra le doux nom de lionne, rappelant sa nature féline et sauvage, bien différente de celle de ses géniteurs. Mais là, c'est plutot un lionceau pataud qui se jette dans les bras de sa copine.

Lili!!! Enfin t'es là! J'szuis trop jouasse de te voir!!! Tu vas bien et tout? Et comment que tu vas et tout? Dis moi tout!! Viens faut qu'on parte avant que Fain arrive j'te jure c'est qu'un gros mésel******!!

Lexique :
* Ecouillé : châtré
** Malfez : démon
*** salopier : saligaud
**** fitz hore : censuré ^^
***** anceles de quiens : servante de chiens
****** Mesel : lépreux

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