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[Chambery] Funérailles d'Alinoë de Chenot.

Ayelle_de_chenot
Je me retins de pleurer et je me levais. J'allais près de l'officiante et commençais à parler à Xalta.

- Je vous remercie beaucoup !

Puis je me retournais vers l'église quasiment vide.

- Mère ne voulait pas que l'on parle d'elle. Elle était très secrète même si c'était avant tout une femme publique. Elle s'est toujours dévouée pour les autres, ne demandant pas grand chose pour elle que l'amitié vraie et sincère. Elle savait que c'était un vœu pieu et l'avait accepté. C'est elle qui a voulu cette cérémonie minimaliste. Si avait pu, elle n'aurait pas voulu de cérémonie du tout. Pour elle cette cérémonie est simplement sa manière de dire au revoir à sa vie terrestre. Je ne dirais plus rien sur ma Mère comme elle me l'avait demandée.

Je saluais une fois encore Xalta qui était l'amie de ma mère et qui devenait la mienne. Puis avant d'aller m'assoir, j'allais déposer une bourse pleine dans la corbeille. Je n'y avais même pas fait attention en entrant dans l'Eglise tant j'étais concentrée sur moi-même. je revins à ma place, tête baissée, ne voulant voir personne.
Je devais avoir une drôle de tête avec les larmes aux yeux et ma robe de bal.
Dacien_de_chenot


L'office a débuté et, pour ne pas en déranger le rite, il se glisse sur un banc inoccupé un peu en retrait. Qu'importe le devant de la scène ; c'est à leur père et à sa sœur que revient de conduire le deuil. Une fois de plus, il est seul ; Elektra l'a laissé sans un mot aux portes de la cathédrale. En d'autres circonstances il se demanderait pourquoi elle a fait la route avec lui pour le laisser là. Encore. Nouvelle fêlure dont pour l'heure il n'a pas pris conscience mais qui viendra sans doute peser dans ses choix.

Il ne s'attendait pas à cette église vide où résonne lugubre la voix d'Exaltation. Où sont donc les amis et courtisans du temps du faste ?
D'amertume ou de déception il n'a pas : il ne s'attendait pas à mieux de la part de courtisans, vautours à l'affut d'un repas qui ne coûte guère, mais son cœur se serre pour sa mère. Malgré sa démesure et ses exigences, elle se donnait sans compter jusqu'à s'y épuiser, oubliant toutefois qu'on ne peut s'attendre à recevoir parce que l'on donne. Parce que donner est un acte gratuit qui ne peut exiger de réciproque.
Étranges rapports entre la mère et le fils, émaillés de conflits. Elle exigeait quand il voulait donner par choix et elle y voyait rébellion quand il ne voulait qu'être reconnu.
Pourtant il sait qu'à sa façon elle l'a aimé. Tout comme il l'a aimée. Mais jamais elle n'a pris sa véritable mesure, cherchant en lui la noirceur en tout acte avant qu'une réconciliation leur laisse à tout deux un goût d'imparfait .
Et pourtant il est là, le fils qui l'a tant déçue de ne pas suivre la route. Elle avait tant d'ambitions pour lui qui n'en avait aucune en dehors de ce désir prégnant de devenir chevalier. Était-elle fière de lui ? Il ne le saurait jamais.

Il darda ses sinoples sur le dos de sa sœur. Ses épaules tremblaient : Ayelle pleurait.
Quant à son père, il semblait avoir vieilli de 20 ans en quelques jours.
Il fit signe à l'officiante qu'il ne parlerait pas. Les grandes douleurs sont silencieuses.

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Elektra.
Il n'avait pas fait un geste pour la retenir. Il n'avait pas du comprendre son recul, c’était évident. Sans doute n'aurait-elle pas du venir. Qui se souciait finalement de sa présence ? Elle n’était pas de la famille. Fut un temps, seule celle pour qui avait lieu cette triste cérémonie aurait pu la retenir. Par amitié, par complicité, par entraide. Mais tout cela avait disparu depuis bien longtemps.

Comme toujours, il y avait peu d’activité à Chambéry, et les abords de la basilique étaient on ne peut plus calmes. Elektra poussa un profond soupir. Il l'imagina, seul, muré dans son silence, aussi froid que la pierre qui soutenait l’édifice et près de laquelle il avait du se glisser.

*Allons. Fais de même. Ignore les. Sois là pour elle et pour lui. Que t'importe le reste.*

Elle se glissa alors par une petite porte latérale, heureusement qu'elle ne portait pas toute sa panoplie métallique ce jour là, et, ombre furtive, vint se placer un banc derrière Dacien, aussi silencieuse que la douleur qu'il devait ressentir. Comme bien souvent, il serait son paravent face aux choses qu'elle avait du mal affronter.

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Nerval
Encore en retard, toujours en retard. Bien entendue son amie Ali ne lui en aurai pas voulu elle avait l'habitude, que ce soit pour une visite amicale pour parler poésie ou politique, le Palatin avait toujours du mal à se lever de son arbre qui refleurissait. La tristesse qui l'avait affublé lorsque la mauvaise nouvelle arriva à ses oreilles n'avait d’égal que l'amitié qu'il lui portait. Elle était une personne qui l'avait accompagné dans son bonheur et dans ses multiples malheurs, sous son arbre comme sur le trône de Savoie. Ce genre d'ami si précieux que l'on peut les compter sur les doigts d'une main. Jamais un reproche alors que le temps passait, jamais une remarque, juste le plaisir de se voir lorsque le moment était venu.

Habillé sobrement mais avec un parallèle lui ressemblant il entra dans le lieu ou allait être officié la cérémonie. Famille ou proche, peu importe, ils étaient tous la pour rendre hommage a cette femme si importante.

La jeune fille d'Alinoe était en train de parler et il se posa discrètement au fond de l’église. Il avait toujours aimer la discrétion tout comme elle.

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Yrvis_de_chenot
Il était entré dans l'église sans faire attention aux personnes qui étaient venue, ne voyant que le cercueil ses yeux ne pouvant s'en détacher, il avançait comme dans un tunnel ou sa seule vision était cette caisse en bois ou gisait son épouse.
Cela pouvait passer pour de l'impolitesse, mais il n'en avait cure en suivant le funèbre cortège de porteur, ses pensée ou plutôt son esprit vide était ailleurs, il aurait le temps de saluer et remercier tout le monde quand la cérémonie serait finie.

Il s'était assis, sa file venant à côté de lui et il suivit la cérémonie, ne pouvant s'empêcher de penser à des commentaires sur les paroles prononcée par Xalta. Cela n'avait rien à voir contre la dame qui les disait, mais en ce moment, il était de mauvaise fois et il ne pouvait pardonner que plus haut, une personne ait pu décider de lui enlever la femme qu'il aimait depuis longtemps. Intérieurement, il criait sa colère et sa haine à tout ces êtres qu'on ne voyait jamais et dont beaucoup se tournaient vers eux pour retrouver le réconfort.

Pour lui, la mort était une fin et plus rien ne pourrait à jamais les faire se retrouver et cela il ne le pardonnera jamais, quoi que l'on pourra lui prodiguer comme bonne paroles.

Sa fille prit à son tour la parole et Yrvis ne trouva rien à ajouter, remerciant Ayelle d'un signe de tête et d'un très léger et faible sourire.

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Lisa_luserna
Lisa se recueillait en écoutant l'officiante.
Puis vint le tour des amis et des paroles.
Ayelle, digne héritière de sa mère, assumait aussi bien que possible son rôle.

La jeune blonde se leva à son tour et s'approcha du cercueil. Elle posa une main dessus un instant. Tant de souvenirs affluèrent en elle qu'il était difficile de mettre de l'ordre dans ces idées mais elle avait besoin de les exprimer.

Enfin elle se tourna vers les quelques personnes présentes et sourit. Les yeux tristes certes mais avec le sourire tout de même.


Je sais qu'Alinoë ne souhaitait pas d'effusion. Néanmoins je tiens aujourd'hui à dire quelques mots pour elle. Oh elle n'est plus là pour les entendre mais peut être que son esprit les entendra de là où elle se trouve.

Elle prit une petite inspiration.

Je ne suis pas sa fille mais elle a été pour moi une mère. Ma deuxième mère. Elle a pris le relais lors du décès de la première sans qu'elle n'en eu l'obligation. Me procurant une éducation, un toit, l'apprentissage d'un métier, et bien que je fus à son service une presque famille à moi qui n'avait personne.
Elle était une personne de coeur et une main de fer dans un gant de velours.


Elle sourit à nouveau.

Elle m'a ouvert le monde aprés m'avoir protégé des années dans ses murs. Elle m'a entouré d'attention particulière, à moi l'orpheline alors que rien ne l'y obligeait.
Et je voudrais encore la remercier pour tout ça.


Elle se tourne vers le cercueil et dit bien haut.


Merci ma Duchesse d'avoir été ce que vous étiez. Merci pour tout ce que vous m'avez appris.

Pour finir elle regarda à nouveau les bancs de l'église et s'adressa à Ayelle et Dacien qu'elle avait aperçu au fond pendant qu'elle parlait.

Soyez fiers d'être ces enfants et méritez d'être ces enfants. C'était une femme d'exception.

Un regard pour Yrvis.

Votre Grace .. chérissez son souvenir et rappelez vous qu'elle aimait la vie. Puis plus bas. Si vous avez besoin de moi, je serais toujours là pour vous.

Elle fit un signe de tête à celle qui menait la cérémonie pour la remercier et lui signifier qu'elle avait fini. Quittant le cercueil et ce qu'il représentait , elle déposa elle aussi une petite bourse fournie à la hauteur de ses simples moyens dans une des corbeilles.
En remontant l'allée, elle fit un léger sourire à Ayelle même si celle ci ne le verrait peut être pas, un regard à Yrvis puis arrivant à la hauteur de Dacien , elle s'arrêta un court instant , posa la main sur son épaule en guise de soutien. Ils avaient grandit ensemble avant qu'il ne quitte le nid mais ne se connaissait finalement que trés peu. Mais elle savait ce que c'était que de perdre sa mère . Elle revivait cela une deuxième fois ...
Un léger soupire et elle repart en direction de la sortie.
Lisa ne souhaitait pas rester plus longtemps, quel réconfort aurait elle pu leur apporter de plus de toute façon ? Même si elle les aimait les uns les autres , elle ne faisait pas partie de leur vie. Il était temps pour elle de faire la sienne.
Elle s'eclipsa donc, sortant sur le parvis pour offrir son visage à la lumière extérieure et laisser enfin ses larmes couler et prendre le temps de les laisser se tarir d'elle même.

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Ayelle_de_chenot
Quand Lisa parla, je ne puis retenir mes larmes, je la suivis des yeux quand elle sortit et alors je me levais et je la suivis jusqu'à mon frère.

- Dacien, mon frère, viens !

Je pleurais carrément, je lui pris la main et plongeais mon regard dans le sien. J'espérais qu'il lirait ce que je voulais lui dire. Qu'il était mon frère, qu'il le resterait à jamais. Que je l'aimais malgré nos bagarres, qu'il fallait les oublier ce jour. Nous aurons d'autres bagarres plus tard, vu nos caractères c'était immanquable mais ce jour, seule Mère comptait.
Elisa44
J'écoutais la cérémonie et celle qui la présidait puis vint le tour des amis,Ayelle affirma que le Grand Khan ne voulait point que l'on parle d'elle,mais Lisa se leva et alla vers le cercueil posa sa main dessus quelques instant. Je l'écoutais parler de Mon Impératrice,les larmes me montaient aux yeux. Le fait que la Duchesse dise que sa mère ne voulait pas que l'on parle d'elle,m'avait rassuré j'étais mal a l'aise de parler devant du monde. J'attendrai que tout le monde soit. En tant que Sultane j'avais été l'une des femmes les plus puissantes de l'Empire,a présent qu'Alinoë n'était plus je n'étais plus rien,une merde a basculer sur un lit comme le disait Alaric aussi,je sortirai la dernière. J'avais tout perdu,mon sultanat mon rang mes terres,mais surtout mon Grand Khan mon Impératrice adorée

Ayant quitté le service d'Oane j'allais sans doute redevenir celle que j'avais été en prenant le bateau a Marseille pour Tamerlan. Une simple ombre,totalement inutile. Je baissais la tête triturant un pli de la toilette qu'Amina s'était éreintée a la nettoyer pour ce triste jour.
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Dacien_de_chenot


Lisa... Il l'avait peu connue aussi son geste amical le toucha plus qu'il ne l'aurait cru. Il emprisonna un instant sa main et la serra , avant de la suivre des yeux lorsqu'elle quitta l'édifice religieux. En la voyant disparaitre, il réalisa soudain que sa mère était morte, et avec elle, tout un monde.
S'étant ainsi retourné, il croisa le regard d'Elektra. Son cœur battit plus fort tandis que ses mâchoires se contractaient violemment sous le coup de l'émotion.
Elle était donc revenue...
Ainsi donc elle le surprendrait toujours, si fragile et si forte à la fois semblant en lui puiser la force qu'elle lui offrait transcendée.... à moins que ce ne fut l'inverse.
L'espace d'un instant les traits du Ténébreux se détendirent. Nul mot ne fut pourtant échangé. C'est inutile quand les âmes se tutoient.
Il tendit la main pour prendre son bras, l'invitant à le rejoindre au moment même où il sentit celle d'Ayelle.
Sans lâcher Elektra, il s'inclina sur la joue de sa renarde et y déposa un tendre baiser. Aura t'il fallu qu'il perde sa mère pour retrouver sa sœur ?

L'ainé avait repris sa place.

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Arwenn1
la jeune femme avait beaucoup hésiter. Nullement parce qu'elle n'avait pas envie de rendre un dernier hommage à une amie retrouvée après des mois de brouilles. Mais surtout a cause d'informations qu'elle avait reçue dernièrement et qui l'aurait conduite à ne pas respecter posée. Finalement elle avait finit par se convaincre d'y aller. Pour la tenue tan pis pour les convenances. Ce qui importait était plutôt de porter ce que la défunte aurait voulu lui voir sur elle. Arwenn fit donc préparer sa plus belle toilette et les bijoux assortis.



C'est donc dans cette tenue qu'elle affectionnait qu'Arwenn parcourut la route qui la séparait du lieu de l'enterrement de son amie Alinoe. Arrivée sur les lieux la jeune femme se rendit compte que la cérémonie avait débutait aussi elle prit place discrètement. La blonde aux yeux bleu intenses observa tout ceux qui étaient déjà présents et écouta avec attention les interventions des uns et des autres. Lorsqu'elle le pourrait elle irait seule devant le cercueil de sa défunte amie afin de se recueillir dignement et lui exprimer à sa façon ce qu'elle pouvait ressentir. Ensuite qui sait ferait-elle plus ample connaissance avec la jeune Ayelle.
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arwenn de bouvignes, Dame de Barcelonette
mère d'Adonis d'Esperenza
épouse de zigandzag de bouvignes et mère de Nicola et Sara de bouvignes
Xalta
Elle laisse tout à chacun s'exprimer ou non. Elle aurait pu aussi parler d'Alinoë, dire que Tamerlan n'était pas mort en même temps qu'elle, que son rêve pouvait être poursuivi par ses proches s'ils en avaient la volonté, qu'elle aurait certainement aimer se voir perpétuer cet empire. Mais après que tout à chacun eu pris la parole. Après un silence, elle fit reprendre le cours de la cérémonie.
Etait venu le temps du signe d’adieu

Avant de quitter la chapelle, nous allons dire un dernier adieu à notre sœur Alinoë.

Avec respect et affection, confions-la à Dieu dans l'espérance de nous retrouver un jour auprès d'elle.


Un instant de silence où on peut chuchoter dans le secret de son âme, de son cœur un adieu à l'être aimé.

Avec tous ceux qui nous ont précédés et qui vivent déjà auprès du Seigneur,
avec l'immense cortège des saints, nous lui souhaitons un bon dernier voyage à son enveloppe charnelle.


Il était temps de se rendre au cimetière choisi par les proches d'Alinoë.

Au Cimetière:

Nous allons maintenant confier à la terre le corps de notre sœur. Le moment est venu de lui dire "à Dieu".
C'est un moment de tristesse, mais il faut que l'espérance reste forte en nous car nous espérons revoir Alinoë quand Dieu nous réunira, dans la joie de son Royaume.
Recueillons-nous en pensant à tout ce que nous avons vécu avec elle, à ce qu'elle est pour nous, à ce qu'elle est pour Dieu.


Le cercueil est descendu dans le trou béant. Un frisson lui parcourt le dos, elle trouve cet instant lugubre, sinistre. Des souvenirs lui reviennent : Rollian son premier fiancé, les corps des pestiférés dont elle balançaient les corps avec Bheng dans une fosse commune avant de les brûler, Tant d'amis et bien sur Belgarion, son premier époux. Et sa main se porte alors sans qu'elle s'en rende compte à son cou où se trouve le pendentif: le héron, cadeau de sa Douceur (alias Belgarion). Bientôt trois ans et il lui manquait toujours autant. Le bruit mât du bois cognant contre le fond la ramène à l'instant présent.

Elle se rapproche, pâle, asperge le cercueil d'eau bénite et dit :

Cette eau, souvenir de ton baptême,
nous rappelle que Dieu a fait de toi son enfant.
Qu'il te reçoive aujourd'hui dans sa Paix !



C'est la fin de la cérémonie: les amis et la familles peuvent s'ils le souhaitent jeter une poignée de terre dans la tombe ou une fleur ou enfin une parole, elle se recule de quelques pas.

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Ce w-e: service minimum assuré, soit seulement l'ig
Hortense
Nul ne peut atteindre l’aube sans passer par le chemin de la nuit
Khalil Gibran

Elle l’avait appris un peu par hasard… des discussions en taverne et quelques questions posées ici et là. Elle n’avait jamais rencontrer la mère de Dacien mais elle appréciait l’homme pour l’affection qu’il portait à la belle-soeur de Hortense et sa nièce … et pour l’aide qu’il savait apporter à cette dernière.

Elle avait donc revêtu l’un de ses robes sombres pour témoigner à Dacien son support et sa compassion et s’était rendue a Chambery dès que son carrosse récemment procuré pu sortir des ateliers.

Elle avait donc assister à la cérémonie assise sur le dernier banc. Surprise de voir Xalta célébrer la cérémonie… dans ce lieu si loin de la Guyenne…. et assurément pas en France. Elle avait fait abstraction de son ressenti pour écouter la voix calme de la diaconesse. La Blamont avait regarder les gens présent de loin… reconnaissant certains pour les avoir rencontré lors de festivités printanières ou encore en taverne mais n’avait pas aborder personne. Elle resta donc à l’écart car aucun visage lui était réellement familier. Sagement, elle avait récité ce qui se devait d’être réciter… et s’était inclinée lorsque demandé... mais n’avait point partager.

Maintenant… elle accompagna la famille vers le lieu de sépulture. Toujours a l’écart… un mouchoir à la main… Hortense essuyait les larmes qui lui venaient. Assister à ce genre d’événement lui rappelait toujours les deuils qu’elle portait au fil des ans que ce soit sa famille ou ses amis.

Elle attendit que la famille de Chenot ait posé les gestes désignés avant de s’approcher de Dacien pour lui offrir ses condoléances. Une chose à la fois.
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Elvyna
Paré d'un visage de marbre, sans émotion apparente, Elvyna entra dans la cathédrale. Jamais elle n'avait confronté la mort et ce genre de cérémonie était nouveau pour elle. L'ambiance froide et lugubre y régnait. De nombreuses personnes s'essuyaient les yeux d'un mouchoir blanc. Cette couleur lui sauta aux yeux, contraste avec les robes et costumes sombres. Elle ne connaissait pas la défunte, sa présence était exclusivement pour son frère de coeur. Elle lui devait cela, après tout ce qu'il avait fait pour elle, la ramener plus ou moins dans le droit chemin et elle avait essayé de le faire de même. Soutient l'un de l'autre dans une période sombre. Une amitié très forte c'était créer, et elle devait le soutenir dans cette épreuve. Elle avait failli perdre sa mère une fois, et elle ne savait comment elle réagirait. Mais être soutenue dans ce moment était toujours mieux.
Tirant discrètement sur le corset sur la robe noir qui la serrait trop, elle trouva Dacien d'un regard. Ne voulant pas le déranger dans ce moment, elle resta debout, au fond, discrète ombre épousant le mur. Regardant la cérémonie, étouffant le flot de tristesse qui l'envahissait, elle la laissa s'écouler. Quand cela fut terminé, elle resta dans l'ombre, dans l'attente de soutenir son frère un instant et lui faire comprendre qu'il n'était pas seul, que des personnes étaient là pour le soutenir dans cette épreuve.

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Filleule de Riese Adams de Mélincour.
Amelliane
Alinoë, une chère amie. La demoiselle avait été trop loin pour avoir vent de ce qu'il se passait en Empire enfin elle recevait quelques nouvelles brèves. C'était la fois ou elle était revenue en Empire qu'elle avait appris la mauvaise nouvelle.

Amelliane se sentait mal à l'aise, cela lui fait bizarre que l'Impératrice n'était plus. Elles avaient fait la guerre ensemble, elles avaient même parcouru les ateliers de couture si bien que pour la brune il lui semblait que c'était encore hier ..

Elle avait revêtu une robe sombre et fait la route jusqu'à Chambéry pour lui rendre hommage car Amelliane ne voulait pas lui dire "au revoir" car elle savait bien que là ou se trouvait Alinoë elle veillait sur eux à sa manière.

La brune avait su se montrer discrète lors de la cérémonie tout en restant à l'écart et le demeurait encore lorsqu'elle les accompagna au cimetière. Elle garda la tête basse, se remémorant des moments, elle avait tant appris avec elle et elle ne lui remercierait jamais assez.

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Ayelle_de_chenot
Je vis deux étrangères puis Ameliane. J'étais contente de vois Amelliane, c'était une grande amie de Mère et je me demandais qui étaient les deux dames qui se faisaient discrètes. peut-être des amis de Mère que je ne connaissais pas. Je ne les connaissais pas toutes ses amies, elle en avait tant. Quoique pour moi certains ne profitaient que d'elle mais cela lui importait peu. Je lui avais un jour posé la question.

- Vous croyez qu'ils sont tous sincère les gens que vous fréquentez, Mère ?

Elle avait levé la tête de son dossier et m'avait souri.

- Quelle importance, Ayelle ? L'essentiel est ce que ses personnes vous leur apportez votre aide si vous le pouvez. Cela est une grande satisfaction et un jour quand vous serez dans le besoin, une personne vous apportera son aide, ce sera surement une autre. les voies du Très Haut sont impénétrables. On aime les gens pour ce qu'ils sont, ils peuvent ne pas vous rendre cet affection, un autre le fera. On aide les gens parce que l'on peut le faire pas pour attendre quelque chose en retour. Vous verrez quand vous serez adulte et que vous vivrez votre vie que j'ai raison.

Je n'avais pas répondu sur le coup, tentant de comprendre ce qu'elle voulait dire. J'ai compris maintenant quoique je n'ai pas encore tout expérimenté.
J'avais repris ma place et avait fini de suivre la cérémonie. J'avais fait ce que Mère aurait voulu que je fasse, appelé mon frère. On verra après tout cela comment nos relations évolueront.

Au cimetière, je faillis flancher devant ce trou. Père me retint en me tenant fermement par le bras. Puis quand vint mon tour, je posais un magnifique bouquet de roses jaunes que j'avais fait venir.




Ma mère adorait le jaune et particulièrement les roses jaunes.
Je ne dis pas un mot. Je gardais tout à l'intérieur de moi. Je me déplaçais pour laisser les autres personnes lui rendre un dernier hommage si elles le voulaient.
Moi, je ne désirais qu'une chose, c'était rentrer dans ma chambre et pleurer de tout mon saoul.
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