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[RP] Envoie moi gauler la lune et avaler les cieux

Tord_fer
    Cistude ?

    Où es-tu Cistude ?

    Je ne renonce pas, tu sais. Je ne renonce pas...

    Il avait perdu connaissance; sa mémoire était vide, il ne se souvenait de rien.
    Puis la mémoire lui était revenue, lentement. Il a ouvert l'oeil et a regardé autour de lui, puis il a entendu le silence.
    Un silence a faire éclater les oreilles.
    A rendre fou.
    D'accord.
    Calme toi.
    C'est ce qu'ILS veulent, Tord : que tu deviennes fou ! Tout comme ILS ont voulut que tu les tues.
    D'accord.
    Tu te calmes.

    Tu vas renoncer ?
    Non.
    Tu comprends maintenant ce que doivent ressentir les animaux quand on les mets en cage.
    Grrrr.
    On te frappe encore et encore pour te faire taire. Et plus on te frappe, plus tu fais grrr. Pas un gros grrr. Un petit, sourd, rien que pour les embêter.
    Une façon aussi de te prouver que tu n’abandonnes pas.
    Grrr.
    Qu’est ce qui sent mauvais comme ça ? C’est toi ? Tu aurais quand même pu attendre d’être hors de ta cage, tu me dégoûtes.
    Je voudrais t’y voir, ce n’est pas de ma faute.
    Tu me dégoûtes, je te dis. Et tu renonces.
    Alors là, pas du tout ! Ca non.
    Tu es devenu un animal qui jamais ne se résigne parce qu’il ignore le mot.
    Grrr.
    Je vais dormir un peu.
    ...
    J’ai dit : dormir, pas me laisser aller ni renoncer, tu m’énerves à la fin !

    Cistude ?
    C’est toi Cistude ?

    Cistude ?

    Où es-tu Cistude ?

    J’ai renoncé tu sais. Tu n’étais plus là. Je n’avais plus la force.

    Adieu Cistude, peut-être nous reverrons nous dans l’eau de là ?
    Je te suivrais jusqu’au bout tu sais.
    Jamais je ne t’abandonnerais.
    J’ai eu une belle vie tu sais. Grace à toi. Une vie bien remplie….
    Je n’oublierais jamais notre rencontre. Tu étais mon phare. Ma muse.
    Mais le phare c’est éteint, et j’ère depuis trop longtemps dans cette obscurité...

    J’arrive Cistude.

    Je viens te retrouver Cistude. Attends moi. J'arrive...


Un sourire s’étala sur ses lèvres malgré les larmes qui roulaient sur ces joues. Il avait eu une belle vie. Il partait sans un regret.
D’instant en instant Jean Gaillard déclinait. Son souffle était devenu intermittent, entrecoupait de râle long et plaintif. Son corps avait perdu tout mouvement, sa figure blêmissait et en même temps souriait.
La vie n’était plus là.

Me voilà Cistude.

_________________
Cistude
    Hep ! Pssst...! Hého ! 'Tain... Pssst ! BORDEL JEAN FOUTRE ! M'dis pas qu't'es devenu sourd en plus d'ça; y t'manque d'jà un oeil, t'as l'dentier qui s'est fait la malle, et pis t'as même pas d'quoi élever des puces sur ton crâne. J'te jure, t'as l'air en kit là. J't'ai pas loupé quand j't'ai claqué la porte au nez. D'ailleurs, il était temps d'crever hein. J'pensais qu'ça serait toi qui ouvrirait la marche. Faut croire qu'la m'dame de la mort gardait le meilleur pour la fin. T'as dû faire d'sacré trucs dans ta sale vie, dis. Parce qu'même moi qu'ait pissé dans un bénitier, ça lui a pas suffi pour m'garder dans son top 1. Fais chier, quoi.

    En tout cas, faut qu'j'te dise que c'qu'on nous rabache à l'église sur la mort, c'est naze. Le paradis, et tout. L'enfer. L'absolution des péchés. Pfff qu'de la merde en boîte pour t'obliger à avoir un comportement d'sainte nitouche. Nan, nan, t'es juste là comme un con, dans la mémoire d'ceux qui t'ont pas oublié. La mort, c'est pas reposant , hein. T'es obligé d'vivre les putains d'souvenir qu'les gens ont d'toi; alors des fois tu rabaches la même scène trois, quatre fois, j'te jure tu deviens fou. C'est comme une prison. Moi y a des trucs j'ai pas envie d'me souvenir. Comme l'jour où t'as collé ta bouche sale et puante un peu trop près d'ma gueule. D'ailleurs, t'y penses un peu trop souvent.

    Nous les salauds, c'est pas 'vec la mort qu'on devient libre hein. Des conneries j'te dis ! Du coup, j'ai hâte qu'tout l'monde crève, comme ça j'pourrais m'tirer en paix. Toi, t'es l'premier. Ca m'fait un sacré soulagement; j'te jure j'ai ratissé d'fond en comble ta soupière trouée... Ca commençait à d'venir long, à la fin, de errer dans le tissu d'tes pensées. Alors fallait bien s'occuper. Tu t'souviens d'ces impressions d'avoir oublié un truc, ou l'mot qu't'as sur l'bout d'la langue ? Bah c'est moi qui t'les piquaient ! Maintenant qu't'es là, on va pouvoir la faire à l'ancienne : racketter les pensées des autres. T'sais ici, l'or ça sert à que dalle.

    [...]

    Fiouuuu... Dis, t'crois qu'on pourrait s'infiltrer dans l'royaume d'Aristote ? Ce con a même pas dénié m'recevoir quand j'ai mourru. Alors j'l'emmerde, lui et sa vertu, j'vais lui piquer sa place et instaurer une nouvelle religion. Moi, j'ai du temps pour créer l'complot, tout mon temps; toute une éternité. Ca tombe bien qu'tu sois là, j'vais avoir besoin d'bras. Faudrait qu'les aut' Piques s'grouillent pour crever d'ailleurs; c'est qu'il serait temps d'faire tourner l'monde à l'envers, hein ! Maint'nant qu'on a rendu fou les hommes, faut étaler not' champ d'action. Pour qu'tout devienne chaos. J'vois bien la balance s'inverser; les moches et puants au pouvoir, alors que les types en jupette et au coeur de praline ratissent la bouse des cochons. Y aurait même un chapitre "Pour votre bonheur, mangez votre belle-soeur". Et pis, du haut d'nos nuages, on fera des blagues aux hommes : "'tention déluuuuuuuge !!".

    Hé, au fait, t'sais quoi ? Ton oeil, qui r'semble à une olive, bah j'l'ai toujours. R'garde. J'ai compris que ce jour là, quand on était en taule comme des bouseux, y a d'jà un bail, bah c'était comme si tu m'avais donné ton coeur. En fait, j'crois qu'si j'ai survécu toute c'te chienne de vie, qui nous en a fait voir des vertes et des pas mûres, surtout pourries, c'est parce qu'j'avais une partie d'toi sur moi. Ca a trompé la mort, tu piges. Comme toi, c'était encore plus difficile d'te faire claquer et qu'en fait, m'dame la mort, elle voulait pas d'toi. Et moi, à part mes tiques et mes poux, j't'ai jamais rien donné. J'ai plus grand chose, là, alors tout c'que j'peux t'offrir c'est mon palpitant sur la paluche avec un sourire écorché sur le coin de la trogne, pour dire merci à toi et à ta connerie.

    J'suis là, Tord, et t'as pas fini de m'avoir dans les basques.
Tord.fer
    Cistude ?

    Bordel c’est toi Cistude ?
    J’t’entends Cistude !
    Mais je ne te voie pas.
    Ou est tout ?

    Il fait sombre autour de moi, je ne voie rien. Il n’y a pas de lumière. Pas de point à suivre. Où est l’gus qui pèse notre âme ? Je n’vois personne, mais je t’entends. J’entends d’autre voix aussi. Je les reconnais. C’est Shane, et Umbrella. Il parle prés de mes oreilles, je les entends, mais je ne comprends pas ce qu’ils disent.
    Ou est mon corps ? Je ne sens plus rien. Où est la douleur ? La tristesse ? Le manque ?
    Ou sont mes membres ? Ma jambe ne me démange plus. J’ai l’impression de flotter. Mais je ne me sens pas libre. Comment ça se fait ? Je sens un poids dans ma poitrine. Quelque chose me retient. Comme des chaines qui m’enchaines.

    Cistude aide moi.
    Je n’arrive pas à marcher.
    Je ne sais pas où aller.
    Je ne sais pas quoi faire.
    On cris dans mon crâne. Où est le repos ? On nous a mentit ?

    Je… Je vois quelque chose. Ce… C’est moi ! Je suis en face d’Umbra, je…je lui coupe le doigt ! Mais pourquoi ? Cela c’est déjà passé ! Mais, mais je suis de l’autre côté. Je ressens la douleur lorsque le doigt tombe ! Qu’est c’que ? Je suis elle ? Pourquoi ? Elle me hait ! Je le sens ! Elle pense que…

    Cistude. Sors-moi de là, je ne veux pas revivre ça ! C’est cela la mort ?
    On continue de vivre dans les souvenirs ?
    Pourquoi ? Je… Je ne veux pas !
    Cistude viens vers moi.

    J'suis là, Tord, et t'as pas fini de m'avoir dans les basques.

    Cistude. Tu…Te voilà. Enfin.
    Je… Tu m’as manqué Cistude. Comme si je n’étais que la moitié de moi-même. Qu’elle est cet endroit ? Comment on sort de là Cistude ?
    Ne m’abandonne plus. Promet moi que tu ne partira plus…
Cistude
    Et bah purée, c'est pas trop tôt ! J'ai cru qu'j'étais d'venue folle; à pas t'voir répondre, m'suis dit qu'j'avais p't'être eu une hallu. Bon alors, dis moi tout, t'es mort tout seul pas vrai ? Ca t'a fait quoi ? Perso, j'me suis sentie conne. J'ai bu la tasse, t'imagines ! Et pas d'la vinasse, ni d'la gnôle hein, mais de l'eau ! DE L'EAU QUOI ! C'est trop la honte. Le pire dans tout ça, c'est qu'après y a des connards de poissons qui m'ont bouffé les miches... j'espère les avoir fait crever tiens!

    Par contre c'qui m'titille, c'est qu'j'sais pas comment j'ai atterri à la flotte. J'suis pas aussi bête pour aller prendre un bain d'mon propre grès ! Alors, j'ai des doutes sur l'barde; depuis le temps qu'il m'dit va m'jeter à la flotte parce que j'le fais chier ! Et pis, ça a pas du lui plaire c't'histoire de mutinerie sur le rafiot. Rafiot à la con. C’est ça qui m’a crevé ! Plus jamais la piraterie, hein. Plus jamais ! L’est où l’temps des embuscades et des buissons qui piquent les fesses ? En mer, on t’voit à trois milles, t’as pas l’temps de faire d’la stratégie moi j’te dis ! Suffit d’un boulet d’canon pour te dégommer. Sois sympa, tu la boucles là dessus hein ? Parce qu’partir si connement, c’est naze. En plus, les gens y croient qu’j’étais un héros, j’te jure y a la tarlouze blonde d’Anjou qu’a fait un mémorial, et tout et tout… Faudrait pas casser l’mythe, quoi.

    Bon, faut qu’tu t’calmes Tord. T’es mort, c’est normal qu’tu sens plus rien ! Adieu la vinasse, la bonne charcutaille et les jupes des filles… bonjour mortel ennui, revenants et l’touin touin qui fout les j’tons ! C’est qu’on est pas prêt d’se barrer, alors ça c’est clair j’vais pas t’lâcher ! Sinon j’vais encore m’faire chier. P’t’être qu’un jour Il en aura marre d’nous avoir dans les basques, et Il nous foutra un coup d’pied au cul pour nous r’descendre sur Terre. J’espère qu’la navette sera gratuite hein ! … Enfin j’suis pas sûre d’vouloir r’partir en bas là avec tous ces abrutis. T’y retournerais toi si on t’laissait une chance ? Tu ferais encore d’la sale engeance, ça j’suis sûre… Hinhin. Nan mais t’façon c’est une question d’sélection naturelle : on dégage tout c’qui pue du bec et qui r’présente une menace à l’ordre établi. C’est c’que j’pense en tout cas. Pourquoi qu’on m’aurait tué hein ? Alors qu’pour sûr qu’j’avais un p’tain d’avenir en or. Et toi, hein ?

    Après j’me dis, on nous réserve p’t’être aut’ chose, genre, un destin hors du commun d’la mortalité. Faudrait vraiment qu’on teste le coup d’la mutinerie sur Lui, et voir si y a pas un truc à faire. J’ai entendu dire qu’à l’époque y avait d’aut’ dieux, mais que Totote il les a tous butté. Pis il a envoyé ses suppôts sur Terre pour cramer tous ceux qui y croient encore. Moi j’trouve l’idée pas con. Pourquoi qu’on s’ferait représenter par qu’un seul Dieu alors qu’y a personne qu’est pareil ! J’trouve ça trop facile d’faire la synthèse d’un peuple, comme si tout l’monde s’ressemblait. Pfffff ! En plus moi j’me sens pas du tout proche d’Lui. C’est pour ça j’crois qu’Il a pas voulu mon repos. Pareil pour toi et tous ceux qui errent. Nan !? Il faudrait un dieu pour chacun, v’là.

    Toi tu serais l’dieu des mecs qui puent d’la bouche ! Ou des borgnes au pays des aveugles !
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