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Saute !

Atropine
Une falaise ... Une falaise de laquelle sauter. Une falaise de laquelle sauter mais ne pas en mourir. Les exigences étaient nombreuses, et pas franchement évidentes. Déjà, pas de falaise à Belley. Alors une falaise non mortelle ... Bref ! La demie portion devait donc trouver un lieu assez haut pour pouvoir sauter et s'évader mais assez bas pour pouvoir survivre sans séquelles.
Lui était donc venue une idée ... Une grange ! Sa grange, enfin, celle qu'elle louait pour entreposer son foin, et sa paille. Paille et foin qui serviraient de piste d’atterrissage primaire. Elle avait donc passé la matinée à arranger les bottes d'herbes séchées sous la toiture espérant que la chute ne se ferait pas en dehors du tapis de fourrage ...

C'est après le repas, que la demie portion alla chercher sa presque soeur après avoir glissé un plit sous la porte de Mahi pour qu'elle les retrouve si l'envie lui en disait. Après tout, ça changerait peut être les idées de la rousse ... Même si elle en doutait fortement, elle arbora son plus joli sourire lorsque, un foulard sur les yeux, elle emmena la dépressive au terrain de jeu. Et le ...


TADAM !

... Alors que le foulard est retiré.

Tu vois, on monte à l'echelle et on saute ! Bim ! Sur les bottes ! Mais sautes pas de l'autre côté hein ! Fais pas l'con !

Oui, parce que bon, on déconne pas avec une Eliance qui rêve de faire le grand saut et fermer les yeux à tout jamais.
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Eliance
Vous avez le bourdon ? Le moral au niveau des orteils ? L'humeur qui rampe derrière votre ombre ?
Louez donc une Atro !!!
Elle vous fera cramer des frusques, boire (et pas qu'avec parcimonie), vous bottera les fesses avec son regard implaquable, mais surtout, elle organisera des trucs de fou pour vous divertir.

Déjà, quand la Meringue mollassone avance les yeux bandés, elle commence à être distraite. On est encore loin de l'amusement et du fou rire, mais disons qu'elle sent un truc qui se passe dans son corps. Un truc de vivant. Une esquisse de fourmillement qui lui rappelle qu'elle est pas six pouces sous terre (oui, celui qui l'enterrera aura la flemme de creuser plus). Quand le foulard tombe et que la surprise se dévoile à ses yeux flous, rougis et cernés, c'est un presque sourire qui apparaît sur ses lèvres.

Les recommandations de la Teigne sont laissées sous l'aisselle et la montée de l'échelle est entamée sans tarder. C'est qu'une falaise, ça attend pas.


Reste en bas, s'tu veux.

Elle a dit plus tôt à Atro qu'elles pourraient sauter ensemble, si ça peut la rassurer. En vrai, elle veut sauter seule. En vrai, elle doit sauter seule. Elle n'a jamais fait ça avec quelqu'un. La falaise, c'est un dialogue particulier. Elle parvient en haut de l'échelle. La vue est... haute. Eliance s'avance au bord du plancher. Lentement. Elle fixe le bas. les bottes de foin. Elle n'hésite pas mais ses gestes se font coulant, doux. Il ne faut pas gâcher cette falaise bénie.
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Mahiro
Il était étrange de se retrouver ici. Spectatrice d'une reconstruction qui avait eu lieu loin d'elle, spectatrice d'un nouvel entourage qui la laissait parfois bien perplexe. Cette perplexité avait une couleur : rousse.
La Vagabonde était venue avec la crainte de rencontrer ceux qui désormais formait la famille d'Atro, que ce soit cette femme dont elle parlait dans ses lettres ou encore, et surtout, ce fameux Mike. Elle l'avait dit et elle le ferait, pour son ennamie, elle tendrait la main vers eux. Elle tenterait de les connaître ignorant son anxiété, encore faudra t il qu'on lui en laisse l'opportunité.

Quand elles se furent retrouvées, les habitudes étaient toujours là, les prises de bec pour mieux s'entendre. Comme s'il s'était agit juste de faire pause à un vieux film qui reprenait. Elle qui avait redouté tout le chemin ce moment, celui ci s'était déroulé comme si de rien était arrivé.
Il y avait eu une certaine aisance face à la rousse. Sans doute sa folie qui lui avait donné un coup de pouce, son état moral noyé par la peine. Toujours est il que l'humeur dépressive d'Eliance était quelque peu communicative derrière les barrières de la ténébreuse. Le chagrin tourbillonnait en elle. Elle avait fermé ses portes, jeté les clés, allez savoir où. Le hic, c'est qu'elle n'arrivait plus à ouvrir cette porte. Malgré tout, cette dernière restait entrebâillée ne serait ce que pour voir les lumières de l'aube. De jour, elle chassait ses pensées néfastes pour ne pas faire comme la dépressive : étaler son mal être. Son altruisme la poussait à vouloir l'écouter au delà du simple fait qu'elle agissait pour une seule personne. Atro n'avait peut être pas tort, s'était elle qui s'enfermait, elle qui repoussait. Elle qui... Chacun sa part de responsabilité.

Les discussions avec la Châtaigne bien que souvent houleuses la rassuraient et étaient quelque peu libératrices. Mais il y avait toujours cette pierre en elle qui faisait son poids. Ces mots qui restaient enfermés dans ses maux. Trop de confidences qui restaient en suspend, trop d'incompréhension qui l'enfermait certains soirs dans sa torpeur. Errant dans les ruelles de la ville, elle ressassait les dernières nouvelles les superposant à celles passées.

Eurêka ! C'est là qu'elle repensa à une invitation quelque peu étrange. Ruminant ses méninges pour se souvenir de l'endroit dit, l'Enténébrée tournait en rond encore et encore jusqu'à voir au loin deux silhouettes. Marchant vers elles, elle pensait sa place de trop présentement. Après tout, elle n'était qu'une inconnue pour la Rousse ou tout du moins, "l'amie de mon amie". Ses pas ralentirent leur allure, plus certaine de vouloir se trouver là. Elle étouffait presque comme si elle avait le vertige. Elle resta donc à proximité et lâcha un :

Hello... que le vent balaya pour en murmurer l'écho au creux de l'oreille des deux femmes. Puis ses bleues observèrent l'aménagement qu'Atro avait entrepris tandis qu'une bouffée de chaleur l'envahissait.

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Atropine
Hey ! Salut Mahi !

Le sourire l'accueil. Elle n'a même pas eu le temps de faire semblant de vouloir suivre Eliance qu'elle est déjà grimpée sur le toit. Alors, elle se tourne discrètement vers son ennamie et lui explique un peu mieux que sur la lettre la situation.

Merci d'être venue. Bon, en fait, Eliance a b'soin d'une falaise, et j'lui interdit ... Question de danger t'vois ? Bref, donc pour qu'elle saute, qu'elle se libère, bein j'ai fait ça ...

La demie portion esquisse un sourire alors avant de regarder la rousse crapahuter sur le toit et d'en frissonner. Une fois elle a sauté d'une falaise. Avec Kachina, dans de l'eau claire et glacée. Elle a eu une frousse ... presque comme avec les canassons. Alors là elle a peur pour la rouquine. Elle imagine qu'elle saute à côté des bottes de foin et qu'elle se retrouve la tête sur les genoux ...
Elle voit un saut sur ces bottes mais desquelles elle rebondit et retombe plus loin avec un portrait refait façon Picasso.
Elle craint surtout qu'elle lui demande de la rejoindre. Parce qu'elle le ferait, mais bon ... C'est une falaise presque quoi. Elle n'a pas le vertige, elle grimpe aux arbres. Mais elle n'en saute pas !

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Eliance
Le vide est là, en bas, en haut, tout autour, aussi. La dépressive a fermé les yeux, rabaissé ses paupières pour mieux le sentir, pour retrouver cette sensation du vent qui l'enveloppe, la protège, la soulève. Une voix familière mais pas totalement reconnaissable lui fit ouvrir un oeil. Mahi est là, en bas. Ce sont alors les deux pupilles qui se remettent à briller du haut du toit de la grange et une main vient s'agiter en direction de l'amie de son amie.

Youhouuuu ! Mahiii !


Cette femme, Eliance l'aime bien. Atro dira qu'elle aime tout le monde, mais c'est faux. Elle aime beaucoup de monde, certes, mais apprécie réllement que peu d'entre eux au-delà des simples conversations banales. Et cette brune-là, elle l'aime bien. Parce qu'elle a eu terriblement peur de la détester, qu'au final la rencontre s'est plutôt bien passée, parce qu'elle a un caractère de chien, comme son Atro, et qu'elle souffre. Et ça, la Meringue l'a bien ressenti, malgré son propre mal-être. Elle a senti que ses tourments rappelaient de mauvais souvenirs à Mahi. Elles ont parlé, un peu de tout, beaucoup de choses directes et personnelles. Ces choses qui ne se racontent pas à la première venue, mais qui peuvent se confier à quelqu'un qui sait, quelqu'un qui compte pour son amie.

Ce lien particulier est sans doute l'excuser pour Eliance d'accepter cette amie du passé. Pour ne pas lui en vouloir d'être là. Pour lui laisser la place qui lui revient. Si elle a eu peur que la brune lui vole son statut de soeur, Mahi s'est aussi confiée sur ses craintes à retrouver sa place ou non, près de la Teigne. Ainsi, l'une dans l'autre, les appréhensions se sont évanouies devant les faits. L'amie du passé est aussi l'amie du présent tandis que la soeur reste la soeur.

Eliance est donc réellement contente de voir Mahi rester un peu auprès d'Atro. Le coucou passé, elle retourne rapidement à sa réalité, soit, son toit et son saut. Les derniers pas qui la séparent du bord du toit sont franchis lentement mais surement. Le pied ménudiérien se fait adroit, précis, lorsqu'il foule le chaume. Elle ne glissera pas. Elle ne ratera pas sa falaise. Le foin est entassé en bas. Atro a fait ça bien. Les bottes sont retirées rapidement, au bord du précipice et jetées en premier. Une falaise s'affronte pieds nus.

L'hiver a humidifié le chaume, le rendant un peu glissant et lourd. Les orteils viennent en prendre la mesure en le caressant un peu. Drôle de manière de faire, mais c'est ainsi. Les pupilles marron ont trouvées refuge sous les paupières pâles, les bras se sont écartés de par et d'autre du corps ménudiérien, et les pieds avancent encore un peu, de sorte de tenir en équilibre sur les dernier brins de chaume. Équilibre instable, sans doute, vu d'en bas, mais qu'Eliance maîtrise à la perfection. Un balancement en avant, un autre en arrière. Elle sent l'air, elle l'inhale, il l'envahit, l'enroule de ses bras rassurants.

Son esprit devient léger comme lui. Elle se vide. Elle est vide. Il n'y a plus de problèmes. Plus de peine. Plus de douleur. Elle n'est simplement qu'un peu de cette brise qui s'engouffre dans ses cheveux, agite ses vêtements. Et puis, comme endormie, comme portée par une force invisible, elle bascule dans les airs. Il n'y a pas d'impulsion. Rien qui la projette vers le haut, la maintienne verticale. Elle flotte dans l'air à la manière d'un oiseau qui se jetterait du nid pour la toute première fois. Un oeil aiguisé pourrait remarquer le sourire serein qui s'est dessiné sur son visage. Là, en l'air, elle est bien. Elle concrétise son rêve.

Sauter... La chute est brutale. L'oiseau kamikaze s'est écrasé. Il n'a pas pris son envol. Étalée de tout son long, Eliance est dans la paille, le nez littéralement dedans. Elle ne bouge pas. Elle n'a pas rebondi comme craint par Atro. Elle est juste tombée lourdement, le visage contre les brindilles de paille et de foin entassées. Ses épaules se trémoussent, seul signe d'une éventuelle survie à la chute. Elle rit. Elle rit réellement. Sans bruit. Ou plutôt, le bruit s'étoufffe dans la paille qui s'est invitée dans sa bouche, entre ses lèvres. Elle rit. Et c'est tout. Elle a sauté.

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Atropine
Oh Putain ! Elle va tomber !
Ah non ...
Si !
Naaaaaaaaan ...


Voilà, ça, se sont les petites voix dans la tête d'Atro. Ses yeux vont de la rouquine aux bottes, et inversement. Parfois, elle lance même un regard inquiet à son soutien brun, juste à côté d'elle. Comme si elle, elle saurait quoi faire. Mais personne ne bouge et la rousse chavire. Et là, la panique s'empare un peu plus de la demie portion. C'était tellement facile, quand elle ne devait gérer que ses propres humeurs. Elle n'était jamais triste, malheureuse, déstabilisée. Là ... Elle est tout ça à la fois à cause de quelques personnes. Mais ces personnes la font vivre aussi. Chacun à leur façon, et c'est bon. Elle ne regrette pas. Elle ne regrette rien.

Enfin là si. Elle regrette son idée de falaise factice. Elle regrette le saut, elle regrette surtout de n'entendre aucun son sinon celui sourd d'une masse qui s'échoue sur un tas d'herbes séchées comme une fiente de pigeon sur l'épaule d'un bourgeois en habits du dimanche. Alors les jambes courtes de la demie portions la porte jusqu'au presque cadavre de sa presque soeur en braillant un :


J'l'ai tué !

Et là, le corps qui vibre étrangement lui rappel les crises de la rousse. Celles qui la font passer pour une démente. Celles qui ne se soignent que grâce à un alcool fort. Celles qui paraissent dangereuses. Atro ne sait pas elle qu'Eliance se marre en silence. Elle ne sait pas qu'elle va bien, pour une fois. Elle pense juste qu'elle doit sauver la roussi blondasse et cherche désespérément une bouteille de digestif dans son barda.
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Eliance
Au bout d'un moment, le rire se calme. Davantage pour une question de survie que pour une question de ne plus rire. Allez vous marrer avec des touffes de paille dans la bouche et on verra si vous tenez longtemps sans vous étouffer. La roussi-blonde lève donc sa tête, enfin, et la tourne vers Atro.

Même pas !

Elle a le sourire béat des jours bienheureux et ne peut s'empêcher de reprendre son rire là où elle l'avait laissé en voyant la tronche déconfite de sa presque-soeur. Depuis quand Atro panique ? Y a-t-il un cheval dans la salle ? Grande première. Et ça redouble le rire de la Meringue écrabouillée.

Elle finit par tendre la main. Bien sûr, Atro a trouvé une bouteille. Elle a toujours une bouteille. Question de survie. Chacun se balade avec coeur, estomac, rate, entre autres. Atro, elle, se trimballe avec sa bouteille de la même manière vitale. Un dernier regard amusé sur la plus-tellement-Teigne et Eliance pose ses lèvres sur le goulot.
Une gorgée. Moment parfait.


Tu d'vrais essayer. C'vraiment bien.

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Atropine
Qui devrait essayer ?!

Les yeux sont ronds et la Teigne est interdite. Elle réfléchit tandis que cette question lui trotte dans le crâne, juste sous la choucroute brune vissée sur ses épaules. La question n'est d'ailleurs pas formulée. Déjà pour ne pas qu'elle ai l'air ridicule, et ensuite pour ne pas qu'elle lui annonce que c'est à son tour, à elle, de sauter dans le (presque) vide. Elle a sauté une fois, d'une falaise. Elle grimpe aux arbres aussi, donc elle n'a pas franchement le vertige. Mais si Atro n'aime pas les chevaux et tout autres animaux, c'est parce qu'elle ne peut pas les contrôler.
Elle est obsédée par le contrôle. Si elle préfère l'arc, au corps à corps, c'est qu'elle a apprit à se jouer du vent, elle contrôle sa trajectoire alors qu'elle ne pourrait contrôler les coups portés par un adversaire. Alors lorsqu'elle grimpe au arbre, elle décide de la branche sur laquelle elle monte. Elle décide quand redescendre, comment et ou. Elle n'aime pas les surprises ou l'inattenu pour les même raisons. Et c'est surement pour ça que les relations humaines ne sont pas son fort.

Bref, la question trotte encore jusqu'au moment où, se tournant vers Mahi, elle lui lâche, sur d'elle.


Elle a raison, tu d'vrais y aller, ça t'fera p'tet sourire !

Bein oui, après tout, Atro n'est pas dépressive elle !
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