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[RP] Premiers pas de danse.

Simeon.charles
Le village semblait calme et mis à part deux soldats il n’avait vu aucun homme d’arme. Il se doutait bien qu’il y aurait quelques miliciens ruraux un peu zélés, mais ceci ne l’inquiétait pas plus que ça. De toute manière il voulait, et il priait pour que « Pauline » soit animée d’une même volonté, passer inaperçus.

Avant l’auberge il fallait passer à la banque et comme toutes les banques romaines, celle-ci était au cœur du village. Il mit pied à terre et proposa son aide à la jeune femme. Il lui tendit alors un maillet en bois, un ciseau à bois et un sac qu’il sortit de ses sacoches.


Je vais rentrer en premier et discuter avec le "banquier". Pendant qu’on sera isolé tu te serviras du marteau et de la ferraille que je t’ai donnés pour casser la partie en bois juste au-dessus du verrou du coffre. Il faut taper assez fort mais fait attention à tes doigts. Le coffre il est facile à trouver, il est sous la statue la plus grosse vers l’autel. Ouais, sont pas toujours très finots et ils disposent toujours leur coffre au même endroit.

Il la toisa un peu de son œil vert et compléta par un :

Si tu as peur que ce soit une mauvaise chose, souviens-toi de l’article 44 « Nous disons sans témérité que les trésors de l’Eglise d’Aristote et de ses serviteurs zélés, doivent avec raison être recherchés par le croyant ; car par lui les derniers deviennent les premiers. »

Dernier moment de réflexion.

Compris ?
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Maxine.
Peur que ça soit une mauvaise chose...? Elle haussa les épaules. Siméon ne connaissait rien aux femmes. Elle descendit du poney en s'appuyant sur ses épaules, mais ne le regarda pas ; c'était comme utiliser un homme en objet et oublier que c'était un homme pour ne pas en avoir peur, ou envie. Peu importe, elle secoua la tête pour chasser ces réflexions de son esprit et regarda vers le parvis.

Cette banque-là ?

Drôle de façon de voir les choses ; c'était une chute supplémentaire dans l'immoralité que Vyrgule n'aurait pas manqué de trouver pénalisante. Mais Maxine préférait dormir au chaud en Enfer que crever de froid, dans la paix de Dieu. Elle prit ses outils, se demandant à quoi ça pourrait lui servir. Elle n'en avait jamais eu l'utilité jusque là. Alors...? M'enfin bref, elle ne voulait pas le froisser, et pris tous ces trucs inutiles, se délestant de tout sauf du sac une fois qu'elle eut franchi le porche et que le premier blanc de fidèles se tenait près d'elle.
Elle n'avait jamais eu d'éducation religieuse ; mais une éducation d'une autre sorte. Toujours il fallait respecter quelques règles de moralité, même quand on était voleuse et qu'on volait les plus humbles, ou les plus pieux. Cette fois-ci, une fois que le coffre fut ouvert dans la discrétion et l'usage maitrisé de deux petites épingles à cheveux (ainsi donc une explication sur son absence de tenue capillaire), elle alla jusqu'aux cierges et en alluma deux, glissant dans le coffre à cette intention l'offrande divine qu'on exigeait aux honnêtes gens.


Je ne sais Seigneur si ces mots monteront jusqu'au Ciel, si on entendra mon humble appel. Moi l'exclue, l'impure, la voleuse, en toi j'espère toujours.*

Elle se signa, et, tout sourire, elle retourna au dehors. Si Siméon s'y trouvait encore, ou s'il avait rejoint le curé pour couvrir le bruit de la ferraille qu'on forçait. Où était-il ? Dans la brume qui embrassait les pieds de la grande église, on distinguait à peine les silhouettes des chevaux de celles des vaches. Elle se mit sur la pointe des pieds, plissa les yeux ; puis arrêta lorsqu'elle sentit sur son visage ce sourire idiot des gens heureux. Etait-ce parce que Siméon était la première personne qu'elle croisait autrement qu'en la volant depuis des années ? Etait-ce parce qu'il était cette minime forme de stabilité dont elle avait manqué en l'absence de Vyrgule ?
De toute façon, elle avait oublié le maillet et le ciseau à l'intérieur et pas question de les laisser là ; elle abandonna donc ses réflexions et fit volte-face, ne retournant au dehors que lorsque sa moue dédaigneuse ne serait de retour.



* Disney
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"Miaou"
Simeon.charles
Il avait laissé sa complice derrière lui et à petite foulée il avait rejoint l’église. Il cacha sa croix poissonnée tout en faisant mine de se signer en entrant. Les églises il n’avait jamais trop aimé ça. Généralement c’était grand pour abriter personne mis à part pour la messe dominicale. Il n’aimait pas ça aussi car tous ceux qui y allaient étaient hypocrites à ses yeux. D’ailleurs, de l’hypocrisie il en joua parfaitement. Il posa le genou au sol et fit semblant de prier. Puis, il adressa un regard au prêtre tout en se dirigeant vers le confessionnal. Le message était bien passé visiblement puisque l’homme de foi alla prendre sa place dans ce même confessionnal. Désormais il espérait que "Pauline" ferait vite.

- Je vous écoute mon fils.
- Pardonnez-moi mon père par ce que j’ai pêché.
- En quoi avez-vous pêché ?
- J’ai menti mon père.
- Expliquez moi cela.


Siméon marqua un temps de réaction.

- C'est quoi cette question à la con ? J’ai dit des choses qui étaient fausses à un homme très crédule.
- Oui j’avais compris, mais…
- Ben si vous avez compris à quoi servait il de me demander des précisions ? Enfin, j’ai volé aussi mon père.
- Heu.. Mais… D’accord. Vous volez souvent mon fils ?
- Oui mon père. Aussi souvent que faire se peut, mais je n’ai que deux mains alors je ne m’enrichis pas trop.


Il tendit l’oreille n’écoutant pas la réponse du prêtre. Il n’avait toujours pas entendu le coup de burin et commençait à se demander si la petite n’était pas allée le balancer à la prévôté. Lorsque le prête répéta sa question, il n’écouta pas plus mais examina de plus près la grille de bois et son épaisseur.

- Oui mon père bien sûr !

Il ne savait pas si la réponse était la plus adéquate puisqu’il n’avait rien écouté mais il devait occuper le prêtre encore quelques instant. Toujours pas de coup de burin, là il estima que ça commençait à puer pour lui.

- Je dois y aller mon père à la prochaine.
- Non mais…

Il remonta l’allée à grandes enjambées pour tomber nez à nez avec Pauline. A voix basse il lui fit part de son mécontentement.

Putain tu foutais quoi !?
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Maxine.
Elle allait l'accueillir avec un sourire discret, mais il mit à mal l'affection qu'elle commençait à lui porter et elle devint blême.

COMMENT CA je foutais quoi ?! Toi tu foutais quoi?!! J'ai tout fait toute seule et je t'attends depuis une éternité! Tu crois que j'ai que ça à faire moi, de m'attirer des ennuis en faisant le pied de grue devant une église?

Non mais vraiment, il en avait des façons d'exagérer lui! On avait pas idée d'être à ce point faux-cul ! Outrée, elle était outrée ! L'état de colère dans lequel elle se trouvait se nourrissait autant de sa réflexion déplacée que de l'angoisse qu'elle avait ressenti en ne le retrouvant pas. Peur. Elle avait eu peur, elle ne savait pas exactement pourquoi mais elle avait eu l'estomac noué lorsqu'elle l'avait perdu de vue. Le retrouver suscitait chez elle soulagement et colère. A un point tel qu'elle en perdit patience, jetant à ses pieds les outils qu'il lui avait prêté.

TIENS ! Tu te débrouilleras tout seul la prochaine fois!

Et elle sortit de l'église, furieuse. A contrario, une grande paix intérieure l'habitait, et elle trouva le crachin adorable. Dans sa main tintait le sac dont elle s'était rendue coupable du larcin ; sans lui Siméon ne repartirait pas, elle non plus.

Large sourire.

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"Miaou"
Simeon.charles
Ah non mais… Non mais… elle l’engueulait en plus alors qu’il était le seul à avoir pris des risques en montrant son visage au prêtre. La jeunesse qu’elle ingratitude de nos jours… Il ramassa fissa le matériel et le rangea au plus vite dans sa tunique, car même stupide le curé n’allait pas mettre deux heures à comprendre qu’un burin n’était pas un livre des vertus.

Il regarda s’éloigner la jeune voleuse en affichant un visage un peu bêta. Il l’aimait bien. Il aimait bien ce petit caractère colérique et amusant. Il la regarda s’éloigner encore un peu, leur butin à la main. Un ricanement brisa le silence. Il pointa son nez en l’air et apprécia le crachin à son tour avant de rejoindre sa complice. Il se permit de passer un bras « protecteur » autour des épaules de Maxine.


Ô ma belle, grâce soit rendue à Déos, mais aussi aux papistes qui font que ce soir nous dormirons au chaud et que nous aurons le ventre plein. Il y avait beaucoup ou faudra-t-il recommencer l’opération demain ?

Non parce que gagner de l’argent facile c’était amusant. Mais se taper la conversation avec tous les prélats qui font leur gras entre Meaux et Charolles, ça allait vite le brouter. Heureusement que la jeunette égayait ses journées et pouvait prendre sa place dans le confessionnal.
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Maxine.
Elle grommela.

Bien assez pour une nuit. Bien assez.

Elle n'oubliait pas que vu la taille du coffre, et du village, c'était surtout de pauvres gens comme eux qu'ils avaient volé. Et ça la dégoutait un peu. D'elle même, de Siméon. Toute cette impureté qu'elle se trimbalait depuis des mois commençait à lui peser. Elle s'en trouvait sale, comme totalement recouverte... Définie par sa condition de voleuse.

Je te rejoindrai à l'auberge plus tard. J'ai besoin de marcher un peu.

Elle avait le regard triste, se dégagea de ses bras et tourna ses yeux bruns vers la route. Peut être derrière ce brouillard dense se cachait un avenir florissant et plein de joie, de bébés poney et de fraises tagada ? Peut être.

Comme pour se justifier.


Ce crétin de canasson m'a foutu des fourmis dans les jambes.

Puis elle lui fila sa part, gardant quelques pièces pour elle, au cas où. Les marches furent enjambées avec la dextérité d'un félin qui s'élance ; elle même, la cape collant ses mouvements, avait la fluidité des matous de gouttière, et les yeux perçants comme un prédateur.

Jouant avec ses pièces comme un chat avec une souris.

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"Miaou"
Simeon.charles
D’abord, il resta planté comme devant son cheval. Il n’avait pas perçu la tristesse et le remord. Non il ne vit qu’à peine le revirement de comportement. Etait-ce là un adieu qui se profilait ? Il n’eut qu’à peine le temps de lui dire : « A plus tard, sois prudente. » qu’elle l’avait déjà quitté. Il scruta autant que possible la silhouette s’éloigner et quand ne fut plus à portée de son œil il se dirigea à l’auberge. Il confia son cheval et de l’argent pour les fourrages à un jeune commis et alla acheter de quoi manger ainsi que payer la nuit.

Dans sa chambre il défit ses bagages, une épée, un peu de cordelette et ficelle, des hameçons, un peu de papier avec mine de plomb, un livre sur l’astronomie et quelques vivres. C’était le livre qu’il voulait, car Siméon étudiait l’astronomie afin de pouvoir naviguer bientôt. Tout le reste rejoignit la sacoche mis à part l’épée évidemment qui était bien trop grande et le bouquin.

Le livre à la main et les yeux fixés dessus, il fit d’abord quelques pas dans la chambre tel un lion dans sa cage. Puis il s’impatienta avant de tonner un :
Bordel ! Le livre claqua et fut jeté dans la sacoche, avec le reste de la nourriture. Il avala la soupe d’un trait et épée à la main sacoche dans l’autre il s’élança hors de la chambre. Qu’est-ce qu’elle foutait, elle n’allait quand même pas le laisser comme ça.

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Maxine.
Ce moment de répit et de calme à marcher seule dans les rues lui fit le plus grand bien. Chaque expiration évacuait un peu plus de cette frustration intérieure et l'apaisait... doucement. Son coeur ralentit, ses joues perdirent de leur fard... La moiteur de son corps ballotté par l'angoisse et le remord devint glacée ; pis, le froid mordait désormais ses bras, et elle se sentit sale.

Combien, pour la chemise ?

Le troc de la soirée en main, qui respirait une propreté très relative (mais néanmoins meilleure que ce qu'elle portait sur elle), elle réfléchissait à trouver un endroit pour se laver, et était parvenue à la conclusion qu'il vaudrait mieux, à défaut d'avoir comme chez Varden une véritable pièce pleine de vapeurs et de grands baquets, rentrer à l'auberge et chopper un seau d'eau. Non pas qu'elle eût des attributs féminins si évidents qu'elle aurait tenté les hommes des environs (elle s'était faite surnommer Néné par sa soeur justement parce qu'elle n'avait quasiment pas de poitrine), mais elle avait une certaine forme de pudeur... Notamment en ce qui concernait la nudité.

Elle vit Siméon, au regard étrange.


Ben t'en fais une tête. On dirait que t'as vu le cul d'une nonne.

Okay, concernant le vocabulaire, toute pudeur était régulièrement oubliée.
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"Miaou"
Simeon.charles
Pourquoi le prenait-elle toujours à contre-pied ? Il avait l’air couillon désormais. Il tenta d’afficher un visage impassible mais c’était peine perdue puisqu’elle l’avait surpris en premier. Ses doigts se mirent à jouer nerveusement avec sa chevalière qui lui servait de sceau. Ne pas perdre la face et se montrer « dur » était tout un art de vivre. Il fronça alors le nez.

Non je n’ai pas vu le cul d’une nonne, cela aurait pu être plaisant, mais non. J’allais juste sortir voir s’il y avait moyen de faire des paris de chiens dans cette ville. Mais puisque tu es rentrée je vais rester un peu pour te surveiller.

Ouais, il n’allait quand même pas lui avouer qu’il préférait qu’elle reste avec lui encore au moins quelques jours. Il n’aimait que très rarement les gens qu’il croisait et Maxine était une de ses rares personnes. Il voulait bien en profiter un peu.

Je t’ai acheté à manger, la chambre est pas trop vilaine, le lit semble confortable tout comme l’oreiller. Les couvertures ne sentent pas mauvais et sont épaisses. Tu devrais passer une bonne nuit et en profiter la route sera encore longue demain.

Car oui c’était un acquis, le lendemain elle ferait la route avec lui, même si elle ne le savait pas encore…

Je vais me prendre un bol de soupe, elle est bonne. Tu en veux ?
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Maxine.
Maxine haussa les épaules. Elle n'avait pas saisi que tout son discours n'était que défense, et elle le prenait sincèrement pour un gros rustre désagréable et autoritaire. S'il avait frôlé l'image du beau sombre et viril soldat qui parcourait les routes et collectionnait les conquêtes (frôlé, rappelons-le), il s'approchait désormais dangereusement du père contraignant psychorigide et castrateur.

Ouais, j'en veux ouais. Et je veux aussi un seau d'eau. Et du pain. Et que t'arrête de me prendre pour une gamine, j'ai pas besoin que tu me files à bouffer comme si j'étais ta... ta... ton chien de compagnie ! Et d'ailleurs l'inventaire des couvertures de la chambre en laine tricotée avec amour, je m'en tamponne, et la décoration de la chambre, ça me fait une belle jambe ! Moi c'que j'veux c'est que tu t'excuses parce que tu m'as traitée comme une merde à l'église, et que j'ai fait tout le boulot et que t'as pas remué une pelle. Alors entre nous, la soupe, tu la bois, tu pisses dedans, tu t'étouffes avec, c'est pas mon problème, de toute façon je fais la gueule, VOILA !

Enfin bref.
Elle avait lâché toute sa colère, et croisa les bras, la chemise dansant au vent.


Je vais me reposer, la journée a été longue, j'ai faim, j'ai soif, je pue, et j'ai mal au cul à force d'avoir sauté des lieues et des lieues. Ce cheval est nul, il sait faire que du trot.

Le point final résonna haut, en accord avec ses lèvres qui s'ouvraient sur un large sourire.
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"Miaou"
Simeon.charles
Il haussa les sourcils afin d’afficher son étonnement. Des excuses ? Si elle voulait des excuses c’est qu’il l’avait atteint, sans le vouloir, mais atteint quand même et ça, ça valait son pesant d’or. En était-il capable encore une fois ? Mais cette fois d’une autre manière. Le visage redevint calme et froid, même si l’œil était sincère. Sa voix grave s’éleva tout en restant claire.

Pauline, je m’excuse sincèrement. Tu as raison, mon comportement n’était pas approprié. Par contre jamais je ne te considèrerai comme mon chien ou je ne sais quoi d’autre. Tu t’es montrée agréable plus d’une fois ce jour et j’espère que tu le seras encore les jours à venir.

Il ne jouait pas avec elle, il était franc bien que direct.

Je vais te chercher ton eau et tout le reste. Monte, je te rejoins….

Il fit quelques pas lui tournant le dos, comme pour mettre ses derniers mots à exécution, mais il fit demi-tour. Tel un matador il tenta de donner le coup de grâce à la carapace Béarnaise.

Pauline… Je n’allais pas faire de pari… J’allais te chercher.

Il n’avait pas envie d’entendre de réponse, car il allait mal le prendre si elle lui riait au nez, alors il refit demi-tour et parti chercher les choses promises.
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Maxine.
Elle fut stupéfaite mais n'en montra rien. Le sens premier de tous les mots qu'il lui balançait lui revenait doucement, alors qu'elle grimpait à l'étage pour se débarbouiller. D'un air poli, elle demanda un seau d'eau qu'on lui offrit. Il était glacé, lorsqu'elle plongea les mains dedans pour frotter sans arrêt ses mains et son visage. Il devint marron, plein de crasse.
Deux fois elle fit l'aller et retour pour le remplir dehors, monter à la chambre, le salir, et redescendre. De longues minutes où elle grommelait ce qu'il avait dit dans sa tête pour y trouver une explication rationnelle. Finalement, à cours d'idée, elle se contenta de prendre tout cela mal.


Me chercher, aller me chercher. Il en a de bien bonnes lui ! Aller me séquestrer ouais ! m'obliger à dormir dans un lit douillet, c'est vraiment un crevard, quand je pense que j'ai volé à sa place, ah non mais vraiment !

Puis elle se tut, les yeux embués. Il allait la chercher parce qu'il voulait la protéger, c'était mielleux, c'était gentil, c'était la première fois que quiconque la traitait comme ça depuis trop longtemps pour qu'elle saisisse ce que bonté voulait dire.
C'était immonde de gentillesse.
Elle frotta derrière ses oreilles et secoua le chef en balançant des gouttes d'eau dans toute la chambre. Elle se sentait plus propre, plus présentable. Avec sa nouvelle chemise sur le dos, dos qu'elle avait propre, avec ses cheveux nattés et démêlés avec les doigts, doigts qu'elle avait propres, avec les mains lisses et les ongles propres, elle ressemblait plus à Vyrgule qu'elle ne l'avait jamais fait depuis des mois.
Heureusement que son caractère, lui, ne s'en approchait absolument pas.


De toute façon il l'a fait exprès. Exprès pour m'emmerder.

Et, sûre de sa conclusion, elle redevint cette partenaire de chemin mi-femme, mi-homme, cet alter ego frêle et aux cheveux longs, qui n'avait guère de différence avec Siméon sinon la hauteur de sa silhouette. Et c'est ainsi, avec toute la virilité que son langage de charretier lui offrait, qu'elle voulait continuer le voyage. Car la gentillesse apporte la tendresse, la tendresse apporte l'affection, et l'affection les emmerdes, ça, elle en était intimement persuadée.
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"Miaou"
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