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[RP - M&M's] Sancta Marya

Asphodelle
    - Elle va nous ruer dans les brancards, je commence à la percer la petite.
    - Mais non...elle fera ainsi que je demande.
    - Non mais de toutes façons c'est une honte ! une honte ! et lui on lui vérifie le jonc à savoir?
    - Marthe...vous me fatiguez...le code social est ainsi régi, et je n'ai pas le temps de mener toutes les révolutions.
    - Ah ça c'est faux Madame...c'est faux...ici vous ne faites bien que ce vous voulez et vous pouvez croire que j'ai parlé à ma cousine de Thiers qui le tient d'une amie de Marseille qu'on n'a jamais vu ailleurs qu'on entrainait les gamines à user des armes plutôt qu'à broder....
    - Thiers....c'est pas en Empire ça? et Marseille c'est en Provence...
    - Ah ! Thiers ! en empire ! c'est une ville du Puy de Dôme Madame du Puy de Dôme ! Thiers en empire....
    - Ca sonne foutrement impérialement pourtant...
    - En l'heur, j'ai la pensée de croire que ce n'est pas pratique habituelle de votre illuminée direction Madame...
    - Et fort heureusement votre pensée s'accorde à plutôt organiser nos jambons et lentilles.
    - Grmft !!!
    - Marthe.....préparez le paravent, les draps propres et la tenue de lin blanche. Veillez à laisser pour la préparation les jeunes filles. Une collation pour la réconforter avant autant qu'après auprès d'un feu bien vivace sera d'une bonne condition. Et là s'arrête vos devoirs.
    - Vous avez tord, Madame.
    - .... Marthe....le dur fardeau de porter son nom assez haut devant la Société qui fonde les strates les unes sur les autres, est d'accorder raison aux tords qu'elle a décidé de procréer pour qu'elles maintiennent ces strates les unes sur les autres. C'est ainsi que cela fonctionne.

    Je vais écrire à la seule médecin et religieuse de confiance que je connaisse, et qui sera douce envers la destinée de la Maison.



    Et puisque les espions de Rome étaient partout à chercher nuisances aux modérés, Asphodelle appelle son coursier le mieux nourri et scelle le pli confidentiel.

_________________
Asphodelle
La belle n'avait pas changé : affable, aimable et dans un souvenir commun où les espoirs semblaient plus vifs qu'aujourd'hui.
Peut-être qu'Asphodelle a un peu vieilli finalement.

Elle fit installer une chambre et veilla à y faire flamber un tronc entier pour éliminer humidité et fraicheur.

Donnant les indications nécessaire à la herse, elle prépara tout ce qui devait être nécessaire pour cette démarche importante.

_________________
Carmen_esmee.
[Toulouse, Place du marché à l'Aube]

Matthias chevauchait au côté de la brune, qui observait attentivement les passants qui s'activer sur les bords de la Garonne. Carmen contemplait la capitale du comté de Toulouse. Cette ville lui était totalement étrangère. Elle suivit du regard l'agitation des marchands qui criaient en débarquant leurs vivres, les femmes qui alimentaient le marché... Les enfants jouant au loin.. La cohue et l'agitation étaient les mêmes qu'en Normandie à cette même heure matinale, néanmoins, juchée sur sa jument, elle reste à observer la scène, surveillant les allées et venues des quidams pendant près d'une demi-heure, perdue dans ses pensées... puis vint un raclement de gorge impatient, Matthias devait avoir le séant engourdi depuis tant de jours passés sur les routes.

"J'irai seule", fit Carmen

"Je vous attendrai près de la Herse dans ce cas.

- Parfait. Cela ne devrait être long mais...

- Mais ?

- La future, n'a pas l'air très enclin à l'avenir qui se profile...

- Ce n'est pas votre affaire."


La brune se contente d'hocher la tête et de guider son cheval vers la demeure désignée par Asphodelle dans son pli. Il dit vrai mais elle aurait préféré qu'il en soit autrement, enfin elle se contentera de faire son travail et ne dira mot ou presque ?




[Lieu de rendez-vous, temps des retrouvailles]


Carmen tendit la lettre orné du sceau de la flamboyante, son sauf conduit en quelque sorte, elle était visiblement attendue, elle passa la porte, remis son cheval à un palefrenier, épousseta sa tenue cavalière, réajusta son gilet et suivit celui qui devait être l'intendant.
Un brin anxieuse, elle attendait que l'on annonce son arrivée, elle profita de la chaleur du foyer, et patienta. Les pensées vagabondaient.. La lettre de la jeune demoiselle l'avait un peu bousculé, certaine que cette dernière n'était pas des plus enjouée à l'idée de prendre époux. Situation et sentiment que Carmen connait, marchandée pour son mariage, elle ne peut que prendre parti pour Mary... Mais que dire... Rien, il n'y a rien à dire, le destin des femmes est une affaire d'homme et l'avenir des filles, une affaire de famille... Tout est déjà joué. La brune triture son bracelet de cuir en faisant claquer ses bottes, elle vérifie la propreté de ses braies... mais tout comme ses bottes, les braies sont recouvertes d'une fine pellicule de poussières des chemins. Elle tapote sa besace, gardienne des précieux instruments dit de torture..

_________________
Gray.
      -«Hector. Je vous ai déjà dit mille fois que vous feriez mieux de mettre un pied supplémentaire dans le trou creusé en terre plutôt que, de nouveau, me faire profiter de vos âneries ridicules.»
      -«Madame...»
      -«Comment?!»
      -«Demoiselle.»
      -«Vous le savez, je ne suis guère "Madame", comme vous le dîtes si aisément. Madame était ma mère. Je ne suis point ma mère. Je suis Mary. Anne Mary DiCésarini. Et si vous ne désirez guère goûter à la badine, alors je vous prierais, de nouveau, de faire attention à vos mesquines paroles.»
      -«Bien mad...damoiselle.»
      -«Ce que je vous reproche, donc, c'est la température de ce bain. Il est trop chaud. Souhaiteriez-vous que je vous mette la tête dedans afin que vous goûtiez agréablement la température? Je vous jure, vous ressembleriez à mon Oncle Ettore avec une demi-face parfaitement bouillie. Est-ce donc de cela que vous voulez?»



    Le pauvre valet se recula de quelques pas ne souhaitant répondre ni même goûter plus amplement à la colère de la jeune Gray. Il est déjà difficile de la supporter depuis qu'elle eut à admettre ce mariage qui la faisait entrer en rage folle, alors il est d'autant plus exécrable que de rester à ses côtés avant même que l'on atteste de sa virginité concrète. Les femmes n'ont pas goût de ces choses là qui touchent de près à leur intimité. Ce que les hommes ne peuvent admettre et comprendre. Et c'est ainsi qu'Hector ne prit pas la peine d'insister sur son innocence ni même dire à sa maîtresse que le baquet ne contient, en fait, que de l'eau froide puisqu'il n'a pas eu encore le temps de faire chauffer le tout. Il avait conscience qu'elle ne souhaitait simplement que râler, et puis c'est tout.


      -«Pensez-vous que... non. C'est idiot. Vous ne pensez pas, vous. Ça se saurait.»
      -«Vous me faîtes trop honneur, demoiselle»
      -«Serait-il envisageable que je donne quelques écus à ce médecin qui doit venir afin qu'elle stipule que je ne suis plus vierge et, qu'ainsi, le mariage ne soit annoncé?»
      -«Ce serait une honte pour vôtre nom et vôtre famille ainsi que vous vous, demoiselle.»
      -«Il est vrai.»
      -«Puis-je suggérer que...»
      -«Non. J'ai une idée. Je trouverais quelques assassins, et puis le tour sera joué.»
      -«Excellente idée, comme toujours.»



    Et voici que l'Exquise se prépara en soignant sa douce chevelure soyeuse et se préparant à aller au bain lorsque l'eau sera chaude. La journée à venir s'annonce ardue et peu désirable.


      -«Serait-ce une ridule, là?»
      -«Oh! Non! Demoiselle est parfaite!»

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Asphodelle
Le carnet fut prestement refermé, il fit un "clap" assez fort lorsque sa taille imposante se rejoignit en une seule entité fermée.

La plume reposée, elle n'eut pas le temps de ramasser le sable qui servait à absorber l'encre et laissa là son bureau un peu désordonné.


Elle vérifia avant toutes choses, qu'une chambre avait été préparée pour Carmen. Celle-ci avait fait un long chemin pour accomplir cette tâche importante, et elle lui en était gréée. Elle souhaitait donc que l'accueil fut à la mesure de sa reconnaissance, car on savait bien combien Asphodelle - toujours sur quatre tâches en même temps - avait un aspect rude et peu expressif sur les choses du sentiment. Elle se rattrapait alors sur les choses plus concrètes.

La jeune femme avait été introduite dans la forteresse. Monclar sourit à la vue de la brune, qui était restée bien jolie, et beaucoup de souvenirs refluèrent en sa mémoire. A cette époque, Asphodelle possédait encore un espoir vif, et une énergie évidente, tout comme une certaine forme d'innocence malheureusement ébranlée sur les arrêtes de la dure réalité de la vie.
Le temps passant, elle avait tôt fait d'être déçue de nombreuses fois, et désenchantée tout autant. Elle n'avait pourtant pas failli, mais elle était beaucoup plus réaliste et plus directe, plus tranchante sans doute aussi. Elle savait très exactement ce qu'elle voulait, et elle n'en dévierait pas.

C'est donc en Comtesse et en Archevêque Française de Toulouse que Carmen retrouve la rousse. Mais où en était la brune? c'était évidentes interrogations pour l'hôte de ces lieux.



Bonjour donà Carmen. J'ai vraiment plaisir à vous retrouver après tant de temps, et sincèrement, je vous remercie d'avoir accepter cette tâche. Elle est délicate, je le sais...néanmoins nécessaire, et je me souviens de votre douceur médicale. Peut-être pourriez-vous me donner de vos nouvelles...tant de temps s'est passé depuis notre rencontre au Mont.

Souhaitez vous manger un morceau? J'ai fait établir un petit buffet à votre attention dans le Salon de réception.

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Carmen_esmee.
La brune détaillait un tableau, les mains dans le dos, posture de contemplation dirons-nous, elle se hisse de temps à autre sur la pointe des pieds et fait claquer ses bottes en revenant sur le parquet, bien jolie d'ailleurs. Des bruits de pas, une flamboyante chevelure, l'hôte est là, le médecin sourit immédiatement.

Soeur Asphodelle ! C'est plaisir partagé, et puis me faire sortir de mes occupations Normandes n'est pas un mal, cela me permettra de prendre du recul sur certaines décisions à prendre.

Carmen secoue la tête car elle se sait trop énigmatique, elle ajoute,

Mon époux s'est volatilisé, encore, je suppose qu'il me faudra m'habituer à sa présence estivale uniquement. Ou prendre amant ?

Elle rit doucement.

Quoique le mariage n’ait pas été approuvé par l'Eglise, je suppose que finalement je suis libre d'aimer à nouveau.

Carmen sourit, elle sourit pour cacher son désarroi face à cette situation, dont elle a perdu le contrôle, perdue dans ses sentiments à l'encontre d'un vieil ami et anéantie pour sa fille, qui passe du statut d'héritière à celui de bâtarde mais néanmoins ravie... Car elle a le sentiment que cette enfant est d'avantage la sienne que celle de son époux, faveur maternelle dut à sa présence continue, contrairement à l'image paternelle qui n'est sans doute plus qu'un souvenir pour la jeune Hanna.

Votre jeune cousine vit ici également ou arrivera-t-elle plus tard ?

Elle se permet de prendre les mains de la flamboyante et de lui sourire,

Vous me faites trop d'honneur, je vous assure qu'il ne fallait vous donner cette peine, je suis heureuse de vous revoir, bien que le motif soit professionnel, j'espère que nous aurons l'occasion de discuter. Que faites-vous à Toulouse ? Je suis surprise, je m'attendais à vous revoir en Normandie quand je m'y suis établie avec ma fille.
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Asphodelle
Passons les formalités...si vous le voulez bien. A une époque, vous fûtes la seule à rester loyale à l'amitié pour Monseigneur Henriques, et à braver les assauts du vieux monde devant des vents de changement. Aussi appelez-moi Asphodelle, comme autrefois...

Elle l'avait menée jusqu'à la pièce en question, cosy, ornée de lourdes tentures imagées de figures mystiques et imaginaires, d'animaux d'Afrique, et de motifs feuillagés pour calfeutrer les murs épais de pierre. Ayant choisi un siège confortable, près du feu, elle s'était assise indiquant à Carmen de faire de même. A côté on lui fit parvenir un plateau où elle pouvait choisir boissons, un pâté, du pain pour faire tranchoir, et quelques gâteaux.


Je suis navrée...Carmen...que Feu le Roy Nicolas fut un imbécile. Je n'ai jamais goûté les partis irrévérencieux envers les Roys, malgré ce que je puis en penser. J'ai toujours conservé grand respect. Mais depuis je fus Comtesse et je sais combien la continuité en politique est importante. Et si l'Eglise Romaine a autant de compassion qu'un chat crevé bouffé par un herpès eczématique...le Roy a la France en commande et se devait de prendre soin de ceux qui avaient été sous le règne du précédent, sans les traiter avec un tel mépris.
Il est mort par le feu dit-on, et bien je pense que ça n'a pas suffit pour laver son âme...car depuis on entend irrévocablement et à chaque mandat Royal : "le prochain Roy cassera tout, ça sert à rien". Instabilité, Faiblesse, sentiment permanent d'insécurité et d'éphémère...voila ce qui dégouline depuis et je lui en veux, surtout pour ce que j'ai un certain amour de la Couronne Françoise, et qu'il en a fait un évènement passif et terriblement éphémère...jetée comme des perles à l'éclat limitée aux cochons de la curée royale.


Elle fit un geste de la main : je ne vais pas m'étaler en politique...il avait ses raisons de briser ce qui fut fait, mais non point d'user de rétrogradation quand on sait qu'elle a toujours des effets dévastateurs...tout en choisissant les mieux nantis. Elle n'en avait jamais parlé à personne, mais la reconnaissance de "certains" mariages et pas d'autres par Ingeburge, ça aussi......bref. Zen attitude en toute situation.

Ne prenez pas d'amants pour autant. Beaucoup de femmes le font...elles finissent toutes aigries...revanchardes...ou exagérément libérées ce qui les rendent vulgaires... et ce n'est pas vous ça....

Levant un poing, elle croque en un même temps dans un croissant aux abricots confits qu'elle avait choisi sur le plateau apporté près de Carmen, et lance : Choyez forte ! achurée !! « Girl power » comme disent les Godonnes* !! En tout état de cause et par ces temps qui courent, il n'est pas question d'être rustres à la garçonne, non plus idiotes façon joliette sans esprit.

Et terminant de répondre : le Domaine Royal est devenu Romain. Et je suis toujours Française de religion. Donc j'ai du dégagé mon fessier en d'autres terres. Je me suis donc réfugiée à Toulouse, terres de tolérance et de pluralité.

Mary vit ici, oui, quand elle n'est pas à Limoges.
Je vais la faire préparer, mais avant vous avez le temps de vous poser, prendre un bain, vous changer si vous le souhaitez.


Et lui présentant le dernier bout de croissant qu'elle s'apprête à avaler, elle l'invite à poursuivre à son tour :

Et vous? toujours en Normandie? Que devenez-vous?


*anglaises
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Carmen_esmee.
Carmen hoche la tête, un sourire étire ses lèvres, "Bien alors je vous appellerai Asphodelle", elle suit son hôte et s'installe sur le siège qu'on lui désigne, une légère grimace en s'asseyant, tant de jour a chevaucher cela laisse des marques. Elle admire les tableaux et les tentures, fascinée par tant de beauté et de luxe, il faut l'avouer.

"La vie est ainsi faite, je me suis fais une raison et pour ce qui est des amants, même si l'envie m'en prenait, je n'en trouverai pas le temps !"

Elle rit doucement et saisit un verre pour le porter à son nez, elle hume le liquide et le porte ensuite à ses lèvres.
"Je suis sincèrement ravie de vous revoir, Geurl poweur alors ?!" Elle lève son verre et boit une grande gorgée pour oublié cet affreux accent !

"Je comprends mieux votre départ pour Toulouse, vous semblez vous y plaire, j'ai bon espoir que nous nous verrons aussi souvent que possible dorénavant, sur le Rocher, ici, ou ailleurs. "

Carmen se redresse, bien que le confort de son siège l'appelle à rester plus longtemps, il lui faut se laver ou du moins se changer pour rencontrer la jeune fiancée.

"Oui je vais profiter de votre hospitalité pour me débarrasser de cette poussière des chemins" regard vers ses bottes non épargnées et de sourire à Asphodelle, "Je suis venue vivre en Normandie il y a quelques mois maintenant, Votre cousine Hélène m'a recommandé pour une liste, et depuis je suis conseillère ducale, et heureuse de me rendre utile, j'ai renoué avec de vieilles amitiés"

La brune se cache derrière un sourire parfait, elle a foncé tête baissé dans le travail pour oublié que sa vie de famille était des plus merdique, elle pense alors à la jeune cousine d'Asphodelle qui va elle aussi devenir une épouse... pauvre enfant ! Si elle savait ce qui l'attendait... Elle cligne des yeux, non mission N°1 convaincre la jeune Gray que le mariage est une bénédiction...

Le médecin se lève et saisit sa besace,
"Je vous remercie pour cet collation, je vais me changer pour votre cousine, si vous voulez bien m'indiquer le chemin, et euh.. je suppose qu'elle veut que cette question soit vite réglée ? "
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Asphodelle
Elle se lève avec elle, tandis qu'elle fait un signe de la main et que la jeune meschine dédiée à son service s'approche pour amener Carmen dans le quartier où elle logera, et où elle pourra se reposer et se préparer à cet évènement.

Oui, l'intimité des vierges n'est pas un sujet sur lequel elles aiment que l'on débatte, et encore moins concernant cette vierge ci qui a caractère particulier et je dirai presque insolent. Je suis heureuse que vous soyez le médecin personnel d'Hélène, la distance m'empêche de vous mander même traitement, mais je sais que sa grossesse se passera bien ainsi.

En ce qui concerne le cérémonial, vous serez amenée dans une salle où se tiendra un bureau où je serai assise avec le Prévôt de Toulouse qui tiendra lieu de Notaire, vous vous tiendrez derrière un paravent où l'examination pourra avoir lieu. Après quoi vous pourrez confirmer ou infirmer son état et nous signerons le tout, vous, le Prévôt et moi-même, et le papier sera scellé.

Enfin, nous pourrons nous installer tranquillement pour dîner et discuter de nos vies.


Elle l'invite à retrouver sa chambre personnelle sur un sourire et va chercher la damoiselle.

Se faisant annoncer par Hector - en se faisant mentalement la réflexion qu'il faudra résoudre ce problème de serviteur mal placé, elle entre.


Mary...es-tu prête?
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Gray.
    Continuant à se préparer en soufflant, soupirant, faisant le vent et les marées par la cause de son mécontentement fortuit. Voici qu'Anne se massait les tempes. Cette cérémonie obligatoire avant le grand saut qui ne la réjouissait pas était là un calvaire tout bonnement. Peut-être pire, voire moins, mais toujours dans le même acabit que le soir ou elle perdra tout simplement sa virginité. Ce coin là n'est pas visitable à loisir, elle le montrera trop souvent dans les prochains jours, ou semaines. Ce qui la répugnait réellement.

    Enfin, Hector annonça la Comtesse et la fit entrer. Cette charmante rousse de poser son regard sur Anne, tout en semblant parler de façon peu assurée. Peut-être est-elle au fait de ces difficultés outrancières. Mais les nobles doivent se plier à cela, c'est normal, c'est le rite d'entrée à la féminité, à la force de la femme et à la parure qu'elle portera à jamais avec elle.
    Encore des règles d'hommes coincés, en manque et à l'esprit totalement perturbé par le simple fait qu'une femme vit et respire et peut faire de ces choses que ces crétins ne peuvent pas faire à part planter une vile graine repoussante dans le ventre de la Déesse qui enfantera et devra supporter les chialeries d'un mouflet horrible et laid.
    Bande de nuls.



      -“Bien sûr, chère cousine. Je suis prête.”


    Elle tourne enfin son visage vers la belle rousse, lui affichant ainsi qu'une tronche déconfite et terrible, presque malade et blanchâtre. Non, elle n'était décemment pas prête.


      -“Sauf que je pense avoir une ridule, là. Vous ne trouvez pas?”


    Elle montre le coin de son oeil droit. Puis, finalement se lève.


      -“Mais trêve de bavardages. Allons-y, qu'on en finisse avec cette calomnie masculine.”

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Carmen_esmee.
Besace sous le coude, elle regarde la femme qui s'approche d'elle, Carmen comprend qu'elle sera conduite à sa chambre par cette dernière, elle la salue d'une inclinaison de la tête et se tourne vers la flamboyante.

Si je devais subir même traitement qu'elle, pour sur que je ne serai point aimable, je ferai de mon mieux pour que ce souvenir n'en sois pas un de trop marquant.. L'idée même est je pense assez douloureuse pour votre cousine.

Pour ce qui concerne leur connaissance commune, la belle Hélène, elle sourit et hoche la tête. La Blackney est une amie qui lui est chère et Asphodelle le sait.

Je serai à votre service aussi longtemps que vous aurez besoin de moi.

Les explications et les détails sur la mise en place de la raison de sa venue sont énoncés, elle ne se doutait pas qu'il y aurait autant de monde. Elle fronce légèrement les sourcils, il va lui être difficile de rendre la chose agréable, elle s’efforcera de la rendre rapide à défaut de mieux.

Encouragée par Asphodelle, elle suit la meschine jusqu'à ce qui sera sa chambre pour ce court séjour à Toulouse, elle se défait de ses affaires et de ses habits également, elle ne commandera pas de bain pour l'heure, elle se contente de se servir de la vasque et de l'aiguière, dont l'eau est un peu fraîche. Elle se lave entièrement, sure d'être recouverte de poussière et de terre des chemins, rafraîchie et propre, elle enfile, une fois n'est pas coutume, une robe.. oui oui... une ROBE, Dios mio, ils doivent bien se marrer là haut ! Elle sourit se trouvant assez élégante dans ce fourreau, mais si fragile... oui cette tenue renvoie une image frêle d'elle même, la couleur bordeaux rehausse tout de même son teint, elle lisse l'étoffe, se pince un peu les joues, et hop, elle ouvre la porte de sa chambre pour signifier qu'elle est prête. Peu de temps après cela, la même servante la conduit jusqu'à la fameuse salle, tout est là comme l'avait prédit Asphodelle, un bureau.. Un paravent... elle souffle doucement pour chasser sa nervosité, et visite la pièce, puis vint le temps de déballer les instruments... elle alluma une chandelle, disposa de l'âtre comme elle l'aurait fait chez elle, prenant soin de laver et de chauffer ses instruments pour le confort de la jeune Mary.

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Asphodelle
    C'est à grands renforts de flammes que la salle où Mary sera torturée est éclairée, à la fois pour feutrer un évènement délicat, autant que pour réchauffer l'air, la jouvencelle étant amenée peu vêtue.

    De grandes bûches dans l'âtre se laissent consumer devant un pare-étincelles grillagé où - rien à voir avec l'histoire ici-dedans - se conte une scène composé d'un satyre tentant d'attraper une nymphe se changeant en arbre pour lui échapper.

    Vous êtes ravissante Carmen. Où comment dire "vous habillez en société vous sied fort bien".

    La reyne mère s'installe ensuite derrière le bureau, où d'autres sièges séjournent, et devant le paravent où elle ne verra bien-sûr rien de l'osculation. Un feuillet, de l'encre, une plume, son sceau et de la cire ainsi qu'une bougie parent les abords du plan de chêne sombre.


    Si la jeune fille est prête, vous commencez quand vous voulez.

_________________
Gray.
    Long soupir.
    Large sacrifice d'un sourire qui s'étire sur un faciès qui ne devrait pourtant en accueillir. Elle souffle de nouveau et râle silencieusement tandis que ses pas frappent le couloir menant à la salle de torture, cette salle à la circonférence démoniaque de l'affreuse vérité qui se jouera de la main experte d'un médecin sur un autre.
    Une main sur sa gorge, elle fut prise d'un instant d'asphyxie en songeant à ce moment là. Elle ravala sa fierté tout en regardant le plafond tandis que ses pas l'amènent toujours plus à proximité de ce qui doit se passer sans que, pourtant, le tapis rouge ne se livre à elle plus amplement. Le mélange de ses sentiments était varié à l'extrême, de la colère passant à la tristesse puis à la mélancolie et la rage la plus profonde. Non pas contre la Sainte Cosina, mais bien contre cette société terrifiante qui forge les âmes à devenir ce qu'elles ne doivent êtres réellement et concrètement par la simple notion d'une liberté absolue. Non, c'est tout le contraire, par le jugement et le truchement de quelques hommes stupides, il en est important que de vérifier avec insistance ce qui doit l'être mais ce qui ne devrait jamais être le cas. Car la confiance suffit à combler les trous et les manquements sans que trahison ne se fasse sous peine de mort.

    Et c'est ainsi qu'en ravalant sa salive, elle pénétra l'établissement qui établira chacun de ses manquements aux bonnes règles de la vie, ou bien à l'excellence de son conditionnement à respecter ce qui doit l'être. Peut-être sera t'elle graciée telle une bonne fille, une admirable personne pleine de vertus et de grâce. Peut-être sera t'elle montée sur un grand bûcher magnifique sur lequel il suffira de calmer une phrase accrocheuse afin que l'histoire se souvienne toujours d'elle.
    Ou simplement suffirait-il de se réchauffer auprès de l'âtre tout en aspirant à un monde meilleur.


      -“Nous y sommes.”


    Constat amer sous un flot ressenti de tristesse et de frayeur.


      -“Bonjour, consoeur.”


    Elle se rendit derrière le paravent sans plus tarder, que cette mise en scène terrible se termine une bonne fois pour toute et que tous attestent de la grandeur d'une pauvre femme parfaite qui est et restera toujours une fille pure et chaste pour l'éternité. Que cela se sache et soit su partout où les mots peuvent aller, partout où les morts peuvent aller.


      -“Je vous en prie. Ne me faîtes point trop de douleurs.”


    Elle soupira de nouveau et ferma les yeux tout en laissant tomber sa longue chemise blanche au sol en l'attente de ce qui doit être fait.

_________________
Carmen_esmee.
La flamboyante entre avec un compliment, la brune hoche la tête doucement, il est vrai que les braies lui sied bien plus souvent que les robes... cela peut être perturbant pour qui ne la voit jamais habillée en femme. Un petit sourire, elle se sent un peu angoissée à l'idée de l'examen à venir... sera t-elle assez douce ? Elle s'imagine à la place de la pauvre Mary, et chasse rapidement un frisson d’effroi, encore.

La porte s'ouvre à nouveau, la jeune femme, certainement, Carmen se lève pour l'accueillir et répète machinalement,

"Bonjour, consoeur."

Elle lui fait dos, le temps que la demoiselle se défasse de sa chainse et retire les instruments déposés près de l'âtre. Chauffés pour le confort de la jeune femme.


"Je vous fait la promesse de ne pas en causer plus que nécessaire."

Elle offre sa main pour guider la jeune femme jusqu'au fauteuil, elle n'allait pas lui mentir, cela ne serai pas une partie de plaisir... Elle dispose sur elle un drap, pour couvrir ce qui pour l'heure ne l’intéresse, et tâche de ne pas lui montrer les instruments, elle connait certainement les dioptres et autre speculum, inutile de les lui mettre sous le nez, la douleur n'en serai que plus grande. Carmen s'installe à son tour, légèrement plus basse que Mary, elle s'enduit les mains d'huile de romarin et elle insert le dioptre, un signe de tête pour obtenir la permission sous entendu alors qu'elle l'a presque déjà installé. Elle visse l'instrument...


"Et l'on se détend... Essayez de vous avachir.."

*Oui ça va l'aider ça... t'as raison...*

Un simple regard, à la lueur d'une chandelle sous le drap et la brune retire avec douceur l'instrument après l'avoir desserré. Elle souffle sur la mèche et donne à la jeune femme toute l'intimité qu'elle mérite en détournant le regard.

"Merci pour votre confiance, vous pouvez.. vous vêtir. Tout est en ordre... Veillez m'excuser, je vous prie."


Carmen pose les instruments sur un plateau pour qu'ils soient nettoyés, elle n'a guère trouvé mieux a dire sur l'instant et se glisse derrière le paravent, un linge dans les mains pour se débarrasser de l'huile de romarin.

"J'affirme que Anne Mary Di Césarini est pleinement vertueuse"
Gray.
    Voici que le moment est arrivé. Anne se dévêt, comme exigé par la consoeur et se retrouve frissonnante comme si un mal plus grand que le froid lui-même pourrait l'accabler davantage. Elle se laissa guider sans un mot dire et trouva place sur le fauteuil. Lorsque Carmen lui demande d'essayer d'être calme, détendue et de même s'avachir, la brune fit la moue et leva les yeux au ciel. La situation était extrêmement gênante et elle n'avait nullement envie que cela se reproduise un jour ou l'autre. Ainsi l'idée même qu'un homme puisse faire de même la nuit de son mariage la répugnait d'autant plus.
    Pourquoi avoir tant de gênes pour une simple opération? Pour la simple contemplation d'une partie du corps? Certainement que la pudeur est quelque chose d'inée, chez l'Homme. Que lors de la Création il devait y avoir mention de quelque-chose comme cela. Pourtant, les animaux, eux, ne semblent pas gênés par cela. Ils copulent même en public ne faisant fi de toutes ces choses humaines. Mais les humains sont différents. À plus d'un titre. Les questions foisonnent, et sans doute est-ce le mieux pour oublier ce qui arrive.
    Néanmoins, lorsque l'instrument s'approcha et toucha ce qu'il ne fallait pas du tout heurter, la Corse se crispa fortement tout en serrant les accoudoirs avec force et plantant ses griffes en-dedans. Elle ferma les yeux, répugnée par cela et parvint avec difficulté à respirer. Ce n'était tout bonnement pas agréable et l'envie d'aller tout foutre en l'air la parcouru. Seulement, il ne fallait pas. Ce n'était pas permis.



      - “ Ciel! Que le Très-Haut me vienne en aide si je perds connaissance. ”


    Il ne fallait pourtant pas beaucoup de temps pour constater qu'il n'y avait aucun problème. Alors lorsque l'instrument fut dégagé de là, Anne retrouva sa respiration mais ne calma sa crispation. Outrée par ce qui venait de se passer, elle n'osa rouvrir les yeux de suite. La doctoresse la rassura, pourtant, et l'invita à se revêtir. Un instant se demanda encore avant qu'Anne ne réagisse. Elle entendit la femme s'en aller, exprimer le verdict et la sous-entendue sentence.
    À présent confiante, retrouvant ses moyens, la jeune femme se releva et alla de suite prendre ses aises dans une tenue plus décente. Après cela, elle se retrouva devant sa Cousine, tête baissée et honteuse néanmoins de ce qui venait de se dérouler. C'est d'une toute petite voix qu'elle s'adressa à Asphodelle.



      - “ Voici, Cosina. Je suis pure comme l'eau qui coule de là des Pyrénées. ”


    Tournant la tête très légèrement à l'attention de la doctoresse, sans toutefois lever le regard.


      - “ Je vous remercie de cette délicatesse et de votre attention. Vous avez tenue toutes vos promesses. ”



Navrée du TRÈS grand retard. C'est assez honteux, je m'excuse.

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