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[RP ouvert] Juste pour faire Ch***le Très-Haut.

Etienne_de_ligny
Le Quartier Spiritu Sanguis, à défaut d’en avoir entendu parler, c’est la première fois que le Griffé s’y aventure en personne. Bien des poivrots avaient déjà énoncés ce nom, ces légendes glauques et sordides qui se rattachent à ce quartier retranché de la capitale mais au-delà de ces disparitions et du sang qui entache la réputation du quartier, s’y trouve un avenir qui motive ses pas.

Loin de l’Aphrodite et de ses responsabilités, loin de son apparence propre et noble, le courtisan n’est plus qu’une ombre maudite. Après la mort de son unique fils vient la mort d’Artur, le fils adoptif, une poisse qui loin d’être exorcisée, hante l’esprit et les tempes du Griffé. Ivresse, putains, solitude et vapeurs toxiques, rien de ces vices n’avaient échappés à sa perdition. Pourtant, le voilà qu’il s’aventure au-delà de cette lourde porte pour fouler le seuil du quartier Spiritu Sanguis, au lieu des Corleone. Cherche-t-il à provoquer la mort ou espère-t-il simplement la servir ? Ses motivations ne sont pas égoïstes et lâches, elles ne sont que le reflet tragique d’une âme en perdition qui n’aspire qu’à servir le Malin. Qu’importe le Très Haut et ses principes, il n’y croit plus. Désormais, la Maison Basse de l’Aphrodite pourra alimenter d’autres desseins, elle servira la cause d’une alliance, d’un recel, d’un pacte entre salauds corrompus.

Passant une main dans sa chevelure désordonnée, le Griffé remonte avec précaution le col de son mantel pour ne plus sentir contre sa nuque, la fourberie de ce souffle automnal. Devant lui, les pavés Spiritu Sanguis, poisseux de relents et de foutre, d’âmes errantes et de carmin séchés. Heurté du bout de sa botte droite, le corps d’un mioche qui décuve. Rencontre poignante qui resserre aussitôt la gorge du Griffé.
Combien de fois le Très-Haut allait-il se jouer de sa paternité et de ses douleurs, combien de fois allait-il lui montrer ces âmes enfantines qui lui rappellent sans cesse, le mort-né et Artur. Qu’il aille au diable…Lui et ses bonnes conduites, lui et ses hypocrisies. Dans sa perte, Etienne se voue à une autre cause. Pourtant, alors qu’il aimerait fouler du pied ce corps fragile et les perversions du Très-Haut, Etienne retient son geste. Malgré sa rancœur, la blessure est encore une plaie béante en état de constante putréfaction, il le contourne et poursuit sa route, gardant pour lui son ressenti le plus amer.


Enfin, la porte épaisse se dresse devant lui. Par fierté, elle avoue ce crane qui le toise. Cette unique pièce digne d’intérêt annonce l’entrée chez les Corleone. La frontière est là, sous ce crane aux couleurs d’argent. Un coup. Puis deux. Son arrivée est annoncée.
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L'Aphrodite, une invitation indécente.
Enjoy
    ~ Avant le séjour en prison ~

    ___Près d'un chêne frissonnant, une silhouette squelettique déambule avec désinvolture. L'Automne troque ses apparats d'émeraude pour des ramures fanées teintant le ciel d'une lueur rouge orangée. Loin des ombres dorées, les effluences vaporeuses forment une muqueuse atmosphérique. Elles s'échappent de la myriade de cheminées situées en contrebas d'une ville souffreteuse. La cour des miracles de Paris, une femme sans âge et en perpétuelle gestation. Dans son enceinte, un quartier ronge les restes de la cité. Voici l'antre de la tristement célèbre famille Corleone où sévit la Spiritu Sanguis. L'espérance de vie, des imprudents qui s'y attardent, s'érode tel le roc contre la pluie battante. Rien ne pousse, rien ne surgit des espoirs mort-nés. Les piliers de cette terre vermineuse ne s'emploient qu'à consumer leur solde durement gagnée. L'œil désabusé observe les passants inconscients s'y comporter en conquérants, là où ils n'embrasseront que le revers d'une médaille en acier, celle d'une lame.

    De son côté, l'italienne veille telle une louve sur sa portée. Mutique en son domaine, elle erre toujours prête à remettre sur le droit chemin, celui de la sortie, les intrus. L'indigence n'est pas prétexte à l'égarement. Depuis un moment, sa démarche féline suivait la piste désespérée de l'un d'entre eux. Peut être s'en était-il rendu compte ? Ou bien a-t-il omis ce détail charbonneux sur cette toile de crasse. Enlacée par une tenue en deuil, sa longue crinière brune épouse les courbes féminines jusqu'à la chute des reins. D'une ruelle à une autre, l'individu semble se mouvoir avec une détermination insolente. Une brume obscurcissait sûrement la vision du téméraire. Sa présence en témoigne. Et le verdict éclate, lorsqu'il se plante au devant de la fameuse lourde ornée de son heurtoir béant.

    Arrivant dans son dos, appuyée à un pan de mur, ses quinquets le scrutent de bas en haut. Un raclement discret de la gorge signale sa présence tandis que ses doigts lissent machinalement le cuir de sa mise. La Corleone n'a pas le souvenir de l'avoir déjà croisé. Ses fripes, sans être d'une extravagance folle, dénotaient facilement avec l'endroit. Quant à sa posture, une certaine raideur propre à la noblesse s'en dégageait. Mais il y a des absences parfumées d'une vérité inébranlable. Seul, il l'était. Par choix ou par défaut. Les résolutions mystérieuses de cet étranger pouvaient être multiples contrairement au chemin pour y accéder. On lui quémandera une chose, c'est une certitude. Elle le sait par expérience. La plupart des gens la connaissent que pour cette raison, et à son tour, son aura s'entoure afin d'honorer la moindre demande. Un véritable cercle vicieux. Maintenant que l'instant fut propice à imaginer les tenants et aboutissants, il était venu celui des certitudes.


    Qu'est-ce qu'tu veux ?!

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Etienne_de_ligny
Une présence, un raclement de gorge, puis finalement, une voix féminine fière et affirmée. Ainsi donc, c'est une femme, une brigande qui le suivait depuis le début de sa course. Charmant. Las, il se retourne pour lui faire face, découvrant le teint hâlé, le regard sombre et la chevelure de sa protagoniste. Étrangement, ce ne sont pas ses courbes qui la rende intéressante, ni ces mèches qui se perdent au delà de sa fine taille, de ces artifices là, Étienne en est repu. Non, c'est son regard qui est plus criant de vérité, plus intrigant.

De quoi crois-tu que j'ai besoin ?

La question est lancée, simple et directe alors qu'il remonte lentement le col de son mantel. Le temps se rafraîchit, se couvre, et alors qu'au-delà des toits parisiens le ciel gronde, Etienne reste impassible. Que pouvait-elle lui offrir ? De quoi avait-il réellement besoin ? Lui-même se perd dans les méandres de ses envies, de ses tentations qui deviennent funestes de jour en jour. Les combats l'ont usés, le deuil l'a épuisé, son abandon l'a rongé d'une culpabilité tenace et pourtant, il s'avance ici lieu pour répondre à une attente plus lugubre. L'alcool, il connaît. Il en a largement abusé. Les coups, il en a suffisamment donné et reçu. Les femmes, il en a soupé. Les hommes, il n'y en a qu'un seul qui reste digne d'intérêt. Alors qu'est ce que ce clan de brigands pouvait lui offrir dont il a réellement besoin ? Pourrait-il frôler la mort au point de retrouver, la motivation pour survivre ?

Depuis le temps que tu me pistes, tu dois bien être en mesure de répondre à cette question ?


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L'Aphrodite, une invitation indécente.
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