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[RP] The Law is the Law : Un Parrain imparable !

Maryah
Des mois qu'elle y pensait, retournant moult scénarii dans sa tête. Le danger était là, de plus en plus proche. La Bridée avait peur. Un peu pour elle, parce que l'idée de passer à la question par les ennemis des sanguinaires ne l'enchantait guère, mais surtout pour son fils. Quant à leur voyage en Alexandrie, et malgré toute la confiance qu'elle avait pour Ober et Ignace, elle ne pouvait effacer qu'elle y avait été esclave des années plus tôt, et que tout pourrait mal tourner une fois là bas, si tant est qu'ils atteignent le rivage un jour en évitant tous les pirates, comme Domdom le lui avait si bien expliqué.
Il fallait se rendre à l'évidence : si elle venait à mourir ou à être enlevée ou si abîmée qu'elle ne pouvait plus subvenir aux besoins de son fils, qu'adviendrait-il du petit Percy ?
Son père était aux abonnés absents, et s'il n'était pas déjà mort, il ne tarderait pas à l'être. Elle l'avait vu en Berry, il n'était plus que l'ombre de lui même , morcelé, brisé, jamais il ne se relèverait. Un vaurien, comme on disait par chez elle. Bien entendu, son fils méritait mieux. Mille fois mieux. Dix-mille ... cent-mille ... bref, vous comprenez.

Les femmes n'étaient pas bien vu dans la société d'aujourd'hui ; or, les seuls hommes qui avaient eu un lien paternel avec l'enfant, se comptaient au nombre de deux. Dolgar et Torvar. Le premier, devenu borgne, avait laissé dans l'aventure quelques doigts et une bonne partie de sa mémoire. Il avait oublié jusqu'à l'enfant, jusqu'au fait qu'il avait fait déménager la bridée et son fils d'Empire pour les conduire chez lui, d'où il avait admirablement disparu. Pour mieux réapparaitre et se maquer avec une autre, sans enfant et sans tourment. Torvar avait été mercenaire aussi, et son cœur avait su rester dur. Ses sens lui servaient constamment à repérer les dangers, il n'était dupe de rien, et elle ne doutait pas que pour Percy, il se battrait jusqu'au bout. Il s'était occupé de Percy comme un père l'aurait fait, lui apprenant à nager, à monter, à couper du bois, à combattre ... certainement. Il avait un certain sens moral, ce qui avait pour don d'énerver Maryah, mais qui était parfait pour faire l'éducation d'un enfant. Il était droit, intraitable, et incorruptible. Elle avait souvent eu peur que Torvar soit trop dur avec l'enfant, mais elle savait que Percy l'admirait ; il était le Chevalier, le chasseur de dragons, et Maryah souriait quand l'enfant lui racontait les attaques de chatouilles, ou encore quand elle le surprenait à fredonner une chanson de cosaques. Les enfants se contentaient de peu, et chaque jour qui passait elle lui donnait tout l'amour dont elle était capable. Il n'oublierait pas ça.

C'est comme ça qu'elle s'était retrouvée à chercher un avocat qui pourrait rédiger, et le parrainage, et le testament. Elle avait du faire un acte bien reprochable et disons le totalement illégal, pour se procurer la somme d'argent nécessaire et se payer les services de la meilleure. Tout était prévu. Même de quoi la soudoyer en cas d'opposition. Maryah avait rarement touché autant d'argent, et elle en remerciait encore la brune. Une lèvre fendue, un poing gonflé caché sous les gants noirs, quelques côtes abîmées bien tenues par le corset, une nuit en Enfer, mais l'jeu en valait la chandelle. Et puis, pour l'occasion, elle avait revêtu une jolie robe noire, stricte, elle avait même fait attacher ses cheveux. Elle avait presque l'air d'une dame, si ce n'était sa peau un peu foncée et ses yeux bridés. Ce jour devait être mémorable, et officiel. L'enfant était gardé par la Nounou a quelques rues de là, et elle comptait bien fêter ça avec lui, si tout se passait au mieux.

Le dernier sujet de doute, c'était ... le Parrain. Le Cosaque. Allait-il venir ? Alors que les courriers de l'étrangère étaient restés sans réponse. Alors que Eliance lui avait raconté qu'il chevauchait aux côtés d'une vraie femme, digne, respectable, et tout et tout, qui avait des enfants, dont un en particulier auquel le Cosaque semblait s'être attaché. Alors qu'il avait avoué à Maryah qu'il ne l'aimerait jamais ... Soupir. Elle triturait ses gants noirs, nerveuse. Les bottines féminines également l'indisposaient, bien qu'elles la protègent du froid et de la pluie. Elle attendait là, sous le porche des avocats du Dragon. Le rendez-vous avait été pris des semaines plus tôt, avec une certaine Elisabeth Stilton. Espérons que le cosaque viendrait et qu'il ferait preuve de quelques manières. C'était pas un Seigneur, il ne pourrait pas adouber son fils ou le prendre à son service, mais la loi se rangerait de leur côté. Et l'argent ferait le reste.

La pluie tombait, les nuages gris défilaient. Journée pluvieuse, journée heureuse ? Des sabots retentirent, elle reconnut le cheval blanc qui arrivait. Explosion dans son cœur. Il était là. Percy ne serait pas rejeté une fois de plus. Percy aurait un parrain. C'était comme une garantie de belle vie, aux yeux de Maryah. Elle se souvenait que le Cosaque lui avait dit qu'il se renseignerait pour faire entrer Percy comme palefrenier puis écuyer au service de connaissances. Elle savait qu'il ferait au mieux pour l'enfant. Et c'est malgré elle, qu'un sourire s'afficha sur son visage. Elle s'était promis de ne pas se fâcher avec lui, ni d'avoir aucun geste qui pourrait paraître engagé ou déplacé, et pourtant de le voir là, elle n'avait qu'une envie, c'était de lui sauter au cou et de le remercier infiniment. Toutefois ... son sourire s'estompa bien vite. Qu'est ce que c'était donc que ça ? Cette couleur là ... qu'il arborait étrangement ... sur le cheval ... tel un blason ... une bannière ... tel un Seigneur ...

C'est donc bouche bée, le regard perdu allant de lui au cheval, qu'elle accueillit la descente de cheval de Torvar.
Zen soyons zen ...


_________________
Torvar
Il y avait eu l’accident d’Eunice et ses neveux puis le voyage afin de trouver un médecin digne de ce nom… avec plus ou moins de chance, ils avaient fais des rencontres bizarres et non concluantes jusqu’à trouver le bon… pas de tout repos mais quand on avait donné sa parole…. Et puis il y avait eu le courrier de la mère de son fils qu’il avait envoyé bouler avec perte et fracas… la garce voulait lui donner l’enfant puis s’était ravisée en s’enfuyant… il avait simplement envie de la tuer celle-là mais pour le gamin il ne le ferait pas… quoi que… chienne de vie qui lui mettait constamment des bâtons dans les roues. Parfois, il ne demandait rien d’autres qu’un peu de paix le cosaque mais encore ça c’était trop cher payé. Alors quand il avait reçu le courrier de Maryah, il avait sauté sur l’occasion.

Maryah s’était du passé entre eux mais la bridée avait toujours eu un effet apaisant dans un premier temps avant de finir par lui mettre les nerfs en vrille par la suite… mais ça valait le coup de la côtoyer à nouveau… encore un peu… encore et encore… En fermant les yeux, il pouvait même se rappeler le parfum qu’elle mettait pour l’envouter, le soyeux de ses cheveux, le velouté de sa peau… Se ressaisissant, Torvar avait pris Vorobeï et s’en était allé par monts et par vaux, battre la campagne jusqu’à Paris afin de la rejoindre chez les avocats du dragon. Rien que le nom aurait plu à Percy et d’ailleurs, en parlant du gosse, il espérait le voir. A défaut d’avoir un fils de sang, il aimait à penser que Perceval était un peu à lui même si ce n’était qu’une illusion… Enfin illusion, pas tant que ça au final puisque sa mère avait décidé de faire de lui le parrain de l’enfant. A défaut d’être un père, il serait un guide, un pilier dans sa vie, un modèle.

Un sourire aux lèvres, Torvar avait fait le voyage, seul, sans être accompagné d’un homme à lui. Depuis qu’il avait accédé à un statut différent de celui de simple ombre du royaume, il se sentait un peu à l’étroit dans ses déplacements et ses actions… lui qui se voulait un homme libre, issu d’un peuple libre… alors il avait pris la poudre d’escampette en laissant des instructions afin qu’on le laisse faire comme il l’entendait et s’était rendu au lieu de rendez-vous en solo. Il aurait voulu passer inaperçu mais quelque chose le trahissait, sans aucun doute. Les couleurs de sa seignerie qu’il portait sans aucun doute mais il ferait de son mieux pour les camoufler. Non pas qu’il en avait honte mais Torvar était un fin connaisseur des routes et en ces temps où l’hiver était encore bien présent et la faim tiraillant les estomacs, il se devait d’être prudent… Alors circulant sur les routes fréquentées, la lame de ses sabres bien effilée, le cosaque n’avait pris aucun risque. Au moindre doute, il s’en remettait à la providence pour trouver un village et rester au chaud quelques heures… Et finalement, aujourd’hui c’était l’instant crucial. L’heure de vérité.

Et malgré la pluie qui l’avait accueilli en ce jour particulier alors que le cosaque franchissait les portes de la ville de Paris, il donna quelques coups de talons dans les flancs de Vorobeï afin d’accélérer le pas pour retrouver Maryah. Des semaines qu’il ne l’avait pas vu, des semaines qu’il faisait le mort… Elle lui avait écrit son bonheur d’être sur les routes, de voyager avec Diego, d’avoir fait la paix avec ce dernier… même si leur passé commun et leur connaissance les faisait se rapprocher, Torvar avait ressenti le danger. Il savait l’homme dévoreur de femmes, il connaissait Maryah en mal d’amour… une étincelle et… et il ne voulait pas entendre parler de cette éventualité. Parce que le gaillard, il avait déjà envie de l’étriper parce qu’il faisait du mal à Eliance mais là, il s’attaquait à Maryah et à son futur filleul. Il allait pouvoir faire sa loi si d’aventure l’italien jouait au con avec Percy… Non mais !

Tirant sur les brides de sa monture, Torvar posa pied à terre à quelques pas de l’épicée puis il se tourna avec lenteur, cherchant de son regard une vérité qu’elle comprenait et dont il se serait bien passé de lui expliquer…. Mais Maryah resterait Maryah et il n’y échapperait pas… Pourtant, de son pas lourd depuis quelques temps, tirant sur les gants qui lui tenaient les mains au chaud et devant la mise en beauté de celle qui lui avait réchauffé sa couche à plusieurs reprises, il s’avança et sans lui laisser le temps de réagir, la prit dans ses bras.


- Je suis content de te voir entière Maryah… et je dois dire que tu es en beauté. Dois-je m’attendre à voir débarquer un homme à tes côtés ?

Question posée sans animosité, juste une certaine curiosité de la part du cosaque. Même s’il ne le disait pas, il s’inquiéterait toujours pour elle et son fils… s’il avait pu offrir des sentiments à quelqu’un… mais non… Torvar était et resterait un rustre de première à qui on reprocherait toujours de ne pas savoir aimer.
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Une idée, une envie d'un RP ? N'hésitez pas, je ne mords pas.
Maryah
Par Déos ! La voilà projetée contre le torse puissant du Cosaque, immobilisée entre ses bras par cette vague de frissons qu'il déclenche. S'il y a bien une chose à laquelle elle ne s'attendait pas, c'est ce genre d'accueil de sa part. ça lui rappelle la nuit d'orage où elle était venue le rejoindre, l'étreinte nu contre nue en passant la peau d'Ours sur ses épaules, et bien d'autres étreintes peu aristotéliciennes. Humpf ... Toujours déroutant, toujours là où elle ne l'attend pas. Et puis c'est pas du jeu ! La serrer comme ça dans ses bras ... humpf ... elle s'y blottit un instant, sentant remonter quelques souvenirs et sensations d'un temps passé, puis s'écarte doucement, ou "s'arrache à lui" serait plus juste.

Le temps que ses idées reprennent leur place, elle le regarde, lissant la capeline sur ses épaules et les pans de sa robe. Dire qu'il vient de lui faire un compliment ... Mouarf. Jamais il fait ça ... jamais hein. Et le Jour où il faut pas, BAM ! Du coup, elle a l'cœur qui s'emballe, les jambes qui tremblotent, les côtes qui se rappellent à elle, et elle bafouille comme une débutante. Non parce que déjà l'truc qui ressemble à un blason ça la rassure pas ... si ça se trouve, la femme là, l'Eunice c'est une Noble, il est entrée à son service ou pire ... elle compte l'épouser et lui fait porter le blason de famille en signe de fiançailles ou ... Haaaaaaaaaaa ! Et c'est lui ... oui lui, qui lui demande si ELLE est accompagnée ? Non mais l'hôpital qui se fout de la charité !

Le stress la submerge. Torvar va être le parrain de Percy. Il aura autorité sur lui, il sera décideur aussi dans son parcours, il pourra l'introduire dans les meilleurs milieux. Il incarnera son guide, son mentor ; peut être même qu'il l'emmènera au bordel pour faire son éducation. Panique dans le regard. C'est pas le moment de s'énerver, ou de rentrer dans les explications ou disputes. Elle s'efforce de penser au seul et unique cas qui commence par : " si je meurs ... ". Oui si elle meurt, Percy aura besoin de compter sur quelqu'un, indépendamment des p'tites humeurs et nervosités de sa mère, à l'heure actuelle. Garder la tête froide, il lui faut garder la tête froide.


Je ... je suis contente de voir que tu es en forme ... aussi. Eliance m'a dit ... 'fin j'avais cru que tu cherchais un méd'cin pour euh ... pour toi. J'ai su après qu'il n'en était rien ...
Je ... je te remercie d'être là.
...
Nous n'attendons personne, aucun homme à mes côtés, à l'exception de mon fils. Il attend à l'auberge, sous bonne garde.
Tu ... tu es prêt ?
Enfin ... tu veux vraiment le faire ?
Si tu dois changer d'avis c'est maintenant ou jamais hein ...
J'avais ... préparé un p'tit rappel de la fonction de parrain ... attends euh ...


La nervosité grimpe d'un coup. Elle en fait tomber la petite pochette noire sans s'en rendre compte, elle cherche dans les poches intérieures de la cape, tapote ses jupons pour trouver le petit parchemin, sans succès. Elle mordille le gant qui cachait la main gonflée, le retire d'un coup sec de la tête vers l'arrière, glisse ses mains gelées dans les poches et finit enfin par le trouver.
Petit sourire gêné en lançant un rapide regard au Cosaque, toujours aussi grand et charismatique, prend une grande inspiration et un ton solennel avant de lire :


" ... à savoir que le parrainage créé un lien de parenté non seulement entre parrain et baptisé, mais en même temps un lien de "compaternité" entre le parrain et les parents du baptisé." ... Arf non pardon c'est pas ça ... ça c'était pour l'fait religieux ... arf mais qu'est c 'que j'ai fait de ce papier ... attends hein ... ha voilà !
" Les pseudo-liens de parenté sont au nombre de trois : le parrainage, l’adoption, et la fraternité artificielle. Le baptême n’entraîne pas tant une relation entre le parrain et l’enfant qu’entre compères, commères et les parents du nouveau-né. L’amitié du parrain et du filleul paraît plus aléatoire et dépend de la façon dont les liens seront entretenus par la suite. Ceci ne contredit pas le fait que les liens amicaux peuvent s’étendre sur plusieurs générations. Tant que l’enfant est mineur, il reste sous la protection de la famille stricto sensu. Adulte, il peut bénéficier de l’aide des amis de la famille et réactiver la parenté spirituelle. Entre-temps, l’enfant aura grandi et appris la manière de se comporter vis-à-vis de son ami et notamment saura le saluer correctement."


Une bourrasque de vent emporte ses maigres recherches législatives, et le parchemin retombe vivement dans une flaque d'eau. Maryah ferme les yeux, se sentant maudite, tentant de garder un peu de dignité.

Bref ... l'Avocate nous redira tout ça, mais puisque d'un point de vue religieux, c'est pas franchement possible, tu seras le Parrain ... 'fin compère de Percy. Ta mission étant de veiller sur lui, en particulier en ce qui concerne son éducation. Et si j'devais mourir, tu deviendrais son Tuteur ...
Tu ... tu es d'accord ?


Voilà qu'enfin elle relève ses yeux sur lui, plus nerveuse que si elle venait de le demander en mariage. Elle est tout de même en train de confier indirectement son fils à quelqu'un ... et pas à n'importe qui.
Sa voix se fait plus faible, alors qu'elle force pour renfiler son gant qui peine à glisser sur la paume qui a doublé de taille :

Tu me promets que tu prendras soin de lui quelque soit les circonstances hum ? Même si tu devais t'remarier ou avoir ton fils à toi ? Tu me le jures hein ?

Boule dans la gorge, ses mâchoires se serrent visiblement, et les yeux le transpercent littéralement. L'heure de vérité est là ... le serment de sang pas loin.
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Torvar
Il la retenait encore quelques instants, par plaisir, par envie, par défi aussi… Maryah c’était la seule qu’il avait laissé l’approcher depuis bien des années et elle essuyait les plâtres, à chaque tentative. La pauvre… le cosaque se rendait bien compte de la souffrance qui lui infligeait à chaque fois. Elle lui avait pourtant offert ces mots d’amour qu’il avait rembarré aussi tôt pour lui dire que lui, il ne l’aimait pas… Réalité ou mensonge, ça n’était plus au goût du jour.
Torvar avait décidé, Torvar avait tranché !

Leur passé commun avait, certes, des bons côtés mais il était aussi entaché de quelques dératés… d’un côté comme d’un autre mais il y avait une chose qu’il savait le slave c’était qu’il serait toujours là pour Maryah et son fils, quoi qu’il en dise. Lorsqu’il lui en voulait c’était souvent parce que quelque chose ne tournait pas rond, un acte avait été commis ou des mots avaient été prononcés… mais à chaque fois, il revenait vers elle ou elle revenait vers lui… mais il fallait se rendre à l’évidence, ce n’était certainement pas assez fort pour construire quelque chose ensemble… d’ailleurs, l’un comme l’autre ne semblait pas capable de construire… ils étaient plutôt réputés pour détruire alors quand on en était là… Les doigts du cosaque se serrèrent sur les épaules de la jeune femme lorsque cette dernière se recula afin de mieux parler, lui confesser qu’il n’y avait aucun homme à venir… *Tant mieux !* se pensait encore Torvar dans son étroitesse d’esprit, il aurait la mère et l’enfant pour lui aujourd’hui… pas de Diego en vue, pas d’amis qui voulaient lui arracher pour la conduire en Alexandrie, pas de comte ou de baron borgne près à la lui arracher pour son bon plaisir et pas de blond à l’Horizon… il souffla légèrement le cosaque avant de sourire aux hésitations de Maryah tandis que son regard soulignait les courbes parfaites qu’elle lui offrait sans s’en rendre compte dans cette robe qui lui allait à merveille… cela lui rappela celle qui lui avait offert à la venue de Matveï… Encore les souvenirs qui venaient s’accrocher à sa mémoire… il les chassa rapidement pour mieux plonger dans la réalité de l’instant. Toutefois, il fronça légèrement les sourcils.


- Tu me fais plaisir aujourd’hui Maryah… laisse Eliance et sa famille en dehors de tout ça… cette rousse a la langue bien pendue pour donner des informations qui ne sont pas nécessaires aux gens… Elle t’a fait te tourner les sangs parce que je sais que tu t’inquiètes toujours pour ma santé alors qu’il aurait suffit de dire que j’escortais une dame et ses neveux qui avaient eu un accident en Bourgogne...

Eliance, cette chère rousse naïve à un point qui en était écœurant, et qui plus est était la femme de Diego… non ça ne collait pas dans le tableau de la journée ce petit monde donc il les éjecta à grands coups de pieds loin de cette bulle qu’il tentait de créer. Aussitôt dit, aussitôt fait, la main du cosaque vint, de son revers, caresser la joue de l’Épicée.

- Ne me demande plus si je veux le faire. Je t’ai déjà répondu à plusieurs reprises. Ma décision est prise Maryah, depuis longtemps… Si je le pouvais, j’adopterais même Percy mais je doute que son cher père soit d’accord… bien que de son accord, je m’en tape ouvertement tu t’en doutes mais par respect pour toi, je ne le ferais pas… du moins pas dans l’immédiat mais si un jour il y a besoin, je donnerais mon nom à Percy sans aucune hésitation alors oui, je veux être son parrain et arrête donc de trembler comme une feuille… on croirait que je vais te bouffer toute crue… bien que ça ne me dérangerait point mais le lieu me semble mal choisi pour ça, en plus sous la pluie… je doute que l’avocate que tu ais choisi apprécie…

Un sourire en coin qui étirait les lèvres du cosaque et le voilà déjà qui imaginait la scène. Un peu de fantaisie de la triste vie qu’il s’offrait ces derniers temps… l’hiver lui paraissait bien long, sans doute à cause des nouvelles d’Ermelyne qui était venue lui rappelait qu’il avait un fils, de son sang et que par choix, il mettait une croix dessus… c’était sa douleur, sa déchirure… elle lui avait enlevée durant un an et elle revenait, la bouche en cœur dans sa vie pour lui dire que finalement ils étaient encore de ce monde… elle avait été abjecte sur ce coup-là et pour lui-même comme pour son fils, il aurait préféré que Vlad meurt… cet enfant n’aurait pas eu à subir et le caractère irresponsable de sa mère et l’intransigeance de son père… mais non, l’égoïsme maternel avait fait qu’il était bien vivant et qu’il ne le verrait jamais… son choix avait été fait, non pas un coup de tête mais murement réfléchi… Ermelyne n’avait aucune parole ce n’était pas maintenant qu’elle lui laisserait son fils alors autant le considérer comme inexistant… Percy lui était bien en vie et Torvar ferait tout pour le protéger… ainsi en avait-il décidé depuis que ses yeux s’étaient posés sur lui, un certain hiver… Et puis soudain, la voix de Maryah le ramena à des choses plus concrètes.

- Mais oui je suis d’accord, faut que je te le dise comment ? En cosaque ? Tu veux un serment du sang ?

Il n’était plus à ça près… une petite cicatrice de plus ou de moins, quelle importance si ça pouvait lui faire comprendre qu’il ne faisait pas ça à la légère. Et puis soudain, Maryah sembla terrorisée, le regard de Torvar lui déjà scrutait ses mirettes pour savoir quoi penser…

- Hé, ho… Maryah c’est moi… tu me connais quand même… bien évidemment que je prendrais soin de Percy quelque soit les circonstances… et oublie ces drôles d’idées que tu as sur un éventuel mariage me concernant. Ce n’est franchement pas le moment ni à l’ordre du jour… je ne vois pas pourquoi tu penses à ça… et puis pour mon fils… je considère Percy comme le mien et de cela ça ne changera pas. Tu es la mieux placée que quiconque pour savoir que les liens du sang sont importants mais pas que…

Afin de détendre l’atmosphère, Torvar sourit en lui disant, la tenant à bout de bras.

- Ah mais c’est ça, tu veux que Matveï revienne pour me faire la peau… et bien bravo jeune dame…

Le cosaque n’avait jamais été tendre mais il avait aussi compris que Maryah faisait un véritable effort pour que tout se passe bien. Le fait de lui confier son fils était une marque de confiance mais quelque chose qui les liait à vie… Et d’un mouvement auquel elle ne s’attendait pas, Torvar prit le visage de Maryah dans ses mains et tout contre ses lèvres lui murmura « je te le jure » avant de sceller cet aveu par un baiser à peine appuyé pour ne pas la choquer.
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Une idée, une envie d'un RP ? N'hésitez pas, je ne mords pas.
Maryah
Etait-il poli juste pour s'assurer que Percy soit son filleul ? Ou pensait-il vraiment tous ces mots gentils qu'il disait ? Et ces mains, posées sur ses épaules, étaient-elles là pour s'assurer qu'elle ne s'écroule pas sous ses jambes tremblantes, ou était ce pour symboliser le lien qu'il y aurait à vie entre eux ? Tant de questions qui défilaient dans la tête de Maryah, et assombrissaient son regard quand celui ci croisait les aciers cosaques.
Dire qu'elle s'était préparée à la froideur habituel de l'Ours, qu'elle s'était préparée à parer ses attaques, à ne pas répondre aux piques et critiques attendues ... et là, il était si ... soutenant, bienveillant ... qu'elle en perdait son latin.

Ne pas parler d'Eliance et sa "famille". Elle avait bien reçu le message, mieux valait éviter de parler de l'Italien et des jumeaux. Cela l'arrangeait franchement, elle n'était pas fière de ce qu'elle avait fait, ni de ce qu'elle ressentait. Et elle avait parfaitement conscience que le rejet du Cosaque avait contribué à faire tomber Maryah dans les premiers bras aimants et consolants qui étaient passés. Sûre qu'au départ, il y avait eu cette pulsion charnelle vers Diego, à cause d'Eliance dont Maryah était persuadée que si elle avait pu s'attirer les faveurs du Cosaque, elle ne s'en serait pas passée ; et grâce aussi à Sarah, dont l'Italien faisait revivre la mémoire. Mais si le départ précipité de Nevers, après les aveux du Cosaque qui avait avoué ne pas l'aimer, mais aimer ce qu'il pouvait être pour Percy, ne s'était pas passé ... qui sait ce qu'il serait arrivé ? Alors, non, mieux valait ne pas en parler. En plus, cela aurait réveillé en elle, le manque de plaisir que deux corps consentants pouvaient s'apporter.

La main rugueuse aux longs doigts caressa sa joue, la faisant frissonner une fois de plus, et ses ébènes coulèrent dans le regard du cosaque, si sincère en cet instant. Aucun doute dans ce qu'il allait faire, il avait même penser à l'adoption ce qui étonna Maryah. Elle aussi y avait pensé. Elle comptait bien faire passer Niallan pour mort, et il le découvrirait au cours des échanges avec l'Avocat. Elle avait juste écarté cette possibilité, car les droits des hommes étaient bien plus forts que ceux des femmes ... si tant est qu'une femme ou une mère ait des droits. Elle redoutait que, sous prétexte de formation militaire, chevaleresque ou autre, Torvar lui retire son fils. Son instinct maternel se révoltait à cette idée, malgré toute la confiance qu'elle avait en lui. C'était son fils, la chair de sa chair, certainement le seul homme capable de rester un peu à ses côtés, et la seule raison à son existence. C'était ce petit bout de 6 ans maintenant qui lui donnait tous les courages, toutes les audaces, dont celle de s'accepter aussi imparfaite qu'elle pouvait être.

Avait-elle rêvé ou venait il de dire qu'il l'aurait bien bouffé toute crue ? Elle haussa un sourcil, étonnée, amusée aussi un peu. Le Cosaque si dur, si froid, si détaché ... venait-il d'avouer une faiblesse humaine ? Déos savait que mieux valait qu'il ne vienne pas jouer sur ce terrain ; la bridée manquait de chaleur et de contact humain, d'autant plus depuis que l'Italien avait éveillé l'ensemble de ses sens. Et même si ses sentiments pour l'Ours qui l'avait rejeté étaient bien enfoui, sous l'amertume liée à la peur de l'abandon et celle de n'être jamais assez bien pour les gens, ils étaient encore là. Elle était incapable de le détester ou de lui faire payer. Sa mâchoire se contracta malgré elle, alors qu'un sourcil se levait, avant de ponctuer :


Je tremble parce que j'ai froid. J'supporte pas l'hiver dans ces Royaumes, c't'inhumain. Pis entre nous ... c'ui qu'y a l'habitude de bouffer l'autre hein ...

Petit sourire au coin des lèvres, alors que la venue de passants qui se rendaient au dit lieu les contraint au silence et à la décence. Juste le temps que quelques souvenirs lui reviennent en tête, et que ses joues se rosissent légèrement. Bien facile de l'aguicher quand ce n'était pas possible, et de faire le sérieux pas intéressé quand la "chose" était possible. Tssss ... Bref, il fallait qu'elle pense à autre chose, et l'évocation du serment de sang le lui permit. Elle le fixa et hocha la tête ; oui, quand les papiers seraient signés, en d'autres lieux, elle exigerait un serment de sang. Avec la dague au motif ottoman que Torvar lui avait offert d'ailleurs, et qui reviendrait dans quelques années à Percy. L'avantage avec les serments de sang, c'est qu'elle avait pu constater avec l'expérience que ceux qui se dérobaient à leur promesse, mourraient. Une promesse est une promesse. D'autant plus quand il s'agissait de son fils.

Et puis tout s'enchaîna très vite. Le regard rassurant, la présence indélébile, la promesse murmurée, les lèvres de l'homme sur les siennes. Un tout qui eut pour effet de la convaincre, et de lui faire monter le sang au visage. Ce contact si intime avait été tel un coup de fouet qui lui donnait tous les courages. Du coup, elle agrippa son col et lui rendit un baiser digne de ce nom, profitant de son énergie et scellant la promesse.
Elle le relâcha innocemment, et passa un pouce à la commissure de ses lèvres, avant de vérifier que sa coiffure était restée en place. Elle se baissa pour ramasser sa pochette noire, et le regarda enfin :


Bien ... nous voilà prêts ... quand faut y aller, faut y aller ...

Un léger signe de tête, avant de reprendre ses esprits et s'engouffrer dans le hall des Avocats du Dragon. Encore des dragons ... décidément Percy les poursuivait, lui le futur grand dresseur de dragons. Elle s'approcha de la stricte hôtesse d'accueil, à l'air aussi aimable qu'un chien affamé prêt à vous dévorer, et la salua :

Bien le bonjour. Nous avons rendez-vous avec Maître Elisabeth Stilton, pourriez vous l'informer que son rendez-vous de 10h est présent ?

Un petit sourire et un clin d'œil lancé au Cosaque. Il était désormais trop tard pour reculer. Leurs vies allaient être liées à jamais d'icy moins d'une heure.
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Elisabeth_stilton
La blonde avait un drôle de rendez vous ce jour là, elle n'était pas sur d'avoir tout compris clairement mais elle était toujours là pour conseiller les gens dans leurs démarches. Aussi elle attendait plusieurs personnes ce jour ci. Le bureau avait été préparé à cette occasion, sachant qu'elle n'avait jamais laissé celui qu'elle avait en arrivant à l'université du Dragon, celui qui faisait peur à beaucoup de monde. Elle avait fait préparer des boissons et un petit en cas. A l'heure prévue, un valet annonça l'arrivée de ses clients.

Installez vous et expliquez moi ce qui vous amène chez moi.
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Premier Ecuyer de France et héraut généalogique de N à Z. ~ Si vous voulez jouer, un MP.
Maryah
Maryah ne s'attendait pas vraiment à ça. Pendant l'attente, angoissée, le regard rassurant du Cosaque l'aidait à se calmer et à se dire que tout allait bien se passer.
Lorsqu'ils furent appelés, elle suivit sans un mot le valet mais ne put cacher sa surprise en voyant l'avocate qui les recevait. Une petite blonde aux yeux bleus qui n'pouvait rien cacher de sa condition de noble. Une nausée envahit Maryah, et puis elle passa la main à sa ceinture où les petites bourses rebondies d'écus avaient pris place, et se rassura.
Elle avait aujourd'hui les moyens de se payer les services de ce genre de personnes. Il n'y aurait aucun obstacle à son souhait, et son fils serait toujours sous la bonne garde de Torvar.

Un regard plus tard au Cosaque, et elle répondit à la simple question qui était posée :


Je vous remercie de nous recevoir. L'affaire est simple. J'ai un fils de 6 ans, dont le père n'a jamais reconnu la paternité et qui est porté pour mort à ce jour. Autant considérer que je suis veuve.
Je voudrais toutefois que mon fils ait un modèle masculin et un homme ... sage ... pour prendre soin de lui et de son avenir.
Messire Torvar, icy présent, nous a souvent tendu la main dans les moments difficiles, que réserve la vie à une femme s'occupant seule de son enfant.
Je souhaiterai que ce Messire devienne le Parrain de Percy, et que dans le cas où il m'arrive quoique ce soit, il soit son Tuteur. Bien sûr, je voudrais m'assurer que ce choix soit reconnu publiquement, aux yeux de la Loi et qu'il soit incontestable.


Clair et net. Elle avait tenté d'être aussi concise que la Dame. Maintenant il ne restait plus qu'à attendre ses propositions.
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Elisabeth_stilton
C'était une affaire simple en somme. Hérétique, au sens large du terme, pour certains selon que l'on se classa dans une catégorie cependant Elisabeth quand il s'agissait de droit ne faisait pas d'état d'âme et séparait les choses. Aussi accéder à la requête de la femme serait simple, très simple.

Faire un document officiel n'est pas un soucis. Je signe comme témoin officiel, vous aussi et le tour est joué. Un document scellé par un de nos membres a une certaine valeur juridique. Sachez néanmoins, que rien n'est vraiment nécessaire, aucune loi ne régit les rapports entre les gens, hormis pour les nobles. Donc il me faut les noms complet de tout le monde y compris du père c'est mieux. Voulez vous une portée religieuse ou le terme de parrain est plus dans le sens civil comme un soutien ?
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Premier Ecuyer de France et héraut généalogique de N à Z. ~ Si vous voulez jouer, un MP.
Torvar
Maryah restera toujours Maryah et leur histoire, toujours entre guillemets dans la vie du cosaque. Il ne pouvait peut être pas lui dire qu’il l’aimait parce que certains mots restaient coincés dans son gosier… de les avoir prononcés par le passé cela avait condamné les femmes qu’il avait aimé alors aujourd’hui, il faisait taire ses sentiments pour que le sort ne s’acharne plus. Toutefois, il pouvait lui dire qu’il la désirait mais cela n’avait pas été suffisant même si l’Epicée en était consciente...non cela n’était pas suffisant pour sauvegarder les quelques avantages qu’ils avaient en commun. Alors aujourd’hui encore ils se taquinaient pour un rien… la voir sourire était pour l’ancien mercenaire un moment de joie immense qu’il tairait comme à l’accoutumée… Et puis il y avait eu de l’eau coulé sous le pont. Il savait Maryah à droite, à gauche sur les routes, en compagnie de gens qu’il n’aurait jamais souhaité qu’elle garde près d’elle… Il ne se leurrait pas le cosaque, il avait du vécu et son épicée n’était pas une bonne sœur alors il fermait les yeux, tentait d’oublier ce qu’il savait pour lui offrir une belle journée. Pas envie de tout gâcher, non pas aujourd’hui.

D’ailleurs, Maryah prit les choses en mains et les firent rentrer dans le cabinet de cette avocate dont il ne doutait pas les compétences mais dont il se serait bien passé. Torvar serait toujours là pour Percy, que Maryah le veuille ou non. Cela n’avait aucune importance à ses yeux mais puisqu’elle voulait mettre les choses en ordre, il la laisserait faire. C’était son fils, son petit et en digne louve qu’elle était, il abdiquerait.
Donc, entrant à la suite de son Epicée, il prit le temps d’observer comme à l’ordinaire. Le bureau mais aussi la femme qu’il avait devant lui. Maryah expliquait le pourquoi du comment de la chose et lui ressentait les choses, se faisant son idée sur ce qui irait et n’irait pas. S’il fallait signer un papelard, il le ferait et après il prendrait la mère et l’enfant sous son bras et reviendrait là où ils auraient la paix… voilà, qu’on leur foute la paix parce que le ton de l’avocate ne lui plaisait pas au cosaque et quand ça ne lui revenait pas, c’était que déjà on partait avec un handicap. Même qu’à cet instant-là, il aurait préféré être avec Percy au milieu des chevaux qu’il éduquait… c’était dire… Et puis la conversation lui fit tendre l’oreille. Un peu plus qu’il ne l’aurait voulu mais certains mots s’accrochaient à lui jusqu’à ce qu’il comprenne pourquoi.


- La loi ne régit les rapports entre les gens hormis pour les nobles... donc à vous comprendre, les nobles qui deviendraient parrain d’un petit garçon sont soumis à des lois particulières ?

Le regard de Torvar se posa enfin sur la blonde et l’observa sans sourcillier. Il en avait vu d’autres et ce n’était pas demain la veille qui changerait d’attitude. Fallait pas non plus pousser… Et se redressant fièrement, il continua.

- Autant que je me présente, c’est moi le parrain en question. Torvar Kedzia Nazarov, seigneur de Cheny d’où ma curiosité.

Pas la peine de jeter un œil à Maryah, il savait déjà qu’elle lui tordrait le cou plus tard. Pour le moment, il voulait savoir à quoi s’en tenir même si au final ça ne changerait rien à sa façon de considérer Percy. Pour un peu il lui demanderait bien à la blonde… non… si… trop tard, il était lancé.

- Et je pensais à quelque chose… je sais que son père est… absents depuis sa conception… Puis-je donner mon nom à mon filleul en l’adoptant même du vivant de son géniteur ?

Fallait qu’il la fasse celle-là, fallait qu’il soit certain… au diable le pater qui de toute manière s’en foutait de son gamin. Percy était bien plus son fils que celui de l’autre taré alors oui, l’adopter était aussi envisageable que le parrainage aux yeux du cosaque !
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Une idée, une envie d'un RP ? N'hésitez pas, je ne mords pas.
Elisabeth_stilton
Elisabeth ne leur réserve pas un traitement de faveur, non elle est comme ça avec tout le monde, froide et professionnelle. Les seuls à profiter de sa chaleur sont ses enfants en privé depuis peu et son époux. Éventuellement quelques amis mais ils sont rares à percer la carapace de notre anglaise. Elle ne réagit même pas au ton de l'homme, au final elle en avait connu des pires et plus coriace que lui. Elle le laisse finir avant de répondre, elle aurait pu sourire car au final il était vraiment tombé sur la bonne personne.

Et bien oui les nobles ont des contraintes supplémentaires en ce qui les concerne mais pas en dans votre cas, du moins pas en simple parrain et tuteur car il n'y a pas de fief en jeu. Enfin vous avez de la chance mine de rien le héraut qui s'occupe de votre famille c'est moi. Pour l'adoption, il faut normalement un accord écrits des deux parents en vie pour que l'enfant puisse être adopté. Après si vous me dites qu'il est mort je ne vais pas vous demander un certificat de décès non plus.


Comment ça la blonde est pas carrée ? Ba ouais elle n'aime pas les hommes ou les femmes d'ailleurs qui abandonnent leur enfants comme ça aussi elle se permet des largesses.

Bien sur cela ne prive pas sa mère des droits sur son enfants puisque une seule personne l'adopte.
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Premier Ecuyer de France et héraut généalogique de N à Z. ~ Si vous voulez jouer, un MP.
Maryah
Donc il me faut les noms complet de tout le monde y compris du père c'est mieux. Voulez-vous une portée religieuse ou le terme de parrain est plus dans le sens civil comme un soutien ?

C’est à cette phrase que Maryah s’était arrêtée. Elle avait souri discrètement. Aller faire passer Niallan pour mort, c’était culotté … un peu avancé peut-être, mais souhaitable. Leur fils méritait mieux. Percy avait besoin de quelqu’un sur qui compter si elle venait à mourir pendant sa vengeance en Alexandrie. Elle avait tourné son visage vers Torvar, souriant au fait que ça allait être des plus simples ; et certainement rapides. Torvar parrain … Oui, c’était vraiment ce qu’elle voulait, de façon civile, légale et incontournable. Si Niallan l’apprenait un jour, il ne pourrait rien faire. Il n’entrainerait pas son gamin qu’il n’avait d’ailleurs jamais reconnu dans les bordels, l’alcool, les drogues et tout ce qui le démontait au jour le jour.

Elle allait répondre à la femme de loi quand Torvar prit la parole. Elle lui adressa un doux regard, s’attendant à ce qu’il décline son nom … mais rien ne se passe jamais comme elle l’attend. Et encore moins quand il s’agit du Cosaque, sa montagne russe émotionnelle. Un coup elle l’adore, un coup elle le déteste. Elle le feu, lui la glace … ça finit toujours en glaçon fondu ou en vague de colère. Les tempêtes entre eux sont mauvaises, et ils se sont gentiment séparés. Mais elle n’oublie pas ce qu’il a fait pour elle, et le sentiment de sécurité qu’il dégage naturellement. Son charisme, ses petites attentions, sa droiture, et sous la glace quelques fêlures … qui lui ont parfois fait une petite place. Elle sait que Percy sera à l’abri auprès du Cosaque, envers eux-mêmes et contre tous. Elle ne doute pas qu’il bénéficiera des meilleurs enseignements pour être un homme droit, fier et juste.
Mais en ce jour, il a décidé de frapper un grand coup, et la surprise est immense !


Autant que je me présente, c’est moi le parrain en question. Torvar Kedzia Nazarov, seigneur de Cheny d’où ma curiosité.


Torvar … Seigneur … ça y est, elle le déteste. Encore et encore … Ses mâchoires se contractent fortement, elle ferme les yeux un instant, prend une grande inspiration. Elle bout ! Parce que bien sûr … ça … il a oublié de lui dire ! Forcément ! Un seigneur ! Non mais franchement !!! Se rend-il compte de l’engagement qu’il a pris ? Que tout vassal qu’il est, il va falloir qu’il gère des terres, et ceux qui y vivent, et puis qu’il peut partir à la guerre à tout moment … et que … Ooooh par Déos ! Cet homme la tuera un jour, d’un simple mot !

Sa tête se tourne vers lui, suffisamment pour cacher son expression à l’Avocate, et lancer un regard noir transperçant à Torvar. Elle qui déteste les Nobles, leur prétention, leur côté imbu d’eux-mêmes, ou leur pitié à deux sous … Torvar est un saigneur, pas un Seigneur ! Tout part en vrille là. Elle voudrait crier à la traitrise. La jointure de ses mains serrées blanchie jusqu’à en bleuir. Et pour le coup ce n’est pas le froid.

Mais le Cosaque n’a pas l’intention de s’arrêter là. C’était une simple mise en bouche surprise. Le plat bien plus costaud est déconcertant ne tarde pas à arriver.


Et je pensais à quelque chose… je sais que son père est… absents depuis sa conception… Puis-je donner mon nom à mon filleul en l’adoptant même du vivant de son géniteur ?

Nom … adoption … les mots s’enfoncent comme l’ancre d’un bateau, arrimé droit à son cœur. Passé l’étonnement, c’est pleine d’espoir et d’amour qu’elle le regarde. Percy aurait … un père. Il … il … il aurait une famille à part entière, il serait reconnu, il porterait le nom de son tuteur. Il ne serait plus le pauvre enfant aux yeux bridés et à la peau terne, mais le filleul d’un humble Seigneur qui a mené toutes les guerres. Il aurait un nom, une réputation … et un père de cœur, qui penserait à lui, l’aiderait dans ses choix, l’accompagnerait dans ses apprentissages de la vie. C’était bête pour tous ceux qui avait une famille, un clan, ou qui vivait en sécurité au sein d’une petite communauté. C’était juste inimaginable pour elle. C’était l’assurance que son fils deviendrait quelqu’un …

Le ridicule ne tue pas et ses yeux s’humidifièrent un peu plus. Elle lui attrapa la main et lui tapota le genou, un instant envahit par l’émotion, écoutant attentivement l’avocate qui l’avait complètement rassurée quant aux droits de la mère. Elle adressa à la femme un grand sourire empli de reconnaissance, et sa tête fit un mouvement d’acquiescement de haut en bas.

Toutefois, elle avait besoin de s’assurer d’une chose, et se tourna à nouveau vers Torvar :


Mais euh … Torvar … tu … tu es sûr ? Je veux dire … c’est pas rien d’adopter un enfant … aux traits étrangers en plus. Ça pourrait t’attirer des ennuis et euh … ou alors … enfin tu sais comme Percy est demandeur … est ce que tu sauras … non … est ce que tu voudras … arf … attends j’vais mettre mes mots dans l’ordre ! Veux-tu vraiment adopter Percy ?

Le moment était juste énorme. Elle n’y croyait pas. Si elle avait pu, elle aurait couru dans tous les bureaux, et aurait fait les cabrioles de Percy dans la rue. Elle n’en fit rien. Elle se contenta de poser ses grands yeux noirs sur Torvar, et d’espérer en silence, tentant de calmer les battements de son cœur, plus bruyants qu’un escadron de chevaliers !
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Torvar
Torvar avait redressé le nez quand l’avocate qu’il avait en fasse de lui avait annoncé qu’elle était celle qui s’occuperait de sa famille à l’hérauderie. Ainsi donc, il pouvait mettre un nom sur un visage puisque Philogène lui avait dis lorsqu’elle s’était occupée de son blason que ce n’était pas elle qui serait en charge des Nazarov… Le cosaque hocha doucement la tête histoire de bien assimiler la chose puis continua à écouter… Niallan mort ou tout comme, ça serait vite fait et puis si ça n’était pas encore le cas, le vieux loup des steppes se chargerait lui-même de son cas par une nuit sans lune et lui ferait rendre son dernier souffle afin qu’il ne pose plus de problème à personne. Ce gars était une vraie plaie ambulante, un parasite qui n’avait surtout pas à être appelé « papa ». Le gosse méritait qu’on s’occupe de lui pas qu’on l’entraine dans la déchéance et Maryah…

La voix de cette dernière tira le cosaque de ses pensées presque malsaines concernant le blond… malsaines ou simplement justifiées tout dépendait comment on le voyait. Mais revenons à Maryah… Torvar leva un sourcil, la regarda de son regard acier avec un léger amusement. Il savait qu’elle devait assimiler les données. Seigneur et Parrain voir Père adoptif… Et là il vit dans le regard noir cette colère sous-jacente qu’il connaissait si bien pour en avoir essuyé les plâtres mais finalement, Torvar s’en amusait. Il finit même par lui offrir un sourire mais aucunement moqueur, juste tendre. Et là, voyant l’hésitation de l’Épicée, il finit par lui répondre.


- Pourquoi faut-il toujours que tu me demandes si je suis sûre de vouloir le faire ? Je vais finir par penser que tu ne me fais pas confiance Maryah et ça serait un comble en ce jour mais…. Attends… tu veux peut être que je t’adopte aussi ? ça ne me pose aucun problème tu sais… à défaut de te passer la bague au doigt c’est un moyen comme un autre de devenir une Nazarov et je suis certain que Matveï en serait jaloux…

Il fit un clin d’œil à la belle étrangère pour laquelle il avait toujours eu un faible et pour laquelle il aurait toujours. Il y avait des personnes que l’on avait dans la peau à jamais, Maryah en faisait partie et il aimerait que cela reste ainsi… même si il savait qu’elle avait sa vie, ses fréquentations, ses amours… à son âge, il avait œuvré pour foutre en l’air sa vie privée à jamais alors il se contentait de ce qu’il avait et ce qu’on lui accordait, un point c’était tout. La vieillesse, la maladie… Dieu seul savait combien de temps il vivrait encore ici bas alors autant mettre ceux qu’il aimait à l’abri… Le cosaque tout fier qu’il était se tourna à nouveau vers Elizabeth, inspirant profondément avant de parler.

- Veuillez pardonner nos petits intermèdes… je sais que votre temps est précieux mais il est vrai que je désire donner mon nom à Perceval, le considérer comme mon fils, lui donner ce que tout petit garçon rêve d’avoir… une éducation, de l’attention mais aussi des réponses à ses questions et lui ouvrir le monde, lui offrir la chance de connaître ce que d’autres ne pourront jamais avoir… Aujourd’hui je peux le faire… Noble ou pas, je l’aurais adopté… sa mère avec si je le pouvais mais là je doute qu’elle accepte mon offre…

Sourire nostalgique, sourire qui cachait une légère tristesse aussi. Il n’avait jamais su lui dire les choses mais à sa façon il voulait la garder un peu à lui, lui faire comprendre que… mais l’Épicée était orgueilleuse tout autant que lui et la liberté avant tout… Il était temps de faire les choses correctement, pour tout le monde.

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Elisabeth_stilton
La blonde se mit à réfléchir, il existait une autre solution. Elle se demandait si elle pouvait en parler au "couple", ils pouvaient très mal réagir à sa proposition. Cependant c'est une option qui pourrait être intéressante pour eux. Oui mais l'intérêt de l'enfant était lui aussi préservé et ça la blonde, cela lui importait plus.

Hum je me dois de vous faire par d'une tierce solution qui a ses avantages et ses inconvénients. Le seigneur de Cheny peut déclarer cet enfant comme son illégitime. La différence majeure avec l'adoption est que maintenant on peut faire hériter ses illégitimes de sang. Si un jour vous avez un fief de mérite ou de retraite et que vous n'avez pas d'autre descendance alors vous pouvez lui faire hériter de votre fief. Impossible si vous déclarez une adoption. Il pourra toujours porter votre nom avoir un blason familial et tout ce qui s'en suit. Par contre aux yeux de tous il sera le fruit d'une union illégitime. Qu'en pensez vous ? Je vous laisse réfléchir avant d'acter l'adoption.
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Maryah
Maryah était entre rêve et réalité, elle avait du mal à croire tout ce qui se passait. La proposition relevée par Torvar la sonnait encore, quand il proposa de l'adopter elle. Il en était bien sur hors de question, et elle secoua lentement puis plus vivement la tête. Elle se rappelait la venue de Matvei et du clan, les jours où elle avait fait croire être sa femme, jamais elle ne pourrait passer pour sa pupille. Et puis, suffisamment de personnes étaient témoins de leur ancienne relation ... elle n'avait aucune envie de jouer sur le terrain des nobles, qui faisaient passer un chat pour chien.

Elle était encore sous le coup de l'émotion, difficilement capable de plaisanter en ce moment, son cœur se serrant à l'idée que Percy aurait un Père et un avenir assuré, quand l'Avocate repris son discours.
Déjà bouche bée, Maryah la scruta un temps, incapable de prononcer le moindre mot, étonnée de la proposition, mais encore bien plus étonnée d'avoir en fait devant elle, malgré une froide apparence, une femme qui avait l'air de travailler pour l'intérêt de l'enfant et qui était prête à fermer les yeux devant un mensonge. Un mal pour un bien, comme on disait. Elle ne put s'empêcher de sourire à la blonde, se demandant silencieusement si elle avait des enfants, si elle avait connu une situation similaire, ou si elle avait elle-même vécue la situation. C'était peut être une orpheline qui aurait aimé qu'un Noble tel que Torvar la prenne sous son aile. Un sourire tendre et empli de gratitude couvrit le visage de Maryah, qui regardait toujours l'Avocate.

Elle prit son temps pour réfléchir à la nouvelle proposition. Elle se rappela la rencontre de Niallan, et les événements qui l'avaient précédé ... le meurtre commis par Tord Fer, la prison Saint Lazare, le Bordel de la Rose Pourpre, le Duc Enguerrand, le p'tit Niallan ... ... la grossesse, le doute sur le père, les maltraitances, Peyrac le Mercenaire, la fuite, l'enfantement difficile et la délivrance proche de la mort. La perte de l'enfant.
Si quelqu'un remontait l'histoire, tel cet horrible Chevalier Stradivarius, cela ne pourrait que signifier que Torvar était un client du bordel, qu'il avait engrossé et entretenu une ancienne taularde condamnée à mort, et finalement devenue catin. Vous parlez d'un destin ...


Non ...
Elle reprit un peu plus fort, avec plus d'assurance.
Enfin je vous remercie Dame pour cette solution, mais elle n'est pas envisageable. L'enfant illégitime, l'héritage ... tout ça, ça sentirait le déshonneur pour le seigneur et les complications. Ce ne sont pas les rapaces qui manquent à ce royaume.
Non, je pense qu'il est préférable d'opter pour l'adoption et que ... la générosité du Seigneur de Cheny soit reconnue et ... remerciée.


A cette phrase, elle tourna légèrement son visage vers celui du Cosaque et lui sourit faiblement, inclinant la tête en signe de gratitude.
Percy n'a pas besoin d'un fief, de terres ou je n'sais quoi ; il a besoin de repères et d'un modèle masculin qui lui enseignera ce qu'il doit savoir pour bien s'en sortir dans la vie. Tu es d'accord Torvar ?

C'était sa façon à elle de protéger à la fois son enfant et Torvar de la méchanceté et de la violence des gens. Donner son nom, l'adopter, c'est déjà si inattendu ... Et la bridée se prit à sourire en imaginant son fils à 20 ans, un homme fiable et droit, qui se présenterait comme Perceval Kedzia Nazarov, héritier du seigneur de Cheny ...
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Elisabeth_stilton
Regard sur le noble. Parce que bon il pouvait aussi avoir son avis le monsieur, c'était lui après tout qui aurait à faire le choix.

Qu'est ce que je fais ? Un acte d'adoption ou une déclaration d'illégitime ?
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